POSITIFS INTERNET

Chroniques du sida ordinaire.


Témoignages => Chroniques => HIV HOP => Chap. 9. (2000)

HIV HOP


chapitre neuf + entracte

De retour dans notre petit village caché dans une anse de la mer des Caraïbes, je me donnai trois semaine pour faire nos adieux, tout plier et nous rapatrier en métropole. Et oui, en me laissant partir de l'hôpital, on m'a bien prévenu que cette amélioration n'était absolument pas une victoire sur la maladie, et que je devais impérativement commencer cette fameuse trithérapie ; sous peine de choper à peu près tout ce qui traînait. Et ici, il y a le choix. Donc la France, et donc Bordeaux, où je connais le plus de monde, la plupart de mes amis y sont toujours, et où les parents de Valérie peuvent nous accueillir. Bon, il n'y a pas vraiment beaucoup de choix. Alors on fait la tournée des amis (jusque loin dans la montagne, pour visiter Poor-Jha), avec beaucoup de tristesse ; on organise l'expédition d'une cantine et de quelques cartons, on confie l'épave qui sert de voiture à une copine qui va se charger de la vendre, et un jour notre copain Néville (encore un nom français) nous monte à la capitale dans son taxi. Deux jours chez Loïc et Frédérique, et l'avion pour Fort de France ; petit passage à l'hôpital (mon AZT s'il vous plaît...), une nuit sur place et enfin le vol Transatlantique du retour définitif.

Assis dans la salle d'embarquement, boarding pass en poche, je regarde la boutique duty free en me disant que ce n'est peut être pas le moment de faire des dépenses, mais quand même : le tabac est très cher en métropole. Car bien sûr, je me suis remis à fumer ; ça ne pouvait pas durer bien longtemps cette histoire. Je me lève et me dirige de ma petite allure peu assurée vers l'entrée du magasin, lorsque je sens deux petites tapes sur l'épaule, accompagnées d'un "Monsieur s'il vous plaît..." Je me retourne et me trouve face à face avec un quidam tout ce qu'il y a de normal, au point de vue allure et habillement, sauf qu'il me présente (très discrètement) une espèce de carte avec photo, série de tampons, un texte (que je n'ai pas le temps de lire) et surtout un bandeau tricolore. Ah, merde. Mon sac de golf.
- Service des douanes, veuillez me suivre, s'il vous plaît.
Oui, c'est bien ça. Mon fichu sac de golf.
Je le suis vers l'arrière de la salle, et voit qu'il y en a un autre qui s'est déjà occupé de Valérie. Nous nous retrouvons devant une petite porte marquée "passage interdit", et empruntons un escalier par lequel nous descendons vers les entrailles de l'aéroport, tandis que les haut parleurs annoncent l'embarquement immédiat du vol pour Roissy-Charles De Gaulle. J'ai bien l'impression que celui-là, on ne va pas le prendre.
Tout en marchant dans un dédale de couloir, mon agent des douanes personnel me demande :
- vous savez pourquoi vous êtes là ?
je répond aussitôt :
- ben oui ; je suppose qu'un de vos chiens est devenu complètement enragé en passant à proximité d'un sac de golf rouge qui m'appartient.
Il me regarde sans rien dire d'un air un peu étonné.
Je me tourne vers Valérie en lui disant :
- Désolé de t'entraîner dans cette aventure, ma chérie ; ça risque d'être une belle somme d'emmerdements.
Elle a un petit haussement d'épaule fatidique, et même un sourire qui me dit "au point où en est, ce n'est pas très grave" ; avec tout ce qu'elle a déjà encaissé, elle arrive à être complètement cool ; étonnante.
Nous finissons par arriver au pied de ce qui doit être la rampe de chargement des bagages, où sont soigneusement regroupées nos affaires. Y compris, bien sûr, le sac de golf odoriférant.
- Ce sont bien vos bagages ?
- Oui
- Et le sac rouge, là, appartient à ...?
- A moi, dis-je.
- Je vais vous demander de prendre vos bagages et de me suivre pour une fouille.
- Pas de problème ; par contre, c'est mon sac, et elle, n'a rien à voir avec ça.
Il se tourne vers "elle", indécis.
Elle se tourne vers moi, cool mais décidée :
- Pas question que je te laisse tout seul. Je reste avec toi.
Il y a tout de même des gens incroyables.
Alors on ramasse tout, et on suit nos anges gardiens, par l'extérieur, coté piste. Où je peux voir un certain quadriréacteurs, dont je peux dire avec certitude qu'il possédera au moins deux places vides.
Comme ils ne peuvent pas ne pas s'apercevoir que je souffle comme un phoque et commence à avoir des difficultés à marcher avec tout ce chargement, ils réquisitionnent au passage un petit kart électrique qui s'en charge. Merci les gars.
Nous finissons par arriver dans leurs bureaux, qui par chance sont aussi propres et modernes que le reste de l'aéroport, et ils me laissent me reposer un petit peu. Merci bien, les gars.

Il y à cinq jours, juste avant de quitter notre village, je ne pensais pas en arriver là. Mais lorsque Poor-jah est descendu de sa montagne (ce qu'il fait rarissimement, la côte étant déjà trop civilisée pour lui ; et donc ça l'emmerde) pour nous faire ses adieux, et me dire de venir avec lui chez un de ses amis pour qu'il me donne un peu de sa dernière récolte ("pwemièye kalité"), traitée au "caca bat" (crottes de chauve-souris, ce qu'on fait de mieux comme engrais à Ganja ), je n'ai pas pu résister. Comme je n'avais plus beaucoup de temps, je décidai de le faire immédiatement, et, tenez vous bien, il accepta de monter dans ma voiture (ce qu'il ne fait jamais ; les vrais rastas ont des principes).
Et deux jours plus tard, je passai tranquillement la douane à Sainte Lucie puis à Fort de France, avec en gros cent grammes d'herbe fraîche dans chaque poche. "Comme ça, quand tu seras chez toi en France, tu pourras fumer la "bon'zeb" en pensant à nous."
Et puis lors du stop en Martinique, j'avais fourré tout ça dans mes chaussures à clous (qui n'avaient jamais vu d'embauchoirs jusque là, et ont du être ravies), car cela me paraissait très inconfortable de me promener avec ce volume gonflant mon pantalon, pendant environ sept heures de voyage. Je le sais pourtant, qu'ils ont des chiens ; mais il y a des fois où vous êtes trop mal en point et trop fatigué pour penser clairement. Voyons, ici c'est la France ; de l'autre coté aussi ; bon ils doivent être cool (eux aussi). Quel andouille ! Avec tout ce qui se trafique dans le coin, chaque aéroport est un entonnoir hyper surveillé. Enfin ! c'est comme ça ; et puis ça ne m'étais jamais arrivé ; j'espère que ça ne vas pas tourner à "Midnight Express" ! ah non, c'est vrai, c'est la France ici.

à suivre...

Shabin

© Copyright Shabin, France, 1999.


Entracte

Sexpécifique

Les femmes sont-elles (sont-ils ?) des Hommes comme les autres ?
Je m'explique :
Faut-il considérer les femmes (petit effe) comme des Hommes (grand hache, comme dans Humanité) simplement pourvus d'un morpho-type particulier (absence de pénis, appareil urogénital plus complexe, forme générale de violon et système pileux très localisé), mais que toutes les choses qui, par ailleurs, peuvent les rendre semblables aux hommes, petit hache, font qu'au final cette différence de sexe est tout à fait mineure ; ou autrement dit, sachant que la population est à peu près répartie entre les deux catégories, deux individus pris au hasard se ressembleront autant (statistiquement) quels que soient leur sexes ; ou inversement, qu'une femme (petit effe) sera au final, si on l'observe longuement à l'œil nu au microscope, au scanner, à l'interféromètre et à l'aide de je ne sais quoi encore, plus toute la batterie des tests psychologiques, aussi semblable et aussi différente d'un homme (petit hache) pris au hasard, qu'un autre Homme (grand hache), quel que soit son sexe, pris au hasard également.
La nature, dans sa grande sagesse, a également expérimenté la reproduction hermaphrodite, mais l'état actuel du règne animal montre que le système à deux sexes, par son brassage génétique, offre les meilleures chances à l'évolution, et que pour arriver à mélanger des patrimoines génétiques, sans entrer dans l'infinie complexité que cela recèle, il faut déjà commencer par échanger, physiquement parlant, ces caractéristiques ; d'où l'activité sexuelle et les attributs qui lui sont nécessaires. Donc, à un certain stade de maturation du fœtus, vont se développer, soit un clitoris, soit un pénis, des grande lèvres ou des bourses, et tout ce qui va avec, afin de réaliser au final un Homme capable de se reproduire avec un autre Homme, homme ou femme, selon.
Pour soutenir cet aspect, notez par exemple que la graphologie, à laquelle peut être, sans lui accorder l'importance que lui attribuent les chefs de personnel, il faut bien reconnaître une certaine réussite quant à sa capacité à définir plus ou moins précisément les caractères, est pourtant absolument incapable de vous dire pour commencer si l'auteur de l'écriture analysée porte une jupe ou un pantalon. Positivement étonnant, non ?
Une espèce, deux sexes, une vision du monde très classique et cohérente par rapport à tout ce que nous observons chez les animaux, et notamment les mammifères.

Ou alors, peut-on considérer les femmes comme les éléments d'une espèce distincte (la Féminité, grand effe) mais très proche, avec laquelle, jusqu'à présent en tout cas, il nous est nécessaire de procréer, vu que nos frères hommes (grand Hache ou petit hache, sans distinction) ne possèdent pas l'appareillage adéquat pour la grande cuisine génétique. Donc, nous sommes attirés par cette espèce voisine ; nous faisons la danse de l'amour, et si tout se passe bien, après quelques mois de mystère biologique, naîtra un nouvel élément de l'espèce XX ou de l'espèce XY, selon des règles qui nous échappent encore un peu. Bon, vous allez me dire qu'il suffit de regarder autour de soi pour trouver aussitôt cette idée ridicule ; il est tout de même plus facile de déterminer, même de loin, si l'on a affaire à un hamster ou à un rhinocéros, plutôt que à un Hamster monsieur, ou un Hamster madame. C'est vrai, mais vous pouvez aussi dire qu'ils sont plus proches et donc se ressemblent plus, de la même manière qu'un kangourou ressemble quand même plus à un koala qu'à une autruche (bien qu'ayant sensiblement la même vitesse de croisière).
Et pour soutenir cette thèse, il suffit de considérer à quel point nos comportements peuvent être différents, ou "spécifiques".
Déjà, si vous étudiez la population carcérale, (en gros une femme en prison pour cinq hommes), vous pouvez vous demander si ce fameux chromosome supplémentaire ne serait pas celui du crime.
Ensuite, essayez un jour de réunir un pool d'hommes et de femmes, et de leur passer une vidéo montrant les ébats de quelques bambins ; les femmes seront comme hypnotisées, alors que les hommes vont tenir cinq minutes avant de parler d'autre chose (de voiture, de moto, de musique, de boulot...).
Enfin, bien sur, il y a une énorme différence du point de vue du comportement sexuel.
Ainsi, mesdames, lorsque un homme déclare (avec très peu d'élégance, j'en conviens) qu'il a "les couilles pleines" et qu'il doit les vider, ou (d'une manière un peu plus raffinée) qu'en ce moment, "il marche derrière sa bite", il faut le prendre au premier degré. Il y a là en effet un atavisme de la mâlitude qui, depuis la nuit des temps, nous pousse à courir la campagne, la truffe frémissante, afin de rappliquer (à couilles rabattues) sur la première femelle en état de procréer ; je la séduit (éventuellement), je la prends, je la féconde, je fume une cigarette, et ... je vais voir ailleurs s'il n'y en a pas une autre qui traîne. C'est comme ça, on n'y peut rien. Bien sûr, au fur et à mesure que nous évoluons, ce comportement atavique (que l'on qualifie généralement d'esprit machiste) tend à être de plus en plus contrôlé. Par notre raison (c'est pas toujours facile), par notre sens pratique (ça vous fout souvent dans des situations impossibles), et bien sûr par les sentiments. Et puis, chez les gens un peu évolués, par la volonté de s'éloigner de "la bête" qui, malgré tout, sommeille en chacun de nous. Sans parler du vilain virus.
Et la femme n'est pas pour rien dans cette évolution. Lasse d'élever les rejetons de tout le monde toute seule, elle a vite compris tout l'intérêt de garder un élément de l'espèce voisine à la maison, afin d'assurer la nourriture et les défendre des prédateurs. Seulement comment voulez vous séduire une espèce de sauvage qui, après vous avoir fichu un coup de massue, vous prend par derrière à même le sol en trois minutes max, avec, comme seule préoccupation, la vision de son sexe s'enfonçant entre deux lobes charnus ; car c'est cela qui l'attire : les rondeurs.
Alors la femme, dans son désir d'avoir à la maison quelqu'un qui s'occupe d'aller à la chasse, de réparer les robinets et de laver la voiture le dimanche, décide de se faire pousser des seins. Car ça, c'est totalement spécifique à la Féminité. Les autres mammifères ont des mamelles ; les femmes ont des seins. Ayant enfin des rondeurs où mettre ses mains, son nez et tout le reste si ça lui chante, il devient plus facile pour l'homme de se laisser convaincre par la position du missionnaire ; et là il est cuit, car la communication peut enfin s'établir. Avec des mines, et des soupirs, et des "oh oui" et des petits mots tendres à l'oreille pour finir avec la conversation post-coïtale. Et il s'y laisse prendre parce que, finalement, passer son temps à combattre des bêtes féroces (ou ses supérieurs hiérarchiques) pour bouffer de la viande crue, tout seul au milieu de la savane (ou une pizza dans son deux pièces), et se castagner sans arrêt avec d'autres sauvages (écumer les boites de nuit) afin de pouvoir féconder une femelle en rut (lever une poule), ça finit par être lassant. Alors, une bonne petite femelle à la maison, histoire de manger chaud tous les jours et pouvoir assouvir ses autres désirs sans se bagarrer, en étant juste un peu gentil, c'est peut être pas mal. Donc on finit par se coller ensemble : on découvre l'amour (si on a de la chance), on invente l'érotisme (car, à la différence des autres animaux, nous sommes en rut permanent) ; on mélange tout ça, ce qui peut donner des résultats étonnants, et on finit par oublier que les unes viennent de Vénus, les autres de Mars, ou d'ailleurs, mais en tous cas d'une autre planète.
Ridicule allez vous me dire, et la meilleure preuve de notre unité, c'est que, même sans parler de survivre (comme dans une symbiose), nous avons besoin les uns des autres simplement pour EXISTER. C'était peut-être vrai jusqu'à présent, mais à force de se tripoter le génie génétique, on va bien finir par y arriver à se cloner. Le désir se dessine déjà à travers ces couples homosexuels qui veulent élever des enfants avec le minimum d'intervention du sexe opposé. Quand à la technique, elle est pratiquement prête ; il ne faut pas se leurrer : en dépit de toutes les règles d'éthique que l'on voudra édicter, cela va arriver ; et là, plus besoin de l'espèce voisine. On peut très bien imaginer les uns et les autres pousser la machine à clones à fond, et essayer de submerger la concurrence pour imposer son espèce. Car lorsqu'on connaît la puissance du désir de procréation, cette unique manière, très imparfaite, de vaincre la mort, de se perpétuer dans la chair de sa chair, le sang de son sang, on se demande bien qui résistera à la possibilité de se reproduire soi-même ; plus proche de l'immortalité, tu meurs.

En y regardant même de plus près, on découvre d'ailleurs que dans ce cas, on n'a plus besoin des autres du tout ; et l'on pourrait considérer chaque être humain comme une espèce à part entière, se reproduisant à l'infini d'une manière identique, sujette uniquement aux variations de l'environnement. Donc, entre la mise au point prochaine de la technique et la quête de l'immortalité, on peut imaginer la planète prochainement peuplée d'une dizaine de milliards d'espèces. Toutes humaines.
Alors que faut-il en penser ? Dualité ou unicité ? En fait, pour tout simplifier, cela dépend peut-être (en plus) du moment ; j'entends par là qu'au point de vue du comportement sexuel, on peut apercevoir, au fur et à mesure que les années passent, une évolution continue chez les uns et les autres, qui plus est pratiquement opposée.
Dès la puberté, le jeune mâle est positivement obsédé par le grand mystère qui réside entre les cuisses des femmes (cf. "l'origine du monde" de Courbet), et n'a de cesse d'y fourrer ses doigts, son nez, et si possible, le reste de son équipement. Que désire-t-il : "honorer" une ou des femmes le plus souvent possible. À l'inverse, les jeunes filles ont des impératifs plus teintés de romantisme ; il suffit d'avoir bataillé pendant des heures, à l'époque adolescente, juste pour mettre la main dans une culotte, pour savoir de quoi je parle. Pour y arriver, il nous faut y mettre les formes et faire preuve d'un minimum de sentiment. Qu'il y ait une grosse différence dans nos attitudes vis à vis du sexe, rien d'étonnant là dedans, car dès le départ, votre système génital vous met d'office dans une de deux situations bien tranchées ; car on peut bien me dire ce que l'on voudra sur l'égalité (encore !) des sexes, pénétrer ou être pénétrée, ce n'est pas du tout la même chose ; quoique l'on en dise, il y aura toujours une notion de conquête du coté de celui qui s'introduit, et de soumission du coté de celui qui reçoit (ville prise !). Rajoutez à cela que, au moins neuf fois sur dix, le mâle arrivera à ses fins (la jouissance) si possible en copulant, à défaut dans une main, et en désespoir de cause en se frottant n'importe où, avec la bonne dose d'excitation ; pour les femmes, évidement, la situation n'est pas aussi confortable, car les débuts sont souvent laborieux (complexité de celles-ci, égoïsme et inexpérience de ceux-la ?). Bref, elles ont de bonnes raisons de ne pas céder trop facilement à un quelconque sagouin qui veut juste tirer un coup de plus. N'ayant pas le plaisir garanti, il leur faut au moins un peu de sentiment.

Après quelques années à tirer des coups à droite à gauche, ayant constaté que, parfois, la jouissance est un peu décevante, et surtout après avoir expérimenté le plaisir du sexe en état d'amour, le petit mâle finit par se rendre compte qu'un peu de sentiment bien placé ne contrarie pas le plaisir, bien au contraire ; et petit à petit, il devient tout de même un peu plus sentimental. La femme de son coté, à force de fréquenter des partenaires plus sensibles, dont le but n'est plus simplement de prendre leur plaisir, mais éventuellement d'en donner, donc ayant une satisfaction sensuelle plus fréquemment, et s'habituant à cette situation étrange que d'avoir un corps étranger (et gros, et dur, et chaud, et vivant, et actif) à l'intérieur de son ventre, la femme disais-je finit par se "décoincer" et à apprécier certaines situations scabreuses et quelques perversions bien organisées.
Est ce que cela continue à évoluer dans ce sens croisé ? Je l'ignore. Certes, passé un certain âge, les vieux monsieur montrent une certaine attirance pour l'innocence des petites filles (vieux dégoûtants) ; mais je ne sais si les dames d'un certain âge rêvent d'une soirée avec un bataillon de tirailleurs sénégalais.
En tout état de cause, il semble qu'il y ait, entre trente et quarante ans, une période où les hommes sont moins rustres et les femmes plus dessalées ; et cela pourrait être le bon moment pour entreprendre une relation équilibrée.
Alors, différence de morpho-type ou différence d'espèce, cela n'a pas vraiment d'importance ; ce ne sont que des mots ; ce qui compte, c'est qu'à certains moments, l'on soit assez proches et complémentaires pour envisager de s'aimer vraiment, et être un peu moins "bête" et un peu plus "Homme" (ou "Femme").

Shabin

 

© Copyright Shabin, France, 1999.

chapitre dix


Haut de page

 

Page maintained by Christian, association POSITIFS, France, mars 2000.