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XI, 1 : Tu.B.2212
O grau et
coll.* ont
montré que, parmi 52 patients homosexuels, 37% (n=19)
présentaient sur au moins un des trois
prélèvements effectués pendant 34 mois
(déviation standard : 19, médiane : 29) des
anticorps IgG vis-à-vis de Mycoplasma penetrans, un
cofacteur présumé du VIH sexuellement
transmissible (Grau et coll., J. Infect. Dis. 1995, 172 :
672-681). Sur la période d'étude, le taux
d'anticorps a augmenté chez 5 patient, a
diminué chez 3 patients, est resté constant
à un niveau élevé chez 1 patient, est
resté constant à un bas niveau (voire
négatif sur un des 3 prélèvements) chez
10 patients. Chez la plupart des patients, les anticorps
persistent sur une longue période de temps. Le titre
en anticorps est plus élevé pour les patients
ayant des CD4 entre 9 et 15%. L'évolution des
anticorps en fonction de l'évolution clinique et
biologique est en cours d'étude.
* Institut Pasteur,
Unité d'Oncologie Virale, 28 rue du Dr Roux, 75724
Paris Cedex 15, France. Tel : (33) 01 45 68 87 82, Fax :
(33) 01 45 68 89 16
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XI, 2 : Th.A.4083
A Plivieri,
G Segni et coll.*
ont montré que, parmi 21 enfants séropositifs
(1 à 69 mois), 7 (33%), tous asymptomatiques, ont des
auto-anticorps anti-thyroïdiens (aucun cas dans un
groupe contrôle de 14 enfants
séronégatifs nés de mères
séropositives) et que 13 (62%) ont des taux
élevés (4,1 à 9,4 uU/ml) en TSH
sérique (dans le groupe contrôle : 28%). Une
corrélation a été trouvée entre
le pourcentage des lymphocytes CD4 et la fraction libre de
l'hormone thyroïdienne T3 (r=0,54, p<0,01).
L'étude, qui a pu être réalisée
chez 14 des 21 enfants un an puis deux et trois ans plus
tard, a confirmé ces résultats dans la plupart
des cas. Une hypothyroïdie existe dans la plupart des
stades avancés de l'infection. Ces résultats
sont à rapprocher de ceux d'une étude
réalisée chez des adultes à
différents stades qui avait montré la
présence d'auto-anticorps anti-thyroïdien,
associée à un hypofonctionnement de la
thyroïde (Segni et coll., J Endocrinol Invest 1993 ; 16
; 407).
* Pediatric Dept
Catholic University of Sacred Heart L.go A. Gemelli,
8-00168, Rome, Italie. Tel/fax : 0039/6/3017026
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XI, 3 : Mo.C.903 (Suppl.)
I Hoffman
et coll.* ont
montré que, des patients ayant une urétrite
(n=78), ont une charge virale (CV) de 125 000 copies/ml (5.10
log) au niveau du plasma des vésicules
séminales, alors que ceux du groupe n'ayant pas
d'urétrite (contrôle, n=45) ont une CV de 17
000 copies/ml (4.23 log) [p=0,014]. La variation moyenne du
log de la CV est, 1 semaine après traitement, de 0.13 (n=78) ; 2 semaines après, de 0.41 (n=71) [après
une semaine de traitement, 30% furent à nouveau
traités car l'urétrite persistait ; à
la fin de la 2ème semaine, 12% avaient encore une
urétrite] ; et pour le groupe contrôle à
la 2ème semaine, elle est de zéro. La
différence entre les deux groupes est hautement
significative à la 2ème semaine (p=0,0001).
La médiane de la CV à la 2ème semaine
est de 37 000 copies/ml (4.57 log), et dans le groupe
contrôle de 23 000 copies/ml (4.36 log) [p=0,1436]. La
présence d'une urétrite se traduit donc par
une majoration de la CV locale (ARN du VIH) ; le traitement
antibiotique de l'urétrite se traduit par une
réduction rapide de cette CV. Ces résultats
corroborent les résultats
épidémiologiques indiquant que les
urétrites sont des facteurs de risque importants de
transmission du VIH.
* Division of
Infectious Diseases, CB# 7030, University of North Carolina
at Chapel Hill, NC 27599-7030, USA. Tel : 919/966-6325, Fax
: 919/966-5775, E-mail : hoffmani@med.unc.edu
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XI, 4 : We.C.3450
AO Anzala,
FA Plummer et coll.* ont montré, chez 42 femmes
séropositives, qu'à l'occasion d'un
épisode de maladie sexuellement transmissible (MST)
de type bactérien (par exemple gonococcie), on note
une augmentation de la charge virale (p<0,004), une
augmentations des interleukines IL-4, IL-6 et IL-10
(respectivement p<0,007 ; p<0,001 ; p<0,003), une
augmentation du Tumor Nécrosis Factor-a et des
récepteurs solubles TNF-a et une diminution des
lymphocytes CD4 (p<0,05). Par contre l'IL-2 et
l'interféron-g n'ont pas été
détectés. Les MST pourraient favoriser
l'accroissement de la réplication du VIH par
l'intermédiaire des cytokines (IL-4, IL-6, IL10 et TNF-a). Les MST pourraient aussi de cette manière
favoriser la transmission du VIH.
Précédemment, les auteurs ont montré
que le temps d'incubation du SIDA était plus court
(médiane : 4 années) chez d'autres femmes de
cette cohorte (Pumwani sex worker), et que l'utilisation du
préservatif est corrélé avec une
progression plus lente de la maladie.
* Department of
Medical Microbiology, University of Manitoba, Room 516, 730
William Avenue, Winnipeg, MB R3E OWE, Canada. Tel :
204-789-3312, Fax : 204-783-5255, E-mail : Plummer@bldgHSC.LanI.UManitoba.CA
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XI, 5 : We.D.3678
LG Horowitz
et coll.* se sont
interrogés sur l'origine de l'apparition du SIDA en
analysant pendant deux ans plus de 2 500 documents.
Concernant la théorie du singe vert africain, aucune
preuve directe ne permet de prouver une transmission de ce
type du singe à l'homme. Par contre, de plus en plus
d'articles scientifiques suggèrent que le SIDA
pourrait avoir une origine iatrogénique. C'est
particulièrement le cas de l'hypothèse du
développement du VIH-1 et du VIH-2 qui se serait
produit lors d'investigations de laboratoire et d'essais
thérapeutiques concernant l'étude de
vaccins.
* Post Office Box 402,
Rockport, Massachusetts 01966, USA. Tel : 508-546-6586, Fax
: 508-546-9226
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XI, 6 : Tu.D.581 (Suppl.)
P
Farmer* rappelle
que le virus VIH ne permet pas à lui seul d'expliquer
la grande variabilité existant au niveau de
l'évolution de l'infection à VIH suivant les
patients ; c'est la raison pour laquelle des chercheurs
ont avancé l'intervention de cofacteurs. De nombreux
cofacteurs ont été envisagés : du
mycoplasme et des lésions génitales
ulcérées jusqu'aux prédispositions
psychologiques en passant par les rites vaudou. Ŕ ce jour,
le seul cofacteur, dont l'intervention serait
démontrée, serait constitué par les
inégalités sociales ; et pourtant très
peu de travaux de recherche ont été
réalisés sur ce sujet. Les obstacles pour
améliorer l'étude de ce domaine et pour
remédier à ces inégalités
sociales ont été étudiés, et
seront présentés au cours de la
conférence.
* Harvard Medical
School, Boston, MA, USA. Fax : 617-661-2669
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