Voici la traduction
d'un article publié dans " Il Giorno "du 10
février dernier. J'espère que l'envoi de ces
traductions d'articles permettra de sensibiliser nos
"cousins" français sur la situation des
sidéens et des séropositifs italiens.
Salutations les meilleures.
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"Il Giorno"
Lutte contre le
SIDA : lettre ouverte du conseiller municipal Hutter au
Bureau Projet Villes Saines :
Quelle fin ont eu les distributeurs
de préservatifs ?
Lutte contre le SIDA :
beaucoup de mots, très peu de faits. Paolo Hutter,
conseiller municipal indépendant, affirme - dans une
"lettre ouverte" envoyée au Bureau Projet Villes
Saines - que le temps mis par la Mairie de Milan pour
installer les distributeurs de préservatifs commence
à devenir biblique [Le Maire de Milan, M. Formentini,
avait promis en 1993 que tous les lieux
fréquentés par les jeunes seraient
équipés de distributeurs de
préservatifs à prix
économiques]. " Si on ne veut pas commencer par
les écoles municipales [seuls deux ou trois lycées
sont actuellement équipés de distributeurs de
préservatifs à prix économique vu les
violentes polémiques soulevées par les parents
d'élèves et
l'église], qu'on les installe ailleurs "
affirme Hutter. Et attention aux prix : " Ceux des
pharmacies sont trop élevés ; au lycée
Cremona les préservatifs sont vendus à 500
lires/pièce (soit environ 1,75
FF).
Voilà le prix à appliquer ".
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Deuxième problème :
Il devient de plus en plus difficile de trouver des
dispensaires qui fassent les tests de dépistage du
SIDA gratuitement et sans enregistrer l'identité du
demandeur. " Au
Cesca (Centro Screening Aids) - continue M. Hutter - les
personnes désirant effectuer le test anonyme doivent
désormais débourser 70 000 lires
(soit environ
243,90 FF. Les hôpitaux font payer ce même
prix). Il
semblerait que les tests de dépistage soient
restés anonymes et gratuits
uniquement
à la USSL (Unité sociosanitaire Locale) de la
rue Fiamma et au Nopa (Organisme de prévention SIDA)
de la rue Masaniello. Mais quelle fin ont eu les centres
municipaux ? Je n'ai pas l'intention de faire naître
des inquiétudes injustifiées quant à la
confidentialité de l'identité des
séropositifs - poursuit Monsieur Hutter. Il ne me
semble pas que le personnel soignant et les médecins
violent le secret professionnel. Je conseillerai donc
à tous d'exhiber, sans problème, leur propre
carte sanitaire [l'équivalent de la carte
d'assuré social en France. La carte sanitaire
italienne reporte les noms et adresse de son
titulaire].
Cependant, tous doivent pouvoir avoir accès
facilement au test de dépistage ; d'autant plus que
la Région finance les centres de dépistage et
que tout laisse à croire qu'elle le fasse afin que
les tests soient gratuits."
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Afin de
vérifier l'exactitude des faits rapportés dans
l'article, j'ai téléphoné aux
différents centres de dépistage de Milan pour
leur demander les conditions d'exécution du test de
dépistage du SIDA. Voilà leurs réponses
:
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Hôpital Maggiore (Cesca)
Pour faire le test de
dépistage, amener la carte sanitaire et payer 6 000
lires à la caisse (soit 20,90 FF). Le test n'est donc
plus ni gratuit ni anonyme (la carte sanitaire reportant le
nom, le prénom et l'adresse de son titulaire). La
personne m'ayant répondu au téléphone
m'a, par ailleurs, affirmé que les conditions en
question devraient bientôt changer. À signaler
qu'autrefois, le Cesca effectuait le test en question
gratuitement et anonymement.
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Hôpital Niguarda Ca'
Granda
Le responsable du service
des Maladies Infectieuses me demande mon nom et mon
prénom pour que je puisse prendre rendez-vous pour le
test de dépistage, et il me déclare qu'il
faudra que je vienne avant 9 heures à l'hôpital Niguarda. Je lui rétorque que je désirerais
faire le test de manière anonyme. Devant mon refus de
lui communiquer mon nom, il me déclare qu'il ne peut
en aucun cas me fixer un rendez-vous pour le test de
dépistage. Le test n'est donc pas anonyme.
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Hôpital Luigi sacco
Pour effectuer le test de
dépistage du SIDA ? il faut être en possession
d'une demande écrite de son médecin traitant
(reportant donc le nom et le prénom de la personne
demandant le test de dépistage) précisant le
code d'exemption (le fameux code 52). Le test sera gratuit,
mais non anonyme (la demande du médecin traitant
reportant le nom et le prénom de la personne
désirant effectuer le test).
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Franck.
Le 10 février 1997.
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