SURRÉALISME 21

et ses alentours
En route vers un Archipel
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2005 - 2006

2007 - A 

2008 - A

J a z z - P a s s i o n

&

organisent un ' ROUND GILBERT '

à la mémoire de Gilbert MAURISSON, qui nous a quitté au début du printemps.


Le vendredi 24 juin 2005 à 21h

avec

Gilles Dardenne

Lenny Popkin, Jean-Philippe Viret et Carol Tristano

Cynthia McPherson et Dominique Subiéla


" Le docteur Maurisson a été notre partenaire dans la programmation des concerts "Jazz en Live à L'Archipel". Il a été très actif dans l'organisation de concerts à Paris, avec notamment, à L'Archipel, les concerts de Franck Lacy, Ricky Ford, Sonny Simmons. Il nous a quitté et nous lui rendons hommage ce soir avec les musiciens proches de lui." Virginie Feillel


" Gilbert MAURISSON, le « Doc » pour ceux qui l'ont bien connu, créateur, tête pensante et animateur de Jazz-Passion, instigateur de concerts mémorables à l'espace La Comedia d'octobre 2002 à juin 2003 et à L'Archipel à partir de décembre 2004, nous a quittés en mars 2005.

" Vous qui l'avez souvent croisé, infatigable promoteur de la lutte contre le Sida et de cette musique qu'il a tant défendue, le casque au cou, les poches remplies de flyers : ses proches et l'équipe de Jazz-Passion vous invitent à vous retrouver autour de quelques musiciens emblématiques de son action.

" Vous qui rencontrez ce nom pour la première fois, et Jazz-Passion : rejoignez-nous ! Voici l'occasion de découvrir des musiciens exceptionnels, et d'aider une cause toujours plus actuelle." Jazz-Passion

Voir l'Affiche

 


17, bd de Strasbourg 75010 Paris
Métro : Strasbourg St Denis

www.larchipel.net


PROGRAMME ANNIVERSAIRE

du 12 septembre au 31 octobre 2006


En cette rentrée 2006, l’Archipel soufflera sa cinquième bougie !!!!!

Un automne festif s’annonce pour les mélomanes et les cinéphiles réunis dans ce lieu pluridisciplinaire situé en plein cœur de Paris !

L’Archipel ou la réunion de plusieurs « îles » musicales… et cinématographiques…

Au programme donc : des musiqueS – classique, baroque, contemporaine, jazz et musiques du monde, chanson française – du cinéma bien sûr, de la bande dessinée et beaucoup d’autres surprises !!

Nous vous espérons nombreux pour venir fêter l’événement avec nous, (re)découvrir notre lieu, ses deux salles – la « grande » bleue et la rouge « feutrée » et puis surtout échanger de beaux moments avec des artistes aux horizons multiples !

 

© Copyright Virginie Feuillel, l'Archipel, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Surréalisme21, juillet 2006.

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 MUSIQUE CONTEMPORAINE :

Jeudi 21 septembre 2006 à 21h - salle bleue



17, bd de Strasbourg 75010 Paris
Métro : Strasbourg St Denis

www.larchipel.net

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Informations et réservations :
Tél :
0826 029 924 (0.14 €/mn ; répondeur)
E-mail : larchipel@larchipel.net


CARTE BLANCHE aux compositeurs ROGER TESSIER, JEAN-LUC DARBELLAY et 

JEAN-YVES BOSSEUR


par le Quatuor de l’Opéra de Paris composé de Eric Lacrouts : 1er violon, Cyril Ghestem : 2ème violon,
Etienne Tavitian : alto, et Mathieu Rogué : violoncelle


Programme : 

Le Rêve de l’Indien pour quatuor à cordes – Œuvre de Roger Tessier
OJMA pour trio à cordes – Œuvre de Roger Tessier
Ecumes pour quatuor à cordes – Œuvre de Jean-Luc Darbellay
Seconde Géographie intérieure pour quatuor à cordes – Œuvre de Jean-Yves Bosseur


Roger Tessier

Né à Nantes en 1939, c'est dans sa ville natale que Roger Tessier effectue ses études secondaires et ses premières études musicales qu'il viendra achever à Paris, où il s'installe définitivement en 1959.
En 1970, il est co-fondateur de l'ensemble l'Itinéraire et se lance dans un travail de recherches sur le timbre (Ojma, pour trio à cordes - 1976, Commande de Radio-France ; Isomérie pour 15 cordes - 1979, Commande de Radio-France ; Mobile/immobile pour 16 instruments créée au SIGMA de Bordeaux en 1980 et au Festival de la Suisse Romande).

Il se tourne naturellement vers l'électronique avec Hexade pour sextuor d'Ondes Martenot (commande d'Etat pour le 50e anniversaire de l'instrument) et Clair-obscur pour flûte, voix, cor, violoncelle et dispositif électro-acoustique. 
Roger Tessier remporte le Prix SACEM en 1976 et est lauréat de la Fondation de France en 1980. En 1982, 
il est nommé Directeur musical du Festival de Musique du XXe siècle d'Angers. 

Parmi ses œuvres récentes, citons : Coalescence pour clarinette et deux orchestres (1987), L'ombre de 
Narcisse
pour 11 instruments (1992), Electric Dream Fantasy pour trio d'ondes (1996). 


Jean-Luc Darbellay

Né en 1946, Jean-Luc Darbellay étudie d’abord la clarinette au Conservatoire de Berne, et ensuite la direction d’orchestre avec Pierre Dervaux et Franco Ferrara. Il suit des cours de composition auprès de Cristóbal Halffter, Dimitri Terzakis et surtout d’Edison Denisov. Il participe également aux séminaires donnés par Pierre Boulez au Collège de France et à l’IRCAM. Il complète sa formation lors des masterclass avec Klaus Huber et Heinz Holliger dans le cadre du Festival de Lucerne. 

Jean-Luc Darbellay s’intéresse à tous les genres. Son Concerto pour violoncelle et ensemble est créé par Anssi Karttunen en 1989 à la Maison de Radio France à Paris. Pour la Radio Suisse Romande et Radio Canada en 1996, il écrit le Quatuor à cordes « Ecumes ». La Radio de Leipzig lui commande « Un jardin pour Orphée » d’après un tableau de Paul Klee pour le 70 ème anniversaire du « Bauhaus » à Dessau. Il crée « Chandigarh » et « Mégalithe » avec le NEC (Nouvel Ensemble Contemporain). 

Commandé par la Radio Suisse Romande, « Oyama » pour grand orchestre est créé en septembre 2000 au Victoria-Hall à Genève par l’Orchestre de la Suisse Romande, sous la baguette de Fabio Luisi ; le concert est retransmis en direct et filmé par la Télévision Suisse Romande. Les premières exécutions allemandes de « Oyama » ont lieu à Weimar et au Gewandhaus de Leipzig avec l’Orchestre de la Radio de cette ville sous la même baguette Le concert est retransmis sur plusieurs stations allemandes et sur France-Musique. L’œuvre a été présentée à la tribune internationale des compositeurs. 

Plusieurs festivals de musique contemporaine inscrivent ses œuvres au programme. Mentionnons en particulier « A la recherche », créé au Festival Alternativa à Moscou, « La », donné au Festival Présences par l‘Ensemble Contrechamps en 1996, et le trio à cordes « Gestes-Effleurements », joué pour la première fois au Festival pan-asiatique à Seoul en 1999. 

L’Ensemble Accroche-note présente en février 2000 dans le cadre du Festival Présences « Dolmar », une commande de Radio-France. Jean-Luc Darbellay est récompensé par le prix du public lors du concours de l‘Orchestre symphonique de Berne en 2002. 

Dès 1978, le compositeur fonde et dirige l’Ensemble instrumental LUDUS. Il est membre fondateur du groupe de compositeurs « Lacroix » et président de la section Suisse de la SIMC (Société Internationale de Musique Contemporaine). Les tournées de concerts le mènent à travers toute l’Europe, aux États-Unis, au Canada, en Asie et en Australie. Son œuvre comprend tous les genres : pièces pour instrument seul, pour ensemble ou orchestre et même l’opéra de chambre. 

La musique de Jean-Luc Darbellay a été enregistrée par les Orchestres des Radios de Stuttgart et de Leipzig, par l’Orchestre philharmonique de Moscou, l’Orchestra della Svizzera Italiana, l’Orchestre symphonique de Berne et l’Orchestre de chambre de Bâle. La plupart de ses œuvres sont éditées à Karlsruhe par les Tre-Media-Musiverlage.


Jean-Yves Bosseur

Né à Paris en 1947, Jean-Yves Bosseur étudie la composition à la Rheinische Musikschule de Cologne auprès de Karlheinz Stockhausen et de Henri Pousseur. D’autre part, ses recherches en philosophie esthétique aboutissent à une thèse d’État à l’Université de Paris I. 

Directeur de recherche au C.N.R.S., il est également producteur d’émissions à Radio France et a publié plusieurs ouvrages : John Cage, Vocabulaire de la musique moderne, Musique, passion d'artistes. Son œuvre comprend des pièces de concert mais aussi des musiques pour le cinéma, la télévision, la radio, la scène et le ballet. On peut trouver des enregistrements d’un certain nombre d’entre elles (chez Mandala-Harmonia Mundi, Saphir, Agon-Audivis) : Mémoires d’oubli (1991), Satie’s dream (1980-1981), Portrait de Geneviève Asse (1991), Empreintes nocturnes (1981), Stream (1989), La Plume (1995), Hong-Kong Variations (1990), Messe (1995), Concert (1995) ; Messe a reçu le Diapason d’Or en 1998.

Jean-Yves Bosseur est lauréat des Fondations Royaumont et Gaudeamus (Pays-Bas). 

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Samedi 21 octobre 2006 à 21h - salle rouge

CARTE BLANCHE au compositeur THIERRY ESCAICH

Par le Quatuor Voce composé de Sarah Dayan : 1er violon, Cécile Roubin : 2nd violon, 
Guillaume Becker : alto, et Julien Decoin
: violoncelle 
Et Sébastien Van Kuijk
: violoncelle

Programme :

– La Ronde : quintet avec piano, par le quatuor Voce et Thierry Escaich
– Cantus : par Sébastien Van Kuijk, violoncelle seul
– Quatuor à cordes, scène de bal : par le quatuor Voce
– Improvisation au piano : par Thierry Escaich
– Nocturne : par Sébastien Van Kuijk, violoncelle, et Thierry Escaich, piano
– Après l'aurore : par le quatuor Voce


Thierry Escaich 
Lauréat des Victoire de la Musique 2006 « catégorie compositeur de l’année ».

Organiste et improvisateur de renom, Thierry Escaich tient une place prépondérante dans la création musicale actuelle. Dès 1990, date à laquelle il clôt ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique et de danse de Paris, après l’obtention de huit Premiers Prix, ses premières œuvres sont récompensées par le prix de la Fédération franco-américaine Florence Blumenthal à l’unanimité d’un jury composé de personnalités comme Eliott Carter, Henri Dutilleux ou Maurice Ohana. 

Suivront divers prix décernés par la SACEM (dont le Grand Prix de la musique symphonique pour l’année 2004) et l’Institut de France, en passant par le Grand Prix des Lycéens en 2002, pour en arriver à la “Victoire de la Musique” en tant que compositeur de l’année 2003, et tout récemment en 2006. 

Son univers musical, “d’une rare densité expressive” (Télérama) “où se mêlent des élans haletants et passionnés ainsi que des moteurs rythmiques souvent violents et obstinés, puise volontiers aux sources du plein-chant grégorien” (Le Monde). Cet univers, “fait de bouillonnements dramatiques tendus jusqu’à l’épuisement et la confrontation de mondes sonores opposés”, trouve son incarnation dans des œuvres telles Le Chant des Ténèbres (1992), le Concerto pour orgue et orchestre (1995) ou encore Résurgences pour trompette et orchestre (2002), ainsi que son oratorio Le Dernier Évangile (2000). 

Ses œuvres orchestrales sont au répertoire de divers orchestres français ou étrangers, tels l’Orchestre de Bonn, l’Orchestre de Monte-Carlo, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, ou encore l’Orchestre National de Lille où Thierry Escaich est en résidence entre 2003 et 2005. 
Sa musique vocale et de chambre est défendue à travers le monde par des ensembles tels B.B.C. Singers, A Sei Voci, Sequenza 9.3, le Concert Spirituel, le Quatuor Ludwig, Olivier Latry ou encore le Trio Wanderer… Son disque d’œuvres orchestrales (Accord/Universal) reçoit en 2002 le “Diapason d’Or de l’année”. 

Titulaire de l’orgue de St Etienne du Mont (Paris) depuis 1997 (où il succède à Maurice Duruflé), Thierry Escaich mène parallèlement une carrière internationale d’organiste qui en fait un ambassadeur de la grande école d’orgue française d’improvisation, comme en témoignent ses divers enregistrements récompensés par de nombreuses distinctions discographiques, comme le “Grand prix de la Nouvelle Académie de Disque” (1996) ou le “choc du Monde de la musique” pour ses interprétations d’œuvres de Brahms (1998). Le “souffle incandescent et l’énergie inépuisable” (Diapason) de ses improvisations en font un successeur de grands maîtres comme César Franck ou Pierre Cochereau. 

Enfin, sa passion pour le Cinéma le pousse à improviser au piano ou à l’orgue, à composer pour le “cinéma muet”,comme en témoigne sa musique d’accompagnement de L’Heure suprême de Frank Borzage, commandée par le Louvre en 1999. 

Depuis 1992, Thierry Escaich est professeur d’écriture et d’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

© Copyright Gbaleah Thomas, l'Archipel, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Surréalisme21, juillet 2006.
mise à jour en août 2006.

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MUSIQUE ET CINÉMA :

Journées consacrées au compositeur de MUSIQUE DE FILM BRUNO LETORT



17, bd de Strasbourg 75010 Paris
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Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Informations et réservations :
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0826 029 924 (0.14 €/mn ; répondeur)
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Né en mars 1963, Bruno LETORT est l'une des figures essentielles de la SCÈNE DES MUSIQUES CONTEMPORAINES EN FRANCE. 

La démarche de Bruno LETORT a toujours visé à l’interdisciplinarité et à l’interactivité. En témoigne le nombre d’œuvres qu’il a composées pour la scène – pour des films, des ballets, des pièces de théâtre, mais aussi des expositions, des cérémonies commémoratives ou des jeux vidéo. 

Très lié avec Benoît PEETERS et François SCHUITEN, le tandem phare de la bande dessinée belge (auteur de la série culte des Cités Obscures), Bruno LETORT a notamment réalisé avec ceux-ci L’Affaire Desombres, un spectacle multimédia, créé dans le cadre du festival des 38e Rugissants à Grenoble en 1999, et qui a été successivement édité en CD et en DVD. 


Benoît PEETERS (1956, Paris) a étudié la philosophie à la Sorbonne avant d’entrer à l’École Pratique des Hautes Études où il a été l’élève de Roland Barthes. Après avoir publié deux romans, il diversifie ses travaux d’écriture, s’essayant aux genres les plus divers : essais, biographies, récits illustrés, romans-photos, cinéma, films pour la télévision, documents audio et, bien entendu, bande dessinée. 

François SCHUITEN (1956, Bruxelles) est aujourd’hui reconnu internationalement, comme un dessinateur de premier plan. Pour cet artiste belge aux multiples facettes qui s’est essayé aux disciplines les plus diverses, la bande dessinée demeure, depuis le début de sa carrière, son mode d’expression privilégié.


Samedi 30 septembre 2006 

20h : Projection du film ‘L’AFFAIRE DESOMBRES’ de François Schuiten et Benoît Peeters – Musique de Bruno Letort (52mn)
Avec Catherine Aymerie 
Production Les Piérides – Bruxelles

21h : Conférence fiction musicale ‘LES PORTES DU POSSIBLES’
Avec Bruno Letort / F. Schuiten / B. Peeters 
D’après l’ouvrage éponyme paru chez Casterman

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Dimanche 1er octobre 2006

17h : Concert CUBE PROJECT ‘MEGAPOLES’ avec Bruno Letort (Electroniques), Arnaud Thorette (Alto), 
Johan Farjot (Piano), Jean-Marc Fessard (Clarinette)

18h30 : Cocktail

19h30 : Projection du film ’20 000 LEAGUES UNDER THE SEA’
De Stuart Patton (1916) Musique de Bruno Letort, Jean-Michel Hervé & Röm

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AUTOUR DU FILM « GLENN GOULD AU-DELÀ DU TEMPS » de Bruno MONSAINGEON

film à l'affiche : du 13 septembre au 1er décembre 2006.

Co-production Ideale Audience / Rhombus Media / 2005
En cours de programmation : Projection exceptionnelle du film et débat en présence du réalisateur.

Au-delà du temps est une rétrospective de 106 minutes de la vie et de l’activité du pianiste Glenn Gould, envisagée à partir de la manière dont il est perçu aujourd’hui. 
Le film s’attache à saisir ce qui fait l’essence du génie de Gould dans sa relation actuelle avec un public qui dépasse largement la notion restreinte de public musical, et qui est ailleurs, et au-delà.
Il a nécessité la participation d’interlocuteurs – des disciples anonymes – de telle sorte que Gould lui-même
semble répondre à leur questionnement et apparaisse le maître de la narration du film.
Il s’efforce, en s’appuyant sur une synthèse de tous les documents existants sur Gould, d’ordre musical (sonore et audio-visuel) aussi bien que littéraire et intellectuel, de traiter la question du génie de Goulddans sa totalité. 

Depuis une trentaine d’années, Bruno Monsaingeon, violoniste, consacre une grande partie de son temps à la réalisation de films musicaux tout en continuant à donner des concerts. 
Un long travail mené en association avec Yehudi Menuhin et Glenn Gould a abouti à la production de nombreux films sur des thèmes variés avec ces deux musiciens. Parmi eux, « Menuhin en Chine, la muraille ouverte » et « Glenn Gould – les Variations Goldberg » sont devenus légendaires. 
« Glenn Gould, Au-delà du temps », distingué en janvier 2006 par un Fipa d’or, est le dernier documentaire en date, fruit de la complicité entre le pianiste virtuose et l’un de ses apôtres… 

Hormis sa diffusion sur Arte en mai dernier, le film n’a encore jamais été diffusé dans un cinéma.

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Le vendredi 20 octobre 2006 à 21h.

JAZZ AU MILIEU DES RUES DE NEW YORK… 

WONDERFUL WORLD
avec Guillaume DE CHASSY : piano, Daniel YVINEC : contrebasse, Antoine CARLIER : création vidéo

Guillaume de Chassy et Daniel Yvinec ont arpenté les rues de New York, micro en main. Se souvenant des mélodies de Broadway, des passants ont chanté pour eux. 
Autour de ces voix, le pianiste et le contrebassiste inventent aujourd’hui sur scène un univers de poésie urbaine, illuminé par les images du vidéaste Antoine Carlier. 


Extraits de Presse 
. « Émotion discrète, poésie … » Le Monde
. « Une atmosphère étrange, comme une ballade à tâtons dans la coulisse d’un vieux théâtre, les feux de la rampe tout juste éteints. » Les Inrockuptibles
. « Habité, impressionniste, émouvant (…) les deux hommes nous livrent un album de poésie urbaine. » Jazzman
. « Ça coule de source et c’est lumineux. » JazzMagazine 
. « Ce disque conjugue la douceur dans toutes ses nuances et rejoint d'une autre façon le cinéma… Une autre manière de raconter et d'entendre l'Amérique et son histoire, ses rêves et ses fantasmes. » Les Echos
. « Un album très émouvant et épuré où la virtuosité des deux musiciens cède la place à une inspiration quasi-divine. » Métro

 

© Copyright Gbaleah Thomas, l'Archipel, 2006.
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mise à jour en août 2006.

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200, Quai de Valmy 75010 Paris
Métro
 : Jaurès
Renseignements/réservations : 01 40 34 02 48

www.pointephemere.org


Lundi 11 septembre 2006

Soirée « Verticales » Rencontres lecture

Chloé Delaume, Anne Luthaud, Arno Bertina, Jean-Louis Magnan, Pierre Senges

Les auteurs de la rentrée «Verticales» présenteront leurs livres lors d'une soirée à Point éphémère au cours de laquelle vous pourrez entendre ces textes dits par les auteurs et des comédiens (Agnès Sourdillon, Thibault de Montalembert...). La soirée se prolongera autour d'un verre.

http://www.editions-verticales.com


© Copyright Point Éphémère, 2006.
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Les peurs de Hollywood

La Cinémathèque suisse, à Lausanne, organise à l'occasion de la sortie de ce livre une soirée "Peurs". Elle aura lieu le vendredi 8 septembre dès 18h. (Vous trouverez le programme ci-dessous)

Les Peurs de Hollywood recueille une série d’études sur les représentations dans le cinéma fantastique américain, associant l’analyse des films à l’histoire culturelle. Son objectif est de porter un regard critique sur la problématique de la peur telle qu’elle apparaît dans les images véhiculées depuis plus de 80 ans par la production hollywoodienne. Dominant les écrans internationaux dès l’entre-deux-guerres, cette cinématographie joue en effet un rôle essentiel dans la constitution des imaginaires culturels à une échelle mondiale, tout en renvoyant à des traditions iconographiques et sociales proprement américaines. Ces dernières années, la part active prise par les États-Unis dans la mise en place d’une culture «globalisée» n’a cessé d’augmenter, rendant nécessaire une réflexion qui puisse aider à comprendre ce phénomène, hors des idées reçues.

L’ouvrage discute d’une part la thèse traditionnelle selon laquelle les figures monstrueuses des films d’horreur ou de science-fiction signaleraient le refoulement de cauchemars collectifs. Il souligne d’autre part l’importance de certains modes de discours exprimant une vision paranoïaque de l’emprise sociale des pouvoirs politiques ou scientifiques, comme la technophobie ou le populisme. De King Kong aux X-Men, ce livre considère de nombreux films mettant en scène les mutations physiques, les invasions extraterrestres, les catastrophes, l’univers des cyborgs ou encore les agressions de fantômes ou de morts-vivants.

Table des matières

Laurent Guido : Entre «cauchemard» et «paranoïa» : une introduction aux représentations de la peur dans le cinéma fantastique hollywoodien

François Bovier : King Kong : de la Grande Dépression à la régression présymbolique

Laurent Guido : Un nouveau «règne de la terreur» ? La voix de L’Homme invisible et les mythes de la dictature radiophonique

Mireille Berton : Quand la femme grandit, l’homme rétrécit : la symbolique du corps à géométrie variable dans Attack of the 50 Foot Woman et The Incredible Shrinking Man

Richard Bégin : «C’est ce regard-là qui a disparu !» Invasion of the Body Snatchers et l’altération du même

Francesco Pitassio : Mauvais rêves. George A. Romero, les morts-vivants et le cauchemar américain

François-Xavier Molia : «Don’t panick !» : stratégies de la peur dans les films-catastrophe

Rachel Noël : The Stepford Wives ou l’enfer conjugal. La peur de l’automatisation des femmes américaines 

Alain Boillat : Les fantômes de l’Amérique. Le spectre de l’Indien chez John Carpenter et dans le cinéma d’épouvante de la fin des années 70 

Vincent Verselle : Un vampire peut en cacher un autre 

Sylvestre Meininger : Starship Troopers, fin de l’histoire ou fin des idéologies ?

Charles-Antoine Courcoux : Des Machines et des Hommes. D’une peur de la modernité technologique déclinée au féminin

Dick Tomasovic : Mutatis Mutandis : les spectacles du corps paranoïde. Renouveau des agents mutagènes à Hollywood


Programme de la soirée du 8 septembre, à la Cinémathèque suisse, dès 18h.

The Fly La mouche noire - USA, 1958, 1h34, v.o. s-t De : Kurt Neumann. Avec : Vincent Price, David Hedison, Patricia Owens. Un savant teste une machine de téléportation qui décompose et recompose la matière. La présence d’une mouche dans l’appareil fait capoter l’expérience : il en sort avec une tête de mouche et la mouche avec sa tête… Un chef-d’œuvre du film d’horreur par l’originalité du scénario et l’habileté des trucages, injustement éclipsé par le fameux remake de David Cronenberg. 18:30 

Rollerball - USA, 1975, 2h05, v.o. s-t De : Norman Jewison. Avec : James Caan, John Houseman, Maud Adams. En 2018, une civilisation des loisirs se passionne pour le rollerball, sport d’équipe sur patins à roulettes. Le champion Jonathan jouit d’une dangereuse popularité… Norman Jewison met en scène une société aseptisée, vouée à la consommation et gouvernée par des technocrates, dont la violence explose dans ces jeux du cirque revisités – et superbement filmés. 21:00 

They Live! Invasion Los Angeles - USA, 1988, 1h34, v.o. s-t De : John Carpenter. Avec : Roddy Piper, Keith David, Meg Foster. Un ouvrier au chômage découvre des lunettes qui révèlent la présence parmi nous d’extraterrestres… Une relecture des récits de science-fiction des années 1950, où les envahisseurs ne sont plus les communistes mais les “yuppies” reaganiens, libéraux et affairistes. Dans ce pamphlet libertaire, le salut vient donc de la classe ouvrière. De la très grande série B. 23:00

http://www.antipodes.ch

 

© Copyright Éditions Antipodes, 2006.
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Le Festival d’Île de France propose chaque année, aux mois de septembre et d’octobre, un ensemble de concerts dans des lieux du patrimoine francilien. Sa programmation variée présente des musiques classiques, traditionnelles ou de création contemporaine, avec bien souvent des passerelles entre ces répertoires. La série Factory est davantage orientée sur les musiques jazz et électroniques. Musique et patrimoine.

Sur chaque spectacle, Festival d’Île de France fait coïncider découverte musicale et découverte du patrimoine régional. Cette relation est, depuis les débuts du FIF, un élément essentiel de son identité. Spectacles et lieux sont choisis en étroite relation, de sorte que contenu et contenant s’apportent mutuellement sens et émotion. Écrins d’exception, les châteaux, les églises, les théâtres ou les cirques, les anciennes fabriques ou les fermes pittoresques qui accueillent les concerts résonnent, le temps d’une représentation, de musiques imaginées en d’autres temps et d’autres contextes. Le public ne s’y trompe pas : amateur de musique, il vient aussi à la découverte de lieux souvent inaccessibles, avec chaque année des nouveautés.

Charlotte Latigra
Directrice du Festival


Dimanche 3 septembre 2006 à 12h30

Château de Villarceaux, 95710 Chaussy
Informations et Réservation : 01 58 71 01 01

Tarifs : 10/8/6 €

Un caravansérail à Samarkand

Khan Bogd, chant, danse, masques (Mongolie)
Delvin Duo, violon, accordéon (Albanie)
Mohi Sitora*, “toy”, fête traditionnelle de mariage (Ouzbékistan)
Shodiana*, trompes, percussions (Ouzbékistan)
Orchestre d’enfants du collège Kokil*, chant, dombra (Kazakhstan)
Tengir-Too*, chants et musiques des bardes (Kirghizstan)
Rysbek Jumabaev, conteur de l’épopée “Manas” (Kirghizstan)
Nurak Abdyrahmanov*, barde, komuz et castellet de chèvres-marionnettes (Kirghizstan)
Aqnazar Alavatov*, Sahiba Davlatshaeva*, chants, danses du Badakshan (Tadjikistan)
Les Gitans Dohad, chant, danse, fakir (Inde)
Fan Yin, vièle erhu, flûte, luth pipa (Chine)
Ahirkapi Roman Orkestrasi, orchestre tzigane (Turquie)
Compagnie Amuse-gueules, atelier de maquillage pour enfants
Catherine Gendrin, contes “Une route bordée de soie”


* Artistes présentés par l’Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale, programme du Trust Aga Khan pour la culture.

Samarkand, au cœur de l’Asie Centrale (actuel Ouzbékistan) est la ville emblématique de la Route de la soie dont elle fut l’une des étapes-clé pendant des siècles, réunissant des éléments arabes, mongols, persans, turcs et chinois. Cet antique creuset de cultures et de peuples a longtemps brillé par ses marchés opulents, pleins de fruits, d’épices, de pierres précieuses et de soieries, de même que par sa réputation pour la diplomatie. Sa musique est à la croisée de deux mondes, celui raffiné et urbain des Perses (actuel Iran) et celui individuel et nomade des steppes mongoles. Le Toy, la fête traditionnelle en Asie centrale, est la cérémonie incontournable de cette région. C’est donc à un Toy qu’est conviée la caravane venue de Chine, transportant les épices, le jade et la soie dont l’Empire du milieu garda longtemps le secret. Et c’est remplie de somptueux tapis, brocarts et caftans brodés d’or qu’elle repartira jusqu’à la Méditerranée, en passant par la Turquie et les côtes de l’Adriatique, mêlant dans une même rencontre festive, nomades et sédentaires, urbains et tsiganes. 

http://www.festival-ile-de-france.com/flash.html

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Samedi 9 septembre 2006 à 18h & 20h30

La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, Paris 20°
Informations et réservation : 01 58 17 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

LE BLUES DU PIRÉE

Rébètiko
Nicolas Syros
, chant, bouzouki et baglama (Grèce)
Athanasis Syros, guitare, chant
Dimitris Koutroubis, baglama, chant
Yola Matzavinou, chant
Babis Vélisarios, bouzouki, baglama, chant
Ménélas Evegénadis, guitare

Chansons des fumeries et des prisons (1925-1935)
Chansons sur l’émigration, la misère, l’amour, la politique, les tavernes, les femmes... (1935-1955)

Comme le tango, le rébètiko est avant tout la musique des mauvais garçons, dockers ou voleurs des quais du Pirée à Athènes.
C’est l’univers des rébètes et des manges, des hommes en marge de la société, truands, trafiquants, petits travailleurs, dont le point commun est la consommation de hachisch dans les téké, des petits cafés où l’on peut fumer tout en écoutant du rébètiko. Le hachisch, bien que réprimé par la loi grecque, est alors toléré dans les faits. Depuis la Guerre d’Indépendance, la situation politique est instable, l’atmosphère est à la corruption et à la violence. Dans cette société répressive, s’opposer à la loi est une conséquence de la pauvreté. Une spécialité qui caractérise les manges. Le baglama et le bouzouki à trois cordes sont les instruments symboliques du rébètiko. Le chant est lancinant et la voix rauque, les paroles chantées en argot décrivent l’univers des prisons et de la drogue. La mièvrerie n’est pas de mise malgré le chagrin, et l’attitude de défi lancé à la mort et à la misère fait tout le charme de cette musique. Né dans les années 20, elle a connu un certain succès à la faveur d’un autre style, plus oriental, celui du café-aman importé avec la vague d’immigrés de Smyrne survenue à la suite de la guerre gréco-turque de 1921- 22 ; une véritable catastrophe démographique qui ne fit que remplir les bidonvilles d’Athènes et augmenter la pauvreté. Bien que cantonnée à une frange marginalisée et masculine de la population, le rébètiko va bientôt séduire les classes bourgeoises qui vont s’enticher dans les années 50 de cette musique de canaille. Ce sera aussi le signe de son déclin.
Vassilis Tsitsanis, très populaire en Grèce, fut le dernier grand musicien de l’âge d’or du rébètiko. Nicolas Syros fut son élève à la fin des années 60, acquérant ainsi les règles classiques du genre. 

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Dimanche 10 septembre 2006 à 16h30

Abbaye des Vaux de Cernay, 78720 Cernay-la-Ville
Réservation indispensable
au 01 58 71 01 01.

Tarifs : 20/18/16 €

VILLANELLES DE NAPLES

Neapolis Ensemble (Italie)
Maria Marone, chant
Giovanni Migliaccio, guitares
Gianluigi Sperindeo, mandola et mandoline
Roberto Natullo, flûtes
Wally Pituello, violoncelle et chitarrone
Raffaele Filaci, percussions

Chants et danses populaires à Naples du XVIe au XIXe siècle
Villanelles, tarentelles et saltarelles

Neapolis est le nom antique de Naples. Neapolis -la nouvelle ville- marque l’opposition à l’ancienne Paleopolis – la vieille ville. La musique napolitaine mêle les traditions savantes et populaires, on le sait depuis Provenzale ou Cimarosa. Le répertoire présenté par le Neapolis Ensemble reprend le travail de nombre de compositeurs du XVIe jusqu’à aujourd’hui, à savoir donner aux musiques populaires une dimension savante et introduire un peu de légèreté populaire dans la musique savante. La tarentelle apparaît très tôt dans les opéras bouffe de Vinci et Paisiello ; de son côté, Pergolèse intègre des canzoni populaires à ses ouvrages lyriques et les villanelles des compositeurs franco-flamands comme Adrian Willaert ou Roland de Lassus, importées par les musiciens voyageurs de l’époque, sont interprétées à Naples en dialecte napolitain – lui-même constitué de très nombreuses influences – par des interprètes jurant que ces petites formes sont purement... napolitaines. À Naples, déjà, on aimait s’approprier le bien des autres !
Neapolis Ensemble éclaire cet héritage. L’ensemble s’est spécialisé dans l’exploration du répertoire de la musique traditionnelle de Naples et de la Campanie du XVe siècle à nos jours. Constitué d’une chanteuse et de cinq musiciens, le Neapolis Ensemble a décidé de mettre à jour ce répertoire qu’ils considèrent plus universel que local. Rappelons que Naples a changé de “propriétaire” à maintes reprises dans l’Histoire : Normands, Angevins, Catalans, Espagnols..., ils ont été nombreux ceux qui l’ont dirigée, cette ville pourtant réputée indomptable. Et qui dit passé multiculturel dit traditions multiples et héritages culturels qui se mélangent au point de n’en plus discerner les contours. Naples est fière de son Histoire et de ses musiques. Neapolis va nous aider à mieux les connaître. Savante et populaire, ces musiques ont des formes différentes : villanelles, chansons, tarentelles que l’ensemble interprète à l’aide d’instruments traditionnels comme la mandoline, la guitare, le tambourin. Ces chansons parlent de la vie de tous les jours, d’amour, de tristesse et de joie. Parfois fonctionnelle quand elle prétend soigner les piqûres de tarentules (la tarentelle), elle peut aussi n’avoir qu’une fonction de divertissement voir même inciter à la danse. 

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Samedi 16 septembre 2006 à 20h45

Église Notre-Dame-de-l’Assomption, 95150 Taverny
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

LES CHANTS DU CAUCASE

Chœur Basiani (Géorgie), Ensemble vocal et instrumental
Guiorgui Donadze
, direction

Chants sacrés de l’Église orthodoxe de Géorgie
Chants traditionnels de Géorgie

Pointe la plus orientale du christianisme depuis sa conversion au IVe siècle, la Géorgie possède une tradition chorale aux racines très anciennes. L’historien grec Xénophon avait déjà noté l’extraordinaire variété des chants et danses de guerre. Aujourd’hui encore, chaque région de ce pays des rivages de la Mer Noire pratique encore un dialecte musical qui lui est propre. Celui-ci s’identifie à des rythmes, des intonations, des harmonies et des textures particulières. Ces dialectes musicaux ont cependant tous en commun une polyphonie exécutée par tradition par des voix masculines. Trois types de polyphonies sont représentés : une polyphonie complexe originaire de la région de Svaneti ; le second type polyphonique est en forme de dialogue entre deux voix hautes sur fond de basse, originaire de la région orientale ; la troisième et dernière polyphonie à trois voix : elle est caractéristique de l’ouest de la Géorgie.
Comme tous les pays en butte à un environnement hostile, la Géorgie a jalousement préservé les vestiges de sa culture ancestrale. Le chant en fait partie intégrante et il accompagne tous les actes de la vie quotidienne : chants de travail, chansons d’amour, chant de fêtes, hymnes religieux, et même des chants de guerre qui doivent avoir malheureusement encore une utilité puisque ce pays est en guerre permanente depuis des années avec ses voisins. L’ensemble vocal Basiani est issu du chœur de la Cathédrale de la Sainte-Trinité de Tbilissi. Il s’est formé en l’an 2000 sous l’égide du patriarcat (catholique) de Géorgie pour réhabiliter et interpréter ce patrimoine musical qui a été reconnu par l’UNESCO, dès 2001, comme “Chef d’œuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité”. L’ensemble est constitué de dix chanteurs que dirige Guiorgui Donadzé. Basiani poursuit une politique active en matière de diffusion et d’enregistrements. Il participe à toutes les activités menées par le Patriarcat : service religieux, voyages à l’étranger, concerts officiels... Le répertoire de l’ensemble Basiani va des chants sacrés des cultes byzantins et syriaques à la musique polyphonique profane mais Basiani se garde d’interpréter, on s’en doute, le folklore abondamment propagé à l’époque du régime soviétique: Staline était Géorgien mais les Géorgiens n’en tirent aucune fierté. 

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Salon de musique Concert-lecture

Depuis quelques années, le public du festival a pu assister à des concerts-lecture dans le cadre de ses Salons de musique.
Les habitués ont ainsi découvert des ouvrages, des musiciens et des lieux secrets cachés dans la campagne francilienne.
Renouant avec la tradition des XVIIIe et XIXe siècles des salons littéraires, ils permettent l’accès à des espaces le plus
souvent privés, que les hôtes mettent à disposition pour les amateurs éclairés de livres précieux et d’œuvres musicales
rares. La formule se veut conviviale, avec un petit-déjeuner offert et la visite commentée du lieu. Pierre Barrat nous rejoint fidèlement pour vous accueillir et lire ces pages dans le thème mythique de la Route de la soie qui n’a pas manqué d’inspirer romanciers, poètes et voyageurs.


Dimanche 17 septembre 2006 à 10h15 

Caveau du Saint-Esprit, 77160 Provins
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

DJAMILIA

de Tchinghiz Aïtmanov

Pierre Barrat, récitant
Gérard Madilian, doudouk et shêvi
Anouch Donabedian, kamantcha

C’est en 1958 que Louis Aragon découvrit dans une revue soviétique Djamila. Pour lui, cette longue nouvelle écrite par un jeune auteur de 30 ans, Tchinghiz Aïtmatov, devint “la plus belle histoire d’amour du monde.”
Tchinghiz Aïtmatov est né dans un village de Kirghizie en 1928, Cheker, où il fit ses premières études. Il connaît à 15 ans, l’âge de son héros, la guerre qui oppose l’Allemagne à l’Union Soviétique. Fils de la terre, il poursuivra des études d’ingénieur agronome et de vétérinaire, qui le conduiront à travailler pour l’Institut de Recherches pour l’Élevage de Kirghizie. Mais, dès 1952, il commence à écrire et à traduire en russe des œuvres d’écrivains kirghiz, et à acquérir une certaine renommée en Union Soviétique.
La Kirghizie est une région au cœur de l’Asie Centrale qui a pour frontière la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, et c’est aux confins des montagnes kirghiz et de la steppe kazakh que, dans une nuit d’août 1943, Djamila et Danaiîar vont s’avouer leur amour, amour dont le jeune Seït sera le témoin et dont il nous raconte l’histoire. À travers ce récit, Aïtmatov nous fait pénétrer dans cette région lointaine, et nous initie à la vie dure des hommes et des femmes qui y habitent. Les traditions patriarcales liées au passé sont encore vivantes malgré les transformations de la vie rurale imposées par le régime communiste.
Mais ce qui rend ce roman unique, c’est la découverte de l’amour par un enfant de treize ans, en découvrant ce qui se
passe entre Djamila, la femme de son frère parti à la guerre et le jeune Danaiïar, revenu lui de la guerre, blessé, “dans
cette nuit féerique où l’homme et la femme se reconnaissent et où l’enfant obscurément devine la lumière.” (Aragon)
Aragon a traduit du kirghiz, avec A. Dimitrieva, le roman de Tchinghiz Aïtmatov, et a écrit pour cette édition française, une préface précieuse qui nous aide à mieux pénétrer la beauté de ce texte. 

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Dimanche 17 septembre 2006 à 16h30 

Abbaye de Maubuisson, 95310 Saint-Ouen-l’Aumône
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 20/18/16 €

DANSE DES DERVICHES

Les Derviches Tourneurs de Konya, ensemble vocal et instrumental, danseurs (Turquie)
Yusuf Kayya
, direction artistique

Chants et musique soufis, rituel du Sema, rituel mystique mevlevi

C’est à Konya, d’où est originaire cette troupe de derviches tourneurs, que Mevlana Celaleddin Rûmi créa cette branche du soufisme au XIIIe siècle. Avec lui l’audition musicale et la danse deviennent une expérience mystique. Pour cela, le rituel obéit à des règles précises. Ainsi, si l’ensemble des derviches tourne dans le sens des planètes, c’est-à-dire contraire aux aiguilles d’une montre, chacun d’eux tourne également sur lui-même, la tête penchée, la main droite vers le ciel et la gauche vers la terre. Chaque détail du cérémonial dansé, appelé “Sema”, est empreint de symbolisme : le manteau sombre dont les danseurs se dépouillent avant d’entrer en mouvement représente l’enveloppe matérielle à laquelle l’homme renonce avant de s’unir à Dieu, les larges robes blanches représentent le suaire et les toques coniques, le sépulcre. À côté du kanun (cithare), du kemenche (vièle) et du bendir (tambourin), les deux instruments emblématiques du soufisme turc sont le ney, flûte de roseau dont le son extrêmement épuré évoque le chant de l’âme et le tanbûr, luth à long manche. Le “Zikr” est le registre vocal qui permet aux derviches de rentrer en transe au moyen de la répétition du nom d’Allah. Chaque invocation est rythmée par le souffle qui donne ainsi à la voix une profondeur gutturale et au corps une concentration qui doit se révéler extatique. 

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Dimanche 17 septembre 2006 à 16h30

Manège royal de Saint-Germain-en-Laye, 78100
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 20/18/16 €

LES LETTRES PERSANES

La Simphonie du Marais, ensemble instrumental
Anne Magouët
, soprano
Daphné Touchais
, soprano
François-Nicolas Geslot
, haute-contre
Bertrand Chuberre
, baryton
Marcel Bozonnet
, récitant
Hugo Reyne
, direction

Extraits des “Indes galantes”, “La fête persane”, “La Coulicam” de Jean-Philippe Rameau
Extraits des Lettres persanes de Montesquieu

Au début du XVIIIe siècle, en Europe, l’Orient est à la mode. Le péril ottoman a été vaincu vingt ans plus tôt par les Viennois et les mauvais souvenirs s’estompent pour laisser place à une mythologie bariolée. L’Orient, à cette époque, devient presque une appellation générique qui recouvre toutes les cultures “exotiques”. Une vision optimiste dominante regarde l’Orient, l’Asie et l’Amérique comme des terres inconnues et fascinantes où règne la galanterie, et donc l’amour. En 1721, lorsque paraissent à Amsterdam, les Lettres persanes, sous la plume d’un auteur qui ne dévoile pas encore son nom, l’Orient est le prétexte et le contexte d’une satire sociale. En France, Rameau, en 1735, poursuit sur la lancée de l’exotisme à la mode pour faire passer un message d’amour triomphant et de franche gaieté avec ses Indes galantes. Le propos, chez Rameau, est clairement moins politique que chez Montesquieu. Mais le procédé est le même : sous les déguisements des protagonistes (Usbek et Rica chez Montesquieu et les personnages de l’opéra de Rameau), ce sont les auteurs qui parlent du présent et de leur pays. Le procédé, chez Montesquieu, est celui du “roman par lettres” déjà utilisé en 1684 par l’auteur italien Marana dans L’Espion turc. Des turqueries alors en vogue, Montesquieu garde l’aspect exotique et en profite pour délivrer, masqué, une réflexion philosophique sur la relativité des coutumes et la recherche d’un ordre universel guidé par la Raison ; les Lumières sont en passe d’éclairer le monde.

Rameau eut moins d’ambition mais tout autant de succès que le Baron de Montesquieu. Car lui aussi aimait prendre le risque de déplaire aux puissants pour dire sa vérité. Cela précisé, Rameau prend surtout un malin plaisir à tout mélanger, comme si rien d’autre que rire n’avait d’importance: une fête provençale mêlée à une danse africaine se déroule en Turquie, des Péruviens dansent la gavotte et les Sauvages un menuet.

Le projet présenté par Hugo Reyne a pour objectif de mettre en parallèle, en une même soirée, ces Lettres persanes de
Montesquieu avec les Indes Galantes de Rameau. Ainsi, quand le Premier Concert de Rameau commence par une pièce
intitulée Le Coulicam (transcription phonétique du nom Kouli Khan qui allait devenir roi de Perse en 1736), dans le texte de Montesquieu, Reyne retient la Lettre persane XCI où “l’ambassadeur de Perse à Paris” manifeste son étonnement de. Un peu plus loin, quand Usbek s’interroge sur la place de la religion et des religieux dans la société (Lettre persane CV et CVI), on entendra un autre extrait des Indes galantes et quand Montesquieu décrit les Persans (Lettre LXXXVIII), Hugo Reyne choisit d’y adjoindre la 3e Entrée des Indes galantes.

Si Montesquieu et Rameau n’avaient, à priori, jamais travaillé ensemble, c’est désormais chose faite. 

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Samedi 23 septembre 2006 à 20h45

Église de Saint-Sulpice-de-Favières 91910
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 20/18/16 €

LES CANTIQUES DE L'ORIENT

Sœur Marie Keyrouz, chant
L’Ensemble de la Paix, chœur et ensemble instrumental (Liban)

Chants des Églises chrétiennes d’Orient
Chants écrits et chantés en arabe, selon la liturgie et les dogmes des Églises chrétiennes d’Orient

Sœur Marie Keyrouz est née près de Baalbeck, au Liban. C’est sous les bombes, pendant la fratricide guerre du Liban, qu’elle a créé l’Ensemble de la paix, un orchestre multi confessionnel : “ Contre un mal aussi sophistiqué et moderne que la guerre, j’ai eu la conviction qu’on ne pouvait lutter efficacement qu’avec l’aide de ce qui est beau ”. Pour elle, il s’agit de la voix, un art qu’elle a mis au service de Dieu. Membre de la congrégation des sœurs Basiliennes Chouérites, sœur Marie Keyrouz s’est mise au travail : des diplômes de musicologie et d’anthropologie religieuse ont sanctionné ses recherches sur la musique et la foi.

Sœur Marie est l’une des rares à pratiquer à la fois le répertoire oriental et occidental, dont les techniques, à priori, s’opposent. “ Enfant, ma musique de tous les jours, était la musique profane orientale ; dans le domaine sacré, je suis passé du rite maronite (familial) au rite orthodoxe byzantin pour finalement intégrer la congrégation Basilienne Chouérite (catholique) ”. Malgré son intérêt pour Maria Callas et Oum Kaltoum, sœur Marie a très vite désiré, comme elle le dit avec pudeur, interpréter un répertoire “moins frivole”. Elle a donc choisi d’interpréter les traditions sacrées orientale et occidentale.

C’est ainsi que Sœur Marie chante en libanais, en arabe, en français et en syriaque des airs sacrés de Gounod et César Franck, des chants chrétiens des premiers siècles ; la religieuse est aussi compositrice : elle interprète donc également ses propres compositions élaborées fort savamment sur des modes orientaux (modes sigah, sabah,...) choisis en fonction du sens du texte et dont l’ambitus couvre jusqu’à deux octaves et demi. L’émotion est intense, le mélisme oriental charme même les non-initiés : “ Dans le chant oriental, la sensualité, que je préfère appeler participation corporelle, est très présente. Pour compenser, je laisse passer ce qu’il faut d’émotion orientale dans le chant occidental ”. S 0156ur Marie assume le paradoxe du chant sacré dans des salles de concerts profanes. “ J’y vais pour dépasser les limites de l’église, mais je ne suis pas là pour baptiser les spectateurs ; c’est à chacun de découvrir un petit coin de paix et de sérénité grâce au chant. Chanter est ma manière de prier ”

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Samedi 23 septembre 2006 à 20h45

Pavillon Baltard,  94130 Nogent sur Marne
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

L'ORIENT RUSSE

Orchestre National d’Île de France
Graf Mourja
, violon

Chœurs du Val-de-Marne
Jean-Marie Puissant, direction
Alexandre Vakoulsky, direction

Alexandre Borodine : “Dans les steppes d’Asie centrale”
Aram Khatchaturian : “Concerto pour violon”
Modest Moussorgsky : “Nuit sur le Mont chauve”
Béla Bartok : “Trois scènes de villages”

L’empire russe s’étendit longtemps en Asie centrale où les Russes cherchent leurs racines. Les œuvres de ce programme
témoignent de cet “Orient russe” souvent plus fantasmé que réel mais bel et bien traversé, de part en part, par la Route de la soie. 

Alexandre Porfiriévitch Borodine est né et mort à Saint-Petersbourg (1833-1887). Fils naturel d’un prince caucasien, il fera d’abord une carrière de médecin militaire avant de rencontrer Moussorgski, Liszt et Balakirev auprès de qui il étudiera. Dans les steppes de l’Asie Centrale (1880) est son œuvre la plus descriptive, colorée et célèbre. L’empire russe laissant la place à l’empire soviétique, certains compositeurs poursuivirent leur tâche sans barguigner. 

Russe d’origine arménienne né en Géorgie, Aram Illitch Khatchatourian (1903-1978) est rapidement devenu l’une des figures tutélaires de la musique officielle soviétique. Ancré dans les traditions populaires arménienne, géorgienne, russe et soviétique, Khatchatourian a composé quelques pages célébrissimes comme la Danse du sabre (extraite du ballet Gayaneh). Son Concerto pour violon est dédié à David Oistrakh en 1946. La partie soliste est extrêmement brillante et l’œuvre d’une belle énergie, avec des moments d’une grande poésie (1er et second mouvement). C’est Graf Mourja qui aura la lourde tâche d’assurer la partie soliste de ce Concerto pour violon et orchestre dont Oistrakh fut aussi le premier interprète.

Dans le panthéon légendaire des Russes figurent aussi les Scythes. Pendant un millier d’années, ils occupèrent l’immense
steppe qui s’étend de l’Altaï au nord de la Mer Noire. Peuple nomade et conquérant, les Scythes échouèrent entre Caucase et Russie méridionale. Leurs traces nous ramènent en Europe centrale avec Béla Bartok (1881-1945) dont la passion pour les traditions populaires s’entend aisément dans ces Trois scènes de village (1926), pièce pour chœur de femmes et orchestre de chambre créée en 1927 à New York sous la direction de Serge Koussevitzky. Bartok démontra, à cette occasion, au public américain médusé, la richesse jusqu’alors insoupçonnée des musiques populaires. 

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Concert-lecture

Dimanche 24 septembre 2006 à 10h15 

Abbaye de Royaumont, 95270 Asnières-sur-Oise
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

SOIE

d'Alessandro Barrico

Pierre Barrat, récitant
Caroline Delurbe, théorbe
Atsouko Nakamura-Constant, koto

Musiques du Japon pour théorbe – XVIIe au XXe siècles,
et de France – XVIIe au XXe siècles.

Près du cloître de l'Abbaye royale de Royaumont, se tient un salon dans lequel deux femmes, deux cultures vont se répondre. L'histoire se passe au XIXe siècle, quand la Provence était couverte de mûriers blancs. Un homme va devoir traverser l'Europe et l'Asie, jusqu'au Japon, pour acheter des œufs de vers à soie. Il y rencontre une femme avec laquelle il ne peut communiquer mais qui l'obsèdera. Le théorbe et le koto accompagnent ce roman érotique, bruissant et chatoyant comme la soie. 

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Dimanche 24 septembre 2006 à 16h30 

Église Saint-Mathurin, 77760 Larchant
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

UNE ÂME BYZANTHINE

Divna, chant, direction

Chœur Melodi (Serbie)

La divine liturgie de Saint Jean Chrysostome
Chants sacrés des Églises byzantine, bulgare et serbe

Comprendre la force du lien qui unit les Serbes à leur Église orthodoxe exige un rappel historique. Les Serbes sont chrétiens depuis le VIe siècle. Au début du XIIIe siècle, l’Église devient autonome grâce à Stefan Nemanja (1113-1199), prince unificateur de la Serbie, et à son fils Rastko qui lui succède et obtient, en 1219, à Nicée, l’autonomie de l’Église serbe. Un siècle plus tard, la place de l’Église orthodoxe est prépondérante en Serbie. L’occupation ottomane,en la combattant, va paradoxalement la renforcer. Mais après un siècle et demi de persécution, dès la fin du XVIIIesiècle, les Serbes auront le droit de pratiquer leur foi “librement”. Le Sultan a compris les bienfaits d’un encadrement de ses sujets les plus turbulents. Pendant toute cette époque, les Serbes n’existent donc qu’en qualité de Chrétiens orthodoxes ; cela éclaire l’importance des liens qui unissent encore aujourd’hui les Serbes à leur Église. Après 150 ans de partage du pays entre les empires Autrichien et Turc, les Serbes ne retrouveront leur unité qu’en 1918. Le régime communiste, après 1945, portera un nouveau coup terrible à l’Église orthodoxe en confisquant ses biens et emprisonnant ses moines. 

Dans les années 80, après la mort de Tito et l’éclatement de la Yougoslavie, un fort renouveau religieux se fera ressentir. C’est dans ce contexte que s’est imposée Divna Ljubojevic. Née dans une famille très croyante, Divna découvre très jeune les chants liturgiques orthodoxes. Elle se plonge alors dans l’étude de ces chants sacrés, qu’ils soient de tradition byzantine de Serbie, de Bulgarie ou de Russie. Sa démarche s’inscrit complètement dans la tradition orthodoxe car le chant byzantin est la base de tous les chants orthodoxes. À 18 ans, Divna dirige déjà le chœur de son école de musique à Belgrade puis elle fonde l’ensemble choral Melodi. 

La liturgie habituelle des dimanches et des jours de semaine est la liturgie de Saint Jean Chrysostome. C’est justement cette liturgie qu’interprètent Divna et les membres de Melodi : des chants issus des plus anciennes pièces monodiques ou polyphoniques byzantines, serbes, bulgares et russes mais aussi des chants contemporains. Par ailleurs, Divna tente de recréer un style d’interprétation qui s’était éteint au XIXe avec l’arrivée des chants russes dans les Églises de Belgrade. Pour elle, c’est une forme de sacerdoce. 

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Dimanche 24 septembre 2006 à 16h30 

Musée des Granges de Port-Royal-des-Champs, 78114 Magny-les-Hameaux
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 17/15/13 €

LA BELLE MAGUELONNE

Vincent Le Texier, baryton basse
Susan Manoff
, piano
TBA
, comédienne

Johannes Brahms, Lieder extrait du cycle “La Belle Maguelonne”
Texte de Ludwig Tieck
Adaptation et mise en espace de Nicole Aubry

La Belle Maguelonne, dont on trouve déjà des traces dans les contes populaires des Mille et une nuits, hante les légendes du Moyen Age. Le thème a été repris en 1797 par Ludwig Tieck, l’un des premiers romantiques allemands avec Goethe, auteur de contes fantastiques, génie célébré par Hoffmann et Hölderlin, précurseur de la notion d’inconscient qui sera formalisée seulement un siècle plus tard. Entre 1862 et 1868, Brahms met en musique des poèmes de Tieck pour créer ce qui va devenir l’un des plus grands chefs-d’œuvre du Lied allemand : le cycle La Belle Maguelonne constitué de quinze mélodies pour voix et piano.

L’histoire raconte les péripéties d’un jeune noble, le comte Pierre de Provence, qui décide de quitter son pays natal et
ses parents pour explorer des terres inconnues et conquérir le vaste monde. En chemin, il rencontre Maguelonne, la fille du roi de Naples et découvre la passion amoureuse. Mais l’exaltation de l’amour partagé ne dure que peu de temps car le destin les sépare brutalement. Pierre devra traverser maintes épreuves avant de retrouver sa Belle Maguelonne.

Nicole Aubry a complètement réécrit le texte de Tieck, à l’exception notable de ceux mis en musique par Brahms. Quand
Ludwig Tieck s’attache principalement à l’aspect poétique et romantique de l’histoire d’amour entre Maguelonne et Pierre de Provence, Nicole Aubry préfère rechercher l’essence même de ce conte : sa dimension initiatique et le voyage intérieur du jeune héros. Pour elle : “ Cette nouvelle version redonne à l’histoire de La Belle Maguelonne tout son sens et toute sa profondeur ”. (...) Il s’agit, précise t-elle : “ D’un grand voyage dans le temps qui va du monde chevaleresque jusqu’à nos jours, d’une belle histoire d’amour et de vie. C’est le récit intemporel d’un parcours initiatique...”. Comme il s’agit d’un spectacle, l’auteur a également choisi d’insérer des dialogues dans la narration (en français) ; les interprètes, à tour de rôle, incarnent ainsi les différents personnages de l’histoire. 

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Vendredi 29 & samedi 30 septembre 2006 à 20h30 

Opéra de Massy, 91300
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 25/23/21 €
20/18/16 €

LA LÉGENDE DE RAMA

Le Khon, opéra traditionnel masqué et danse !

Théâtre national de Thaïlande

Rôles principaux :
Rama, le roi : Klinchan Teeradach
Sita, la reine : Boonchoo Maneerat
Thotsakan, le démon : Tanaput Wacharawan
Benyakai, nièce du démon : Yamakupt Sauwaruck
Laksman, frère du roi : Boonlon Pongsak
Hanuman, chef de l’armée des singes : Jatuprayoon
Narration : Tadngoen Songpol, Tubporn Somchai
Chant : Tubporn Somchai, Thanomroop Nisa Piphat

Ensemble instrumental traditionnel

Deux scènes de l’épopée du Ramakien, l’épopée du Roi Rama : “La Dame flottante”, “La Bataille”

Rama, septième incarnation de Vishnou, est en prise aux maléfices du démon Thotsakan, qui a capturé sa femme Sita. Avec l’aide de son frère Laksman, Rama va entreprendre une guerre afin de récupérer Sita. 

Ces quelques lignes pourraient résumer le drame du Ramayana, l’épopée épique hindoue, véritable mise en scène de la lutte entre le Bien et le Mal, qui s’est propagée tout autour de la péninsule. Ainsi, le Ramakien, dérivé de versions indonésiennes et bengali du Ramayana indien est spécifique à la Thaïlande, pour laquelle l’histoire a été adaptée à sa géographie. Mais le Ramakien est plus que cela car il a laissé ses empreintes sur toute la culture thaïlandaise, constituant l’une des fondations de la littérature thaï. Ainsi, on retrouve des écrits de ce drame dès le XIIIe siècle. Mais c’est au XVIIIe siècle que les versions proprement thaïlandaises ont été écrites pour la première fois sous le royaume de Ayutthaya. Malheureusement beaucoup d’entre elles ont été détruites lors de la destruction de la cité en 1767 par les Birmans. La version reconnue aujourd’hui a été supervisée et en partie écrite par le roi Rama I en 1797. Son fils Rama II (1766-1824) va adapter le Ramakien au Khon, le théâtre masqué. Cette intervention du pouvoir politique (les rois suivants continueront d’emprunter leur nom à la divinité avec Rama III et IV) sur une œuvre qui intègre des éléments de la culture archaïque du royaume de Siam, autant que bouddhique et brahmanique, montre à quel point elle est devenue la pierre angulaire de la construction des Thaïlandais en tant que peuple.

Dans le théâtre Khon, qui est devenu le support privilégié du Ramakien, l’histoire racontée par un narrateur est interprétée par des danseurs masqués qui ne doivent ni parler ni chanter ; d’où la présence, outre d’un narrateur, de chanteurs et d’un orchestre. Les masques sont la caractéristique la plus importante du Khon, car ils permettent de distinguer chacun des personnages. La perfection d’une représentation de Khon repose sur la coordination du danseur, du narrateur et de l’orchestre, appelé Piphat. Ce dernier comprend un ou plusieurs xylophones (ranad) qui dirigent l’ensemble, divers tambours et cymbales, un hautbois ou une flûte et un jeu de gongs accordés, le tout disposé en cercle. La réalisation d’une telle fresque nécessite de la part des danseurs de longues heures de travail depuis leur plus jeune âge pour retenir tous les mouvements qui sont rigoureusement codifiés. Les postures et les gestes (on en dénombre environ 68) ont un sens connu du public qui peut donc suivre et comprendre les danseurs.

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Vendredi 29 & samedi 30 septembre 2006 à 20h30
Dimanche 1er octobre 2006 à 16h30

Cirque d'Hiver-Bouglionne, Paris 11°
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 25/23/21 €
20/18/16 €
17/15/13 €

LES NUITS D'ISTANBUL

Burhan Öçal, percussions
Arif Erdebil
, ney

Nouvel Ensemble oriental d’Istanbul,
Trakya All Stars
, ensemble tzigane d’Istanbul
Yeni Rüya
, ensemble instrumental

Carte blanche à Burhan Öçal (Turquie)

Burhan Öçal, percussionniste et poly-instrumentiste turc, compositeur prolifique aux mille et un projets, est l’homme-orchestre de cette soirée qui se veut un voyage au cœur des différentes influences de la musique turque, des mélopées tsiganes à la musique classique orientale. 

Né à Kirklareli en Thrace, non loin d’Istanbul, dans une famille de musiciens, Burhan Öçal est devenu un virtuose de la batterie et des percussions orientales (darbuka, davoul et bendir). Non content de se démarquer sur le terrain du rythme, Burhan Öçal est aussi doué pour les instruments à cordes tel que le quanun ou le oud. Cette agilité lui permet de naviguer aisément sur différents répertoires, des modes classiques du makam (maqâm pour les autres pays arabes, makam étant spécifique à la Turquie) aux ensembles vocaux ottomans, en passant par un registre plus populaire, voire tsigane.

De ce fait, Burhan Öçal est devenu l’un des musiciens incontournables de la scène musicale turque. Et de la Turquie, il a
gagné le monde en s’installant à Zurich dans les années 70 où il a entamé des collaborations tout azimut avec des artistes
aussi prestigieux et variés que Joe Zawinul, Jamaaladeen Tacuma, avec qui il a composé un réjouissant Groove alla turca,
Trilok Gurtu, Nana Vasconcelos ou la pianiste classique portugaise Maria João Pires.

Toutes ces escapades ne l’ont pas empêché de rester fidèle à ses amis turcs qu’il invite pour ces Nuits d’Istanbul, notamment l’Ensemble Oriental d’Istanbul avec qui il aura exploré les classiques de la musique turque et tsigane. Le rejoindront également les musiciens de Trakya All Stars, venus de sa ville natale Kirklareli où ils jouent une musique gypsy qui influença l’enfance de Burhan.

Enfin, ces nuits compteront avec la présence du prestigieux joueur de ney (flûte) Arif Erdebil avec qui il a produit un album de musique savante turque et soufi.

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Samedi 30 septembre 2006 à 20h30

Orangerie de Meudon, 92360
Informations et réservations :
01 58 71 01 01

Tarifs : 16/15/13 €
13 €

LA MONTAGNE SACRÉE

Les Maîtres de musique d’Arménie
Anna Mayilyan
, chant
Arkady Poghossian
, tar
Varazdat Hovhannissyan
, doudouk
Artur Grigorian
, beloul, shevi
Robert Durunts
, tambours dhol et daf

Orchestre des conservatoires de l’Arc de Seine
Alexandre Siranossian
, direction

Chants et danses populaires d’Arménie, chansons des troubadours des Xe, XVIe et XVIIIe siècles
Ruben Altunyan, “Chants pour l’Ararat”, suite pour ensemble traditionnel et orchestre de chambre sur des
musiques de Soghomon Komitas et Sayat-Nova

Terre de rencontre entre Orient et Occident, pays de tradition et de culture ancestrales, l’Arménie présente une musique d’une grande beauté et d’une couleur spécifique qui la distingue de ses voisines perses, turques ou géorgiennes. Ses musiques traditionnelles, dont les origines remontent aux premiers siècles de notre ère, portent l’empreinte de son histoire mouvementée et souvent douloureuse.

Les Arméniens s’identifient très intensément à leur foi chrétienne. Dernier rempart contre tous les envahisseurs, le
christianisme a laissé dans la culture arménienne et donc dans sa musique, une forte imprégnation religieuse. Les envahisseurs perses, turcs, arabes ou mongols ont laissé des traces dans la musique arménienne : micro-intervalles, quarts de ton, rythmiques impaires complexes : l’Orient s’entend clairement dans la musique d’Arménie. Qu’il s’agisse des chants des Achough – troubadours –, des musiques de fêtes et de réjouissances de la vie quotidienne, des chants religieux anciens (Charagans) reposant sur les monodies pré-chrétiennes, des chansons épiques relatant les hauts faits des grandes figures historiques du pays, toutes les facettes de la musique arménienne transpirent cette âme et ce caractère si singulier des Arméniens où la mélancolie côtoie intimement un désir de joie intense. Les instruments de cette musique sont souvent les mêmes que ceux utilisés chez les voisins du Caucase, d’Anatolie ou de Perse. C’est vrai du tar (luth à long manche), du kemantché (vielle à pique) ou du kiamani, proche de la viole de gambe. Par ailleurs, le doudouk (clarinette basse), le shevi, (flûte), le dehol et le def (tambours sur cadre) ont constitué depuis des siècles les instruments de l’orchestre traditionnel.

C’est cette musique arménienne séculaire, savante et raffinée, imprégnée de traditions populaires, que présente les Maîtres de musique d’Arménie. Avec la participation de l’orchestre des conservatoires de l’Arc-de-Seine, constitué de jeunes musiciens réunis exceptionnellement pour