Rare Classical Music


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  11. Concerts.
Saison 2007-08

1er semestre 2008

2nd semestre 2007

tous les dimanches de 18 à 19h

LE CABARET CLASSIQUE de JEAN-FRANÇOIS ZYGEL

La nouvelle émission de Jean-François Zygel, tous les dimanches de 18 heures à 19 heures s'intitule «Le cabaret classique de Jean-François Zygel». Cet oxymoron apparent traduit bien le projet de cette fantaisie dominicale : mêler le répertoire et l'improvisation, le vrai et le faux, le ludique et l'expressif, l'authentique et le revisité, les instruments rares et les solistes reconnus, le classique, la chanson et le jazz. Des invités inattendus, des coq-à-l'âne, des ruptures de rythme, de l'invention et du second degré pour cette revue à numéros qui se déroulera chaque semaine en direct et en public au Studio 106 de la Maison de Radio France ou au Grand Foyer du Théâtre du Châtelet.


© Copyright France Musique, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Rare Classical Music, septembre 2007.

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17, bd de Strasbourg 75010 Paris
Métro : Strasbourg St Denis

www.larchipel.net

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Informations et réservations :
Tél :
0826 029 924 (0.14 €/mn ; répondeur)
E-mail : larchipel@larchipel.net


Dimanche 30 septembre 2007 à partir de 18h

Suites Baltes

Hommage à l'Estonie

Dans le cadre des « Nouvelles frontières de l’Europe », depuis février 2007, l’Archipel
propose d’organiser en co-réalisation avec l’association Tempo Giusto, les « Suites baltes »,
une série d’événements musicaux et cinématographiques permettant de présenter au public
parisien, des musiciens, compositeurs et artistes issus des rivages de la Baltique.

Les ambassades de Lituanie et de Lettonie en France soutiennent activement ces manifestations.

Soirée Concert + Cocktail Uniquement : 20 €

Prix de la soirée : 25 €

Projection Uniquement : 7 € / 5,5 € / 4 € -12 ans

18H : MUSIQUE

Urmas VULP au violon & Heiki MÄTLIK à la guitare

PROGRAMME

Œuvres de Corelli, Pärt, Eller, Mägi, Bolling, Vähi, Sibelius

* Arcangelo Corelli (1653-1713)
Sonate en mi majeur, Op. 5, No 11 - Preludio, Allegro, Adagio, Vivace, Gavotta

* Arvo Pärt (1935- )
« Spiegel im Spiegel »

* Heino Eller (1887-1970)
Mélodie nordique, Berceuse, Moment Musical

* Ester Mägi (1922- )
Cadence et thème pour un chant folklorique finlandais
Cantus (1987)

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* Claude Bolling (1930- )
Sonate pour guitare in jazzstyle : Jazzo-Brasiliero, Baladina, Fogoso

* Peeter Vähi (1955)
Müstiline ühinemine / Union mystique

* Jean Sibelius (1865-1957)
Duo & Romance, Op. 78

Heiki Mätlik, qui a près de quarante enregistrements à son nom, a joué en solo à travers l’Europe, en Russie, aux U.S.A et au Canada. Il a gravé des disques compacts pour les maisons Warner Music Company (U.S.A.), Antes (Allemagne), Harmonia Mundi (U.S.A.) et Alba Records (Finlande). Ses enregistrements de la musique pour luth de Bach ont été particulièrement bien accueillis. Il est également membre du corps professoral de l’Académie estonienne de musique.

Urmas Vulp, l’un des fondateurs (1984) et premier violon du Quatuor à cordes de Tallinn, est aussi reconnu comme soliste. Ses enregistrements de musique estonienne sur étiquettes Bis (Tubin, Tüür, Pärt, 1992 ; Tobias, 1994) et Eres (Musique estonienne pour violon : Eller, Mägi, Oja, Pärt, 1997) ont été bien reçus. Il est professeur de violon (composition et pratique) à l’Académie estonienne de musique.

Le duo classique réputé formé de Urmas Vulp et Heiki Mätlik s’est produit fréquemment en tournée à travers la Scandinavie et l’Europe et leurs concerts ont été acclamés par la critique lors de voyages séparés au Japon, USA, Canada et en Australie.

Leurs prestations communes ont été fréquemment enregistrées par les maisons Warner,Antes et Finlandia. Ces musiciens duettistes ont créé plusieurs œuvres composées expressément pour eux par des compositeurs estoniens bien connus tels E. Mägi, R. Eespere, P. Vähi, M. Kuulberg et K. Raid.


20H : CINÉMA

PROJECTION du film « TUHIRAND » (Estonie / 2006 / 35mm / coul. / 43’) [à confirmer]
De Veiko Õunpuu – production Kuukulgur Film OÜ

Tuhirand débute comme un drame sentimental classique, qui s’attacherait au burlesque des corps constamment empruntés et indécis, puis dépeint une irrésistible comédie de l’amour en insufflant dans sa mise en scène un décalage subtil et permanent.

Costumes et parades du trio amoureux sont ici révélés par des cadres et une image à la beauté doucereuse.

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 Lundi 12 novembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Entrée : 12/10 €

Dominique CHOLLET, voix soprano, et Michael COWLEY, piano

Récital « Le groupe des six » avec des œuvres de Germaine Tailleferre, Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc 

" Germaine TAILLEFERRE, Georges AURIC, Louis DUREY, Arthur HONEGGER, Darius MILHAUD, Francis POULENC sont la sémantique du groupe des Six qui fut une exception d’amitiés, de sincérités, de respect, de création dans les années 1920.

Pour ce récital, nous nous attacherons à vous donner l’envie de redécouvrir, voire peut-être de découvrir, ces musiques où la diversité, les sentiments humains, et la fantaisie, nous l’espérons, resteront dans vos souvenirs." Dominique Chollet

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Mardi 13 au dimanche 18 novembre 2007

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

FESTIVAL « DE BACH AU BOOGIE »

Mardi 13 et mercredi 14 novembre à 21h (salle bleue) : Fabrice EULRY, piano

Jeudi 15 et vendredi 16 novembre à 21h (salle bleue) : Pierre-Yves PLAT, piano
« Détournements de classiques d’après Chopin, Brahms et Beethoven »

Samedi 17 novembre à 21h et dimanche 18 novembre à 18h (salle rouge) : Marcia HADJIMARKOS, clavicorde
Œuvres de Bartok, Satie, Bach

Fabrice Eulry
Fabrice Eulry est né le 4 septembre 1962. Il passe son enfance en Tunisie, son adolescence près de Lyon, part à la
Nouvelle-Orléans puis s'installe à Paris en 1990. C'est "un des musiciens les plus doués de sa génération".
Il excelle dans les styles les plus divers du plus rythmé au plus mélodique.
« Ce pianiste est infatigable » (Le Parisien)
« Le Chopin du Boogie-woogie » (Le Figaro)

Pierre-Yves Plat
L'occasion de découvrir ou de redécouvrir les réinterprétations de ce jeune pianiste virtuose voyageant avec talent dans
le monde du classique ou du jazz !!
Né en 1980, Pierre-Yves Plat a commencé le piano classique à l’âge de cinq ans avec Marie-Claude Legrand. Sa
personnalité et son sens inné du rythme le portent spontanément vers le boogie, le ragtime et le stride puis vers
l’improvisation, qu’il apprend auprès d’artistes aux univers aussi différents qu’Edouard Ferlet (Prix du meilleur pianiste
de Jazz à Berkeley en 1992) et Fabrice Eulry, « le Chopin du boogie ».

Marcia Hadjimarkos
D’origine américaine, Marcia Hadjimarkos suit une double formation à l’Université d’Iowa et reçoit des diplômes en
littérature française et piano moderne. Par la suite, elle s’adonne à ses instruments de prédilection – le piano forte et le
clavicorde – qu’elle étudie avec Richard Burnett en Grande Bretagne, et avec Jos Van Immerseel au CNSM de Paris, où
elle termine ses études de perfectionnement au piano forte en 1994.
Outre ses multiples prestations en France, Marcia Hadjimarkos se distingue comme soliste au piano forte et
clavicorde lors de nombreuses manifestations à travers l’Europe et aux USA. Elle prend part activement à la vie
musicale en Bourgogne, ayant participé à plus de 70 concerts dans la région depuis son installation à Cluny. Elle est
membre fondatrice de l’association “Tendances:Clavier”, et a organisé pendant plusieurs années des séries de concert
dédiés aux instruments anciens.
En 1995, elle présente en concert et pour la première fois en France, l’intégrale des Sonates pour Clavier de Haydn. Ce
cycle de huit concerts, interprété sur différents instruments à clavier anciens est salué par la presse musicale comme
“un évènement unique dans la vie”. Son disque consacré aux sonates de Haydn interprétées au clavicorde reçoit un
Diapason d’Or en décembre 1999. Jean-Marie Piel, éditeur de Diapason écrit à propos du disque : “Marcia
Hadjimarkos sait trouver dans sa stupéfiante variété d’attaques, de timbres et de nuances, la combinaison qui fait
jaillir du texte une éloquence inattendue.”
Elle se produit également comme chambriste (Ensemble Romanesques avec Jean Paul Fouchécourt; l’Ensemble
Werther, avec des solistes de l’Orchestre National de Lyon...) et donne des animations et cours dédiés au piano-forte
et au clavicorde.

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Vendredi 30 novembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Betsy SCHLESINGER, piano, et Frédéric GONÇALVES, baryton

Dernier cycle de lieder de Schubert :
Schwanengesang (Chant du Cygne)

Pianiste éclectique, Betsy Schlesinger a consacré beaucoup de ses concerts
en Europe à la musique du XXe siècle. Remarquée pour ses interprétations
de musique contemporaine et musique française, elle a été invitée en tant que
soliste aux Festivals Kammermusik aus den USA à Cologne, Unerhörte Musik à Berlin,
et au Festival de musique nord-américaine en Sorbonne à Paris. Remarquée aussi 
pour ses interprétations de Mozart, elle a joué ses œuvres au Théâtre des
Champs-Élysées à Paris et en Israël sous la direction du chef d’orchestreRoni Porat
au Rebecca Crown Theatre de Jérusalem et à l’Auditorium Stricker à Tel Aviv.

En 1994 Betsy Schlesinger participe à l’enregistrement de la bande originale du film Tzedek, les Justes de Marek Halter. Ensuite elle enregistre le disque Recueil de Pierres vives, pièces pour piano du compositeur français Joël Wissotzky (distribution Night & Day). Dans une interview marquant la sortie de cet album, Jean-Jacques Bernard (France-Inter) disait : " C’est tout simplement magnifique, c’est aérien, et d’une fluidité formidable...".

Betsy Schlesinger forme avec son mari, le pianiste et compositeur Laurent Grynszpan le Duo Greenspan. En 1998 ils enregistrent ensemble à la Salle Wagram, sous la direction musicale de Jean Martial Golaz, Souvenirs de la Belle Époque (sous le label Cézame par Frédéric Leibovitz, Editeur), une collection d’arrangements, paraphrases et compositions originales pour piano à quatre mains de Laurent Grynszpan.Lauréate de la Fondation Menuhin, Betsy Schlesinger est diplômée de l’Eastman School of Music et de Yale University où elle a reçu le prix Lucy G. Moses donnée aux élèves de "exceptional promise". Résidant à Paris, elle est venue en France grâce à la bourse Harriet Hale Woolley et la bourse Nadia Boulanger données par Les Écoles d’Art américaines à Fontainebleau. En France, elle a travaillé avec Gaby Casadesus, Vlado Perlemuter, Noël Lee et Paul von Schilhawsky. Betsy Schlesinger se consacre également à la musique de chambre ainsi qu’au répertoire de mélodies.


Les deux artistes seront présents lors de l'émission "L'Atelier du Chanteur" de Stéphane Goldet sur France Musique, les jeudis 22 et 29 novembre entre 14h30 et 15h.

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Décembre

Les concerts de Noël

Lundi 10 décembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Pierre-Alain VOLONDAT piano

Œuvres de Clara et Robert SCHUMAN ; pré-concert avant enregistrement sur le label Saphir Production
Clara Schumann : – Romance sans numéro d’opus 
– 3 romances op 11
– Variations op 20 sur un thème de Robert Schumann 
Robert Schumann :  – Grande Sonate op 11 

« Pierre-Alain Volondat a commencé sa carrière par un coup d'éclat, un Prix Reine Elisabeth qui l'a rendu immédiatement célèbre. Mais la personnalité complexe de l'artiste – pas celle d'une star, non, car l'homme est simple et bon, doté d'un goût certain pour le franc parler... mais aussi le calembour ou la contrepèterie – n'était pourtant pas du genre à plaire longtemps aux faiseurs de réputation.

Il s'ensuivit une carrière assez décevante compte tenu de l'envergure évidente du pianiste. Mais c'est ainsi : Volondat n'est pas homme à faire le singe savant, ou à mondaniser à la radio pour ne rien dire.

Un monstre sacré, oui. A la manière d'un Sokolov, qui aujourd'hui fait facilement salle comble, et dont les premiers disques parus furent pourtant systématiquement massacrés par la critique française.

Volondat n'est pas un excentrique, il est un compositeur. Ce qu'il joue, il l'illumine de l'intérieur. Il possède une manière totalement extraordinaire de visiter les partitions comme si il les ouvrait devant le public et les révélait, fraîches nées de la plume du compositeur.

Les enregistrements réalisés il y a quelques années, après une courte période EMI (Chopin, Clementi, Liszt), en particulier les Fauré réalisés pour Naxos, sont sublimes. Le pianiste est d'une qualité fantastique, la maîtrise technique mise entièrement au service de l'expression. Les sostenuto sont splendides, l'alliance des timbres précieuse comme de la grande cuisine. Si vous ne connaissez pas Volondat, courrez à ce récital. Il lui arrive de ne pas être en forme, mais rarement.

À quand, enfin, la reconnaissance qui est due à cet artiste hors du commun, dont la pudeur et la probité ne doivent pas même souffrir l'injustice qui lui est faite depuis si longtemps. »

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Mardi 11 décembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Edouard OGANESSIAN piano

Franz LISZT :
Études transcendantes 

Edouard Oganessian donne de nombreux récitals en France, dont les créations de l'Opus 127 de Max Reger à Notre-Dame de Paris en 2002 et de trois œuvres du compositeur russe contemporain Oleg Iantchenko (Médiation, Rêve de Noël et La Cathédrale de Spire) à Saint-Eustache en 2003. Il a également, joué à Saint-Louis-des-Invalides dans le cadre de la saison culturelle du Musée de l'Armée, cycle Offrande Musicale : œuvres de Bach, Mozart, Mendelssohn et Messiaen (Offrande au Saint Sacrement), ainsi qu'une transcription par Max Reger de Saint François de Paule marchant sur les eaux de Franz Liszt. Il s'est également produit avec l'Orchestre de Chambre de la Philharmonie de Saint-Pétersbourg, sous la direction de Leo Krämer, dans le cadre du marathon d'orgue de la Sarre (« Orgelnachtschicht »), et à la Salle Tchaïkovski de Moscou dans un récital de musique ancienne. Familier du public rhénan, il se produit régulièrement à la Cathédrale de Spire, sur l'invitation de Leos Krämer, ainsi qu'à Mannheim et à Wiesbaden. L'orgue Silbermann de l'église Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg est l'un de ses instruments de prédilection. Il est régulièrement invité à s'y produire.

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Dimanche 16 décembre 2007 à 17h30 (salle rouge)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Philippe Guilhon-Herbert piano et Alain Meunier violoncelle

Sonates de Guillaume Lekeu et Alberic Magnard ;

pré-concert avant enregistrement sur le label Saphir Production

Lauréat de l' Académie Internationale de Musique Maurice Ravel en 1997, où il reçoit le prix du meilleur pianiste, Philippe Guilhon-Herbert a bénéficié des conseils de J.F. Heisser, Alain Planès et Georges Pludermacher. Il s’est produit dans les deux Concertos de Chopin avec l'orchestre les Musiciens de la Prée au théâtre de Poissy. Il consacre également une partie de son temps à l'accompagnement, et a obtenu un 1er Prix dans cette discipline au Conservatoire Supérieur de Paris – CNR. Collaborant avec de nombreux chanteurs, il a récemment enregistré pour Saphir productions un disque de mélodie consacré à Poulenc avec le ténor David Lefort. Il accompagne plusieurs stages et master-class, notamment l'académie du festival Pablo Casals de Prades. Il participe en 2004 à la création des "Nègres" de Michael Levinas avec l'orchestre de l'Opéra National de Lyon, ainsi qu'avec l'orchestre de la Suisse Romande. 

Alain Meunier, violoncelle. Né à Paris, il y fit ses études musicales, remportant au Conservatoire National Supérieur quatre premiers prix. Sa passion de musique de chambre et du répertoire de notre temps ne l'a pourtant pas détourné du récital. Ayant grandi en musique entre l'Accademia Chigiana de Sienne et le Festival de Marlboro, il fut également du nombre des fondateurs du Festival International de Naples et des Musicades de Lyon. Actuellement, professeur du Conservatoire National Supérieur de Paris, il dirige le Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux.

Musicien dans l’âme, homme discret, profond, généreux, humaniste et d’une extraordinaire ouverture intellectuelle, il est l’héritier le plus authentique de l’école française du violoncelle, longtemps la meilleure du monde. “ Allant directement à l’essentiel, l’archet franc et ferme n’usant d’aucun vibrato excessif, Alain Meunier ménage des plages d'une rare sérénité. (...) Il en émane une atmosphère méditative extrêmement prenante.”

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Dimanche 16 décembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Tarifs : 20/15 €

Récital EsotErik Satie

Conception Karin Müller

Madeleine Malraux piano et François Marthouret récitant

Reprise du récital donné en mai et juin dernier

Quelques extraits de presse

Le Monde (29 mars 2007)
Erik Satie, Madeleine Malraux, François Marthouret

Erik Satie (1866-1925), le Marcel Duchamp de l'ut majeur, compose pour le piano, apprend dans la rébellion, revient au contrepoint, fonde une religion à fidèle unique, lui, laisse trois ou quatre œuvres plutôt faciles à jouer mal et quelques écrits ésotériques. La conscience révoltée du drapé, du dérisoire, l'agite toute sa vie. Ravel croit bon de refuser la Légion d'honneur ? Satie : " Monsieur Ravel refuse la Légion, mais toute son œuvre la mérite. " Ce qu'on connaît moins, c'est sa correspondance avec l'inutilement décrié Paul Deschanel (président de la République). Paul Deschanel est enterré au cimetière du Montparnasse, pas loin de Sartre, Baudelaire et Henri Langlois. Ça soude. Alfred Erik Leslie Satie repose, lui, un peu seul, à Arcueil (Val-de-Marne).

Depuis 1946, Madeleine Malraux joue Satie avec une inaltérable fraîcheur. Or il se trouve que les textes de Satie consonnent avec sa musique. Ils sont peu connus, interdits, bizarres ; comme la personnalité de Paul Deschanel, qu'on a affublé du titre de "fou de l'Elysée". Comme si on ne savait pas que l'Elysée rend fou.

Cependant que Madeleine Malraux joue Satie, François Marthouret interprète ses soties.

Grâce à Karin Müller (conception et réalisation), Madeleine Malraux et François Marthouret présentent leur pas-de-deux. Cette lecture musicale déjà donnée à Senlis, sous les feux des vitraux de Miró, est de ces raretés qu'un rien d'attente peut renouveler.
Francis Marmande


Le Nouvel Observateur ( 3 avril 2007)
Lecture musicale : « EsoterErik Satie »

Ce compositeur d’une œuvre pour piano (apparemment facile, donc si souvent mal jouée) et d’écrits aussi ombrageux que fantaisistes, est à l’affiche. Grâce à la conception de Karin Müller, Madeleine Malraux (93 ans !), qui joue Satie avec fraîcheur depuis 1946, entame un dialogue avec François Marthouret qui lui donne la réplique, avec toute la mélancolie et la causticité nécessaires.
Marina Zolotoukhine


L’Humanité (27 avril 2007)
Le retour du grand perturbateur

Une histoire d’artistes. À deux. Elle, Madeleine Malraux, a quatre-vingt-treize ans. Autrement dit, elle n’a plus d’âge ; elle n’a que sa passion musicale. Lui, François Marthouret, a trente ans de scène. Plus rien à perdre, ni à gagner. Le théâtre redevenu distance. Le lieu qui les a réunis à Paris porte un nom prédestiné : l’Archipel. Entre terre et mer, effacement des frontières. La femme qui les y a invités, Karin Müller, est une manière de pasionaria. À sa fougue, comme on n’en voit plus chez les professionnels fatigués, déboulant sur scène pour annoncer le spectacle, on devine que ce ne sera pas ordinaire.
On n’est pas déçu. Le sujet, ou plus exactement le fil, tient en un prénom et un nom : Erik Satie.
Compositeur (1866-1925). Trop célèbre (Gymnopédies, Gnossiennes surjouées) pour être vraiment connu : l’irrespect, l’insolence, la révolte, musique et mots. Rigolo, comme toujours, pour les académiciens. Il sera systématiquement recalé aux Beaux-Arts. Génie pour les maîtres de l’innovation : Debussy, Stravinski, Picasso, Chostakovitch. Le miracle est qu’ayant écrit, beaucoup écrit, son parcours relie l’ironie d’un Jules Renard, d’un Octave Mirbeau à la verve inventive du dadaïsme et du surréalisme, associé au scandale de Parade, à la même époque.

Madeleine Malraux et François Marthouret forment un duo rare. Plus cela a l’air désintéressé, léger, plus c’est convaincant. Lui lit comme à des compagnons de route des notations satiriques qui n’ont pas pris une ride : « Il n’y aura plus de guerre puisqu’on a vu la dernière » ; « La frontière entre bruit et musique tend à s’effacer. À quand une symphonie pour deux robinets et orchestre ? » ; « Celui qui n’aime pas Wagner n’aime pas la France » ; « Quand un musicien parle de décadence, regardez donc sa tête »... Elle joue comme si elle ne faisait que ça. On l’imagine jouant pour André Malraux dont elle partagea la vie vingt ans durant. Concentrée, pénétrée, sereine. Posant Satie sur son piano noir, note après note, sans forcer comme ceux qui veulent l’imposer ou le moderniser, sans partition, mémoire intacte gravée sur le disque de l’ultrasensible, y associant les Russes, Stravinski, Prokofiev, Chostakovitch, de la tribu Satie.
Au cœur de Paris, voir aujourd’hui un spectacle purement acoustique, sans sonorisation, c’est déjà une révolution. Encore faut-il que la voix porte. Celle du grand perturbateur nommé Satie tombe à pic.
Charles Silvestre

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Jeudi 20 décembre 2007 à 20h30 (salle rouge)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Rébecca Chaillot piano

Œuvres de Chopin
Sonates et Ballades

« Rebecca Chaillot est un être musical vibrant au diapason
des musiciens qu’elle illumine par son charisme.
Son jeu est subtil. Son intuition est doublée par son audace
sans frontières. Elle inspire par l’élan qu’elle donne autour
d’elle.

Sa curiosité pour les répétitions est aussi doublée par
une justesse de l’émotion contenue. Elle est chambriste,
elle est créatrice, elle est organisatrice, elle orchestre
sa vie musicale avec grâce et détermination. 
Dans son jeu, elle scrute le beau.
»

Emile Naoumoff

Rebecca Chaillot se produit en France, en Suisse,
en Angleterre, aux Antilles, en Colombie, au
Vénézuela,
au Canada et aux Etats-Unis comme soliste et chambriste :
aux Invalides et au festival Ravel
de l’Archipel à Paris,
aux rencontres musicales d’Ivry Gitlis à Pont Saint Esprit,
au Festival d’Aix en
Provence en quintette avec Augustin
Dumay dans le cadre de l’Académie Européenne, au
Château de
Grignan, au Festival Bel-Air de Chambéry,
au Festival Mozart de Lille, au Festival d’Annecy.

Invitée par France Musique, elle participe à plusieurs concerts et à diverses émissions télévisées d’ARTE et de Mezzo. 

Durant l’été 2000, elle interprète le concerto de Schumann avec l’orchestre philharmonique de Heibei (Chine). De 2001 à 2003 Rebecca Chaillot est conseillère artistique du festival et de l’académie de musique de chambre au Château de Suze la Rousse (Drôme) et s’entoure de musiciens tels que Alexis Cardenas, Gilles Apap, Jean-Marc Apap, Sidonie Bougamont, Lyda Chen, Philippe Noharet et Emile Naoumoff.

Inspiratrice de quelques compositeurs, Rebecca Chaillot interprète la sonate d’Emile Naoumoff au Festival Mozart de Lille en janvier 2002, qu’il a composée en 1981, et lui dédie la Passacaglia qui devient le 3ème mouvement de cette même sonate (composée en 2002). Le compositeur Jean-Guy Bailly a dédié une sonate pour violon et piano à Sidonie Bougamont et Rebecca Chaillot, qui fut enregistrée lors d’un concert au Festival Music en Aubrac.

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Vendredi 21 décembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Marie-Catherine Girot piano, Michael Appleman violon et George Harphman violoncelle

Mendelssohn
Pièce en piano solo
Trio en ut

Pré-concert avant enregistrement sur le label Saphir Productions

« Grand Prix de l’Académie Charles Cros, trois Grands
Prix de l’Académie du Disque français, trois Diapasons d’Or,
quatre Chocs du Monde de la Musique, trois " 10 de Répertoire " :
après tant de distinctions, les discophiles connaissent le nom
de Marie- Catherine Girod et la place qu’elle occupe au
firmament des grands interprètes.

Marie-Catherine GIROD a su trouver une place à part dans
le monde musical par sa manière d’interpréter avec virtuosité
et audace des partitions rarement jouées. 

Ses interprétations, permettent ainsi au public de se familiariser
avec des compositeurs tels qu'Abel DECAUX, TOURNEMIRE,
Le FLEM, D'INDY, EMMANUEL ou AUBERT, mais aussi Arnold
BAX ou York BOWEN pour la musique anglaise, sans négliger
pour autant le grand répertoire classique ou romantique. 

Régulièrement invitée par de grands festivals tels que le festival
CHOPIN de Bagatelle et de Nohant ainsi que par des festivals
étrangers, dont celui de Husum en Allemagne, consacré aux
" Musiques rares pour le piano ", elle participe fréquemment
aux émissions de France Musique ou de Radio Classique.

À ÉCOUTER SUR LE LABEL SAPHIR PRODUCTIONS :
Romances sans paroles (CD double) - F. MENDELSSOHN par Marie-Catherine Girod (piano) [Réf : LVC 1053]
Préludes et fugues - F. MENDELSSOHN par Marie-Catherine Girod (piano) [Réf : LVC 1069]


Elève de Wolfe Wolfinsohn (premier violon fondateur du légendaire Quatuor Stradivarius),
de Mischa Mishakoff (le violon solo de Toscanini), et d'Emanuel Borok (violon solo de l'Orchestre
Symphonique de Dallas, ancien co-soliste de l'Orchestre Symphonique de Boston et de l'Orchestre
Philharmonique de Moscou), Michael APPLEMAN est l'héritier à la fois d'une grande tradition de
musique de chambre savante et raffinée, et aussi de la grande école des virtuoses russes.
Michael APPLEMAN est également diplômé de Harvard, où il a étudié avec les compositeurs
Leon Kirchner et Ivan Tcherepnine.

Une puissance d'émotions à couper le souffle - un engagement et une passion qui ne se trouvent qu'auprès de la race des virtuoses confirmés. Les éloges n'ont pas manqué à Mihael APPLEMAN tout au long d'une carrière qui a commencé très tôt puisqu'à 15 ans, il a remporté le Concours des Jeunes Talents de l'Orchestre Symphonique de Boston.
D'origine américaine, fixé en France, aujourd'hui Michael APPLEMAN partage sa vie entre récitals,
concerts en soliste tout à travers le monde, pédagogie – il est professeur de violon au Conservatoire
national de région de Rouen - et musique de chambre.


Diplômé du Curtis Institute de Philadelphie, George Harpham fut violoncelle co-soliste à l'Orchestre de Philadelphie de 1969 à 1990, où il joua sous la direction d'Eugène Ormandy, de Riccardo Muti, et des chefs illustres parmi lesquels Giulini, Maazel, Sawallisch, Mehta, et Ozawa. Également violoncelliste du Quatuor Pasquale, il donna de nombreux concerts de musique de chambre en collaboration avec Henryk Szeryng, Wolfgang Sawallisch, Yo Yo Ma, et Emmanuel Ax. En tant que soliste il a joué dernièrement le Double Concerto de Brahms avec l'Orchestre de Philadelphie dirigé par Erich Leinsdorf.

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Samedi 22 décembre 2007 à 20h30 (salle bleue)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Jörg Demus piano, Thomas Albertus Irnberger violon

Schumann :
Phantasiestücke op. 12
Sonate pour violon et piano en re mineur op. 121

Schubert :
Sonate pour violon et piano en la mineur D 385
Fantaisie en ut majeur op. 15 D 760 ‘Der Wanderer’ (Le Voyageur))

Pré-concert avant enregistrement sur le label Saphir Productions

Jörg Demus a joué dans tous les lieux importants de la musique de l'Ancien et du Nouveau Monde. Il a souvent été dirigé par Herbert von Karajan, Joseph Krips, Seijo Ozawa et beaucoup d'auteurs chefs d'orchestre du même gabarit. Beaucoup de ses enregistrements ont été salués par des prix internationaux. Jusqu'à aujourd'hui il a réussi à réaliser plus de 350 enregistrements sonores ou audiovisuels. Plusieurs de ses enregistrements ont été inspirés par sa passion à retrouver
d'anciens et historiques claviers. Enfin Jörg Demus compose également des sonates pour violon et piano, violoncelle et piano, pièces pour trio, pour piano solo et des chansons ont été créées également.

À ÉCOUTER SUR LE LABEL SAPHIR PRODUCTIONS :
§ Works for flute & fortepiano - Wandererfantasie D760 - SCHUBERT par Patrick Gallois (flûte) – Jörg Demus (piano) [Réf : LVC 1038]
§ La Flûte Enchantée - JöRG DEMUS par Jörg Demus (piano) - Patrick Gallois (flûte) [Réf : LVC 1041]
§ Les 3 dernières Sonates - BEETHOVEN par Jörg Demus (piano) [Réf : LVC 1046]
§ Concerto pour piano n°3 op. 37, Triple Concerto op. 56 - BEETHOVEN par Jörg Demus (piano) -
Michael Schnitzler (violon) - Wolfgang Herzer (violoncelle) - Orchestre Symphonique de Vienne dir. Josef Krips [Réf : LVC 1047]
§ Fantaisies en ut mineur KV 396 & 475 - Concerto n° 8 KV 246 - "Lützow-Konzert" - Concerto n°27 KV 595 - MOZART par Collegium Aureum dir. Jörg Demus - Kölner Kammerorchester, dir. H. Müller-Brühl - Jörg Demus (piano) [Réf : LVC 1062]


Thomas Albertus Irnberger. Des compositeurs connus, tels Ernst Ludwig Leitner et Maxim Seloujanov lui ont dédié des œuvres.
Soliste dès son plus jeune âge dans le grands concertos pour violon, Thomas Albertus Irnberger a déjà acquis une excellente réputation. Une coopération artistique le lie à l'orchestre autrichien Harmonices mundi sous la direction de
Joseph Sabaini.
Les échanges avec le grand pianiste Jörg Demus ont été particulièrement fructueux : c'est grâce à lui qu'est né son amour pour les instruments à clavier historiques et leur fascinante beauté sonore.

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Dimanche 23 décembre 2007 à 18h (salle rouge)

Tarifs : 15 € ; 12 € (réduit) ; 9,5 € (-12 ans)

Gérard Poulet violon, Ludmila Berlinskaïa piano

Strauss – Mendelssohn – Janacek

Pré-concert avant enregistrement sur le label Saphir Productions

Fils du violoniste et chef d'orchestre Gaston Poulet, Gérard Poulet a un passé d'enfant prodige. Entré à 11 ans au Conservatoire de Paris, il en sort l'année suivante avec un Premier Prix à l'unanimité du jury.

Tout en continuant à bénéficier de l'enseignement de Maîtres tels que Z. Francescatti, Y. Menuhin, N. Milstein et surtout Henryk Szeryng - son père spirituel - il donne alors de très nombreux concerts.

Gérard Poulet joue régulièrement avec les plus grands orchestres internationaux, se produit chaque année dans les festivals les plus prestigieux.

Il est aussi professeur au CNSM de Paris, donne fréquemment des cours pour des master-classes et enseigne également aux Conservatoires de Vienne et Pékin.


Ludmila Berlinskaïa est diplômée de l’Institut Gnessine et du Conservatoire de Moscou,
et lauréate de nombreux concours internationaux (Premiers Prix du concours de musique
de chambre de Paris et de Florence ; Prix Leonardo).

Elle donne de nombreux concerts de musique de chambre aux côtés de solistes tels que
Mstislav Rostropovitch, Youri Bachmet, Victor Tretiakov, Alexandre Kniazev, Paul Meyer,
Gérard Caussé, Alain Meunier, ainsi que le Quatuor Borodine, Orlando, Danel, Fine Arts,
Saint-Pétersbourg et le Quintette Moraguès…

Elle se produit en récital au Wigmore Hall et Barbican Hall à Londres, au Concertgebouw d’Amsterdam,Salle Gaveau à Paris, au Conservatoire de Moscou, à la Fenice de Venise, à l’Académie Royale de Bruxelles et de Madrid. 

Elle a accompagné Sviatoslav Richter lors de récitals de piano à 4 mains et a été pianiste d’opéra pour les mises en scène du même Richter lors des « Soirées de décembre à Moscou ».

De nombreux festivals la sollicitent : Auvers sur Oise, Piano à Auxerre, Evian, la Roque d’Anthéron, ainsi que « Orlando » en Hollande, « Kuchmo » en Finlande, « Portogruaro » en Italie, et les festivals d’Edimbourg et de « Britten ».

Ludmila Berlinskaïa se produit fréquemment en Russie en tant que soliste à la tête de grands orchestres ainsi qu’en récital.

« …auprès de Rostropovitch, il y avait une parfaite pianiste, au tempérament de feu et à la technique de fer : Ludmila Berlinskaïa… » (Pierre Petit, Le Figaro)

 

L'ARCHIPEL
17, bd de Strasbourg 75010 Paris
Métro : Strasbourg St Denis

www.larchipel.net

 

© Copyright l'Archipel, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Rare Classical Music, septembre 2007.
mise à jour en novembre 2007.

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252 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris 
Métro : Ternes, Charles de Gaulle-Étoile

Renseignements – Réservations : 01 42 56 13 13

http://www.sallepleyel.fr/


Dimanche 4 novembre 2007 à 16h

Entrée : 60/45/30/20/10 €

Intégrale des Symphonies de SIBELIUS

Los Angeles Philharmonic
Esa-Pekka Salonen
: direction

La fille de Pohjola
Jean Sibélius Symphonie n° 3
Symphonie n° 1

Créateur d’extraordinaires architectures, Sibelius (1865-1957) a introduit son pays, la Finlande, dans le concert musical européen. Avec celles de Mahler, ses sept symphonies forment le sommet du genre dans la première moitié du XXe siècle.
Les entendre d’affilée avec quelques-uns de ses poèmes symphoniques est un événement. La Première en mi mineur (1899) relève d’un romantisme plutôt individuel et légendaire ; la Deuxième en ré majeur (1902), d’un romantisme plutôt collectif et national. « De toutes les grandes œuvres du répertoire, aucune n’est mieux calculée pour enflammer un auditoire », écrivait Walter Legge en 1935 après une exécution dirigée par Serge
Koussevitzky. Concise, énergique, allégée, la Troisième en ut majeur (1907) retrouve la vigueur athlétique de Haydn et Beethoven. Nouveau contraste avec l’ascétique Quatrième en la mineur (1911), que d’aucuns à l’époque qualifièrent de « musique cubiste », de « musique du XXIe siècle ». Dans sa version définitive (1919), la Cinquième en mi bémol majeur est la plus immédiatement populaire des cinq dernières, celle dont l’ascendance beethovénienne est la plus perceptible. La Sixième (1923), officiellement en ré mineur, explore les rapports entre tonalité et modalité. « Tandis que d’autres compositeurs vous offrent toutes sortes de cocktails, je vous sers quant à moi une eau froide et pure » (Sibelius à un éditeur). La Septième en ut majeur (1924), la plus brève (un peu plus de vingt minutes), est en un seul mouvement. Remarquable est son contrôle simultané de plusieurs tempos différents. Il s’agit de la seule partition à laquelle puisse s’appliquer la fameuse phrase de Schönberg : « Il reste beaucoup de chefs-d’œuvre à écrire en ut majeur. »


Lundi 5 novembre 2007 à 20h

Entrée : 60/45/30/20/10 €

Intégrale des Symphonies de SIBELIUS

Los Angeles Philharmonic
Esa-Pekka Salonen
: direction
Ben Heppner : ténor

Symphonie n° 6
Jean Sibélius Sept Chants (orchestration John Estacio)
Symphonie n° 5

Beethoven. Nouveau contraste avec l’ascétique Quatrième en la mineur (1911), que d’aucuns à l’époque qualifièrent de « musique cubiste », de « musique du XXIe siècle ». Dans sa version définitive (1919), la Cinquième en mi bémol majeur est la plus immédiatement populaire des cinq dernières, celle dont l’ascendance beethovénienne est la plus perceptible. La Sixième (1923), officiellement en ré mineur, explore les rapports entre tonalité et modalité. « Tandis que d’autres compositeurs vous offrent toutes sortes de cocktails, je vous sers quant à moi une eau froide et pure » (Sibelius à un éditeur). La Septième en ut majeur (1924), la plus brève (un peu plus de vingt minutes), est en un seul mouvement. Remarquable est son contrôle simultané de plusieurs tempos différents. Il s’agit de la seule partition à laquelle puisse s’appliquer la fameuse phrase de Schönberg : « Il reste beaucoup de chefs-d’œuvre à écrire en ut majeur. »


Mardi 6 novembre 2007 à 20h

Entrée : 60/45/30/20/10 €

Intégrale des Symphonies de SIBELIUS

Los Angeles Philharmonic
Esa-Pekka Salonen
: direction
Anu Komsi : soprano
Cyndia Sieden : soprano

Jean Sibélius Le Retour de Lemminkainen
Esa-Pekka Salonen Wing on Wing
Jean Sibélius Symphonie n° 2

Jeudi 8 novembre 2007 à 20h

Entrée : 60/45/30/20/10 €

Intégrale des Symphonies de SIBELIUS

Los Angeles Philharmonic
Esa-Pekka Salonen
: direction

Jean Sibélius Symphonie n° 4
Steven Stucky Radical light (création)
Jean Sibélius Symphonie n° 7

© Copyright Salle PLeyel, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Rare Classical Music, octobre 2007.

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221 av Jean Jaurès, 75019 Paris
Métro : Porte de Pantin

http://www.cite-musique.fr/


Vendredi 14 & samedi 15 septembre 2007 à 20h

Entrée : 38/27 €

Sir John Eliot Gardiner

The Monteverdi Choir
The English Baroque Solists

Johann Christoph Bach "Herr wende dich und sei
mir gnädig"

"Fürchte dich nicht"

"Wie bist du denn, o Gott"

"Mit Weinen hebt sich's an Aria"

Johann Sebastian Bach Cantate Actus Tragicus "Gottes Zeit
ist die allerbeste Zeit" BWV 106
Johann Christoph Bach "Der Gerechte ob er gleich
zu zeitlich stirbt"

"Ach, dass ich Wassers
gnug hätte"

"Es ist nun aus"

 
Johann Sebastian Bach Trauerode "Lass, Fürstin"
BWV 198

John Eliot Gardiner créa The Monteverdi Choir en 1964 et The English Baroque Soloists en 1970. Avec eux, il montra son attachement à l’œuvre de Johann Sebastian Bach – pour beaucoup l’emblème de la musique sacrée – en dirigeant toutes ses cantates durant l’année 2000.


Sacré et Profane I - La Genèse

La création ou le matin du monde ; le chaos primordial d’où naissent les formes ; mais aussi le péché, le premier crime : autant d’épisodes inspirés de la Genèse, que les musiciens ont voulu peindre.


 

Dimanche 16 septembre 2007 à 14h30

Entrée libre

Concert lecture autour de la Genèse

Raymond Queneau, Marc Lachièze-Rey
Big bang et trou noir : approche scientifique de la Genèse

Thibault de Montalembert comédien
Nicolas Carpentier violoncelle

Big Bang et trou noir… Pour parler de la Genèse, l’approche scientifique emprunte le langage poétique, à moins que ce ne soit le contraire. La cosmogonie portative lyrique et décapante du poète, en écho délirant au discours de l’astrophysicien, se prolonge au niveau sonore dans l’éclatante variété des timbres du violoncelle.


JMG Le Clezio, Michel Serres

Marie-Armelle Deguy comédienne
Rémi Cassaigne luth

Toute approche de la Genèse mêle forcément le philosophique, le littéraire, le scientifique…

Étroitement liée à notre condition humaine, elle n’exclut pas l’humour, ni la finesse. Ce moment poétique trouve un écho remarquable dans la musique pour luth.


Jean-Pierre Vernant, Jacques Roubaud
À travers le temps et l’espace, la Genèse se raconte dans les récits mythologiques des origines

Mireille Perrier comédienne
Christian Paoli percussions

À travers le temps et l’espace, la Genèse se raconte dans les récits mythologiques des origines ; poètes et écrivains nous rapportent les croyances des Grecs de l’Antiquité, ou des Indiens d’Amérique du Nord. Les instruments de percussion, issus souvent de croisements et de déplacements, expriment au mieux ces rapports complexes entre les cultures.


La Genèse : textes variés
En fin d’après-midi, le public est invité à se rendre à l’Amphithéâtre où d’autres extraits de textes et de musiques
introduiront à la lecture par Michaël Lonsdale d’extraits de la Bible.

Michaël Lonsdale comédien
Mireille Perrier comédienne
T. de Montalembert Thibault de Montalembert comédien
Marie Armelle Deguy comédienne
Christian Paoli percussions
Nicolas Carpentier violoncelle
Christian Paoli

La Genèse. Roman des origines, récit biblique, dimension mythologique, question scientifique…

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, en collaboration avec l’association Textes & Voix, le Musée de la musique propose un voyage en mots et en musique, avec la Genèse pour fil conducteur. À travers un choix de textes littéraires, poétiques ou scientifiques, de récits provenant des traditions populaires ou de mythes fondateurs, quatre acteurs évoquent le roman des origines tel qu’il se transmet dans différentes civilisations, depuis la Bible jusqu’aux écrivains contemporains qui la traduisent, la commentent ou l’interprètent. En contrepoint de ces lectures, compositions et improvisations musicales issues d’une étroite collaboration entre acteurs et musiciens procurent un éclairage nouveau sur ces textes anciens et modernes, aussi multiple que la diversité des sources textuelles.

Au cours de l’après-midi, le cheminement à travers trois lieux du Musée fait découvrir ces confrontations originales entre textes et musiques. En fin d’après-midi, le public est invité à se rendre à l’Amphithéâtre où d’autres extraits littéraires et musicaux introduisent à la lecture par Michael Lonsdale de passages de la Bible.


Mardi 18 septembre 2007 à 20h00

Entrée : 29/24 €

Orchestre Philharmonique de Radio France

Chœur de Radio France

Ton Koopman direction
Robert Blank chef de chœur
Lisa Larsson soprano
Stéphanie d'Oustrac alto
Sébastien Droy ténor
Konstantin Wolff basse

 

Symphonie n° 6 "Le Matin"

Joseph Haydn

Messe de la Création en si b Majeur

La Symphonie n° 6 de Haydn, « Le Matin », commence par une belle introduction (Adagio) évoquant le lever du soleil. Quarante ans plus tard, en 1801, la Messe de la Création (Schöpfungmesse) fait elle aussi référence au matin du monde. Dans cette messe, Haydn fait un emprunt à son célèbre cratorio La Création achevé quelques années auparavant et représentant la Genèse. Il cite le duo d’Adam et Ève s’éveillant devant la rosée du matin. Mais la basse soliste le chante cette fois sur les paroles du Gloria : « Vous qui effacez les péchés du monde ».


Jeudi 20 septembre 2007 à 20h00

Entrée : 22 €

La Simphonie du Marais - Hugo Reyne

Le Chœur du Marais chœur
Agathe Boudet soprano, Elise Drilhon soprano, Aude Fenoy soprano, Hélène Richer soprano, Eugénie Warnier soprano, Daniel Lalandre haute-contre, Stéphane Levy haute-contre, Benjamin Lunetta haute-contre, Hervé Mignon haute-contre, José Canales ténor, Gauthier Fenoy ténor, Edmond Hurtrait ténor, Benoît Porcherot ténor, François Echassoux basse, Vincent Pelloux basse, Laurent Pouliaude basse, Thomas Roullon basse, David Schavelzon basse

La Simphonie du Marais orchestre
Benjamin Chénier premier violon, Ariane Dellenbach second violon, Anne-Violaine Caillaux dessus de violon, Joël Cartier dessus de violon, François Gasnier dessus de violon, Myriam Mahnane dessus de violon, Andrée Mitermite dessus de violon, Franck Pichon dessus de violon, Alain Viau dessus de violon, Dorothée Leclair haute-contre, Anne Krucker-Rihoit haute-contre, Marta Paramo haute-contre, Jérôme van Waerbeke haute-contre, Diane Chmela taille de violon, Annie Coville taille de violon, Céline Cavagnac taille de violon, Ulrike Brütt violoncelle, Dominique Dujardin violoncelle, Claire Gratton violoncelle, Damien Launay violoncelle, Paul Rousseau violoncelle, Axel Bouchau contrebasse, Franck Ratajczyk contrebasse, Jean-Marie Quint violoncelle (basse continue), Olivier Houette clavecin (basse continue), François Nicolet flûte, François Lazarevitch flûte, Yann Miriel hautbois, Fabrice Gand hautbois, Jean-Louis Fiat basson, Alexandre Salles basson, Emmanuel Vigneron basson, Jean-Baptiste Lapierre trompette, Serge Tizac trompette, Didier Plisson tambour voilé, timbales, Bertrand Chuberre basse-taille

Hugo Reyne direction

Michel-Richard Delalande/
André Cardinal Destouches
Les Eléments, opéra-ballet en quatre entrées et un prologue sur un livret de Pierre-Charles Roy (1721) - extraits

Prologue
Ouverture
Scène première

Jean-Féry Rebel  

Les Éléments, symphonie nouvelle (c. 1737)
Le Chaos (chaos I à VII - débrouillement)
La Terre : Loure
Le Feu : Chaconne
L'Air : Ramage - Rossignols - Loure
L'Eau : Tambourins I et II - Sicilienne
Air pour l'Amour
Caprice

 

Jean-Philippe Rameau

 

Zaïs, ballet héroïque (1748) - extraits

Prologue
Ouverture
Scène I
Scène II

Naïs, opéra pour la paix (1749) - extraits

Ouverture
Scènes I, II, III, IV, V

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » Tels sont les premiers mots de la Bible décrivant la Genèse, c’est-à-dire, dans un premier temps, la création des éléments.

Les compositeurs du XVIIe siècle français, friands d’images et de fresques sonores, ont consacré des pièces de genres divers à ces forces élémentaires, volontiers personnifiées dans des allégories : Les Éléments de André Cardinal Destouches furent un « opéra-ballet » créé aux Tuileries en 1721, tandis que Jean-Féry Rebel reprit ce même titre en 1737 pour une « symphonie chorégraphique ». Rameau, quant à lui, les a incarnés dans ses « pastorales héroïques » Zaïs et Naïs (1748 et 1749, respectivement) : le haute-contre Zaïs est un « génie de l’air », tandis que Naïs est une nymphe aquatique confrontée à un Neptune épris d’elle…


Vendredi 21 septembre 2007 à 20h00

Entrée : 22 €

Concerto Italiano

Rinaldo Alessandrini direction
Anna Simboli soprano - Eva, Andrea Arrivabene contre-ténor - Abele, Luca Dordolo ténor - Adamo, Sergio Foresti basse - Caino

Alessandro Melani Il Sacrificio di Abele

« Adam connut Ève, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn… Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur… L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu… Comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas… Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi… » (Genèse. 4, 1-10)

Tel est l’antique fratricide raconté par Alessandro Melani (1639-1703) dans le plus populaire de ses huit oratorios, Il fratricidio di Caino. Melani, auteur de nombreuses musiques liturgiques à Rome, est considéré comme un précurseur de l’art d’Alessandro Scarlatti.

Ce concert est sur-titré.


Samedi 22 septembre 2007

Entrée : 17 €

La Création du Monde

15h00 : Forum

Raphaëlle Legrand, animatrice, musicologue
Bruno Plantard, musicologue
Béatrice Didier, professeur de littérature comparée


17h30 : Concert

Toros Can, piano

Béla Bartok

Mikrokosmos (extraits)

George Crumb

Makrokosmos (extraits)

Au XVIIIe siècle, dans le cadre de la théorie baroque de l'imitation de la nature, la création du monde représente le débrouillement du chaos et l'émergence des quatre éléments. Dans une perspective chrétienne, l'oratorio de Joseph Haydn reprend ce thème par l'évocation imagée et symbolique de la Genèse. À la même époque, cependant, la Révolution française transfère à l'homme la responsabilité de l'ordonnancement du monde, ouvrant la voie à la solitude de l'artiste romantique immergé dans la nature et créateur de son propre univers. Le XXe siècle célèbre un retour aux sources, faisant concorder révolution du langage musical et expression des forces vives des origines. L'époque contemporaine cherche dans les énergies et les transmutations alchimiques du monde élémentaire l'exaltation de la matière sonore. De façon plus emblématique, toute création musicale est en elle-même un monde, à travers lequel le compositeur-démiurge se doit de réinventer la musique.


Samedi 22 septembre 2007 à 20h00

Entrée : 17 €

Neither

Orchestre symphonique de la Radio de Francfort

Emilio Pomarico direction
Anu Komsi soprano

Morton Feldman

Opéra, version de concert
Livret de Samuel Beckett

Seize lignes : le « livret » que Samuel Beckett a écrit pour Morton Feldman (1926-1987) est sans doute le plus court de l’histoire de l’opéra. Neither, est-ce d’ailleurs un opéra ? On a pu comparer cette œuvre inclassable de 1977 au monodrame de Schönberg, Erwartung, qui met également en scène le monologue intérieur d’une femme. De plus, comme le raconte Feldman, ni le librettiste réticent ni le compositeur minimaliste n’étaient des amateurs d’opéra : « Quand j’ai rencontré Beckett pour la première fois et lui ai dit que j’aimerais faire quelque chose – à l’époque c’était pour l’Opéra de Rome –, sa première réponse fut qu’il détestait l’opéra. Et moi aussi. Je ne vais presque jamais à l’opéra. »

Neither n’est peut-être ni un opéra, ni un anti-opéra, mais une expérience des limites, des confins de la théâtralité et de la narration. Ni ceci, ni cela : ni, telle serait d’ailleurs une traduction possible du titre, Neither, s’il se laissait traduire, avec sa densité qui est à l’image du texte qui suit : « de long en large dans l’ombre depuis l’ombre intérieure jusqu’à l’ombre extérieure / depuis le soi impénétrable jusqu’au non-soi impénétrable en passant par ni l’un ni l’autre (by way of neither)… ».

La musique n’est pas en reste, qui se cantonne au registre suraigu, à des mouvements mélodiques confinés dans un espace minimal et à une lenteur extrême dans les mouvements. Comme si l’on assistait à une genèse impossible, à une naissance indéfiniment différée.

Genèse de quoi ? Naissance de qui ? Même si la densité extrême du texte beckettien résiste à toute interprétation hâtive, on peut hasarder cette hypothèse : ce qui, au milieu du silence et des bruits de pas inaudibles, ne parvient pas à venir au monde, c’est, comme dans Pas moi, un sujet capable d’être soi et de dire « je ». 


Vendredi 28 septembre 2007 à 20h00

Entrée : 17 €

Ensemble Intercontemporain

Susanna Mälkki direction

György Ligeti Melodien, pour orchestre
Pierre Jodlowski Drones, pour ensemble
(commande de l 'Ensemble intercontemporain, création)
 

Veli-Matti Puumala

 

Chains of Camenae, pour ensemble

Gérard Grisey Le Temps et l'Ecume, pour ensemble et électronique

György Ligeti, dans ses Melodien de 1971, donnait à entendre la façon dont des mélodies peuvent surgir à partir de textures informes, surnager un instant et s’y diluer à nouveau, comme dans un chaos originel.

C’est un geste analogue qui domine dans Le Temps et l’Écume (1989) de Gérard Grisey : de la masse sonore mouvante mais peu différenciée des premières mesures émergent peu à peu les accords fondus des vents ; des figurations rapides gagnent la texture, essaimant entre les différents pupitres, pour finir par se dissoudre.

Quant au compositeur finnois Veli-Matti Puumala (né en 1965), c’est aussi un certain foisonnement de la matière sonore qu’il tente de saisir dans Chains of Camenae (1996) : « une fourmilière qui reste en place malgré les masses qui grouillent à sa surface », écrit Osmo Tapio Räihälä à propos de cette œuvre. 


Mercredi 3 octobre 2007 à 15h00

Jeudi 4 octobre 2007 à 10h & 14h30

Ka-O, poème mouvementé
Objets, musique et danse

Textes et mise en scène Katy Deville

Théâtre de cuisine
Joëlle Driguez danse
Bastien Boni contrebasse

C’est l’histoire du commencement de toute chose et du mystère de la vie. Au commencement, il n'y a rien. Puis la danseuse et le musicien nous invitent à percer les mystères de l'espace, de l'obscurité, du tout petit et du très grand. On y apprend à se moquer du vide et du noir, à en jouer : décrire l'immensité comprise entre nos bras grands ouverts, conserver toutes choses dans nos poings bien serrés, perdre pied, les yeux fermés, dans l'espace imaginaire au-dessus de nos têtes. Inventer les images du chaos avec son corps, sa voix, sa contrebasse, et pourquoi pas, réinventer le début du monde ?


Musique des lumières - Le Triomphe de la Raison

La Révolution française fut l’aboutissement politique des Lumières. 
Mais l’esprit des Lumières s’est propagé dans l’Europe entière, contre les ténèbres des croyances. 
La musique, à sa manière, en témoigne.


Samedi 29 & dimanche 30 septembre 2007 à 16h30

Entrée : 22 €

Le Salon de Diderot

 Olivier Baumont clavecin Jean-Henry Hemsch, 1761 (collection Musée de la musique)
Anne Suarez, Nicolas Vaude comédiens
Ingrid Perruche soprano
Gabriel Grosbard violon

Denis Diderot Lettre à Melle de La Chaux (1751)

Jean-Philippe Rameau Ouverture des Indes Galantes, transcrite pour le clavecin par le compositeur (vers 1735/1736)

Denis Diderot Les Bijoux indiscrets (1748), chapitre XIII "l'opéra de Banza"

Jean-Philippe Rameau Air extrait de Dardanus pour dessus, 1er air de Vénus, Air gracieux : Régnez Plaisirs! (extrait du Prologue)

Denis Diderot Les Bijoux indiscrets, chapitre XIX "de la figure des insulaires et de la toilette des femmes"

François Couperin Les Folies françoises, ou les Dominos (1722)

Denis Diderot La Religieuse

Jean-Philippe Rameau Air de Télaire "Tristes apprêts, pâles flambeaux" pour dessus, extrait de Castor et Pollux, acte I, scène 3 (1737)

Denis Diderot La Religieuse (suite)

Jean-Joseph Cassanéa de Mondoville Trois pièces de clavecin avec voix et violon, opus 5 (1748)

Denis Diderot La Religieuse (fin)

Denis Diderot Prélude de l'élève, extrait de la seconde suite du douzième dialogue des Leçons de clavecin et principes d'harmonie (1771)

Denis Diderot Le Neveu de Rameau (entre 1761 et 1774)

Pietro Antonio Locatelli Sonate pour violon et basse continue, op.6

Denis Diderot Le Neveu de Rameau (suite)

Baldassare Galuppi Sonate V en do majeur pour clavecin (andante-allegro-allegro assai)

Denis Diderot Le Neveu de Rameau (fin)

Giovanni Battista Pergolese Air "Stizzoso Mio Stizzoso" pour soprano, extrait de La Serva padrona (1733)

Ces différents artistes proposent une lecture des textes de Diderot (La Religieuse, Le Neveu de Rameau, Les Bijoux indiscrets…), en les sertissant de moments musicaux pris chez Rameau, Mondonville… ou Diderot lui-même, qui a laissé un prélude pour le clavecin.

Aux yeux de Diderot, qui s’était beaucoup enthousiasmé pour l’invention du « clavecin oculaire » par un certain père Castel, cet instrument à cordes pincées était presque une image du corps de l’homme et de sa pensée : dans son fameux Entretien avec d’Alembert, il parlait ainsi d’« un clavecin organisé comme vous et moi ».


Samedi 29 septembre 2007 à 20h00

Entrée : 29/24 €

La Chambre Philharmonique

Emmanuel KRIVINE

Emmanuel Krivine direction, Viktoria Mullova violon

Ludwig van Beethoven

Ouverture d'Egmont, op.84

Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op.61

 

Ludwig van Beethoven

 

Symphonie n° 3 en mi bémol majeur, op.55 "Héroïque"

Beethoven dédia d’abord sa troisième symphonie (dite Eroica) à Napoléon Bonaparte, qu’il admirait comme le libérateur de l’Europe. Mais, lorsque Napoléon se fit couronner empereur en 1804, Beethoven s’exclama : « Maintenant il va… devenir un tyran ! ». Et, en 1806, il changea la dédicace en cette mention : « pour fêter le souvenir d’un grand homme ».

L’Eroica porte également, dans son écriture, la marque stylistique des musiques révolutionnaires françaises d’un Méhul ou d’un Gossec, avec leurs tutti orchestraux et leurs marches. Cet hommage à l’aboutissement politique des Lumières, ce ton héroïque, on le retrouve en 1810-1811 dans l’ouverture d’Egmont, tirée de la musique de scène que Beethoven avait composée pour le drame de Goethe en cinq actes. Elle évoque la lutte des Pays-Bas espagnols pour leur émancipation, au XVIe siècle, sous l’impulsion du comte d’Egmont.


Mardi 2 octobre 2007 à 20h00

Entrée : 22 €

Orchestre de chambre de Pologne

Polish Chamber Orchestra orchestre, Wojciech Rajski direction
Mischa Maisky violoncelle, Paul Meyer clarinette, Anna Biadasz - Dolinska violon, Bozena Budzich violon
Katarzyna Filipiak violon, Pawel Kapica violon, Grazyna Kasprzyk-Glaszcz violon, Miroslaw Kellner violon
Jacek Koprowski violon, Arkadiusz Poletek violon, Anna Strojek violon, Anna Wieczerzak violon
Adriana Zgajewska violon, Boguslaw Fuks alto, Blazej Maliszewski alto, Karol Jurewicz alto
Marcin Sumlinski alto, Alicja Leoniuk-Kit violoncelle, Grazyna Michalec violoncelle
Anna Smiszek violoncelle, Janusz Dobrowolski contrebasse, Katarzyna Kik flûte, Grazyna Zbijowska flûte
Pawel Nyklewicz hautbois, Marta Rozanska hautbois, Waldemar Matera cor, Leszek Salwa cor
Marcin Ostalowski fagotte, Katarzyna Zdybel fagotte

Feliks Janiewicz
(1762 - 1848)

Divertimento pour cordes en sol majeur

Allegro moderato
Andante
Allegro
Joseph Haydn
(1732 - 1809)
 

Concerto pour violoncelle et orchestre en ut majeur, Hob. VIIb:1

Moderato
Adagio
Finale : Allegro molto

 

Wolfgang Amadeus Mozart
(1732 - 1809)

 

Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur, KV 622

Symphonie n° 40 en sol mineur, KV 550

Molto allegro
Andante
Menuetto : Allegretto
Finale : Allegro assai

C’est un an avant de mourir, en 1791, que Mozart composa son Concerto pour clarinette, à l’intention de son ami Anton Stadler, membre de la même loge maçonnique.

À en croire une lettre de sa femme, Mozart projetait de fonder avec Stadler une société secrète nommée « Grotto ». Toujours est-il que, pour tous deux, la franc-maçonnerie, telle qu’elle s’était développée au XVIIIe siècle, représentait l’aspiration à la liberté et l’esprit des Lumières. En témoigne, notamment, la symbolique de La Flûte enchantée, qui date également de 1791.

Selon certains historiens, le violoniste et compositeur polonais Feliks Janiewicz (1762-1848) aurait rencontré Mozart à Vienne en 1785. Mais c’est à Londres, où il s’installa en 1792, qu’il continua d’incarner une certaine tradition du classicisme dont Mozart était l’emblème.


Samedi 6 octobre 2007 à 18h30

Entrée : 8 €

Ludwig van Beethoven Quatuor n°16 op.135

Le Zoom sur une œuvre (conférence-atelier) propose à un groupe de mélomanes de découvrir une œuvre programmée au concert du soir, en l'occurrence le Quatuor à cordes n°16 de Ludwig van Beethoven. Le musicologue révèle par l'analyse différents aspects esthétiques et stylistiques de la composition. La séance se déroule dans l'espace "Musique en ligne" de la Médiathèque. Les participants bénéficient ainsi de nombreuses ressources documentaires et multimédias du lieu. Au cours de la présentation, ils ont l'occasion de consulter livres et partitions et de développer leur oreille musicale grâce aux guides d'écoute réalisées par la Médiathèque. Ces outils interactifs permettent une exploration sensible de l'œuvre grâce à la synchronisation de la partition, de l'enregistrement de l'œuvre et des commentaires musicologiques.


Samedi 6 octobre 2007 à 20h00

Entrée : 22 €

Les Dissonances

David Grimal violon, direction artistique ; Nobuko Imaï alto

Joseph Haydn Symphonie n° 22 "Le Philosophe"
Ludwig van Beethoven  Quatuor à cordes n° 16

David Grimal, Ayako Tanaka, Lise Berthaud, François Salque

 

Wolfgang Amadeus Mozart

 

Symphonie concertante

Si le surnom de la symphonie n° 22 de Haydn, Le Philosophe, ne lui fut pas donné par le compositeur, il s’est néanmoins imposé dès le XVIIIe siècle, sans doute en raison du caractère posé de l’Adagio initial, fondé sur une mélodie de choral.

L’ensemble Les Dissonances, sous la direction du violoniste David Grimal, met sa géométrie variable au service d’un programme à cheval entre le classicisme du Siècle des lumières et le romantisme naissant : outre Haydn et Mozart (avec la Symphonie concertante de 1779), le quatuor n° 16 de Beethoven, dont le finale est lui aussi affublé d’un titre, La décision difficilement prise, qui semble toutefois renvoyer moins à une question existentielle qu’à une banale affaire de vente de manuscrit…


Dimanche 7 octobre 2007 à 18h30

Entrée : 17 €

Orchestre du Conservatoire de Paris

Heinz Holliger direction, Alain Planès piano

Arnold Schönberg Begleitungsmusik zu einer Lichtspielszene, op. 34
Ludwig van Beethoven Concerto pour piano et orchestre n° 5 "L'Empereur"
 

Ludwig van Beethoven

 

Symphonie n° 5

Écrit en mi bémol majeur (la même tonalité que la troisième symphonie, dite « héroïque »), le dernier concerto pour piano de Beethoveen, abusivement surnommé « L’Empereur », fut plusieurs fois interrompu dans sa rédaction par le bombardement puis par l’occupation de Vienne, en 1809. En marge des esquisses du premier mouvement, composé avant la défaite de l’Autriche, on peut lire : « Chant de triomphe pour le combat ! Attaque ! Victoire ! »

La Cinquième Symphonie, qui date quant à elle de 1805, est célèbre par ses thèmes : celui du premier mouvement (à propos duquel le compositeur aurait déclaré : « Ainsi le destin frappe à la porte ») ou ceux du finale, oscillant entre les affirmations victorieuses des unissons et les rythmes de marche.

Deux œuvres lumineuses, éclatantes, pleines de foi.


Mardi 9 octobre 2007 à 20h00

Entrée : 38 €

Musique à la cour de Frédéric II


Première partie

Jocelyne Cuiller clavicordes

Carl Philipp Emanuel Bach Cantabile

Probestücke Wq 63/2

Sonate Wq 65/33

Freie Fantasie Wq 67

La musique pour clavier de Carl Philipp Emanuel Bach est étroitement liée à son œuvre de pédagogue. À Berlin, où la pratique amateur fut grandement stimulée par l’exemple de Frédéric II, le roi flûtiste, les traités didactiques fleurirent dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : à côté de ceux de Marpurg et de Quantz, l’ouvrage de Carl Philipp Emanuel Bach, intitulé Essai sur la véritable manière de jouer du clavier (1753), n’a pas seulement renouvelé l’approche de l’instrument ; il comprend aussi des petits chef-d’œuvres que Jocelyne Cuiller interprète notamment sur un clavicorde du Musée de la musique.


Deuxième partie

Bartold Kuijken traverso, Ryo Terakado violon, Wieland Kuijken violoncelle, Pierre Hantaï clavecin

Johann Sebastian Bach L'Offrande musicale

C’est par l’intermédiaire de son fils que Bach père fut invité à la cour de Frédéric II en mai 1747. Il s’y livra à des improvisations fuguées sur un thème donné par le monarque éclairé. Puis, de retour à Leipzig, il les développa en une série de variations qu’il fit parvenir au roi sous le titre d’Offrande musicale. 


Jeudi 11 octobre 2007 à 20h00

Entrée : 17 €

Musique à la cour de Frédéric II

Arte dei Suonatori

Alexis Kossenko flûte, direction, Aureliusz Golinski premier violon

Carl Philipp Emanuel Bach Concertos pour flûte Wq 168, 13 et 22

Symphonies Wq 177 et 182/5

Carl Philipp Emanuel Bach fut engagé à la cour de Frédéric II peu après son accession au trône en 1740. Surnommé le « roi philosophe », le souverain était un monarque absolu, mais éclairé, imprégné de l’esprit des Lumières. Voltaire admira son ouvrage anonyme, l’Anti-Machiavel, vantant les mérites d’une monarchie contractuelle, soucieuse du bien des citoyens.

Flûtiste et compositeur, mais aussi librettiste et homme de lettres, le roi s’était très tôt entouré de musiciens éminents, comme Johann Joachim Quantz. Toutefois, à en croire l’autobiographie de Bach, c’est lui qui eut l’honneur d’accompagner, « seul au clavecin », le « premier solo de flûte » du roi nouvellement couronné.

Les six concertos pour flûte de Carl Philipp Emanuel Bach sont comme un immense défi technique lancé par le compositeur aux interprètes. Ces œuvres brillantes et sensibles exigent d’eux une implication émotionnelle totale que sait rendre ce jeune orchestre de chambre polonais pour accompagner Alexis Kossenko. 


Vendredi 12 octobre 2007 à 20h00

Entrée : 17 €

Ensemble Intercontemporain

François-Xavier Roth direction

Jean-Jacques Gaudon* trompette
Pierre Strauch** violoncelle

Bruno Mantovani Con leggerezza, pour ensemble
York Höller Fanal, pour trompette et ensemble*
 

Marco-Antonio Pérez-Ramirez

 

Shouting Silences, pour violoncelle et ensemble**
(commande de l'Ensemble intercontemporain, création)

George Benjamin At First Light, pour petit orchestre

Fanal, du compositeur allemand York Höller (né en 1941), fut écrit lors du bicentenaire de la Révolution française. Et l’œuvre fait allusion à la date mémorable du 14 juillet 1789 par la symbolique cachée des nombres qui organisent sa structure. Mais, comme l’explique l’auteur, « l’idée centrale » est avant tout celle d’un « signal lumineux », également évoqué par le titre.

La lumière, les lumières : telle fut aussi la source d’inspiration de George Benjamin pour At First Light (1982). La pièce est née des impressions ressenties devant un tableau de Turner, dans lequel les choses « semblaient avoir littéralement fondu sous l’intense lumière du soleil ». 


NOVEMBRE

Visions wagnériennes

De la mythologie germanique au culte de l’œuvre d’art totale, de son orchestre fusionnel à ses audaces harmoniques, Wagner aura préparé autant d’innovations que suscité de rejets.

Ciné concert

Samedi 3 novembre 2007

Entrée : 17 €

15h30 : Die Nielungen – La Mort de Siegfried
Film de Fritz Lang
Musique de Gottfried Huppertz
Allemagne, 1924

20h00 : Die Nielungen – La Vengeance de Kriemhild
Film de Fritz Lang
Musique de Gottfried Huppertz
Allemagne, 1924

Orchestre de la Radio flamande, direction Frank STOBEL


Concert

Dimanche 4 novembre 2007 à 16h30

Entrée : 22 €

Orchestre de chambre PELLÉAS

Alain Altinoglu direction
Jeanne-Marie-Levy soprano : Brunhilde, l'agent artistique*(rôle parlé) et Ute**
Marie-Bénédicte Souquet soprano : Le Diapason* et Krimhild et Gieselherr**
Rodolphe Briand ténor : Gluck* Volker**
Eric Huchet ténor : Le compositeur de l'avenir* et Siegfried**
Frank T'Hézan ténor : Grétry* et Dankwart**
Vincent Deliau baryton : Weber* et Hagen**
Ronan Nédélec baryton : Mozart* et Gunther**
Till Fechner comédien : Maître de cérémonie* et Woldadolph**
Thibaut T'Hézan comédien : Jeune homme*
Frank T'Hézan mise en espace
Natalie Steinberg chef de chant

 

Gabriel FAURÉ /
André MESSAGER

Souvenirs de Bayreuth
orchestration Jean-Christophe Keck,
commande de la Cité de la musique

Jacques OFFENBACH

Le Carnaval des revues (La Symphonie de l'avenir)

 

Emmanuel CHABRIER

 

Souvenirs de Munich
orchestration Jean-Christophe Keck,
commande de la Cité de la musique

Oscar STRAUSS

Sacré Nibelungen (extraits)

Dans l’un des épisodes du Carnaval des revues d’Offenbach, créé aux Bouffes-Parisiens en 1860, on assiste à une scène inédite : Mozart, Gluck,Weber et Grétry attendent, dans leur repos élyséen, un concert. « Place, place au musicien de l’avenir ! », crie une voix parlée, qui annonce « une musique étrange, inouïe, indéfinissable… » Et elle ajoute : « Écoutez plutôt, si vous pouvez… » On entend alors la Symphonie de l’avenir. Puis son auteur est chassé de la scène par les augustes compositeurs du passé.

Même si les citations de Tristan et de Tannhäuser ne sont pas toujours identifiables, on aura néanmoins reconnu Richard Wagner, l’objet de cette charge. Wagner, oui, qui suscite également l’humour ou l’ironie de Fauré et Messager dans leur fantaisie en forme de quadrille intitulée Souvenirs de Bayreuth (1880) ou dans l’opérette d’Oscar Straus, Die lustige Nibelungen.


Concert

Mardi 6 novembre 2007 à 20h00

Entrée : 38 €

Vanessa WAGNER
Vanessa Wagner piano

 

Franz LISZT

Nuage gris
Schlaflos!
En rêve

Alexandre SCRIABINE

Sonate n° 9
Fantaisie opus 28

 

Franz LISZT

 

Lugubre gondole
Am grabe Richard Wagner

Richard WAGNER /
Franz LISZT

La mort d'Isolde (transcription Franz Liszt)

Alexandre SCRIABINE Sonate n° 5

L’influence de Liszt est particulièrement sensible dans les sonates de Scriabine. Parfois dans tel aspect de leur écriture mélodique ou harmonique, mais surtout dans la volonté de réunir les mouvements traditionnellement séparés pour en faire autant d’épisodes.

Quant à l’influence de Wagner, si évidente dans le projet symboliste des œuvres orchestrales de Scriabine, elle est également présente, quoique de façon plus diffuse, au piano. En témoigne l’exergue de la Sonate n° 5, emprunté au Poème de l’extase qui fut créé la même année : « Je vous appelle à la vie, ô forces mystérieuses… ».

Rompant avec les formes traditionnelles de la musique pure, Wagner, Liszt et Scriabine sont comme trois jalons sur la voie menant du chromatisme à l’atonalité.


Concert

Mercredi 7 novembre 2007 à 20h00

Entrée : 17 €

Ensemble Intercontemporain

Susanna Mälkki direction
Christiane Libor soprano

 

Karlheinz STOCKHAUSEN

Kreuzspiel, pour six musiciens

Bent SORENSEN

Minnelieder - Zweites Minnewater

Wolfgang RIHM Abschiedsstücke, pour soprano et ensemble

 

Franz SCHREKER

 

Symphonie de chambre

Dans sa biographie de Stockhausen, Rudolph Frisius a pu dire que son parcours « a pris comme point de départ Webern pour finir par s’orienter vers Bach dans l’esprit de Wagner ».

Webern marque en effet une œuvre comme Kreuzspiel (1951), que Stockhausen lui-même décrit comme de la « musique pointilliste », reposant sur une combinatoire complexe permettant un « croisement » (d’où le titre) des « processus temporels et spatiaux ».

Depuis, l’œuvre de Stockhausen s’est orientée peu à peu vers des formes mélodiques plus étales, voire vers un véritable travail thématique comparable à celui qui sous-tend la polyphonie de Bach. Mais sur des durées et selon des proportions qui évoquent en effet Wagner.

Stravinski avait pressenti cette évolution lorsqu’il remarquait que « l’échelle temporelle de Stockhausen est celle du Crépuscule des dieux ».

Wolfgang Rihm, qui fut l’élève de Stockhausen à Cologne en 1972-1973 (avant d’aller étudier avec Klaus Huber à Freiburg), revendique un autre romantisme que celui de Wagner et de sa grandeur. Exceptionnellement, pour ses cinq Abgesangsszenen de 1981, Rihm s’inspirait de la forme qu’utilisaient les Minnesänger, tels qu’ils furent évoqués par Wagner dans Les Maîtres chanteurs. Mais il n’y avait là qu’une coïncidence singulière. Car le romantisme de Rihm, c’est plutôt celui des petites formes accidentées, fragmentaires : « Le romantisme qui m’intéresse, a-t-il pu déclarer, c’est un romantisme littéraire – Poe, Baudelaire, Hoffmann –, un art qui coupe comme un scalpel. Schumann, aussi : il a été très important. Romantisme : voilà un mot si mal compris. On s’imagine un style musical du XIXe siècle, mais on peut trouver du romantisme dans une grande partie de la musique du XXe siècle aussi, notamment chez des compositeurs comme Luigi Nono ou Morton Feldman. »

Les « chants d’adieu » de Rihm (Abschiedsstücke, pour voix de femme et petit orchestre, 1993, sur un texte de Wolf Wondratschek) font ici écho aux Minnelieder du compositeur danois Bent Sørensen (né en 1958).


Samedi 10 novembre 2007

Forum

Entrée : 17 €

15h00 : Le wagnérisme en France – Table ronde
Animée par Eric de Visscher, directeur du Musée de la musique
Avec Hervé Lacombe, musicologue, professeur, Université de Rennes 2 ; Paul Lang, conservateur, Musée d’art et d’histoire, Genève, commissaire de l’exposition Richard Wagner, visions d’artistes ; et Timothée Picard, maître de conférences en littérature générale et comparée, Université de Rennes 2


17h30 : Le wagnérisme en France – Concert
Magali Léger
soprano
Rémy Cardinale
piano Pleyel ca.1860 (collection Musée de la musique)

 

Claude DEBUSSY

Prélude "Les songes et les parfums tournent dans l'air du soir" 
Mélodie "Harmonie du soir"
(Charles Baudelaire)
Prélude "Le vent dans la plaine"
Mélodie "Le recueillement"
Prélude "La terrasse des audiences du clair de lune"
Mélodie "La mort des amants"
Prélude "Les fées sont d'exquises danseuses"
Mélodie "Les tierces alternées"

Gabriel FAURÉ

Mélodie "Tristesse" (Théophile Gauthier)
Mélodie "Hymne"
(Charles Baudelaire)
Mélodie "Les matelots"
(Théophile Gauthier)

Ernest CHAUSSON

Mélodie "Les papillons" (Théophile Gauthier)
Mélodie "La caravane"
(Théophile Gauthier)

Henri DUPARC

Mélodie "Invitation au voyage" (Charles Baudelaire)
Mélodie "Extase" (Jean Lahor)
Mélodie "La vie antérieure" (Charles Baudelaire)

En marge de l’exposition au Musée de la musique, Richard Wagner, visions d’artiste, ce forum consacré au wagnérisme en France est l’occasion d’entendre les résonances de la musique du maître de Bayreuth dans un florilège de mélodies de Debussy, Duparc... interprétées par la soprano Magali Léger et le pianiste Rémy Cardinale, sur un piano Pleyel d’époque. Mais le rayonnement de Wagner a également gagné la littérature (Baudelaire puis Mallarmé ont consacré de belles pages à sa musique) ainsi que les arts plastiques, comme en témoignent les œuvres réunies par Paul Lang, commissaire de l’exposition : un parcours qui va de l’impressionnisme d’un Renoir jusqu’aux démarches contemporaines d’un Joseph Beuys, en passant par le symbolisme d’Odilon Redon, les Nabis, l’expressionnisme, le surréalisme de Max Ernst ou la peinture de Paul Klee ; sans oublier le cinéma.


20h00 : Noord Nederlands Orkest – Concert
Michel Tabachnick
direction

 

Richard WAGNER

Prélude de Lohengrin – Acte I 
Parsifal (Vendredi saint)

Karlheinz STOCKHAUSEN

Formel

Iannis XENAKIS

Eridanos

 

Charles IVES

 

Universe Symphony Création française

Trois résonances de Wagner au XXe siècle. Et de l’orchestre wagnérien, cet univers dans lequel se fondent, comme dans une forge, actions et symboles.

Le compositeur américain Charles Ives (1874-1954) a commencé à travailler à sa Universe Symphony vers 1915 : avec ses superpositions d’innombrables strates indépendantes, cette symphonie qui semble vouloir contenir toute la polyphonie du monde est restée inachevée à sa mort (elle fut complétée ensuite).

Dans Eridanos (1972), Iannis Xenakis a voulu transposer, quant à lui, le modèle génétique de l’ADN à la composition : les mélodies sont formées de fragments de « chaînes nucléiques », répartis entre les cordes et les cuivres.

Coproduction Cité de la musique, Noord Nederlands Orkest.

Dans le cadre de l'opération Haut les Pays-Bas ! / 50 ans Institut Néerlandais, avec le soutien du Netherlands Culture Fund (Les Ministères néerlandais des Affaires étrangères, de l'Education, de la Culture et des Sciences) et CULTURESFRANCE.

Le Noord Nederlands Orkest est programmé dans la Salle Pleyel le vendredi 9 novembre 2007 à 20h, avec L'Acte préalable d'Alexandre Scriabine.


Samedi 24 novembre 2007 à 20h

Concert

Entrée : 38 €

La Chapelle Rhénane

direction Benoît Haller

Chantal Santon Jeffery soprano (Diana)
Tanya Aspelmeier soprano (Pales, Wollust)
Philippe Barth contre-ténor (Hercules)
Julius Pfeifer ténor (Endymion, Tugend)
Edwin Crossley-Mercer baryton (Pan, Merkur)
Guillaume Humbrecht violon 1
Cosimo Stawiarski violon 2/alto 2
Johannes Frisch alto 1
Félix Knecht violoncelle
Armin Bereuter violone en ré
Barbara Ferrara hautbois 1/flûte à bec 1
Marguerite Humber hautbois 2
flûte à bec 2
Johanne Maitre hautbois da caccia
Olivier Picon cor 1
Jurij Meile cor 2
Jérémie Papasergio basson
Sébastien Wonner clavecin
 

Johann Sebastian Bach

Cantate "Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd !"
(Cantate de la chasse) BWV 208

Entracte

Johann Sebastian Bach

Cantate "Lasst uns sorgen, lasst uns wachen"
(Hercule à la croisée des chemins) BWV 213

La Cantate de la chasse (Jagdkantate BWV 208) fut donnée pour l’anniversaire du duc Christian, probablement le 23 décembre 1713. Elle chante les louanges de ce noble personnage à travers l’évocation de la chasse, qualifiée de « plaisir des dieux » : après le récitatif initial de Diane, et les reproches d’Endymion qui se sent délaissé par elle, on apprend que l’absence de la divinité est due au fait qu’elle devait accompagner ce « cher Christian ».

C’est un sujet moins quotidien et plus moralisant qu’a choisi Bach pour fêter les onze ans du prince-électeur Christian Friedrich, en 1733. Dans la cantate Hercule à la croisée des chemins BWV 213, le destinataire de l’œuvre est identifié au héros mythologique, qui doit choisir entre une vie consacrée au plaisir ou une existence laborieuse menant à la gloire. D’où la présence de ces deux allégories que sont la Vertu (ténor) et la Volupté (soprano). 


 

Du spirituel dans l'art - Autour de Pierre Boulez


Mercredi 28 novembre à 15h
Jeudi 29 novembre à 10h & 14h30

Cailloux

Concerto pour marionnettes et contrebasse

L'affiche

Théâtre sans Toit
Pierre Blaise conception et mise en scène
Claire Monique Scherer, Yasuyo Mochizuki, Brice Coupey comédiens-manipulateurs
Jean-Luc Ponthieux musique et contrebasse
Andrew Kulesza conception scénique
Veronika Door marionnettes
Gérald Karlikow lumière

Les cailloux évoquent parfois des visages aux expressions gaies ou tristes. Ce sont eux qui ont inspiré les personnages de ce spectacle. À partir de comptines et d'historiettes, les marionnettistes déploient toute une gamme de jeux qui emportent l'attention et la jubilation du jeune spectateur. La musique de Jean-Luc Ponthieux accompagne les tribulations des cailloux.

Le Théâtre sans Toit, compagnie fondatrice du renouveau de la marionnette, fait appel à diverses techniques : marionnettes à gaine, planes ou bunraku dans une scénographie ingénieuse.


Vendredi 30 novembre 2007 à 18h30

Zoom sur une œuvre

Entrée : 8 €

Claudio Monteverdi
Livre VII, Tirsi et Clori

Denis MORRIER musicologue

Le Zoom sur une œuvre (conférence-atelier) propose à un groupe de mélomanes de découvrir une œuvre, en l'occurrence le Livre VII Tirsi e Clori de Claudio Monteverdi, programmée au concert du soir. Le musicologue révèle par l'analyse, différents aspects esthétiques et stylistiques de la composition. La séance se déroule dans l'espace "Musique en ligne" de la Médiathèque. Les participants bénéficient ainsi de nombreuses ressources documentaires et multimédias du lieu. Au cours de la présentation, ils ont l'occasion de consulter livres et partitions et de développer leur oreille musicale grâce aux guides d'écoute réalisés par la Médiathèque. Ces outils interactifs permettent une exploration sensible de l'œuvre grâce à la synchronisation de la partition, de l'enregistrement de l'œuvre et des commentaires musicologiques.


Vendredi 30 novembre 2007 à 20h

Concerto Italiano / Ensemble intercontemporain

Entrée : 29/24 €

Concerto Italiano
Rinaldo Alessandrini direction

Claudio Monteverdi

Madrigaux du Livre VII (extraits)
Amor che deggio far
Io son pur vezzosetta pastorella
Augellin
Lettera amorosa
Chiome d'oro
Vaga su spina ascosa
Oh come sei gentile
Tirsi e Clori

Entracte

Ensemble intercontemporain
Pierre Boulez direction
Hilary Summers contralto

Pierre Boulez

Le marteau sans maître

Achevé en 1955, Le Marteau sans maître, sur trois poèmes de René Char, est sans conteste l’œuvre la plus célèbre de Boulez, avec son instrumentation imprégnée de timbres évoquant l’Extrême-Orient et sa forme labyrinthique. Il y règne une délicatesse, un raffinement feutré qui a pu faire dire à Ligeti qu’il y avait là un « monde de chat ».

Il peut paraître surprenant de rapprocher ce monde de celui du Septième Livre de madrigaux de Monteverdi, publié en 1619. Plus de trois siècles les séparent ; mais surtout, la façon qu’a Monteverdi de peindre en musique parfois chaque mot du texte, de façon imagée et directe, semble au plus loin de la lecture ciselée que donne Boulez des vers libres de Char. Là où, chez le premier, le mot « ciel » de tel sonnet de Marini déclenche une longue vocalise qui semble ne plus vouloir s’arrêter de monter, chez le second, la voix a plutôt l’air de s’immerger, se fondre ou se plonger dans le texte qu’elle porte, au point d’y disparaître souvent pour laisser émerger une structure, une pure forme.

De fait, le « monde de chat » qu’entendait Ligeti et les madrigalismes expressifs du Septième Livre sont incommensurables. Et c’est ce qui fait que, par leur juxtaposition, les couleurs de l’un et de l’autre ressortent plus vives, plus franches. Il y a pourtant des passages souterrains.

Le recueil de Monteverdi a pour titre général : Concerto. Septième Livre de madrigaux à 1, 2, 3, 4 & 6 voix, avec d’autres genres de chants. Sans même mentionner le ballet mythologique final (Tirsi e Clori, composé en 1616 et ajouté au recueil), les combinaisons auxquelles se livre Monteverdi dans les madrigaux proprement dits semblent infiniment variées : l’alternance des monodies (comme les deux « lettres amoureuses » en style « représentatif », c’est-à-dire « joué » autant que chanté), des duos, des trios, etc., jusqu’au sextuor vocal, fait de l’ensemble une sorte d’exploration systématique des possibilités de mettre un sonnet en musique.

C’est d’une façon comparable que Le Marteau sans maître, exploitant la « géométrie variable » de l’ensemble, multiplie les lectures d’un même poème : L’Artisanat furieux, par exemple, est précédé d’un « avant » et suivi d’un « après », purement instrumentaux ; de même, entre Bourreaux de solitude et les trois « commentaires » auxquels il donne lieu, le texte, comme l’écrivait Boulez, tend à devenir « centre et absence ». Chez Boulez comme chez Monteverdi, la lecture est infinie.


DÉCEMBRE

http://www.cite-musique.fr/

Du spirituel dans l'art - Autour de Pierre Boulez


Concert

Dimanche 2 décembre 2007 à partir de 14h00

Entrée : 8 €

Concours Olivier MESSIAEN : épreuve finale

PREMIÈRE PARTIE : 14 h 30 à 16 h 15

Ensemble intercontemporain
Pierre Boulez direction

 

Olivier Messiaen

Oiseaux exotiques, pour piano solo et ensemble instrumental
(avec chacun des 4 finalistes du concours Messiaen)

- Passage de deux candidats

Pause

- Passage de 2 candidats 

 

Pause

C'est à la demande de son élève Pierre Boulez, dans le cadre des concerts du Domaine musical, qu'Olivier Messiaen écrivit ses Oiseaux exotiques, pour piano solo et petit orchestre. L'œuvre fut créée au Petit Théâtre Marigny, le 10 mars 1956. Elle mêle des rythmes grecs et hindous à des chants d'oiseaux "de l'Inde, de la Chine, de la Malaisie et des deux Amériques", comme l'écrit Messiaen lui-même, qui qualifie joliment ces chanteurs d'"artistes qui s'ignorent et ne se rencontrent jamais".
Les Oiseaux exotiques sont interprétés par les finalistes du Concours Olivier Messiaen, avec la participation de l'Ensemble intercontemporain, sous la direction de Pierre Boulez.


DEUXIÈME PARTIE : 16 h 50 à 19 h 10

Pour chacun des 4 candidats :

Ramon Humet

Lauréat du Prix international Olivier Messiaen / Montréal 2007 (Œuvre nouvelle pour piano seul / commande : durée 8')

- Programme libre de 20 à 25 minutes d'une ou plusieurs œuvres représentatives de 
la création contemporaine

 

Sortie du public pendant délibération du jury

PROCLAMATION DES RÉSULTATS VERS 20 H 30


Lundi 3 décembre à 20h00

Entrée : 8 €

- REMISE DES PRIX

- PROGRAMME ŒUVRES SOLISTES
(décidées par le jury le 2 décembre au soir après délibération) par 3 ou 4 pianistes


Samedi 8 décembre à 20h00

Entrée : 29/24 €

Concert français / Solistes de l'EIC
Pierre Hantaï, clavecin, direction

Amandine Beyer violon
Marc Hantaï traverso
Guy Ferber trompette
Maude Gratton orgue/clavecin
Solistes de l'Ensemble intercontemporain
Alain Damiens clarinette
Hae-Sun Kang violon
Andrew Gerzso réalisation informatique musicale Ircam

Johann Sebastian Bach

Suite pour orchestre n° 3

Pierre Boulez

Dialogue de l'ombre double, pour clarinette, clarinette enregistrée et piano résonant

Entracte

Johann Sebastian Bach

Concerto brandebourgeois n° 5

Pierre Boulez Anthèmes II, pour violon et dispositif électronique

Dans un texte polémique de 1951, Moment de Jean-Sébastien Bach, Pierre Boulez tentait de défendre Bach « à la fois contre les néo-classiques et contre les disciples dodécaphonistes ». Il s’élevait contre les interprétations qui faisaient de Bach un compositeur « expressionniste et symboliste », de même qu’il dénonçait ceux qui y voyaient « une conception ultra-rationalisante ». Plus modestement, mais sans doute plus radicalement, il s’est souvent référé à Bach par la suite, lorsqu’il tentait de repenser des catégories musicales comme celles de contrepoint, de signal, etc.

Son Dialogue de l’ombre double, qui emprunte son titre à Claudel, est une sorte d’invention à deux voix, entre la clarinette solo et son « ombre » enregistrée. Tandis qu’Anthèmes II crée une fascinante polyphonie à partir du violon solo prolongé par l’ordinateur.


Mercredi 12 décembre à 20h00

Entrée : 29/24 €

Orchestre de Paris / EIC
Christophe Eschenbach / Pierre Boulez

Orchestre de Paris
Christoph Eschenbach direction
Ensemble intercontemporain*
Pierre Boulez* direction
 

Pierre Boulez

Rituel in memoriam Bruno Maderna

Entracte

Augusta Read Thomas

Helios Choros III (Les Danseurs du dieu Soleil)
(commande de l'Orchestre de Paris, création)

Pierre Boulez Eclat/Multiples

Un peu comme Bach réécrivant ses propres cantates sacrées ou profanes, c’est en diffractant et en démultipliant Éclat (1965) que Boulez compose Éclat/Multiples l’année suivante. Œuvre de musique pure, exploration à la fois sensuelle et rigoureuse des couleurs, des lignes, des architectures que la musique peut faire naître et déployer sans qu’elle paraisse rien dire.

Quant à Rituel (1974-1975), c’est une œuvre funèbre, à la mémoire de Bruno Maderna. Son émotion contenue, presque hiératique par moments, tient aussi à la géométrie de sa forme, qui semble croître et décroître comme une marée.

Également au programme, une création de la compositrice américaine Augusta Read Thomas, née en 1964.


Vendredi 14 décembre à 20h00

Entrée : 38 €

Gustav Leonhardt
sur les clavecins Couchet 1652 et Hemsch 1761 du Musée de la musique

Christian Ritter

Allemande sur la mort de Charles XI de Suède

Dietrich Buxtehude

Trois Variations sur Rofilis de Lully

Georg Böhm

"Wer nur den lieben Gott lässt walten"

Johann Sebastian Bach Fantasia en la mineur BWV 922
Fantasia en ut mineur BWV 1121
Aria variata alla maniera italiana
"Wer nur den Liebe Gott lässt walten" BWV 690-691
Quatre Petits Préludes
Prelude, Fuga et Allegro BWV 998
Contrapunctus ! (extrait de l'Art de la fugue)

Né en 1928, le claveciniste et organiste Gustav Leonhardt a commencé sa brillante carrière en 1950, en interprétant L’Art de la fugue au clavecin. Si son art est assurément associé au nom de Bach, son répertoire inclut également les grands compositeurs du XVIIe siècle.

Pour ce concert, il propose d’approcher l’ultime chef-d’œuvre de Bach à partir de ses prédécesseurs : Christian Ritter ; Dietrich Buxtehude, à qui Bach rendit visite à Lübeck pour l’entendre jouer de l’orgue ; Georg Böhm, qui eut également une influence décisive sur Bach, notamment pour ses partitas chorales.

Avec ses ornementations raffinées et son rubato subtil au sein d’une pulsation régulière, Leonhardt préfère les clavecins historiques, comme ceux que la collection du Musée de la musique met à sa disposition.


Samedi 15 décembre à 20h00
Dimanche 16 décembre à 15h00

Entrée : 22 €

Zhu Xiao Mei, piano
Bach / Le Clavier bien tempéré

Samedi

Johann Sebastian Bach

Le Clavier bien tempéré, Livre II
Préludes et fugues I à VI

Entracte

Johann Sebastian Bach

Préludes et fugues n°VII à XII

Dimanche

Johann Sebastian Bach

Le Clavier bien tempéré, Livre II
Préludes et fugues XIII à XVIII)

Entracte

Johann Sebastian Bach

Préludes et fugues n°XIV à XXIV

Après tant d’illustres interprètes, la pianiste Zhu Xiao Mei, qui a enregistré une version remarquée des Variations Goldberg en 1990 et les Partitas en 1999, joue ce monument du répertoire pianistique qu’est le Clavier bien tempéré. Un monument de chambre, en quelque sorte, car conçu pour un usage didactique et presque privé (on en trouve des esquisses dans le Clavierbüchlein pour W. F. Bach), mais qui a fini par devenir un emblème de la plus haute virtuosité technique et formelle.

Destiné à illustrer les avantages du tempérament égal, ce recueil en deux volumes dépasse de loin toutes les tentatives antérieures comparables (notamment l’Ariadne musica de J. C. F. Fischer) : c’est une véritable somme, voire un sommet, par l’inépuisable invention dont il témoigne tant dans les formes libres (les préludes) que dans ce que Pierre Boulez nomme « l’écriture obligée » (les fugues, de deux à cinq voix).


Dimanche 16 décembre à 16h30

Entrée : 29/24 €

Orchestre de Paris / EIC
Christophe Eschenbach / Pierre Boulez

Orchestre de Paris
Christoph Eschenbach direction
Vicens Prats flûte
Eric Picard violoncelle
Ensemble intercontemporain*
Pierre Boulez* direction
Emmanuelle Ophèle flûte
Andrew Gerzso Réalisation informatique musicale Ircam
 

J.S. Bach / G. Benjamin

L'Art de la fugue

Pierre Boulez Mémoriale, pour flûte et huit instruments
J.S. Bach / M.A. Dalbavie L'Art de la fugue
Pierre Boulez Derive I, pour six instruments
J.S. Bach / B. Mantovani L'Art de la fugue
Pierre Boulez Messagesquisse, pour violoncelle solo et six violoncelles

Entracte

Pierre Boulez

... explosant- fixe..., pour flûte solo, ensemble et électronique

Pour ce répons à travers les siècles, entre Boulez et Bach, l’Orchestre de Paris interprète des transcriptions originales de diverses parties de L’Art de la fugue. Dues à des compositeurs contemporains comme George Benjamin, Marc-André Dalbavie ou Bruno Mantovani, elles sont chaque fois conçues pour un effectif qui est celui de l’oeuvre de Boulez à laquelle elles préludent.

...explosante fixe... s’inscrit comme une partition intermédiaire mais déterminante quant à l’orientation des activités de Boulez dans les années 70. Toutes les idées visionnaires explorées séparément dans ses oeuvres précédentes se trouvent ici réunies dans un réseau de relations expressives dont on ne peut plus séparer les paramètres.

Réalisation informatique musicale Ircam : Andrew Gerzso


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mise à jour en novembre 2007.

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