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ÉDITO
La
route du festival, cette année, a suivi celle d’un homme de
paix que l’humanité reconnaît comme l’un de ses
incontestables prophètes,
le pasteur Martin Luther King Jr. De son discours historique du
28 août 1963, nous avons retenu son refrain scandé
comme un coup de poing sur la table pour réveiller les
consciences américaines assoupies sur l’injustice, la
pauvreté et
les souffrances du peuple noir. De multiples échos à sa vision
d’un monde meilleur nous accompagnent avec la musique.
Nous
remonterons ainsi aux sources de la culture afro-américaine, en
Afrique, là où se sont forgés les premiers mythes, avec
des récits et
des épopées qui rappellent à l’Histoire la noblesse
mandingue. En regard, les Africains d’aujourd’hui et leurs
incroyables
inventions contre la précarité quotidienne comme la
récupération de tout objet susceptible de produire un nouvel
art brut
musical… Les stars aussi, fierté de tout un continent, sont
saluées au Cirque d’Hiver et au Bataclan. Loin de Bamako
ou de
Saint-Louis du Sénégal, les Noirs du Nouveau Monde ont
construit leur légende dans le blues, le jazz et les gospels.
Dans le rêve
d’un monde plus beau, ou simplement vivable, il y a le
souvenir des Pères pèlerins fondateurs, venus d’Europe
sur le
Mayflower en 1620, des Acadiens francophones s’installant en
Louisiane aux côtés des Irlandais, des esclaves noirs et
des Indiens.
Et plus tard des Juifs, fuyant les pogromes, saluant New York
comme la nouvelle Jérusalem avec dans leurs bagages
les futurs hymnes des scènes américaines. Autant de
rendez-vous que vous donne le festival dans ces lieux
exceptionnels qui
font son originalité francilienne ; comme cette année, la
venue de l’Orchestre National d’Ile de France dans les
usines Renault
à Flins, avec un programme hommage à Martin Luther King, à
qui seront également dédiées deux créations écrites
sur les paroles du discours : « I had a dream » et « Lorraine
Motel ». Autant d’occasions de poursuivre avec Factory,
lors de
conférences, de visites, de sensibilisations scolaires… l’histoire
musicale des États-Unis et l’esprit du message, des
idées du
prédicateur. Véritable prophète comme les Sibylles de l’antiquité
ou Jérémie qui livrait dans ses Lamentations toute la
virulence et la radicalité de la parole divine mise en musique
en d’autres temps.
Charlotte
Latigrat
Directrice
du Festival d’Île de France
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Mississipi
blues
Vendredi
7 septembre 2007 à 20h30
Théâtre
Le Trianon,
80 bld
Rochechouart, 75018 Paris - Métro Anvers
Informations
et Réservation : 01 58 71 01 01
http://www.fidf.fr/trianon.pdf
Tarifs
: 10/8/6 €
Deux
parties :
Robert
Belfour,
guitare, voix
Kenny “Beady
Eyes” Smith,
batterie
Dave
Riley,
guitare, voix
Sam Carr,
batterie
Bob
Stroger,
basse
Le blues a ses racines dans le delta du grand fleuve indien Misi Sipi. Musique longtemps méprisée parce que
composée et chantée par les Noirs, anciens esclaves, misérables, analphabètes et souffre-douleurs des
blancs, elle est devenue emblématique de l’Amérique. Nous sommes à la fin du XIXe siècle après la Guerre
de Sécession, la ségrégation est mise en place avec la fin officielle de l’esclavage, elle durera jusque dans les
années 60. Les Noirs, confinés dans les plantations sudistes, chantaient ensemble des chants de travail ou religieux. Libres,
ils vont inventer une nouvelle forme de ballade. Elle leur permet de prendre la parole que le système leur
refuse. Le “blue” en anglais, désigne le sentiment de vague à l’âme, la tristesse accablée mais aussi
l’aventure personnelle, intérieure. Puisant dans le fonds commun des airs anglo-irlandais, le
“songster”, sorte de troubadour à la Kerouac, les remplace progressivement pour des chansons de plus en plus
personnelles qui reflètent le mal de vivre de toute la communauté noire du Sud. Il devient bluesman,
s’adaptant aux traditions locales, donnant des styles différents les uns des autres dont les musiciens de ces
soirées parisiennes, tous du Mississippi, sont les héritiers. Le temps a passé, les anciens et leurs terribles
destins sont morts, le blues aujourd’hui parle aussi de la joie de vivre…
DOWNHOME MISSISSIPPI BLUES
Tous ceux qui prédisent la mort du blues depuis
plusieurs décennies déjà seraient bien inspirés de retourner
aux sources de la
musique première de l’Amérique noire. À l’aube
du XXIe siècle, l’État du Mississippi illustre plus que jamais
la misère tiers-mondiste
des oubliés de la minorité afro-américaine. Qu’il
s’agisse des masures désolées, aux fenêtres tendues de
plastique
transparent, que l’on aperçoit dans la région
des collines, ou bien des cités HLM sinistrées des petites
villes du Delta, abandon
et solitude résonnent à chaque instant dans l’air
humide et tiède. Sur fond de désœuvrement, de crack et de
délinquance, les iniquités de la ségrégation ont fait place
aujourd’hui à des inégalités sociales criantes qui donnent au
peuple du blues toutes les raisons de vouloir oublier ses problèmes le
week-end.
Le samedi soir venu, des guirlandes de Noël
usées et des néons dérisoires s’allument à l’entrée des juke
joints, ces bistrots approximatifs qui prêtent à la danse leur
plancher usé. À côté d’un bar de contreplaqué improvisé,
une batterie, un vieil ampli et un micro de fortune servent de décor de scène
aux musiciens qui animent la soirée en échange d’une poignée
de dollars.
La soixantaine bien tassée,
Robert Belfour est l’un
de ces bardes. À l’image d’aînés tels que Fred McDowell ou
R.L. Burnside, ce représentant de la tradition des collines
pratique un blues véhément et hypnotique, évocateur des racines
africaines de sa musique. Chassé par l’exode rural, Belfour n’a
jamais renié ses origines en s’installant à Memphis, et c’est
un Mississippi
hill blues intact que l’on découvre à travers les
accents poignants de sa voix déclamatoire.
Porteur de l’autre tradition majeure du
Mississippi, celle du Delta, Sam Carr apporte la preuve de la
continuité d’une tradition
qui célébrait récemment un siècle d’existence.
Fils du grand Robert Nightawk – l’un des pionniers du genre,
contemporain de
Robert Johnson –, cet octogénaire alerte a
longtemps vécu l’existence itinérante des griots du blues
avant de retourner se fixer
définitivement dans sa région natale.
« Pourquoi aller chercher du travail dans les
tavernes de Chicago ou d’ailleurs, alors que la patrie du blues
est ici ? », dit-il avec
philosophie. Son association avec son cadet Dave
Riley, vétéran du Viêt-nam marqué par la vie, ne peut que
confirmer la permanence
d’une culture dont la raison d’être reste liée aux
souffrances de sa communauté d’origine.
INFOS
PRATIQUES
Tarifs
1ère catégorie : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 2ème catégorie : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et
13
Informations et
réservations : 01 58 71 01 01
http://www.fidf.fr/
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Mississipi
blues
Samedi
8 septembre 2007 à 20h30
Théâtre
Le Trianon,
80 bld
Rochechouart, 75018 Paris - Métro Anvers
Informations
et Réservation : 01 58 71 01 01
http://www.fidf.fr/trianon.pdf
Tarifs
: 10/8/6 €
Deux
parties :
T-Model
Ford,
guitare, voix
Steve “Lightnin” Malcolm, batterie, voix
Big
Jack Johnson,
guitare, voix
Bob
Stroger,
basse
Kenny “Beady
Eyes” Smith,
batterie
Steve “Lightnin”
Malcolm,
guitare rythmique
DELTA
BLUES NIGHT
Située
aux portes de Memphis, quelques centaines de kilomètres au nord de
l’embouchure du Mississippi, la région du Delta ne
s’enorgueillit pas uniquement d’être le berceau du blues. Sa
terre noire et grasse, enrichie par les alluvions du fleuve, a
longtemps permis
à l’Amérique de figurer en tête des producteurs de coton de la
planète.
Sous
l’effet de la mécanisation, les anciens forçats du coton qui
avaient donné naissance à l’art musical premier du peuple afro-américain
ont progressivement
rallié les grandes métropoles du Midwest – Detroit ou Chicago.
Mais sous les effets de la mondialisation
et de l’érosion industrielle, les migrants d’hier ont pour
beaucoup retrouvé leur Sud natal. Un Sud méconnaissable, bouleversé
par la désertification des campagnes et la montée en puissance des
quelques petites villes disséminées à travers
la région, avec leurs quartiers difficiles gangrènés par le
chômage et la violence urbaine.
Si le
blues conserve toute sa raison d’être dans le Mississippi d’aujourd’hui,
la légèreté acoustique d’avant-guerre a cédé sa place à
la clameur brutale des instruments électriques sur-amplifiés que l’on
peut entendre le week-end dans les juke joints locaux.
À
Greenville, au cœur du Delta, c’est James Lewis Carter Ford,
plus connu sous le surnom de T-Model, qui se charge d’animer
les soirées
houleuses des coupe-gorges de Nelson Street et des environs,
généralement avec l’aide de son batteur Spam.
Marqué dans sa chair par la brutalité d’une société parallèle
dont personne ne soupçonnerait l’existence au cœur de la toute
puissante Amérique,
ce chanteur et guitariste, révéré par tous les grands du punk et
du rock, propose une musique inclassable.
Pour cet ancien taulard aux chevilles marquées par les fers, au
corps cousu de cicatrices, le blues est la meilleure façon d’exorciser
la sauvagerie de son
quotidien.
Big
Jack Johnson, celui qui se faisait appeler « The Oilman » («
Livreur d’essence ») lorsqu’il était conducteur de camion
citerne, occupe
une place aussi centrale que celle de Ford dans l’autre capitale
du Delta, la ville de Clarksdale. Ce compatriote de
Muddy Waters, héritier d’Howlin’ Wolf, d’Elmore James et de
Sonny Boy Williamson, tord le cou au cliché du vieux bluesman
paisible fredonnant
des couplets fédérateurs sur le porche de sa maison. Qu’il
chante avec un humour teinté de cynisme ses amours
perdus ou la difficulté des temps, sa voix volcanique lacérée de
riffs de guitare cinglants, Big Jack applique la même recette
qui assure la pertinence du blues depuis plus d’un siècle : faire
rire pour oublier qu’on a toutes les raisons de pleurer.
INFOS
PRATIQUES
Tarifs
1ère catégorie : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 2ème catégorie : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et
13
Informations et
réservations : 01 58 71 01 01
http://www.fidf.fr/
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Une
messe pour la Paix
Samedi
8 septembre 2007 à 20h45
Église,
Saint-Sulpice-de-Favières
(91)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/favieres.pdf
Ensemble
vocal Gilles Binchois
Dominique
Vellard ,
direction
Marianne
Muller, Sylvia Abramowicz, Hernan Cuadrado, Sylvie Moquet,
violes
Josquin
des Prés (1440-1521),
Da Pacem, messe
Antoine
Brumel (1460-1512)
Pierre de
la Rue (1452-1518)
Roland de
Lassus (1532-1594)
Dans la très belle église gothique construite au
cœur d’un village rural remarquablement préservé,
Dominique Vellard a choisi cette messe attribuée au très inventif Josquin des Prés dont Martin Luther, son
contemporain, disait : “ Il est le maître des notes quand d’autres sont maîtrisés par
elles ”. Inscrit dans un Moyen Âge assailli de conflits guerriers, il témoigne de l’intérêt que l’époque portait aux messages de
concorde.
Guerre
de cent ans, croisades… le Moyen-Age a connu des conflits
extrêmement violents. L’aspiration à la paix y a été d’autant
plus forte, comme en
témoigne l’intérêt porté aux textes sacrés délivrant un
message de concorde. L’antienne Da Pacem a ainsi été
mise en musique par de nombreux compositeurs. Au premier rang
desquels figure Josquin des Près, qui « aurait » composé la
Messe Da Pacem. Le conditionnel s’avère nécessaire, car
les musicologues restent partagés sur l’attribution de cette œuvre,
entre Josquin et
Bauldwijn. Une chose est pourtant sûre : cette partition constitue
un véritable chef d’œuvre. Depuis les jeux en imitation
jusqu’aux récitations syllabiques, tout dans l’écriture
contrapuntique se révèle à la fois coloré et virtuose. Cette
messe offre
ainsi une illustration brillante de l’antienne, dont les paroles
disent ceci : « Donne la paix, Seigneur, à notre temps / Car
il n’est
personne qui combatte pour nous / Si ce n’est toi, notre Dieu. »
Soutenu par un consort de quatre violes, l’Ensemble Gilles
Binchois mêlera ce Da Pacem à d’autres pièces médiévales
basées sur la même antienne. Dans l’Eglise de Saint-Sulpice-de-
Favières
résonneront donc des pièces d’Antoine Brumel, de Roland de
Lassus ou encore de Melchior Franck. A noter que certains
auteurs ont également employé une autre antienne sur le même
thème de la réconciliation : In pace in idipsum. Articulé
autour du message
pacifique, ce programme spécialement conçu pour le Festival d’Ile
de France mettra en valeur la démarche musicale
de Dominique Vellard. Le chef et fondateur de l’Ensemble
Gilles Binchois arrive avec talent à trouver le point d’équilibre
entre un juste retour
aux sources et une compréhension contemporaine, entre l’intelligence
du texte et le souffle « lyrique ».
Un véritable
défi pour cette musique écrite il y a plus de 500 ans.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En collaboration
avec l’Association Aresulp
http://www.fidf.fr/
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Cendrillon
10
€
Samedi 8
septembre 2007 à 20h45
Boissy-aux-Cailles
(77)
Samedi 15 septembre
2007 à 20h45
Buno-Bonnevaux
(91)
http://www.fidf.fr/cendrillon.pdf
Ensemble
Justiniana
Caroline
Fèvre,
Cendrillon
Kimy Mc
Laren,
soprano, Sylvia Vadimova, mezzo, Les Sœurs
Hyun-Jong
Roh,
ténor, Le Prince
Christian-Rodrique
Moungounou,
baryton, Le Serviteur
Gustavo
Gilbert,
baryton, Le Père
Hélène
Delavault,
mezzo-soprano, La Mère
Avec les habitants de Boissy-aux-Cailles, de Buno-Bonnevaux et des
communes avoisinantes
Sylvie
Leroy,
direction musicale
Charlotte
Nessi,
mise en scène
Nicolas
Isouard (1775-1818),
Gioacchino Rossini (1792-1868), Pauline Viardot (1821-1910),
Sergeï Prokoviev (1891-1953)
et leurs “Cendrillons”
Negro
Spirituals
Dans les deux villages qui servent de décor naturel, où les habitants participent au bal, les personnages du
conte de notre enfance prennent ici d’autres couleurs voulues par Charlotte Nessi. Avec une palette de
musiques toutes sublimes, elle peint des caractères plus subtils, plus humains que ceux de Charles Perrault.
Les deux sœurs et la marâtre ne sont plus des caricatures, le Prince vient d’Orient et Dandini, le serviteur
noir murmure des Negro spirituals… Rien ne manque toutefois, même pas le champ de citrouilles, si ce
n’est que la fée qui y séjourne sortira de ses manches des grigris africains pour protéger Cendrillon !
La
démarche artistique de l’ensemble Justiniana se révèle
absolument unique. Basée dans la région Franche-Comté, la
compagnie de
Charlotte Nessi livre des projets toujours plus originaux et
imprévisibles. Dernier en date, Cendrillon se définit comme
un « opéra-promenade
».
Le
spectacle se déroule ainsi dans un petit village (en l’occurrence
Boissy-aux-Cailles et, la semaine suivante,
Buno-Bonnevaux) avec le concours de ses habitants. Afin de toucher
le public le plus large possible, Charlotte Nessi a
opté pour un récit connu de tous : Cendrillon. La célèbre
princesse au soulier de vair se présente sous toutes ses
déclinaisons identitaires
: Cenerentola, Cinderella, Aschenbrudel… Et son récit est
illustré musicalement par les nombreuses œuvres qui lui ont
été consacrées, signées par les plus grands compositeurs comme
par les petits maîtres (de Gioacchino Rossini à Sergeï Prokofiev,
et de Nicolas Isouard à Pauline Viardot). Quelques Negro spirituals
viendront même s’ajouter à cette partition bigarrée, dont
l’arrangement musical a été confié au brillant corniste et
transcripteur Takénori Nemoto.
Sous
la direction de la pianiste
Sylvie Leroy évolueront ainsi six solistes vocaux, dix
instrumentistes, quarante danseurs et… la population du village,
actrice à part
entière du spectacle. Celle-ci doit néanmoins s’attendre à
quelques surprises. Le conte original de Charles Perrault a
été légèrement modifié par Charlotte Nessi. Ainsi, en écho à
la thématique du festival, la fée apparaît en sorcière africaine
!
Par
ailleurs, tous les participants sont conviés en fin de
représentation à un bal populaire. L’aventure lyrique n’a sans
doute jamais
été aussi jubilatoire et citoyenne.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
unique : 10
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En
collaboration avec la Mairie de Boissy-aux-Cailles
En collaboration avec la Charte culturelle intercommunale
de
Buno-Bonnevaux, Boigneville, Gironville et Prunay
http://www.fidf.fr/
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Salon
de musique Concert-lecture
Depuis
quelques années, le public du festival a pu assister à des
concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique,
découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés
dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la
tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La
formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la
visite
commentée du lieu.
Cette
année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre
ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux
africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une
sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le
jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance
particulière de ces dimanches matin où vous serez
accueillis dans une
orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un
maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez
place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les
artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de
chair et de sang.
Contes
peuls de la Savane
Dimanche
9 septembre 2007 à 10h15
Château,
La Roche Guyon (95)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/rocheguyon.pdf
d’Amadou
Hampâté Bâ
Pierre
Barrat,
récitant
Ablaye
Cissoko (Sénégal),
kora
Il se définissait comme “un diplômé de la grande Université de la parole enseignée à l’ombre des baobabs”.
Il était né en pays Dogon, et l’essentiel de sa vie s’est passé à écouter les vieillards et transcrire les contes
peuls pour sauver les bibliothèques vivantes de l’Afrique. Accompagné de la kora, instrument privilégié des
griots, l’un de ces contes sera lu, non pas sous un baobab mais dans une grotte creusée dans la falaise qui
surplombe le château, où Benjamin Franklin et Lafayette ont séjourné.
Amadou
Hampâté Bà aimait à se définir comme « un diplômé de
la grande université de la parole enseignée à l’ombre de
baobabs ». Les
peuples de race noire, n’étant pas des peuples d’écriture, ont
développé l’art de la parole, et cette littérature n’est
pas moins riche et belle, littérature transmise à travers les
siècles par la mémoire prodigieuse des hommes de l’oralité. Et
il aimait ajouter : «
En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui
s’écroule ».
Aussi,
cet immense auteur né en 1900 en pays Dogon passera-t-il l’essentiel
de sa vie à recueillir et transcrire cette « littérature
orale »,
composée essentiellement de contes, surtout ceux du peuple de
nomades, les Peuls, dont la langue est parlée par 12 millions
d’africains, à travers des pays aussi divers que le Sénégal, le
Mali, la Gambie, le Togo, le Bénin et le Nigéria. Ces contes
sont, pour Amadou
Hampâté Bà, un rituel pour accéder au secret d’un peuple, avec
un rôle initiatique et éducatif.
Amadou
Hampâté Bà a occupé plusieurs postes dans l’administration
coloniale en Haute Volta, puis à Bamako. En 1942, grâce à
Théodore Monod, il est affecté à l’Institut Français d’Afrique
Noire, où il pourra mener ses enquêtes ethnologiques sur l’Empire
Peul. En 1951, il séjourne à Paris où il rencontre les milieux
africains et africanistes, et se lie d’amitié avec Marcel Griaule.
En 1960, le Mali devient indépendant. Amadou Hampâté Bà fonde
alors à Bamako l’Institut de Sciences Humaines.
Membre
du Conseil Exécutif de l’Unesco, il se consacre à partir de 1970
exclusivement à son travail de recherche et à ses mémoires,
« Amkoullel, l’enfant peul », publié en France en
1991, l’année de sa mort à Abidjan.
INFOS PRATIQUES
Tarif plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations et réservations : 01 58 71 01 01
Grâce à l’accueil du Château de la Roche-Guyon
http://www.fidf.fr/
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Un
Carnaval en Louisiane
Dimanche
9 septembre 2006 à 12h30
Château
de Villarceaux, Chaussy (95)
10/8/6
€
http://www.fidf.fr/villarceaux.pdf
Manu
Dibango ,
hommage à Sidney Bechet
Mahogany
Brass Band,
marching band New Orleans, Marshalls, Mardi Gras Indians
Pine Leaf
Boys,
musique cajun
Dr
Michael White,
clarinette, jazz New Orleans
Jeffery
Broussard & The Creole Cowboys,
musique zydeco
Linnzi
Zaorski & Delta Royal,
jazz vocal New Orleans
Belisaire,
musique cajun
The
Vintage jazzmen & Tori Robinson,
gospel, jazz
Praline
Gay-Para,
contes des esclaves noirs, et Simon Mary, contrebasse
La
Compagnie “Les Amuse-gueules”,
maquillage pour enfants
La Louisiane nous surprend, avec ses forêts sombres, ses bayous peuplés de millions d’oiseaux, d’alligators,de grenouilles
et d’écrevisses, ses villes au nom français et à l’architecture espagnole. Terre indienne, piquée de mâts peints au sang d’ours
(Bâton Rouge), elle fut le refuge d’émigrés : les Acadiens chassés du Canada, les Quakers de Pennsylvanie, les Créoles des
Antilles, les Irlandais… et l’enfer des esclaves noirs, trimant dans les champs de coton des riches plantations. Aujourd’hui,
réduite à une bottine sur la carte, la Louisiane cultive son “cultural gumbo” (melting-pot) que le Sud a transformé, gai et
indolent. On le retrouve dans le vaste domaine de Villarceaux pour un rassemblement haut en couleurs et en musique que
Manu Dibango accompagne de son saxophone. De La Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, nous vient un orchestre itinérant,
le “marching band”, guidé fièrement par ses Marshalls et des Noirs en costumes d’Indiens du Mardi Gras. Des musiciens
de jazz s’installent à tous les coins du parc, comme dans la ville qu’accostent les flambants steamboats brassant l’eau du
Mississippi. En échos, un gospel s’élève… des accents country, des airs irlandais animent la “boucherie” (buffet). Un “fais
dodo” (petit bal) est monté près des musiciens cajuns qui chantent “lé zaricos son pa salee !”, repris par l’accordéon créole
métissé du zydeco. On pourra s’initier aux danses d’autrefois, rythmées par le “tit’fer” (triangle) ou le “frottoir” (planche à
laver), et les enfants viendront déguisés… Il ne manquera que l’air embaumé des magnolias !
Manu
Dibango
"Hommage à Sydney Bechet"
Manu
Dibango est certainement le plus connu des musiciens africains. À
aujourd’hui plus de 70 ans, le saxophoniste camerounais est
toujours un showman exemplaire. Il a été élevé au jazz entre
Bruxelles et Paris. Puis c’est avec l’“african jazz” du
chanteur zaïrois
Kabasele qu’il va affronter le métissage. En croisant jazz,
musiques traditionnelles et gospel, il comprendra petit à petit
qu’une nouvelle voie est possible. Que des espaces musicaux sont
encore vierges. Il joint les rythmes, la fougue africaine à
l’improvisation et la sophistication du jazz. Son histoire
musicale explose en 1972 avec le premier hit francophone à séduire
les Américains :
Soul Makossa est une révélation outre-Atlantique. Dès lors, Manu
ne va plus quitter le devant de la scène, ouvrant
ainsi le chemin à de nombreux artistes africains. Il ne va pas
cesser de partager, de faire découvrir, de révéler avec une
bonne humeur et une
générosité toute particulière ses fulgurances musicales. Il
pourrait aujourd’hui prendre une retraite bien méritée,
mais non ! Manu Dibango ne peut se passer de musique, de ces
rencontres. Sur toutes les scènes du monde, il a transcendé
ses racines musicales en soufflant avec élégance dans son sax
Selmer.
Mahogany
Brass band
Une
des images musicales de New Orleans, c’est bien sûr celle des
fanfares qui défilent pour le Mardi gras et les enterrements.
Les
Mahogany, eux, sont dans le droit fil de la tradition des fanfares
de jazz, perpétuant le swing redoutable des illustres formations
fondatrices de ce mouvement. Dirigé avec brio par le trompettiste
Brice Miller, ce “marching band” ne fait pas que
résonner les bons vieux airs. Tradition, improvisation et création
dirigent les ambitions de cette formation unique et reconnue par
les spécialistes. Chacune de leurs sorties est un événement. Leur
musique est incroyable. Les harmonies se frottent dans
une sorte de combat de rue. Le défi est permanent. La règle étant
que seul le swing compte. Miracle : de cette explosion de
sons émane un jazz traditionnel d’une vivacité inouïe ! Ces dix
musiciens sont capables de faire sonner leurs instruments dans
une unité qui fait du Mahogany une redoutable machine musicale.
Avec les Mahogany, vous entendrez de la musique 100
% New Orleans.
Pine
Leaf Boys
Dans
les années 80 pour beaucoup, avec la disparition des grands anciens
(Denis Mc gee, Nathan Abshire, Cyprien Landreneau,
John Delafosse), il semblait évident que la musique des cajuns de
la Louisiane, cette musique si particulière faite principalement
de two sep et valses mais chantée en français, allait
disparaître.
Et
puis petit à petit, imperceptiblement, une nouvelle génération
résistant à la pression insensée de la musique américaine a
recommencé à
maîtriser les instruments comme le mélodeon ou le violon, à
réapprendre le répertoire traditionnel avec une ferveur
étonnante. À la tête de ce “revival”, on trouve Wilson Savoy,
fils de Marc Savoy – certainement le plus grand facteur de mélodéon
en Louisiane – et d’Ann Savoy, guitariste, chanteuse et
historienne de la musique et des musiciens cajuns.
Au
sein des Pine Leaf Boys, Wilson Savoy au mélodeon, chant et
violon joue aux côtés de Cédric Watson, jeune prodige
créole du violon…
Dans ce groupe “pêchu”, on croise également Drew Simon
(percussions), Jon Bertrand (guitare) et Blake Miller
(basse).
Dès
les premiers accords, face à ce “band”, on sait que la musique
des Français de la Louisiane a encore de très beaux jours devant
elle. « Le bon temps n’a pas fini de rouler. »
Dr
Michael White Quartet
Originaire
de La Nouvelle-Orléans, Michael White fut enseignant d’“African
American Music” à la Xavier University. Très tôt, il commence
à souffler dans sa clarinette au sein du Doc Paulin’s Brass Band.
Bien sûr, Sydney Bechet fut l’une de ses premières références.
Toute sa vie, il restera à l’écoute des grands anciens. Mais il
n’hésitera pas à franchir les lignes bien établies du jazz
traditionnel : « Toujours dans le respect de la tradition »,
aime-t-il à répéter.
Son
style se forge en écoutant également les clarinettistes Willie
Humphrey et Louis Cottrell, ou le banjoïste compositeur Danny
Barker. En 1981, après une très belle expérience avec l’historique
trompettiste Kid Sheik, il crée son premier groupe, The Liberty
Jazz Band.
White
joue un jazz teinté de blues, où dans chaque note résonne quelque
chose des maîtres que sont Jelly Roll Morton, Duke Ellington
et Charlie Mingus. Pour beaucoup, il incarne aujourd’hui l’esprit
du jazz de La Nouvelle-Orléans.
Jeffery
Broussard & The Creole Cowboys
Chaque
musique a ses musiciens historiques. Dans le sud des États-Unis
pour la musique zydeco, chez les Créoles de Louisiane,
les légendes sont Alphonse Ardoin, Amédée Ardoin, Clifton Chenier,
Bee et Freeman Fontenot, John Delafosse et le père
de Jeffery, Delton Broussard qui, au sein des Lawtell playboys en
compagnie des frères Carrière, avait marqué les années 70
d’un zydeco très blues…
Quant
à Jeffery, après avoir pratiqué la batterie au sein de la
formation paternelle, il crée son propre groupe.
En quelques années, il sera reconnu comme le digne héritier de son
père. Musicien
créatif, Jeffery n’hésite pas à bouleverser les canons du
zydeco en insufflant dans l’historique musique une bonne part
de rhythm’n’blues,
en compagnie d’un autre jeune prodige au violon, D’Jamal Garnier
III.
D’Jamal,
lui, découvre le violon à 5 ans. Dès lors, il ne quittera plus l’instrument
à archet, se frottant avec brio à toutes sortes de musiques
: du funk au jazz, du rockabilly au tex-mex… Il étudiera un temps
avec Canray Fontenot, la référence du créole. Toutes ces
expériences et ces rencontres n’éloignèrent jamais nos jeunes
musiciens de la musique des Noirs de la Louisiane.
Aujourd’hui,
Jeffery Broussard & The Creole Cowboys portent très haut les
riches couleurs musicales des Créoles de la Louisiane.
Linnzi
Zaorski & Delta Royale
Une
fameuse journaliste américaine écrivait en 2004 après avoir vu
Linnzi Zaorski : « Heidi a laissé son grand-père dans les
montagnes pour
venir faire sa vie dans une grande ville. » En l’occurrence,
La Nouvelle-Orléans et le quartier français… C’est là
que la très blonde Linnzi Zaorski s’est découverte chanteuse !
Fan de (entre autres) Judy Garland, Benny Goodman et des personnalités
jazz blues qu’étaient Ella Fitzgerald et Billie Holiday, elle ne
pouvait que chanter les trésors que l’on retrouve sur les
78 tours des années 30 à 40.
Quand
on lui demande pourquoi elle ne chante pas plutôt de la musique
rock ou pop plus dans son époque (elle a aujourd’hui 30
ans), elle répond : « Mais si ! Je fais de la pop… Mais celle
des années 40. »
Poussée
par sa grande sœur, elle fait exploser son talent et son allure à
la Betty Boop dans certains bars du “french quarter”. Et un
jour, alors qu’elle chantait avec le New Orleans Jazz Vipers, elle
fut repérée par un producteur qui voulut tout de suite l’embaucher.
Notre belle amateur rétro lui éclata de rire à la figure car,
dit-elle, « je n’ai aucun groupe ». Les affaires ne
traînèrent pas.
Quelque temps plus tard naissait le Delta Royale. Un quartet de
seniors avec Charlie Fardela (trompette), Ryan Burrage
(clarinette, sax), Seva Venet (guitare) et Robert Snow (basse).
Résolument
anachronique mais furieusement dans son époque, un spectacle de
Linnzi Zaorski vous entraîne avec bonheur dans
un monde disparu. On redécouvre avec bonheur celui du jazz… juste
avant la Seconde Guerre mondiale. Une jolie originalité et
surtout une véritable personnalité.
Belisaire
Les
musiciens français ont mis du temps à découvrir et à comprendre
la musique des “Français” de la Louisiane. Mais quand en
1994 une bande de copains se réunit au sein d’un premier groupe,
les “Francadiens”, ils ne pensaient certainement pas devenir
à ce point amateurs de l’originalité de la musique cajun et
zydeco.
Pour
peaufiner leur répertoire et après de nombreux voyages dans le
pays des bayous, ils inventent ce qui est certainement l’un
des meilleurs groupes
de musique cajun : Belisaire (en hommage au nom de l’homme qui
conduisit les Français d’outre-Atlantique du Nord de l’Amérique,
de l’Acadie à la Louisiane, lors de ce que les cajuns allaient
appeler le grand dérangement).
Avec
l’accordéon, la guitare, le violon, la contrebasse, le tit’ fer
(triangle), le mélodéon (petit accordéon emblématique de la
musique cajun),
le groupe Belisaire est est
passé maître dans les bals et les concerts, capable de faire
danser la valse et le two-step aux
danseurs les plus récalcitrants.
Tori
Robinson & The Vintage Jazzmen
Quand
des Européens osent croiser le fer avec un pilier de la musique
noire américaine (le gospel), ils rajoutent un zeste de jazz
de La Nouvelle-Orléans. Et ce combo au travers de la voix de Tori
Robinson, diva gospel du Deep South, devient formidable. La
sauce est épicée comme savent si bien le faire les cuisiniers du
sud de la Louisiane. Cette rencontre “New Orleans & gospel”
peut surprendre mais, magnifié par la force vocale de Tori
Robinson, le résultat est imparable. Aujourd’hui, au fil des
concerts, cette
formation est devenue incontournable dans un genre nouveau mais ô
combien excitant.
Praline
Gay-Para accompagnée
par Simon Mary, contrebasse
"Récits
de l’autre rive"
On
croyait les contes venus de nos campagnes ou des provinces du monde…
Eh bien, Praline Gay-Para prend tout le monde à contre-pied
en recherchant entre autres des récits urbains… La tradition, les
contes sont aussi sur les trottoirs de nos villes, dans
les méandres des mégapoles. Une fois les histoires entendues
assimilées, elle n’a de cesse de les restituer, de les faire à
nouveau résonner aux
oreilles du plus grand nombre. Ces contes sont d’hier, d’aujourd’hui…
de demain. Ils sont intemporels.
Parfois,
ils passent les frontières des langues, des peuples sans
difficulté. Chacun se reconnaît dans les mots de Praline. Mais
quand elle donne ses
histoires, son langage n’est pas celui de tout le monde. Les
récits sonnent juste. Chacune de ses interventions mêlent
les mythes à la vie d’aujourd’hui. Elle invente des sentiers à
la ville. Dédale de chemins ou résonnent des idées, des
pensées, qui font vivre les hommes d’une autre façon. Avec
Praline Gay-Para, l’évasion est au cœur de ses mots.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 10 / Tarifs réduits : 8 et 6
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien de
l’Office de Tourisme de Louisiane
http://www.fidf.fr/
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Le
Mythe du Centaure
Samedi
15 septembre 2007 à 20h45
Abbaye
de Maubuisson, Saint-Ouen-l'Aumône (95)
20/18/16
€
http://www.fidf.fr/villarceaux.pdf
Il
Seminario musicale
Gérard Lesne,
alto et récitant
Valérie
Fratellini,
écuyère, et son cheval lusitanien Jabute
Jean-Philippe
Corrigou,
création lumière
Luigi
Rossi (1598-1652)
Marco
Marazzoli (1605-1662)
Mario
Savioni (1608-1685)
Traité de Cavalerie de François Robichon de la Guérinière (1688-1751)
Étrange et beau spectacle que celui-ci, imaginé par Gérard Lesne et Valérie Fratellini, le chanteur baroque et
l’écuyère. Cela ressemble à un conte que l’on sortirait d’un recueil très ancien dont la morale serait le respect
de l’autre, le dialogue entre la cavalière sensible et la voix alto chantant l’amour et son tourment. L’équilibre
entre la fragilité de la voix de l’ange, l’art de la haute école équestre française du XVIIIe et le
cœur du petit cheval lusitanien, Jabute. Le rêve sert ici à la beauté, au fondement d’une création artistique que l’on
appréciera dans le décor brut et sophistiqué de la grange dîmière de l’Abbaye de Maubuisson
L’Abbaye
de Maubuisson s’apprête à accueillir une rencontre pas comme les
autres : entre un cheval et une voix, entre l’écuyère Valérie
Fratellini et l’alto Gérard Lesne. A l’origine de
ce projet étonnant autour du mythe du Centaure se trouve la passion
que nourrit le chanteur à la voix d’ange pour la pratique de l’équitation.
Le spectacle est intelligemment construit autour du Traité
de Cavalerie de
François de la Guérinière, considéré comme « la bible
équestre ».
Entre
les différents chapitres de ce texte écrit au
XVIIIe siècle sera recréé en musique le voyage, à cheval, de
Rome à Paris, du compositeur Luigi Rossi. Ce programme offre
ainsi l’occasion de
mieux connaître l’oeuvre de cet auteur baroque italien, dont le
charme mélodique s’avère tout simplement irrésistible.
Appogiatures et broderies s’y unissent dans une profusion
ornementale délicate et raffinée. Les mélismes de la voix seront
accompagnés par le continuo richement coloré d’Il Seminario
musicale (clavecin, harpe, théorbe et basse de viole).
Le
programme donnera
également à entendre des airs écrits par Marco Marazzoli et Mario
Savioni, tous deux contemporains de Luigi
Rossi. Les vocalises du chanteur rejoindront tout au long du
spectacle les figures équestres de Valérie Fratellini. La
circassienne présentera
le spectacle sur « Jabute », un cheval lusitanien ayant pour
particularité d’être à la fois petit et agile. Présenté
en création dans le
cadre magique de la grange de l’abbaye de Maubuisson, le « Mythe
du Centaure » sera mis en lumière par Jean-Philippe
Corrigou, ancien collaborateur du grand Jean-Marie Villégier.
Après Bartabas et Boulez pour la musique moderne, place
donc à Valérie Fratellini et Gérard Lesne pour les affects
baroques.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En collaboration
avec l’Abbaye de Maubuisson
http://www.fidf.fr/
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Salon
de musique Concert-lecture
Depuis
quelques années, le public du festival a pu assister à des
concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique,
découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés
dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la
tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La
formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la
visite
commentée du lieu.
Cette
année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre
ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux
africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une
sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le
jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance
particulière de ces dimanches matin où vous serez
accueillis dans une
orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un
maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez
place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les
artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de
chair et de sang.
Le
procès du Père Libiki
Dimanche
16 septembre 2007 à 10h15
Château,
Courson (91)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/courson.pdf
d’Emmanuel
Dongala
Pierre
Barrat,
lecture
Ernst
Reijseger (Pays-Bas),
violoncelle
Mola Sylla (Sénégal),
chant, m’bira, kongama, xalam...
Cette nouvelle est extraite de “Jazz et vin de palme”. Il s’agit du livre d’un militant qui lutta “un fusil dans la
main, un poème dans la bouche” contre le pouvoir militaire installé à Brazzaville et qui enrôlait des enfants
soldats. Comme à l’oreille des chevaux qui ne sont plus dans les écuries du duc, elle raconte avec humour
comment le gouvernement tente d’éradiquer les anciennes croyances. Au son du violoncelle et du
xalam, le père Libiki s’amuse.
Emmanuel
Dongala est né en 1941 en Centre-Afrique. Sa mère était
originaire de ce pays et son père congolais. Aussi Emmanuel
Dongala passera-t-il la plus grande partie de son enfance et de son
adolescence au Congo et à Brazzaville.
En 1958, Emmanuel Dongala a dix-sept ans, le Congo devient une
République Indépendante, et en 1969, la République populaire
du Congo.
Emmanuel
Dongala, à sa majorité, ira poursuivre ses études en France et
aux Etats-Unis, avant de revenir à Brazzaville comme professeur
de chimie à l’université. Dès lors, il se passionne pour le
théâtre, animant sa compagnie le Théâtre de l’Eclair, où
seront créées ses
propres pièces, mais aussi celles d’auteurs africains et d’auteurs
français comme Jean-Paul Sartre.
Après
la prise de pouvoir du Colonel Sassou Nguesso en 1979, c’est une
révolution rouge qui s’installe à Brazzaville. Cette nouvelle
orientation politique de son pays va amener Dongala à lutter contre
ce nouveau régime d’obédience communiste, comme
il le dit lui-même, "un fusil dans la main, un poème dans
la poche".
Johnny
chien Méchant,
sans doute le chef d’œuvre d’Emmanuel Dongala, retrace les
dérives meurtrières des enfants soldats enrôlés
dans les guerres absurdes et violentes qui ravagent le Congo.
Dongala, malgré le pessimisme avec lequel il considère l’avenir
de son pays et de bien des pays africains, sait décrire les excès
de cette Révolution Rouge.
Ainsi,
Le Procès du Père Libiki, nouvelle extraite du recueil Jazz
et vin de Palme qui sera lue lors du concert du 16 septembre au
château de Courson, nous montre comment le gouvernement s’attaque
aux plus anciennes traditions et croyances de la culture
africaine.
En
1997, Emmanuel Dongala est contraint de s’exiler de son pays, où
sa vie et celle de sa famille sont en danger. La France lui refuse
l’asile politique ; aussi trouvera-t-il refuge, grâce à son ami
l’écrivain Philip Roth, aux Etats-Unis, et enseignera-t-il le
français à l’université
Simons Rock de Boston.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Grâce à l’accueil
du Château de Courson
http://www.fidf.fr/
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Les
prophéties des Sibylles
Dimanche
16 septembre 2007 à 16h30
Église
Saint-Martin, Larchant (77)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/larchant.pdf
Ensemble
européen William Byrd
Graham O’Reilly ,
direction
Roland
de Lassus (1532-1594),
Prophetiae Sibyllarum
Thomas
Tallis (v.1505-1585),
Hierimiae Lamentationes
William
Byrd (v.1540-1623),
Laetentur caeli…
Cette
église surprenante, en partie détruite, a accueilli des pèlerins
pendant des siècles près du tombeau de son
saint thaumaturge. Graham O’Reilly présente dans la large nef les
prophéties des douze Sibylles recueillies
par Roland de Lassus qui résida à Cumes, près de Naples, où
vécut l’une des plus réputées divinatrices.
Figures surnaturelles de l’être humain, elles livraient, tels les
prophètes, les messages interprétés
plus tard par la chrétienté comme la naissance d’un enfant
christique, la béatitude de sa mère ou la
résurrection des morts.
Figure
tutélaire de cette édition du Festival d’Ile de France, le
pasteur Martin Luther King avait lors de ses prêches des accents
de prophète. Il
était donc légitime d’articuler un concert autour des
prophéties des Sibylles. Chargées par les Dieux de transmettre
leurs oracles, ces
prêtresses de l’Antiquité étaient au nombre de douze. Se
définissant par région géographique, il y avait ainsi
la sibylle d’Erythrée, de Tibur, d’Hellespont, Phrygienne,
Persique, Libyque, Cimmérienne, Delphique, Samienne, Agrippa,
de Marpesos et de
Cumes. Plus tard, l’Eglise allait voir dans leurs prophéties l’attente
du Christ rédempteur.
A l’âge
de vingthuit ans,
Roland de Lassus, alors au service du duc de Bavière, compose les Prophetiae
Sibyllarum. Le caractère fantasmagorique du
texte se mêle parfaitement à l’esthétique avant-gardiste du
compositeur. Les chromatismes de la partition atteignent en
effet des sommets d’expressivité et de théâtralité. Avec
finesse, l’Ensemble européen William Byrd intègre également
dans le concert
des œuvres de deux compositeurs anglais de la Renaissance : Thomas
Tallis et William Byrd. Rappelons que la Reine Elisabeth
leur avait accordé à tous deux le monopole de la musique imprimée
en Angleterre. Les différents motets de Tallis et de
Byrd révèlent un style moins original mais peut-être plus clair
et architecturé que celui de Lassus. La polyphonie y est intense,
parfois inspirée des effets chers à un Guillaume de Machaut
(notamment les fameux « hoquets »).
Cette
pérégrination au
cœur de la musique sacrée européenne correspond parfaitement à
la démarche de l’Ensemble William Byrd, qui regroupe des
chanteurs de différentes nationalités spécialisés dans le
répertoire de la Renaissance.
D’origine
australienne, le chef Graham
O’Reilly tient par ailleurs à faire chanter chaque partie par
une seule voix soliste. Une approche chambriste parfaitement adaptée
à l’intimité de ces pièces d’Eglise.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien
de l’Association culturelle de Larchant
http://www.fidf.fr/
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Messe
africaine
Dimanche
16 septembre 2007 à 16h30
Église
Notre-Dame, Le Raincy (77)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/raincy.pdf
Voices
Chœur International
Mark Indorff,
ténor, Paul Willenbrock, basse
Bonnie
Woolley,
direction
Norman
Luboff (1917-1987),
Messe africaine, pour chœur et percussions
Negro spirituals dans la tradition américaine de concert
Ce
choeur, composé de 50 choristes venus des cinq continents, est de style typiquement anglo-saxon. Son
répertoire “de concert” est celui de la musique chorale américaine, des pionniers blancs aux chants de travail
des esclaves avec de nouvelles compositions. L’église qui l’accueille est révolutionnaire, dessinée par les
frères Perret avec la collaboration de Maurice Denis et Antoine Bourdelle.
C’est
à une plongée au cœur du répertoire des Negro spirituals que
nous convient le Voices Chœur International et sa chef Bonnie
Woolley. D’inspiration biblique, ces chants des esclaves
noirs sont nés au XVIIe siècle dans les plantations du Sud des
Etats-Unis. D’emblée,
les mélodies chrétiennes se trouvèrent mêlées aux rythmes
africains. Ces songs ont ensuite été repris jusque
dans les universités, s’ouvrant aux autres formes musicales et
notamment au jazz. Dans le Nord des Etats-Unis, ces mélodies
sont ainsi devenues les fameux « gospels ». Mais le Voices Chœur
International a privilégié pour son concert à l’Eglise du
Raincy les Negro spirituals « de concert », qui ne sont autres que
les arrangements pour chorales et solistes des spirituals traditionnels.
En outre, le Chœur proposera en création la Messe Africaine de
Norman Luboff.
Ce
compositeur américain reste surtout
connu pour ses arrangements à Hollywood (avec notamment Frank
Sinatra) et pour avoir monté son propre chœur : le Norman
Luboff Choir, particulièrement actif dans les années soixante-dix
et quatre-vingt. Force est de constater que Bonnie Woolley
a de nombreux points communs avec Norman Luboff. Née comme lui à
Chicago, elle a, elle aussi, créé sa propre formation
vocale : le Voices Chœur International. Composé de cinquante-cinq
chanteurs semi-professionnels, ce chœur françaiss’est donné
pour mission de défendre la musique chorale a capella
nord-américaine, de Leonard Bernstein aux Negro spirituals.
Leur
présence était donc évidente pour cette thématique « made in
U.S.A. » du Festival d’Ile de France.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En
collaboration avec la ville du Raincy
http://www.fidf.fr/
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Les
lamentations de Jérémy
Samedi
22 septembre 2007 à 20h45
Église
Saint-Pierre, Montfaurt-l'Amaury (78)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/rocheguyon.pdf
Laudantes
Consort,
ensemble vocal
Guy Janssens, direction
Giovanni
Pierluigi da Palestrina
(v.1525-1594), Hierimiae Lamentationes
Au pied de la colline dominée par le donjon d’Anne de Bretagne, la grande église accueille un
chœur qui nous vient de Belgique. Les musiciens chantent a cappella avec la plainte douloureuse du prophète pour
l’Office des Ténèbres mise en musique par Palestrina, compositeur attitré des grandes fêtes de la basilique
Saint-Pierre du Vatican.
«
Le père de l’harmonie. » C’est en ces termes que Victor
Hugo définissait Giovanni Pierluigi da Palestrina. Le compositeur
italien (dont le nom
est celui de sa ville natale) représente le plus bel exemple du
style musical de l’église Romaine durant la Renaissance.
Nourrie de l’influence contrapuntique franco-flamande, l’écriture
de Palestrina s’avère à la fois fluide et académique, lumineuse
et sobre. Le musicien a suivi à la lettre les recommandations de l’Eglise
: aucun emploi de chanson profane et
pas d’ornementations ostentatoires dans le discours musical.
Parmi
la centaine de ses compositions sur des textes liturgiques figurent
de remarquables joyaux, comme les messes Assumpta est Maria, Te
Deum Laudamus ou Laudate dominum (à huit
voix). Il faut également citer ses trente-cinq Magnificat,
ainsi que ses splendides antiennes mariales (Ave Maria et Salve
Regina).
L’ensemble
vocal belge Laudantes Consort et son chef Guy Janssens ont
pour leur part choisi d’interpréter les Hierimiae
Lamentationes.
Ces « Lamentations de Jérémie » ont été écrites en 1588 pour
les trois derniers jours de la Semaine Sainte (également
appelés « Offices des Ténèbres »). Palestrina a dédié cette
partition au pape Sixte-Quint, qui avait été intronisé àRome en
1585.
L’œuvre
reflète parfaitement la tension harmonique si présente chez
Palestrina, écartelée entre une écriture modale
« archaïsante » et un langage tonal « novateur ». De cette
dualité naît une étonnante richesse dramaturgique, alliée à
une puissance
rythmique et à une invention mélodique de premier ordre. Sous la
houlette de leur chef Guy Janssens, les douze chanteurs
confirmés du Laudantes Consort redonneront ainsi vie à l’une des
partitions les plus dramatiques du Settecento.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
Informations et
réservations : 01 58 71 01 01
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Le
chant sacré de la guitare
Samedi
22 septembre 2007 à 20h45
Église
Sainte-Thérèse-des-Joncherolles, Pierrefitte (93)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/pierrefitte.pdf
Reverend
Aubrey Ghent ,
chant, steel guitar
Lori
Ghent,
tambourin, chant
Ensemble
instrumental et vocal,
basse, orgue hammond, batterie
Gospels
traditionnels et compositions pour les églises
Héritier
d’une lignée de musiciens, Aubrey Ghent joue de la “steel
guitar” depuis l’âge de neuf ans dans leséglises
protestantes de Floride d’où il est originaire. Il est un
virtuose de cet instrument, joué par les Noirs du
Sud qui l’empruntèrent pour sa ressemblance avec l’orgue et sa
sonorité plaintive proche de la voix humaine.
Habité de cette énergie propre aux prêcheurs noirs, il entre en
prière comme en transe et enflammera
ce soir l’étonnante église en bois.
À l’image
du blues noir et de son célèbre style slide – une
technique instrumentale particulièrement chantante, obtenue en
faisant glisser un
tube métallique ou un goulot de bouteille sur les cordes de la
guitare à hauteur du manche –, la musique country
de la communauté blanche sudiste s’est inspirée très tôt de la
tradition hawaïenne en mettant au point la steel guitare.
Grâce
à l’amplification électrique, la guitare acoustique perdait sa
caisse de résonance pour se résumer en une simple planchemunie de
cordes, posée à plat sur les genoux de l’instrumentiste ou sur
un trépied.
À ce
double héritage du blues et de la country, l’école Sacred
Steel ajoute la spiritualité du gospel noir-américain en
mettant l’incroyable lyrisme
de la steel guitare au service de la foi. Cet art
spectaculaire a vu le jour au cours des années 1940, dans l’église
House of God du
pasteur Willie Eason que ses paroissiens n’ont pas tardé à
surnommer "le maître de la guitare chantante".
Après
avoir transmis le virus de la steel guitare à son beau-frère Henry
Nelson, Eason s’est employé à convertir son neveu Aubrey
Ghent, alors âgé de six ans. En l’espace de quelques
années, ce dernier allait s’imposer comme un magicien inégalé
de ce
procédé unique.
Du
point de vue du Révérend Ghent, qui porte très haut les couleurs
du Sacred Steel depuis bientôt quarante ans, la virtuosité
n’est pas une fin
en soi, mais un moyen efficace de conduire à la transe des fidèles
désireux d’entrer en communion avec l’Esprit
Saint. Alors que la voix était habituellement le plus sûr chemin
vers l’extase dans les églises pentecôtistes afro-américaines,
la steel guitare
offre désormais une alternative inédite grâce à la puissance
communicative de son chant en cascade, l’agilité de
ses voltiges stratosphériques.
La
tradition Sacred Steel dispose aujourd’hui d’un ancrage
puissant au sein de la congrégation House of God en Floride, mais
aussi dans le
Kentucky comme dans l’État de New York. Et si d’autres adeptes
éminents de cette école ont fait leur apparition ces
dernières années – on pense aux Campbell Brothers, et plus
encore à Robert Randolph qui a fait connaître ce style dans
l’univers du rock
–, le Révérend Aubrey Ghent reste le pape incontesté d’un
langage musical unique, doté d’une exubérance mystique
inégalée.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
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et réservations : 01 58 71 01 01
En collaboration
avec la ville de Pierrefitte-sur-Seine
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L'épopée
de Soundiata
Samedi
22 septembre 2007 à 20h45
Musée
national des Granges de Port-Royal des Champs, Magny-les-Hameaux
(78)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/portroyal.pdf
Sotigui Kouyaté,
conteur
Dani Kouyaté,
conteur, tama
Djéli Sory Diabaté,
kora
Moussa Diabaté,
balafon
Ibrahima Traoré,
djembé
Baba Kouyaté,
tama
Ali Wagué,
flûte
Toumani Diakité,
donzon n’goni
Oumou Kouyaté,
Adiaratou Diabaté
Ténin Dembélé,
chant et danse
Esther Marty-Kouyaté,
décor
Sotigui Kouyaté est un griot né à Bamako. Installé en France, il a participé aux aventures théâtrales de Peter
Brook et s’est fait remarquer notamment dans un Mahabharata de légende, donné au festival
d’Avignon en 1984. Chez les Mandingues, griot veut dire “Maître de la parole” et ce grand écrivain oral, entouré de
musiciens et danseurs, distille des mots précieux qui coulent comme une source sur le public,
traditionnellement enroulé autour de lui en “koteba”, escargot, ordonné en cercles : les enfants, les femmes
et les hommes. Cette soirée est un voyage initiatique vers une vérité primordiale où la logique n’a pas lieu
d’être. Le discours fleuri, les métaphores, la relation au sacré, l’humour, le drame et la musique, sont les
moyens d’expression traditionnels des griots, autrefois conseillers des rois, généalogistes, historiens,
hérauts, panégyristes… Avec ses longues mains dessinant des images sous la voûte de la grange qui vit la
splendeur et la dévastation de Port- Royal, Sotigui le Sage conte des histoires de l’ancien Empire mandingue
et en tire une morale universelle qui nous relie tous.
L’épopée
de Soundiata
L’Empire
du Mali est fortement associé avec l’ethnie Mandingue. Il a été
fondé au début du XIIIe siècle par le héros Sunjata Keita.
Jusqu’aujourd’hui, l’épopée de la vie de Sunjata ou
Soundiata – de sa naissance et de son infirmité, sa maturité en
exil jusqu’à
son retour dans son pays, la défaite de ses ennemis et l’établissement
de l’empire malien - reste la base de l’identité malienne.
L’histoire,
contée et chantée pendant des siècles, est devenue une part de la
tradition orale du Mali. Il y a plusieurs variantes de
l’épopée à travers l’Afrique de l’Ouest, mais les
évènements principaux restent les mêmes : la conquête du Mali
par le roi des
Sosso (une ethnie Mandingue), Soumaoro Kante ; la défaite des Sosso
face à la coalition dirigée par Sunjata et la florescence de
l’empire sous le règne de Sunjata Keita sont des faits réels.
Sotigui
Kouyaté
Connu
en France en tant qu’acteur de théâtre et de cinéma, Sotigui
Kouyaté, né en 1936 à Bamako (mais aussi guinéen d’origine
et burkinabé d’adoption),
est avant tout griot. Les Kouyaté constituent au Mali la plus
grande lignée de généalogistes, qui transmettent
l’histoire de génération en génération depuis la formation de
l’Empire du Mali au XIIIe. Longue silhouette filiforme, il
a l’allure de ceux qui connaissent la vie. Une vie qu’il a
parcourue par ses corps de métiers : footballeur professionnel,
cycliste, boxeur,
chanteur, infirmier, menuisier, ébéniste, dactylo. Il est
capitaine de l’équipe nationale de football du Burkina Faso
quand un ami lui demande de jouer dans une pièce sur l’histoire
du pays.
Griot,
il rend service au point de devenir directeur artistique
des Ballets du Burkina Faso et de la compagnie théâtrale de la
Haute-Volta. Il est encore fonctionnaire au ministère malien
du travail et de la fonction publique (car l’art ne fait pas
vivre) lorsque Peter Brook lui demande d’incarner le sage Bhisma
du Mahabharata en 1985. Il a créé à Bamako avec Jean-Louis
Sagot-Duvauroux et son neveu Habib Dembélé, la compagnie du
Mandéka théâtre pour laquelle il a monté Antigone de Sophocle.
Son fils, Dani Kouyaté le met en scène dans Keita
! l’héritage
du griot.
En 2000, il tient le rôle principal de Little Sénégal de
Rachid Bouchareb.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Grâce à l’accueil
du Musée national de Port-Royal des Champs
http://www.fidf.fr/
index
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Salon
de musique Concert-lecture
Depuis
quelques années, le public du festival a pu assister à des
concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique,
découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés
dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la
tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La
formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la
visite
commentée du lieu.
Cette
année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre
ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux
africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une
sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le
jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance
particulière de ces dimanches matin où vous serez
accueillis dans une
orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un
maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez
place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les
artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de
chair et de sang.
Jazz
Dimanche 23 septembre 2007 à
10h15
Château
du Maréchal de Saxe, Yerres (91)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/yerres.pdf
de Toni Morrison
Pierre
Barrat,
lecture
Francesco
Bearzatti,
saxophone
Ses
parents ont fui le sud des États-Unis et les violences raciales
pour s’installer dans l’Ohio où elle est née.
Grande dame de la littérature américaine, Prix Pulitzer, Prix
Nobel, elle est devenue une icône pour les femmes
noires. Son roman fait revivre Harlem avec sa gaîté, sa folie et
sa violence quand les Noirs le découvrent
au début du siècle. Le saxophone y est un acteur sombre et
envoûtant, entre jazz et gospel, dans les
salons d’apparat d’un maréchal bien turbulent.
Toni
Morrison, Prix Pulitzer en 1988 et Prix Nobel de Littérature en
1993 pour l’ensemble de son œuvre, est une figure marquante
de la littérature américaine contemporaine.
Toni
Morrison est née en 1931 dans l’Etat de l’Ohio de parents
ouvriers qui avaient quitté le Sud des Etats-Unis pour échapper
au racisme des Blancs
du Sud. Son père lui fera cependant connaître durant ses années
de jeunesse le folklore noir du Sud. C’est ainsi
qu’elle prendra conscience de son identité noire et de la
complexité des rapports entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis.
Aussi, elle
voudra suivre des études supérieures et s’inscrire à la
meilleure université noire des Etats-Unis, l’université Howard.
En
1958, elle épouse un architecte jamaïcain, Harold Morrison, dont
elle aura deux enfants. Elle est ensuite engagée chez l’éditeur
Randon. Elle sera chargée, dans cette maison d’édition, de tout
ce qui concerne la littérature noire. C’est ainsi qu’elle se
lie avec de
nombreuses personnalités impliquées dans la lutte pour l’émancipation
des Noirs. Parmi elles, un membre des célèbresBlack Panters.
Après
avoir travaillé avec Mohammed Ali et Angela Davis sur leur
autobiographie, elle se consacre uniquement à sa propre oeuvre
romanesque : Blue Eye en 1960, Beloved en 1988, Jazz
en 1992, Paradise en 1998, Love en 2003.
Avec Jazz,
dont on entendra un extrait lors du concert du 23 septembre au
château du Maréchal de Saxe, Toni Morrison fait revivre Harlem
tel que les Noirs le découvrent au début du siècle ; Harlem la
ville des Noirs avec sa gaîté, sa folie, sa musique, le
jazznaissant et ses sombres et envoûtantes tragédies où des
êtres aiment et haïssent avec toute la violence inhérente à leur
situation.
En
recevant le Prix Nobel, Toni Morrison déclarait : « Ce qui est
merveilleux pour moi, c’est de savoir que ce prix a été
décerné à
un auteur afro-américain et à une noire américaine. »
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
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et réservations : 01 58 71 01 01
Grâce
à l’accueil du Château du Maréchal de Saxe
(membre du Groupe Savry "Les Hôtels Particuliers")
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Un
train pour le Far Est
Dimanche 23 septembre 2007 à
16h
Rotonde
des locomotives, Longueville (77)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/longueville.pdf
Diotima,
quatuor à cordes
Steve
Reich (1936-),
Different trains, pour quatuor à cordes et bande magnétique
John Cage (1912-1992),
String quartet in four parts
George Crumb (1929-),
Black Angels, Treize images des pays sombres, pour quatuor à cordes
électrifié
Nous voyageons avec ce concert, au sens propre et figuré, puisque vous serez acheminés depuis Paris en train à
vapeur vers la rotonde où les locomotives à charbon étaient révisées à la fin du XIXe siècle. Une fois arrivés, vous
serez accueillis par le jeune quatuor Diotima pour un concert américain. Trois grands compositeurs de notre
époque y sont invités. John Cage, personnage ensoleillé à l’humour provocateur, qui a contesté les conventions de
jeu et d’écoute du concert classique et a ouvert les horizons de la musique occidentale vers l’Orient. George
Crumb, plus incisif, qui élabore de nouvelles techniques d’exécution instrumentale, amplifie, introduit des
tamtams, maracas, verres de cristal accordés en harmonica de verre… pour ce quatuor de l’Ange déchu, composé
en pleine guerre du Vietnam.
Steve Reich enfin, porte-drapeau de la musique minimaliste et répétitive, dont le quatuor magnétique créé par le
Kronos Quartet fait défiler les trains, happant des souvenirs d’enfance dans les gares américaines et la mémoire
des déportés juifs.
Depuis
Pacific 231 d’Arthur Honegger, les liens entre musique et
chemin de fer n’ont plus à être prouvés. Le Festival d’Ile de
France prolonge cette
alliance en invitant les auditeurs à se rendre au concert du
Quatuor Diotima en… train à vapeur.
Destination
: la rotonde des locomotives de Longueville. Entre les rails
prendront place les instrumentistes pour un concert de musique
américaine du XXe siècle. En parfaite osmose avec le lieu, Different
trains de Steve Reich évoque l’univers ferroviaire sous
différents aspects.
C’est tout d’abord l’occasion pour le compositeur de se
souvenir des trajets qu’il effectuait entre Los Angeles et
New York dans les années 1940, quand son père et sa mère
habitaient chacun dans l’une de ces deux villes.
La
pièce évoque également
les « trains de la mort », qui ont conduit les Juifs dans les
camps, durant la Seconde Guerre mondiale. Musicalement ; il
est intéressant de constater à quel point le langage minimaliste
et répétitif de Reich illustre le rythme ferroviaire, à la fois
régulier et
puissant.
Changement
d’atmosphère avec Quartet in four parts, écrit en 1949 et
1950 par John Cage. D’une grande simplicité d’expression,
cette oeuvre, qui doit être jouée sans vibrato, semble s’inspirer
des compositions d’Eric Satie.
Ecrit
pour quatuor
à cordes électrifié, Black Angels de George Crumb décrit
de son côté la guerre du Vietnam. Construite en treize sections
qualifiées d’«
images pour pays sombres », cette œuvre emprunte de nombreuses
références à la musique tonale, depuis une citation
de La jeune fille et la mort de Schubert jusqu’à l’emploi
du thème du « Dies Irae ».
Rompu
aux techniques les plus contemporaines,
le Quatuor Diotima révélera sans nul doute l’exaltant
post-modernisme de ce programme de haut vol.
Trajet en train
à vapeur depuis Paris
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
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et réservations : 01 58 71 01 01
En collaboration
avec l’AJECTA
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American
songs
Dimanche 23 septembre 2007 à
16h30
Abbaye
des Vaux de Cernay (78)
20/18/16
€
http://www.fidf.fr/cernay.pdf
Mary
Carewe,
chant
Jason
Carr,
piano
Charles
Ives,
Old home day
Cole
Porter,
Paris
Aaron
Copland,
Simple Gifts
George &
Ira Gershwin,
Blah blah blah…
et
aussi Leonard Bernstein, John Cage, Cathy
Berberian, Ned Rorem…
Les
“songs”, chansons, mélodies, composés parfois pour les films ou la scène, ont été très appréciés par le
public américain dans la première moitié du XXe siècle. Le genre “cabaret”, dans lequel se sont illustrés des
compositeurs “classiques” européens, comme Schönberg, Weill ou Britten, a aussi inspiré les américains,
créant le lien entre la grande tradition européenne et une authentique musique américaine née du jazz et des
folklores des premiers colons. Ives, Copland, Gershwin, Porter… tous originaux, voire iconoclastes, ont écrit
des centaines de ces miniatures dans lesquelles Mary Carewe excelle, avec la pointe de légèreté qui sied aux
jeunes divas.
C’est
un genre encore trop méconnu. Les songs américains sont
souvent délaissés au profit des Lieder allemands ou des
mélodies françaises.
Ce répertoire comporte pourtant d’authentiques trésors, à l’affiche
du récital de l’anglaise Mary Carewe à l’Abbaye
des Vaux de Cernay.
Parmi
les nombreuses mélodies interprétées lors de ce concert,
arrêtons-nous sur les plus marquantes.
Composé entre 1914 et 1920, Old Home Day constitue un
splendide hommage de Charles Ives à Virgile.
Ecrite
dans le style d’un
gospel, cette mélodie développe une énergie rythmique
effervescente. Contraste total avec Solitary
Hotel composé
par Samuel Barber sur un texte de Joyce, à l’expression
désespérément mélancolique.
C’est
également sur un texte de Joyce
que John Cage a écrit The wonderful widow of eighteen springs.
Dans cette mélodie, la chanteuse doit chanter sans vibrato, comme
dans un folksong, tandis que le pianiste joue le clavier… fermé.
Le
véritable point d’orgue du récital sera sans conteste Stripsody
de Cathy
Berberian. Cette commande de la Radio de Brême, créée en 1966, se
base sur une idée absolument géniale : faire
d’une bande dessinée une partition musicale. On a l’impression
que chaque mesure correspond à la case d’un comics. Les amateurs
remarqueront d’ailleurs des citations de Superman ou de Tarzan
dans cette œuvre au pouvoir drolatique certain.
Mary
Carewe proposera
également des chansons de Gershwin, Bernstein ou encore Copland –
toutes marquées par la même simplicité mélodique
et la même vigueur rythmique. Un programme sur-mesure pour cette
chanteuse de cabaret absolument irrésistible qu’est
Mary Carewe.
INFOS PRATIQUES
Tarif plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Navette depuis Paris
Informations et réservations : 01 58 71 01 01
Grâce à l’accueil de l’Abbaye des Vaux de
Cernay
(membre du Group Savry "Les Hôtels Particuliers")
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Youssou N'dour,
l'étoile de Dakar
Vendredi 28 & samedi
29 septembre 2007 à 20h30
Dimanche 30 septembre 2007 à 16h30
Cirque
d'Hiver-Bouglione, Paris 11è
de
13 à 25 €
http://www.fidf.fr/cirque.pdf
Youssou
N’Dour
Baboulaye Sissoko,
kora
Ibrahima Cisse, clavier
Jimi Mbaye, guitare
Habib Faye, basse
Mbaye Dieye Faye, percussions,
Abdoulaye
Lô,
batterie...
Invités
: Rokia Traoré, Julia Sarr et Patrice Larose...
S’il y a une star internationale au Sénégal, c’est bien Youssou N’Dour. Véritable passeur entre
l’Afrique et l’Occident, il est un Africain moderne issu d’une longue lignée de griots. Né dans la Médina, quartier chaud
de Dakar réputé pour ses “bals poussières”, il participe dès l’enfance à des groupes qui fusionnent les
rythmes cubains aux danses sénégalaises, comme le m’balax qui enflamme les bals de la ville. Avec l’Étoile
de Dakar, puis le Super Étoile, il voyage en Europe et se lie d’amitié avec Peter Gabriel qui lui donnera
l’occasion d’une reconnaissance internationale. Depuis Youssou N’Dour a réussi l’impossible : toucher l’âme
occidentale sans trahir ses racines. Adulé, voire idolâtré au Sénégal, il est perçu comme un saint et un
modèle de réussite africaine. À la tête d’un empire (studio, label, radio, club…), il n’en est pas moins très
impliqué dans des actions humanitaires et lutte contre la pauvreté et la ségrégation depuis vingt ans. Il a
choisi dans cette rencontre de nous faire entendre un concert “acoustique” où son identité sénégalaise se lit
à travers le choix des instruments et des langues : le wolof, le sérère, le peul et le bambara... témoins de la
richesse culturelle de son pays.
Youssou
N’dour est bien la plus grande star internationale africaine, l’un
des seuls à pouvoir donner un sens positif au terme de «
world music ». Le « rossignol de Dakar », encore surnommé le petit
prince de Dakar, se fait remarquer rapidement : cérémonies de
circoncision, bals-poussières, troupe de théâtre, il se retrouve dans
le Diamono et surtout le Star Band d’Ibra Kassé.
À la fin
des années 70, il monte son groupe, L’Étoile de Dakar, rebaptisée le
Super Etoile de Dakar en 1981. Il est remarqué par Peter
Gabriel qui l’invite à participer à l’album So puis à une
tournée. Youssou N’dour réussit un tour de force que d’aucun avait réussi
jusque-là : fusionner le m’balax sénégalais à la pop
internationale : toucher l’âme occidentale sans trahir ses racines sénégalaises.
Artiste double-face, Youssou a une vie occidentale, une vie au Sénégal
: ici, il apparaît dans les causes humanitaires
les plus
célèbres et ses duos avec Sting et Neneh Cherry ont parachevé sa
célébrité. En Afrique, il édite des cassettes spécifiques au
marché local où il a construit un Empire : label, studio d’enregistrement,
boite de nuit, groupe de communication, ses investissements
au pays permettent d’en faire vivre plus d’un. Mais Youssou N’dour
est avant tout un passeur entre deux cultures où l’Afrique
et l’Occident échangent à part égale.
Julia
Saar et Patrice Larose
Sénégalaise
d’origine, Julia Saar est vite devenue la choriste préférée des
scènes parisiennes avant de devenir "l’attitrée" de Lokua
Kanza. Émancipée de son tuteur musical, elle s’est lancée dans son
premier album avec le guitariste français Patrice Larose.
Avec Set Luna, elle a battu en brèche les attentes
conventionnelles et les clichés africanistes. Intimiste, moderne,
ciselé, l’album
est autant l’œuvre de Julia que de Patrice et impose une sensibilité
nouvelle où la voix et la guitare construisent un merveilleux
dialogue. Sur Set Luna, on entend le grand frère Youssou N’dour
pour qui elle a également été choriste.
Rokia
Traoré
La
chanteuse malienne Rokia Traoré n’est pas loin de marcher sur les pas
de Youssou N’dour. Élégance et retenue encadrent une voix
puissante. La modernité occidentale accompagne une recherche acoustique
épurée de la musique traditionnelle malienne.
Comme Youssou, elle investit au pays et construit des studios pour
permettre aux artistes africains d’enregistrer au Mali. Des
mélodies simples, des textes poétiques, une instrumentation raffinée
et surtout une voix cristalline ont séduit Oumou Sangaré et Ali Farka
Touré, ses mentors, qui l’ont poussée à se professionnaliser.
INFOS
PRATIQUES
Tarifs
1ère cat. : tarif plein 25 / tarifs réduits 23 et 21
Tarifs 2ème cat. : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 3ème cat. : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien d’Air
Sénégal International, groupe Royal Air Maroc
http://www.fidf.fr/
index
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Musiques pour la
Semaine Sainte
Samedi 29 septembre 2006 à
20h45
Chapelle
du Château, Fontainebleau (77)
20/18/16
€
http://www.fidf.fr/fontainebleau.pdf
Le
Parlement de musique
Martin Gester ,
direction
Alessandro
Scarlatti (1660-1725),
Lamentations pour la Semaine Sainte, Stabat Mater
Arcangelo
Corelli (1653-1713),
Sonata da chiesa en si mineur
Sur les murs de la somptueuse chapelle royale furent peints les portraits des prophètes sur commande
d’Henri IV. On y voit Jérémie et la chute des anges rebelles. Pour ce concert, Martin Gester propose les
Lamentations, étranges et ardentes, écrites par Scarlatti pour le grand duc de Toscane lors de son séjour à la
cour des Médicis à Florence.
L’organiste
et chef d’orchestre Martin Gester s’affirme aujourd’hui
comme l’un des plus grands défenseurs de la musique sacrée
de l’ère baroque. À la tête de son ensemble sur instruments anciens
« Le Parlement de musique », il met un point d’honneur
à exhumer des partitions qui, jusque-là, n’avaient souvent jamais
été sorties des bibliothèques.
Le programme "Musiques
pour la Semaine Sainte" se consacre presque entièrement au
compositeur sicilien Alessandro Scarlatti. Première difficulté
pour l’interprète : choisir des partitions dans un corpus comprenant
pas moins de huit cent vingt cantates et une centaine
d’opéras. C’est le registre doloriste du compositeur qui sera mis
en valeur au château de Fontainebleau.
Les Lamentations
pour la Semaine Sainte narrent,
dans un registre à la fois intime et expressif, la déploration du
prophète Jérémie sur les
ruines de Jérusalem. L’écriture d’Alessandro Scarlatti semble
faire le lien entre la sobriété méditative d’un Palestrina et les
affects sensibles d’un Vivaldi.
Pour sa part, le Stabat Mater évoque,
par son engagement poignant, l’univers exacerbé de l’opéra.
La richesse du traitement harmonique n’y a d’égale que la puissance
coloriste de l’invention mélodique.
En contrepoint, le
Parlement de musique propose deux Sonates da chiesa d’Arcangelo
Corelli. Ces sonates d’église obéissent à une forme inébranlable,
alternant mouvements lents et vifs. Mais au-delà de cette construction
structurelle, Corelli met en valeur le potentiel à la
fois technique et expressif du violon. Dans un langage noble et orné, l’instrument-roi
passe avec brio de la fugue à la gigue et d’un jeu cantabile
à la virtuosité la plus démonstrative.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien du
Musée national du Château de Fontainebleau
http://www.fidf.fr/
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I had a dream
Samedi 29 septembre 2006 à
20h45
Théâtre
du Fil de l'eau, Pantin (93)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/pantin.pdf
Les
Éléments,
chœur de chambre
Joël
Suhubiette,
direction
Les
Percussions de Strasbourg
Luigi
Dallapiccola (1904-1975),
Canti di prigiona
Zad
Moultaka (1967-),
I had a dream, d’après le discours de Martin Luther King. Création
pour le Festival d’Ile de France.
Katrina, pièce pour percussions et projection d’images. Création
pour le Festival d’Ile de France.
La
Scala del cielo, version pour grand chœur
Vous pourrez venir en bateau à ce théâtre sur les bords du canal de l’Ourcq et assister à un concert consacré
à la réflexion de deux compositeurs sur les épreuves d’un peuple en guerre, l’Italie mussolinienne pour le
premier, d’un peuple toujours sacrifié, les Noirs de Louisiane pour le second. Luigi Dallapiccola,
compositeur italien de la première moitié du XXe siècle, a composé dans une écriture moderne, de grandes
œuvres chorales et orchestrales qui témoignent de son engagement contre le fascisme. Ses chants des
prisons font partie de ces moments forts de l’histoire de la musique et annoncent par leur thème engagé
l’indignation de Zad Moultaka, compositeur franco-libanais, devant l’indifférence du gouvernement
américain au malheur de la population noire après le passage du cyclone Katrina. Le rêve de Martin Luther
King reste un rêve, et la pauvreté reste de la même couleur, noire. Écrite pour grand choeur et percussions,
l’œuvre suit les fluctuations du discours du leader, mue par une pulsion intérieure à l’instar des gospels. La
vague déferlante des percussions prolonge le concert en résonance aux images filmées après la catastrophe.
L’engagement
politique dans le geste créateur, tel est le credo du concert proposé
par le choeur Les Eléments et Les Percussions de
Strasbourg.
Figure bien connue du Festival d’Ile de France, le
compositeur libanais Zad Moultaka livre cette année deux œuvres
en création mondiale. Écrit pour chœur et environnement
électroacoustique, I had a dream revient sur le célèbre discours
de Martin Luther King. Mais pourquoi la citation est-elle au passé ?
Pour Zad Moultaka, le rêve de Martin Luther King ne s’est
pas concrétisé. Aux États-Unis, les Noirs n’ont toujours pas les
mêmes droits que les Blancs. En témoigne, selon lui, la faible
mobilisation du gouvernement de George W. Bush lors de l’ouragan
Katrina qui a dévasté les quartiers « noirs » de La Nouvelle-Orléans.
Katrina est d’ailleurs le titre de la deuxième création de
Zad Moultaka, écrite cette fois-ci pour six percussionnistes.
Créée l’année
dernière au Festival d’Ile de France, La Scala del cielo,
toujours de Zad Moultaka, allie le chœur aux percussions dans l’évocation
d’un Orient imaginaire, construit à partir de textes de l’Egypte
ancienne.
Le même souffle engagé parcourt
les Canti di prigiona de Luigi Dallapiccola, composés entre 1938
et 1941 dans l’Italie mussolinienne. Chaque chant correspond
aux dernières lignes écrites par un prisonnier célèbre : la Reine
Mary Stuart, Boèce et Savonarole. Apre et fascinante, l’écriture
musicale doit autant à Stravinsky qu’à Berg.
Les rênes de ce
programme exigeant sont confiées à deux ensembles passionnants
: Les Eléments, un choeur à l’aise tant dans la musique baroque que
dans la création contemporaine, et Les Percussions de
Strasbourg, formation aussi impressionnante à entendre qu’à voir.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En collaboration
avec la ville de Pantin
http://www.fidf.fr/
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Salon
de musique Concert-lecture
Depuis
quelques années, le public du festival a pu assister à des
concerts-lectures dans le cadre de ses Salons de musique,
découvrant des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés
dans la campagne francilienne, et renouant ainsi avec la
tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires. La
formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la
visite
commentée du lieu.
Cette
année, Pierre Barrat, notre lecteur fidèle, présente quatre
ouvrages écrits par quatre auteurs phares de notre époque ; deux
africains et deux afro-américains, qui parlent d’une culture et d’une
sensibilité noires qui se sont forgées au fil de l’Histoire. Le
jazz et la musique africaine l’accompagnent et composent l’ambiance
particulière de ces dimanches matin où vous serez
accueillis dans une
orangerie troglodytique, l’écurie des ducs de Padoue, le salon d’un
maréchal et des ateliers d’artistes. Prenez
place dans ces lieux intimes, propices à l’échange avec les
artistes qui se sont tous investis pour sublimer ces textes faits de
chair et de sang.
Racines
Dimanche 30 septembre 2007 à 10h15
Château
de Coubertin, Saint Rémy-lès-Chevreuse (91)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/coubertin.pdf
d'Alex
HALEY
Pierre
Barrat,
lecture
Jean-Jacques
Milteau,
harmonica
Manu
Galvin,
guitare
Sa rencontre avec Malcolm X va le pousser à rechercher ses racines africaines, en Gambie, où, grâce à un
griot, il retrouve les traces d’un ancêtre qui, sept générations auparavant, a été embarqué comme esclave. Il
sera le premier personnage de sa célèbre saga dont l’épisode raconté ce matin, près des ateliers de
sculpture, des bronzes et du parc assoupi, se situe quand Lincoln tente d’abolir l’esclavage. Liberté je crie ton
nom, dit le héros, avec le blues et l’harmonica aux lèvres.
Alexander
Palmer Haley est né en 1921 aux Etats-Unis, dans l’Etat de New
York. Bien que né d’une famille ayant aussi du sang irlandais,
il n’a jamais renié ses origines africaines. Bien au contraire, l’essentiel
de son œuvre sera consacré à l’histoire des familles
américaines dont les ancêtres furent des Africains vendus comme
esclaves à des propriétaires terriens américains.
Ce n’est
qu’en 1960 qu’il entama réellement une carrière littéraire,
après avoir servi pendant 20 ans dans l’armée comme garde-frontières.
D’abord
journaliste chroniqueur pour des magazines, il est sollicité pour
écrire une autobiographie de Malcolm X. La rencontre
avec ce leader fondateur de l’organisation de l’Unité
Afro-américaine assassiné en 1965 l’incita à se passionner pour l’histoire
de ses ancêtres africains, dont, enfant, il avait entendu raconter de
nombreux souvenirs. Passionné
de jazz, il aime retrouver dans cette musique la parole d’esclaves
ou d’anciens esclaves qui, en composant ou en écrivant,
"se défaisaient du joug de l’esclavage et entraient dans le
monde de la liberté". "Mes livres ne répondent pas
exclusivement à des
préoccupations esthétiques, pas plus qu’à des préoccupations
politiques. L’art doit faire les deux à la fois."
S’embarquant
un jour pour la Gambie de ses ancêtres africains, il a pu retrouver,
grâce à un griot du village, l’histoire de celui qui,
sept générations auparavant, a été embarqué comme esclave sur un
bateau voguant vers l’Amérique. Cet homme, Kunta Kinte,
va être le premier personnage de cette lignée familiale dont Alex
Haley est un des derniers descendants. Voulant
connaître les conditions très dures auxquelles étaient soumis les
esclaves, comme son ancêtre, lorsqu’ils étaient emmenés en
Amérique, Alex Haley fera son voyage de retour aux Etats-Unis dans la
cale d’un cargo.
Racines
raconte donc
l’histoire de Kunta Kinte et de sa descendance. L’œuvre a connu
un succès énorme et sera traduite dans 37 langues.
L’extrait du roman qui sera lu lors du concert du 30 septembre au
Château de Coubertin se situe en 1868, au moment où Lincoln, élu
président des États-Unis, tenta d’abolir l’esclavage des Noirs,
avant d’être assassiné par un fanatique sudiste.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Grâce à l’accueil
de la Fondation de Coubertin
http://www.fidf.fr/
index
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Ô happy day!
Dimanche 30 septembre 2007 à 16h30
Collégiale
Saint-Martin, Montmorency (95)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/montmorency.pdf
Soul
Gospel Academy,
ensemble vocal
Jan Stümke,
piano
Gospels et Negro
Spirituals de concert
En 1619 arrivent en Virginie les vingt premiers esclaves africains. Ils seront plus d’un million à être arrachés à
leurs racines pour le Nouveau Monde. Une des étapes de leur éprouvant voyage était les Antilles, tour à tour
espagnoles, françaises et britanniques. Certains, pour les besoins des riches colons installés sur les îles,
restaient dans les plantations de canne à sucre. Très majoritaire, la population noire était évangélisée, bien
qu’on lui déniât longtemps d’avoir une âme ! En mémoire de leurs ancêtres et en fraternité avec les
afro-américains, ce chœur antillais reprend avec passion les gospels des communautés émigrées dans les villes
du nord.
Il
règne une certaine confusion de ce côté-ci de l’Atlantique
entre spirituals et gospel. Héritier direct du
premier, le second se différencie
du premier en faisant volontiers référence à des hymnes inspirés
du Nouveau, et non de l’Ancien Testament. Plus concrètement,
le gospel a longtemps caractérisé une tradition religieuse plus
populaire que les spirituals, avant de devenir aujourd’hui
le style universellement consacré par les Afro-Américains dans
leurs églises.
L’intérêt
du public européen pour cette musique n’est pas récent, mais il
s’était toujours apparenté à l’engouement que pouvaient
connaître le jazz et le blues. La carrière internationale de
Mahalia Jackson, abondamment relayée par le disque et la télévision,
avait même alimenté à une époque une forme de diaspora
noire-américaine chez nous. Au même titre que le Golden Gate
Quartet, Liz McComb trouvait encore récemment en France une seconde
patrie particulièrement réceptive à son art.
La
nouveauté provient de l’éclosion en France, depuis une quinzaine
d’années, de formations étrangères à l’univers américain.
Ce
phénomène reflète l’existence d’une forme de gospel autonome,
dont l’essor est principalement le fait des communautés antillaises
et africaines. Preuve d’une volonté d’intégration dans le
respect des particularismes culturels de chacun, la Soul Gospel
Academy trouve dans l’exemple afro-américain un modèle évident
: celui d’une minorité capable de faire valoir la richesse
de sa différence.
L’âme
du groupe se nomme Jean-Pierre Cadignan. Violoniste originaire de la
Martinique, il doit son initiation à l’art vocal religieux noir-américain
aux Gospel Chords Singers, avec lesquels il s’est longtemps
produit à travers la France. Depuis le tournant du
millénaire, il mène l’aventure de cette Soul Gospel Academy avec
la volonté affirmée d’ouvrir le vocabulaire de la formation à la
modernité, sans pour autant renier la tradition. Cet
éclectisme, de même que la présence autour de lui de voix venues
d’horizons divers, contribue grandement à la richesse vocale
et culturelle d’un groupe dont les prouesses vocales, habitées
par la foi, constituent une passerelle heureuse entre le profane et le
religieux.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien
de la ville de Montmorency
http://www.fidf.fr/
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Le balafon et les
compagnons
Dimanche 30 septembre 2007 à 16h30
Auditorium
Jean-Pierre Miquel, Vincennes (94)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/vincennes.pdf
Les
Percussions de Treffort
Alain Goudard,
direction
Moussa
Héma,
percussions, balafon
Moussa Héma,
Oflé Nié (Regarde les), pour percussions, objets sonores, voix et
balafon
Voici un concert rare avec la découverte d’un jeune balafoniste du Burkina Faso, Moussa Héma, fils d’un
forgeron qui lui a tout appris de sa culture mandingue, et des percussionnistes pas comme les autres, les
Percussions de Treffort. Pour cet ensemble qu’il a créé il y a vingt-huit ans, Alain Goudard associe des
percussionnistes professionnels et des handicapés mentaux dans une démarche consacrée à la création. De
nombreux artistes ont déjà apporté leur concours à cette aventure humaine et artistique exceptionnelle à
laquelle se joint Moussa. Avec lui, ces musiciens différents font pousser avec humour une drôle de forêt
d’objets sonores sur le plateau qui étonneront et raviront les plus exigeants mélomanes.
La
raison d’existence des Percussions de Treffort, c’est la
création, celle qui permet un échange vrai, provoquant l’évolution
et la
réflexion de chacun, y compris du public. Fondées en 1979 par Alain
Goudard, chanteur et percussionniste, les Percussions de
Treffort ont choisi d’être en mouvement permanent, de croiser les
disciplines artistiques et de se laisser conduire d’un univers
musical à un autre, au travers de collaborations aussi diverses que
Louis Sclavis, Carlo Rizzo ou Geneviève Sorin. 27 ans de
rencontres et de créations et 15 musiciens professionnels et
handicapés mentaux. Car la démarche d’Alain Goudard, unique
en son genre, réunit sous Résonance Contemporaine, un ensemble de
percussions, un Pôle ressources de musique contemporaine
mais aussi un Pôle ressources Culture et Handicap.
Cette année, c’est
avec le balafoniste burkinabé Moussa Héma
que les Percussions de Treffort ont choisi de travailler. Habitués à
modeler les textures et les couleurs musicales, Moussa et les
Percussions de Treffort s’accordent sur un vocabulaire commun,
construisent à partir d’un creuset originel un langage particulier dont l’aboutissement
s’intitule Oflé Nié "Regarde les".
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien de
la ville de Vincennes
http://www.fidf.fr/
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La brousse électrique
Jeudi 4 & vendredi 5 octobre 2007 à
20h
Musée
du quai Branly, Paris 7è
20/18/16 €
http://www.fidf.fr/branly.pdf
Kasaï
Allstars
Basokin
Masanka Sankayi
Orchestres
traditionnels électrifiés, chant et danse
Musiques
rituelles et festives des tradi-modernes de Kinshasa
Le
Congo-Kinshasa, ancien Congo belge, puis Zaïre, est un pays où
se côtoient soixante trois millions d’habitants,
dont plus des trois quarts vivent en dessous du seuil de
pauvreté. Cinq cents ethnies parlant chacune
une langue ou un dialecte en plus du français, habitent
essentiellement les régions des grands lacs, de
l’embouchure du Congo, de la savane… Les musiciens de cette
soirée habitent Kinshasa après avoir quitté la
brousse de la région de Kasaï, connue pour ses mines de
diamants, ou de Tandjob et de Songye, et continuent
en ville à remplir leur rôle d’intermédiaires auprès des
ancêtres avec leurs chants et leurs danses.
Dans le vacarme urbain, ils ont dû adapter leurs instruments
traditionnels en les électrifiant et, avec un spectaculaire
génie de la récupération, en inventer de nouveaux,
détournant, non sans humour, des objets usuels
comme des couvercles de casseroles, pièces de voitures,
bouteilles de soda, tuyaux de plomberie…
Les “pianos à pouces”, les likembés, équipés de micros
fabriqués à la main, font partie des plus célèbres. Il en résulte un
style unique, une musique puissante et distordue interprétée
par les “tradi-modernes”, un pied dans
le groove actuel, un autre dans la transe et le rituel des
chasseurs de brousse. À découvrir dans le temple
de Jean Nouvel consacré aux arts premiers.
Originaires
du Congo, les Kasaï Allstars procèdent d’une histoire qui
interroge littéralement nos oreilles occidentales. Ils viennent de
régions spécifiques du pays comme le Kasaï, une province
connue pour ses mines de diamants. Le Kasaï, dont la source
est en Angola, est le principal affluent du fleuve Congo. Situé
au centre du pays, c’est une des plus grandes zones urbaines d’où
provient un tiers de la production mondiale de diamants
industriels.
Poussés
à émigrer à Kinshasa pour des raisons économiques, les
musiciens traditionnels se sont vite perdus dans une ville
rendue exsangue
par un pouvoir corrompu. Dans les faubourgs de Kinshasa se sont
multipliées les églises évangéliques et pentecôtistes, propageant
leurs slogans au son de camions déambulant du matin au soir
dans la ville. Débarqué dans ce marasme sonore,
Vincent Kenis, spécialiste des musiques traditionnelles mais
aussi urbaines du Congo, note que les musiciens se sont adaptés
à cette ambiance particulière au moyen d’une amplification
bricolée à partir d’un matériel de récupération. Il faut
préciser cependant
que dès les années 50, des mutations atteignent les
communautés traditionnelles, qui elles-mêmes découlent de la
nouvelle vie amenée par les mines de cuivre et de diamants.
Ainsi le musicologue Hugh Tracey enregistre un morceau Luba où
un lamellophone est posé sur la caisse d’une guitare pour
amplifier le son.
Les
distorsions obtenues par les likembés géants (pianos à
pouces) électrifiés et les mégaphones sont caractéristiques
de ces groupes
comme le Kasaï Allstars, un collectif qui regroupe quatorze
musiciens provenant de plusieurs groupes dont Masanka Sankayi
et Basokin. Ils appartiennent à des communautés culturelles
(Luba et Lulua par exemple) quasiment incompatibles. Réunis
au sein d’un même groupe, ils ont su faire la place à des
solistes aux styles bien différents.
Outre
les likembés et mégaphones, le Kasaï Allstars intègre
guitares et balafons électriques, ainsi que des tambours à
résonateurs comme
le lokole, un grand tambour à fente très lourd qui se
joue debout et est capable de produire huit notes différentes.
Il
était traditionnellement utilisé pour les communications
interzonales. Le Kasaï Allstars, c’est aussi la juxtaposition
de chanteurs-harangueurs
à l’humour décapant, chacun dans sa propre langue.
Un
son à la limite du punk, saturé, intense, qui possède des
pouvoirs hypnotiques d’une étonnante séduction, surtout
lorsqu’il est assorti de
danses érotiques.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 18 / Tarifs réduits : 18 et 16
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En
collaboration avec le musée du quai Branly
http://www.fidf.fr/
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Pour un nouveau monde
Samedi 6 octobre 2007 à
20h45
Usine
Renault, Flin-Aubergenville (78)
12/8
€
http://www.fidf.fr/flins.pdf
Orchestre
National d’Île de France
Philippe Graffin,
violon
Peter King,
récitant
Yoël Levi,
direction
Joseph
Schwantner (1943-),
New morning for the world, “Daybreak of freedom”, pour orchestre
et récitant, textes de Martin Luther King
Samuel
Coleridge-Taylor (1875-1912),
Concerto pour violon en sol mineur, op.80
Duke
Ellington (1899-1974),
The River
En hommage à Martin Luther King, l’orchestre, dirigé par son chef principal, Yoël Levi, s’associe au festival dans un programme peu
entendu d’œuvres de compositeurs acquis à la cause des laissés-pour-compte en Afrique ou aux États-Unis. L’américain Schwantner
tout d’abord. Il a composé cette page symphonique magiquement orchestrée sur les paroles du discours du leader noir. Coleridge-Taylor, quant à lui, est né dans une Angleterre encore très victorienne, d’un père africain et d’une mère anglaise. Violoniste,
compositeur et chef d’orchestre exceptionnellement doué, il fut surnommé le “Dvorak noir” pour le caractère romantique de sa
musique,mais aussi pour les thèmes africains qu’il y développe. Le violoniste Philippe Graffin, le premier à avoir enregistré son
concerto pour violon, va souvent en Afrique du Sud où il aide les enfants noirs des townships à jouer de la musique. “The River” de
Duke Ellington fait un autre lien avec l’Amérique et notre balade sur la Seine vers la capitale de la Clio Renault où des visites sont
organisées toute la semaine pour la découvrir sur ses chaînes de montage.
L’Orchestre
National d’Ile de France et son directeur musical Yoël Levi nous
invite à découvrir l’esthétique originale de la musique
symphonique anglo-saxonne. Le cadre du concert – les usines de
Renault à Flins – rappelle par ailleurs l’importance de la
révolution industrielle sur le continent nord-américain.
Inconnu en
France, le compositeur Joseph Schwantner (né en 1943) est
pourtant une véritable célébrité Outre-Atlantique. Du
Philharmonique de New York au Symphonique de Boston, tous les orchestres
lui ont passé commande d’une œuvre pour grande formation.
Ecrit
sur des textes de Martin Luther King, New morning
for the world ,
Daybreak of freedom illustre parfaitement le langage
néo-classique et bien sonnant de Joseph Schwantner.
La
personnalité du compositeur britannique Samuel Coleridge-Taylor est
tout autre. De père africain, il fut l’un des rares Noirs à
avoir fait carrière dans la musique au tournant des XIXe et XXe
siècles. Son Concerto pour violon en sol mineur s’inspire
autant de
Dvorak que des Negros spirituals.
Soliste du concert, le violoniste
Philippe Graffin a enregistré cette œuvre en Afrique du Sud
avec l’Orchestre Philharmonique de Johannesburg, prolongeant ainsi
joliment le lien entre les continents.
Le concert s’achève
avec un standard connu de tous, The River de Duke Ellington.
Une démarche musicale "crossover" que ne renie pas l’Orchestre
National d’Ile de France. Rappelons que, la saison dernière, la
formation francilienne s’est notamment produite avec le
pianiste de jazz Brad Mehldau, ou encore avec le groupe latino-pop Pink
Martini.
Conférence musicale avec les musiciens de l’orchestre
à 18 h
Restauration légère à
19 h
Concert à 20 h 45
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 12 / Tarif réduit : 8
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec
le soutien de Renault - Usine de Flins
En collaboration avec La Nacelle - Théâtre du Mantois (Aubergenville)
http://www.fidf.fr/
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Les
Psaumes pour la Paix
Samedi 6 octobre 2007 à
20h45
Église
Notre-Dame des Roses, Grisy-Suisnes (77)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/grisy.pdf
La
Maîtrise de Colmar,
chœur de garçons
Et chœur
d’hommes
Ensemble instrumental
Arlette Steyer,
direction
Leonard
Bernstein (1918-1990),
Chichester Psalms pour choeur, harpe, orgue et percussions
Richard
Nance (1955-),
Credo pour chœur, trio de solistes, orgue, harpe, hautbois et
timbales.
Extrait de Mass for a new millenium
Parmi les musiciens américains, Bernstein est l’un des plus populaires. Chef d’orchestre, compositeur,
pédagogue et acteur engagé dans de nombreuses causes humanitaires, il a réussi dans tous les domaines.
Sa fougueuse énergie et la simplicité avec laquelle il enseignait la musique aux enfants l’ont également rendu
célèbre. Passant d’un style à un autre, du jazz, du gospel, au symphonique mahlérien…, sa musique très
originale reste accessible à tous les publics qui se reconnaissent dans les grands thèmes sur la condition
humaine qu’il a aimé traiter. Ses magnifiques Psaumes font partie de ses oeuvres religieuses. Fils
d’immigrants juifs, il n’oubliait pas ses racines et fut sensible à la proposition de la Cathédrale de Chichester
en Angleterre, quand elle lui fit la commande d’une œuvre sur six psaumes en résonance avec son
engagement pour la paix dans le monde. C’est dans une étonnante et belle église contemporaine que la
Maîtrise de Colmar, accompagnée d’adultes et d’un ensemble orchestral, participera à son espoir de vivre
harmonieusement ensemble.
Depuis
Mstislav Rostropovitch jouant lors de la chute du Mur de
Berlin jusqu’à Daniel Barenboïm créant un orchestre
symphonique avec
des Israéliens et des Palestiniens, nul n’ignore les messages
de paix régulièrement délivrés par la musique classique.
Le
programme d’œuvres sacrées américaines proposé par la
Maîtrise de Colmar s’inscrit dans cette lignée. Créés en
1965 à la Cathédrale
de Chichester, les Chichester Psalms de Leonard Bernstein
délivrent un message d’humilité et d’apaisement. Si le premier
mouvement est un chant de louange généreux et coloré, le
second psaume s’avère beaucoup plus intime, avec son solo
diaphane
de voix d’enfant. Quant au finale, il impressionne par sa
sincérité et sa noblesse d’expression – Bernstein a d’ailleurs indiqué
sur la partition "peacefully flowing".
En écho, le Credo
de Richard Nance (né en 1955) témoigne de la vitalité
toujours actuelle
de la musique religieuse Outre-Atlantique.
Cet extrait de la Mass
for a new millennium se partage en trois sections,
musicalement très
contrastées. Le compositeur, membre de la Faculté de musique
de l’Université luthérienne du Pacifique, illustre le
message religieux par des phrases vocales simples et lumineuses.
L’accompagnement instrumental – orgue, harpe, hautbois, timbales,
xylophones et glockenspiel – forme un écrin joliment
équilibré. Ce programme s’annonce ainsi prometteur, d’autant plus
qu’il sera interprété par l’une des meilleures maîtrises
de France. Dirigée par Arlette Steyer (une ancienne membre des
Arts Florissants),
la Maîtrise de Colmar est reconnue pour ses qualités d’homogénéité
et de musicalité. Constitué de trente garçons et de vingt
hommes, l’ensemble brasse avec brio les répertoires, depuis
Palestrina jusqu’aux créations contemporaines.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Navette depuis Paris
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En
collaboration avec l’Association des Amis de l’orgue
de
Brie-Comte-Robert
http://www.fidf.fr/
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Du
shtetl à New-York
Dimanche 7 octobre 2007 à 16h45
Orangerie,
Meudon (92)
de
13 à 20 €
http://www.fidf.fr/meudon.pdf
Sirba
Octet,
ensemble instrumental
Violons, piano, clarinette, alto, violoncelle, contrebasse,
cymbalum
Isabelle
Georges,
chant, claquettes
Airs
traditionnels juifs et standards de la comédie musicale
américaine
Les vagues d’immigrations, irlandaises, italiennes, chinoises…, vers le Nouveau Monde n’ont pas cessé. Dès
la fin du XIXe siècle, les persécutions contre les Juifs d’Europe Centrale les ont poussés à quitter leurs
villages, les shtetl en yiddish, et à traverser l’Atlantique. C’est le sujet du film de Chaplin, “The Immigrant”, et
du documentaire du “Shtetl à Broadway”, projeté en amont du concert. Inspirés par ce dernier,
les musiciens de Sirba ont composé tout un programme qui met en évidence la filiation des airs traditionnels
juifs avec les thèmes des comédies américaines et les rapprochements entre deux communautés écartées du
rêve américain, les Juifs et les Noirs.
C’est en
2003 que huit musiciens, en majorité issus de l’Orchestre
de Paris, décident de fonder le Sirba Octet. L’idée est de mêler
musiques classique, yiddish et tsigane. Depuis lors, l’ensemble,
où l’on retrouve aussi bien le contrebassiste Bernard
Cazauran
que le clarinettiste Philippe Berrod, s’est produit sur un
grand nombre de scènes et a sorti un disque réjouissant
intitulé "Un
violon sur les toits de Paris".
Pour le Festival d’Ile de
France, le Sirba Octet propose une nouvelle création, "Du
shtetl à
New York", inspiré du film d’Isabelle Rousso-Lenoir Du
shtetl à Broadway. Ce programme reproduit en musique le
parcours des
immigrés juifs de la Mitteleuropa débarquant à New
York au début du XXe siècle. Leurs chansons traditionnelles
sont à l’origine des
mélodies des comédies musicales et donc des plus grands
succès de Broadway. Par ailleurs, la population juive
fraternise avec
la communauté noire de Brooklyn. Et c’est ainsi que le jazz s’allie
avec la comédie musicale…
De Benny Goodman à Leonard
Bernstein, les plus grands artistes ont su profiter de ce
véritable métissage des formes musicales. Ou comment le cymbalum
hongrois se met à dialoguer avec la contrebasse jazz ! "Du
shtetl à New York" donnera donc l’occasion d’entendre à
la fois Bessarabye, Over the Rainbow ou encore My
funny valentine.
Le Sirba Octet s’est associé pour ce
spectacle à la chanteuse Isabelle
Georges, connue autant pour ses performances de cabaret que pour
ses rôles dans l’opérette. Savoureux brassage artistique,
"Du shtetl à New York" offrira à coup sûr une autre
vision de la mondialisation.
INFOS
PRATIQUES
Tarifs
1ère cat. : tarif plein 20 / tarifs réduits 18 et 16
Tarifs 2ème cat. : tarif plein 17 / tarifs réduits 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le
soutien de la ville de Meudon
http://www.fidf.fr/
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Lorraine
motel
Dimanche 7 octobre 2007 à 16h30
Pavillon
Baltard, Nogent-sur-Marne (94)
17/15/13
€
http://www.fidf.fr/baltard.pdf
Voices
Chœur International
Chœurs
amateurs d’Ile-de-France
Varia
Voce, Voix-Si Voix-La, Les Troup’Adour, Ensemble vocal
Mélisande, Chœur du Lycée Racine, Atelier
choral de l’Ariam Ile-de-France, Chœur Allucere, Les chœurs
de jeunes de l’Église Américaine, Angel voices
Bonnie
Woolley,
direction
Orchestre
d’Harmonie de Levallois
Vincent Renaud,
direction
Jean-Luc
Capozzo,
trompette, soliste improvisateur
Bernard
Struber,
orchestration et direction
Philippe
Hourriet,
mise en espace
Alain
Gibert (1947-)
Lorraine Motel, oratorio pour choeurs, orchestre d’harmonie
et trompette, sur le discours de Martin Luther King
“I have a dream”. Création pour le Festival d’Ile de
France.
Le 4 avril 1968, un militant ségrégationniste tue Martin Luther King sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le
Tennessee où il s’était rendu pour préparer une marche destinée à soutenir des ouvriers noirs de la ville. Il avait 39 ans et
avait prédit sa mort violente avant ses 40 ans. À l’annonce de son assassinat, une vague d’émeutes enflammèrent 60 villes
des États-Unis. Le Président Johnson qui avait fait voter les lois reconnaissant les Droits Civiques et le Droit de Vote des
Noirs américains, déclara une journée de deuil national. 300 000 personnes suivirent son cercueil posé sur une charrette
tirée par une simple mule. On l’appelait l’homme du rêve, celui qui osait rêver d’une humanité où Blancs et Noirs
pourraient se donner la main. Comme Gandhi, c’est par la non-violence qu’il croyait ce rêve possible. Sur le discours de
paix du pasteur “I have a dream”, Alain Gibert, membre fondateur du collectif de jazz de l’ARFI, tromboniste et
compositeur, a écrit un oratorio pour 200 choristes, choeur de negro-spirituals et orchestre d’harmonie. Un moment fort
du festival dans cette belle halle qu’il veut conclure par un signe pacifique : une berceuse xhosa traditionnelle que lui a
transmise un chef de chœur sud-africain.
C’est une
œuvre hors norme qui s’apprête à être créée au
Festival d’Ile de France. Basé sur le discours de Martin
Luther King «
I have a dream », Lorraine Motel (référence au lieu où
fut assassiné le pasteur) est un oratorio destiné à un effectif
pléthorique.
Le
compositeur (et tromboniste de formation) Alain Gibert a convoqué
deux cents choristes, un orchestre d’harmonie d’une soixantaine
de musiciens et une trompette solo. L’œuvre unit ainsi autant
les répertoires (jazz, classique…) que les interprètes (amateurs
et professionnels). Pour construire une telle fresque sonore,
Alain Gibert a imaginé un vaste crescendo, qui fera commencer
les voix par une simple monodie avant d’aboutir à une large
polyphonie. C’est une berceuse xhosa d’Afrique du Sud qui
conclura cette œuvre, en reflétant le dialogue entre les
cultures. Il faut rappeler qu’Alain Gibert a consacré une
partie de son travail
au pays des townships. Son œuvre Sing for Freedom avait
ainsi été créée en 2003 par le Chœur Nelson Mandela et le
bigband de
la Marmite infernale.
Pour Lorraine Motel, les différents
choeurs réunis (allant de la chorale de lycée jusqu’aux
ensembles d’église)
seront préparés par Bonnie Woolley, chef des Voices Chœur
International. Les souffleurs de l’orchestre d’harmonie fourniront
de leur côté une ponctuation instrumentale au discours vocal, à
l’instar du chœur antique scandant la tragédie. À noter que
l’orchestration de la pièce a été confiée à Bernard
Struber, connu entre autres pour avoir fondé l’Orchestre
Régional de Jazz d’Alsace.
L’Orchestre d’harmonie de Levallois-Perret sera quant à lui
placé sous la baguette de son jeune chef Vincent Renaud.
Pour
représenter musicalement la position de Martin Luther King
prononçant son discours, Alain Gibert a eu l’idée d’intégrer
une partie
improvisée de trompette jazz. Elle ne pouvait être tenue que par
Jean-Luc Capozzo, compagnon de route d’Alain Gibert dans le Trio
Apollo. Pour clore le tout, c’est Philippe Hourriet qui mettra
en espace ce spectacle humaniste et grandiose.
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PRATIQUES
Tarif
plein : 17 / Tarifs réduits : 15 et 13
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
En
collaboration avec la ville de Nogent-sur-Marne et
le Pavillon Baltard
En partenariat avec l’Ariam Île-de-France
http://www.fidf.fr/
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Présidents
d'Afrique
Dimanche 14 octobre 2007 à 17h
Le Bataclan, Paris 11è
20/18/16
€
http://www.fidf.fr/bataclan.pdf
Didier
Awadi (Sénégal)
Ensemble
instrumental -
chant, kora, clavier, guitare, basse, percussions, batterie
Skwatta
Kamp (Afrique
du Sud)
Tata Pound (Mali)
Smokey (Burkina Faso)
Maji Maji (Kenya), rap, chant.
Et d’autres invités surprises.
Dix-sept discours
de leaders africains historiques commentés par le rap et le slam
Ayant choisi de vivre dans son pays et d’aider ses compatriotes à reconquérir leur fierté africaine, le jeune
sénégalais Didier Awadi pose une question en écho aux idéaux des
présidents et illustres leaders africains qui ont
marqué l’Histoire : “Que reste-t-il de tous leurs rêves ?”.
Dans un spectacle très militant, il confronte des extraits
de discours historiques de dix sept personnalités politiques, comme
Nelson Mandela, Thomas Sankara,
Patrice Lumumba, Sekou Touré, Leopold Senghor… à la réflexion de
rappeurs qui réagiront aux idées
des combattants de l’Indépendance par leur vision personnelle,
leurs interrogations ou leurs émotions, exprimées
dans leur langue ethnique, l’anglais ou le français. Sous les
visages des “présidents” projetés en fond
de scène, accompagné de guitares, percussions et kora
traditionnelles, Awadi, qui mène aussi au Sénégal
des actions pédagogiques et humanitaires, les a associés à cette
création ambitieuse pour montrer une
Afrique qui veut prendre en mains son propre destin. Et comme un
retour à la Terremère, c’est avec le rap
qui vient d’Amérique que les jeunes africains ont choisi de dire
aux chefs d’Etats, à l’instar des griots d’autrefois
ou de Martin Luther King, ce que rêver l’avenir veut dire.
Génération engagée,
questionnant les lendemains qui déchantent, les indépendances d’hier
et la justice de demain, les rappeurs africains sont
les seuls aujourd’hui à tenir un discours panafricain qui mobilisa
à une époque pas si lointaine les intellectuels africains. Sorte de
grand-frère de cette génération moitié active et
militante de l’ex-Positive Black Soul, Didier Awadi, qui poursuit seul
aujourd’hui une carrière artistique de qualité, ne ménage pas ses
efforts pour sensibiliser la jeunesse à l’engagement politique. Il a jeté
les bases du rap africain au début des années 90. Son flow très
contemporain se mêle aux mélodies aériennes de la kora.
Mais Didier Awadi veut
avant toute chose transmettre l’histoire d’une Afrique qu’on a
trop tendance à vouloir étouffer, celle de ses leaders qui ont
voulu un jour changer ce continent, lui offrir un futur qui ne
ressemblerait pas à ce présent ; celle des Thomas Sankara, Sékou
Touré ou Nelson Mandela.
Pour aller au bout de
sa réflexion, le rappeur sénégalais a décidé de monter
"Présidents d’Afrique", un projet multiforme et multimédia. L’idée
est de mettre en musique les grands discours des présidents d’Afrique
et des leaders qui ont eu l’étoffe même s’ils n’ont
pas exercé la fonction, de susciter un dialogue, et cela avec des
rappeurs de tout le continent. Il ne s’agit pas de rentrer dans les
polémiques ou de mettre en relief les contradictions d’une
carrière politique mais de dégager les réflexions les plus progressistes
qui permettent de construire les rêves d’un monde meilleur.
Autant pédagogique qu’artistique,
"Présidents d’Afrique" est une création dont l’enjeu
nous concerne tous. Au cours de cette création dans le cadre
du Festival d'Île de France, Didier Awadi invitera les rappeurs
Skwatta Kamp (Afrique du Sud), Tata Pound (Mali), Smokey (Burkina
Faso) et Maji Maji (Kenya)… L’occasion d’entendre les paroles d’un
Nelson Mandela, d’un Modiba Keita, d’un Thomas Sankara, d’un
Jomo Kenyatta ou d’un Leopold Sedar Senghor.
INFOS
PRATIQUES
Tarif
plein : 20 / Tarifs réduits : 18 et 16
Informations
et réservations : 01 58 71 01 01
Avec le soutien d’Air
Sénégal International, groupe Royal Air Maroc
http://www.fidf.fr/
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d'Île de France, 2007.
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Christian Boullangier,
Surréalisme21, août 2007.
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9ème
éditton
Factory
est né en octobre 1999 à l’initiative du Festival d’Ile
de France. Sa création a été motivée
par le désir d’ouvrir la programmation du festival au
répertoire des musiques actuelles,
tout particulièrement le jazz et les musiques électroniques.
Aujourd'hui
Factory est devenu le lieu commun à toutes les
expérimentations et à toutes les
rencontres, à l'image de la célèbre Factory Warholienne.
Musique et images sont devenues indissociables.
Novateur, expérimental et actuel sont les trois principales
caractéristiques de
Factory.
Les
deux premières soirées rendent hommage, à l’image du film
d’Edo Bertoglio « Downtown 81
», à deux courants musicaux américains émergeants au
début des années 80 : la culture
hip-hop et la culture underground rock new wave incarnée par
DNA, Tuxedomoon, Suicide,
James Chance etc… Deux courants inséparables de cette
vision d’un monde meilleur portée
cette année par le Festival d’Ile de France.
Les
deux dernières soirées ont pour dénominateur commun les
musiques d’une ville majeure
du point de vue musical et de la culture afro-américaine :
Détroit. Le jazz & la techno
de la ville industrielle américaine auront fortement
influencé deux générations de producteurs
et djs des musiques électroniques. Le téléscopage de ces
deux cultures est un gage
de qualité et de renouveau aujourd’hui pour le “live”
électro.
INFOS
PRATIQUES
Tarifs
: 16 €
/ 18 € / 20 €
Informations
et réservations :
www.fidf.fr / 01 58 71 01 01 / www.fnac.com
Adresse
: La
Cigale, 120 bd de Rochechouart, Paris 18è, métro
Pigalle
Bar
sur place
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FACTORY
Mercredi 10 octobre 2007 à 18h30
La
Cigale, Paris 18è
1er
concert : TUXEDOMOON (USA)
Steven
Brown, chant,
claviers, piano, saxophone
Peter
Principle, basse
Blaine
Reininger, chant,
violon, guitare, électronique, vidéo
Luc Van
Lieshout, trompette
Formé
en 1977 à San Francisco, Tuxedomoon fut parmi les premiers groupes à
utiliser les sonorités électroniques pour
bâtir un univers inclassable, sans cesse mouvant, au confluent du
free-rock et de l’ambient, du jazz et de
la world. Dans les années 80, le groupe, installé en Europe, s’est
définitivement imposé à la tête de l’avant-garde
rock, notamment grâce à un album devenu culte : Desire.
Aujourd’hui, ses trois membres fondateurs,
Steve Brown, Peter Principle et Blaine Reininger, habitent
respectivement au Mexique, aux États-unis
et en Grèce. C’est dans ce dernier pays que le quatorzième album
du groupe, Vapour Trails, a été
enregistré. « Notre studio d’enregistrement avait vue sur l’Acropole
et sur le Livakos, la montagne des loups
», nous explique Blaine. « Quant à notre hôtel, il était en plein
cœur du Keramikos, un quartier touristique
toujours en pleine effervescence. Les albums de Tuxedomoon ont été
conçus aux quatre coins de la
planète et chaque endroit a influencé notre musique... » Ne pas s’attendre
pour autant à un disque de
musique folklorique !
Contrairement au précédent, Bardo Hotel
Soundrack, conçu comme la BO d’un film
réalisé par le vidéaste grec Georges Kakanakis, Vapour Trails n’est
pas marqué par la world music. C’est plutôt l’influence
grandissante du jazz qui se fait sentir chez Tuxedomoon.
Discographie
sélective :
Vapour
Trails –
sortie 1er octobre 2007
Cabin in
the sky –
2004
Desire –
1981
Sites
internet :
www.tuxedomoon.org
www.myspace.com/tuxedomoon
label : Crammed
Discs - www.crammed.be
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2ème
concert : The Cinematic Ochestra (UK, CAN)
Luke
Flowers, batterie
Phil France, basse
Tom Chance, saxophone
Nick Ram, claviers,
piano
Stuart
Macallum, guitare
Patrick
Watson, chant
Jason
Swinscoe, électronique,
guitare
Vj
Longtemps
salarié du label électro anglais Ninja Tune, Jason Swinscoe
est à la fois guitariste, bassiste et dj.
En 1999, il fonde The Cinematic Orchestra dont le nom est
déjà un manifeste : « cinematic » renvoie à «
cinématographique ». Le magazine « Uncunt » ne s’y
trompe pas, et compare Motion, premier album de la
formation, « au son des thrillers hollywoodiens les plus
noirs, aux murmures de mille femmes fatales, remixés
et reconstruits dans un ingénieux récit audio samplé ».
Bien qu’essentiellement instrumental,
Every
Day,
deuxième disque du groupe enregistré à Saint-Louis (États-
Unis), donne à entendre la magnifique
voix de la chanteuse Fontella Bass. The Cinematic Orchestra
connaît dès lors un succès international,
jamais démenti. L’excellent accueil critique de Ma fleur,
sorti en mai dernier, et la rareté du groupe
sur scène, font de son passage à Factory un événement à
ne pas manquer.
À
cette occasion, Jason est accompagné de ses « vieux »
complices Phil France (basse) et Tom Chance (saxo),
ainsi que de Luke Flowers (drums), Nick Ramm (pianiste
repéré au côté de Matthew Herbert), Stuart
McCallum (guitare) et Patrick Watson (chant).
Discographie
sélective :
Ma
fleur –
4 mai 2007
Man
With the Movie Camera –
2003
Everyday
–
2002
Sites
internet :
www.cinematicorchestra.com
www.myspace.com/thecinematicorchestras
label :
Ninja Tune - www.ninjatune.net
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Warm-up
Alexandre BELLENGER “downtown” remixes (FR)
Alexandre
Bellenger est considéré comme l’enfant terrible des
musiques improvisées. Tour à tour guitariste,
joueur de tourne-disques, plasticien ou vidéaste, il incarne
et perpétue l’esprit d’Andy Warhol.
Ce
soir pour Factory, en warm-up, il s’illustrera en deux-temps
dans la lignée d’un Christian Marclay ou d’un
Erik M, à partir d’une sélection d’une vingtaine de
disques de rock, de jazz ou de musique contemporaine
du « downtown newyorkais » des années 80.
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FACTORY
Jeudi 11 octobre 2007 à 18h30
La
Cigale, Paris 18è
1er
concert : Aloe
BLACC (USA) + Team SCRUB (USA)
Aloe Blacc,
chant, rap
Chris Vagnoni,
batterie
Matthew Cook,
basse
Brad Goldhorn,
guitare
& claviers
Son
morceau Caged Birdsong est tiré du poème de Maya Angelou «
Know Why the Caged Bird Sings » («
Allez savoir pourquoi l’oiseau en cage chante »). Voici un artiste
qui n’est justement pas du genre à se laisser
enfermer dans une cage. À mesure que défilent les chansons de son
premier album, Shine Through,
signé sur le prestigieux label Stones Throw, on est frappé par l’ouverture
musicale et aussi par l’ambition
du rappeur et chanteur californien d’origine panaméenne.
Qu’il
s’approprie le standard rhythm’n blues Long Time coming (Sam
Cooke) pour le sublimer en une étonnante
complainte hip-hop électronique ou qu’il reprenne le désormais
classique No
Ordinary People
(John
Legend) au tempo ensoleillé de la salsa, il fait mouche à chaque
fois. Il y a aussi du blues, de la samba,
chez ce rappeur aux esgourdes grandes ouvertes. Aloe Blacc, c’est
sûr, fait partie des artistes dont on
parlera dans les prochaines années. Avec son backing band, le Team
Scrub, il se produit pour la première fois en
France.
Discographie
sélective :
Shine
Through –
2006
Sites
internet :
www.aloeblacc.com
www.myspace.com/aloeblaccmusic
label : Stones
Throw - www.stonesthrow.com
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2ème
concert : Wax
TAILOR (FR) + The OTHERS (USA) +
VOICE (USA) + A State of Mind (UK)
Wax
Tailor, electronique,
platines, video
Marina
Quaisse, violoncelle
Marine
Thibault, flûtes
Charlotte
Savary, chant
The
Others (Madwreck
& Mattic), rap
A
State of Mind (Green-T,
FP, Nearski), rap
Voice,
rap
Avant de voler de ses propres
ailes, Wax Tailor fut le producteur sonore d’un groupe rap
parisien. En 2004, son premier EP réalisé en solo, Lost
the Way, attisait la
curiosité de nombreux journalistes. Il ne s’agissait pas d’un mini album rap mais,
selon son auteur, « d’un disque de hip-hop orchestral ».
Depuis, Wax Tailor a conquis un large public avec Tales
of The Forgotten Melodies et
Hope & Sorrow,
sortis respectivement en 2005 et 2007. Deux albums qui
auraient pu être les BO de films des années 1970, réalisées par Roy Ayers ou Curtis Mayfield. C’est
bien la black music, entre soul et jazz, qui constitue le background de ce hip-hop sophistiqué.
Aux machines et platines, le producteur
français est entouré de Charlotte Savary (chant), Marina
Quaisse, Marine Thibault (flûte
traversière). Invités sur Hope
& Sorrow,
les deux MC’s
Madwreck et Mattic (The Others), les rappeurs anglais de A
State of Mind et Voice, rappeuse de la Nouvelle-Orléans,
seront également présents à Factory.
Discographie
sélective :
Hope
&
Sorrow – 2 avril 2007
Tales
of the forgotten melodies –
2006
Sites
internet :
Wax
Tailor : www.waxtailor.com
The Others : www.myspace.com/theothers
A State of Mind : www.myspace.com/astateofmindproductionz
label :
Atmosphériques - www.atmospheriques.com
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Warm-up
DJ NETIK (FR)
Un
11 septembre à Londres, le rennais Netik entrait dans la
légende en remportant le prestigieux titre de champion
du monde DMC catégorie individuel, rejoignant au panthéon du
hip-hop les scratcheurs Q-Bert ou
Craze. Ses multiples collaborations dans le milieu du jazz, de
la drum & bass ou du breakbeat lui valent
d’élargir son registre scénique et musical.
Aujourd’hui
il s’affirme comme un dj virtuose, éclectique et à la
technique unique.
Site
internet :
www.myspace.com/djnetik
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FACTORY
Vendredi 12 octobre 2007 à 18h30
La
Cigale, Paris 18è
1er
concert : Laurent
DE WILDE & OTISTO 23 (FR)
Laurent de
Wilde,
piano
Otisto 23, électronique
DDL aka
QualityScreen, vj
Jazzman
réputé, biographe remarqué du pianiste Thelonious Monk,
Laurent de Wilde a débuté ce siècle en
confrontant avec bonheur son univers acoustique à celui de la musique
électronique. Sept ans et quatre
albums plus tard, le voici qui nous propose un projet réunissant les
deux versants de son talent.
Le
principe est simple : avec le piano comme source sonore exclusive
(clavier, cordes, bois), fabriquer en temps
réel de la musique en duo avec un ordinateur qui enregistre, traite,
maltraite et organise la matière qui lui
est adressée. La particularité de ce projet est qu'il est exécuté
en direct et que la musique se construit
en avançant.
Otisto
23 est le partenaire idéal pour ce projet : pianiste reconverti en
ingé-son, expérimentateur électronique
de la première heure, il est rompu à l'exercice de la musique en
live avec un ordinateur. Grâce
à sa virtuosité informatique, il transforme l'ordi en un authentique
instrument de musique concertant avec le
piano. Aussi loin que les traitements de sons puissent aller, le piano
reste au centre de ces dérives
sonores, et offre une musique colorée, onirique. Minimaliste et
aéré, en évolution permanente sans
jamais perdre son rythme fondateur, l'univers crée par cette
rencontre improbable du PC et du piano respire
la sérénité d'un voyage intérieur qui le rend simplement accessible à toutes
les oreilles.
Discographie
sélective :
PC Pieces
–
septembre 2007
Organics –
2004
Time for
change –
2000
Open Changes –
1992
Sites
internet :
www.laurentdewilde.com
www.myspace.com/laurentdewilde
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2ème
concert : The
Mungolian Jet Set featuring
Bugge
WESSELTOFT (NOR)
Dj Strangefruit,
électronique,
platines
Dj Knut
Saevik, électronique,
platines
Bugge
Wesseltoft, piano,
claviers, voix
On
l’a déjà vu à Factory, au sein de la formation On/Off ou
bien encore aux côtés du pianiste Bugge Wesseltoft.
On l’a également repéré sur Streamer, album sorti
en 2004 et unanimement salué par la critique,
du trompettiste Nils Petter Molvaer. Le Norvégien Paul
Nyhus,
alias dj Strangefruit, porte bien son nom
d’artiste : ses boucles et échantillonnages sonores sont
effectivement des « fruits étranges », cueillis dans
le répertoire mondial de la musique. Accompagné de musiciens
(Havard Wiik, Jan Bang, Paal Nilsen-Love....)
piliers du label discographique Jazzland, dont le boss et
directeur artistique est Bugge Wesseltoft
« himself », le platiniste et compositeur défend son projet
The Mungolian Jet Set. Un univers étrange,
« un trip » selon Strangefruit lui-même, qui revendique des
influences aussi diverses que John Coltrane,
Miles Davis, Brian Eno ou Portishead.
Discographie
sélective :
Beauty
Came to us in Stone –
2007
Sites
internet :
www.myspace.com/mungolianjetset
label
: JazzLand Recordings –
www.jazzlandrec.com
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Discographie
sélective :
The
Green Armchair –
2006
Sites
internet :
www.myspace.com/thegreenarmchair
label
: Pias - www.pias.fr
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3ème
concert : AGORIA
live (FR) + GUESTS
Sebastien
Devaud, électronique
José Lagarellos, électronique
Honza – Pfadfunderei, vj + invités
Sébastien
Devaud, alias Agoria, a fait des études de cinéma. Mais,
après quelques raves magiques, il a vite
oublié le septième art pour se lancer à corps perdu dans la
musique, d’abord comme dj puis comme compositeur
techno. Élu deux ans de suite « meilleur dj » par les
lecteurs du magazine Trax, il a bientôt gagné
le sobriquet flatteur de « nouveau Laurent Garnier ». En
deux albums, Blossom (2003) et The Green
Armchair (2006),
il a séduit le grand public avec une techno tour à tour
instrumentale et chantée, frottée
au rock ou au hip-hop.
Son passage à Factory est un vrai
défi, qui aura valeur de test : après avoir séduit les
meilleurs clubs internationaux, le Lyonnais va-t-il
conquérir les salles de concert ?
Discographie
sélective :
The
Green Armchair –
2006
Sites
internet :
www.myspace.com/thegreenarmchair
label :
Pias - www.pias.fr
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Warm-up
Cosmo VITELLI (FR)
C’est au titre de collectionneur de vinyles
et fin connaisseur de la scène eighties new-yorkaise que
Cosmo Vitelli est invité ce soir.
Il apparaît sur
la scène électronique française dès le début de la French
Touch en tant que dj, producteur et brillant remixeur
pour Daft Punk, Cassius ou Etienne de Crécy. Il sort un
premier album chez Solid en 1998, puis un second très
remarqué chez Virgin en 2003 : Clean.
Il monte en 2005 son propre label "I am a cliché".
Site
internet :
www.myspace.com/cosmovitelli
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FACTORY
Samedi 13 octobre 2007 à 18h30
La
Cigale, Paris 18è
1er
concert : Scratch
Massive live (FR)
Maud Geffray,
électronique, voix
Sebastien
Chenut, électronique,
vidéo, voix
Ils se
sont rencontrés sur une piste de danse, au début des années 90, et
ne se sont plus quittés.
Après une
poignée de maxis vinyles sur le label Euterpe, Maud Geffray et
Sébastien Chenut ont publié en 2003 un
premier album, Enemy & lovers, qui célébrait les noces de
la techno et du rock bien avant que le genre soit à
la mode. Trop tôt ? De leur passage à cette époque chez Warner, ils
confient ne pas garder un bon souvenir...
Toujours est-il que leurs prestations dans les clubs électro les plus
prestigieux (le Rex et le Pulp à
Paris, le Nature à Madrid...) ont assis leur popularité de dj’s.
Les revoici avec Time, sorti sur leur propre
label Château rouge, et distribué à l’étranger par le
prestigieux label allemand Kompakt. Entre beats
cogneurs et spleen new wave (une belle reprise de Three Imaginary
Boys de Cure), Maud et Sébastien
ont enregistré un album qui leur ressemble, à la fois sombre et
sexy.
Discographie
sélective :
Time –
février 2007
Naked –
2003
Sites
internet :
www.scratch-massive.com
www.myspace.com/scratchmassivegroup
label : kompakt -
www.myspace.com/scratchmassivegrouptionz
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2ème
concert : Laurent
GARNIER live (FR) featuring Philippe
Nadaud, Benjamin Rippert, Philippe Anicaux, Vidéo
Le Projectioniste (FR)
Laurent
Garnier, électronique,
platines
Philippe
Nadaud, saxophones
Benjamin
Rippert, claviers
Philippe
Anicaux, trompette
Le
Projectionniste, vj
+ invités surprise
On
ne présente plus Laurent Garnier, certainement l’un
des dj’s techno les plus populaires au monde.
Pourtant,
son cinquième album, Public Outburst, enregistré live
au cours de ces deux dernières années, n’est
pas à proprement parler un disque techno. « Il va plus loin
», nous explique l’intéressé. « À quarante ans,
je me suis plongé dans le jazz. J’ai beaucoup appris en
jouant avec le pianiste norvégien Bugge Wesseltoft.
J’aime sa sensibilité, sa retenue. Il a une façon bien à
lui d’installer une atmosphère plutôt que de
produire une avalanche de notes. »
Si
Public Outburst comprend des morceaux présents sur ses
précédents albums tels que First Reactions, composé
en réaction au score de Le Pen le 21 avril 2002, ou encore Man
With The Red Face, incontournable
tube des dance floors, les voici complètement retravaillés,
métamorphosés. Avec ce disque,
traversé par toutes les musiques noires (techno, house, jazz,
spoken word), on mesure à quel point
Laurent Garnier a élargi son registre musical ; à quel
point, aussi, il est aujourd’hui à l’aise, entouré de
musiciens.
Sur la scène de Factory,
Philippe Nadaud est au
saxophone, Benjamin Rippert aux claviers, Le
Projectionniste aux images.
Discographie
sélective :
Public
Outburst –
juillet 2007
The
Cloud Making Machine –
2005
Sites
internet :
www.laurentgarnier.com
label : F
Communications - www.fcom.fr
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Warm-up
Dimitri PLAYS (FR)
Cet
ancien booker de Laurent Garnier s’est distingué en
imaginant les légendaires après-midis « Cake & Milk
» qui incendiaient l’été parisien au Batofar. Aujourd’hui,
Dimitri Plays est à la fois un dj très courtisé, le
programmateur « club » du Nouveau Casino ou du Festival
parisien « Sous la Plage ».
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Copyright association Festival
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Christian Boullangier,
Surréalisme21, août 2007.
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