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Arrêt temporaire d'un traitement antirétroviral (observation 1408PA99)


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Arrêt temporaire d'un traitement antirétroviral (1999)

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Âge : 45 ans.

Séropositivité au VIH : antérieure à 1982.

Dernière charge virale avant le début d'une trithérapie : 3.500.000 copies/ml (juin 1996).

Charge virale indétectable : pendant 3 années, depuis l'instauration d'une trithérapie (D4T + 3TC + indinavir) en septembre 1996.

Arrêt de la trithérapie : 14/08/1999 (JA).


Symptômes apparus après l'arrêt de la trithérapie :

a) Symptômes inexistant avant l'arrêt de la trithérapie :

- Suées nocturnes vers le 8ème jour avec tachycardies nocturnes.
- Signes cutanéo-muqueux : mycose buccale et au niveau de l'aisselle droite et 2 petits kystes (joue et front).
- Apparition de signes débutant de neuropathie périphérique.
- Diarrhées 3-4 jours avant la reprise de la trithérapie.

Tous ces symptômes ont disparu à la reprise de la trithérapie sauf ceux de la neuropathie périphérique qui disparurent 7 jours après la reprise de la trithérapie.

b) Symptômes existant avant l'arrêt de la trithérapie :

- Majoration de l'asthénie vers le 3-4ème jour.
- Lipo-atrophie.


Reprise de la trithérapie : 06/09/1999 (JR = JA + 23 jours).

Résultats biologiques :


Commentaires :

a) Concernant ce patient :

- la trithérapie pour ce patient se révèle particulièrement efficace : d'une part car sa charge virale fût indétectable pendant trois années et d'autre part en raison de l'importance du rebond de la charge virale survenant quelques jours après l'arrêt de la trithérapie, et de la normalisation de la charge virale se faisant ensuite relativement rapidement lors de la reprise de la trithérapie.
- l'évolution de la charge virale après la reprise de la trithérapie pour ce patient indique que des résistances virales ne sont pas survenues.
- une nouvelle tentative d'arrêt du traitement ne pourrait être envisagée pour ce patient qu'en suivant l'évolution de la charge virale toutes les semaines, en espérant que le rebond de la charge virale surviendrait alors avec un plus grand délai.

b) En général :

- la surveillance de la charge virale au début d'un arrêt d'une trithérapie ne devrait donc pas être réalisée toutes les 2 semaines, mais bien toutes les semaines (un rythme intermédiaire entre 1 et 2 semaines serait à envisager si ce rythme se révélait suffisant ; la détermination de signes cliniques, qui seraient évocateurs bien que non spécifiques, pourrait être utile pour ce faire).
- il conviendrait de pouvoir disposer de tests de mesure de la charge virale ayant un seuil de détection le plus bas possible afin de détecter précocement l'apparition du rebond.
- afin d'éviter l'apparition de résistances, il serait prudent d'envisager une tentative d'arrêt de traitement uniquement chez des personnes ayant une charge virale indétectable depuis au moins 3 ans et qui n'ont utilisé jusqu'à présent qu'un seul type de trithérapie, ou qui ont encore suffisamment de possibilités de replis avec d'autres combinaisons d'antirétroviraux.
- l'idéal serait de pouvoir associer au monitorage des paramètres biologiques des mesures des résistances (la fréquence de réalisation de cet examen étant à déterminer).


Voir aussi :

B.12. Questionnaire préalable au projet de développement de protocoles thérapeutiques anti-HIV allégés.

C.43. 6ème Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (Chicago, 31 janvier - 4 février 1999).
V.g. Projet de traitements intermittents (n° mb 5, 351).



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