La situation
absurde dénoncée par l'article est que les
fonds ont été versés, mais que, faute
de projets concrets, ils moisissent dans les caisses des
organismes chargés de la mise en place des soins pour
les malades du SIDA.
Je me permet encore une
fois de rappeler les tristes chiffres du SIDA en Italie,
à savoir :
- Environ 32 000 malades et 100 000
séropositifs.
- 800 lits
d'hôpitaux (d'où liste d'attente,
hospitalisation loin du domicile des patients - parfois
à plus de 100 kilomètres).
- Seuls 1 000 patients
reçoivent à l'heure actuelle les
trithérapies.
- Les pensions
auxquelles ont droit les séropositifs (environ 1 000
francs/mois) sont versées 2 à 3 ans
après la demande. La plupart des patients
décèdent avant de recevoir la pension en
question.
- L'assistance à
domicile n'existe pas sur tout le territoire national. A
Milan, seules certaines zones sont couvertes (voir
traduction de l'article).
- Révoltes
répétées des malades de Naples (contre
le manque de médicaments, contre la mauvaise
nourriture) hospitalisés au Cotugno.
Note : 1 FF =
300 Lires.