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VIII, 1
: Mo.A.1070
H. Huisman
et coll.* ont
montré que, parmi les protéines de laits,
seule la lactoferrine native du lait de vache, du colostrum
bovin et du placenta humain pouvaient complètement
inhiber in vitro la réplication du VIH sur un test
MT4 (valeurs de l'IC50 in vitro entre 500 et 1500nM).
L'acylation de la fonction amine de la lysine dans la
protéine, en utilisant des anhydrides de l'acide
succinique ou de l'acide cis-aconitique, a permis la
synthèse de protéines ayant une forte
activité anti-VIH1 et anti-VIH2 (valeur de l'IC50 de
ces protéines aconitylées entre 0,3 à
3nM). La lactoferrine ou les protéines dont la charge
a été modifiée, s'attachent fortement
à la boucle V3 de la gp110 du VIH et dans les
mêmes ordres de concentrations que ceux des IC50. La
succinylation ou l'aconitylation de l'alpha-lactalbumine et
de la bêta-lactoglobuline A/B ont aussi une forte
activité anti-VIH2 (valeurs de l'IC50 entre 500 et
3000nM).
* Central Laboratory
of the Netherlands Red Cross Blood Transfusion Service,
Dept. Developmental Research, Plesmanlaan 125, 1066CX
Amsterdam, The Netherlands. Tel : 20-511231, Fax :
20-5123474
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VIII, 2
: Mo.A.1069
ME Kuipers
et coll.* ont
montré que les sérums albumine chargées
négativement (NCAs), dont les prototypes, Suc-HSA et
Aco-HSA, des protéines polyanioniques, connues pour
leur activité anti-VIH in vitro, agiraient sur le VIH
en neutralisant la charge positive de sa boucle V3. Des
résultats préliminaires semblent indiquer que
la NCAs préviendrait aussi le clivage
protéolytique de la boucle V3,
phénomène supposé
précéder l'initiation du processus de
fusion.
* University centre
for Pharmacy, Ant. Deusingln 2, 9713 AW Groningen, The
Nederlands. Tel : #31-50-363327, Fax :
#31-50-3633311, E-mail : M.E.Kuipers@farm.ru.nl
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VIII, 3
: Mo.A.1073
S Kazmi et
coll.* ont
montré, parmi plusieurs fluides du corps humains, que
la salive, le lait et le plasma séminal
présentent des activités inhibitrices du VIH.
La salive parotidienne ayant la plus forte activité.
Celles de la salive submandibulaire/sublinguale étant
moindre, mais des variations inter-individuelles importantes
ont été constatées. Celles du plasma
séminal et du lait sont aussi importantes. La
détermination des facteurs responsables de ces
activités permettrait d'envisager la fabrication de
gels virucides afin de limiter la transmission du
VIH.
* Dept Oral Medecine,
Floor 28, Guy's Hospital, London SEI 9RT, UK. Tel : (44)
0171 955 4256, Fax : (44) 0171 955 4455
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VIII, 4
: Tu.C.2685
L Belec et
coll.* ont
montré que la concentration en inhibiteur de
protéase leucocytaire (cIPL) au niveau des
sécrétions cervico-vaginales était
significativement plus élevée chez 15 femmes
(f.) non-séropositives [8 760 +/- 850 ng/ml] que chez
27 f. séropositives asymptomatiques [5 760 +/- 1 160 ng/ml] (p<0,03) et que chez 26 f.
non-séropositives ayant une infection vaginale [ 2 430
+/- 535 ng/ml] (p<0,0001). Cette cIPL est aussi
significativement plus élevée chez les f.
séropositives que chez celles ayant une infection
vaginale (p<0,04). Chez les f.
séronégatives saines, les cIPL au niveau
salivaire (m=1 650 ng/ml) sont 5 à 10 fois moins
élevés qu'au niveau cervico-vaginal. L'IPL
pourrait donc être un facteur diminuant
l'infectivité des f. séropositives et la
susceptibilité des f. séronégatives ;
le risque de transmission du VIH (infectivité et
susceptibilité) serait plus grand chez les f. ayant
des infections vaginales en raison de cIPL diminuée.
Ce travail est à rapprocher de celui de McNeely et
coll. (J Clin Invest 1995 ; 96 : 456-64) qui indiquent que
la présence d'IPL pourrait expliquer l'importante
activité anti-virale au niveau salivaire et la
rareté de la transmission orale du VIH.
* Laboratoire de
Virologie, Hôpital Broussais, 96 rue Didot 75674 Paris
Cedex 14, France. Fax : (33) 01 43 95 80 55
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VIII, 5
: Th.C.4509
L Gwanzura
et coll.* ont
montré que le lactobacille (Döderlein) est
présent chez 53% patientes, parmi 1 152 femmes
enceintes, 38% parmi celles ayant des pertes vaginales
non-physiologiques, 32% parmi celles qui ne sont pas
enceintes et 29% parmi celles faisant le commerce de leur
corps. La séroprévalence était
respectivement de 39, 53, 40 et 86%. Il y a une très
forte corrélation entre l'absence de lactobacille et
la positivité de la sérologie VIH : parmi les
femmes séropositives, 37% de femmes hébergent
du lactobacille alors que 56% n'en hébergent pas
(OR=2,54, p<0,001). Cette association est
retrouvée dans chaque groupe : respectivement
OR=2,17, p<0,001 ; OR=2,57, p<0,001 ; OR=3,19,
p<0,01 ; OR=2,54, p<0,05. Les péroxydes
hydrogénés ayant une action virucide ; leur
production par le lactobacille pourrait expliquer ces
résultats. En favorisant la colonisation du vagin par
le lactobacille à un niveau physiologique normal, on
pourrait ainsi agir préventivement sur la
transmission hétérosexuelle du VIH.
* P.O. Box A178
Avondale, Harare, Zimbabwe, Afrique. Tel : 263-4-791631, Fax
: 263-4-739406, E-mail : pmason@healthnet.zw
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VIII, 6
:
Tu.C.2695
PA Marx et
coll.* ont
montré que la progestérone modifie
l'épaisseur de l'épithélium du vagin et
son effet protecteur contre l'infection du vagin par le SIV
chez le singe rhésus macaque (SRM). 14 jours
après inoculation de SIV par voie vaginale, 14 des 18
SRM ayant reçu des implants de 200 mg de
progestérone se sont révélés
infecté alors que seulement 1 sur 10 des SRM n'ayant
pas reçu de la progestérone (mais un placebo)
était infecté (différence
statistiquement significative). Ces résultats,
établis par co-culture, ont été
vérifiés par PCR, bDNA et l'étude des
anticorps. De plus, 3 des 14 SRM infectés
progressèrent rapidement vers le stade de SIDA et
leur charge virale était 2 à 20 fois plus
élevée. Au moment de l'inoculation, la
progestérone sanguine était statistiquement
plus élevée chez les SRM qui ont reçu
de la progestérone (3,2 ng/ml vs 17,1 ng/ml). Une
autre étude réalisée sur 3 SRM ayant
reçu de la progestérone et 3 placebo,
euthanasiés au 3ème et 4ème jour
après l'inoculation du SIV a montré que
l'épithélium vaginal était devenu
significativement plus mince chez les SRM traités par
la progestérone et que chez 2/3 de ces SRM, le SIV
était présent dans le sang, la rate ou les
ganglions drainant le tractus génital alors qu'il
était absent chez les 3 SRM placebo. Ces
résultats conduisent à se demander si il n'y a
pas un risque accru de transmission du VIH par voie vaginale
chez les femmes utilisant une contraception à base de
progestérone.
* Long Madow Road,
Tuxedo, NY 10987-9801, USA. Tel : 914-351-4597, Fax :
914-351-2015, E-mail : marx@adarc.nyu.edu
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VIII, 7 : Th.B.4097
G
Maurisson, A Richert et coll.* ont montré chez 23
patients (16 stades II, 6 stades IVC, 1 stade IVD) que la
prise orale de 400mg/jour de glucuronamide, un
dérivé non toxique et peu onéreux d'une
substance physiologique l'acide glucuronique
(associée à 500 mg de vitamine C + 50 mg de
caféine comme dans la présentation du
Guronsan®, connu pour ses propriétés
anti-asthénique et hépatoprotectrice) pendant
11,3 +/- 7,5 mois se traduit par une majoration du nombre
absolu de lymphocytes CD4 (294,13 +/- 130,66 à 412,48
+/- 214,53/mm3, p<0,027), du nombre relatif de
CD4 (16,5 +/- 6,78 à 21,83 +/- 10,04%, p<0,057 et
des anticorps P24 (130,08 +/- 106,01 à 1 965,6 +/- 2 322,15, p<0,021). Aucune infection opportuniste n'est
survenue. L'arrêt du traitement chez 7 patients
pendant 3 à 15 mois s'est traduit par une diminution
systématique des CD4 en valeur absolue (-52,6%) et en
valeur relative (-36,4%). L'actualisation des
résultats faite sur 16,43 +/- 9,45 mois pour les CD4
en valeur absolue montre un taux de 62% (22/35 patients) de
répondeurs (318,27 +/- 123,09 à 455,77 +/-
180,18/mm3, p<0,001) et sur 19,17 +/- 7,02
mois pour les CD4 en valeur relative un taux de 73% (17/23
patients) de répondeurs (16,29 +/- 7,08 à
20,48 +/- 8,53, p<0,2). Aucune infection opportuniste
n'est survenue chez les répondeurs et les
non-répondeurs. Des essais cliniques de la
glucuronamide en association avec des trithérapies
seraient souhaitables. En raison de son faible coût,
la glucuronamide est un traitement qui peut être
accessible aux population des pays économiquement
démunis.
* Association
"Positifs", B.P. 230, 75865 Paris cedex 18, France. Tel/fax
: (33) 01 49 82 72 55, E-mail : positifs@positifs.org
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