SURRÉALISME 21

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ÉDITO

La route du festival, cette année, a suivi celle d’un homme de paix que l’humanité reconnaît comme l’un de ses incontestables prophètes, le pasteur Martin Luther King Jr. De son discours historique du 28 août 1963, nous avons retenu son refrain scandé comme un coup de poing sur la table pour réveiller les consciences américaines assoupies sur l’injustice, la pauvreté et les souffrances du peuple noir. De multiples échos à sa vision d’un monde meilleur nous accompagnent avec la musique.

Nous remonterons ainsi aux sources de la culture afro-américaine, en Afrique, là où se sont forgés les premiers mythes, avec des récits et des épopées qui rappellent à l’Histoire la noblesse mandingue. En regard, les Africains d’aujourd’hui et leurs incroyables inventions contre la précarité quotidienne comme la récupération de tout objet susceptible de produire un nouvel art brut musical… Les stars aussi, fierté de tout un continent, sont saluées au Cirque d’Hiver et au Bataclan. Loin de Bamako ou de Saint-Louis du Sénégal, les Noirs du Nouveau Monde ont construit leur légende dans le blues, le jazz et les gospels. Dans le rêve d’un monde plus beau, ou simplement vivable, il y a le souvenir des Pères pèlerins fondateurs, venus d’Europe sur le Mayflower en 1620, des Acadiens francophones s’installant en Louisiane aux côtés des Irlandais, des esclaves noirs et des Indiens. Et plus tard des Juifs, fuyant les pogromes, saluant New York comme la nouvelle Jérusalem avec dans leurs bagages les futurs hymnes des scènes américaines. Autant de rendez-vous que vous donne le festival dans ces lieux exceptionnels qui font son originalité francilienne ; comme cette année, la venue de l’Orchestre National d’Ile de France dans les usines Renault à Flins, avec un programme hommage à Martin Luther King, à qui seront également dédiées deux créations écrites sur les paroles du discours : « I had a dream » et « Lorraine Motel ». Autant d’occasions de poursuivre avec Factory, lors de conférences, de visites, de sensibilisations scolaires… l’histoire musicale des États-Unis et l’esprit du message, des idées du prédicateur. Véritable prophète comme les Sibylles de l’antiquité ou Jérémie qui livrait dans ses Lamentations toute la virulence et la radicalité de la parole divine mise en musique en d’autres temps.

Charlotte Latigrat

Directrice du Festival d’Île de France


 

Mississipi blues

Vendredi 7 septembre 2007 à 20h30

Théâtre Le Trianon,
80 bld Rochechouart, 75018 Paris - Métro Anvers
Informations et Réservation : 01 58 71 01 01

http://www.fidf.fr/trianon.pdf

Tarifs : 10/8/6 €

Deux parties :

Robert Belfour, guitare, voix
Kenny “Beady Eyes” Smith, batterie

Dave Riley, guitare, voix
Sam Carr, batterie
Bob Stroger, basse


Le blues a ses racines dans le delta du grand fleuve indien Misi Sipi. Musique longtemps méprisée parce que composée et chantée par les Noirs, anciens esclaves, misérables, analphabètes et souffre-douleurs des blancs, elle est devenue emblématique de l’Amérique. Nous sommes à la fin du XIXe siècle après la Guerre de Sécession, la ségrégation est mise en place avec la fin officielle de l’esclavage, elle durera jusque dans les années 60. Les Noirs, confinés dans les plantations sudistes, chantaient ensemble des chants de travail ou religieux. Libres, ils vont inventer une nouvelle forme de ballade. Elle leur permet de prendre la parole que le système leur refuse. Le “blue” en anglais, désigne le sentiment de vague à l’âme, la tristesse accablée mais aussi l’aventure personnelle, intérieure. Puisant dans le fonds commun des airs anglo-irlandais, le “songster”, sorte de troubadour à la Kerouac, les remplace progressivement pour des chansons de plus en plus personnelles qui reflètent le mal de vivre de toute la communauté noire du Sud. Il devient bluesman, s’adaptant aux traditions locales, donnant des styles différents les uns des autres dont les musiciens de ces soirées parisiennes, tous du Mississippi, sont les héritiers. Le temps a passé, les anciens et leurs terribles destins sont morts, le blues aujourd’hui parle aussi de la joie de vivre…

DOWNHOME MISSISSIPPI BLUES

Tous ceux qui prédisent la mort du blues depuis plusieurs décennies déjà seraient bien inspirés de retourner aux sources de la musique première de l’Amérique noire. À l’aube du XXIe siècle, l’État du Mississippi illustre plus que jamais la misère tiers-mondiste des oubliés de la minorité afro-américaine. Qu’il s’agisse des masures désolées, aux fenêtres tendues de plastique transparent, que l’on aperçoit dans la région des collines, ou bien des cités HLM sinistrées des petites villes du Delta, abandon et solitude résonnent à chaque instant dans l’air humide et tiède. Sur fond de désœuvrement, de crack et de délinquance, les iniquités de la ségrégation ont fait place aujourd’hui à des inégalités sociales criantes qui donnent au peuple du blues toutes les raisons de vouloir oublier ses problèmes le week-end.

Le samedi soir venu, des guirlandes de Noël usées et des néons dérisoires s’allument à l’entrée des juke joints, ces bistrots approximatifs qui prêtent à la danse leur plancher usé. À côté d’un bar de contreplaqué improvisé, une batterie, un vieil ampli et un micro de fortune servent de décor de scène aux musiciens qui animent la soirée en échange d’une poignée de dollars.

La soixantaine bien tassée, Robert Belfour est l’un de ces bardes. À l’image d’aînés tels que Fred McDowell ou R.L. Burnside, ce représentant de la tradition des collines pratique un blues véhément et hypnotique, évocateur des racines africaines de sa musique. Chassé par l’exode rural, Belfour n’a jamais renié ses origines en s’installant à Memphis, et c’est un Mississippi hill blues intact que l’on découvre à travers les accents poignants de sa voix déclamatoire.

Porteur de l’autre tradition majeure du Mississippi, celle du Delta, Sam Carr apporte la preuve de la continuité d’une tradition qui célébrait récemment un siècle d’existence. Fils du grand Robert Nightawk – l’un des pionniers du genre, contemporain de Robert Johnson –, cet octogénaire alerte a longtemps vécu l’existence itinérante des griots du blues avant de retourner se fixer définitivement dans sa région natale.

« Pourquoi aller chercher du travail dans les tavernes de Chicago ou d’ailleurs, alors que la patrie du blues est ici ? », dit-il avec philosophie. Son association avec son cadet Dave Riley, vétéran du Viêt-nam marqué par la vie, ne peut que confirmer la permanence d’une culture dont la raison d’être reste liée aux souffrances de sa communauté d’origine.


INFOS PRATIQUES

Tarifs 1ère catégorie : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 2ème catégorie : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

 

http://www.fidf.fr/

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Mississipi blues

Samedi 8 septembre 2007 à 20h30

Théâtre Le Trianon,
80 bld Rochechouart, 75018 Paris - Métro Anvers
Informations et Réservation : 01 58 71 01 01

http://www.fidf.fr/trianon.pdf

Tarifs : 10/8/6 €

Deux parties :

T-Model Ford, guitare, voix
Steve “Lightnin” Malcolm, batterie, voix

Big Jack Johnson, guitare, voix
Bob Stroger, basse
Kenny “Beady Eyes” Smith, batterie
Steve “Lightnin” Malcolm, guitare rythmique


DELTA BLUES NIGHT

Située aux portes de Memphis, quelques centaines de kilomètres au nord de l’embouchure du Mississippi, la région du Delta ne s’enorgueillit pas uniquement d’être le berceau du blues. Sa terre noire et grasse, enrichie par les alluvions du fleuve, a longtemps permis à l’Amérique de figurer en tête des producteurs de coton de la planète.

Sous l’effet de la mécanisation, les anciens forçats du coton qui avaient donné naissance à l’art musical premier du peuple afro-américain ont progressivement rallié les grandes métropoles du Midwest – Detroit ou Chicago. Mais sous les effets de la mondialisation et de l’érosion industrielle, les migrants d’hier ont pour beaucoup retrouvé leur Sud natal. Un Sud méconnaissable, bouleversé par la désertification des campagnes et la montée en puissance des quelques petites villes disséminées à travers la région, avec leurs quartiers difficiles gangrènés par le chômage et la violence urbaine.

Si le blues conserve toute sa raison d’être dans le Mississippi d’aujourd’hui, la légèreté acoustique d’avant-guerre a cédé sa place à la clameur brutale des instruments électriques sur-amplifiés que l’on peut entendre le week-end dans les juke joints locaux.

À Greenville, au cœur du Delta, c’est James Lewis Carter Ford, plus connu sous le surnom de T-Model, qui se charge d’animer les soirées houleuses des coupe-gorges de Nelson Street et des environs, généralement avec l’aide de son batteur Spam.
Marqué dans sa chair par la brutalité d’une société parallèle dont personne ne soupçonnerait l’existence au cœur de la toute puissante
Amérique, ce chanteur et guitariste, révéré par tous les grands du punk et du rock, propose une musique inclassable.
Pour cet ancien taulard aux chevilles marquées par les fers, au corps cousu de cicatrices, le blues est la meilleure façon d’exorciser
la sauvagerie de son quotidien.

Big Jack Johnson, celui qui se faisait appeler « The Oilman » (« Livreur d’essence ») lorsqu’il était conducteur de camion citerne, occupe une place aussi centrale que celle de Ford dans l’autre capitale du Delta, la ville de Clarksdale. Ce compatriote de Muddy Waters, héritier d’Howlin’ Wolf, d’Elmore James et de Sonny Boy Williamson, tord le cou au cliché du vieux bluesman paisible fredonnant des couplets fédérateurs sur le porche de sa maison. Qu’il chante avec un humour teinté de cynisme ses amours perdus ou la difficulté des temps, sa voix volcanique lacérée de riffs de guitare cinglants, Big Jack applique la même recette qui assure la pertinence du blues depuis plus d’un siècle : faire rire pour oublier qu’on a toutes les raisons de pleurer.


INFOS PRATIQUES

Tarifs 1ère catégorie : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 2ème catégorie : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

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Une messe pour la Paix

Samedi 8 septembre 2007 à 20h45

Église, Saint-Sulpice-de-Favières (91)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/favieres.pdf

Ensemble vocal Gilles Binchois
Dominique Vellard
, direction
Marianne Muller, Sylvia Abramowicz, Hernan Cuadrado, Sylvie Moquet, violes

Josquin des Prés (1440-1521), Da Pacem, messe
Antoine Brumel (1460-1512)
Pierre de la Rue (1452-1518)
Roland de Lassus (1532-1594)


Dans la très belle église gothique construite au cœur d’un village rural remarquablement préservé, Dominique Vellard a choisi cette messe attribuée au très inventif Josquin des Prés dont Martin Luther, son contemporain, disait : “ Il est le maître des notes quand d’autres sont maîtrisés par elles ”. Inscrit dans un Moyen Âge assailli de conflits guerriers, il témoigne de l’intérêt que l’époque portait aux messages de concorde.

Guerre de cent ans, croisades… le Moyen-Age a connu des conflits extrêmement violents. L’aspiration à la paix y a été d’autant plus forte, comme en témoigne l’intérêt porté aux textes sacrés délivrant un message de concorde. L’antienne Da Pacem a ainsi été mise en musique par de nombreux compositeurs. Au premier rang desquels figure Josquin des Près, qui « aurait » composé la Messe Da Pacem. Le conditionnel s’avère nécessaire, car les musicologues restent partagés sur l’attribution de cette œuvre, entre Josquin et Bauldwijn. Une chose est pourtant sûre : cette partition constitue un véritable chef d’œuvre. Depuis les jeux en imitation jusqu’aux récitations syllabiques, tout dans l’écriture contrapuntique se révèle à la fois coloré et virtuose. Cette messe offre ainsi une illustration brillante de l’antienne, dont les paroles disent ceci : « Donne la paix, Seigneur, à notre temps / Car il n’est personne qui combatte pour nous / Si ce n’est toi, notre Dieu. » Soutenu par un consort de quatre violes, l’Ensemble Gilles Binchois mêlera ce Da Pacem à d’autres pièces médiévales basées sur la même antienne. Dans l’Eglise de Saint-Sulpice-de- Favières résonneront donc des pièces d’Antoine Brumel, de Roland de Lassus ou encore de Melchior Franck. A noter que certains auteurs ont également employé une autre antienne sur le même thème de la réconciliation : In pace in idipsum. Articulé autour du message pacifique, ce programme spécialement conçu pour le Festival d’Ile de France mettra en valeur la démarche musicale de Dominique Vellard. Le chef et fondateur de l’Ensemble Gilles Binchois arrive avec talent à trouver le point d’équilibre entre un juste retour aux sources et une compréhension contemporaine, entre l’intelligence du texte et le souffle « lyrique ».

Un véritable défi pour cette musique écrite il y a plus de 500 ans.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec l’Association Aresulp

http://www.fidf.fr/

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Cendrillon

10 €

Samedi 8 septembre 2007 à 20h45

Boissy-aux-Cailles (77)

Samedi 15 septembre 2007 à 20h45

Buno-Bonnevaux (91)

http://www.fidf.fr/cendrillon.pdf

Ensemble Justiniana

Caroline Fèvre, Cendrillon
Kimy Mc Laren, soprano, Sylvia Vadimova, mezzo, Les Sœurs
Hyun-Jong Roh, ténor, Le Prince
Christian-Rodrique Moungounou, baryton, Le Serviteur
Gustavo Gilbert, baryton, Le Père
Hélène Delavault, mezzo-soprano, La Mère
Avec les habitants de Boissy-aux-Cailles, de Buno-Bonnevaux et des communes avoisinantes

Sylvie Leroy, direction musicale
Charlotte Nessi, mise en scène

Nicolas Isouard (1775-1818), Gioacchino Rossini (1792-1868), Pauline Viardot (1821-1910), Sergeï Prokoviev (1891-1953)
et leurs “Cendrillons”
Negro Spirituals


Dans les deux villages qui servent de décor naturel, où les habitants participent au bal, les personnages du conte de notre enfance prennent ici d’autres couleurs voulues par Charlotte Nessi. Avec une palette de musiques toutes sublimes, elle peint des caractères plus subtils, plus humains que ceux de Charles Perrault.
Les deux sœurs et la marâtre ne sont plus des caricatures, le Prince vient d’Orient et Dandini, le serviteur noir murmure des Negro spirituals… Rien ne manque toutefois, même pas le champ de citrouilles, si ce n’est que la fée qui y séjourne sortira de ses manches des grigris africains pour protéger Cendrillon !

La démarche artistique de l’ensemble Justiniana se révèle absolument unique. Basée dans la région Franche-Comté, la compagnie de Charlotte Nessi livre des projets toujours plus originaux et imprévisibles. Dernier en date, Cendrillon se définit comme un « opéra-promenade ».

Le spectacle se déroule ainsi dans un petit village (en l’occurrence Boissy-aux-Cailles et, la semaine suivante, Buno-Bonnevaux) avec le concours de ses habitants. Afin de toucher le public le plus large possible, Charlotte Nessi a opté pour un récit connu de tous : Cendrillon. La célèbre princesse au soulier de vair se présente sous toutes ses déclinaisons identitaires : Cenerentola, Cinderella, Aschenbrudel… Et son récit est illustré musicalement par les nombreuses œuvres qui lui ont été consacrées, signées par les plus grands compositeurs comme par les petits maîtres (de Gioacchino Rossini à Sergeï Prokofiev, et de Nicolas Isouard à Pauline Viardot). Quelques Negro spirituals viendront même s’ajouter à cette partition bigarrée, dont l’arrangement musical a été confié au brillant corniste et transcripteur Takénori Nemoto.

Sous la direction de la pianiste Sylvie Leroy évolueront ainsi six solistes vocaux, dix instrumentistes, quarante danseurs et… la population du village, actrice à part entière du spectacle. Celle-ci doit néanmoins s’attendre à quelques surprises. Le conte original de Charles Perrault a été légèrement modifié par Charlotte Nessi. Ainsi, en écho à la thématique du festival, la fée apparaît en sorcière africaine !

Par ailleurs, tous les participants sont conviés en fin de représentation à un bal populaire. L’aventure lyrique n’a sans doute jamais été aussi jubilatoire et citoyenne.


INFOS PRATIQUES

Tarif unique : 10

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec la Mairie de Boissy-aux-Cailles
En collaboration avec la Charte culturelle intercommunale
de Buno-Bonnevaux, Boigneville, Gironville et Prunay

http://www.fidf.fr/

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Salon de musique Concert-lecture

Depuis quelques années, le public du festival a pu assister à des concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique, découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la visite commentée du lieu.

Cette année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance particulière de ces dimanches matin où vous serez accueillis dans une orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de chair et de sang.


Contes peuls de la Savane

Dimanche 9 septembre 2007 à 10h15 

Château, La Roche Guyon (95)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/rocheguyon.pdf

d’Amadou Hampâté Bâ

Pierre Barrat, récitant
Ablaye Cissoko (Sénégal), kora


Il se définissait comme “un diplômé de la grande Université de la parole enseignée à l’ombre des baobabs”.
Il était né en pays Dogon, et l’essentiel de sa vie s’est passé à écouter les vieillards et transcrire les contes peuls pour sauver les bibliothèques vivantes de l’Afrique. Accompagné de la kora, instrument privilégié des griots, l’un de ces contes sera lu, non pas sous un baobab mais dans une grotte creusée dans la falaise qui surplombe le château, où Benjamin Franklin et Lafayette ont séjourné.

Amadou Hampâté Bà aimait à se définir comme « un diplômé de la grande université de la parole enseignée à l’ombre de baobabs ». Les peuples de race noire, n’étant pas des peuples d’écriture, ont développé l’art de la parole, et cette littérature n’est pas moins riche et belle, littérature transmise à travers les siècles par la mémoire prodigieuse des hommes de l’oralité. Et il aimait ajouter : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui s’écroule ».

Aussi, cet immense auteur né en 1900 en pays Dogon passera-t-il l’essentiel de sa vie à recueillir et transcrire cette « littérature orale », composée essentiellement de contes, surtout ceux du peuple de nomades, les Peuls, dont la langue est parlée par 12 millions d’africains, à travers des pays aussi divers que le Sénégal, le Mali, la Gambie, le Togo, le Bénin et le Nigéria. Ces contes sont, pour Amadou Hampâté Bà, un rituel pour accéder au secret d’un peuple, avec un rôle initiatique et éducatif.

Amadou Hampâté Bà a occupé plusieurs postes dans l’administration coloniale en Haute Volta, puis à Bamako. En 1942, grâce à Théodore Monod, il est affecté à l’Institut Français d’Afrique Noire, où il pourra mener ses enquêtes ethnologiques sur l’Empire Peul. En 1951, il séjourne à Paris où il rencontre les milieux africains et africanistes, et se lie d’amitié avec Marcel Griaule. En 1960, le Mali devient indépendant. Amadou Hampâté Bà fonde alors à Bamako l’Institut de Sciences Humaines.

Membre du Conseil Exécutif de l’Unesco, il se consacre à partir de 1970 exclusivement à son travail de recherche et à ses mémoires, « Amkoullel, l’enfant peul », publié en France en 1991, l’année de sa mort à Abidjan.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Grâce à l’accueil du Château de la Roche-Guyon

http://www.fidf.fr/

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Un Carnaval en Louisiane

Dimanche 9 septembre 2006 à 12h30 

Château de Villarceaux, Chaussy (95)

10/8/6 €

http://www.fidf.fr/villarceaux.pdf

Manu Dibango, hommage à Sidney Bechet
Mahogany Brass Band, marching band New Orleans, Marshalls, Mardi Gras Indians
Pine Leaf Boys, musique cajun
Dr Michael White, clarinette, jazz New Orleans
Jeffery Broussard & The Creole Cowboys, musique zydeco
Linnzi Zaorski & Delta Royal, jazz vocal New Orleans
Belisaire, musique cajun
The Vintage jazzmen & Tori Robinson, gospel, jazz
Praline Gay-Para, contes des esclaves noirs, et Simon Mary, contrebasse
La Compagnie “Les Amuse-gueules, maquillage pour enfants


La Louisiane nous surprend, avec ses forêts sombres, ses bayous peuplés de millions d’oiseaux, d’alligators,de grenouilles et d’écrevisses, ses villes au nom français et à l’architecture espagnole. Terre indienne, piquée de mâts peints au sang d’ours (Bâton Rouge), elle fut le refuge d’émigrés : les Acadiens chassés du Canada, les Quakers de Pennsylvanie, les Créoles des Antilles, les Irlandais… et l’enfer des esclaves noirs, trimant dans les champs de coton des riches plantations. Aujourd’hui, réduite à une bottine sur la carte, la Louisiane cultive son “cultural gumbo” (melting-pot) que le Sud a transformé, gai et indolent. On le retrouve dans le vaste domaine de Villarceaux pour un rassemblement haut en couleurs et en musique que Manu Dibango accompagne de son saxophone. De La Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, nous vient un orchestre itinérant, le “marching band”, guidé fièrement par ses Marshalls et des Noirs en costumes d’Indiens du Mardi Gras. Des musiciens de jazz s’installent à tous les coins du parc, comme dans la ville qu’accostent les flambants steamboats brassant l’eau du Mississippi. En échos, un gospel s’élève… des accents country, des airs irlandais animent la “boucherie” (buffet). Un “fais dodo” (petit bal) est monté près des musiciens cajuns qui chantent “lé zaricos son pa salee !”, repris par l’accordéon créole métissé du zydeco. On pourra s’initier aux danses d’autrefois, rythmées par le “tit’fer” (triangle) ou le “frottoir” (planche à laver), et les enfants viendront déguisés… Il ne manquera que l’air embaumé des magnolias !

Manu Dibango
"Hommage à Sydney Bechet"

Manu Dibango est certainement le plus connu des musiciens africains. À aujourd’hui plus de 70 ans, le saxophoniste camerounais est toujours un showman exemplaire. Il a été élevé au jazz entre Bruxelles et Paris. Puis c’est avec l’“african jazz” du chanteur zaïrois Kabasele qu’il va affronter le métissage. En croisant jazz, musiques traditionnelles et gospel, il comprendra petit à petit qu’une nouvelle voie est possible. Que des espaces musicaux sont encore vierges. Il joint les rythmes, la fougue africaine à l’improvisation et la sophistication du jazz. Son histoire musicale explose en 1972 avec le premier hit francophone à séduire les Américains : Soul Makossa est une révélation outre-Atlantique. Dès lors, Manu ne va plus quitter le devant de la scène, ouvrant ainsi le chemin à de nombreux artistes africains. Il ne va pas cesser de partager, de faire découvrir, de révéler avec une bonne humeur et une générosité toute particulière ses fulgurances musicales. Il pourrait aujourd’hui prendre une retraite bien méritée, mais non ! Manu Dibango ne peut se passer de musique, de ces rencontres. Sur toutes les scènes du monde, il a transcendé ses racines musicales en soufflant avec élégance dans son sax Selmer.

Mahogany Brass band

Une des images musicales de New Orleans, c’est bien sûr celle des fanfares qui défilent pour le Mardi gras et les enterrements.

Les Mahogany, eux, sont dans le droit fil de la tradition des fanfares de jazz, perpétuant le swing redoutable des illustres formations fondatrices de ce mouvement. Dirigé avec brio par le trompettiste Brice Miller, ce “marching band” ne fait pas que résonner les bons vieux airs. Tradition, improvisation et création dirigent les ambitions de cette formation unique et reconnue par les spécialistes. Chacune de leurs sorties est un événement. Leur musique est incroyable. Les harmonies se frottent dans une sorte de combat de rue. Le défi est permanent. La règle étant que seul le swing compte. Miracle : de cette explosion de sons émane un jazz traditionnel d’une vivacité inouïe ! Ces dix musiciens sont capables de faire sonner leurs instruments dans une unité qui fait du Mahogany une redoutable machine musicale. Avec les Mahogany, vous entendrez de la musique 100 % New Orleans.

 

Pine Leaf Boys

Dans les années 80 pour beaucoup, avec la disparition des grands anciens (Denis Mc gee, Nathan Abshire, Cyprien Landreneau, John Delafosse), il semblait évident que la musique des cajuns de la Louisiane, cette musique si particulière faite principalement de two sep et valses mais chantée en français, allait disparaître.

Et puis petit à petit, imperceptiblement, une nouvelle génération résistant à la pression insensée de la musique américaine a recommencé à maîtriser les instruments comme le mélodeon ou le violon, à réapprendre le répertoire traditionnel avec une ferveur étonnante. À la tête de ce “revival”, on trouve Wilson Savoy, fils de Marc Savoy – certainement le plus grand facteur de mélodéon en Louisiane – et d’Ann Savoy, guitariste, chanteuse et historienne de la musique et des musiciens cajuns.

Au sein des Pine Leaf Boys, Wilson Savoy au mélodeon, chant et violon joue aux côtés de Cédric Watson, jeune prodige créole du violon… Dans ce groupe “pêchu”, on croise également Drew Simon (percussions), Jon Bertrand (guitare) et Blake Miller (basse).

Dès les premiers accords, face à ce “band”, on sait que la musique des Français de la Louisiane a encore de très beaux jours devant elle. « Le bon temps n’a pas fini de rouler. »

 

Dr Michael White Quartet

Originaire de La Nouvelle-Orléans, Michael White fut enseignant d’“African American Music” à la Xavier University. Très tôt, il commence à souffler dans sa clarinette au sein du Doc Paulin’s Brass Band. Bien sûr, Sydney Bechet fut l’une de ses premières références. Toute sa vie, il restera à l’écoute des grands anciens. Mais il n’hésitera pas à franchir les lignes bien établies du jazz traditionnel : « Toujours dans le respect de la tradition », aime-t-il à répéter. 

Son style se forge en écoutant également les clarinettistes Willie Humphrey et Louis Cottrell, ou le banjoïste compositeur Danny Barker. En 1981, après une très belle expérience avec l’historique trompettiste Kid Sheik, il crée son premier groupe, The Liberty Jazz Band.

White joue un jazz teinté de blues, où dans chaque note résonne quelque chose des maîtres que sont Jelly Roll Morton, Duke Ellington et Charlie Mingus. Pour beaucoup, il incarne aujourd’hui l’esprit du jazz de La Nouvelle-Orléans.

 

Jeffery Broussard & The Creole Cowboys

Chaque musique a ses musiciens historiques. Dans le sud des États-Unis pour la musique zydeco, chez les Créoles de Louisiane, les légendes sont Alphonse Ardoin, Amédée Ardoin, Clifton Chenier, Bee et Freeman Fontenot, John Delafosse et le père de Jeffery, Delton Broussard qui, au sein des Lawtell playboys en compagnie des frères Carrière, avait marqué les années 70 d’un zydeco très blues…

Quant à Jeffery, après avoir pratiqué la batterie au sein de la formation paternelle, il crée son propre groupe. En quelques années, il sera reconnu comme le digne héritier de son père. Musicien créatif, Jeffery n’hésite pas à bouleverser les canons du zydeco en insufflant dans l’historique musique une bonne part de rhythm’n’blues, en compagnie d’un autre jeune prodige au violon, D’Jamal Garnier III.

D’Jamal, lui, découvre le violon à 5 ans. Dès lors, il ne quittera plus l’instrument à archet, se frottant avec brio à toutes sortes de musiques : du funk au jazz, du rockabilly au tex-mex… Il étudiera un temps avec Canray Fontenot, la référence du créole. Toutes ces expériences et ces rencontres n’éloignèrent jamais nos jeunes musiciens de la musique des Noirs de la Louisiane.

Aujourd’hui, Jeffery Broussard & The Creole Cowboys portent très haut les riches couleurs musicales des Créoles de la Louisiane.

 

Linnzi Zaorski & Delta Royale

Une fameuse journaliste américaine écrivait en 2004 après avoir vu Linnzi Zaorski : « Heidi a laissé son grand-père dans les montagnes pour venir faire sa vie dans une grande ville. » En l’occurrence, La Nouvelle-Orléans et le quartier français… C’est là que la très blonde Linnzi Zaorski s’est découverte chanteuse ! Fan de (entre autres) Judy Garland, Benny Goodman et des personnalités jazz blues qu’étaient Ella Fitzgerald et Billie Holiday, elle ne pouvait que chanter les trésors que l’on retrouve sur les 78 tours des années 30 à 40.

Quand on lui demande pourquoi elle ne chante pas plutôt de la musique rock ou pop plus dans son époque (elle a aujourd’hui 30 ans), elle répond : « Mais si ! Je fais de la pop… Mais celle des années 40. »

Poussée par sa grande sœur, elle fait exploser son talent et son allure à la Betty Boop dans certains bars du “french quarter”. Et un jour, alors qu’elle chantait avec le New Orleans Jazz Vipers, elle fut repérée par un producteur qui voulut tout de suite l’embaucher. Notre belle amateur rétro lui éclata de rire à la figure car, dit-elle, « je n’ai aucun groupe ». Les affaires ne traînèrent pas. Quelque temps plus tard naissait le Delta Royale. Un quartet de seniors avec Charlie Fardela (trompette), Ryan Burrage (clarinette, sax), Seva Venet (guitare) et Robert Snow (basse).

Résolument anachronique mais furieusement dans son époque, un spectacle de Linnzi Zaorski vous entraîne avec bonheur dans un monde disparu. On redécouvre avec bonheur celui du jazz… juste avant la Seconde Guerre mondiale. Une jolie originalité et surtout une véritable personnalité.

 

Belisaire

Les musiciens français ont mis du temps à découvrir et à comprendre la musique des “Français” de la Louisiane. Mais quand en 1994 une bande de copains se réunit au sein d’un premier groupe, les “Francadiens”, ils ne pensaient certainement pas devenir à ce point amateurs de l’originalité de la musique cajun et zydeco.

Pour peaufiner leur répertoire et après de nombreux voyages dans le pays des bayous, ils inventent ce qui est certainement l’un des meilleurs groupes de musique cajun : Belisaire (en hommage au nom de l’homme qui conduisit les Français d’outre-Atlantique du Nord de l’Amérique, de l’Acadie à la Louisiane, lors de ce que les cajuns allaient appeler le grand dérangement).

Avec l’accordéon, la guitare, le violon, la contrebasse, le tit’ fer (triangle), le mélodéon (petit accordéon emblématique de la musique cajun), le groupe Belisaire est est passé maître dans les bals et les concerts, capable de faire danser la valse et le two-step aux danseurs les plus récalcitrants.

 

Tori Robinson & The Vintage Jazzmen

Quand des Européens osent croiser le fer avec un pilier de la musique noire américaine (le gospel), ils rajoutent un zeste de jazz de La Nouvelle-Orléans. Et ce combo au travers de la voix de Tori Robinson, diva gospel du Deep South, devient formidable. La sauce est épicée comme savent si bien le faire les cuisiniers du sud de la Louisiane. Cette rencontre “New Orleans & gospel” peut surprendre mais, magnifié par la force vocale de Tori Robinson, le résultat est imparable. Aujourd’hui, au fil des concerts, cette formation est devenue incontournable dans un genre nouveau mais ô combien excitant.

 

Praline Gay-Para accompagnée par Simon Mary, contrebasse
"Récits de l’autre rive"

On croyait les contes venus de nos campagnes ou des provinces du monde… Eh bien, Praline Gay-Para prend tout le monde à contre-pied en recherchant entre autres des récits urbains… La tradition, les contes sont aussi sur les trottoirs de nos villes, dans les méandres des mégapoles. Une fois les histoires entendues assimilées, elle n’a de cesse de les restituer, de les faire à nouveau résonner aux oreilles du plus grand nombre. Ces contes sont d’hier, d’aujourd’hui… de demain. Ils sont intemporels.

Parfois, ils passent les frontières des langues, des peuples sans difficulté. Chacun se reconnaît dans les mots de Praline. Mais quand elle donne ses histoires, son langage n’est pas celui de tout le monde. Les récits sonnent juste. Chacune de ses interventions mêlent les mythes à la vie d’aujourd’hui. Elle invente des sentiers à la ville. Dédale de chemins ou résonnent des idées, des pensées, qui font vivre les hommes d’une autre façon. Avec Praline Gay-Para, l’évasion est au cœur de ses mots.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 10 / Tarifs réduits : 8 et 6
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien de l’Office de Tourisme de Louisiane

 

http://www.fidf.fr/

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Le Mythe du Centaure

Samedi 15 septembre 2007 à 20h45

Abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen-l'Aumône (95)

20/18/16 €

http://www.fidf.fr/villarceaux.pdf

Il Seminario musicale
Gérard Lesne
, alto et récitant
Valérie Fratellini, écuyère, et son cheval lusitanien Jabute
Jean-Philippe Corrigou, création lumière

Luigi Rossi (1598-1652)
Marco Marazzoli (1605-1662)
Mario Savioni (1608-1685)
Traité de Cavalerie de François Robichon de la Guérinière (1688-1751)


Étrange et beau spectacle que celui-ci, imaginé par Gérard Lesne et Valérie Fratellini, le chanteur baroque et l’écuyère. Cela ressemble à un conte que l’on sortirait d’un recueil très ancien dont la morale serait le respect de l’autre, le dialogue entre la cavalière sensible et la voix alto chantant l’amour et son tourment. L’équilibre entre la fragilité de la voix de l’ange, l’art de la haute école équestre française du XVIIIe et le cœur du petit cheval lusitanien, Jabute. Le rêve sert ici à la beauté, au fondement d’une création artistique que l’on appréciera dans le décor brut et sophistiqué de la grange dîmière de l’Abbaye de Maubuisson

L’Abbaye de Maubuisson s’apprête à accueillir une rencontre pas comme les autres : entre un cheval et une voix, entre l’écuyère Valérie Fratellini et l’alto Gérard Lesne. A l’origine de ce projet étonnant autour du mythe du Centaure se trouve la passion que nourrit le chanteur à la voix d’ange pour la pratique de l’équitation. Le spectacle est intelligemment construit autour du Traité de Cavalerie de François de la Guérinière, considéré comme « la bible équestre ».

Entre les différents chapitres de ce texte écrit au XVIIIe siècle sera recréé en musique le voyage, à cheval, de Rome à Paris, du compositeur Luigi Rossi. Ce programme offre ainsi l’occasion de mieux connaître l’oeuvre de cet auteur baroque italien, dont le charme mélodique s’avère tout simplement irrésistible. Appogiatures et broderies s’y unissent dans une profusion ornementale délicate et raffinée. Les mélismes de la voix seront accompagnés par le continuo richement coloré d’Il Seminario musicale (clavecin, harpe, théorbe et basse de viole).

Le programme donnera également à entendre des airs écrits par Marco Marazzoli et Mario Savioni, tous deux contemporains de Luigi Rossi. Les vocalises du chanteur rejoindront tout au long du spectacle les figures équestres de Valérie Fratellini. La circassienne présentera le spectacle sur « Jabute », un cheval lusitanien ayant pour particularité d’être à la fois petit et agile. Présenté en création dans le cadre magique de la grange de l’abbaye de Maubuisson, le « Mythe du Centaure » sera mis en lumière par Jean-Philippe Corrigou, ancien collaborateur du grand Jean-Marie Villégier. Après Bartabas et Boulez pour la musique moderne, place donc à Valérie Fratellini et Gérard Lesne pour les affects baroques.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec l’Abbaye de Maubuisson

 

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Salon de musique Concert-lecture

Depuis quelques années, le public du festival a pu assister à des concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique, découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la visite commentée du lieu.

Cette année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance particulière de ces dimanches matin où vous serez accueillis dans une orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de chair et de sang.


Le procès du Père Libiki

Dimanche 16 septembre 2007 à 10h15

Château, Courson (91)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/courson.pdf

d’Emmanuel Dongala

Pierre Barrat, lecture
Ernst Reijseger (Pays-Bas), violoncelle
Mola Sylla (Sénégal), chant, m’bira, kongama, xalam...


Cette nouvelle est extraite de “Jazz et vin de palme”. Il s’agit du livre d’un militant qui lutta “un fusil dans la main, un poème dans la bouche” contre le pouvoir militaire installé à Brazzaville et qui enrôlait des enfants soldats. Comme à l’oreille des chevaux qui ne sont plus dans les écuries du duc, elle raconte avec humour comment le gouvernement tente d’éradiquer les anciennes croyances. Au son du violoncelle et du xalam, le père Libiki s’amuse.

Emmanuel Dongala est né en 1941 en Centre-Afrique. Sa mère était originaire de ce pays et son père congolais. Aussi Emmanuel Dongala passera-t-il la plus grande partie de son enfance et de son adolescence au Congo et à Brazzaville.
En 1958, Emmanuel Dongala a dix-sept ans, le Congo devient une République Indépendante, et en 1969, la République populaire
du Congo.

Emmanuel Dongala, à sa majorité, ira poursuivre ses études en France et aux Etats-Unis, avant de revenir à Brazzaville comme professeur de chimie à l’université. Dès lors, il se passionne pour le théâtre, animant sa compagnie le Théâtre de l’Eclair, où seront créées ses propres pièces, mais aussi celles d’auteurs africains et d’auteurs français comme Jean-Paul Sartre.

Après la prise de pouvoir du Colonel Sassou Nguesso en 1979, c’est une révolution rouge qui s’installe à Brazzaville. Cette nouvelle orientation politique de son pays va amener Dongala à lutter contre ce nouveau régime d’obédience communiste, comme il le dit lui-même, "un fusil dans la main, un poème dans la poche".

Johnny chien Méchant, sans doute le chef d’œuvre d’Emmanuel Dongala, retrace les dérives meurtrières des enfants soldats enrôlés dans les guerres absurdes et violentes qui ravagent le Congo. Dongala, malgré le pessimisme avec lequel il considère l’avenir de son pays et de bien des pays africains, sait décrire les excès de cette Révolution Rouge.

Ainsi, Le Procès du Père Libiki, nouvelle extraite du recueil Jazz et vin de Palme qui sera lue lors du concert du 16 septembre au château de Courson, nous montre comment le gouvernement s’attaque aux plus anciennes traditions et croyances de la culture africaine.

En 1997, Emmanuel Dongala est contraint de s’exiler de son pays, où sa vie et celle de sa famille sont en danger. La France lui refuse l’asile politique ; aussi trouvera-t-il refuge, grâce à son ami l’écrivain Philip Roth, aux Etats-Unis, et enseignera-t-il le français à l’université Simons Rock de Boston.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Grâce à l’accueil du Château de Courson

 

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Les prophéties des Sibylles

Dimanche 16 septembre 2007 à 16h30

Église Saint-Martin, Larchant (77)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/larchant.pdf

Ensemble européen William Byrd
Graham O’Reilly
, direction

Roland de Lassus (1532-1594), Prophetiae Sibyllarum
Thomas Tallis (v.1505-1585), Hierimiae Lamentationes
William Byrd (v.1540-1623), Laetentur caeli…


Cette église surprenante, en partie détruite, a accueilli des pèlerins pendant des siècles près du tombeau de son saint thaumaturge. Graham O’Reilly présente dans la large nef les prophéties des douze Sibylles recueillies par Roland de Lassus qui résida à Cumes, près de Naples, où vécut l’une des plus réputées divinatrices. Figures surnaturelles de l’être humain, elles livraient, tels les prophètes, les messages interprétés plus tard par la chrétienté comme la naissance d’un enfant christique, la béatitude de sa mère ou la résurrection des morts.

Figure tutélaire de cette édition du Festival d’Ile de France, le pasteur Martin Luther King avait lors de ses prêches des accents de prophète. Il était donc légitime d’articuler un concert autour des prophéties des Sibylles. Chargées par les Dieux de transmettre leurs oracles, ces prêtresses de l’Antiquité étaient au nombre de douze. Se définissant par région géographique, il y avait ainsi la sibylle d’Erythrée, de Tibur, d’Hellespont, Phrygienne, Persique, Libyque, Cimmérienne, Delphique, Samienne, Agrippa, de Marpesos et de Cumes. Plus tard, l’Eglise allait voir dans leurs prophéties l’attente du Christ rédempteur.

A l’âge de vingthuit ans, Roland de Lassus, alors au service du duc de Bavière, compose les Prophetiae Sibyllarum. Le caractère fantasmagorique du texte se mêle parfaitement à l’esthétique avant-gardiste du compositeur. Les chromatismes de la partition atteignent en effet des sommets d’expressivité et de théâtralité. Avec finesse, l’Ensemble européen William Byrd intègre également dans le concert des œuvres de deux compositeurs anglais de la Renaissance : Thomas Tallis et William Byrd. Rappelons que la Reine Elisabeth leur avait accordé à tous deux le monopole de la musique imprimée en Angleterre. Les différents motets de Tallis et de Byrd révèlent un style moins original mais peut-être plus clair et architecturé que celui de Lassus. La polyphonie y est intense, parfois inspirée des effets chers à un Guillaume de Machaut (notamment les fameux « hoquets »).

Cette pérégrination au cœur de la musique sacrée européenne correspond parfaitement à la démarche de l’Ensemble William Byrd, qui regroupe des chanteurs de différentes nationalités spécialisés dans le répertoire de la Renaissance. 

D’origine australienne, le chef Graham O’Reilly tient par ailleurs à faire chanter chaque partie par une seule voix soliste. Une approche chambriste parfaitement adaptée à l’intimité de ces pièces d’Eglise.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien de l’Association culturelle de Larchant

 

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Messe africaine

Dimanche 16 septembre 2007 à 16h30

Église Notre-Dame, Le Raincy (77)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/raincy.pdf

Voices Chœur International
Mark Indorff
, ténor, Paul Willenbrock, basse
Bonnie Woolley, direction

Norman Luboff (1917-1987), Messe africaine, pour chœur et percussions
Negro spirituals dans la tradition américaine de concert


Ce choeur, composé de 50 choristes venus des cinq continents, est de style typiquement anglo-saxon. Son répertoire “de concert” est celui de la musique chorale américaine, des pionniers blancs aux chants de travail des esclaves avec de nouvelles compositions. L’église qui l’accueille est révolutionnaire, dessinée par les frères Perret avec la collaboration de Maurice Denis et Antoine Bourdelle.

C’est à une plongée au cœur du répertoire des Negro spirituals que nous convient le Voices Chœur International et sa chef Bonnie Woolley. D’inspiration biblique, ces chants des esclaves noirs sont nés au XVIIe siècle dans les plantations du Sud des Etats-Unis. D’emblée, les mélodies chrétiennes se trouvèrent mêlées aux rythmes africains. Ces songs ont ensuite été repris jusque dans les universités, s’ouvrant aux autres formes musicales et notamment au jazz. Dans le Nord des Etats-Unis, ces mélodies sont ainsi devenues les fameux « gospels ». Mais le Voices Chœur International a privilégié pour son concert à l’Eglise du Raincy les Negro spirituals « de concert », qui ne sont autres que les arrangements pour chorales et solistes des spirituals traditionnels. En outre, le Chœur proposera en création la Messe Africaine de Norman Luboff.

Ce compositeur américain reste surtout connu pour ses arrangements à Hollywood (avec notamment Frank Sinatra) et pour avoir monté son propre chœur : le Norman Luboff Choir, particulièrement actif dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Force est de constater que Bonnie Woolley a de nombreux points communs avec Norman Luboff. Née comme lui à Chicago, elle a, elle aussi, créé sa propre formation vocale : le Voices Chœur International. Composé de cinquante-cinq chanteurs semi-professionnels, ce chœur françaiss’est donné pour mission de défendre la musique chorale a capella nord-américaine, de Leonard Bernstein aux Negro spirituals.

Leur présence était donc évidente pour cette thématique « made in U.S.A. » du Festival d’Ile de France.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec la ville du Raincy

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Les lamentations de Jérémy

Samedi 22 septembre 2007 à 20h45

Église Saint-Pierre, Montfaurt-l'Amaury (78)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/rocheguyon.pdf

Laudantes Consort, ensemble vocal
Guy Janssens
, direction

Giovanni Pierluigi da Palestrina (v.1525-1594), Hierimiae Lamentationes


Au pied de la colline dominée par le donjon d’Anne de Bretagne, la grande église accueille un chœur qui nous vient de Belgique. Les musiciens chantent a cappella avec la plainte douloureuse du prophète pour l’Office des Ténèbres mise en musique par Palestrina, compositeur attitré des grandes fêtes de la basilique Saint-Pierre du Vatican.

« Le père de l’harmonie. » C’est en ces termes que Victor Hugo définissait Giovanni Pierluigi da Palestrina. Le compositeur italien (dont le nom est celui de sa ville natale) représente le plus bel exemple du style musical de l’église Romaine durant la Renaissance. Nourrie de l’influence contrapuntique franco-flamande, l’écriture de Palestrina s’avère à la fois fluide et académique, lumineuse et sobre. Le musicien a suivi à la lettre les recommandations de l’Eglise : aucun emploi de chanson profane et pas d’ornementations ostentatoires dans le discours musical.

Parmi la centaine de ses compositions sur des textes liturgiques figurent de remarquables joyaux, comme les messes Assumpta est Maria, Te Deum Laudamus ou Laudate dominum huit voix). Il faut également citer ses trente-cinq Magnificat, ainsi que ses splendides antiennes mariales (Ave Maria et Salve Regina).

L’ensemble vocal belge Laudantes Consort et son chef Guy Janssens ont pour leur part choisi d’interpréter les Hierimiae Lamentationes. Ces « Lamentations de Jérémie » ont été écrites en 1588 pour les trois derniers jours de la Semaine Sainte (également appelés « Offices des Ténèbres »). Palestrina a dédié cette partition au pape Sixte-Quint, qui avait été intronisé àRome en 1585.

L’œuvre reflète parfaitement la tension harmonique si présente chez Palestrina, écartelée entre une écriture modale « archaïsante » et un langage tonal « novateur ». De cette dualité naît une étonnante richesse dramaturgique, alliée à une puissance rythmique et à une invention mélodique de premier ordre. Sous la houlette de leur chef Guy Janssens, les douze chanteurs confirmés du Laudantes Consort redonneront ainsi vie à l’une des partitions les plus dramatiques du Settecento.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

 

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Le chant sacré de la guitare

Samedi 22 septembre 2007 à 20h45

Église Sainte-Thérèse-des-Joncherolles, Pierrefitte (93)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/pierrefitte.pdf

Reverend Aubrey Ghent, chant, steel guitar
Lori Ghent, tambourin, chant
Ensemble instrumental et vocal, basse, orgue hammond, batterie

Gospels traditionnels et compositions pour les églises


Héritier d’une lignée de musiciens, Aubrey Ghent joue de la “steel guitar” depuis l’âge de neuf ans dans leséglises protestantes de Floride d’où il est originaire. Il est un virtuose de cet instrument, joué par les Noirs du Sud qui l’empruntèrent pour sa ressemblance avec l’orgue et sa sonorité plaintive proche de la voix humaine. Habité de cette énergie propre aux prêcheurs noirs, il entre en prière comme en transe et enflammera ce soir l’étonnante église en bois.

À l’image du blues noir et de son célèbre style slide – une technique instrumentale particulièrement chantante, obtenue en faisant glisser un tube métallique ou un goulot de bouteille sur les cordes de la guitare à hauteur du manche –, la musique country de la communauté blanche sudiste s’est inspirée très tôt de la tradition hawaïenne en mettant au point la steel guitare.

Grâce à l’amplification électrique, la guitare acoustique perdait sa caisse de résonance pour se résumer en une simple planchemunie de cordes, posée à plat sur les genoux de l’instrumentiste ou sur un trépied.

À ce double héritage du blues et de la country, l’école Sacred Steel ajoute la spiritualité du gospel noir-américain en mettant l’incroyable lyrisme de la steel guitare au service de la foi. Cet art spectaculaire a vu le jour au cours des années 1940, dans l’église House of God du pasteur Willie Eason que ses paroissiens n’ont pas tardé à surnommer "le maître de la guitare chantante".

Après avoir transmis le virus de la steel guitare à son beau-frère Henry Nelson, Eason s’est employé à convertir son neveu Aubrey Ghent, alors âgé de six ans. En l’espace de quelques années, ce dernier allait s’imposer comme un magicien inégalé de ce procédé unique.

Du point de vue du Révérend Ghent, qui porte très haut les couleurs du Sacred Steel depuis bientôt quarante ans, la virtuosité n’est pas une fin en soi, mais un moyen efficace de conduire à la transe des fidèles désireux d’entrer en communion avec l’Esprit Saint. Alors que la voix était habituellement le plus sûr chemin vers l’extase dans les églises pentecôtistes afro-américaines, la steel guitare offre désormais une alternative inédite grâce à la puissance communicative de son chant en cascade, l’agilité de ses voltiges stratosphériques.

La tradition Sacred Steel dispose aujourd’hui d’un ancrage puissant au sein de la congrégation House of God en Floride, mais aussi dans le Kentucky comme dans l’État de New York. Et si d’autres adeptes éminents de cette école ont fait leur apparition ces dernières années – on pense aux Campbell Brothers, et plus encore à Robert Randolph qui a fait connaître ce style dans l’univers du rock –, le Révérend Aubrey Ghent reste le pape incontesté d’un langage musical unique, doté d’une exubérance mystique inégalée.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec la ville de Pierrefitte-sur-Seine

 

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L'épopée de Soundiata

Samedi 22 septembre 2007 à 20h45

Musée national des Granges de Port-Royal des Champs, Magny-les-Hameaux (78)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/portroyal.pdf

Sotigui Kouyaté, conteur
Dani Kouyaté, conteur, tama
Djéli Sory Diabaté, kora
Moussa Diabaté, balafon
Ibrahima Traoré, djembé
Baba Kouyaté, tama
Ali Wagué, flûte
Toumani Diakité, donzon n’goni
Oumou Kouyaté, Adiaratou Diabaté
Ténin Dembélé, chant et danse
Esther Marty-Kouyaté, décor


Sotigui Kouyaté est un griot né à Bamako. Installé en France, il a participé aux aventures théâtrales de Peter Brook et s’est fait remarquer notamment dans un Mahabharata de légende, donné au festival d’Avignon en 1984. Chez les Mandingues, griot veut dire “Maître de la parole” et ce grand écrivain oral, entouré de musiciens et danseurs, distille des mots précieux qui coulent comme une source sur le public, traditionnellement enroulé autour de lui en “koteba”, escargot, ordonné en cercles : les enfants, les femmes et les hommes. Cette soirée est un voyage initiatique vers une vérité primordiale où la logique n’a pas lieu d’être. Le discours fleuri, les métaphores, la relation au sacré, l’humour, le drame et la musique, sont les moyens d’expression traditionnels des griots, autrefois conseillers des rois, généalogistes, historiens, hérauts, panégyristes… Avec ses longues mains dessinant des images sous la voûte de la grange qui vit la splendeur et la dévastation de Port- Royal, Sotigui le Sage conte des histoires de l’ancien Empire mandingue et en tire une morale universelle qui nous relie tous.

L’épopée de Soundiata

L’Empire du Mali est fortement associé avec l’ethnie Mandingue. Il a été fondé au début du XIIIe siècle par le héros Sunjata Keita. Jusqu’aujourd’hui, l’épopée de la vie de Sunjata ou Soundiata – de sa naissance et de son infirmité, sa maturité en exil jusqu’à son retour dans son pays, la défaite de ses ennemis et l’établissement de l’empire malien - reste la base de l’identité malienne.

L’histoire, contée et chantée pendant des siècles, est devenue une part de la tradition orale du Mali. Il y a plusieurs variantes de l’épopée à travers l’Afrique de l’Ouest, mais les évènements principaux restent les mêmes : la conquête du Mali par le roi des Sosso (une ethnie Mandingue), Soumaoro Kante ; la défaite des Sosso face à la coalition dirigée par Sunjata et la florescence de l’empire sous le règne de Sunjata Keita sont des faits réels.

 

Sotigui Kouyaté

Connu en France en tant qu’acteur de théâtre et de cinéma, Sotigui Kouyaté, né en 1936 à Bamako (mais aussi guinéen d’origine et burkinabé d’adoption), est avant tout griot. Les Kouyaté constituent au Mali la plus grande lignée de généalogistes, qui transmettent l’histoire de génération en génération depuis la formation de l’Empire du Mali au XIIIe. Longue silhouette filiforme, il a l’allure de ceux qui connaissent la vie. Une vie qu’il a parcourue par ses corps de métiers : footballeur professionnel, cycliste, boxeur, chanteur, infirmier, menuisier, ébéniste, dactylo. Il est capitaine de l’équipe nationale de football du Burkina Faso quand un ami lui demande de jouer dans une pièce sur l’histoire du pays.

Griot, il rend service au point de devenir directeur artistique des Ballets du Burkina Faso et de la compagnie théâtrale de la Haute-Volta. Il est encore fonctionnaire au ministère malien du travail et de la fonction publique (car l’art ne fait pas vivre) lorsque Peter Brook lui demande d’incarner le sage Bhisma du Mahabharata en 1985. Il a créé à Bamako avec Jean-Louis Sagot-Duvauroux et son neveu Habib Dembélé, la compagnie du Mandéka théâtre pour laquelle il a monté Antigone de Sophocle. Son fils, Dani Kouyaté le met en scène dans Keita ! l’héritage du griot. En 2000, il tient le rôle principal de Little Sénégal de Rachid Bouchareb.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Grâce à l’accueil du Musée national de Port-Royal des Champs

 

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Salon de musique Concert-lecture

Depuis quelques années, le public du festival a pu assister à des concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique, découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la visite commentée du lieu.

Cette année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance particulière de ces dimanches matin où vous serez accueillis dans une orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de chair et de sang.


Jazz

Dimanche 23 septembre 2007 à 10h15

Château du Maréchal de Saxe, Yerres (91)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/yerres.pdf

de Toni Morrison

Pierre Barrat, lecture
Francesco Bearzatti, saxophone


Ses parents ont fui le sud des États-Unis et les violences raciales pour s’installer dans l’Ohio où elle est née.
Grande dame de la littérature américaine, Prix Pulitzer, Prix Nobel, elle est devenue une icône pour les femmes noires. Son roman fait revivre Harlem avec sa gaîté, sa folie et sa violence quand les Noirs le découvrent au début du siècle. Le saxophone y est un acteur sombre et envoûtant, entre jazz et gospel, dans les salons d’apparat d’un maréchal bien turbulent.

Toni Morrison, Prix Pulitzer en 1988 et Prix Nobel de Littérature en 1993 pour l’ensemble de son œuvre, est une figure marquante de la littérature américaine contemporaine.

Toni Morrison est née en 1931 dans l’Etat de l’Ohio de parents ouvriers qui avaient quitté le Sud des Etats-Unis pour échapper au racisme des Blancs du Sud. Son père lui fera cependant connaître durant ses années de jeunesse le folklore noir du Sud. C’est ainsi qu’elle prendra conscience de son identité noire et de la complexité des rapports entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis. Aussi, elle voudra suivre des études supérieures et s’inscrire à la meilleure université noire des Etats-Unis, l’université Howard.

En 1958, elle épouse un architecte jamaïcain, Harold Morrison, dont elle aura deux enfants. Elle est ensuite engagée chez l’éditeur Randon. Elle sera chargée, dans cette maison d’édition, de tout ce qui concerne la littérature noire. C’est ainsi qu’elle se lie avec de nombreuses personnalités impliquées dans la lutte pour l’émancipation des Noirs. Parmi elles, un membre des célèbresBlack Panters.

Après avoir travaillé avec Mohammed Ali et Angela Davis sur leur autobiographie, elle se consacre uniquement à sa propre oeuvre romanesque : Blue Eye en 1960, Beloved en 1988, Jazz en 1992, Paradise en 1998, Love en 2003.

Avec Jazz, dont on entendra un extrait lors du concert du 23 septembre au château du Maréchal de Saxe, Toni Morrison fait revivre Harlem tel que les Noirs le découvrent au début du siècle ; Harlem la ville des Noirs avec sa gaîté, sa folie, sa musique, le jazznaissant et ses sombres et envoûtantes tragédies où des êtres aiment et haïssent avec toute la violence inhérente à leur situation.

En recevant le Prix Nobel, Toni Morrison déclarait : « Ce qui est merveilleux pour moi, c’est de savoir que ce prix a été décerné à un auteur afro-américain et à une noire américaine. »


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Grâce à l’accueil du Château du Maréchal de Saxe
(membre du Groupe Savry "Les Hôtels Particuliers")

http://www.fidf.fr/

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Un train pour le Far Est

Dimanche 23 septembre 2007 à 16h

Rotonde des locomotives, Longueville (77)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/longueville.pdf

Diotima, quatuor à cordes

Steve Reich (1936-), Different trains, pour quatuor à cordes et bande magnétique
John Cage (1912-1992), String quartet in four parts
George Crumb (1929-), Black Angels, Treize images des pays sombres, pour quatuor à cordes électrifié


Nous voyageons avec ce concert, au sens propre et figuré, puisque vous serez acheminés depuis Paris en train à vapeur vers la rotonde où les locomotives à charbon étaient révisées à la fin du XIXe siècle. Une fois arrivés, vous serez accueillis par le jeune quatuor Diotima pour un concert américain. Trois grands compositeurs de notre époque y sont invités. John Cage, personnage ensoleillé à l’humour provocateur, qui a contesté les conventions de jeu et d’écoute du concert classique et a ouvert les horizons de la musique occidentale vers l’Orient. George Crumb, plus incisif, qui élabore de nouvelles techniques d’exécution instrumentale, amplifie, introduit des tamtams, maracas, verres de cristal accordés en harmonica de verre… pour ce quatuor de l’Ange déchu, composé en pleine guerre du Vietnam.
Steve Reich enfin, porte-drapeau de la musique minimaliste et répétitive, dont le quatuor magnétique créé par le Kronos Quartet fait défiler les trains, happant des souvenirs d’enfance dans les gares américaines et la mémoire des déportés juifs.

Depuis Pacific 231 d’Arthur Honegger, les liens entre musique et chemin de fer n’ont plus à être prouvés. Le Festival d’Ile de France prolonge cette alliance en invitant les auditeurs à se rendre au concert du Quatuor Diotima en… train à vapeur.

Destination : la rotonde des locomotives de Longueville. Entre les rails prendront place les instrumentistes pour un concert de musique américaine du XXe siècle. En parfaite osmose avec le lieu, Different trains de Steve Reich évoque l’univers ferroviaire sous différents aspects. C’est tout d’abord l’occasion pour le compositeur de se souvenir des trajets qu’il effectuait entre Los Angeles et New York dans les années 1940, quand son père et sa mère habitaient chacun dans l’une de ces deux villes.

La pièce évoque également les « trains de la mort », qui ont conduit les Juifs dans les camps, durant la Seconde Guerre mondiale. Musicalement ; il est intéressant de constater à quel point le langage minimaliste et répétitif de Reich illustre le rythme ferroviaire, à la fois régulier et puissant.

Changement d’atmosphère avec Quartet in four parts, écrit en 1949 et 1950 par John Cage. D’une grande simplicité d’expression, cette oeuvre, qui doit être jouée sans vibrato, semble s’inspirer des compositions d’Eric Satie.

Ecrit pour quatuor à cordes électrifié, Black Angels de George Crumb décrit de son côté la guerre du Vietnam. Construite en treize sections qualifiées d’« images pour pays sombres », cette œuvre emprunte de nombreuses références à la musique tonale, depuis une citation de La jeune fille et la mort de Schubert jusqu’à l’emploi du thème du « Dies Irae ».

Rompu aux techniques les plus contemporaines, le Quatuor Diotima révélera sans nul doute l’exaltant post-modernisme de ce programme de haut vol.

Trajet en train à vapeur depuis Paris


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec l’AJECTA

 

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American songs

Dimanche 23 septembre 2007 à 16h30

Abbaye des Vaux de Cernay (78)

20/18/16 €

http://www.fidf.fr/cernay.pdf

Mary Carewe, chant
Jason Carr, piano

Charles Ives, Old home day
Cole Porter, Paris
Aaron Copland, Simple Gifts
George
& Ira Gershwin, Blah blah blah…

et aussi Leonard Bernstein, John Cage, Cathy Berberian, Ned Rorem

Les “songs”, chansons, mélodies, composés parfois pour les films ou la scène, ont été très appréciés par le public américain dans la première moitié du XXe siècle. Le genre “cabaret”, dans lequel se sont illustrés des compositeurs “classiques” européens, comme Schönberg, Weill ou Britten, a aussi inspiré les américains, créant le lien entre la grande tradition européenne et une authentique musique américaine née du jazz et des folklores des premiers colons. Ives, Copland, Gershwin, Porter… tous originaux, voire iconoclastes, ont écrit des centaines de ces miniatures dans lesquelles Mary Carewe excelle, avec la pointe de légèreté qui sied aux jeunes divas.

C’est un genre encore trop méconnu. Les songs américains sont souvent délaissés au profit des Lieder allemands ou des mélodies françaises. Ce répertoire comporte pourtant d’authentiques trésors, à l’affiche du récital de l’anglaise Mary Carewe à l’Abbaye des Vaux de Cernay.

Parmi les nombreuses mélodies interprétées lors de ce concert, arrêtons-nous sur les plus marquantes. Composé entre 1914 et 1920, Old Home Day constitue un splendide hommage de Charles Ives à Virgile.

Ecrite dans le style d’un gospel, cette mélodie développe une énergie rythmique effervescente. Contraste total avec Solitary Hotel composé par Samuel Barber sur un texte de Joyce, à l’expression désespérément mélancolique.

C’est également sur un texte de Joyce que John Cage a écrit The wonderful widow of eighteen springs. Dans cette mélodie, la chanteuse doit chanter sans vibrato, comme dans un folksong, tandis que le pianiste joue le clavier… fermé.

Le véritable point d’orgue du récital sera sans conteste Stripsody de Cathy Berberian. Cette commande de la Radio de Brême, créée en 1966, se base sur une idée absolument géniale : faire d’une bande dessinée une partition musicale. On a l’impression que chaque mesure correspond à la case d’un comics. Les amateurs remarqueront d’ailleurs des citations de Superman ou de Tarzan dans cette œuvre au pouvoir drolatique certain.

Mary Carewe proposera également des chansons de Gershwin, Bernstein ou encore Copland – toutes marquées par la même simplicité mélodique et la même vigueur rythmique. Un programme sur-mesure pour cette chanteuse de cabaret absolument irrésistible qu’est Mary Carewe.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Grâce à l’accueil de l’Abbaye des Vaux de Cernay
(membre du Group Savry "Les Hôtels Particuliers")

 

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Youssou N'dour, l'étoile de Dakar

Vendredi 28 & samedi 29 septembre 2007 à 20h30
Dimanche 30 septembre 2007 à 16h30

Cirque d'Hiver-Bouglione, Paris 11è

de 13 à 25 €

http://www.fidf.fr/cirque.pdf

Youssou N’Dour
Baboulaye Sissoko
, kora
Ibrahima Cisse, clavier
Jimi Mbaye, guitare
Habib Faye, basse
Mbaye Dieye Faye, percussions,
Abdoulaye Lô, batterie...

Invités : Rokia Traoré, Julia Sarr et Patrice Larose...


S’il y a une star internationale au Sénégal, c’est bien Youssou N’Dour. Véritable passeur entre l’Afrique et l’Occident, il est un Africain moderne issu d’une longue lignée de griots. Né dans la Médina, quartier chaud de Dakar réputé pour ses “bals poussières”, il participe dès l’enfance à des groupes qui fusionnent les rythmes cubains aux danses sénégalaises, comme le m’balax qui enflamme les bals de la ville. Avec l’Étoile de Dakar, puis le Super Étoile, il voyage en Europe et se lie d’amitié avec Peter Gabriel qui lui donnera l’occasion d’une reconnaissance internationale. Depuis Youssou N’Dour a réussi l’impossible : toucher l’âme occidentale sans trahir ses racines. Adulé, voire idolâtré au Sénégal, il est perçu comme un saint et un modèle de réussite africaine. À la tête d’un empire (studio, label, radio, club…), il n’en est pas moins très impliqué dans des actions humanitaires et lutte contre la pauvreté et la ségrégation depuis vingt ans. Il a choisi dans cette rencontre de nous faire entendre un concert “acoustique” où son identité sénégalaise se lit à travers le choix des instruments et des langues : le wolof, le sérère, le peul et le bambara... témoins de la richesse culturelle de son pays.

Youssou N’dour est bien la plus grande star internationale africaine, l’un des seuls à pouvoir donner un sens positif au terme de « world music ». Le « rossignol de Dakar », encore surnommé le petit prince de Dakar, se fait remarquer rapidement : cérémonies de circoncision, bals-poussières, troupe de théâtre, il se retrouve dans le Diamono et surtout le Star Band d’Ibra Kassé.

À la fin des années 70, il monte son groupe, L’Étoile de Dakar, rebaptisée le Super Etoile de Dakar en 1981. Il est remarqué par Peter Gabriel qui l’invite à participer à l’album So puis à une tournée. Youssou N’dour réussit un tour de force que d’aucun avait réussi jusque-là : fusionner le m’balax sénégalais à la pop internationale : toucher l’âme occidentale sans trahir ses racines sénégalaises. Artiste double-face, Youssou a une vie occidentale, une vie au Sénégal : ici, il apparaît dans les causes humanitaires

les plus célèbres et ses duos avec Sting et Neneh Cherry ont parachevé sa célébrité. En Afrique, il édite des cassettes spécifiques au marché local où il a construit un Empire : label, studio d’enregistrement, boite de nuit, groupe de communication, ses investissements au pays permettent d’en faire vivre plus d’un. Mais Youssou N’dour est avant tout un passeur entre deux cultures où l’Afrique et l’Occident échangent à part égale.

 

Julia Saar et Patrice Larose

Sénégalaise d’origine, Julia Saar est vite devenue la choriste préférée des scènes parisiennes avant de devenir "l’attitrée" de Lokua Kanza. Émancipée de son tuteur musical, elle s’est lancée dans son premier album avec le guitariste français Patrice Larose. Avec Set Luna, elle a battu en brèche les attentes conventionnelles et les clichés africanistes. Intimiste, moderne, ciselé, l’album est autant l’œuvre de Julia que de Patrice et impose une sensibilité nouvelle où la voix et la guitare construisent un merveilleux dialogue. Sur Set Luna, on entend le grand frère Youssou N’dour pour qui elle a également été choriste.

 

Rokia Traoré

La chanteuse malienne Rokia Traoré n’est pas loin de marcher sur les pas de Youssou N’dour. Élégance et retenue encadrent une voix puissante. La modernité occidentale accompagne une recherche acoustique épurée de la musique traditionnelle malienne. Comme Youssou, elle investit au pays et construit des studios pour permettre aux artistes africains d’enregistrer au Mali. Des mélodies simples, des textes poétiques, une instrumentation raffinée et surtout une voix cristalline ont séduit Oumou Sangaré et Ali Farka Touré, ses mentors, qui l’ont poussée à se professionnaliser.


INFOS PRATIQUES

Tarifs 1ère cat. : tarif plein 25 / tarifs réduits 23 et 21
Tarifs 2ème cat. : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 3ème cat. : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien d’Air Sénégal International, groupe Royal Air Maroc

 

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Musiques pour la Semaine Sainte

Samedi 29 septembre 2006 à 20h45

Chapelle du Château, Fontainebleau (77)

20/18/16 €

http://www.fidf.fr/fontainebleau.pdf

Le Parlement de musique
Martin Gester
, direction

Alessandro Scarlatti (1660-1725), Lamentations pour la Semaine Sainte, Stabat Mater


Arcangelo Corelli
(1653-1713), Sonata da chiesa en si mineur

Sur les murs de la somptueuse chapelle royale furent peints les portraits des prophètes sur commande d’Henri IV. On y voit Jérémie et la chute des anges rebelles. Pour ce concert, Martin Gester propose les Lamentations, étranges et ardentes, écrites par Scarlatti pour le grand duc de Toscane lors de son séjour à la cour des Médicis à Florence.

L’organiste et chef d’orchestre Martin Gester s’affirme aujourd’hui comme l’un des plus grands défenseurs de la musique sacrée de l’ère baroque. À la tête de son ensemble sur instruments anciens « Le Parlement de musique », il met un point d’honneur à exhumer des partitions qui, jusque-là, n’avaient souvent jamais été sorties des bibliothèques.

Le programme "Musiques pour la Semaine Sainte" se consacre presque entièrement au compositeur sicilien Alessandro Scarlatti. Première difficulté pour l’interprète : choisir des partitions dans un corpus comprenant pas moins de huit cent vingt cantates et une centaine d’opéras. C’est le registre doloriste du compositeur qui sera mis en valeur au château de Fontainebleau.

Les Lamentations pour la Semaine Sainte narrent, dans un registre à la fois intime et expressif, la déploration du prophète Jérémie sur les ruines de Jérusalem. L’écriture d’Alessandro Scarlatti semble faire le lien entre la sobriété méditative d’un Palestrina et les affects sensibles d’un Vivaldi.

Pour sa part, le Stabat Mater évoque, par son engagement poignant, l’univers exacerbé de l’opéra. La richesse du traitement harmonique n’y a d’égale que la puissance coloriste de l’invention mélodique.

En contrepoint, le Parlement de musique propose deux Sonates da chiesa d’Arcangelo Corelli. Ces sonates d’église obéissent à une forme inébranlable, alternant mouvements lents et vifs. Mais au-delà de cette construction structurelle, Corelli met en valeur le potentiel à la fois technique et expressif du violon. Dans un langage noble et orné, l’instrument-roi passe avec brio de la fugue à la gigue et d’un jeu cantabile à la virtuosité la plus démonstrative.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien du Musée national du Château de Fontainebleau

 

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I had a dream

Samedi 29 septembre 2006 à 20h45

Théâtre du Fil de l'eau, Pantin (93)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/pantin.pdf

Les Éléments, chœur de chambre
Joël Suhubiette, direction
Les Percussions de Strasbourg

Luigi Dallapiccola (1904-1975), Canti di prigiona
Zad Moultaka (1967-),
I had a dream, d’après le discours de Martin Luther King. Création pour le Festival d’Ile de France.
Katrina, pièce pour percussions et projection d’images. Création pour le Festival d’Ile de France.

La Scala del cielo, version pour grand chœur

Vous pourrez venir en bateau à ce théâtre sur les bords du canal de l’Ourcq et assister à un concert consacré à la réflexion de deux compositeurs sur les épreuves d’un peuple en guerre, l’Italie mussolinienne pour le premier, d’un peuple toujours sacrifié, les Noirs de Louisiane pour le second. Luigi Dallapiccola, compositeur italien de la première moitié du XXe siècle, a composé dans une écriture moderne, de grandes œuvres chorales et orchestrales qui témoignent de son engagement contre le fascisme. Ses chants des prisons font partie de ces moments forts de l’histoire de la musique et annoncent par leur thème engagé l’indignation de Zad Moultaka, compositeur franco-libanais, devant l’indifférence du gouvernement américain au malheur de la population noire après le passage du cyclone Katrina. Le rêve de Martin Luther King reste un rêve, et la pauvreté reste de la même couleur, noire. Écrite pour grand choeur et percussions, l’œuvre suit les fluctuations du discours du leader, mue par une pulsion intérieure à l’instar des gospels. La vague déferlante des percussions prolonge le concert en résonance aux images filmées après la catastrophe.

L’engagement politique dans le geste créateur, tel est le credo du concert proposé par le choeur Les Eléments et Les Percussions de Strasbourg.

Figure bien connue du Festival d’Ile de France, le compositeur libanais Zad Moultaka livre cette année deux œuvres en création mondiale. Écrit pour chœur et environnement électroacoustique, I had a dream revient sur le célèbre discours de Martin Luther King. Mais pourquoi la citation est-elle au passé ? Pour Zad Moultaka, le rêve de Martin Luther King ne s’est pas concrétisé. Aux États-Unis, les Noirs n’ont toujours pas les mêmes droits que les Blancs. En témoigne, selon lui, la faible mobilisation du gouvernement de George W. Bush lors de l’ouragan Katrina qui a dévasté les quartiers « noirs » de La Nouvelle-Orléans. Katrina est d’ailleurs le titre de la deuxième création de Zad Moultaka, écrite cette fois-ci pour six percussionnistes.

Créée l’année dernière au Festival d’Ile de France, La Scala del cielo, toujours de Zad Moultaka, allie le chœur aux percussions dans l’évocation d’un Orient imaginaire, construit à partir de textes de l’Egypte ancienne.

Le même souffle engagé parcourt les Canti di prigiona de Luigi Dallapiccola, composés entre 1938 et 1941 dans l’Italie mussolinienne. Chaque chant correspond aux dernières lignes écrites par un prisonnier célèbre : la Reine Mary Stuart, Boèce et Savonarole. Apre et fascinante, l’écriture musicale doit autant à Stravinsky qu’à Berg.

Les rênes de ce programme exigeant sont confiées à deux ensembles passionnants : Les Eléments, un choeur à l’aise tant dans la musique baroque que dans la création contemporaine, et Les Percussions de Strasbourg, formation aussi impressionnante à entendre qu’à voir.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec la ville de Pantin

 

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Salon de musique Concert-lecture

Depuis quelques années, le public du festival a pu assister à des concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique, découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la visite commentée du lieu.

Cette année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance particulière de ces dimanches matin où vous serez accueillis dans une orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de chair et de sang.


Racines

Dimanche 30 septembre 2007 à 10h15

Château de Coubertin, Saint Rémy-lès-Chevreuse (91)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/coubertin.pdf

d'Alex HALEY

Pierre Barrat, lecture
Jean-Jacques Milteau, harmonica

Manu Galvin, guitare

Sa rencontre avec Malcolm X va le pousser à rechercher ses racines africaines, en Gambie, où, grâce à un
griot, il retrouve les traces d’un ancêtre qui, sept générations auparavant, a été embarqué comme esclave. Il
sera le premier personnage de sa célèbre saga dont l’épisode raconté ce matin, près des ateliers de
sculpture, des bronzes et du parc assoupi, se situe quand Lincoln tente d’abolir l’esclavage. Liberté je crie ton
nom, dit le héros, avec le blues et l’harmonica aux lèvres.

Alexander Palmer Haley est né en 1921 aux Etats-Unis, dans l’Etat de New York. Bien que né d’une famille ayant aussi du sang irlandais, il n’a jamais renié ses origines africaines. Bien au contraire, l’essentiel de son œuvre sera consacré à l’histoire des familles américaines dont les ancêtres furent des Africains vendus comme esclaves à des propriétaires terriens américains.

Ce n’est qu’en 1960 qu’il entama réellement une carrière littéraire, après avoir servi pendant 20 ans dans l’armée comme garde-frontières. D’abord journaliste chroniqueur pour des magazines, il est sollicité pour écrire une autobiographie de Malcolm X. La rencontre avec ce leader fondateur de l’organisation de l’Unité Afro-américaine assassiné en 1965 l’incita à se passionner pour l’histoire de ses ancêtres africains, dont, enfant, il avait entendu raconter de nombreux souvenirs. Passionné de jazz, il aime retrouver dans cette musique la parole d’esclaves ou d’anciens esclaves qui, en composant ou en écrivant, "se défaisaient du joug de l’esclavage et entraient dans le monde de la liberté". "Mes livres ne répondent pas exclusivement à des préoccupations esthétiques, pas plus qu’à des préoccupations politiques. L’art doit faire les deux à la fois."

S’embarquant un jour pour la Gambie de ses ancêtres africains, il a pu retrouver, grâce à un griot du village, l’histoire de celui qui, sept générations auparavant, a été embarqué comme esclave sur un bateau voguant vers l’Amérique. Cet homme, Kunta Kinte, va être le premier personnage de cette lignée familiale dont Alex Haley est un des derniers descendants. Voulant connaître les conditions très dures auxquelles étaient soumis les esclaves, comme son ancêtre, lorsqu’ils étaient emmenés en Amérique, Alex Haley fera son voyage de retour aux Etats-Unis dans la cale d’un cargo.

Racines raconte donc l’histoire de Kunta Kinte et de sa descendance. L’œuvre a connu un succès énorme et sera traduite dans 37 langues. L’extrait du roman qui sera lu lors du concert du 30 septembre au Château de Coubertin se situe en 1868, au moment où Lincoln, élu président des États-Unis, tenta d’abolir l’esclavage des Noirs, avant d’être assassiné par un fanatique sudiste.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Grâce à l’accueil de la Fondation de Coubertin

 

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Ô happy day!

Dimanche 30 septembre 2007 à 16h30

Collégiale Saint-Martin, Montmorency (95)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/montmorency.pdf

Soul Gospel Academy, ensemble vocal
Jan Stümke, piano

Gospels et Negro Spirituals de concert


En 1619 arrivent en Virginie les vingt premiers esclaves africains. Ils seront plus d’un million à être arrachés à leurs racines pour le Nouveau Monde. Une des étapes de leur éprouvant voyage était les Antilles, tour à tour espagnoles, françaises et britanniques. Certains, pour les besoins des riches colons installés sur les îles, restaient dans les plantations de canne à sucre. Très majoritaire, la population noire était évangélisée, bien qu’on lui déniât longtemps d’avoir une âme ! En mémoire de leurs ancêtres et en fraternité avec les afro-américains, ce chœur antillais reprend avec passion les gospels des communautés émigrées dans les villes du nord.

Il règne une certaine confusion de ce côté-ci de l’Atlantique entre spirituals et gospel. Héritier direct du premier, le second se différencie du premier en faisant volontiers référence à des hymnes inspirés du Nouveau, et non de l’Ancien Testament. Plus concrètement, le gospel a longtemps caractérisé une tradition religieuse plus populaire que les spirituals, avant de devenir aujourd’hui le style universellement consacré par les Afro-Américains dans leurs églises.

L’intérêt du public européen pour cette musique n’est pas récent, mais il s’était toujours apparenté à l’engouement que pouvaient connaître le jazz et le blues. La carrière internationale de Mahalia Jackson, abondamment relayée par le disque et la télévision, avait même alimenté à une époque une forme de diaspora noire-américaine chez nous. Au même titre que le Golden Gate Quartet, Liz McComb trouvait encore récemment en France une seconde patrie particulièrement réceptive à son art.

La nouveauté provient de l’éclosion en France, depuis une quinzaine d’années, de formations étrangères à l’univers américain. Ce phénomène reflète l’existence d’une forme de gospel autonome, dont l’essor est principalement le fait des communautés antillaises et africaines. Preuve d’une volonté d’intégration dans le respect des particularismes culturels de chacun, la Soul Gospel Academy trouve dans l’exemple afro-américain un modèle évident : celui d’une minorité capable de faire valoir la richesse de sa différence.

L’âme du groupe se nomme Jean-Pierre Cadignan. Violoniste originaire de la Martinique, il doit son initiation à l’art vocal religieux noir-américain aux Gospel Chords Singers, avec lesquels il s’est longtemps produit à travers la France. Depuis le tournant du millénaire, il mène l’aventure de cette Soul Gospel Academy avec la volonté affirmée d’ouvrir le vocabulaire de la formation à la modernité, sans pour autant renier la tradition. Cet éclectisme, de même que la présence autour de lui de voix venues d’horizons divers, contribue grandement à la richesse vocale et culturelle d’un groupe dont les prouesses vocales, habitées par la foi, constituent une passerelle heureuse entre le profane et le religieux.


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Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien de la ville de Montmorency

 

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Le balafon et les compagnons

Dimanche 30 septembre 2007 à 16h30

Auditorium Jean-Pierre Miquel, Vincennes (94)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/vincennes.pdf

Les Percussions de Treffort
Alain Goudard
, direction
Moussa Héma, percussions, balafon

Moussa Héma, Oflé Nié (Regarde les), pour percussions, objets sonores, voix et balafon


Voici un concert rare avec la découverte d’un jeune balafoniste du Burkina Faso, Moussa Héma, fils d’un forgeron qui lui a tout appris de sa culture mandingue, et des percussionnistes pas comme les autres, les Percussions de Treffort. Pour cet ensemble qu’il a créé il y a vingt-huit ans, Alain Goudard associe des percussionnistes professionnels et des handicapés mentaux dans une démarche consacrée à la création. De nombreux artistes ont déjà apporté leur concours à cette aventure humaine et artistique exceptionnelle à laquelle se joint Moussa. Avec lui, ces musiciens différents font pousser avec humour une drôle de forêt d’objets sonores sur le plateau qui étonneront et raviront les plus exigeants mélomanes.

La raison d’existence des Percussions de Treffort, c’est la création, celle qui permet un échange vrai, provoquant l’évolution et la réflexion de chacun, y compris du public. Fondées en 1979 par Alain Goudard, chanteur et percussionniste, les Percussions de Treffort ont choisi d’être en mouvement permanent, de croiser les disciplines artistiques et de se laisser conduire d’un univers musical à un autre, au travers de collaborations aussi diverses que Louis Sclavis, Carlo Rizzo ou Geneviève Sorin. 27 ans de rencontres et de créations et 15 musiciens professionnels et handicapés mentaux. Car la démarche d’Alain Goudard, unique en son genre, réunit sous Résonance Contemporaine, un ensemble de percussions, un Pôle ressources de musique contemporaine mais aussi un Pôle ressources Culture et Handicap.

Cette année, c’est avec le balafoniste burkinabé Moussa Héma que les Percussions de Treffort ont choisi de travailler. Habitués à modeler les textures et les couleurs musicales, Moussa et les Percussions de Treffort s’accordent sur un vocabulaire commun, construisent à partir d’un creuset originel un langage particulier dont l’aboutissement s’intitule Oflé Nié "Regarde les".


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Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien de la ville de Vincennes

 

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La brousse électrique

Jeudi 4 & vendredi 5 octobre 2007 à 20h

Musée du quai Branly, Paris 7è

20/18/16 €

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Kasaï Allstars
Basokin
Masanka Sankayi
Orchestres traditionnels électrifiés, chant et danse

Musiques rituelles et festives des tradi-modernes de Kinshasa


Le Congo-Kinshasa, ancien Congo belge, puis Zaïre, est un pays où se côtoient soixante trois millions d’habitants, dont plus des trois quarts vivent en dessous du seuil de pauvreté. Cinq cents ethnies parlant chacune une langue ou un dialecte en plus du français, habitent essentiellement les régions des grands lacs, de l’embouchure du Congo, de la savane… Les musiciens de cette soirée habitent Kinshasa après avoir quitté la brousse de la région de Kasaï, connue pour ses mines de diamants, ou de Tandjob et de Songye, et continuent en ville à remplir leur rôle d’intermédiaires auprès des ancêtres avec leurs chants et leurs danses.
Dans le vacarme urbain, ils ont dû adapter leurs instruments traditionnels en les électrifiant et, avec un spectaculaire génie de la récupération, en inventer de nouveaux, détournant, non sans humour, des objets usuels comme des couvercles de casseroles, pièces de voitures, bouteilles de soda, tuyaux de plomberie…
Les “pianos à pouces”, les likembés, équipés de micros fabriqués à la main, font partie des plus célèbres. Il en résulte un style unique, une musique puissante et distordue interprétée par les “tradi-modernes”, un pied dans le groove actuel, un autre dans la transe et le rituel des chasseurs de brousse. À découvrir dans le temple de Jean Nouvel consacré aux arts premiers.

Originaires du Congo, les Kasaï Allstars procèdent d’une histoire qui interroge littéralement nos oreilles occidentales. Ils viennent de régions spécifiques du pays comme le Kasaï, une province connue pour ses mines de diamants. Le Kasaï, dont la source est en Angola, est le principal affluent du fleuve Congo. Situé au centre du pays, c’est une des plus grandes zones urbaines d’où provient un tiers de la production mondiale de diamants industriels.

Poussés à émigrer à Kinshasa pour des raisons économiques, les musiciens traditionnels se sont vite perdus dans une ville rendue exsangue par un pouvoir corrompu. Dans les faubourgs de Kinshasa se sont multipliées les églises évangéliques et pentecôtistes, propageant leurs slogans au son de camions déambulant du matin au soir dans la ville. Débarqué dans ce marasme sonore, Vincent Kenis, spécialiste des musiques traditionnelles mais aussi urbaines du Congo, note que les musiciens se sont adaptés à cette ambiance particulière au moyen d’une amplification bricolée à partir d’un matériel de récupération. Il faut préciser cependant que dès les années 50, des mutations atteignent les communautés traditionnelles, qui elles-mêmes découlent de la nouvelle vie amenée par les mines de cuivre et de diamants. Ainsi le musicologue Hugh Tracey enregistre un morceau Luba où un lamellophone est posé sur la caisse d’une guitare pour amplifier le son.

Les distorsions obtenues par les likembés géants (pianos à pouces) électrifiés et les mégaphones sont caractéristiques de ces groupes comme le Kasaï Allstars, un collectif qui regroupe quatorze musiciens provenant de plusieurs groupes dont Masanka Sankayi et Basokin. Ils appartiennent à des communautés culturelles (Luba et Lulua par exemple) quasiment incompatibles. Réunis au sein d’un même groupe, ils ont su faire la place à des solistes aux styles bien différents.

Outre les likembés et mégaphones, le Kasaï Allstars intègre guitares et balafons électriques, ainsi que des tambours à résonateurs comme le lokole, un grand tambour à fente très lourd qui se joue debout et est capable de produire huit notes différentes. Il était traditionnellement utilisé pour les communications interzonales. Le Kasaï Allstars, c’est aussi la juxtaposition de chanteurs-harangueurs à l’humour décapant, chacun dans sa propre langue.

Un son à la limite du punk, saturé, intense, qui possède des pouvoirs hypnotiques d’une étonnante séduction, surtout lorsqu’il est assorti de danses érotiques.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 18 / Tarifs réduits : 18 et 16

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec le musée du quai Branly

 

http://www.fidf.fr/

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Pour un nouveau monde

Samedi 6 octobre 2007 à 20h45

Usine Renault, Flin-Aubergenville (78)

12/8 €

http://www.fidf.fr/flins.pdf

Orchestre National d’Île de France
Philippe Graffin
, violon
Peter King, récitant
Yoël Levi, direction

Joseph Schwantner (1943-), New morning for the world, “Daybreak of freedom”, pour orchestre et récitant, textes de Martin Luther King
Samuel Coleridge-Taylor (1875-1912), Concerto pour violon en sol mineur, op.80
Duke Ellington (1899-1974), The River


En hommage à Martin Luther King, l’orchestre, dirigé par son chef principal, Yoël Levi, s’associe au festival dans un programme peu entendu d’œuvres de compositeurs acquis à la cause des laissés-pour-compte en Afrique ou aux États-Unis. L’américain Schwantner tout d’abord. Il a composé cette page symphonique magiquement orchestrée sur les paroles du discours du leader noir. Coleridge-Taylor, quant à lui, est né dans une Angleterre encore très victorienne, d’un père africain et d’une mère anglaise. Violoniste, compositeur et chef d’orchestre exceptionnellement doué, il fut surnommé le “Dvorak noir” pour le caractère romantique de sa musique,mais aussi pour les thèmes africains qu’il y développe. Le violoniste Philippe Graffin, le premier à avoir enregistré son concerto pour violon, va souvent en Afrique du Sud où il aide les enfants noirs des townships à jouer de la musique. “The River” de Duke Ellington fait un autre lien avec l’Amérique et notre balade sur la Seine vers la capitale de la Clio Renault où des visites sont organisées toute la semaine pour la découvrir sur ses chaînes de montage.

L’Orchestre National d’Ile de France et son directeur musical Yoël Levi nous invite à découvrir l’esthétique originale de la musique symphonique anglo-saxonne. Le cadre du concert – les usines de Renault à Flins – rappelle par ailleurs l’importance de la révolution industrielle sur le continent nord-américain.

Inconnu en France, le compositeur Joseph Schwantner (né en 1943) est pourtant une véritable célébrité Outre-Atlantique. Du Philharmonique de New York au Symphonique de Boston, tous les orchestres lui ont passé commande d’une œuvre pour grande formation.

Ecrit sur des textes de Martin Luther King, New morning for the world , Daybreak of freedom illustre parfaitement le langage néo-classique et bien sonnant de Joseph Schwantner.

La personnalité du compositeur britannique Samuel Coleridge-Taylor est tout autre. De père africain, il fut l’un des rares Noirs à avoir fait carrière dans la musique au tournant des XIXe et XXe siècles. Son Concerto pour violon en sol mineur s’inspire autant de Dvorak que des Negros spirituals.

Soliste du concert, le violoniste Philippe Graffin a enregistré cette œuvre en Afrique du Sud avec l’Orchestre Philharmonique de Johannesburg, prolongeant ainsi joliment le lien entre les continents.

Le concert s’achève avec un standard connu de tous, The River de Duke Ellington. Une démarche musicale "crossover" que ne renie pas l’Orchestre National d’Ile de France. Rappelons que, la saison dernière, la formation francilienne s’est notamment produite avec le pianiste de jazz Brad Mehldau, ou encore avec le groupe latino-pop Pink Martini.


Conférence musicale avec les musiciens de l’orchestre à 18 h
Restauration légère
à 19 h
Concert à 20 h 45

INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 12 / Tarif réduit : 8
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien de Renault - Usine de Flins
En collaboration avec La Nacelle - Théâtre du Mantois
(Aubergenville)

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Les Psaumes pour la Paix

Samedi 6 octobre 2007 à 20h45

Église Notre-Dame des Roses, Grisy-Suisnes (77)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/grisy.pdf

La Maîtrise de Colmar, chœur de garçons
Et chœur d’hommes
Ensemble instrumental
Arlette Steyer
, direction

Leonard Bernstein (1918-1990), Chichester Psalms pour choeur, harpe, orgue et percussions
Richard Nance (1955-), Credo pour chœur, trio de solistes, orgue, harpe, hautbois et timbales.
Extrait de Mass for a new millenium


Parmi les musiciens américains, Bernstein est l’un des plus populaires. Chef d’orchestre, compositeur, pédagogue et acteur engagé dans de nombreuses causes humanitaires, il a réussi dans tous les domaines.
Sa fougueuse énergie et la simplicité avec laquelle il enseignait la musique aux enfants l’ont également rendu célèbre. Passant d’un style à un autre, du jazz, du gospel, au symphonique mahlérien…, sa musique très originale reste accessible à tous les publics qui se reconnaissent dans les grands thèmes sur la condition humaine qu’il a aimé traiter. Ses magnifiques Psaumes font partie de ses oeuvres religieuses. Fils d’immigrants juifs, il n’oubliait pas ses racines et fut sensible à la proposition de la Cathédrale de Chichester en Angleterre, quand elle lui fit la commande d’une œuvre sur six psaumes en résonance avec son engagement pour la paix dans le monde. C’est dans une étonnante et belle église contemporaine que la Maîtrise de Colmar, accompagnée d’adultes et d’un ensemble orchestral, participera à son espoir de vivre harmonieusement ensemble.

Depuis Mstislav Rostropovitch jouant lors de la chute du Mur de Berlin jusqu’à Daniel Barenboïm créant un orchestre symphonique avec des Israéliens et des Palestiniens, nul n’ignore les messages de paix régulièrement délivrés par la musique classique.

Le programme d’œuvres sacrées américaines proposé par la Maîtrise de Colmar s’inscrit dans cette lignée. Créés en 1965 à la Cathédrale de Chichester, les Chichester Psalms de Leonard Bernstein délivrent un message d’humilité et d’apaisement. Si le premier mouvement est un chant de louange généreux et coloré, le second psaume s’avère beaucoup plus intime, avec son solo diaphane de voix d’enfant. Quant au finale, il impressionne par sa sincérité et sa noblesse d’expression – Bernstein a d’ailleurs indiqué sur la partition "peacefully flowing".

En écho, le Credo de Richard Nance (né en 1955) témoigne de la vitalité toujours actuelle de la musique religieuse Outre-Atlantique.

Cet extrait de la Mass for a new millennium se partage en trois sections, musicalement très contrastées. Le compositeur, membre de la Faculté de musique de l’Université luthérienne du Pacifique, illustre le message religieux par des phrases vocales simples et lumineuses.

L’accompagnement instrumental – orgue, harpe, hautbois, timbales, xylophones et glockenspiel – forme un écrin joliment équilibré. Ce programme s’annonce ainsi prometteur, d’autant plus qu’il sera interprété par l’une des meilleures maîtrises de France. Dirigée par Arlette Steyer (une ancienne membre des Arts Florissants), la Maîtrise de Colmar est reconnue pour ses qualités d’homogénéité et de musicalité. Constitué de trente garçons et de vingt hommes, l’ensemble brasse avec brio les répertoires, depuis Palestrina jusqu’aux créations contemporaines.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec l’Association des Amis de l’orgue de Brie-Comte-Robert

 

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Du shtetl à New-York

Dimanche 7 octobre 2007 à 16h45

Orangerie, Meudon (92)

de 13 à 20 €

http://www.fidf.fr/meudon.pdf

Sirba Octet, ensemble instrumental
Violons, piano, clarinette, alto, violoncelle, contrebasse, cymbalum
Isabelle Georges, chant, claquettes

Airs traditionnels juifs et standards de la comédie musicale américaine


Les vagues d’immigrations, irlandaises, italiennes, chinoises…, vers le Nouveau Monde n’ont pas cessé. Dès la fin du XIXe siècle, les persécutions contre les Juifs d’Europe Centrale les ont poussés à quitter leurs villages, les shtetl en yiddish, et à traverser l’Atlantique. C’est le sujet du film de Chaplin, “The Immigrant”, et du documentaire du “Shtetl à Broadway”, projeté en amont du concert. Inspirés par ce dernier, les musiciens de Sirba ont composé tout un programme qui met en évidence la filiation des airs traditionnels juifs avec les thèmes des comédies américaines et les rapprochements entre deux communautés écartées du rêve américain, les Juifs et les Noirs.

C’est en 2003 que huit musiciens, en majorité issus de l’Orchestre de Paris, décident de fonder le Sirba Octet. L’idée est de mêler musiques classique, yiddish et tsigane. Depuis lors, l’ensemble, où l’on retrouve aussi bien le contrebassiste Bernard Cazauran que le clarinettiste Philippe Berrod, s’est produit sur un grand nombre de scènes et a sorti un disque réjouissant intitulé "Un violon sur les toits de Paris".

Pour le Festival d’Ile de France, le Sirba Octet propose une nouvelle création, "Du shtetl à New York", inspiré du film d’Isabelle Rousso-Lenoir Du shtetl à Broadway. Ce programme reproduit en musique le parcours des immigrés juifs de la Mitteleuropa débarquant à New York au début du XXe siècle. Leurs chansons traditionnelles sont à l’origine des mélodies des comédies musicales et donc des plus grands succès de Broadway. Par ailleurs, la population juive fraternise avec la communauté noire de Brooklyn. Et c’est ainsi que le jazz s’allie avec la comédie musicale…

De Benny Goodman à Leonard Bernstein, les plus grands artistes ont su profiter de ce véritable métissage des formes musicales. Ou comment le cymbalum hongrois se met à dialoguer avec la contrebasse jazz ! "Du shtetl à New York" donnera donc l’occasion d’entendre à la fois Bessarabye, Over the Rainbow ou encore My funny valentine.

Le Sirba Octet s’est associé pour ce spectacle à la chanteuse Isabelle Georges, connue autant pour ses performances de cabaret que pour ses rôles dans l’opérette. Savoureux brassage artistique, "Du shtetl à New York" offrira à coup sûr une autre vision de la mondialisation.


INFOS PRATIQUES

Tarifs 1ère cat. : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 2ème cat. : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien de la ville de Meudon

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Lorraine motel

Dimanche 7 octobre 2007 à 16h30

Pavillon Baltard, Nogent-sur-Marne (94)

17/15/13 €

http://www.fidf.fr/baltard.pdf

Voices Chœur International

Chœurs amateurs d’Ile-de-France
Varia Voce, Voix-Si Voix-La, Les Troup’Adour, Ensemble vocal Mélisande, Chœur du Lycée Racine, Atelier choral de l’Ariam Ile-de-France, Chœur Allucere, Les chœurs de jeunes de l’Église Américaine, Angel voices
Bonnie Woolley, direction

Orchestre d’Harmonie de Levallois
Vincent Renaud
, direction
Jean-Luc Capozzo, trompette, soliste improvisateur
Bernard Struber, orchestration et direction
Philippe Hourriet, mise en espace

Alain Gibert (1947-) Lorraine Motel, oratorio pour choeurs, orchestre d’harmonie et trompette, sur le discours de Martin Luther King
“I have a dream”. Création pour le Festival d’Ile de France.


Le 4 avril 1968, un militant ségrégationniste tue Martin Luther King sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee où il s’était rendu pour préparer une marche destinée à soutenir des ouvriers noirs de la ville. Il avait 39 ans et avait prédit sa mort violente avant ses 40 ans. À l’annonce de son assassinat, une vague d’émeutes enflammèrent 60 villes des États-Unis. Le Président Johnson qui avait fait voter les lois reconnaissant les Droits Civiques et le Droit de Vote des Noirs américains, déclara une journée de deuil national. 300 000 personnes suivirent son cercueil posé sur une charrette tirée par une simple mule. On l’appelait l’homme du rêve, celui qui osait rêver d’une humanité où Blancs et Noirs pourraient se donner la main. Comme Gandhi, c’est par la non-violence qu’il croyait ce rêve possible. Sur le discours de paix du pasteur “I have a dream”, Alain Gibert, membre fondateur du collectif de jazz de l’ARFI, tromboniste et compositeur, a écrit un oratorio pour 200 choristes, choeur de negro-spirituals et orchestre d’harmonie. Un moment fort du festival dans cette belle halle qu’il veut conclure par un signe pacifique : une berceuse xhosa traditionnelle que lui a transmise un chef de chœur sud-africain.

C’est une œuvre hors norme qui s’apprête à être créée au Festival d’Ile de France. Basé sur le discours de Martin Luther King « I have a dream », Lorraine Motel (référence au lieu où fut assassiné le pasteur) est un oratorio destiné à un effectif pléthorique.

Le compositeur (et tromboniste de formation) Alain Gibert a convoqué deux cents choristes, un orchestre d’harmonie d’une soixantaine de musiciens et une trompette solo. L’œuvre unit ainsi autant les répertoires (jazz, classique…) que les interprètes (amateurs et professionnels). Pour construire une telle fresque sonore, Alain Gibert a imaginé un vaste crescendo, qui fera commencer les voix par une simple monodie avant d’aboutir à une large polyphonie. C’est une berceuse xhosa d’Afrique du Sud qui conclura cette œuvre, en reflétant le dialogue entre les cultures. Il faut rappeler qu’Alain Gibert a consacré une partie de son travail au pays des townships. Son œuvre Sing for Freedom avait ainsi été créée en 2003 par le Chœur Nelson Mandela et le bigband de la Marmite infernale.

Pour Lorraine Motel, les différents choeurs réunis (allant de la chorale de lycée jusqu’aux ensembles d’église) seront préparés par Bonnie Woolley, chef des Voices Chœur International. Les souffleurs de l’orchestre d’harmonie fourniront de leur côté une ponctuation instrumentale au discours vocal, à l’instar du chœur antique scandant la tragédie. À noter que l’orchestration de la pièce a été confiée à Bernard Struber, connu entre autres pour avoir fondé l’Orchestre Régional de Jazz d’Alsace. L’Orchestre d’harmonie de Levallois-Perret sera quant à lui placé sous la baguette de son jeune chef Vincent Renaud.

Pour représenter musicalement la position de Martin Luther King prononçant son discours, Alain Gibert a eu l’idée d’intégrer une partie improvisée de trompette jazz. Elle ne pouvait être tenue que par Jean-Luc Capozzo, compagnon de route d’Alain Gibert dans le Trio Apollo. Pour clore le tout, c’est Philippe Hourriet qui mettra en espace ce spectacle humaniste et grandiose.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

En collaboration avec la ville de Nogent-sur-Marne et le Pavillon Baltard
En partenariat avec l’Ariam Île-de-France

 

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Présidents d'Afrique

Dimanche 14 octobre 2007 à 17h

Le Bataclan, Paris 11è

20/18/16 €

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Didier Awadi (Sénégal)
Ensemble instrumental - chant, kora, clavier, guitare, basse, percussions, batterie
Skwatta Kamp (Afrique du Sud)
Tata Pound (Mali)
Smokey (Burkina Faso)
Maji Maji (Kenya), rap, chant.
Et d’autres invités surprises.

Dix-sept discours de leaders africains historiques commentés par le rap et le slam


Ayant choisi de vivre dans son pays et d’aider ses compatriotes à reconquérir leur fierté africaine, le jeune sénégalais Didier Awadi pose une question en écho aux idéaux des présidents et illustres leaders africains qui ont marqué l’Histoire : “Que reste-t-il de tous leurs rêves ?”. Dans un spectacle très militant, il confronte des extraits de discours historiques de dix sept personnalités politiques, comme Nelson Mandela, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Sekou Touré, Leopold Senghor… à la réflexion de rappeurs qui réagiront aux idées des combattants de l’Indépendance par leur vision personnelle, leurs interrogations ou leurs émotions, exprimées dans leur langue ethnique, l’anglais ou le français. Sous les visages des “présidents” projetés en fond de scène, accompagné de guitares, percussions et kora traditionnelles, Awadi, qui mène aussi au Sénégal des actions pédagogiques et humanitaires, les a associés à cette création ambitieuse pour montrer une Afrique qui veut prendre en mains son propre destin. Et comme un retour à la Terremère, c’est avec le rap qui vient d’Amérique que les jeunes africains ont choisi de dire aux chefs d’Etats, à l’instar des griots d’autrefois ou de Martin Luther King, ce que rêver l’avenir veut dire.

Génération engagée, questionnant les lendemains qui déchantent, les indépendances d’hier et la justice de demain, les rappeurs africains sont les seuls aujourd’hui à tenir un discours panafricain qui mobilisa à une époque pas si lointaine les intellectuels africains. Sorte de grand-frère de cette génération moitié active et militante de l’ex-Positive Black Soul, Didier Awadi, qui poursuit seul aujourd’hui une carrière artistique de qualité, ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser la jeunesse à l’engagement politique. Il a jeté les bases du rap africain au début des années 90. Son flow très contemporain se mêle aux mélodies aériennes de la kora.

Mais Didier Awadi veut avant toute chose transmettre l’histoire d’une Afrique qu’on a trop tendance à vouloir étouffer, celle de ses leaders qui ont voulu un jour changer ce continent, lui offrir un futur qui ne ressemblerait pas à ce présent ; celle des Thomas Sankara, Sékou Touré ou Nelson Mandela.

Pour aller au bout de sa réflexion, le rappeur sénégalais a décidé de monter "Présidents d’Afrique", un projet multiforme et multimédia. L’idée est de mettre en musique les grands discours des présidents d’Afrique et des leaders qui ont eu l’étoffe même s’ils n’ont pas exercé la fonction, de susciter un dialogue, et cela avec des rappeurs de tout le continent. Il ne s’agit pas de rentrer dans les polémiques ou de mettre en relief les contradictions d’une carrière politique mais de dégager les réflexions les plus progressistes qui permettent de construire les rêves d’un monde meilleur.

Autant pédagogique qu’artistique, "Présidents d’Afrique" est une création dont l’enjeu nous concerne tous. Au cours de cette création dans le cadre du Festival d'Île de France, Didier Awadi invitera les rappeurs Skwatta Kamp (Afrique du Sud), Tata Pound (Mali), Smokey (Burkina Faso) et Maji Maji (Kenya)… L’occasion d’entendre les paroles d’un Nelson Mandela, d’un Modiba Keita, d’un Thomas Sankara, d’un Jomo Kenyatta ou d’un Leopold Sedar Senghor.


INFOS PRATIQUES

Tarif plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16

Informations et réservations : 01 58 71 01 01

Avec le soutien d’Air Sénégal International, groupe Royal Air Maroc

 

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© Copyright association Festival d'Île de France, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Surréalisme21, août 2007.

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9ème éditton

Factory est né en octobre 1999 à l’initiative du Festival d’Ile de France. Sa création a été motivée par le désir d’ouvrir la programmation du festival au répertoire des musiques actuelles, tout particulièrement le jazz et les musiques électroniques.

Aujourd'hui Factory est devenu le lieu commun à toutes les expérimentations et à toutes les rencontres, à l'image de la célèbre Factory Warholienne. Musique et images sont devenues indissociables. Novateur, expérimental et actuel sont les trois principales caractéristiques de Factory.

Les deux premières soirées rendent hommage, à l’image du film d’Edo Bertoglio « Downtown 81 », à deux courants musicaux américains émergeants au début des années 80 : la culture hip-hop et la culture underground rock new wave incarnée par DNA, Tuxedomoon, Suicide, James Chance etc… Deux courants inséparables de cette vision d’un monde meilleur portée cette année par le Festival d’Ile de France.

Les deux dernières soirées ont pour dénominateur commun les musiques d’une ville majeure du point de vue musical et de la culture afro-américaine : Détroit. Le jazz & la techno de la ville industrielle américaine auront fortement influencé deux générations de producteurs et djs des musiques électroniques. Le téléscopage de ces deux cultures est un gage de qualité et de renouveau aujourd’hui pour le “live” électro.


INFOS PRATIQUES

Tarifs : 16 / 18 / 20 €

Informations et réservations : www.fidf.fr / 01 58 71 01 01 / www.fnac.com

Adresse : La Cigale, 120 bd de Rochechouart, Paris 18è, métro Pigalle

Bar sur place


FACTORY

Mercredi 10 octobre 2007 à 18h30

La Cigale, Paris 18è

 

1er concert : TUXEDOMOON (USA)
Steven Brown, chant, claviers, piano, saxophone
Peter Principle, basse
Blaine Reininger, chant, violon, guitare, électronique, vidéo
Luc Van Lieshout, trompette


Formé en 1977 à San Francisco, Tuxedomoon fut parmi les premiers groupes à utiliser les sonorités électroniques pour bâtir un univers inclassable, sans cesse mouvant, au confluent du free-rock et de l’ambient, du jazz et de la world. Dans les années 80, le groupe, installé en Europe, s’est définitivement imposé à la tête de l’avant-garde rock, notamment grâce à un album devenu culte : Desire.

Aujourd’hui, ses trois membres fondateurs, Steve Brown, Peter Principle et Blaine Reininger, habitent respectivement au Mexique, aux États-unis et en Grèce. C’est dans ce dernier pays que le quatorzième album du groupe, Vapour Trails, a été enregistré. « Notre studio d’enregistrement avait vue sur l’Acropole et sur le Livakos, la montagne des loups », nous explique Blaine. « Quant à notre hôtel, il était en plein cœur du Keramikos, un quartier touristique toujours en pleine effervescence. Les albums de Tuxedomoon ont été conçus aux quatre coins de la planète et chaque endroit a influencé notre musique... » Ne pas s’attendre pour autant à un disque de musique folklorique !

Contrairement au précédent, Bardo Hotel Soundrack, conçu comme la BO d’un film réalisé par le vidéaste grec Georges Kakanakis, Vapour Trails n’est pas marqué par la world music. C’est plutôt l’influence grandissante du jazz qui se fait sentir chez Tuxedomoon.


Discographie sélective :
Vapour Trails – sortie 1er octobre 2007
Cabin in the sky – 2004
Desire – 1981

Sites internet :
www.tuxedomoon.org
www.myspace.com/tuxedomoon

label : Crammed Discs - www.crammed.be

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2ème concert : The Cinematic Ochestra (UK, CAN)
Luke Flowers, batterie
Phil France, basse
Tom Chance, saxophone
Nick Ram, claviers, piano
Stuart Macallum, guitare
Patrick Watson, chant
Jason Swinscoe, électronique, guitare
Vj


Longtemps salarié du label électro anglais Ninja Tune, Jason Swinscoe est à la fois guitariste, bassiste et dj. En 1999, il fonde The Cinematic Orchestra dont le nom est déjà un manifeste : « cinematic » renvoie à « cinématographique ». Le magazine « Uncunt » ne s’y trompe pas, et compare Motion, premier album de la formation, « au son des thrillers hollywoodiens les plus noirs, aux murmures de mille femmes fatales, remixés et reconstruits dans un ingénieux récit audio samplé ». Bien qu’essentiellement instrumental, Every Day, deuxième disque du groupe enregistré à Saint-Louis (États- Unis), donne à entendre la magnifique voix de la chanteuse Fontella Bass. The Cinematic Orchestra connaît dès lors un succès international, jamais démenti. L’excellent accueil critique de Ma fleur, sorti en mai dernier, et la rareté du groupe sur scène, font de son passage à Factory un événement à ne pas manquer.

À cette occasion, Jason est accompagné de ses « vieux » complices Phil France (basse) et Tom Chance (saxo), ainsi que de Luke Flowers (drums), Nick Ramm (pianiste repéré au côté de Matthew Herbert), Stuart McCallum (guitare) et Patrick Watson (chant).


Discographie sélective :
Ma fleur – 4 mai 2007
Man With the Movie Camera – 2003
Everyday – 2002

Sites internet :
www.cinematicorchestra.com
www.myspace.com/thecinematicorchestras

label : Ninja Tune - www.ninjatune.net

 

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Warm-up Alexandre BELLENGER “downtown” remixes (FR)

Alexandre Bellenger est considéré comme l’enfant terrible des musiques improvisées. Tour à tour guitariste, joueur de tourne-disques, plasticien ou vidéaste, il incarne et perpétue l’esprit d’Andy Warhol.

Ce soir pour Factory, en warm-up, il s’illustrera en deux-temps dans la lignée d’un Christian Marclay ou d’un Erik M, à partir d’une sélection d’une vingtaine de disques de rock, de jazz ou de musique contemporaine du « downtown newyorkais » des années 80.

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FACTORY

Jeudi 11 octobre 2007 à 18h30

La Cigale, Paris 18è

 

1er concert : Aloe BLACC (USA) + Team SCRUB (USA)
Aloe Blacc,
chant, rap
Chris Vagnoni, batterie
Matthew Cook, basse
Brad Goldhorn, guitare & claviers


Son morceau Caged Birdsong est tiré du poème de Maya Angelou « Know Why the Caged Bird Sings » (« Allez savoir pourquoi l’oiseau en cage chante »). Voici un artiste qui n’est justement pas du genre à se laisser enfermer dans une cage. À mesure que défilent les chansons de son premier album, Shine Through, signé sur le prestigieux label Stones Throw, on est frappé par l’ouverture musicale et aussi par l’ambition du rappeur et chanteur californien d’origine panaméenne.

Qu’il s’approprie le standard rhythm’n blues Long Time coming (Sam Cooke) pour le sublimer en une étonnante complainte hip-hop électronique ou qu’il reprenne le désormais classique No Ordinary People (John Legend) au tempo ensoleillé de la salsa, il fait mouche à chaque fois. Il y a aussi du blues, de la samba, chez ce rappeur aux esgourdes grandes ouvertes. Aloe Blacc, c’est sûr, fait partie des artistes dont on parlera dans les prochaines années. Avec son backing band, le Team Scrub, il se produit pour la première fois en France.


 Discographie sélective :
Shine Through – 2006

Sites internet :
www.aloeblacc.com
www.myspace.com/aloeblaccmusic

label : Stones Throw - www.stonesthrow.com

 

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2ème concert : Wax TAILOR (FR) + The OTHERS (USA) + VOICE (USA) + A State of Mind (UK)
Wax Tailor, electronique, platines, video
Marina Quaisse, violoncelle
Marine Thibault, flûtes
Charlotte Savary, chant
The Others (Madwreck & Mattic), rap
A State of Mind (Green-T, FP, Nearski), rap
Voice, rap


Avant de voler de ses propres ailes, Wax Tailor fut le producteur sonore d’un groupe rap parisien. En 2004, son premier EP réalisé en solo, Lost the Way, attisait la curiosité de nombreux journalistes. Il ne s’agissait pas d’un mini album rap mais, selon son auteur, « d’un disque de hip-hop orchestral ». Depuis, Wax Tailor a conquis un large public avec Tales of The Forgotten Melodies et Hope & Sorrow, sortis respectivement en 2005 et 2007. Deux albums qui auraient pu être les BO de films des années 1970, réalisées par Roy Ayers ou Curtis Mayfield. C’est bien la black music, entre soul et jazz, qui constitue le background de ce hip-hop sophistiqué.

Aux machines et platines, le producteur français est entouré de Charlotte Savary (chant), Marina Quaisse, Marine Thibault (flûte traversière). Invités sur Hope & Sorrow, les deux MC’s Madwreck et Mattic (The Others), les rappeurs anglais de A State of Mind et Voice, rappeuse de la Nouvelle-Orléans, seront également présents à Factory.


Discographie sélective :
Hope & Sorrow – 2 avril 2007
Tales of the forgotten melodies – 2006

Sites internet :
Wax Tailor : www.waxtailor.com
The Others : www.myspace.com/theothers
A State of Mind : www.myspace.com/astateofmindproductionz

label : Atmosphériques - www.atmospheriques.com

 

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Warm-up DJ NETIK (FR)

Un 11 septembre à Londres, le rennais Netik entrait dans la légende en remportant le prestigieux titre de champion du monde DMC catégorie individuel, rejoignant au panthéon du hip-hop les scratcheurs Q-Bert ou Craze. Ses multiples collaborations dans le milieu du jazz, de la drum & bass ou du breakbeat lui valent d’élargir son registre scénique et musical.

Aujourd’hui il s’affirme comme un dj virtuose, éclectique et à la technique unique.


Site internet :
www.myspace.com/djnetik

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FACTORY

Vendredi 12 octobre 2007 à 18h30

La Cigale, Paris 18è

 

1er concert : Laurent DE WILDE & OTISTO 23 (FR)
Laurent de Wilde,
piano
Otisto 23, électronique
DDL aka QualityScreen, vj


Jazzman réputé, biographe remarqué du pianiste Thelonious Monk, Laurent de Wilde a débuté ce siècle en confrontant avec bonheur son univers acoustique à celui de la musique électronique. Sept ans et quatre albums plus tard, le voici qui nous propose un projet réunissant les deux versants de son talent.

Le principe est simple : avec le piano comme source sonore exclusive (clavier, cordes, bois), fabriquer en temps réel de la musique en duo avec un ordinateur qui enregistre, traite, maltraite et organise la matière qui lui est adressée. La particularité de ce projet est qu'il est exécuté en direct et que la musique se construit en avançant.

Otisto 23 est le partenaire idéal pour ce projet : pianiste reconverti en ingé-son, expérimentateur électronique de la première heure, il est rompu à l'exercice de la musique en live avec un ordinateur. Grâce à sa virtuosité informatique, il transforme l'ordi en un authentique instrument de musique concertant avec le piano. Aussi loin que les traitements de sons puissent aller, le piano reste au centre de ces dérives sonores, et offre une musique colorée, onirique. Minimaliste et aéré, en évolution permanente sans jamais perdre son rythme fondateur, l'univers crée par cette rencontre improbable du PC et du piano respire la sérénité d'un voyage intérieur qui le rend simplement accessible à toutes les oreilles.


Discographie sélective :
PC Pieces – septembre 2007
Organics – 2004
Time for change – 2000
Open Changes – 1992

Sites internet :
www.laurentdewilde.com
www.myspace.com/laurentdewilde

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2ème concert : The Mungolian Jet Set featuring Bugge WESSELTOFT (NOR)
Dj Strangefruit,
électronique, platines
Dj Knut Saevik, électronique, platines
Bugge Wesseltoft, piano, claviers, voix


On l’a déjà vu à Factory, au sein de la formation On/Off ou bien encore aux côtés du pianiste Bugge Wesseltoft. On l’a également repéré sur Streamer, album sorti en 2004 et unanimement salué par la critique, du trompettiste Nils Petter Molvaer. Le Norvégien Paul Nyhus, alias dj Strangefruit, porte bien son nom d’artiste : ses boucles et échantillonnages sonores sont effectivement des « fruits étranges », cueillis dans le répertoire mondial de la musique. Accompagné de musiciens (Havard Wiik, Jan Bang, Paal Nilsen-Love....) piliers du label discographique Jazzland, dont le boss et directeur artistique est Bugge Wesseltoft « himself », le platiniste et compositeur défend son projet The Mungolian Jet Set. Un univers étrange, « un trip » selon Strangefruit lui-même, qui revendique des influences aussi diverses que John Coltrane, Miles Davis, Brian Eno ou Portishead.


Discographie sélective :
Beauty Came to us in Stone – 2007

Sites internet :
www.myspace.com/mungolianjetset

label : JazzLand Recordings –
www.jazzlandrec.com

Discographie sélective :
The Green Armchair – 2006

Sites internet :
www.myspace.com/thegreenarmchair

label : Pias - www.pias.fr

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3ème concert : AGORIA live (FR) + GUESTS
Sebastien Devaud, électronique
José Lagarellos, électronique
Honza Pfadfunderei, vj + invités


Sébastien Devaud, alias Agoria, a fait des études de cinéma. Mais, après quelques raves magiques, il a vite oublié le septième art pour se lancer à corps perdu dans la musique, d’abord comme dj puis comme compositeur techno. Élu deux ans de suite « meilleur dj » par les lecteurs du magazine Trax, il a bientôt gagné le sobriquet flatteur de « nouveau Laurent Garnier ». En deux albums, Blossom (2003) et The Green Armchair (2006), il a séduit le grand public avec une techno tour à tour instrumentale et chantée, frottée au rock ou au hip-hop.

Son passage à Factory est un vrai défi, qui aura valeur de test : après avoir séduit les meilleurs clubs internationaux, le Lyonnais va-t-il conquérir les salles de concert ?


Discographie sélective :
The Green Armchair – 2006

Sites internet :
www.myspace.com/thegreenarmchair

label : Pias - www.pias.fr

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Warm-up Cosmo VITELLI (FR)

C’est au titre de collectionneur de vinyles et fin connaisseur de la scène eighties new-yorkaise que Cosmo Vitelli est invité ce soir.

Il apparaît sur la scène électronique française dès le début de la French Touch en tant que dj, producteur et brillant remixeur pour Daft Punk, Cassius ou Etienne de Crécy. Il sort un premier album chez Solid en 1998, puis un second très remarqué chez Virgin en 2003 : Clean. Il monte en 2005 son propre label "I am a cliché".


Site internet :
www.myspace.com/cosmovitelli

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FACTORY

Samedi 13 octobre 2007 à 18h30

La Cigale, Paris 18è

 

1er concert : Scratch Massive live (FR)
Maud Geffray,
électronique, voix
Sebastien Chenut, électronique, vidéo, voix


Ils se sont rencontrés sur une piste de danse, au début des années 90, et ne se sont plus quittés.

Après une poignée de maxis vinyles sur le label Euterpe, Maud Geffray et Sébastien Chenut ont publié en 2003 un premier album, Enemy & lovers, qui célébrait les noces de la techno et du rock bien avant que le genre soit à la mode. Trop tôt ? De leur passage à cette époque chez Warner, ils confient ne pas garder un bon souvenir... Toujours est-il que leurs prestations dans les clubs électro les plus prestigieux (le Rex et le Pulp à Paris, le Nature à Madrid...) ont assis leur popularité de dj’s.

Les revoici avec Time, sorti sur leur propre label Château rouge, et distribué à l’étranger par le prestigieux label allemand Kompakt. Entre beats cogneurs et spleen new wave (une belle reprise de Three Imaginary Boys de Cure), Maud et Sébastien ont enregistré un album qui leur ressemble, à la fois sombre et sexy.


Discographie sélective :
Time – février 2007
Naked – 2003

Sites internet :
www.scratch-massive.com
www.myspace.com/scratchmassivegroup

label : kompakt - www.myspace.com/scratchmassivegrouptionz 

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2ème concert : Laurent GARNIER live (FR) featuring Philippe Nadaud, Benjamin Rippert, Philippe Anicaux, Vidéo Le Projectioniste (FR)
Laurent Garnier, électronique, platines
Philippe Nadaud, saxophones
Benjamin Rippert, claviers
Philippe Anicaux, trompette
Le Projectionniste, vj
+ invités surprise


On ne présente plus Laurent Garnier, certainement l’un des dj’s techno les plus populaires au monde.

Pourtant, son cinquième album, Public Outburst, enregistré live au cours de ces deux dernières années, n’est pas à proprement parler un disque techno. « Il va plus loin », nous explique l’intéressé. « À quarante ans, je me suis plongé dans le jazz. J’ai beaucoup appris en jouant avec le pianiste norvégien Bugge Wesseltoft. J’aime sa sensibilité, sa retenue. Il a une façon bien à lui d’installer une atmosphère plutôt que de produire une avalanche de notes. »

Si Public Outburst comprend des morceaux présents sur ses précédents albums tels que First Reactions, composé en réaction au score de Le Pen le 21 avril 2002, ou encore Man With The Red Face, incontournable tube des dance floors, les voici complètement retravaillés, métamorphosés. Avec ce disque, traversé par toutes les musiques noires (techno, house, jazz, spoken word), on mesure à quel point Laurent Garnier a élargi son registre musical ; à quel point, aussi, il est aujourd’hui à l’aise, entouré de musiciens.

Sur la scène de Factory, Philippe Nadaud est au saxophone, Benjamin Rippert aux claviers, Le Projectionniste aux images.


Discographie sélective :
Public Outburst – juillet 2007
The Cloud Making Machine – 2005

Sites internet :
www.laurentgarnier.com

label : F Communications - www.fcom.fr

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Warm-up Dimitri PLAYS (FR)

Cet ancien booker de Laurent Garnier s’est distingué en imaginant les légendaires après-midis « Cake & Milk » qui incendiaient l’été parisien au Batofar. Aujourd’hui, Dimitri Plays est à la fois un dj très courtisé, le programmateur « club » du Nouveau Casino ou du Festival parisien « Sous la Plage ».

© Copyright association Festival d'Île de France, 2007.
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