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V, 1 : Mo.C.320
AM Tang et
coll.* ont
montré chez 312 patients (de la cohorte d'hommes
homosexuels/bisexuels du Multicenter AIDS Cohorte Study)
suivis deux fois par an depuis 1984 que le temps moyen
précédant le SIDA est inférieur
à 4 années pour ceux ayant un taux
sérique bas en vitamine B12 (<120 pmol/L).
Après ajustement du nombre de CD4, de l'âge, de
l'albumine et des folates sériques, de la prise
d'anti-rétroviraux avant le diagnostique de SIDA et
de la consommation d'alcool, ce taux bas est,
indépendamment et significativement, associé
à un risque deux fois plus grand de progression vers
le SIDA [Relative Hazard (RH)=1,87, 95% Intervalle de
Confiance (CI)=1,14-3,08]. Ceux qui ont le niveau de vitamine
E le plus élevé (>1013 micro g/dL) ont un
risque de progression vers le SIDA diminué de 33%,
comparé aux trois plus bas quartiles (RH=0,67, 95%
CI=0,45-1,00). Ceux qui ont le niveau de vitamine A le plus
élevé (>90,2 micro g/dL) ont un risque
similaire mais qui n'est pas statistiquement significatif
(RH=0,73, 95% CI=0,49-1,07). Des résultats similaires
sont obtenus vis-à-vis du risque de mortalité.
Ces corrélations sont les plus fortes chez les
sujets ayant un niveau bas d'albumine sérique (<35
g/L). Ces résultats montrent que la
supplémentation en vitamines A, E et B12 est
importante à considérer.
* 624 N. Broadway
Suite 394, Baltimore, MD, 21205, USA. Tel : 410-614-0503,
Fax : 410-955-3778, E-mail : tang@share.sph.jhu.edu
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V, 2 : We.B.182
DK Smith et
coll.* ont
montré, dans une étude chez 318 femmes
séropositives vs 153 contrôles (HIV-), que les
femmes séropositives ont des taux significativement
plus bas en zinc, sélénium et
carotènoïdes (alpha et bêta
carotènes, lycopène,
lutéin/zéaxanthin, bêta-cryptoxanthin),
et des taux plus élevés en ferritine et cuivre
(p<0,05). Aucune différence par contre pour les
folates, le rétinol, la vitamine C, la vitamine B12
et l'alpha tocophérol ajusté au
cholestérol. Les taux élevés en
ferritine et bas en B12, zinc et sélénium sont
corrélés significativement à des
valeurs basses des lymphocytes CD4. L'injection
récente de drogue est significativement
associée à des taux bas en zinc,
sélénium, rétinol,
bêta-cryptoxanthin et de
lutéin/zéaxanthin (mais pas chez les personnes HIV-), et dans les deux groupes à des taux bas en
lycopène, alpha carotène et bêta
carotène.
* CDC Mailstop E-45,
1600 Clifton Rd, Atlanta, GA 30333, USA. Tel : 404-639-6146,
Fax : 404-639-6118, E-mail : DKS@cihivl.em.cdc.gov
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V, 3 : We.B.3259
DM Denotter
et coll.* ont
montré chez 158 patients suivis pendant une
année que les apports en zinc et en vitamine E
étaient plus faibles que ceux recommandés
(Recommended Nutrient intake/RNI), que les variations des
CD4 (temps pour passer en dessous de 500
CD4/mm3 ou pour perdre au moins 33% de CD4
pour ceux ayant au départ des CD4 inférieurs
à 500/mm3) ne sont pas influencées
par l'apport en vitamine A, mais qu'il y avait une
corrélation légèrement significative
avec l'apparition du Sida en fonction des apports en
calcium, zinc et vitamine E.
* BC Centre for
Excellence in HIV/AIDS, St Paul's Hospital, #608-1081
Burrard Street, Vancouver, BC. V6Z IYE
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V, 4 : We.B.3261
JM Tassie,
B Marchou et coll.* ont montré chez 45
patients suivis pendant 16 mois que l'on observe, quelque
soit le stade, chez ceux ayant perdu plus de 5% du poids du
corps, une profonde déplétion en
sélénium sérique (p=0,003), en vitamine
A (p=0,0007) et en vitamine E (p=0,05) ; ce qui est
confirmé par la corrélation entre le
pourcentage de perte de poids et les concentrations
sériques (respectivement r=0,51, p=0,01 ; r=0,43,
p=0,008 ; r=0,37, p=0,02). Il importe d'élucider si
cela est en rapport avec des apports réduits, une
perte excessive ou des modifications des voies
métaboliques. Par contre, aucune différence
n'est notée en fonction du stade clinique ou du
nombre de CD4. Cependant, une déplétion en fer
sérique et une augmentation du cuivre sérique
significatives existent pour ceux ayant des lymphocytes CD4
inférieurs à 100/mm3, probablement en raison de la
réponse inflammatoire.
* Smit, Chu Purpan,
31059 Toulouse Cedex France. Tel : (33) 07 23 47 33, Fax :
(33) 05 61 77 21 38
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V, 5 : We.B.3420
MK Baum et
coll.* ont
montré chez 63 hommes et 31 femmes
séropositifs, utilisateurs de drogues intraveineuses,
un déficit nutritionnel global (mesuré par la
préalbumine plasmatique) plus important chez les
femmes (16%) vs 2% chez les hommes (p<0,05), une
prévalence des déficit en plusieurs nutriments
similaire dans les deux groupes : vitamine A (54%), E
(41-55%) et zinc (44-58%), une plus grande fréquence
des déficits en vitamine B6 chez les hommes (24%)
ayant des lymphocytes CD4 au dessus de
250/mm3 que chez les femmes (0% p<0,05)
et que les femmes ayant des CD4 en dessous de
250/mm3 ont une plus grande
fréquence de déficit en vitamine A et E (75%)
que chez les hommes ayant des CD4 en dessous de
250/mm3 (p<0,05).
* P.O. Box 016069
(R-669), Miami, Florida 33101, USA. Tel : 305-243-4072, Fax
: 305-243-4687, E-mail : mbaum@mednet.med.miami.edu
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V, 6 : We.B.3264
TA Knox et
coll.* ont
montré chez 92 patients (moyenne des CD4=279 +/-
236/mm3 ; 47% ayant des valeurs en dessous
de 200/mm3) que les niveau des vitamines B6,
B12 et des folates ne sont pas liés à la
supplémentation. La mesure de l'absorption
intestinale par le test au D-xylose montre des valeurs
basses chez 22,5% des patients mais pas de relation
avec la valeur des CD4. Il est à noter que
malgré des revenus économiques bas et des
niveaux d'études bas, 75% des patients prenaient une
supplémentation vitaminique ; ce qui peut expliquer
que le pourcentage de déficit en vitamine soit plus
bas que dans d'autres études publiées
antérieurement.
* New England Medical
Center boc 103 750 Washington St., Boston, Ma 02111, USA.
Tel : (617) 636-8336, Fax : (617) 636-6407
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V, 7 : Th.B.4238
JFC
Figueiredo et coll.* ont évalué
l'état nutritionnel chez 45 patients au stade SIDA et
24 asymptomatiques. Ils ont montré que la
malnutrition était fréquente au stade SIDA et
occasionnelle dans les phases précoces de
l'infection. Une prévalence élevée
d'hypovitaminose A est notée chez les patients au
stade SIDA, et dans certains cas elle précède
la malnutrition protéino-calorique. La
réduction du niveau plasmatique de l'albumine
n'était pas corrélée avec celle des
paramètres nutritionnels
évalués.
* Guarantã, 76,
14040-190, Ribeirão Preto, DP, Brésil. Tel :
55-16-60346, Fax : 55-16-6331144, E-mail : jfcfigue@usp.br
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V, 8 : We.B.3270
PJ Cimoch
et coll.* ont
montré, chez 10 patients asymptomatiques
présentant un déficit en vitamine A (moyenne=24mcg/dL), que leur déficit n'est pas
corrélé avec la composition du corps ou le
niveau d'immunité. Leurs apports nutritionnels
étaient adéquats et ils ne présentaient
pas de symptômes de malabsorption ; ce qui
suggère que le déficit en vitamine A n'est pas
secondaire à une modification métabolique en
rapport avec le VIH.
* FACP Center for
Special Immunology 100 Pacifica Suite#100, Irvine, CA 92718
714-753-0670
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V, 9 : Th.B.4237
S Silveira
et coll.* ont
montré que l'excrétion urinaire du
rétinol (mesurée sur 24 heures par HPLC)
était majorée chez 8 patients au stade SIDA et
chez 10 patients asymptomatiques comparativement à un
groupe contrôle (respectivement 0,21 +/- 0,18 ;
0,21 +/- 0,14 ; 0,005 +/- 0,05 micro mol/L). Cela pourrait
jouer un rôle important dans l'hypovitaminose en
vitamine A et pourrait avoir des répercussion sur
leurs niveaux plasmatiques et hépatiques.
* Hospital das
Clinicas-Depto. Clinica, Campus USP 14048-900,
Ribeirão Preto, SP, Brésil. Tel :
55-16-6330346, Fax : 55-16-6331144
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V, 10 : Tu.C.2592
BL
Greenberg, P Vink et coll.* ont mesuré entre 1986 et
1994 le taux de vitamine A au cours du troisième
trimestre de la grossesse chez 133 femmes
séropositives (44 femmes transmirent l'infection
à VIH à leur enfant). Ils ont montré
que le risque de transmission périnatal était
associé à un déficit
sévère (<0,70 micro mol/l) en vitamine A
(p<0,05), à une rupture > 4 heures des
membranes (p=0,05) et à un âge gestationnel
< 37 semaines (p=0,02). Le taux de CD4 n'était pas
associé au risque de transmission. Des essais
cliniques sont en cours afin d'établir si la
supplémentation anténatale en vitamine A
pourrait réduire le risque de transmission.
* University of
Maryland at Baltimore, 310 Howard Hall, 660 West Redwood
Street, Baltimore, MD 21201, USA. Tel : 410 706-8220, Fax :
410 706-0332, E-mail : bgreenbe@aecom.yu.edu
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V, 11 : Tu.B.2251
S
Cunningham-Rundles et coll.* ont montré que, chez les
enfants nés de mère séropositive
(n=21), la prévalence d'un taux plasmatique bas en
vitamine A (mesure du trans rétinol par HPLC) est
très élevée (n=17 soit 81%, p<0,05)
qu'il s'agisse d'enfants dont la
séropositivité se confirme ou d'enfants qui se
révèlent par la suite
séronégatifs. Chez ces derniers (et uniquement
chez eux), le niveau de vitamine A s'est normalisé
dans les 15 mois qui ont suivi la
séroréversion. Le déficit en vitamine A
a déjà été
rapporté comme facteur de risque de la
transmission fœto-maternelle et comme facteur de risque de
la progression chez les usagers de drogues. Cette vitamine
est un facteur essentiel pour le développement des
lymphocytes et de la réponse immunitaire, et son
déficit peut occasionner de graves effets chez les
enfants séropositifs.
* New York
Hospital-Cornell Medical Center 525 East 68th Street, New
York, NY 10021, USA. Tel : 212-746-3400, Fax : 212-746-8609,
E-mail : scrundle@mail.med.cornell.edu
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V, 12 : Mo.B.1315
J Wild et
coll.* ont
étudié plusieurs milliers de publications de
la National Library of Medecine afin de pouvoir utiliser
chez des enfants, en toute sécurité de
manière chronique, des doses élevées
d'éléments nutritifs ayant un
intérêt potentiel dans l'infection à VIH
: vitamine A, bêta carotène, thiamine, riboflavine,
niacine, pyridoxine, vitamine B12, vitamine C, acide
pantothénique, vitamine D, vitamine E, acide folique,
vitamine K, calcium, NAC, fer, zinc, phosphore,
sélénium, carnitine, cystéine,
glutathion, méthionine, lysine, acides gras.
* 16 Clover Lane,
Lincoln Park, NJ, 07035 USA. Tel : 201-696-0723
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V, 13 : Mo.B.1317
JS Read et
coll.* ont
montré chez 141 enfants (65 au stade IVIG vs 76
placebo) que le niveau de vitamine A sérique augmente
avec le temps dans le groupe IVIG mais que, contrairement
à d'autres publications, la mortalité
n'était pas associée avec un niveau initial
élevé ou une modification de ce niveau.
* PAMA-CRMC_NICHD,
6100 Executive Boulevard Room 4BI IF, National Institutes of
Health, Bethesda, MD 20892, USA. Tel : (301) 496-7339, Fax :
(301) 496-8678, E-mail : Readj@hd01.nichd.nih.gov
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V, 14 : We.B.3268
JM
Rwangabwoba, NA Haslsey et coll.* ont montré, dans le cadre
d'un essai comparant l'action prophylactique de trois
antituberculeux pris en monothérapie, que la
majorité (307/458, 67%) avait des concentrations
initiales basse (<30 mg/dL) en rétinol
plasmatique (témoin d'un déficit en vitamine
A) et que, pour ces personnes, les lymphocytes CD4
étaient <14% (p=0,04) ; le risque de
développer une tuberculose ou de
décéder étaient
légèrement plus élevés que chez ceux
ayant des taux élevés de rétinol
(respectivement RR=1,7, 95% CL 0,69,4,0 et RR=14, 95% CL
0,90,2,1). Après ajustement des CD4, de l'âge,
du sexe et des médicaments reçus, les
concentrations de rétinol sérique <30 mg/dl sont associées avec un risque
élevé de décès (HR=1,57, 95% CL
0,96,2,55), mais pas de risque de développer une
tuberculose (HR=1,41, 95% CL 0,57,3,53).
* Johns Hopkins Univ.,
615 N.Wolfe Street,#5515, Baltimore, MD 21205 USA. Tel ;
410-955-6964, Fax : 410-5550-6733, E-mail : nhalsey@phnet.sph.jhu.edu
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V, 15 : Th.B.4250
H Vannucchi
et coll.* ont
montré que l'excrétion urinaire de la vitamine
E était plus élevée chez les personnes
séropositives, comparativement au contrôle, ainsi
que la prévalence de l'hypovitaminose E chez les
patients au stade SIDA (57,89%) : chez 19 patients au stade
SIDA, 8 asymptomatiques et 10 patients non infectés
par le VIH (contrôle), l'excrétion urinaire de
vitamine E sur 24 heures est respectivement de 0,52 +/- 0,54
; 0,66 +/- 0,35 ; 0,03 +/- 0,07 mmol/L et la
concentration sérique en vitamine E de 15,25 +/-
12,19 ; 26,40 +/- 17,01 ; 40,03 +/- 31,80 mmol/L.
* Hosp. das Clinicas,
Depto. Clinica Médica-Campus USP
14048-900-Ribeirão Preto-SP Brésil. Tel :
55-16-6330346, Fax : 55-16-6331144
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V, 16 : We.B.185
C
Avila-Figueroa et coll.* ont montré, dans une
étude sur 42 mois chez 279 hommes séropositifs
n'ayant pas de traitement anti-rétroviral, que
l'apport élevé en niacine (p=0,03) et en
vitamine E (p=0,03) était associé à une
valeur basse des lymphocytes CD4 et une moindre
corrélation pour le rétinol (P=0,05) et la
vitamine B1 (p=0,09). L'analyse prospective montre un
pourcentage de diminution des CD4 pour ceux du plus haut
quintile de l'apport en niacine à l'entrée de
presque la moitié de ceux dans le quintile le plus
bas (11,7% vs 21,4% par année). La diminution des CD4
fut 25% plus grande (17,1% vs 13,7%) parmi ceux ne recevant
pas de multivitamines (mais statistiquement non
significatif). Aucune association n'a été
trouvée entre l'apport d'acide gras (AG) et la
diminution des CD4. Après ajustement des valeurs de
base en CD4, l'âge et les apports
énergétiques totaux, les apports en graisses
et certaines graisses spécifiques sont inversement
corrélés avec le risque de progression vers le
Sida (risque relatif pour le plus élevé vs le
plus bas quintile de graisses végétales 0,24
[95% CL 0,07-0,75], pour l'acide oléique RR=0,21 [95%
CL 0,07-0,65], pour les AG polyinsaturés RR+0,31 [95%
CL 0,11-0,92] et pour les AG trans RR=0,25 [95% CL
0,09-0,65]. Les apports en acides gras oméga-3 et
arachidonique ne sont pas associés avec un moindre
risque de progression vers le Sida.
* Hospital Infantil de
Mexico, Calle Dr Marquez 162, Colonia Doctores Mexico DF, CP
06720, Mexique. Tel : (525) 761-0333 x369, Fax :
761-8530
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