Bonjour.
Nous vous écrivons
en réponse à l'e-mail que vous nous avez
adressé le 2 juillet au sujet de l'inhibiteur de
protéase contenu dans la feuille d'olivier,
associé à la cure du jus de citron et l'huile
d'olive.
Effectivement, il serait
important que les personnes utilisant un traitement
donné, comme celui-ci, puissent échanger leurs
résultats (au minimum lymphocytes T4 en valeur
absolue et relative, les lymphocytes totaux,
l'antigène P24, l'anticorps P24, la charge virale,
les triglycérides, et en précisant les valeurs
avant le début du traitement et les dates des
examens) et leurs impressions (en précisant le type
de produit utilisé et les posologies précises,
et les autres traitements officiels ou
complémentaires utilisés avant le début
du traitement et en cours de traitement), et que ces
informations soient regroupées anonymement, puis
synthétisées par notre association de
façon à pouvoir apprécier un peu mieux
l'intérêt présumé de tel ou tel
traitement dans le cadre du Sida, mais pourquoi pas aussi
dans le cadre d'autres maladies.
Nous allons donc
déjà transmettre votre e-mail (anonymement
sous le code 030797Oli) avec la présente
réponse à quatre personnes (avec une
traduction en anglais pour deux d'entre elles) et nous
éditerons ces courriers sur le serveur Internet de POSITIFS
(<http://www.positifs.org/>) afin que
d'autres internautes participent à cet échange
d'informations et à ce travail de synthèse
pour ce traitement, mais aussi pour d'autres traitements
(une information pourrait être aussi établie
dans notre journal Sida Tout Va Bien ainsi que dans d'autres journaux
avec lesquels nous travaillons).
Pouvez-vous donc nous
donner des précisions supplémentaires
concernant les données évoquées dans le
second paragraphe de votre e-mail ; concernant notamment les
résultats d'examens biologiques, et la posologie et
le type d'extrait de feuille d'olivier utilisé
(à ce propos, nous avons ajouté, à la
fin de notre article paru sur notre serveur Internet, une
précision en date du 12 mai 1997, qui concerne une
autre présentation de cet extrait).
Au sujet des autres points
de votre courrier : pour ce qui concerne la mesure de la
charge virale, il serait nécessaire de la faire. Cet
examen est pris en charge, en France, par la
Sécurité Sociale, à la condition que
l'ordonnance du médecin soit libellée ainsi :
Culture du virus HIV dans le suivi thérapeutique, et
charge virale. En tout cas, la prise en charge est
assurée à l'Institut Fournier avec ce
libellé. Pour plus de précisions ou pour
obtenir d'autres adresses où est effectué
aussi cet examen selon ces mêmes conditions, vous
pouvez contacter le Dr LY de l'Institut Fournier (25, bd St
Jacques, 75680 Paris cedex 14, France ; tél. : +33
(0)1 40 78 26 57 ; Fax : +33 (0)1 40 78 26 27 ou +33 (0)1 45
89 74 05). Si vous le souhaitez, nous pouvons demander
à un médecin de vous adresser une
ordonnance.
Il serait utile, aussi,
d'avoir les valeurs des lymphocytes totaux, des T4 en valeur
absolue, mais aussi en pourcentage, des antigènes
P24, mais aussi des anticorps P24 (en mentionnant les
valeurs de référence car elles peuvent
être différentes d'un laboratoire à un
autre) et la valeur des triglycérides.
L'amélioration
clinique sous ce traitement, ainsi que la diminution de
l'antigène P24, constituent effectivement un argument
en faveur de l'efficacité de ce traitement.
Pour ce qui concerne
l'intérêt de l'inhibiteur de protéase
contenu dans la feuille d'olivier : il faut être
vigilant car certains pensent que, si l'intérêt
de cet inhibiteur de protéase se confirmait, il reste
possible que son action soit insuffisante si l'on ne
l'associe pas à d'autres traitements (c'est le cas
pour les inhibiteurs de protéase déjà
utilisés dans les trithérapies officielles).
D'ailleurs, sur les sept cas rapportés dans notre
article sur notre serveur Internet, la plupart l'avaient
associé à d'autres traitements, et notamment
quatre à du Naltrexone.
Pour ce qui concerne ce Naltrexone, nous venons d'avoir des
précisions qui vont faire l'objet d'un article que
nous publierons courant juillet sur notre serveur Internet.
De plus, un de nos correspondant aurait obtenu une nette
amélioration de ses paramètres immunologiques,
et on se demande si le Naltrexone n'aurait pas aussi une
action sur le sarcome de Kaposi. Nous allons donc, à
cette occasion, faire une recherche bibliographique
informatisée sur ce produit.
Pour ce qui concerne la
prévention de la pneumocystose et de la toxoplasmose
par le Bactrim, nous pensons qu'il s'agit d'un traitement
officiel important à envisager si, à deux
reprises, les lymphocytes T4 sont inférieurs à
200/mm3 ou à 15% (le pourcentage étant
à considérer comme plus fiable, d'après
certains). Il s'agit d'un traitement très efficace
et, avec le recul, on a pu constater sa bonne
tolérance et l'absence d'effets néfastes
(effets que certains redoutaient en raison d'une prise
chronique d'antibiotiques). Certains considèrent
qu'il vaut mieux éviter la prise de Bactrim Fort et
utiliser le dosage faible appelé Bactrim Adulte
(à raison d'un comprimé par jour, soit 400 mg
de sulfaméthoxazole et 80 mg de Trimethoprime). En
cas d'allergies, qui seraient plus fréquentes avec le
Bactrim Fort, il existe des services hospitaliers qui
effectuent avec succès des
désensibilisations.
Cordialement.
Paris, le 4
juillet 1997
Docteur Jacques Avicenne
Conseiller médical de POSITIFS