SURRÉALISME 21

et ses alentours
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Khan Bogd* – Mongolie

Les vastes steppes mongoles ont inspiré aux nomades des techniques vocales capables de chanter cet univers sans limite, comme le chant diphonique, typique de l’Asie centrale, qui permet de chanter deux voix en même temps, une note fondamentale et ses harmoniques.
Ce chant de gorge (khömii) caractérisé par des sonorités gutturales, est accompagné de la cithare, d’une flûte et du morin khuur, une vièle à tête de cheval considéré comme l’instrument mongol national. Mais la compagnie Khan Bogd du Conservatoire d’Oulan Bator s’attache à restituer autant les grandes mélopées épiques des nomades que la musique de cour ou religieuse issue du syncrétisme entre le bouddhisme tibétain et les croyances chamaniques. Ainsi les danses du Tsam sont un ensemble rituel de danses sacrées figurant les forces déployées pour vaincre les ennemis de Bouddha. Originaire du Tibet, ce rite consiste à passer à la nouvelle année en chassant les mauvais esprits de l’année passée. Les costumes et les masques de papier mâché représentent les différentes déités et démons du panthéon tantrique tibétain ainsi que certaines entités des cultes populaires mongols, principalement des animaux qui représentent des forces négatives et positives.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture. © 

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Delvin Duo – Albanie

Les Routes de la soie préfigurent un cosmopolitisme international avant l’heure. Tonin Tane, violoniste tsigane d’origine égyptienne, de nationalité albanaise et résident grec, en est l’un des héritiers méditerranéens. Il est issu d’une famille où l’on est violoniste de père en fils.

À l’âge de dix ans, il rejoint son oncle à Tirana où celui-ci est violoniste à l’Opéra. Il y fera ses premiers apprentissages avant de rentrer au conservatoire. Pendant longtemps, il sera l’un des musiciens du groupe de musique traditionnelle Butrinti. Mais ce musicien talentueux est avant tout le premier violoniste à avoir transcrit les polyphonies albanaises pour le violon. Avec ses mélopées âpres et répétitives (son esthétique n’est pas éloignée du blues), accompagné par l’accordéon d’Alexander Guno, Tonin Tane raconte la contrée de Delvin au sud de l’Albanie, une région (l’Épire) de montagnes arides, partagée entre l’Albanie et la Grèce. C’est une musique de bergers de montagne ; des histoires de fêtes, de funérailles, de vendettas, d’épopées moyenâgeuses retraçant les exploits de la résistance contre l’envahisseur turc. Mais c’est aussi l’histoire de l’immigration des tsiganes albanais d’Athènes, arrivés en Grèce après la chute du mur de Berlin.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Mohi Sitora* – Ouzbékistan

Au cœur de l’Asie centrale, Boukhara est, avec Samarkand, l’une des plus vieilles cités de la civilisation sédentaire dont les ouzbeks sont, entre autres, les dépositaires, l’héritage de cette civilisation semblant dépasser en effet le simple cadre des frontières géo-politiques de l’Ouzbékistan. Cinquième ville sainte de l’Islam après La Mecque, elle fut l’une des étapes de la Route de la soie, au cœur d’une oasis dans le désert de Kyzylkoum (les “Sables rouges”). Une flamme brûlait alors en permanence tout en haut du minaret Kalian, appelé le phare du désert. Au cœur des ruelles étroites de la ville, la sociabilité tadjik-ouzbek s’organise autour de fêtes privées (Toy) qui marquent les grandes étapes de la vie (naissance, mariage, circoncision, jubilé…). Lors des mariages, les ensembles Toy qui officient chez la mariée sont souvent des orchestres de femmes. 

Oliyakhon Hasanova et son groupe Mohi Sitora (“La lune des étoiles”), élève de la fameuse chanteuse Tofahon Pinhasova installée aujourd’hui aux États-Unis, perpétue cette tradition.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Shodiana* – Ouzbékistan

Originaire de la moderne Tachkent, capitale actuelle de l’Ouzbékistan, Shodiana est également lié au cycle des fêtes Toy. 

Pour rassembler les invités, les amener à écouter les ensembles traditionnels, un petit groupe de musiciens armés de trompes et de tambours sur cadres est employé pour attirer l’attention des convives et des habitants du quartier. Cette combinaison d’instruments est extrêmement ancienne. Les trompes marquent le rythme, tandis qu’un hautbois déroule des mélodies très ornées, tirées du répertoire traditionnel.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Orchestre d’enfants du collège Kokil* – Kazakhstan

Cet orchestre d’enfants et d’étudiants reflète la volonté de sensibiliser la nouvelle génération aux musiques traditionnelles d’Asie centrale et principalement celle du Kazakhstan. Cet effort s’appuie sur les recherches d’Abdulhamit Raimbergenov qui a développé une méthode innovante d’apprentissage oral de la musique traditionnelle kazakhe. Il est accompagné par Uljan Baybussinova, qui enseigne également au Collège, mais suit en parallèle une carrière de soliste internationale et des collaborations avec Peter Sellars, Pina Baush.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Tengir-Too* – Kirghizstan

Si la culture ouzbek reflète les grandes civilisations urbaines de l’Asie Centrale, les Kirghizes, sédentarisés et organisés en États depuis l’ère soviétique seulement, ont conservé beaucoup de traits culturels nomades. Leur art est en partie celui des bardes dont les chants appartiennent au genre épique. Mais le répertoire de Tengir-Too comporte également de nombreuses chansons de compositeurs locaux (datant du XIXe et XXe siècle) dont le style chanté par un artiste polyvalent, appelé akyn, est profondément lyrique. Accompagnés du komuz, un luth à trois cordes considéré comme l’instrument national Kirghiz, d’une guimbarde et du qyl-qiyak, une sorte de violon dont les deux cordes sont fabriquées à partir de crinières de chevaux, les bardes déploient leur art vocal dans un style narratif associé à des sons reproduisant les animaux ou à des onomatopées musicales. Les mélodies traditionnelles sont connues sont le nom de küü.

Le leader du groupe, Nurlanbek Nyshanov, les a mélangées aux techniques de compositions européennes – tel le contrepoint, imposées durant l’ère soviétique, faisant de Tengir-Too un ensemble contemporain. Il a adapté l’art des bardes, profondément individuel, à un ensemble instrumental. Le terme de “Tengir Too” fait référence aux Montagnes célestes qui séparent le Kirghizstan et la Chine.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Rysbek Jumabaev* – Kirghizstan

Les bardes qui ont perpétué oralement l’épopée du Manas sont appelés manaschi. Ils sont tout à la fois chanteurs, conteurs, improvisateurs, voire religieux, chamanes ou guérisseurs et pratiquent leur art de manière individuelle ; ce qui est le cas de Rysbek Jumabaev. C’est la maladie qui l’a conduit à chanter ce récit épique qui, selon lui, fonde les Kirghizes en tant que peuple tout autant que leur philosophie.
Ce chant, composé de milliers de vers et de nombreuses versions raconte l’histoire d’un homme d’exception qui combat les infidèles avec l’aide de ses quarante compagnons. Il libèrera les Kirghizes du joug de leurs ennemis jurés, les kalmouks (ou Mongols).

L’esthétique des bardes est profondément liée à leur univers qui s’étend sur un espace horizontal et ouvert, celui de la steppe. Spirituelle, elle a le pouvoir de guérir l’âme ; introvertie, elle transparaît dans la récitation qui se chante a cappella. Celle-ci est ponctuée de sons et de gestes destinés à accentuer la narration, capter l’attention de l’auditoire ou mieux, à accéder au pouvoir des esprits.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Nurak Abdyrahmanov* – Kirghizstan

Invité occasionnel de l’ensemble Tengir Too, ce chanteur et joueur de komuz, luth à trois cordes avec une caisse de résonance qui a la forme d’une poire, anime aussi de son luth un petit castelet qui comprend de petites marionnettes animées, principalement des animaux familiers des montagnes kirghizes


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Aqnazar Alavatov*, Sahiba Davlatshaeva* – Tadjikistan

Contrairement aux Ouzbeks, les Tadjiks sont persanophones. Leur culture orientale raffinée est liée à la poésie classique persane.

Sahiba Davlatshaeva et son groupe viennent des montagnes du Pamir, ce “toit du monde” autrefois traversé par la Route de la soie. Ils sont originaires du Badakhshan, une région du Tadjikistan, au nord-est de l’Afghanistan. Leur répertoire comporte un grand nombre de maddahis (“chants à la gloire d’Allah”), des musiques mystiques et des chants de dévotion qui font souvent allusion aux vers du grand poète soufi du XIIIe siècle, Jalal al din Rûmi. Cette musique est encore liée à l’art des bardes qui pratiquent le falak (“voûte céleste” ou “destin”), un chant plaintif, scandé lors des rites funéraires, qui parle de séparation et d’éloignement, mais aussi des symboles de la région : la montagne, le ciel ou ceux liés à la poésie soufie, tels que le vin et le rossignol. 

L’Islam, d’obédience chiite avec la branche des Ismaéliens, imprègne ici ses valeurs de transcendance et d’absolu. La “culmination” extatique recherchée est obtenue dans le registre aigu qui caractérise le falak. Cet art est fortement imprégné par les conceptions islamistes où la voix est l’ultime critère de magnificence.


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Les Gitans Dohad – Rajasthan

Entre les conquêtes d’Alexandre-le-Grand, qui a ouvert à l’Occident les portes de l’Asie, et la propagation de l’Islam sur ces mêmes territoires, l’Inde possède une place à part, de par la propagation du bouddhisme qui laissera ses empreintes sur un grand nombre detraditions locales. Nombreux sont les pèlerins chinois qui font plusieurs fois le trajet périlleux jusqu’en Inde, à la recherche des manuscrits originaux du Petit et Grand Véhicule. La péninsule devient vite l’Inde merveilleuse, source constante de l’imaginaire médiéval. Du Rajasthan nous viennent des gitans, autres grands voyageurs, appartenant à cette grande famille tsi ane qui a croisé la Route de la soie. En Inde, ils étaient les favoris du Maharadja, animant sa cour.

Chants de louange pour Son Altesse, musique religieuse en hommage au saint-patron des gitans hindous, le Dieu Ramsa, contes populaires, danse du cobra, fakir à la magie extraordinaire, violoncelle indien, composent le spectacle de la troupe des Gitans Dohad, dirigée par le musicien Rahis Bharti, le tout au son des tablas, de la guimbarde, des castagnettes indiennes et du sarangi.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Trio Fan Yin – Chine

La Chine, point de départ de ces Routes de la soie, ne saurait être oubliée. La soie reste le secret industriel le mieux gardé du monde puisqu’il fallut attendre quatre mille ans pour que l’Occident en reproduise le procédé. Cette Chine fabuleuse est connue pour sa civilisation raffinée et sa musique traditionnelle classique, à laquelle le musicien Guo Gan se dévoue. Celui-ci joue de la vièle erhu, l’instrument à deux cordes frottées le plus ancien de Chine, qu’il a apprit auprès de son père dès son plus jeune âge. Guo Gan a été plusieurs fois primé, notamment en 1992, où il a obtenu le premier prix de musique traditionnelle de la province du Laoning, au nordest de la Chine, dont il est originaire. Il s’intéresse autant à la musique classique qu’au jazz et a été en Chine l’un des créateurs du célèbre groupe de jazz GYQ. Installé en France depuis 2001, il s’est formé aux percussions jazz à l’École nationale de Musique.

Le erhu joué aujourd’hui possède une caisse de résonance hexagonale ou octogonale, obturée par une peau tendue de boa. Pour son trio, Guo Gan est accompagné du luth pipa, un luth chinois, dit en forme de poire et de la flûte traversière dizi.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Ahirkapi Roman Orkestrasi – Turquie

Pour la scène finale qui se veut festive, on retrouve l’esprit qui a toujours présidé aux formidables sources d’échanges culturels qu’ont été les Routes de la soie, lorsque la pensée helléniste du Macédonien Alexandre se frottait au bouddhisme Indien et que l’Islam du Moyen-Orient cohabitait avec le chamanisme des montagnes d’Asie Centrale. Ainsi, les tsiganes du Ahirkapi Roman Orkestrasi originaires
de Thessalonique ont immigré, il y a quatre-vingts ans, comme beaucoup de leurs compatriotes, vers Istanbul. Ils se sont installés dans les ruelles tortueuses du quartier historique de Ahirkapi, sur la commune d’Eminonü, tout près du Palais de Topkapi. Il en est sorti un curieux mélange entre éléments tsiganes, balkaniques, et orientaux, propre à réjouir les amateurs de Kusturica.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 
 

Catherine Gendrin

Conteuse

“Une route bordée de soie”
Une route bordée de soie de 12 000 km de long, a fait rêver pendant des siècles l’Orient et l’Occident. Entre ces deux extrêmes, des légendes et des mythes ont circulé, alimentés par le fantasme et la peur, ressurgissant là où on l’attendait le moins, au sein de cultures en apparence si éloignées. De la Chine à la Grèce, en passant par le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan ou l’Irak, les héros réels ou imaginés s’appellent Gengis-Khan, Alexandre, Marco Polo ou Tamerlan. Les caravaniers et marchands côtoient le plus cruel comme le plus fantastique : salamandres résistant au feu, amazones, enfant loup, princesses chinoises. La soie aura été l’objet de tant d’“empires du mirage” qui sont devenus une source sans fin d’écrits et de légendes qu’adapte sous la yourte la conteuse Catherine Gendrin.

© Copyright association Festival d'Île de France, 2006.

 

 

Balé de Rua

Fernando Narduchi, Marco Antônio Garcia et José Marciel Silva ont crée la Cie Balé de Rua après avoir collaboré pendant quatre ans au sein d’un grand mouvement de danse urbaine à Uberlândia, une petite ville du centre du Brésil.

Ils dansaient chacun de leur côté au sein de différents groupes tout en développant une profonde et sincère amitié. Ils ont ensemble l’envie de trouver un nouveau style de danse, toujours urbaine mais avec une identité brésilienne marquée.

Marco Antônio était très bon interprète de break dance et de funk. N’ayant jamais suivi de cours de danse, cet autodidacte pratiquait son art dans la rue depuis l’âge de 12 ans.

Fernando Narduchi avait suivi un cursus de danse classique et contemporaine. Il était très engagé dans différents mouvements urbains, principalement dans des manifestations afro-brésiliennes.

José Marciel Silva était réputé dans son quartier depuis son jeune âge pour ses qualités de danseur de funk, hip hop et break dance.

La danse leur a permis de se découvrir en tant qu’artistes.

Originaires d’une communauté très pauvre, ils parviennent à force de travail et de persévérance à accomplir jour après jour, petit à petit, les nombreux rêves qu’ils ont fait et qu’ils continuent d’avoir pour leur compagnie à travers leurs créations, les nombreux ateliers qu’ils font au cours de leurs tournées au Brésil et à l’étranger.

Aujourd’hui ils vivent de leur art et sont fiers de représenter leur peuple et de lui permettre d’être entendu lors d’événement internationaux, même s’ils ont encore l’impression que ce qui leur arrive n’est toujours qu’un rêve.

La Cie Balé de Rua est plus qu’un groupe de danse, c’est un idéal de vie.

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L’histoire afro-brésilienne

Le Brésil a vécu pendant 350 ans sous un régime esclavagiste. Dès 1532, les Portugais, dans l’optique de développer le Brésil et d’y implanter la culture de la canne à sucre, ont recours à l’esclavage. Très vite, des captifs africains vont suppléer massivement la main-d’oeuvre indienne insuffisante et jugée trop indocile.

Différents peuples s’y succèdent et s’y entrecroisent (au XVIe siècle les Guinéens puis les Soudanais, au XVIIe les Bantous et au XVIIIe les Minas) apportant leur savoir-faire, leurs techniques et leur culture. L’héritage pluriel de ces esclaves est aujourd’hui omniprésent au Brésil, mêlé aux apports culturels européens et indigènes, il fait la spécificité du Brésil, le pays le plus « africain » d’Amérique.

Croyance présente dans la région de Minas Gerais et Rio de Janeiro, l’Umbanda née au début du XXème siècle de la fusion de plusieurs religions (Candomblé, Catholicisme et Kardécisme spiritualiste). Les « guides » ont différentes origines et qualités, en voici quelques uns : Caboclos (indiens brésiliens), Crianças (enfants) et les Pretos Velhos (vieux esclaves noirs) que l’on retrouve dans le spectacle du Balé de Rua. Esprits d’anciens esclaves africains meurtris par les blessures, ilsreprésentent la force, la connaissance, mais aussi l’amour, la patience et la charité. Lors des cérémonies, les Pretos Velhos sont incorporés par les médiums et offrent conseil et consolation à leurs fidèles.

En 1888, lors de la promulgation de la Loi Áurea, abolissant l’esclavage au Brésil, le pays avait déporté plus de 3,5 millions d’individus, soit la plus importante opération de transfert forcé d’êtres humains de l’histoire universelle.

Libres enfin, mais laissés pour compte, aucune structure ne fût mise en place pour l’intégration de ces anciens esclaves. À la fin du XIXe siècle, les élites blanches brésiliennes vont encourager l’immigration européenne, persuadée qu’une fois libre la main d’oeuvre noire refuserait de travailler mais également dans l’objectif de blanchir la population.

Entre 1871 et 1920, poussés par les guerres et les pénuries économiques, près de 4 millions d’immigrants s’installent au Brésil. Italiens, Allemands, Portugais, Libanais, Japonais, Polonais, Ukrainiens viennent enfler les villes du Sud du pays et s’ajouter au melting pot brésilien.

Le Minas Gerais (Etat dont est originaire Balé de Rua) a connu un véritable essor au début du XVIIIe siècle après la découverte de mines d’or et d’argent. Avec l’exploitation de ces mines, qui survient au moment où s’amorce le déclin du commerce du sucre dans le Nordeste, le nombre d’esclaves va tripler. La ville d’Ouro Preto (de l’« Or noir ») va devenir le point de convergence de cette ruée vers l’or et le symbole de la prospérité de la capitainerie. Au cours du XIXe, le filon se tarit peu à peu c’est la fin de l’âge d’or et l’essor de la caféiculture.

A titre indicatif, en 2006 l’état de Minas Gerais était composé de 46% de blancs, 46,3% de métisses, 7,5% de noirs et 0,1% d’indiens ou d’asiatiques. En fait, le critère utilisé par le IBGE (Institut Brésilien de Géographie et Statistique) est basé sur l’auto déclaration, ce qui génère quelques distorsions du point de vue statistique, étant donné les préjugés existants encore aujourd’hui envers les descendants africains. Nombreux sont les noirs à se déclarer « métisses » et les métisses à se déclarer « blancs ».

En effet, le mythe de « paradis racial » autour duquel s’est construit l’identité nationale du Brésil est à relativiser. Le concept de démocratie raciale élaboré par des intellectuels (comme Gilberto Freyre) dans les années 30 et repris par les différents gouvernements successifs imprègne les principales manifestations culturelles du pays. Toutefois dans les années 70, des mouvements noirs se sont élevés contre cette vision idéalisée des rapports interraciaux.

Réélu en 2006, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva (dit Lula) s’engage à mettre le pays sur le bon chemin, en jetant les bases nécessaires à une longue période de développement économique, de justice sociale et d’approfondissement de la démocratie. Avec le plan « faim zéro » l’état met en place des programmes de revenu minimum, d’assurance chômage, et élargit, entre autres, les systèmes de sécurité sociale et de retraite. À la suite de son premier mandat, on estime à 7 millions de personnes le nombre de brésiliens sortis de la misère. Mais le chemin est encore long, car près de 30% de la population totale (190 millions d’habitants), vit encore sous le seuil de pauvreté.

Sur le plan culturel, le Ministre de la Culture, Giberto Gil, lance en 2005 le programme Cultura Viva dans le but de faciliter l’accès à la formation, à la création et à la diffusion envisageant la culture comme instrument d’intégration sociale. 

Son objectif principal consiste à diffuser la culture dans les coins les plus reculés du Brésil, mais aussi à faire connaître les différentes expressions culturelles de l’intérieur du pays en les promouvant dans les grands centres urbains.

En mai 2007, le Balé de Rua a inauguré son propre Centre Culturel, le seul de la ville d’Uberlandia
(500 000 habitants), et l’un des premiers Pontos de Cultura de ce programme gouvernemental.

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En quelques dates…

1992 : création de la Cia Balé de Rua

2000 : professionnalisation des danseurs de la compagnie qui cessent leurs “petits métiers”

2002 : révélation de la Biennale de la Danse de Lyon

2005 : le spectacle « O Corpo Negro na Dança » est l’une des 6 créations brésiliennes retenues pour être financée par la Fundação Vitae. Représente le Brésil lors de l’Année du Brésil en France.

2006 : Succès du spectacle éponyme de danse et percussions, Balé de Rua, au théâtre Mogador, à Paris. La compagnie est soutenue par la Kellog Fondation.

Mai 2007 : inauguration du Centre Culturel Balé de Rua (le seul théâtre dans une ville de 500 000 habitants), qui est l’un des 200 premiers points culturels brésiliens mis en place par le programme lancé par Lula “Ponto de Cultura através do Programa Cultura Viva do Ministério da Cultura”.

www.cultura.gov.br/sys/skins/cultura_viva_capa/ img/cartilha_cultura_viva_pt-br.pdf

La Cia Balé de Rua s’occupe actuellement de former à la danse 8 groupes représentant environ 160 jeunes issus des différents quartiers d’Uberlandia. Certains des danseurs actuels de la compagnie proviennent de cette formation

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Chorégraphie : Marco Antônio Garcia
Musiques originales : Naná Vasconcelos et Vincent Artaud
Collaboration artistique : Paul Desveaux assisté de Amaya Lainez
Conception lumières, assistant scénographie : Nicolas Simonin
Direction artistique et préparateur physique : Fernando Narduchi
Direction Balé de Rua : Marco Antônio Garcia, José Marciel Silva et Fernando
Narduchi
Responsable technique Balé de Rua : Marcio Antônio Garcia

Les danseurs :

Alexandre Bento da Silva
Denner Moreira Rodrigues
Diorge Marlon dos Santos
Edson Sirley Quintiliano
Guilherme Nascimento de Souza
Jardel Santos Silva
Jhony Marcos Cardoso Rodrigues
José Marciel Silva

Júlio Cesar Ferreira
Marcos Paulo Bertoldo
Paulo Augusto Carmo dos Santos
Paulo Edson Cardoso Silva
Robledo Barbosa Silva
Sandra Mara Silva Gabriel
Wisney Gomes Mendonça

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Ce qu’en pense la presse….

« Des trouvailles visuelles épatantes, des sketches clownesques et des numéros de danse réglés au cordeau…  il cavale, le Balé de Rua, à toute allure vers la liberté » LE MONDE

« Un triomphe pour ses interprètes… qui ont secoué la scène internationale » LOS ANGELES TIME

« Une originalité et une créativité remarquables » LA TRIBUNE DE GENEVE

« Le Balé de Rua enflamme les corps et les esprits » LA PROVENCE

 

© Copyright Balé de Rua, 2006-08.

 

 

Pierre Baux

Comédien

Autodidacte, il débute sous la direction de metteurs en scène tels que Jean Danet, Jacques Mauclair, Pierre Meyrand. Il travaille ensuite notamment avec Jacques Nichet, Jeanne Champagne, Eric Vigner, Slimane Benaïssa, Frédéric Fisbach, Jacques Rebotier et François Veyret.

Fidèle au travail de Ludovic Lagarde, il a joué dans la plupart de ses spectacles, et dernièrement dans ses créations au Festival d’Avignon In Fairy Queen et Non dit le jeune homme.

Avec Jacques Nichet, il joue notamment dans Faut pas Payer de Dario Fo actuellement en tournée.

Son parcours de comédien l’a également amené devant les caméras, sous la direction de Philippe Garrel, Cédric Kahn, Philippe Faucon.

Avec sa compagnie Irakli et Célie Pauthe, il monte Comment une figue de parole de Francis Ponge et Quartett de Heiner Müller au Théâtre de la Cité Internationale. Ils créent L’ignorant et le fou de Thomas Bernhardt en mai dernier au Théâtre National de Strasbourg et le reprendront en janvier 2007 au Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis.

Après plusieurs passages à l’Atelier du Plateau, il joue dans “Voyage à vélo” de Matthieu Malgrange, puis démarre, en décembre 2004, l‘aventure des « Contes de Grimm » avec Gilles Zaepffel.

 

© Copyright Atelier du Plateau, 2006.

 

 

Vincent Courtois

Violoncelliste

Après voir obtenu un 1er prix de violoncelle et de musique de chambre au CNR d’Aubervillers, Vincent Courtois étudie avec Frédéric Lodéon et remporte en 1987 le diplôme supérieur d’exécution de l’École Normale de Paris. Parallèlement à ses études classiques, il découvre le jazz et l’improvisation. Il intègre l’octet de Christian Escoudé et rejoint l’ensemble de Didier Levallet.

C’est à cette époque qu’il forme son premier quartet avec lequel il enregistre “Cello News” et “Pleine Lune”. Ensuite, il forme différents ensembles qui l’amène à jouer entre autres avec Julien Lourau, Franck Tartiller, Xavier Desandre. Par ailleurs, il joue en duo avec Martial Solal et rejoint le quatuor de Michel Petrucciani au côté de Tony William et Dave Holland.

Rencontrant Louis Sclavis et Dominique Pifarély, il travaille pour des musiques de film et de théâtre.

Depuis quinze ans, Vincent Courtois joue avec et au côté de nombreux musiciens et chaque fois il affirme sa personnalité esthétique particulière qui se distingue par un son droit et pur loin de tout vibrato violoncellistique.

Il participe aux “Contes de Grimm, l’intégrale ou presque“ mis en scène par Gilles Zaepffel, et continue cette aventure l’année suivante dans « les Contes de Grimm, l’intégrale, suite et fin ».

Il vient de sortir son dernier disque « What do you mean by silence ? »

 

© Copyright Atelier du Plateau, 2006.

 

 

Mathieu Malgrange

Auteur, directeur de l'Atelier du Plateau

Son premier texte Pochades, lu par Philippe Minyana à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon et par Noëlle Renaude à Théâtre Ouvert, a été mis en scène par Christophe Martin au Plateau 31 à Gentilly, et repris au Théâtre Dunois et au Théâtre de l’Aquarium à Paris. Michel Didym lui a passé commande pour son spectacle les Confessions, crée à Pont-à-Mousson ; il a également écrit Caillasse, pour l’association À mots découverts, présenté à l’Étoile du nord à Paris.

En 1999, il entame une collaboration fructueuse avec Gilles Zaepffel qui mettra en scène, à l’Atelier du Plateau, la plupart de ses pièces parmi lesquelles Aspect Extérieur, Mur-Murs, Voyage à Vélo.

Artiste associé à l’Atelier du Plateau depuis son ouverture, il poursuit aujourd’hui cette aventure.

Par ailleurs, il reçoit en 2002, une bourse d’écriture du Centre National du Livre et mène en avril et juillet 2004 une série d’ateliers d’écriture à Kinshasa (République Démocratique du Congo) à l’initiative du Centre Culturel Français.

 

© Copyright Atelier du Plateau, 2006.

 

 

Laetitia Zaepffel

Co- directrice de l'Atelier du Plateau

Après des études de cinéma et de lettres modernes, Laetitia Zaepffel arrive à l’Atelier du Plateau, dès son ouverture.

Au sein du lieu, elle s’occupe d’abord des relations publiques et de l’accueil des équipes artistiques, puis réalise l’ensemble des supports graphiques. Après avoir été formée par Marc Sévenier, régisseur général, elle fait également la régie des spectacles accueillis et de toutes les créations du Théâtre Ecarlate – Cie Gilles Zaepffel.

Aux côtés de Gilles Zaepffel, elle est assistante à la mise en scène sur de nombreuses créations : Aspect Extérieur (janv. 2001), Mur-Murs et Mur-Murs 2 (juin 2002 et 2003), et Voyage à Vélo (janv. 2004) de Matthieu Malgrange, Le terrier Inachevé de Kafka et Bérénice Intime de Racine (2001) ; et enfin : Les Contes de Grimm, l’intégrale ou presque (décembre 2004).

En décembre 2005, avec Matthieu Malgrange ils cosignent la mise en scène des « Contes de Grimm, l’intégrale suite et fin », un duel musical entre le comédien Pierre Baux et le violoncelliste Vincent Courtois.

Depuis octobre 2005, ils assurent ensemble la direction artistique de la compagnie et du lieu Atelier du Plateau / Théâtre Écarlate.

© Copyright Atelier du Plateau, 2006.

 
 

Roland Pidoux

Il est professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris depuis 1988. Il y fit ses études où il obtint ses diplômes en 1965 et 1966. Sous l’influence de ses maîtres Jean Hubeau et Joseph Calvet, il se passionne pour la musique de chambre, parallèlement à sa carrière de concertiste. En 1968, il fonde avec Jean-Pierre Wallez, l’Ensemble Instrumental de France puis rejoint le Quatuor Via Nova pour une période de sept ans avant de retrouver Régis et Bruno Pasquier au sein du Trio Pasquier. Cet univers de musique de chambre le conduit également à jouer aux côtés d’Isaac Stern, Pierre Fournier, Jean-Pierre Rampal, Mstislav Rostropovitch... En 1969, il est engagé à l’Orchestre de l’Opéra de Paris, puis à l’Orchestre National de France comme violoncelle solo de 1978 à 1987. Il retrouve son ami de longue date, le pianiste Jean-Claude Pennetier pour constituer un trio en compagnie de Régis Pasquier. Roland Pidoux est directeur artistique et responsable des programmations des Rencontres de Violoncelle de Bélaye (Lot). En compagnie de Jean-Claude Pennetier, il a enregistré l’intégrale des sonates et variations pour violoncelle et piano de Beethoven pour les disques Saphir.

© Copyright association PAC, Intermusicales du Lavoir, 2007.

 
 

Virginie Constant

Elle obtient les Premiers Prix de violoncelle et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1995 puis suit le cycle de perfectionnement en 1996
Elle est invitée à se produire dans de nombreux festivals tels que ceux de Wallonie (Belgique), Cambridge (Angleterre), Fermo (Italie), festivals des Musées et des Eglises à Rio de Janeiro, festival du Périgord Pourpre (France)… et émissions radiodiffusées (Radio-France, RTBF).
Sollicitée comme partenaire de musique de chambre, Virginie CONSTANT fait partie du Duo Goyescas (avec le guitariste Benoît Maurel), et du Trio Elégiaque (avec le pianiste François Dumont et le violoniste Laurent Le Flécher) au sein duquel elle a notemment remporté le prix pour la meilleure interpretation de l’œuvre contemporaine au Concours International de Weimar.
Elle a également collaboré avec des personnalités comme le pianiste Cédric Tiberghien, le Quatuor Psophos ou encore le violoncelliste Roland Pidoux.

Sa discographie comprend : Traverses (Duo Goyescas, Mandala/distr. Harmonia Mundi) ; les sonatines de Koechlin avec le Hautboïste Jean-Louis Capezzali et le Kammer Ensemble de Paris, dir. Armin Jordan (Gallo) ; avec l’Ensemble Ourkouzounov (Kle) ; Œuvres pour violoncelle de Serge Kaufmann (Frémeaux & associés) ; Trios de la première école de Vienne(Tamino/distr. EDN). Prochainement chez Ambroisie/distr. Harmonia Mundi : Trio de Pascal Dusapin et Quatuor pour la fin du temps d’Olivier Messiaen. Titulaire du Certificat d'Aptitude, Virginie CONSTANT est professeur au C.N.R de St Maur.

© Copyright association PAC, Intermusicales du Lavoir, 2007.

 
 

Ensemble Clément Janequin

Créé à Paris en 1978, l'Ensemble Clément Janequin se consacre en priorité à la musique profane et sacrée de la Renaissance, de Josquin à Monteverdi. Son inimitable interprétation de la chanson parisienne du XVIe siècle a fait redécouvrir un des Âges d'Or de l'histoire de la musique française, ses enregistrements Les Cris de Paris, Le Chant des Oyseaulx, Fricassée Parisienne et La Chasse chez harmonia mundi faisant figure de référence. Accessibles à un large public, ces œuvres de Janequin, Sermisy, Bertrand, Costeley, Lassus, Le Jeune... illustrent les contrastes dont La Renaissance est si friande : le lyrisme émouvant des chansons amoureuses et l'humour truculent des chansons rustiques inspirées des contes et farces populaires, bruits de la nature, de la rue ou de la guerre - un véritable rapprochement entre l'art populaire et l'art savant.
Ses derniers enregistrements - Canciones y Ensaladas, Psaumes et Chansons de la Réforme et Les Plaisirs du palais - sont encensés par la critique et reçoivent entre autre, plusieurs Editor’s Choice de Gramophone, le Gramophone Award (octobre 1998), Diapasons d’or, Chocs de la Musique, 10 de Répertoire, et Télérama ffff. Au printemps 2002 l’ensemble Clément Janequin enregistre, avec les Sacqueboutiers de Toulouse, l’impressionnante Messe Et ecce terrae motus à 12 voix d’Antoine Brumel pour harmonia mundi, sortie printemps 2003.
En octobre 2000, l’Ensemble Clément Janequin crée au Japon un nouveau spectacle, mis en scène par Jean-Louis Martinoty, Une Fête chez Rabelais, qui rassemble les meilleures œuvres profanes de son répertoire. Après avoir tourné en France en 2000-2001 dans le cadre Opéra Ballet en Île de France avec le soutien de la Fondation France Télécom et de l’ADAMI, il est donné au festival d’Innsbruck en août 2001 avant d’être repris au cours de la saison 2002-2003.

© Copyright association PAC, Intermusicales du Lavoir, 2007.

 
 

La Compagnie Vertical Détour

La compagnie Vertical Détour a été créée en 2001 par Frédéric Ferrer, auteur, acteur et metteur en scène. Quatre spectacles ont été créés : La Parole errante, d’après le livre d’Armand Gatti, Apoplexification à l’aide de la râpe à noix de muscade et Mauvais Temps de Frédéric Ferrer, Les Lettres de Ville-Evrard d’après Antonin Artaud ; ainsi que plusieurs formes légères : mises en espace, lectures, performances.
Les spectacles sont réalisés à l’issue des « chantiers » mis en place par la compagnie, auxquels participent des acteurs, professionnels et amateurs, des plasticiens, des chercheurs (historiens, psychanalystes…). Le travail porte sur des dramaturgies non exclusivement textuelles. Plusieurs chantiers ont été menés : à Evreux (en 2001 et 2002), à Montreuil (en 2002 et 2003), à l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard (2004).
Depuis 2002 la compagnie intervient l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne (93) où elle crée et présente ses spectacles et organise plusieurs chantiers et ateliers de pratique artistique.
En 2005, cette présence à Ville-Evrard se consolide par la mise en place d’une résidence artistique dans le cadre d’un projet de développement artistique et culturel à l’hôpital et sur le territoire de Neuilly-sur-Marne (Projet 2005-2008). Un bâtiment est mis à la disposition de la compagnie par l’Etablissement Public de Santé et plusieurs propositions de rencontres et d’échanges avec le(s) public(s) - patients, personnels de l’hôpital, scolaires, habitants de Neuilly-sur-Marne et des environs - sont organisées autour des activités de création et de sensibilisation.
La compagnie développe dans ses créations et dans sa démarche des transversalités :
- entre différents champs artistiques (danse, théâtre, vidéo, graphisme, projections...)

- entre connaissances scientifiques et créations artistiques : une monographie clinique, des études psychiatriques, des rapports sur les changements climatiques (ONU, CNRS)... pour les spectacles Apoplexification à l’aide de la râpe à noix de muscade et Mauvais temps (création : décembre 2005)

- et, à l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, entre pratique professionnelle et pratique amateur, entre malades et non-malades et entre l’intérieur et l’extérieur, permettant ainsi de voir autrement l’hôpital et la création.

Compagnie Vertical Détour / Les Anciennes Cuisines
EPS de Ville-Evrard

202 avenue Jean Jaurès - 93330 Neuilly-sur-Marne
>01 43 09 35 58 - http://verticaldetour.new.fr

© Copyright Le Lavoir Moderne Parisien, 2007.

 
 

Peter Turrini

Peter Turrini, né en Autriche en 1944, a d'abord exercé divers métiers, bûcheron, métallo, publicitaire, avant de commencer à écrire.
En 1968, il écrit LA CHASSE AUX RATS qui provoque un scandale qui se répètera avec TUEZ LE COCHON. Au début des années 1970, il commence une collaboration conflictuelle avec la télévision qui durera plus de seize ans.
Dans les années 80, il participe de plus en plus à la vie sociale et culturelle en Autriche.
En 1988, la création de ELÉMENTS MOINS PERFORMANTS confirme Turrini en tant que l'un des dramaturges les plus importants de langue allemande. Il crée ENFERS ET DAMNATIONS en 1990, et ENFIN LA FIN en 1997.

... Entre 1945 et 1948 on a tourné en Autriche quarante-deux films à l'eau de rose qui ont répandu à travers le monde, l'image de l'Autrichien, gentil crétin, innocent politiquement, un peu bizarre, plutôt aimable et accueillant.

... Après la guerre, notre voisin s'est tué avec un fusil. Ni ma mère, ni les voisins, ni personne n'a dit pourquoi. J'ai grandi dans un monde sans réponses, et à cette époque sans images. L'un des moyens de sortir de ce silence était l'invention de ce qui aurait pu se passer.

... Je ne crois plus qu'au jeu, à la fiction. Dans les informations diffusées par les médias, on nous demande de tout prendre pour argent comptant, bien que l'on sache que certains cadavres ont été commandés tout exprès par CNN. Au théâtre, c'est exactement l'inverse ; le théâtre n'est que faux-semblant. En avouant ce faux-semblant, des sensations vraies redeviennent possibles. J'ai la nostalgie d'un théâtre qui n'ait rien à faire avec la réalité... Et qui pourtant ouvrirait le regard sur elle.

Peter Turrini
Extraits d'un entretien avec Franz Wille, Theater heute, avril 1995

© Copyright Le Lavoir Moderne Parisien, 2007.

 

 

Nizamettin Ariç

Nizamettin Ariç, chanteur, musicien et comédien reconnu, né à Ararat, aux confins enneigés du Kurdistan de Turquie, est engagé dans la musique dès son plus jeune âge. C’est une chanson d’amour en kurde dans une Turquie qui nie les droits les plus élémentaires des Kurdes qui lui fera encourir dès 1979 des poursuites judiciaires passibles de 15 ans de prison. Malgré la répression généralisée pesant sur les années 1970, il sortira deux 45 tours, obtiendra le premier rôle dans des longs métrages et composera les bandes originales de ces films. Repéré pour son talent éclectique, il fera sur la chaîne nationale et sur les ondes de la radio turque des émissions très prisées jusqu’à ce qu’il soit écarté officiellement pour « propagande kurde ».
Sa culture kurde chevillée au corps, il sera acculé à l’exil après le coup d’état militaire de septembre 1980.
Après un séjour à Damas, il obtiendra l’asile en Allemagne où il fera du kurde la langue de son art et sous le nom de Feqiya Teyra, poète kurde de renom du 14ème siècle, il se produira sur des scènes aussi bien d’Europe, des Etats-Unis que d’Australie, contribuant largement à la promotion de la culture kurde.
Après avoir enregistré une quinzaine d’albums et composé de nombreuses bandes originales de films, il mettra en scène en 1991 le premier film en langue kurde « Kilamek ji bo Beko », primé par une quinzaine de prix internationaux.
Mariant gracieusement la musique classique kurde avec les harmonies et instruments de la musique occidentale, il concilie les « sons» électroniques et synthétiques avec les chants traditionnels kurdes créant ainsi un style propre et une véritable école.

© Copyright Le Cabaret Sauvage, 2007.

 

 

Rojîn

Rojîn est née à Adana, dans une famille kurde modeste. Elle est admise au Conservatoire National de Musique d’Ankara en 1990 et prend part au Festival de Théâtre d’Erlangen.
Dès 1996, elle signe un contrat avec une maison de production et son premier disque est publié en 2000. Il est immédiatement accueilli très favorablement. Elle signe alors avec « Sony Music ». Rojîn ne rêve plus que d’enregistrer des chansons kurdes et défie les autorités turques qui interdisent les représentations en kurde. Elle compose la plupart des chansons kurdes de son nouvel album et crée ainsi un univers unique en reprenant des chansons traditionnelles kurdes et en s’en inspirant, avec une voix dynamique et légèrement voilée, des arrangements très modernes.
En 2005 au Festival du Papillon d’Or, Rojîn reçoit le prix de la meilleure artiste de la chanson ethnique. Un grand événement dans les annales de ce prestigieux festival qui récompensait pour la première fois un artiste kurde. Aujourd’hui, elle compte parmi les chanteurs les plus en vogue en Turquie.

© Copyright Le Cabaret Sauvage, 2007.

 

 

MaisEncorePourquoiPas

La compagnie Maisencorepourquoipas est crée en 2003 par Perrine Mornay.
En 2006, elle crée dans la galerie d’art de la Générale, à Paris, De l’autre côté du flot, et représente 8 soirs cette forme déambulatoire et théâtrale. Repris à Mainsd’œuvre à Saint Ouen, la pièce est alors frontale pour 3 représentations. En 2007, Le monde va jusqu’à la rivière et après la rivière c’est encore le monde, écrit par Perrine Mornay, est en création pour 2008.
En 2005, la compagnie crée au Lieu Unique de Nantes Bascule, spectacle écrit et conçu par Vincent Mauger et Perrine Mornay. Sur une large plate-forme à bascules deux comédiens interrogent les points de vue et les ambitions de l’art ,dans l’équilibre précaire de cette installation.
En 2004 dans Confusion shinning Perrine Mornay invite les spectateurs autour d’une table d’où les murmures des deux acteurs présents émergent d’un gâteau.
En Suède en 2002, au Modernadansteatern de Stockholm elle écrit une performance pour 7 danseurs, qui occupent l’espace de la scène avec le public.

Une pièce qui invente un système dans l’espace entre labyrinthe et mécanique organique. Il s’agit de poser la question de la fin d’une image au sein d’un dispositif qui se désintègre au fil du spectacle.

© Copyright Le Lavoir Moderne Parisien, 2007.

 

 

Armas Launis

En 1930 s’installait à Nice le compositeur finlandais Armas Launis avec son épouse Aïno et leur toute petite fille Asta. Armas Launis est une personnalité finlandaise aux multiples facettes. Docteur ès lettres, professeur agrégé, compositeur, ethnomusicologue, voyageur passionné, épris de rencontres, curieux de toutes traditions orales, travailleur acharné et exigeant, il tenta avec force d’apporter à son pays le renouvellement de l’opéra et de partager tout ce que son goût de « l’ailleurs » lui avait apporté.

Pensionné à vie dès 1920 par l’État finlandais, autorisé à vivre à l’étranger, il voyage intensément en Europe, en Afrique du Nord et se fixe définitivement à Nice « en ce lieu où tomba un jour un morceau de ciel sur la terre » (René Schikele). Il y a à Nice une petite colonie finlandaise. Le consul de Finlande Charles-Marcel Powilewicz – président du Comité des fêtes de la ville de Nice – se lie d’amitié avec les Launis, devient le parrain de la petite Asta, et il se crée ainsi autour d’eux un cercle intellectuel où se retrouvent aussi les artistes finlandais de passage. Launis est correspondant régulier des quotidiens finlandais Helsingin Sanomat et Uusi Suomi, membre fondateur de la Société de la presse étrangère de la Côte d’Azur, journaliste à l’Association française d’expansion et d’échanges artistiques.

Il parle bien français, va à la rencontre des Niçois, des journalistes J. Stan de l’Éclaireur et du Petit Niçois, de l’écrivain Pierre Rocher (avec lequel il collabora en France et en Finlande), de Francis Gag, de musiciens tels que les chefs d’orchestre Marcel Mirouze, Charles Boisard, Henri Tomasi, le violoniste Gil Graven, le pianiste A. Motard. Charles Boisard traduisit le livret de l’opéra Kullervo et le dirigea le 30 juillet 1938 à Radio Nice PTT. Événement important, ce fut la première représentation publique en France d’une oeuvre lyrique finlandaise.

C’est aussi Charles Boisard qui donna Kullervo sur les ondes de Radio Monte-Carlo le 22 octobre 1947.

Henri Tomasi dirigera Kullervo à Nice au Palais de la Méditerranée le 22 février 1940. Cette soirée de gala franco-britannique en aide à la Finlande sera placée sous la présence effective du Prince Louis II de Monaco. Accueil chaleureux du public et de la presse. On notera dans la distribution le baryton niçois Charles Cotta et de nombreux artistes niçois. Marcel Mirouze dirigera la Suite Nordique de Launis à Radio Nice en mars 1949 avec Gil Graven en soliste.

Durant ces 29 années niçoises, Launis composa plusieurs de ses opéras (livret et musique). Parmi eux : Le Chant de la sorcière, L’été qui ne vint jamais, Le Foulard enchanté, Théodora, Jéhudith, Il était une fois et Les Flammes gelées.

Ce dernier, inspiré d’une stèle funéraire vue au cours d’une promenade à Antibes, est considéré comme son testament affectif. Ce monument se trouve aujourd’hui au musée archéologique d’Antibes.

Il écrivit aussi à Nice la Suite nordique, la Suite carélienne, une Marche nuptiale pour le mariage du fils du consul de Finlande Charlie Powilewicz.

La musique de l’opéra Aslak Hetta (donné en première mondiale à Helsinki le 17 mars 2004) fut aussi composée à Nice.

Nice et la Côte d’Azur furent pour Launis des années fructueuses, riches d’émotions, d’échanges et de contacts généreux.

Il décéda à Nice le 7 août 1959 et souhaita y être inhumé.

Asta Launis

 

© Copyright Asta Launis, 2007.

 

 

Michel Godart

tuba-serpent

Le tubiste et serpentiste français Michel Godard est un des rares musiciens ayant le don d’interpréter aussi bien le jazz, la musique classique et la musique ethnique. C’est un artiste complet qui marie une technique étonnante à un son chaud et brillant. L’auditeur est frappé qu’un son si léger sorte d’un instrument semblant si lourd.

Dans le domaine de la musique classique, Michel Godard a joué et enregistré avec : l’orchestre national de France, l’ensemble musique vivante, l’ensemble intercontemporain, la Fenice et le quintette de cuivre concert Arban. Il dirige, avec grand succès des master class dans le monde.

En 1989, il découvre l’ancêtre du tuba, le Serpent qu’il enseigne maintenant au Conservatoire supérieur de Paris. Cet instrument de la Renaissance représente pour Michel Godard un élargissement notoire de son champ d’expression.

Dans le domaine du jazz et des musiques improvisées, Michel Godard dirige ses propres groupes : castel del monte, tubatuba, cousins germains... avec lesquels il participe aux plus importants festivals internationaux. Il joue et enregistre régulièrement avec Rabih Abou-Khalil, Pierre Favre, Dave Bargeron, Kenny Wheeler, Ray Anderson, Louis Sclavis, Marc Ducret, Wolfgang Puschnig, Christof Lauer, Vincent Courtois, Frank Tortiller.

Michel Godard collabore également avec l’écrivain Nancy Huston : Périgrination Goldberg , Les dissonants.

Compositeur, Michel Godard a reçu des commandes de Radio France, de la sudwestfunk , de la radio suisse allemande du ministère de la culture, du festival de Donauschingen

http://michelgodard.fanspace.com

 

© Copyright L'Archipel 2007.

 

 

Linda Bsiri

Voix

Auteure et chanteuse de formation lyrique, Linda Bsiri utilise une voix instrumentale dès sa rencontre avec la musique contemporaine et le jazz en 1989 .

Improvisatrice, elle développera une technique vocale brillante et une liberté jamais démentie quelque soit le répertoire de ses concerts. Elle s’accompagne en solo d’une Trompette Marine -Tromba Marina ou Nonnengeige – parente du monocorde et haute de deux mètres, qui lui vaut une collaboration régulière avec le Musée de la Musique à Paris.

Linda Bsiri chante en Italie, Suisse, Allemagne, Autriche, Angleterre sur les grandes scènes européennes telles la Musikverein en Avril 2006, Radio-France 2005, le theâtre Farnèse Parme 2003, le Queen Elisabeth Hall en 2000 mais aussi dans les Festivals de jazz européens à Münster ou Saalfelden en collaboration avec Michel Godard, Pino Minaffra, Wolfgang Puschnig, Kutsi Erguner et autres musiciens de renommée internationale.

Auteure, son écriture organique conçue pour la voix demeure une constante depuis 1984 et de multiples créations témoignent de sa recherche :

. Bach et la danse /Festival Bach de Schaffausen 2006

. Une journée de serpent /France 2005 journée du patrimoine

. La Vierge Noire Livret / Radio suisse - allemande 2003

. Penthésilée II /Festival Présences Radio- France 2000

. Faire Play avec Le Ballet Atlantique Chopinot -chorégraphie Sophie Lessard/La Rochelle et Paris 2000

Elle a enregistré à ce jour huit C.D dont Castel del Monte , et prépare en 2007 un spectacle liant musique du XVIIè et improvisations contemporaines

 

© Copyright L'Archipel 2007.

 

 

Julien Marcland

Écriture & mise en scène

Né le 21 juillet 1975, Julien Marcland est à la fois poète et concepteur de spectacles.
Sa formation est hétéroclite : suit un doctorat de Philosophie à Paris X Nanterre avec Baldine Saint Girons, école de formation professionnelle de l’acteur Claude Mathieu de 1996 à 1999.
Il a publié à ce jour deux ouvrages : « Neige » en 2000 aux éditions Les Cygnes, et « Parole et musique » suivi de « Amitiés à Perec » en 2004 aux éditions Le Veilleur. Un prochain recueil est en cours d’achèvement pour la rentrée 2007, « Beaux présents dorés ».

En 2006, il a été « chargé de la dramaturgie et du texte » pour le spectacle interactif 3D reconstituant la frise magdalénienne préhistorique de trente mètres de Angles sur L’Anglin, datée d’il y a 14 000 ans, « Le Roc aux sorciers » (ouverture en octobre).

En 2001, il participe à la création de l’association de diffusion et de coproduction artistique Belles absentes.
Il a joué dans de multiples pièces (« Rose et Jeannot », « 48h dans le cerveau de… », « La fiancée du fleuve »…), publicités et courts-métrages.

Julien Marcland écrit aussi de la prose libre ; un projet de roman est en cours, et il a écrit de nombreuses nouvelles inédites à ce jour.
Il a également donné des cours de théâtre, de français et de philosophie.

Son nouveau spectacle, « Réclame », est une oeuvre à la fois théâtrale, poétique et plastique, sur le monde contemporain et son langage, celui de la publicité. Il signe là son quatrième spectacle conçu et mis en scène après « Dis Joe » (d’après les textes de Samuel Beckett) en 1998, « L’homme à la fenêtre » en 2001 et « Parole et musique » en 2004-2005.

 

© Copyright L'Olympic café 2007.

 

 

Karen Ruimy

Écriture, chant, danse 

Les origines de Karen Ruimy l’enracinent de l’Atlas à l’Espagne.

Dès son plus jeune âge, elle est élevée dans la tradition de la fête,
de
la musique et de la danse, passant de la culture marocaine à
la culture
hispanique sans souci. La petite fille qui danse
sur la table
dans la pure tradition orientale est aussi à l’aise
que lorsque, vêtue de sa
robe, elle s’initie au flamenco !

Très jeune, elle rencontre ses mentors, des figures emblématiques
du Flamenco qui lui transmettent en
plus de l’art,
toute l’émotion et la force
qui habitent cette poésie de l’être.

Karen se produit régulièrement sur scène, notamment au Mogador.

En 2004, elle propose au public parisien son premier spectacle ”Fuego Flamenco“.

Ce spectacle obtient un grand succès au Théâtre de Paris. Karen organise avec l’association “La voix de l’Enfant” dont la marraine est Clothilde Coureau quelques représentations dont les recettes sont reversées à l’association.

Karen est une artiste pluridisciplinaire : outre le chant et la danse, Karen est également écrivain.

En effet, sa démarche artistique est complète. Elle exprime sa spiritualité à travers tous les arts qu’elle explore. Elle publie d’ailleurs un premier livre à 28 ans “La métamorphose de l’ange” (Editions Guy Trédaniel) et termine actuellement l’écriture du prochain.

En 2006, cette vision artistique du flamenco a mûri et donne naissance à “Flamen’ka”.

En effet, avec la complicité d’Olivia Productions et des meilleurs artistes du monde du flamenco et de la danse, Karen crée ce spectacle qui se joue à guichets fermés pendant une semaine au Théâtre Pierre Cardin en Mai 2006.

De nombreux médias et personnalités s’y intéressent et sont présents lors des représentations.

 

© Copyright Ann Hanssens 2007.

 

 

Jay Gottlieb

Piano 

Né à New York, Jay Gottlieb a été élève à la Juilliard School. Il est diplômé de l'Université de Harvard et a travaillé avec Nadia Boulanger, Olivier Messiaen, Yvonne Loriod, Robert Casadesus, Aloys Kontarsky et Lukas Foss. Lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin, National Endowment for the Arts, Fondation Rockefeller, et titulaire de la Bourse du Gouvernement Français, premier prix au Concours International d'Improvisation à Lyon, Prix Lili Boulanger, Grand Prix du Disque de l'Académie Charles-Cros, le Diapason d' Or, le "Choc" du Monde de la Musique, Prix du Festival Estival de Paris, Prix du Festival de Tanglewood. Outre ces derniers, il s'est produit dans de nombreux festivals internationaux, et en soliste avec le Boston Symphony Orchestra, l'Orchestra della RAI, l'Orchestre Philharmonique de Radio-France, le London Sinfonietta en Grande-Bretagne, le Group For Contemporary Music à New York, de nombreux ensembles français dont les Percussions de Strasbourg, travaillant sous la direction de P. Boulez, S. Ozawa, K. Nagano, M. Tilson Thomas, A. Copland, etc. Gottlieb est créateur et dédicataire des oeuvres d'un grand nombre de compositeurs (Donatoni, Ohana, Jolas, Ligeti, Lindberg...) et continue activement dans cette voie. Disques chez Philips, RCA, Harmonia Mundi, Erato, Ogam, etc. Régulièrement invité à donner des Classes de Maître (Juilliard School, Université d'Indiana à Bloomington aux USA, CNSM de Paris, CNSM de Lyon, Ecole Normale, Schola Cantorum, Centre Acanthes...), il co-signe le livre Piano du XXe Siècle édité chez la Cité de la Musique - Villette.  Il a été nommé pianiste officiel par le gouvernement américain afin de représenter son pays dans le monde entier.

 

© Copyright L'Archipel, 2008.

 

 

Jeff Cohen

Piano 

Jeff Cohen est né à Baltimore. Il obtient les Prix de piano et de musique de chambre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans les classes de Reine Gianoli et Geneviève Joy, avant de poursuivre sa formation auprès de Leon Fleisher aux États-Unis et de Peter Feuchtwanger en Angleterre.

Actuellement professeur au Conservatoire de Paris, Jeff Cohen a été chef de chant à l'Opéra de la Monnaie à Bruxelles, professeur à l'École d'art lyrique de l'Opéra de Paris, responsable musical au Théâtre du Châtelet et conseiller à la Bibliothèque nationale de France pour une série de concerts sur la mélodie française. Il se produit avec de nombreux artistes tels June Anderson, Cecilia Bartoli, Luisa Cruz, Jean-Paul Fouchécourt, Véronique Gens, Angela Gheorghiu, Ivry Gitlis, Ida Haendel, Sumi Jo, Steve Lacy, François Le Roux, Noël Lee, Ute Lemper, Luis Madureira, Mady Mesplé, Michel Portal...

Il enregistre plusieurs disques : des mélodies de Duparc, Fauré, Hahn, Gounod, Loeffler avec François Le Roux ; des lieder de Mozart au pianoforte avec Véronique Dietschy ; des chansons de Kurt Weill et de cabaret avec Ute Lemper ; deux pianos avec Noël Lee ; de la musique de chambre avec Carol Robinson, Pierre Lénert, François Daudin-Clavaud ; les chansons de Boris Vian avec Luis Madureira ; des fados au piano avec Luisa Cruz…

Il travaille comme chef de chant sur des enregistrements d'opéra avec Bertrand de Billy, Christopher Hogwood, John Nelson, Michel Plasson, George Solti…

Jeff Cohen a dirigé l'orchestre de l'Opéra de quat'sous, mis en scène par Giorgio Strehler. Il a assisté Myung-Whun Chung pour Othello à l'Opéra Bastille. Il a collaboré avec Patrice Chéreau pour Hamlet et Lucio Silla. Il a joué dans Impressions de Pelléas de Peter Brook et dans Masterclass, mise en scène de Roman Polanski avec Fanny Ardant.Il compose des musiques de scène et de