J a z z - P a s s i o n

20. FAQ.


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B3-C. "Jazz en live, en collaboration avec Jazz-Passion" :

Présentation de musiciens

 



Felipe Cabrera

Basse

Felipe Cabrera (la Havane) est le bassiste de Rumbabieta ; il appartient à la génération montante de ces premiers musiciens et compositeurs cubains "produits de la révolution" qui ont choisi le jazz et sa grande liberté de création comme forme d'expression. Il fut quatorze ans le bassiste du Grupo Projecto, devenue ensuite le quarteto cubano, aux côtés du pianiste Gonzalo Rubalcaba.

 

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Jazz-Passion, octobre 2006.


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Israel Cachao López

Contrebasse

Né en 1918 dans la même maison que José Martí, Israel, suivant les traces de son frère aîné Orestes LÓPEZ se mêle tout petit à divers groupes de jeunes soneros. Son surnom, "Cachao", lui vient en fait d'un grand père, Aurelio LÓPEZ CACHAO, excellent musicien. Il joue du tres et même de la trompette dans un sexteto "Los INVASORES". En 1926 il joue aussi du bongó dans une formation au sein de laquelle chante Roberto FAZ. Mais dès l'année suivante il apprend la contrebasse et trouve ses premiers engagements avec "Bola de Nieve" pour accompagner les films muets dans les cinémas.

Rapidement "Cachao" joue avec de nombreuses charanga. On l'entend avec Antonio María CRUZ, avec Tomás CORMAN.

Il jouera aussi avec l'ensemble que formera son frère Orestes avec le chanteur Abelardo BARROSO.

En 1930, Israel entre dans l'Orchestre Philharmonique de La Havane, joue dans le cuarteto de MACHÍN et à dix-neuf ans il tient la contrebasse dans la formation danzonera de Fernando COLLAZO, "La MARAVILLA del SIGLO".
A la dissolution du groupe, Israel LÓPEZ reste avec "ARCAÑO y sus MARAVILLAS". Au cours de ces années trente Antonio MACHÍN l'invite à participer à l'un de ses cuartetos.
Compositeur, il participe avec Orestes, son frère et Antonio ARCAÑO à la transformation du danzón et écrit des centaines de danzones de nuevo ritmo : "Broadway", "Corta la caña", "Armoniosos de Amalia", "Se va el Matancero"… Il quitte la charanga en 1949.

Au début des années cinquante "Cachao" collabore avec Mariano MERCERÓN, entre dans l'orchestre "FAJARDO y sus ESTRELLAS" avec lequel Israel se produit aux Etats Unis, au Venezuela en 1954… Il reste dans l'ensemble jusqu'en 1960.
"Cachao" s'intéresse au travail des jazzmen et organise des "descargas" entre musiciens, parmi lesquels Alejandro "El Negro" VIVAR, Guillermo BARRETO, Gustavo TAMAYO, "Tata" GÜINES, Jesús CAUNEDO, son frère Orestes... qui en 1957 aboutissent à des enregistrements désormais historiques.
Israel LÓPEZ est sans aucun doute celui qui a donné à Cuba une importance significative à la contrebasse, dépassant le simple rôle d'accompagnement qu'elle avait jusqu'alors. Suivent une série d'enregistrements dans lesquels il est le musicien vedette. Avec Walfredo de los REYES, "Cachao" enregistre également "Cuban jazz".

"Cachao" participe également en 1956 aux descargas de "Chico" O'FARRILL .
Trois ans plus tard il laisse sur le vinyle ses "Superdanzones" avec trois clarinettes dont celle de Amadito VALDÉS. Au cours d'un séjour à New York LÓPEZ rassemble quelques musiciens dont Marcelino VALDÉS pour enregistrer de nouvelles "descargas". Israel quitte Cuba en 1962 pour honorer une succession de contrats en Espagne avec l'orchestre de DUARTE, "SABOR CUBANO". Il reste un an dans le pays, jouant dans les clubs El Biombo, La Riviera, le Florida, à Madrid, le gallo Rojo à Alicante... LÓPEZ s'installe ensuite à Las Vegas où il joue dans la formation de Franck Sinatra pendant presque une decennie. "Cachao" entre aussi dans les groupes de Palmieri, Pacheco, Tito Rodríguez… Il s'installe finalement à Miami.
Son travail de compositeur et d'arrangeur mène imperceptiblement les ensembles pour qui il travaille vers la Salsa.
Pendant les années soixante et soixante-dix, "Cachao" joue avec tous les grands orchestres et musiciens Cubains et latinos des Etats Unis et de Puerto Rico : Mongo SANTAMARÍA, Eddy Palmieri… En 1977, Israel se lance dans l'enregistrement de ses plus récentes "descargas". Il rappelle pour l'occasion "El Negro" VIVAR, "Rapindey"... .


Au cours des années quatre-vingt, avec Walfredo de los REYES , Paquito Hechavarría et Tany Gil, il constitue le "Cuarteto WALPATACA" expérimentant la musique progressive.

Andy García tourne un film sur sa vie en 1993. Il y occupe évidemment la vedette avec sa contrebasse. Le film le remet en selle, l'entraîne en studio pour les "Masters Sessions" et la même année Paquito d'RIVERA l'invite à se joindre à son groupe pour l'enregistrement des "40 Years of Cuban Jazz Sessions". Tournées et enregistrements reprennent -Colombie 1994- tout comme les collaborations avec les plus grands jazzmen latinos, notamment en 1995 avec David Sánchez… et en 2000 il est de nouveau dans un film, celui de Fernando Trueba, Calle 54. "Cachao" a l'occasion d'y retrouver "Bebo" VALDÉS avec qui il enregistre dans la foulée le disque "El Arte del Sabor".

Depuis cette date, régulièrement, "Cachao" offre des prestations magistrales comme celles réalisées au Club Copacabana de New York avec Arturo SANDOVAL en 2001, à Puerto Rico en 2003 lors du Heineken Jazzfest, au Ballroom del San Juan Marriott, ...

"Cachao" continue d'être réclamé dans le monde entier. En 2004, il est en France pour Tempo Latino, à San Sebastien pour le Jazzaldia, à Milan, à Madrid, à San Francisco, Miami...
Après avoir débuté l'année avec le "Spanish Harlem Orchestra" à Puerto Rico, il remporte le Grammy 2005 avec son album "Ahora sí !".

En 2006 il se présente en Espagne, à Panama puis, dans le cadre du Festival Barranquijazz, "Cachao" donne un concert au Teatro Amira de la Rosa de Barranquilla accompagné notamment de Alfredo VALDÉS Jr., Federico Brito, Tata PALAU, Orestes VILATO et Luis CONTE. "Cachao" retrouve "Bebo" VALDÉS sur les ondes d'une radio de Miami.
Il joue également cette année au Blue Note de New York.

 

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Faton Cahen

Piano

Biographie de François Cahen - Delabre dit Faton

François Cahen voit le jour le 24 juillet 1944 à Coulommiers, en Seine et Marne, où ses parents, parisiens, s’étaient exilés durant la Seconde Guerre mondiale.
À peu près quinze jours après sa naissance, sa mère, Simone Delabre, le surnomme Faton, diminutif pour elle de François.
Un grand-père maternel, Gustave Delabre, chef d’orchestre de l’Harmonie de Montmartre, une mère professeur de musique, un père médecin et pianiste amateur, tout le prédestinait à une carrière musicale.

Dès l’âge de 5 ans, il commence l’étude du piano classique avec divers professeurs et ce jusque fin 1957 où, pour Noël, il émet le désir de se voir offrir un disque de jazz. Sa mère choisit un album en trio de Thelonious Monk, qui produit sur lui un effet tel qu’il décide de se détourner du classique pour se consacrer désormais uniquement au jazz.
Durant une année, il apprend par cœur le disque de Monk mais se rend finalement compte que cette manière de procéder ne le satisfait pas vraiment ; aussi décide-t-il de monter un groupe de jazz moderne et d’essayer de jouer en amateur des compositions personnelles.

Jusqu’à l’âge de 23 ans, François Cahen qui pratique le jazz en autodidacte (il ne prendra que 3 mois de leçons avec Bud Powell vers l’âge de 20 ans), joue ainsi, au sein de divers groupes, une musique jazz moderne nourrie des influences du be bop, de Miles Davis et de John Coltrane, avec lequel il aura d’ailleurs le suprême honneur, alors qu’il n’a encore que 17 ans et demi, de faire le bœuf au Café Montmartre à Copenhague.
Parallèlement à cette activité musicale, François Cahen, après avoir obtenu son bac philo, réussit le concours d’entrée aux Beaux-Arts, section architecture ; il y restera sept ans mais ne passera jamais son diplôme final, préférant alors se consacrer entièrement à la musique.
Durant toute cette période, on peut également souligner les excellentes dispositions sportives de François Cahen qui, après avoir découvert le rugby au lycée Henri IV, jouera jusqu’à l’âge de 25 ans au PUC, puis au Stade Français. Il décrochera également deux titres de champion de Paris Universitaire, le premier en athlétisme sur 100 mètres en 11 secondes, le second en natation sur 100 mètres crawl.

À noter enfin, à cette époque, le mariage, à l’âge de 21 ans, de François Cahen avec Jacqueline, qui lui donnera un fils, Sylvain.

En 1969, alors qu’il joue dans un groupe aux côtés du bassiste Jacky Vidal, ce dernier l’invite à venir écouter un jeune batteur, Christian Vander, qui joue au Chat qui pêche en compagnie de Mal Waldron. Dès la première écoute, François Cahen est immédiatement conquis. Lorsque Christian Vander, quelques mois plus tard, à la recherche d’un pianiste pour le groupe Magma, propose de l’auditionner, François Cahen donne le meilleur de lui-même et se voit confier, alors qu’il pensait ne pas être au niveau, les claviers d’un groupe qui, début 70, va bousculer toutes les conventions de la musique de l’époque et construire au fil du temps une œuvre unique, grandiose et universelle.
François Cahen restera trois ans dans Magma et participera à plusieurs albums : Kobaïa, 1001° Centigrades, Mekanik Destruktïv Kommandöh et The Unnamables l’album d’Univeria Zekt. Comme il aime à le rappeler, Magma sera son conservatoire, il y apprendra la rigueur, la précision, l’exigence, le professionnalisme en somme. Ce sera également pour lui l’occasion de se faire connaître en tant que compositeur.

Lorsque Faton quitte Magma, en novembre 1972, c’est pour monter avec Yochk’o Seffer, saxophoniste rencontré au sein de cette même formation, un groupe du nom de Zao, dans lequel ils souhaitent pouvoir jouer leurs propres compositions et surtout improviser, ce qu’ils n’avaient guère loisir de faire au sein de Magma où la musique était essentiellement écrite.
Au fil de quatre albums, Z-7L, Osiris, Shekina et Kawana, la complémentarité du tandem fonctionne à merveille jusqu’au jour où Yochk’o décide, fin 1976, de s’en aller jouer sa propre musique au sein d’une formation baptisée Neffesh Music. Resté seul à la barre, Faton décide néanmoins de continuer le groupe et produit en 1977 l’album Typhareth, entièrement composé par ses soins, avec à la batterie un garçon qui fera par la suite beaucoup parler de lui : Manu Katche.

À partir du milieu des années 70, Faton commence à se produire en piano solo. Deux albums voient ainsi le jour : Piano Concerts en 1976 et Tendre Piano Solo en 1978. Cette même année, il enregistre également avec le violoniste Didier Lockwood, rencontré deux ans plus tôt au sein de Zao, un album en duo, Thank you Friends, sur lequel tous deux rendent un hommage appuyé à quelques-unes de leurs influences communes : Debussy, Bach, Bartok, Joe Zawinul…

Fin 1978, Faton décide de partir tenter sa chance aux États-Unis, en piano solo. À Los Angeles, il rencontre Miroslav Vitous, ex-bassiste du mythique Weather Report. De retour en France, ils se produisent à la Chapelle des Lombards en compagnie du percussionniste Michel Seguin (Zao Typhareth), un ami commun.
Robert Talar, qui monte à cette époque un nouveau label tendance jazz world, leur donne le budget pour enregistrer à New York, en 1979, un album, Great Winds, sur lequel vient également jouer en ami le batteur Jack Dejohnette. La formation effectue dans la foulée deux tournées au Canada ainsi qu’un concert à New York dans le club des frères Brecker.

Courant 1980, Faton retrouve Yochk’o Seffer. Ensemble ils montent Ethnic Duo, enregistrent un album en avril à Philadelphie et donnent de nombreux concerts à travers la France. Parallèlement, Faton continue à se produire en solo et commence à composer des musiques de films.

En 1983, Faton s’allie au guitariste/chanteur Colin Swinburne et au batteur Michel Zadeh pour créer le groupe Complot. Un maxi 45-tours voit le jour mais la formation se sépare bien vite, laissant Faton à ses activités solitaires qui aboutissent, en 1986, à la sortie d’un nouvel opus en piano solo, Piano Rêves.
Au cours de cette même année 1986, Faton s’associe à Didier Malherbe, ex-lutin saxophoniste de Gong, pour monter le groupe Faton-Bloom. Après l’enregistrement d’un album et de nombreux concerts où sa musique mélodique, festive et populaire rencontre un excellent accueil, la formation se sépare en toute amitié.

En 1988, Faton enregistre l’album Couleur Rubis, en compagnie du batteur Pip Pyle (ex-Gong) et du bassiste Etienne Callac. Le trio, qui donnera quelques concerts aura, lui aussi, une existence éphémère, renvoyant une nouvelle fois Faton à ses chers travaux en solo, notamment les musiques de films.

En 1993, Faton, qui entre-temps avait divorcé, se remarie avec Clara. Ce nouveau départ dans la vie coïncide avec un nouveau départ musical puisqu’il décide de monter un groupe où il assumera, cette fois, l’entière responsabilité de la musique. Tout naturellement il lui donne le nom de Faton ; la formation se composant alors, outre lui-même au piano, de Patrick Tilleman au violon, Claire Gillet à la contrebasse, Charly Doll à la batterie et Philippe Makaïa aux percussions.
Parenthèse en forme de clin d’œil au passé, au printemps de la même année, Faton et Yochk’o Seffer reforment Zao en compagnie de Jean-My Truong, Dominique Bertram et Patrick Tilleman, et enregistrent, dix-sept ans après Typhareth, un nouvel album intitulé Akhenaton.
Pour le groupe Faton qui désormais devient la priorité, l’objectif est clair : renouer avec la tradition populaire du jazz et démontrer qu’une musique mélodique, soutenue par une rythmique originale et efficace est capable de toucher les publics les plus divers.
Après plusieurs concerts et des répétitions régulières, un CD quatre titres voit le jour en 1997, suivi l’année suivante par un album solo, Calme dans les étoiles, avec une pochette et des dessins de Mœbius, sur lequel François Cahen revisite quelques titres du répertoire de Faton.

L’année 1999, quant à elle, est marquée par une tournée importante à travers l’Hexagone et par une restructuration du groupe, suite au départ de trois de ses membres originels : Claire Gillet (remplacée par Thierry Colson à la contrebasse), Patrick Tilleman (remplacé par Nicolas Krassik, membre comme lui du Onztet de violons de Didier Lockwood) et Philippe Makaïa (laissant désormais sa place à Charly Doll aux percussions, lui-même remplacé par Olivier Bonny à la batterie).
Avec la sortie de ce premier véritable CD du groupe Faton et une nouvelle grande tournée prévue pour l’été prochain, les années 2000 débutent sous les meilleurs auspices pour cette formation qui, après six ans d’existence, s’apprête à recueillir enfin les fruits de sa persévérance et de son travail. À titre personnel, elles commencent aussi très bien pour Faton Cahen qui vient de composer la musique du dernier long métrage de Laurence Ferreira Barbosa, La vie moderne.

En 2003, Faton Cahen et Yochk’o Seffer rencontrent Hiroshi Masuda (Poseidon Production à Tokyo) pendant le festival de rock progressif au Triton (Les Lilas). Hiroshi leur propose de re-fonder Zao, car il avait le projet de les inviter pour faire une tournée au Japon en été 2004 et d’enregistrer les concerts en vue de la sortie d’un CD live. Le projet fut accepté avec joie ; le groupe est composé de François Causse (batterie), Gérard Prévost (basse), Cynthia Saint-Ville (voix), Yochk’o Seffer (saxophone) et Faton Cahen (piano). Le violoniste japonais, Akihisa Tsuboy, les rejoint pour trois concerts à Tokyo.
Encouragé par le succès de cette tournée, Hiroshi Masuda propose à Faton Cahen et Yochk’o Seffer de revenir au Japon en février 2005, avec le projet de faire un concert autour des compositions d’Ethnic Duo (Faton et Yochk’o) ainsi que de Neffesh Music (quatuor à cordes, piano et saxophone), accompagnés par des musiciens japonais.

Paris, décembre 2004

 

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Will Calhoun

Drums

Will Calhoun, mythique batteur new-yorkais du groupe rock Living Colour présente “AZA” sa fantastique formation qui nous sert un mélange original de jazz, world et électro aux pulsions aussi improvisées qu'époustouflantes. Le virtuose des baguettes s'est donc entouré de la fine fleur du jazz. Ainsi retrouve-t-on au sein d'AZA, l'émérite trompettiste de jazz Corey Wilkes, le jeune loup en matière de basse, Mark Kelley et le virtuose du piano et du jazz tous styles confondus, Orrin Evans. Will Calhoun et AZA nous promettent donc un feu d'artifice unique pour le plus grand plaisir des yeux comme des oreilles.

 

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Terry Callier

Guitare, Chant

Tahleel Terry Callier est né et a grandi à Chicago. Très jeune, il montre un penchant pour la musique : de 3 à 9 ans il prend des cours de piano classique et, à l'âge de 11 ans, compose ses premiers morceaux. Au lycée, il essaye de vaincre sa timidité en participant à des groupes vocaux, parmi lesquels les Whipporwills. À l'université il ajoute la guitare à sa panoplie d'outils musicaux et, à l'âge de 17 ans, enregistre son premier single, "Look At Me Now", une chanson produite par Edmond Edwards et arrangée par Charles Stepney, pour le compte de Chess Records. " Le fait que quelqu'un d'aussi jeune puisse se montrer si sérieux les amusait beaucoup ", se remémore Terry Callier.

Quelques temps plus tard, le jeune chanteur joue régulièrement dans les nombreux bars de Chicago, où le mouvement folk est en plein boom. Au final, Terry Callier abandonne ses études pour faire carrière dans la musique et, peu de temps après, Sam Charters, le producteur de Prestige Records, lui fait une proposition qui aboutit à l'enregistrement de l'album « The New Folk Sound of Terry Callier ».

Terry Callier fréquente alors assidûment les scènes de Chicago, absorbant des influences jazz, latines et rhythm and blues au fil de son parcours avant de rejoindre les légendaires ateliers de création de Jerry Butler, les Chicago Songwriters Workshop. C'est dans ce cadre qu'il participe à l'écriture de plusieurs titres à succès, comme "The Love We Had Stays On Our Mind" des Dells, écrit en collaboration avec Larry Wade. Charles Stepney, devenu producteur, prend alors Terry Callier à part et lui propose d'enregistrer pour le compte de Cadet Records. Trois albums devenus légendaires depuis lors s'ensuivent : « Occasional Rain », « What Color Is Love » et « I Just Can't Help Myself », des chefs d'œuvre de poésie et de prophétie urbaines.

À la suite de la disparition de Chess records, Terry Callier signe un contrat chez Elektra, où il élargit son public grâce à « Fire On Ice » et « Turn You To Love », deux albums qui font preuve de la même excellence dans la composition mais sont dotés d'un son plus léché. Pourtant, à la fin des années 70, le chanteur se retrouve à nouveau sans maison de disques, bien qu'il continue d'apparaître régulièrement sur scène et sur les ondes. Il finance alors seul un EP, édité par Erect Records, sur lequel on retrouve "I Don't Want To See Myself (Without You)" ainsi que "If I Can Make You Change Your Mind", mais le succès n'est pas (encore) au rendez-vous.

En 1983, Terry Callier obtient la garde de sa fille unique, Sundiata, et afin de subvenir à ses besoins il commence à travailler en tant qu'informaticien, pour un institut de sondages. Le soir, le chanteur suit des cours de sociologie (il obtient une licence en 1988), tout en continuant à composer lorsque son emploi du temps le lui permet.

La vie suit ainsi son cours pour Terry Callier, jusqu'à un jour de 1991 où il reçoit un appel téléphonique en provenance d'Angleterre : Eddie Pillar du label Acid Jazz Records lui demande la permission de remixer et rééditer son EP « I Don't Want To See Myself (Without You) ». Le contrat est signé, et comme le dit le chanteur : " le disque a décollé comme s'il venait d'être enregistré." Après deux concerts au Jazz Cafe de Londres, devenus mythiques depuis lors, Gilles Peterson, le directeur du label anglais Talkin' Loud, rend visite à Terry Callier à Chicago pour lui proposer d'enregistrer un nouvel album. Chuck Mitchell, alors président de Verve, offre un contrat international, Talkin'Loud assurant finalement la distribution du disque pour la seule Grande-Bretagne.

Après douze mois de travail intensif, « TimePeace », un album salué unanimement par les critiques, marque le come-back de Terry Callier. Le disque comprend une reprise de "Love Theme From Spartacus" (un morceau écrit par le légendaire compositeur de musiques de films, Alex North, auquel Terry Callier ajoute un texte superbe et poignant), d'excitantes nouvelles compositions comme "Lazarus Man", "Keep Your Heart Right" et "Java Sparrow" et surtout l'épique suite en trois parties qui clôt l'album et lui donne son titre (avec Pharoah Sanders au saxophone ténor). Simultanément, Premonition Records, un label indépendant de Chicago sort un album live, « T.C. in D.C. », enregistré dans une petite salle à Washington, ainsi qu'une compilation de vieilles maquettes, intitulée « First Light ».

Les fans de Terry Callier, qui pensaient ne plus jamais avoir le plaisir d'écouter sa pénétrante musique, ont sans conteste accueilli l'album « TimePeace » à bras ouverts. De fait, quiconque possède des oreilles, un cœur et une âme assoiffés de musique est un fan potentiel du chanteur. Pour « LifeTime », Terry Callier a enregistré sous la houlette de Blue Thumb, le fameux label auparavant dirigé par Tommy LiPuma (l'actuel directeur de Verve) et qui appartient aujourd'hui à Verve. Des grands des années 70 tels que les Crusaders, les Pointer Sisters ou Phil Upchurch, un autre enfant chéri de Chicago, ont commencé leur carrière chez Blue Thumb.

BIO EXPRESS :
Terry Callier, 56 ans, est de retour en Europe avec son nouvel album. Au programme, un jazz-folk unique, nourri de mélodies posées, qui offre un flot tranquille de douceur et de spiritualité. L'artiste est rare, mais il ne cesse de gagner des fidèles...
Terry Callier est originaire de Chicago, où il est né le 2 mai 1945. Sa grand-mère tenait une pension, logeant des travailleurs itinérants. Certains étaient musiciens ; grâce à eux, l'enfant apprit à jouer du piano dans la grande maison.
Adolescent, il commence à chanter, "pour vaincre sa timidité". Il côtoie Curtis Mayfield, futur grand de la musique noire. Étudiant à l'université de l'Illinois, il se met à la guitare et enregistre son premier 45t pour le mythique label Chess.
Il se forge peu à peu un style, entre jazz, folk et soul. Sa musique s'oriente vers une "transe" spirituelle, sous l'influence du gospel et de John Coltrane (l'un de ses plus grands souvenirs musicaux), mais calme, sereine, transposée dans une atmosphère de prière sensuelle.
Il enregistre un album dès 1964, « The New Folk Sound of Terry Callie » : son producteur disparaît dans le désert avec les bandes... Ce disque ne sortira qu'en 1967, à contre-courant. Dans les années 70, Callier publie d'excellents albums, tels « Occasional Rain » et « What Colour Is Love », mais il doit attendre 1979 pour entrer (brièvement) dans les "charts", avec « Turn You to Love ».
Le succès retombe très vite. En 1985, alors qu'il ne se produisait plus que dans le circuit des clubs, il doit mettre sa carrière entre parenthèses et prendre un job dans l'informatique pour payer les études de sa fille.
Puis, en 1991, la chance lui sourit à nouveau : il reçoit un coup de fil du label anglais Acid Jazz, qui va le remettre en piste. Son style s'est encore dépouillé. Son chant, empreint d'une émotion lasse, a pris un grain voilé, servi par le sobre accompagnement d'excellents musiciens.
Griot grisonnant, il draine sur chaque concert un public de fidèles, qui vient l'écouter chanter ses "histoires d'amour, de foi et d'exil", et se laisser prendre au charme de sa "voie" sereine.

 

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Sayan Camara

Quintet

Ça n’a pas été facile… Le jour où le saltimbanque Nunkara est venu demander à Sayon de rejoindre sa troupe, son père a failli sortir le fusil. Les Camara sont des guerriers, pas des troubadours ! Les griots chantent les Camara, pas le contraire ! Mais Sayon ne voulait pas être hôtesse de l’air, elle voulait chanter.

Elle a dû fuguer plus d’une fois pour pouvoir monter sur les planches. Et à l’occasion de ces escapades, elle a connu les chaudes nuits de Conakry. Elle a partagé la bohême de la crème de l’art guinéen : Maître Barry le saxophoniste, Gnépou l’amazone, Sassine l’écrivain, Sékouda le danseur, Magas et Taibou les comédiennes… Avec en bande sonore les disques de Myriam Makéba et les concerts de Momo Wandel, du Kaloum Star ou du Bembeya Jazz.

C’est ainsi que Sayon est devenue la chanteuses lead des célébrées Amazones de Guinée. Aujourd’hui, son chemin l’a mené jusqu’à Marseille, où son chant a croisé de multiples traditions, diverses expériences, de nombreuses complicités. Portée par une guitare espagnole ou une mandoline, une trompette en bois ou en sourdine, une guimbarde ou des flûtes, des percussions latines entremêlées au bolon, au gongoma et au doum africains, la voix de Sayon, forte et sensuelle, rugueuse et fragile, s’est forgé un style reconnaissable entre mille.

Nommée ambassadrice de l’Unesco en 2002, Sayon Bamba Camara nous raconte des histoires simples et émouvantes, des histoires de femmes qui rêvent à la liberté, de maquis en folie, de fêtes et de déceptions amoureuses. Elle viendra ici nous présenter son dernier album : « Chansons des rues et des maquis ». Des sensations à la fois familières et envoûtantes qui s’écoutent avec tout le corps !!

 

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Javier Campos Martinez

Percusions

Javier Campos Martinez, originaire du quartier de Cero à La Havane, joue la Rumba depuis sa plus tendre enfance. Virtuose, spécialiste du folklore cubain, il est habilité à jouer les tambours sacrés de la santeria. 

 

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Vinicius Cantuaria

Guitare, Voix

Dernier album « Cymbals » - Naïve - 2007

Ce n’est pas un nouvel arrivant. Adolescent déjà, il jouait de la batterie dans un groupe de rock progressif brésilien historique : O Terço.

Plus tard, il a accompagné trois grands noms de la musique brésilienne, Caetano Veloso, Chico Buarque et Gilberto Gil et a composé des succès pour d’autres. Un jour, il a quitté Río de Janeiro pour New-York, sans trop bien savoir pourquoi. Peut-être avait-il l’intuition qu’il lui fallait s’éloigner pour mieux se trouver. Et il a eu raison.


Il a cohabité à New-York avec des musiciens de jazz et de rock,a côtoyé le monde latino et afro-américain, et a pu mûrir ses idées. A Brooklyn paradoxalement, il est devenu encore plus brésilien. La distance et la nostalgie éprouvée pour son pays ont rendu sa perspective plus vaste et plus limpide, même si parfois le doute s’empare de lui, « que fais-je ici ? », comme l’illustre la chanson O batuque, composée avec l’immense percussionniste Naná Vasconcelos.

Le disque « Cymbals » pourrait être la réponse à cette question. Avec la chanson co-écrite avec sa voisine Angélique Kidjo, cette élégante « Tua cara », où résonnent la trompette de l’habitué Michael Leonhart et le saxophone de David Binney, ou encore l’ondulante « Chuva ». Cela fait plus de dix ans, depuis « Sol na cara », que Cantuária nous régale de son oeuvre raffinée, dense et légère à la fois.

Ses disques s’enrichissent souvent d’invités illustres, comme David Byrne, Bill Frisell, Arto Lindsay ou Ryuichi Sakamoto, et dans le cas présent, le guitariste Marc Ribot ou le pianiste Brad Mehldau. Tous sont attirés par l’invitation musicale de leur ami brésilien. Et dans ses disques, il y a toujours au moins un Antonio Carlos Jobim, fond inépuisable d’inspiration. Ici, c’est « Vivo sonhando », que beaucoup de passionnés de jazz connaissent sous le titre « Dreamer ». Par ailleurs, il a enregistré « Você e eu » (Para Tom), un hommage à l’expression rêveuse d’un Brésil enchanteur. L’héritage du carioca le plus connu à travers le monde vit en Vinicius, à côté d’autres références : Bill Evans, Miles Davis et Chet Baker.

Vinicius Cantuária a son propre son. Il réalise un travail unique sur les textures où se mélangent acoustique, électrique ou électronique, pour mener la bossa-nova et la samba à l’aube du XXIe siècle, par des chemins peu fréquentés. Dans son home studio qui fonctionne comme un atelier, il travaille tous les jours, à la façon d’un peintre ou d’un sculpteur, en esquissant des harmonies et en traçant des lignes mélodiques, avant que ne surgissent les mots. Ses matériaux : les chansons et la guitare acoustique (ou les percussions), sans recette, profitant toujours. Il a choisi d’être libre pour créer et mûrir.

« Cymbals » nous entraîne vers une diversité d’atmosphères et de sonorités : des cordes sur la latine « Galope », qui évoque également les Cubanos Postizos qu’il écoutait enfant, apportés par des péruviens et colombiens jusqu’à sa ville natale, Manaus, au cœur de l’Amazonie ; il pose la voix d’un ancien chanteur de sérénades sur « Prantos », où le déploiement d’instruments dilue le « kitsch » en quelque chose de plus contemporain ; un clin d’œil à Paris avec « Champ de Mars », pendant qu’il voyage en se rappelant des passes de footballeurs du club Botafogo.

Il règne comme toujours une ambiance sensuelle et aigre-douce, romantique et désenchantée, ironique. « Cymbals » confirme que cet artisan au talent immense est tout simplement à la recherche de l’essentiel : créer des mélodies chaleureuses, tout à la fois fortes et délicates. Une des références de la meilleure musique populaire.

Carlos Galilea. Madrid, juin 2007 

 

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Caravan

Quintet

Comme beaucoup d'histoires, l'histoire de 'Caravan' commence par une rencontre. Katia Saint-Martin et Aude Livoreil se croisent régulièrement au Malone's fin 2003. Un soir elles chantent "Blue Monk" pour le plaisir et découvrent l'harmonie de leurs deux voix. Se piquant au jeu du duo, elles vont aller de morceau en morceau : "Line for Lyons", "Azure", "Samba em Preludio" et pratiquent leur répertoire en jam où public et musiciens expriment un réel enthousiasme. L'idée d'un quintet construit autour des deux voix s'impose rapidement. Les musiciens se sont également pris au jeu et proposent des compositions, des arrangements (R.Razafindrakoto, T.Tardieu, C.Bonnefoy) sur des textes originaux (A.Livoreil, K.Saint Martin) passant par du swing, de la bossa, du blues et bien d'autres univers musicaux.

 

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La Caravane Passe

Groupe

Les compositions de La Caravane Passe sont des chansons de rock alternatif coloré de musiques tsiganes au sens large. Leur musique, énergique et festive, oscille entre tango balkanique et hip-hop, en passant par le reggae et la tarentelle.

La Caravane Passe présente son nouvel album « Velkom Plechti ! » (CD& DVD, sortie le 23/11/07) :
Le groupe, qui excelle sur scène, a réalisé un travail minutieux pour trouver un « son » en studio. Il a su réunir autour d’eux les instruments qu’il fallait pour apporter ce petit plus qui fait voyager. Entre les cuivres slaves de la fanfare Ziveli Orkestar, le cymbalum tsigane roumain de Fabian Andreescu, ou la voix bouillante de Timike (Le Petit Dernier, ex-Mister Gang), on ne sait pas bien si tout ce petit monde est venu à Plèchti, ou si c’est Plèchti qui fait le tour du monde …

- CONCERT DE LANCEMENTS LE 30 NOVEMBRE ET LE 1ER DÉCEMBRE AU NEW MORNING :
A l’occasion de la sortie nouvel album, le New Morning se transformera en véritable village de Plèchti, avec une décoration atypique.
Les invités du disque seront présents et joueront avec La Caravane Passe, et entre les sets : la fanfare Ziveli Orkestar, Jacques Gandard (violon - Freylekh Trio), Bachar Khalife (percussions), TiMike (Le Petit Dernier), Jasko Ramic (accordéon - Haïdouti Orkestar), Fabian Andreescu (cymbalum), et d’autres surprises tel que DJ Tagada, des projections…

« …Place aux « intergitans du spectacle » comme aiment à se définir les membres de la Caravane Passe. Là aussi pour l’occasion, on a sorti la quincaillerie. Chaîne en or au cou, chemise blanche largement ouverte sur un torse velu ; ajoutez borsalino et grosse chevalière et vous entrez dans l’univers « alternateuf ». Toma, banjo en bandoulière, chante dans toute les langues, réelles ou inventées. Là encore, le quintet nous fait voyager ; des camps gitans catalans aux péniches sur le Danube. Véritable bouillon de culture, le groupe s’éclate depuis cinq ans dans la collision des styles, n’hésitant pas à entonner des chants traditionnels sur des rythmiques hip hop. Quand Miserlou, le thème du film Pulp Fiction, est ici revisité à la sauce slave, on frise la transe. Pas besoin de réfléchir, les jambes s’actionnent toutes seules. En bon catalan, Llugs prend à son tour le micro et use de cette emphase mélodramatique qui vous hérisse les poils sur tout le corps… Là où la Caravane Passe, vos pieds trépassent ! » RFI - 16 Mai 2006

« Blues, polka et tango balkanique, ce road movie musical déjanté nous fait le coup du blues mutant et tzigane : la rythmique de Tom Waits alliée à un chant à la fois hurlé et yodé. C’est complètement foutraque et pourtant terriblement bien en place. Sauf que chez eux tout est faux, sauf le talent et l’envie de faire la fiesta ! Originaires de Plechti, un village qui n’existe que dans leurs Balkans imaginaires, ces cinq Nordistes ont développé leur concept du Vrai-Faux Mariage judéo-tzigane où apparaissent clowns, jongleurs, acrobates et musiciens… pendant qu’ils jouent comme des dératés. Audios et vidéos en écoute sur leur excellent site qui donnent envie de chiper leur cd et d’assister à leur alternateufs de folie.» LONGUEUR D’ONDE - Eric Nahon n°33 hiver 05/06

http://www.lacaravanepasse.com/accueil.htm

 

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Jazz-Passion, octobre 2007.


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Yves Carini

Voix

La musique retourne toujours à la musique… Dès l’enfance, Yves Carini est familiarisé avec les univers les plus variés : la chanson d’Yves Montand (son père a composé pour lui), le jazz de Django Reinhardt et de Stéphane Grappelli, l’école impressionniste française. Il en retire très vite l’idée que l’émotion musicale franchit, à toutes les époques, les barrières et les styles. Mais déjà, il recherche d’autres sonorités, d’autres approches rythmiques, plus actuelles, et découvre pêle-mêle, dans la frénésie des années 80, Al Jarreau, George Benson, Earth Wind and Fire, Michel Jonasz ou encore l’élégance superbement cross-over de Quincy Jones.

Swinguer une mélodie, faire chanter les rythmes, telle est la conception qu’il se forge à leur écoute et qu’il ne cessera d’approfondir jusqu’à aujourd’hui. Complet autodidacte, il se lance dans la composition tout en faisant remarquer, lors de passages impromptus dans de nombreux clubs, la fraîcheur et la vivacité de son chant qu’il peaufine par ailleurs avec Guislaine Delassus. Avide de rencontres, très conscient des exigences de la production musicale, il n’hésite pas à présenter son travail aux professionnels les plus reconnus qui l’encouragent avec enthousiasme: Richard Galliano, Mike Lanaro, Pierre Papadiamandis, compositeur attitré d’Eddy Mitchell et pourvoyeur de thèmes pour les plus grands (dont le regretté Ray Charles), Bernard Arcadio, pianiste et arrangeur pourtant très sollicité (Henri Salvador, Dee Dee Bridgewater, Jacques Dutronc).

Premier Album : « Un été parisien »
Rigoureux autant que charmeur, attentif au moindre détail, Yves Carini met alors progressivement au point un projet, une équipe, un « sound » en tandem avec le pianiste arrangeur et producteur danois Niels Lan Doky. Loin des avatars de la variété jazzy, il puise à l’esprit du jazz américain sa pulsation, sa finesse d’arrangement : c’est « Un Eté Parisien », premier album sur lequel Yves Carini est accompagné par les jazzmen les plus prestigieux (le batteur Jeff Hamilton, le contrebassiste Pierre Boussaguet, Ulf Wakenius, guitariste d’Oscar Peterson), séduits par ce jeune chanteur français.

Le succès est au rendez-vous : la presse est unanime, les opportunités de se produire sur les scènes françaises (Festival de La Rochelle, le Petit Journal Montparnasse...), européennes (festival de Liège) et mondiales (Festival international de Dubaï où Yves Carini partage l’affiche avec Kool and the Gang ou Jean-Luc Ponty) se multiplient, confirmant que en « live » le chanteur est aussi performant qu’en studio !

Nouvel album : « Midnight Rendez-Vous »
Fort de ces expériences, Yves Carini entreprend d’exprimer la diversité des musiques qu’il aime et la gamme de ses émotions. Nouveau projet, projet mûri, projet personnel et collectif.
Yves Carini s’installe dans la nouvelle scène française en imposant de sacrées mélodies toujours aussi « catchy » et mélodieuses (pas moins de 3 single : « Nos amours clandestines » « La petite fille de Shangaî » et « Sous un autre ciel ») en y apportant une touche Jazz : sa voix sensuelle, son phrasé swinguant, ses arrangements West coast, la crème des jazzmen français.
Avec le soutien de la très talentueuse pianiste-arrangeur Carine Bonnefoy et la collaboration unique de Philippe Saisse, célèbre producteur français installé aux USA, il met au point son deuxième album – « Midnight Rendez-Vous » –, pièces dépouillées, aux images superbement dosées comme « La Petite Fille de Shanghaï » en duo, groove funky, parties cuivrées, scats insolents d’aisance et de justesse, balades plus cool toujours élégantes, Yves Carini ne confirme pas seulement son talent, il surprend et bouscule les clivages .

 

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Frank Carlberg

Piano, Composition

Il s’intéresse depuis longtemps à la poésie d’écrivains américains du vingtième siècle qu’il intègre à sa musique. Il oriente particulièrement sa recherche vers l’intégration de la voix humaine dans le contexte du jazz moderne ; ce qui est la base de son travail compositionnel.

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Larry Carlton

Guitare

Larry Carlton's own musical story began in Southern California. He picked up his first guitar when he was only six years old. He was introduced to jazz in junior high school after hearing The Gerald Wilson Big Band album, Moment of Truth, with guitarist Joe Pass. Larry then became interested in Barney Kessel, Wes Montgornery and the legendary blues guitarist B.B. King. Saxophonist John Coltrane was also a major influence on Carlton, beginning with Coltrane's 1962 classic Ballads.

In 1968 he recorded his first LP, With A Little Help From My Friends (Uni). The enthusiastic industry response garnered him a place among jingle singers The Going Thing, recording on camera and radio commercials for Ford. Mid-season in his second year, he segued to Musical Director for Mrs. Alphabet, an Emmy-nominated children's show on the same network. It was here that Carlton showcased his acting skills, performing as the show's co-star, "Larry Guitar."

Calls began to increase significantly as Carlton gained distinction for the unmistakable and often imitated "sweet" sound he delivered with his Gibson ES-335. He also broke new ground with his new trademark volume pedal technique, eloquently displayed in his featured performance on -Crusader One with legendary jazz/rock group The Crusaders in 1971. Joni Mitchell's Court and Spark album, the first record she made with a rhythm section, displays his distinctive Technique - a style Mitchell referred to as "fly fishing."

During his tenure with The Crusaders (through 1976), Carlton performed on 13 of their albums, often contributing material. In 1973, Carlton released his second solo project, SinginglPlaying, on Blue Thumb Records - aptly titled, as he not only played guitar, but also performed vocals on eight tracks. Carlton's demand as a session player was now at its zenith, he was constantly featured with stars from every imaginable genre, ranging from Sammy Davis, Jr., and Herb Alpert to Quincy Jones, Paul Anka, Michael Jackson, John Lennon, Jerry Garcia and Dolly Parton. At the same time, he was still performing more than 50 dates a year with The Crusaders.

Before he transitioned completely to a solo career, Carlton became one of the most in-demand studio musicians of the past three decades. Carlton's catalog of work includes film soundtracks, television themes and work on more than 100 gold albums.

Ultimately, Carlton began scaling back his session work substantially, while continuing to perform and record with the Crusaders. He shifted his emphasis to the challenges of arranging and producing, and built his own studio-Room 335-in his home. During this period he arranged and produced projects for Barbra Streisand, Joan Baez and Larry Gatlin, as well as producing and co-writing the theme for the hit sitcom Who's The Boss and co-writing (with Michael Columbia) and arranging the acclaimed movie soundtrack for Against All Odds.

As his association with the Crusaders began to draw to a close, Carlton signed with Warner Bros. Records in 1977. Between '78 and '84, Larry recorded six solo albums for Warner Bros. Records: Mr. 335: Live In Japan, Friends; Eight Times Up; Sleep Walk; Strikes Twice; Larry Carlton. The latter self-titled album was released hot on the heels of his debut session with rock supergroup Steely Dan. Rolling Stone magazine lists Carlton's tasty ascent on Steely Dan's Kid Charlemagne as one of the three best guitar licks in rock music.


With more than 3000 studio sessions under his belt by the early 1980s, Carlton had picked up four Grammy nominations. In addition to winning a Grammy (`81) for the theme to "Hill Blues" (a collaboration with Mike Post), he also was voted NARAS's "Most Valuable Player" for three consecutive years. NARAS then named him "Player Emeritus" and retired him from eligibility.

In 1985 he was approached by the newly formed MCA Master Series to consider doing an acoustic jazz album. His first release for the new label was Alone, But Never Alone, a consensus No. 1 album on the Radio & Records and Billboard Jazz charts. The twelve months of 1987 brought some of the biggest highlights in Carlton's solo career. In addition to winning the Grammy for "Minute by Minute," Carlton received a Grammy nomination for "Best Jazz Fusion Performance" for his live album Last Nite. Coming off of the success of two acoustic albums and one live album, Carlton was on a hot streak and entered the studio to work on his next project, On Solid Ground. The all-electric project was nominated for a Grammy in 1989. The release of On Solid Ground came almost one year after Carlton was brutally shot in a random act of violence outside his Los Angeles studio.

In 1990, MCA acquired GRP Records and placed their jazz artists under the GRP moniker. Immediately, GRP issued a greatest hits package of Carlton’s work on MCA, called Collection. In 1991, Carlton entered the studio to record a blues-based album with John Ferraro, keyboard man Matt Rollings, bassist Michael Rhodes and harmonica player Terry McMillan. Interrupted by label and consumer demands for another jazz offering, Carlton temporarily shelved what would become Renegade Gentlemen and recorded and released Kid Gloves in '92. A pop-oriented Jazz collection of lilting acoustic ballads and biting electric workouts, the album marked the first time Carlton had included both acoustic and electric tracks on a single solo project.

In between touring, Carlton resumed work on the bluesy Renegade Gentlemen. Taking the original six tracks to Nashville (his first time to record in that city), and joining up once again with Michael Rhodes and Terry McMillan, plus drummer Chris Layton (from Stevie Vaughan's band Double Trouble) and keyboard wizard Chuck Leavell, he recorded four tracks, plus did additional production and mixing on the blues rocker in time for a '93 release.

Carlton toured extensively that year and the next with jazz superband Stanley Clark And Friends (Stanley Clark, Larry Carlton, Billy Cobham, Deron Johnson and Najee). The quintet released Stanley Clark and Friends Live A t The Greek in '94.

Larry & Lee, Carlton's 1995 collaboration with guitar great Lee Ritenour, garnered him his eighth Grammy nomination. This was followed by The Gift in '96 and Larry Carlton Collection Volume 2 in '97. That same year, his virtuosity and reputation secured him a place in the crum-topping award-winning Warner Bros. Records' group Fourplay, when member Lee Ritenour left to head his own label. Carlton doubled the fun by signing to Wamer Jazz as a solo artist at the same time. Since then he has released two albums with Fourplay: 4 in '98 and a refreshingly different Christmas album, Snowbound, in October '99. 1999 also brought Larry Carlton his very own spot on Hollywood's prestigious Rockwalk. On June 3, he was inducted along with Joe Satriani, Steve Vai and Jimmie Vaughn.

The year 2000 starts with Carlton putting his singularly superb fingerprints on the new millennium with his star-studded solo release on Wamer Bros. Records, Fingerprints. Utterly unique, Larry Carlton has set a standard for artistry that spans three decades (and two centuries) and he is undoubtedly destined to leave his mark on jazz, blues, pop and rock for the foreseeable future...

 

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Alain Caron

Alain Caron
Otmaro Ruiz
Franck Gambale

Alain Caron was playing the bass professionally in Québec bars at age 11. Upon completing the 8th grade, he embarked upon his first Top 40 tour of the province. At 15 he discovered the music which would soon become his life’s passion - jazz. He taught himself how to play by listening and learning, following correspondence courses, and eventually attended the Berklee College of Music.
Opportunity knocked in 1977 when he met the Michel Cusson Group. At last, Caron found himself in the company of like-minded musicians - ones who could appreciate and respect jazz and the roots of jazz, as well as looking ahead to the future with open minds. With UZEB he found himself on world tours and with albums on the hit parade: pretty heady stuff...
Caron soon developed a reputation as a master electric bassist, a virtuoso on the 6-string bass. Not surprisingly, as he became more and more known as a player of some repute, he began to give master classes - at home in Québec, or abroad in France, Spain, Germany or the US - all places the erudite bassist has either toured, taught or recorded in. He is the proud owner of over 20 basses, many of them custom-built and highly sophisticated technically. In the last few years, he has chosen the solo route; writing and producing his own music for Le Band - and taking it on tour to ever appreciative audiences around the world.“One of the best bass players in the world” Bass Player Magazine, 96, USA
“The virtuoso...begins his French tour today; an exceptional invitation as he’s unanimously considered one of the best bass players in the world”, (translation), Reims/Loisirs/Cinéma/Théâtre/Expos, November 95, France
“You can’t describe the style of Alain Caron without speaking of high virtuosity” (translation), Gitarre & Bass, February 97, Germany
“He’s a real jazzman, an outstanding sideman, he plays with the best...(a) virtuoso”, (translation), La Presse, September 95, Canada“ Alain Caron and Michel Donatohave proved themselves...to be remarkably extroverted and exciting soloists..superior bassists....an attractive, mellifluous manner..”, The Globe & Mail, April 92, Canada 

 

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James Carter

Sax

James Carter a déboulé dans le jazz des années 90 comme une comète inattendue. Personne ne s'attendait à voir surgir un saxophoniste d'une telle virtuosité, possédé par une rage de jouer comparable à celles de Parker, de Coltrane ou d'Albert Ayler.

Très cultivé, passionné par l'histoire du jazz, mais naïvement arrogant et un peu brouillon, James Carter n'a rien à voir avec les ''revivalistes'' érudits comme Wynton Marsalis et ses disciples, qui s'efforcent de faire du jazz une nouvelle musique classique. Il y a en lui l'amour du ''free'', un brin de folie, une mégalomanie qui agacent et forcent l'admiration. Pour le comprendre, il suffisait d'aller chez lui, à Détroit, ville sinistrée qui résume tous les paradoxes du rêve américain. Près des usines en ruines de General Motors, on y trouve encore des clubs de jazz aussi passionnants que ceux de Kansas City à l'époque du swing, reconstitués dans le film d'Altman dont James Carter est l'un des héros... Chez lui, la joie de jouer, l'amour des saxophones qu'il collectionne comme des jouets, cette frénésie que James Carter emporte partout avec lui, tout cela devient simple, évident comme un acte de survie. On suivra James Carter à New York, où tente de l'accompagner une pianiste japonaise ébahie, en Europe où son quartet s'est imposé comme l'un des groupes les plus cohérents que le jazz ait connu depuis longtemps. On pourra peut-être comprendre dans ce film ce qui fait que dans les années 90, un jeune noir américain, plus ambitieux que frimeur, exceptionnellement doué, a préféré devenir jazzman que rapper.

1969. Naissance à Detroit 1985. Premier concert avec le Wynton Marsalis Quintet 1988, Débuts à New York, avec le NewYork Organ de Lester Bowie. 1990. Installation à New York, 1993. Premier enregistrement en leader, « J.C. on the Set ». 1995 : « The Real Quiet Storm ». 1996 : « Conversin with the Elders », avec Buddy Tate, Lester Bowie, Hamiett Bluiett, Harry « Sweets » Edison. Participation au film Kensas City de RobertAltman (dans le rôle de Ben Webster). 1998 : « In Carterian Fashion ». 2000 : « Chasin the Gipsy » et « Layin in the Cut » (Atlantc/WEA).

James Carter a déboulé dans le jazz des années 90 comme une comète inattendue. Personne ne s'attendait à voir surgir un saxophoniste d'une telle virtuosité, possédé par une rage de jouer comparable à celles de Parker, de Coltrane ou d'Albert Ayler.

Toujours prompt à s'enflammer pour un nouveau talent, sans cesse à l'affût d'un successeur aux légendes qui ont forgé son histoire, le monde du jazz tient là son nouvel héros. La publication simultanée de deux albums rayonnants, pourtant très contrastés, l'un en hommage à Django Reinhardt, l'autre dans une veine électrique, propulse cet été le jeune saxophoniste James Carter au premier plan. Mannequin à l'occasion (pour la campagne Nautica), adepte des belles fringues de grandes marques, élégant, un peu poseur, ce natif de Detroit a surtout pour lui, et il le sait, un potentiel à la mesure de ses ambitions.

Quantité de nouveaux musiciens sont apparus dans les années 90, dans le sillage de Wynton Marsalis, souvent très brillants, enthousiastes, ravivant la Gamme d'un jazz un peu défaite par les années rock et la fusion. Joshua Redman, Roy Hargrove, Marcus Roberts sont aujourd'hui les confirmations les plus significatives de cette nouvelle vague. Mais, à 30 ans, James Carter possède juste ce plus, cette assurance parfois proche de l'arrogance qui annonce la future star parmi les bons, et même les très bons. Miles Davis à son époque, sans être le meilleur trompettiste en activité, donnait constamment l'impression de s'extraire du lot, avec cette posture, cette distance qu'il prenait soin d'entretenir. Chez James Carter, la maîtrise musicale tient lieu de point d'ancrage.

L'héritage de ses prédécesseurs lui sert de tremplin
Avant que ne paraisse son premier album en 1993 - il avait 23 ans -, la rumeur se répandait déjà de New York à propos de ce ténor au son rageur, capable de tout jouer avec style. En 1985, alors qu'il n'a pas 17 ans, Wynton Marsalis l'invite à rejoindre son quintet plusieurs soirs. Les anciens s'empressent de l'engager. À commencer par les plus free, Lester Bowie, Julius Hemphill, qui voient - entendent - en lui une réponse à la vague néoclassique de ceux que l'on appelle alors les Young Lions. En 1990, James Carter participe au spectacle monté par la compagnie de Bill T. Jones, Last Supper at Uncle Tom's Cabin. « J.C. on the Set », son premier enregistrement, imprime d'emblée l'image d'un saxophoniste surdoué, démonstratif mais très juste dans ses choix, dans sa façon d'appréhender l'héritage de ses prédécesseurs et de s'en libérer. James Carter se présente sans cette inhibition qui caractérise souvent ses pairs, chez qui la référence à la tradition finit par étouffer la personnalité.

On le sait déjà capable d'autorité dans les endroits où le jazz demande le plus de talent : la ballade, le swing et l'improvisation, bien sûr. « Gosse, mes parents m'ont inculqué une forme de discipline vis-à-vis de la musique. Mes frères et sœurs jouaient eux aussi. Puis j'ai eu la chance d'avoir pour professeur un homme très ouvert, très pluraliste.» À Detroit où il grandit, James Carter écoute aussi le funk de Parliament, du reggae. Des heures durant il travaille les chorus voluptueux de Don Byas, se passionne pour les élucubrations furieuses d'un Sun Ra, pour la finesse des arrangements d'Ellington et surtout saisit le lien qui unit ces expressions dissemblables seulement dans les apparences. D'une érudition étonnante - il reconnaît dès les premières notes le son de ses devanciers, le morceau interprété ; il peut même dater la séance d'enregistrement et citer tous les participants -, James Carter est aussi une sorte d'explorateur. Il collectionne les instruments, en possède plusieurs dizaines, pratique les saxophones baryton, basse et récemment mezzo, pourtant tombés en désuétude. « Ce sont un peu des monstres. Mais une fois que l'on fait abstraction de leur forme, que l'on se donne la peine de les apprivoiser, je crois qu'ils permettent de trouver des sonorités particulières. Ce ne sont en tout cas pas des gadgets pour moi, comme j'ai pu le lire.» Le saxophone basse, le premier jamais produit, réputé difficile à maîtriser, à la tonalité profonde, -visuellement impressionnant, massif, dissuade souvent ceux qui s'y attaquent- James Carter en tire pourtant des sons d'une étonnante souplesse, efface la supposée raideur de maniement de ce long enchevêtrement de tubes et de clés métalliques. « Quant au F-mezzo, je l'ai acheté sur Internet. Il se situe entre l'alto et le soprano. On le fabriquait seulement sur commande. Au moment de la dépression de 1929, les manufacturiers abandonnèrent sa fabrication pour se consacrer à la seule production des saxophones ténor, alto et baryton, les plus répandus.»

Plus que la technique particulière requise pour jouer de ces instruments, James Carter semble vouloir se créer de nouveaux repères, remettre en question la mécanique inhérente à la pratique quotidienne d'un seul cuivre. Derrière sa prestance, son apparente facilité, le musicien se fixe régulièrement de nouveaux challenges. Aborder simultanément deux projets discographiques aussi éloignés que le sont ses albums de l'année 2000 participe de cette introspection forcée, sans violence apparente, à laquelle il se soumet régulièrement. « En fait, pour marquer l'entrée dans le nouveau millénaire, explique-t-il, je voulais proposer deux axes de travail très différents, tant dans l'esthétique que dans l'approche."

 

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Jazz-Passion, août 2006.


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Rosanne Cash

Chant, Guitare

Rosanne Cash is a Grammy-winning singer and songwriter. Her eleven record albums, released over the last twenty years, have charted eleven number-one singles. She has earned numerous accolades for songwriting and performance.

Cash recorded her first US album, Right Or Wrong, in 1979. In the following 10 years, Cash released Seven Year Ache, which yielded both country and crossover hits, Rhythm and Romance, a widely-acclaimed fusion of country and pop and King's Record Shop, which generated four number one singles. She was named Billboard's Top Singles Artist in 1988. The early 1990s saw the release of the critically-acclaimed, highly personal albums Interiors and The Wheel. 10 Song Demo, a stark, minimally-produced "home" recording, was released in 1996.
Cash's new recording, Rules of Travel, was released in March 2003.

Her first book, Bodies of Water (Hyperion, 1995), received widespread critical acclaim, as did her children's book, Penelope Jane: A Fairy's Tale (HarperCollins, 2000). Her essays and fiction have appeared in The New York Times, Rolling Stone, The Oxford-American, New York Magazine, and various other periodicals and collections.
Rosanne Cash lives in New York City with her husband, John Leventhal, and her children.

 

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Jazz-Passion, août 2006.


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Christophe Castel

Trombone

Médaillé des conservatoires de Nîmes et de Montpellier, il est aujourd'hui professeur et directeur de l'école de musique du VIGAN (30). Depuis 86 il participe à diverses Harmonies régionales et départementales, divers Opéras (Toulon, Dijon), divers Big Band (Sète, Vauvert, Nîmes)... Il a joué avec plusieurs groupes régionaux comme FATAL MAMBO, l'orchestre EMIL GARY ou les Méditerranéens... Et des fanfares de rues (Musique de la rue ou les Tétaclacks...) Accompagnements de nombreuses stars du showbiz : DAVE, NICOLETTA, Les PLATTERS, DELAGRANGE, D. GUICHARD, le groupe IMAGE... Aujourd'hui il joue au pupitre de baryton, trombone et euphonium avec le LATINUS BRASS BAND, de la musique traditionnelle avec COLA ANTIQUA et inaugure son 1er disque de Jazz avec le Quintet FOURMENT.

 

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Jazz-Passion, octobre 2007.


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Tommy Castro

"The blues is in good hands. When someone has the right intentions, with sincerity, you can never go wrong. This is the person who has the voice, the sound, and the intentions to touch everybody's heart." - Carlos Santana

"A gifted lead guitarist firmly in touch with his lyrical voice, Castro writes an alluring blend of straight ahead blues and Memphis-style soul. While he has his own definable sound, Castro calls to mind great blues-rock players such as Billy Gibbons of Z.Z.Top, Stevie Ray Vaughan and even Duane Allman." - Blues Revue

Tommy Castro just won BluesWax Blues Artist of the Year 2006 with a record number of first place reader votes. Meanwhile his new CD, Painkiller, is charting on the Billboard Blues Charts. BluesWax is a weekly internet publication with nearly 100,000 subscribers. Publisher Chip Eagle said, "I love Tommy Castro and I'm very happy our readers selected him. There are few artists as deserving as he is. He gives everything to his fans, never puts on a bad show, and has one of the best blues bands in the world." Tommy just finished headlining the Legendary Rhythm & Blues Revue tour with guests Ronnie Baker Brooks, Deanna Bogart, and Magic Dick with more dates to come. The package is named after the Legendary Rhythm & Blues Cruise which sails the Caribbean every January. BLUESWAX

Tommy Castro will release his new CD, Painkiller on January 30. The album features nine new Tommy Castro original songs with Tommy and the band sharing the spotlight with special guests Coco Montoya, Angela Strehli, David Maxwell and Teresa James. The CD was produced by John Porter, who has previously spearheaded projects with Santana, Los Lonely Boys, B.B. King, Elvis Costello and Keb Mo. Painkiller is the follow up CD to Soul Shaker, which spent 19 weeks in the Billboard Blues Charts and was nominated for a Blues Music Award. Tommy Castro is currently nominated for Blues Wax Artist of the Year Award and will be touring worldwide in support of the new release.

Du jour où Tommy Castro et son groupe ont commencé à jouer leur mélange si particulier de blues, de soul et de rock en 1991 dans la région de la baie de San Francisco, les fans ainsi que les critiques ont toujours été autant séduits par son formidable talent de compositeur que par ses prestations scéniques explosives.

Blues Revue, l'une des principales publications de blues Américaines a écrit : " l'énergie et le charisme de Castro vous sautent littéralement à la figure ! ". Pour sa part, Musician Magazine disait à propos de ce natif de San Jose en Californie : " Castro devrait devenir une star ", tandis que Playboy s'épanchait dans les termes suivants : " admiré pour sa virtuosité à la guitare, Castro balance un peu plus de rock et deux pincées de soul dans son mix de blues ! Il possède la voix, le groupe et le jeu de guitare pour réussir son coup ".

Reconnu comme l'une des attractions scéniques les plus convaincantes du moment (il est devenu aux États-Unis une composante indispensable du circuit des clubs et de celui des festivals, tournant avec des artistes comme B.B. King, Robert Cray, Jonny Lang et le regretté John Lee Hooker), le Tommy Castro Band a également démontré ses capacités en studio à travers quelques albums hautement considérés et d'incessantes programmations sur les ondes de centaines de radios à travers les États-Unis et dans le reste du monde. En fait, aussi bien " Right As Rain " que " Live At The Fillmore " ont flirté plusieurs semaines avec les premières places du classement du prestigieux hit-parade blues du Billboard.


" Guilty Of Love ", son premier album pour 33rd Street Records, le nouveau label créé par la chaîne de magasins Tower Records, s'annonce comme son meilleur à ce jour. À juste titre, Tommy est particulièrement fier de son contenu et de son énergie : " En préparant cet album, je voulais me concentrer essentiellement sur la qualité des compositions. Ainsi pour ce projet, j'ai eu l'opportunité de travailler avec quelques grands compositeurs. Jimmy Pugh, notre producteur, qui est lui-même un musicien talentueux (c’est le clavier de Robert Cray), m'a aidé a tiré le maximum de chaque chanson. Chaque membre du groupe a mis tout son cœur, son âme et un peu de lui-même dans cet album ! Nous avons vraiment pris notre pied à faire ce disque, et j'espère que notre public ressentira cet enthousiasme ".

La chanson-titre, à laquelle participe John Lee Hooker, donne, pour Tommy, une valeur sentimentale additionnelle à cet album. Il l’a enregistré dans la maison de John Lee à Los Altos, en Californie, quelques semaines avant sa mort. Comme le dit Tommy, " enregistrer avec John Lee fut l'une des expériences les plus incroyables de ma vie. Au cours des derniers mois, nous avions beaucoup tourné en sa compagnie et j'avais fini par l'admirer comme être humain aussi bien que pour la véritable légende vivante du blues qu'il était. Je ressens une très grande gratitude pour ce cadeau qu'il m'a laissé ".

Les sources musicales de Tommy sont profondément imprégnées de l’influence de bluesmen comme Eric Clapton, Buddy Guy et Freddie King, ainsi que de chanteurs tels qu’Otis Redding, Wilson Pickett et James Brown, et il travaille sans arrêt à préserver aussi bien leur héritage que sa propre intégrité. Cette approche respectueuse des maîtres lui a permis de toucher une corde sensible au sein de la communauté blues. Pour illustrer cela, il suffit de dire que B.B. King a choisi le Tommy Castro Band, et ce pour la seconde année consécutive, pour assurer la première partie de son Blues Festival 2001 Tour. L'année dernière, il faisait équipe avec B.B. King, Buddy Guy et Susan Tedeschi et cette année avec B.B. King, Buddy Guy et John Hiatt.

Alors que le Tommy Castro Band rentre dans sa deuxième décade, il a d'ores et déjà obtenu quelques succès significatifs. " Exception To The Rule ", " Can't Keep A Good Band Down " et " Right As Rain ", les précédents disques du groupe, se sont régulièrement classés en haut des charts de blues Américains. Le vote des lecteurs du magazine Blues Revue a désigné " Right As Rain " comme l'un des 40 meilleurs albums de blues de tous les temps, tandis que des magazines et des journaux nationaux faisaient référence à Tommy comme " le vrai bon truc" (“the real deal”), que leur propos concerne ses disques ou ses impressionnantes prestations scéniques.

Carlos Santana déclarait récemment " le blues est entre de bonnes mains. Tommy possède la voix, le son et les intentions justes pour toucher le cœur de n'importe qui ". Avec " Guilty Of Love ", il continuera de le faire pour encore très longtemps… !

 

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Jazz-Passion, mars 2007.


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Ceux Qui Marchent Debout

THE JAKPOT – NOUVEL ALBUM – SORTIE FÉVRIER 2007 – DISTRIBUTION NOCTURNE

Pas fâchés de s’être vu affublés, un jour par un journaliste connaisseur, de «meilleur groupe de funk français du monde», Ceux Qui Marchent Debout récidivent avec cet album, baptisé sans aucune forfanterie : The Jackpot !

Ceux Qui Marchent Debout (CQMD pour les initiés) malaxent un funk incroyable en plongeant certains de leurs titres dans un bain électrique où la batterie electronique et les effets spéciaux donnent un coup de boost inattendu pour une formation acoustique. Les instruments restent les mêmes, seul le traitement qu’ils leur font subir permet d’aller visiter d’autres univers et d’amener les voix sur le devant de la scène. Groupe live par excellence, là aussi ce sont les vrais connaisseurs qui le disent, CQMD se permettent de glisser au milieu de cet album funk un ou deux ovni musicaux qui flirtent avec le rock ou la polyrythmie.

Au royaume de la fête, Ceux Qui Marchent Debout sont rois ! Au son du funk, du ska ou de la salsa, cette fanfare entraîne son public (consentant) dans de joyeux délires musicaux. Et pas que sur scène.

C'est en 1992, autour d'un trompettiste toulousain, Androuze, que se forme une fanfare de musiciens parisiens toujours prêts à enflammer un bar ou une fête. Inspirés d'une bande dessinée, ils prennent comme nom Les Fils de Crao. Puis de bar en bistrot, de bistrot en fête de rue, la fanfare se forge une petite notoriété. Androuze quitte la formation et laisse sa place à un nouveau trompettiste. Le groupe est alors définitivement constitué de six membres, six musiciens fous et inspirés : Bruno "Proto" Gautheron à la trompette, Sylvain "Tub" Lacombe au trombone, Serge "Roufi" Calka à l'hélicon, Eric "Tafani" Dubessay à la caisse claire et au chant, Cyril "Vich" Noacco à la grosse caisse, et Bruno "Grand" Clark au banjo. Ce dernier avait déjà produit un album avec Malka Family en 90 et co-créé le label Patate Records.

Leur répertoire ? Tout ce qui swingue, tout ce qui groove, tout ce qui bouge. De la soul de James Brown au funk de George Clinton en passant par les maîtres du ska, Desmond Dekker, les Skatalites, ou encore les fanfares funk de la Nouvelle-Orléans tel le Dirty Dozen Brass Band, toutes les influences se bousculent dans l'univers de la fanfare parisienne. Plutôt porté vers le mouvement et le contact direct, et de plein pied avec le public, le groupe décide de scinder la batterie en deux afin que chaque membre puisse se tenir debout et surtout se déplacer. C'est ainsi qu'en 1994, lorsqu'ils décident de changer de nom pour cause d'homonymie avec un autre groupe, c'est tout naturellement qu'ils prennent le nom de Ceux Qui Marchent Debout.

On les voit alors plutôt dans les bars et dans les manifestations de rue, toujours très près de la foule qui raffole de ces six musiciens dont le sens de la fête dépasse la moyenne autorisée. Outre des reprises, ils composent également de plus en plus de titres chantés ou instrumentaux et se constituent petit à petit un répertoire propre. Pour se consacrer entièrement à la musique, ils montent une association, obtiennent une licence d'entrepreneur de spectacle, puis à la même époque rencontrent leur agent qui les accompagne désormais dans une aventure qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Depuis 1994, la liste de leurs concerts, de leurs participations à des festivals, de leurs apparitions parfois surprises dans des fêtes, des manifestations culturelles en tous genres, et toujours dans la rue, leur aire de jeu favorite, est de plus en plus longue. Soul, funk, rythmes latinos, africains ou parisiens, la musique coule à flots et partout où ils passent, il est impossible de rester assis.

En juillet 1995 au Bataclan de Paris, ils partagent une de leurs premières grande scènes avec le bassiste funk américain Bootsy Collins dont ils assurent la première partie. Puis dans un bar du quartier de la Bastille, ils sont repérés par le réalisateur Cédric Klapisch qui leur commande un titre pour son prochain film.

Le grand public les découvre en 1996 à la télévision lors de la Cérémonie des Molière (récompenses du théâtre français). Ils ouvrent la soirée en faisant une entrée remarquée dans le théâtre du Châtelet par le fond de la salle et en interprétant le titre qu'ils ont justement écrit pour "Chacun cherche son chat", le film de Cédric Klapisch, "Food for love". Le film sort en avril 96.

Puis les tournées s'enchaînent et en 96, Ceux Qui Marchent Debout sont partout. Le 9 mars, ils font un tour par le Café de la Danse à Paris. En avril, ils jouent au festival de jazz d'Albi dans le sud de la France et au Festival du Printemps de Bourges, puis pour la Fête de la Musique le 21 juin, ils participent à la soirée RFI au Divan du Monde à Paris. Début juillet, ils passent au Festival de Jazz de Montréal au Canada. Le 15 juillet, on les retrouve aux Francofolies de la Rochelle sous le Magic Mirrors, superbe petit chapiteau itinérant datant des années 20. Ce lieu convient parfaitement à la fanfare puisque le groupe est presque au même niveau que le public qui les entoure.

Début novembre, sort leur premier album, "Debout". Entièrement signé Ceux Qui Marchent Debout, les quatorze titres de l'album sont réalisés par le producteur anglais Andy Lyden qui s'est illustré auparavant avec le nigérian Femi, le jamaïcain Lee Scratch Perry, ou les français des Têtes Raides. Les critiques sont excellentes et le titre extrait de l'album, "La Mayo" est assez largement diffusé sur les radios. La même année, outre la bande originale du film de Cédric Klapisch, on les trouve également sur une compilation de Ska, "Let's skank", sous le label Patate Records.

Après un passage au Festival du Vent de Calvi en Corse, puis une tournée de dix jours sur l'île de la Réunion, Ceux Qui Marchent Debout s'installent au théâtre de l'Européen à Paris du 29 octobre au 10 novembre. Dans une chaude ambiance, le public est accueilli autour du bar et au son du groupe qui assure la première partie, Los Sombreros. Une fois que les festivités sont alors bien entamées, la fanfare démarre deux heures de groove déchaînées et mémorables.

Enfin, le 26 novembre, Ceux Qui Marchent Debout font la première partie du groupe français funk FFF à l'Olympia.

L'année 1997 démarre au Midem de Cannes (Marché International du Disque et de l'Edition Musicale) où le groupe est repéré par l'équipe d'EMI qui décide de racheter l'édition de leur premier album et de les faire signer sur le prestigieux label anglais. Toujours au MIDEM, la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs) décerne un des Prix Talents 97 à Ceux Qui Marchent Debout.

Puis, parmi les innombrables dates de leurs concerts à travers la France et l'étranger, on peut noter une participation au Festival du Film Policier de Cognac début avril 1997. Peu de temps après, ils s'envolent au Festival International de Lafayette en Louisiane où ils plongent aux racines mêmes des fanfares à l'américaine, Brass Bands et autres Marching Bands. Ils font aussi un malheur en Afrique lors d'un séjour à Lagos au Nigeria, puis au Sénégal.

Le 21 juin, pour l'annuelle Fête de la Musique en France, ils sont à Blois, avant d'envahir les festivals de l'été. En juin, on les trouve en Suisse au Festival Open Air de Saint Gallen. En juillet, ils mettent le feu au Festival de la Côte d'Opale dans le nord de la France, puis au Festival de Jazz de Montréal et au Festival d'Eté de Québec. Fin août 97, retour en Bretagne pour les Jeudis du port de Brest le 28, puis à Nantes pour les Rendez-Vous de l'Erdre.

Au cours de l'hiver 97-98, Ceux qui marchent debout réintègrent les studios pour enregistrer leur deuxième album qui sort en fanfare (!!) le 5 juin 1998. C'est sous un nouveau label, 109, que paraît "Your Boddy", un album avec plus de textes que le précédent. Pour inaugurer la sortie, le groupe fait la fête au Trianon le jour même de la sortie avec un concert très chaud. Puis l'été arrivant, ils tournent à travers la France et écument les festivals. On les retrouve également au Canada du 1 au 6 juillet pour le festival de jazz de Montréal puis de Québec.

Après une période vacances, on retrouve CQMD sur les routes de France jusqu'à la fin de l'année avec un passage au New Morning à Paris le 5 novembre. En avril 99, ils sont aux États-Unis, à Houston d'abord, puis à Lafayette en Louisiane pour deux concerts mémorables durant lesquels la formation embrase le public déjà surchauffé de ce Festival francophone.

Toujours sur la route, le groupe sort un nouvel album en 2001, " Funky Stuff in a Reggae Style". Les références se renouvellent en naviguant entre ska et vieux reggae. Fela, James Brown et même Ravel font partie du voyage. Ils tournent une bonne partie de l'été en particulier sur les festivals comme Solidays à Paris en juillet ou le festival de jazz de Marciac en août. Ils sont annoncés à l'automne pour quatre dates au Trabendo à Paris.

Que ce soit en acoustique dans la rue ou amplifiés en concert, les membres de la fanfare funky-soul-latino-reggae-rap parisienne, dans leurs costumes de scène orange, explosent sur toutes les scènes qu'ils croisent et oxygènent avec talent et énergie un vaste répertoire musical.

Août 2001 copyright ©RFI Musique


Ceux Qui Marchent Debout nous proposent une fusion entre l’esprit groovy du funk, la rage du rock et le rythme hypnotisant des musiques électroniques. Sans nul doute leur musique est fédératrice, désinhibée et souvent engagée. Musiciens et ins¬truments sont comme possédés : explosion des cuivres, banjo endiablé, voix entêtantes : explosion sonore !
Groupe live par excellence, leurs prestations sont festives, dé¬chaînées, faites pour Ceux Qui Dansent Debout sur des musi¬ques de qualité.
Pour conclure en beauté la tournée 2007, Ceux Qui Marchent Debout proposent 2 concerts exceptionnels avec quelques surprises et un warm-up CQMD à partir de 19h00.

Dernier album : Ceux Qui Marchent Debout The Jackpot (La Boutique/Nocturne) 2007
Sixième album du groupe Ceux Qui Marchent Debout, The Jackpot invite à une nouvelle expédition dans les territoires funky qu’explore depuis dix ans cette fanfare funk française, dont la carrière a pris une dimension internationale.
Rester impassible à l’écoute de leur musique relève du défi : à la nature déjà dansante du funk, s’ajoute l’ambiance irrésistible de fête que véhicule cette formation atypique. Parce qu’ils ont commencé dans la rue, les six garçons de Ceux Qui Marchent Debout (aussi appelé CQMD) se sont mis à fonctionner comme une fanfare. Pour que chaque musicien puisse porter son instrument, la batterie a été scindée en deux : caisse claire d’un côté et grosse caisse de l’autre.
En concert, ils n’hésitent à profiter de cette liberté, quittant la scène pour descendre au milieu du public. Spectaculaire, d’autant qu’avec son énorme pavillon et la puissance qu’il dégage, l’impressionnant soubassophone qui ressemble à un tuba-contrebasse attire forcément l’attention. Bien que le funk ne soit pas vraiment connu pour être une spécialité française, CQMD a trouvé une formule qui lui a permis de se produire, en dix ans, dans une trentaine de pays, de Cuba au Canada, du Yémen au Botswana. Et d’être sollicité par Joey Starr pour accompagner l’ex-NTM sur la scène de l’Olympia à Paris il y a quelques semaines.
En studio, la formation parvient à conserver toute son efficacité. D’autant que pour son sixième album, The Jackpot, elle s’est équipée d’une batterie électronique et a doté le trombone d’un effet de distorsion plus habituellement entendu sur les guitares électriques. Ces deux innovations offrent aux musiciens les moyens d’aller plus loin dans leur démarche et d’ouvrir leur univers, en s’approchant d’un territoire rock électro sur le très hardcore Electrosmog, ou en côtoyant le disco sur Brothers & Sisters. En ouverture, New P, plante un décor plus conventionnel aux couleurs du P Funk dans la tradition de l’américain George Clinton, maître du genre. Le chant, en anglais, s’apparente le plus souvent à un accompagnement, placé légèrement en retrait. Le groove reste souverain, nourri par des cuivres imaginatifs mariant nuances et vitalité. Un vrai coup de fouet.
Bertrand Lavaine - RFI MUSIQUE

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Jazz-Passion, janvier 2007.
mise à jour en novembre 2007.


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Rosanne Chahbazian

Peloul

Au cours de diverses pérégrinations musicales, Philippe Chahbazian s’est construit une personnalité artistique on ne peut plus originale.
Dès son plus jeune age, il étudie la flûte classique puis s’oriente tout naturellement vers
des horizons orientaux bien plus oniriques. Depuis plus de 25 ans, il se passionne pour le Shevi et le Peloul, d’humbles flûtes pastorales arméniennes, a travers lesquelles sa virtuosité lui permet de vagabonder dans des univers allant du Caucase à l’Anatolie .
S’inspirant des diverses cultures ayant modelé l’âme de la musique arménienne, il se
complait dans des répertoires arméniens orientalisés tel un Achour (troubadour amoureux) ou un berger dont les pastorales et improvisations ne cessent de l’inspirer.

Depuis plus de vingt ans, il est membre de l’Ensemble instrumental traditionnel arménien « DJIVANI » (JP Nergararian). Cette solide formation lui a permis de développer un jeu a la fois souple et harmonieux, reflet de certains paysages dont la ligne d’horizon serait toujours un peu plus lointaine…

 

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Jazz-Passion, février 2007.


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Teofilo Chantre

Guitare, Chant

Album : « Viajà » - à paraître le 8 octobre 2007 - Lusafrica

« Fifi, je suis content pour ton succès. Je me souviens de quand j’étais petit et que tous les gamins de Cruz de Jom d’Ebra voyaient en toi un leader, et moi particulièrement, je savais que tu serais un grand artiste. Je revois les jeux de guerre que tu organisais, les « shows » de musique de R. Carlos, les escalades sur les collines, le célèbre sketch fait avec Rosinha (tu t’en souviens ?). Les gens de Cruz sont fiers de toi et ta musique nous touche beaucoup. Malheureusement, beaucoup de gars de ta génération sont perdus. Tu es un exemple à suivre. Je me charge de te présenter auprès des plus jeunes et de ne pas t’oublier ». (Tuka de J. Bento)

Ces lignes émouvantes envoyées par un ami d’enfance sur le site de Teofilo Chantre disent toute la musique de ce chanteur à l’abord réservé, comme beaucoup de Capverdiens, ciseleur de chansons qui vous pincent le cœur par leur charme irrésistible.
Teofilo a patiemment, amoureusement, poli treize perles pour ce cinquième album, le plus varié, plus enjoué aussi pour ses langoureuses coladeras, ces biguines africaines qui ont parfois le parfum du Brésil, à côté de ses mornas à la douceur infinie, sa saudade caressante et inconsolable. Il les chante d’une voix de velours sur des compositions de guitare, mêlée de violon, violoncelle, d’accordéon, de piano, de percussions discrètes et de quelques instruments électriques.
« Je me souviens que j’aimais chanter, inventer des mélodies. Je montais sur la colline et je chantais », raconte Teofilo. Il parle de son enfance et de sa prime adolescence passées à Cruz de Jom d’Ebra, son quartier à Mindelo, sur l’île de São Vicente, la ville par quoi tout est arrivé, tout a été révélé au monde, Cesaria Evora, la morna, la saudade, le Cap-Vert avec cette dizaine d’îles volcaniques au large du Sénégal, ancienne possession portugaise,
où il ne pleut pas.

Né en 1963 sur l’île de São Nicolau, parti à un an à São Vicente, Teofilo a grandi auprès de ses grands-parents, situation que beaucoup de Capverdiens connaissent dans un pays dont la majorité des ressortissants vit à l’étranger. Le père de Teofilo s’est installé à Rotterdam, la mère à Paris après être passée par Hambourg. « J’ai rejoint ma mère à 14 ans. C’était le bonheur de la retrouver, mais aussi la peine d’avoir quitté mes grandsparents.
La saudade ! J’avais quelques copains à qui je parlais beaucoup du Cap-Vert, mais à Paris, j’étais le plus souvent seul », raconte Teofilo qui, à l’époque, joue dans diverses associations capverdiennes, fêtes communautaires et remporte même un prix de la chanson lusophone alors qu’il est amoureux de la chanson brésilienne. .…/…
En 1992, Cesaria, la diva aux pieds encore nus, chantait Miss Perfumado, un nouvel album. Teofilo y avait signé trois titres. « J’avais plusieurs chansons en réserve. J’en écrivais depuis mes 16 ans, notamment la chanson Recordai qui est sur Miss Perfumado. C’est aussi l’âge où j’ai commencé à apprendre la guitare », se souvient Teofilo Chantre qui connaissait José da Silva, le producteur de Cesaria, depuis 1982, l’époque ou José était encore musicien et qu’ils répétaient ensemble dans plusieurs formations. Teofilo écrira et composera d’autres chansons pour Cesaria et c’est José qui produira son premier album, Terrra & Cretcheu, en 1993, première sortie de Teofilo hors de la communauté capverdienne de France.
On y découvre un timbre chaleureux, un jeu de guitare fluide, des compositions intimistes. La manière de faire brésilienne déjà présente, se retrouve souvent dans Viajà, comme si Teofilo inventait la bossa nova capverdienne, un léger jazz créole. Il suffit d’écouter son sublime duo Segunda Geração avec sa compatriote Mayra Andrade, elle aussi amoureuse de la mélodie brésilienne. D’autres chansons, la tendre et désabusée Chelicha (caprice), la fraternelle Appel pa tude Naçon (appel à toutes les nations), le regret Tchoro di Guiné (la complainte de la Guinée), le départ et la méditation avec Bô Viaja (bon voyage) ou l’amour déçu de Dérobade sont co-signés avec Vitorino Chantre, le père de Teofilo parolier dès les années 50, co-auteur avec l’un des plus grands auteurs de morna, Amandio Cabral, avant d’abandonner la chanson. C’est son fils qui lui donnera envie d’y revenir. « Il m’a toujours encouragé, c’est un juste retour des choses », dit Teofilo.
Viajà a été enregistré en partie à Mindelo avec la complicité du grand Bau, l’un des meilleurs musiciens du Cap-Vert, et de Hernani Almeida, le jeune guitariste qui monte. Une première pour Teofilo Chantre qui a chanté dans une ambiance particulière :« Nous prenions notre temps. Manger dans la convivialité avant d’enregistrer. C’était parfois magique, à l’exemple de la voix que j’ai sur le morceau Bô Viaja et que j’ai gardée. Je ne pourrai jamais la refaire à Paris ».


Discographie
« TERRA & CRETCHEU » (1994) – CD Lusafrica 262882
« DI ALMA » (1997) – CD Lusafrica 262382
« RODATEMPO » (2000) – CD Lusafrica 362182
« LIVE » (2002) – CD Lusafrica 362632
« AZULANDO » (2004) – CD Lusafrica 362882
Nouvel album
Viajà – CD Lusafrica 462842 (dist. en France : SONY-BMG) à paraître début octobre 2007

 

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Jazz-Passion, octobre 2007.


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Sophia Charaï

Voix

Initiatrice d'un style unique qui prend sa source au Maroc d'où elle est originaire, Sophia Charaï est dotée d'une voix unique, fusion du timbre oriental et du phrasé jazz. Elle métisse les genres et chante avec passion cette d'une musique sans frontière qui la caractérise.

Après avoir beaucoup joué avec l'équipe (dix musiciens!) de son premier album ("Mouja"/Melodie), Sophia se dirige maintenant vers un climat plus intimiste, plus jazzy. Elle prépare un nouvel album dont elle chauffe le répertoire sur scène en trio ou quintet avec notamment le guitariste Mathias Duplessy et le pianiste Tony Raymond. La formule du trio révèle une autre facette de sa personnalité, et lui offre beaucoup plus de liberté dans l’interprétation, dans l’échange avec ses musiciens. Mélange de standards d’Amérique du Sud, de Flamenco, de Jazz et de compositions du trio, les concerts surprennent de spontanéité et d’échange. En effet Sophia aime jouer, communiquer avec son public, et le talent de ses compagnons de route fait que chaque concert est l’occasion de réinventer leur musique. Une prise de risque qui leur permet de conserver la fraîcheur du répertoire. Un spectacle riche et passionné.

« Mes influences partent du brésil, car je me sens africaine dans mon sang et amoureuse de la mélodie. Ceux qui ont ce sens inné du rythme et de la mélodie, qui ont bercé mon enfance sont les brésiliens : de Jao Gilberto, Milton Nascimiento, Jobim & Gaetano Veloso, crooner brésilien, en passant par la magnifique Monica Passos, Maria Joao au Portugal entre Afrique, Jazz et Brésil, Suzanna Baca l'oiseau du Pérou, Omara Portmondo la splendide, les BuenaVista Social Club, Césaria Evora et récemment Mayra Andrade, Ricardo Tété, et aussi vers l'Espagne Vicente Amigo, Camaron le plus grand, Pépé Abicuela, Paco bien sûr mais aussi des musiciens de jazz comme Monk, Chet Baker, Art Blakey, Miles, Coltrane, Keith Jarret, Ella Fitzgerald, Nina Simone, Bobby Mac Ferrin et toutes les musiques où soufflent les vents chauds du sud. J'oublie Piazzola, Mercedez Soza, mais aussi Piaf, Barbara, Billie Holiday et toutes les reines du blues et de la saudade : feu, blues énergie. »

Discographie : Mouja – Live au Satellit Café (2003/ Mélodie)

Site Internet :
http://benintprod.free.fr/pages/sophia.html
http://www.myspace.com/sophiacharaband

Ils ont dit :
“ Dans ce mélange musical inédit, Sophia Charaï s’est forgée un style florissant, un jazz oriental généreux et enjoué. Il faut dire que la voix ample de Sophia est pour beaucoup dans cet alliage précieux...”
LIBERATION

“ Il y a de sacrées talonnades de flamenco dan les cordes de l’excellent guitariste de Sophia Charaï : Mathias Duplessy. Lorsque leurs voix se mêlent se fondent en un seul souffle chaud, que la rythmique se fait chaloupée, une route de terre battue, cahoteuse s’ouvre à travers l’île de Cuba/.../où tristesse et bonheur touchent à leur point de friction, en provoquant quelques frissons...” M.Rodriguez/ 24 HEURES (Suisse)

“ Son chant a la beauté d’une bougie comme pour se repérer et retrouver les contours d’une culture mosaïque.” Y.Jaeglé/ LE PARISIEN

“ ...Souvenirs brésiliens, accents tziganes, références soufies... le répertoire de Sophia est l’expression de son vécu ; on y ressent la fibre de la sincérité...” EB, Classique Expert

 

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Jazz-Passion, avril 2007.


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Fabian et Jerry Charbonnier

Guitare, Voix

Nouvel album « 14 FEVRIER »

Après le succès des titres « Yo mèm », « L’Océan », « Love Story », « Plézi Lanmou », « Bye », « Lè Ou Vlé » et plus récemment « Pleure » et « Tou Sa Nou Viv » découvrez les nouveaux hits des frères Charbonnier, alias ZOUK LOOK, sur leur nouvel album « 14 FEVRIER ».

Jerry et Fabian se sont fait connaître en 1995 avec leur 1er album « Aux Plurielles » et ils se sont tout de suite imposés grâce à leur style très personnel.

Nés en Guadeloupe, originaires de l’île de Saint-Martin, Jerry et Fabian ont été élevés dans un milieu anglophone au rythme des Platters, Elvis Presley et Bob Marley. Ils ont découvert tardivement les cultures zouk et kompa. Ce brassage leur a donné une vision différente du zouk : leurs voix, leurs sens de la mélodie et des arrangements apportent cette fraîcheur qui fait d’eux un groupe à part et innovant.

« 14 février » est un concentré des différentes influences musicales et culturelles chères à Fabian et Jerry. Ils ont invité sur ce nouvel opus : Lorenz (sur le titre J’M, déjà tube aux Antilles), Ali,
V-Ro, Leya Masry, 2 Intrigue de Trinidad et Mr Ruffy de Saint-Martin…Un album très varié, dans la plus pure tradition ZLK, tous les styles du zouk actuel y sont représentés, à écouter d’urgence…

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
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Jazz-Passion, décembre 2007.


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André Charlier

Batterie

Ils forment une paire comme le jazz les affectionne. On dit « Charlier/Sourisse » comme s’ils ne formaient plus qu’un seul homme tant leurs parcours de musiciens sont désormais étroitement entrelacés et complémentaires. A force, on ne sait plus très bien lequel s’appelle André, et l’autre Benoît. La vie semble leur apparaître sous le même jour, comme la musique que, depuis plus de quinze ans, ils font ensemble, que ce soit en leur nom propre ou auprès de Didier Lockwood et Jean-Jacques Milteau. Ils cosignent leurs morceaux, en parlent sur la route, le soir dans les hôtels, s’enferment en studio pour les mettre au point. Comme deux cuisiniers qui élaborent leurs recettes ensemble. Ou deux navigateurs qui se préparent à se lancer dans un tour du monde embarqués sur le même bateau.

De telles paires sont rares parce que dans le sport, la gastronomie ou la musique, les ego ont trop souvent tendance à l’emporter sur les relations amicales. Pas de risque en ce qui concerne Charlier et Sourisse : qu’ils s’expliquent ou qu’ils jouent, ils sont sur la même longueur d’onde, l’un commence une phrase que l’autre immédiatement poursuit. Cette fraternité vécue, ce compagnonnage durable s’entendent dans leur disque. Ils n’ont pas sans raison ce talent éclatant pour les musiques qui groovent : le swing est une affaire de respiration commune, de notes qui surgissent au moment exact, de rythmes qui tournent à la même cadence. Aucune convention ne peut rivaliser avec pareille complicité de l’esprit, de l’inspiration et des mains qui, au clavier ou sur la batterie, vont dans la même direction et partagent les mêmes racines, s’appuient sur le même héritage. Le titre de leur disque n’est pas choisi au hasard.

« Héritage » est un hommage. « Héritage » est un voyage. Un hommage aux musiques qui, depuis l’Afrique d’hier jusqu’à l’Amérique d’aujourd’hui, ont nourri le grand fleuve du jazz. Un voyage sur les eaux de ce fleuve limoneux, chargé comme le Mississippi, profond comme la mémoire, alimenté par nombre d’affluents dont la source est parfois lointaine à situer. Charlier et Sourisse se sont laissés porter au gré des flots, empruntant là tel méandre paresseux, se lançant ici à traverser des rapides, évoluant dans la géographie de la musique comme deux aventuriers qui ont pris leur goût et leur talent pour boussole. Au fil de cet « Héritage », on traverse ainsi bien des contrées. On voit surgir un banjo tel une vieille épave tirée intacte des eaux, défiler des paysages de coton d’un autre temps. On aperçoit de ces vieux baraquements de planches, les juke-joints, où le blues trouvait logis, et de petites églises de campagne d’où s’échappent les spirituals du dimanche. Une voix rocailleuse comme celle des premiers bluesmen errants, Mighty Mo Rodgers, vient vous conter ses sortilèges à l’oreille sur un fond de piano de bastringue pris sous le charme d’une clarinette dixie.

On entend les tambours des rives africaines résonner dans la caisse claire des orchestres de parade de La Nouvelle-Orléans, comme une manière de remonter le jazz jusqu’à ses origines les plus distantes. Plus loin, on décèle le paysage délicat des harmonies européennes et des couleurs d’orchestre emportées dans les bagages des émigrants du Vieux Continent. Des ballades au bord du rêve, une douceur de matin dans la brume, un orgue qui baille aux langueurs du soleil de Louisiane. En aval, tournée vers l’embouchure, d’autres bras de musique viennent s’ajouter au cours d’eau. Sont réunis pour célébrer leurs ancêtres communs, la soul et la funk, enfants des villes et enfants de champs de la musique noire avec, de l’autre côté de l’Océan qui les sépare, leur cousin l’afro-beat qui, à Lagos, a fait danser toute un peuple malgré le joug du pouvoir.
Plus en aval encore, New York et son actualité, éternelle capitale des jazz, dont les clubs continuent de grossir les flots de ce fleuve sans fin. Après Kenny Garrett qu’ils avaient invité à jouer leurs « Eleven Blues » (O+ Music OP101), Charlier et Sourisse ont embarqué dans leur odyssée un autre de ses citoyens, qui est un guitariste exceptionnel. Avec une voix qui n’appartient qu’à lui, Kurt Rosenwinkel parle le langage des sages, cette langue qu’en plus d’un siècle, des générations de musiciens ont forgée, travaillée comme des poètes, parlée comme de grands hommes, immortalisée dans la cire des vinyles : le jazz. Et preuve que les distances ne sont plus ce qu’elles étaient, Rosenwinkel peut la partager avec un authentique Parisien, Stéphane Guillaume, qui, quel que soit l’instrument qu’il embouche, s’exprime avec un admirable lyrisme et une éloquence époustouflante. Il ne faut pas hésiter à le suivre « Intra-Muros » (O+ Music OP116) lorsqu’il vous y invite.
André Charlier et Benoît Sourisse sont des hommes riches. Riches parce qu’ils savent faire fructifier leur héritage musical à bon escient : en n’oubliant pas d’où il provient, en conservant le meilleur de ce qui leur a été légué, en le faisant exister entre tradition et modernité. Riches, certes, mais surtout Charlier et Sourisse sont généreux, car ils n’oublient pas que leur devoir est de faire de cet héritage un partage.

Vincent Bessières
Journaliste à Jazzman

 

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Jazz-Passion, mars 2007.


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Anne Charroin

Batterie

Née en septembre 1984, actuellement étudiante au conservatoire du 9e arrondissement de Paris, département jazz 3e cycle, elle a fait des études de musicologie à Paris 8. Ancienne élève des batteurs Sunny Murray, Andréa Michellutti.

De nombreuses expériences de la scène dans des formations très diverses. Elle a joué notamment avec : Bandzai, Iparque jazz quartet, Patrick Haffan Trio, Fabrice Amann quintet, le Combo nouveau au Caveau des Oubliettes, Charlotte, Zigomatic, BBB avec Sébastien Texier, première partie de Maceo Parker et d'Eddie Palmieri avec les Enfants du jazz... Enregistrements studio en mars 2003 avec le Ghali 4tet, Playground ; Ghali Hadefi : guitare ; Guillaume Singer : violon ; Sebastien Jimenez : basse. Band Zai !!! En janvier 2003, Zigomatic à l'EICAR et en juin 2002 BBB (direction Alain Vankhenove) à l'UMJ.

Batteuse ayant comme influence directe Elvin Jones et André Ceccarelli, surnommée " l'enfant prodige ", elle est aujourd'hui une musicienne confirmée et une adulte au jeu mûr et solide. Vous pourrez découvrir la fluidité et la force d'un toucher unique.

Voir aussi : Benoît Beghadid Quartet

© Copyright Benoît Beghadid Quartet, 2004.
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Jazz-Passion, juillet 2006.


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CHAYDO

Ensemble

L'ensemble "Chaydo" est composé de quatre jeunes musiciens ouzbeks, qui interprètent un répertoire mêlant musique classique savante (shashmaqom) et musique populaire jouée dans les toys, fêtes traditionnelles ouzbeks pour célébrer divers évènements dans le cours d'une vie.

Le shashmaqom remonte à l'époque préislamique et a évolué grâce aux apports des sciences islamiques et du soufisme, mouvement religieux mystique très développé en Asie centrale. Il est un mélange de musique vocale et instrumentale, d'idiomes mélodiques et rythmiques, de littérature et de concepts esthétiques.

Avec la disparition des plus anciens interprètes de Shashmaqom, la grande majorité des interprètes actuels en Ouzbékistan et au Tadjikistan sortent du Conservatoire de Tachkent, la capitale ouzbek. Les musiciens de l’ensemble « Chaydo » sont diplômés de la section de musique traditionnelle.

Les répertoires de Shashmaqom demandent des musiciens spécialement formés, étant donné que le système de notation standard réussit à transmettre uniquement la structure musicale élémentaire sans capturer toute la richesse de cet art splendide. La transmission orale du maître à l’élève reste donc le moyen principal de préserver la musique et ses valeurs spirituelles.

Il est exécuté en solo ou par un ensemble de chanteurs et accompagné d'un orchestre d'instruments à archets, à cordes, percussions et à vent. Plus ou moins réprimé sous la période soviétique, le maqom est à présent un style musical encouragé et valorisé par l'Etat indépendant d'Ouzbékistan.

Grâce à leurs instruments traditionnels tel que le târ, instrument à cordes pincées, le doira, tambour sur cadre, ou le satô, instrument à cordes ancien, les musiciens de Chaydo vous feront voyager et découvrir la culture musicale de ce pays de l’Asie centrale, peu connue en Europe.

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, décembre 2007.


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Frédéric Chiffoleau

Basse, Contrebasse

Contrebassiste et bassiste électrique né le 20 Octobre 1975 à Saint-Nazaire. Il découvre la contrebasse en 1988 à l’École Nationale de Musique de Saint-Nazaire en suivant les cours de Claudine Hiéronimus et étudie également par la suite avec Charles Arnault. Il obtient ainsi son Diplôme d’Études Musicales en 1995. Parallèlement, il obtient un Diplôme Universitaire de Technologie en Mesures Physiques en 1995, et un autre en Techniques de Commercialisation en 1996. Il s’installe à Nantes en 1998, commence alors sa carrière musicale et collabore entre autres avec : Julien Lourau “The Rise” & “Tribute to John Coltrane and Wayne Shorter”, Anna Karina, Katerine, Quartethno, Bojan Zulfikarpasic, Geoffroy Tamisier, Alban Darche, Jacques Pellen, Bruno Dagada, Pierre de Bethmann, François Ripoche, Carlos “el bola” Betancourt, Albert Magister, Yossoma, Agadez,…
Il travaille actuellement avec : Médéric Collignon “Le Jus de Bocse”, Out of the Blue, Mix City, Geoffroy Tamisier trio, Bruno Régnier “À Suivre... X-Tet”, Sylvain Rifflet “ü” Trio, Quartethno Sabâa, Blükunt, Kaze, Yannick Neveu Quartet, le Trio Municipal, Purple Patch.
Il a effectué depuis de nombreux concerts en France et à l’étranger : Paris (la Cigale, l’Européen, le Café de la Danse, le Duc des Lombards, le Sunset, le Sunside, le Triton, ...), London Jazz Festival, Tokyo, Édimbourg, Sofia, Ljubjana, Genève, Bath, tournée au Maroc, Festival des Inrockuptibles, Printemps de Bourges, Festival France Culture, Les Femmes s’en mêlent, Scopitone, ...
Il enseigne le Jazz depuis Septembre 2004 au Conservatoire National de Région de Nantes.

 

© Copyright Le New Morning, 2006.
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Jazz-Passion, novembre 2006.


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Gulrim Choi

Violoncelle

Née en 1988 à Busan (Corée du Sud). Commence l'étude du violoncelle en 1998 avec Élisabeth Beaussier à l'ENM de Meudon, puis Annie Cochet au CNR de Paris, et reçoit les conseils de Tatiana Vassilieva, Tsuyoshi Tsutsumi, Philippe Muller et Xavier Gagnepain, lors de stages et master classes. Obtient à 16 ans un premier prix de violoncelle, et l'année suivante le diplôme de perfectionnement, les diplômes de fin d'étude de jazz, de musique de chambre, d'analyse, ainsi qu'un DEM de formation musicale. Découvre et s'initie à la musique improvisée au festival de Mulhouse, et participe à des stages d'Ernst Reijseger, Joëlle Léandre, Urs Leimgruber et Peter Brötzmann.

 

© Copyright Le 7 Lézards, 2007.
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Jazz-Passion, avril 2007.
mise à jour en juillet 2007.


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Evan Christopher

Clarinette

Clarinettiste virtuose originaire de Californie, né en 1970, il a commencé à jouer de la clarinette à l’âge de 11 ans. Il s’est installé à la Nouvelle Orléans en 1994, après un cursus universitaire musical exigeant. Très vite, il joue avec les plus grands musiciens, tant du funk, comme Nightcrawlers and Galactic, que du jazz traditionnel. Il est devenu l’un des plus importants clarinettistes du style pre-bop et joue fréquemment avec des grandes pointures du jazz comme George Wein, Arwell Shaw, Kenny Davern, et souvent en duo avec Tom Mc Dermott. Evan Christopher propose une rencontre entre jazz «old school» et «creole style».

 

© Copyright Virginie Feillel, l'Archipel, 2006.
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Jazz-Passion, juillet 2006.


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Keri Chryst

Chant

Keri Elena Chryst est née en 1974 en plein cœur du middle-west de l'Amérique. Elle chante depuis toujours, ayant débuté dans les groupes renommés comme la chorale d'enfants du Cleveland Orchestra et la troupe de théâtre pour enfants "Kids On Broadway". Que ce soit en faisant tourner les pages pour sa grand-mère depuis le banc de l'orgue de l'église ou bien en chantant son début sur la scène jazz devant le big band de son grand-père à l'age de 16 ans, pour Keri, la musique à toujours été une affaire de famille. Les cours de piano commencent à l'age de 6 ans, puis la jeune Mlle. Chryst cumule des expériences dans l'orchestre de son école et les comédies musicales en gagnant la place de 1ère pupitre en tant que flûtiste et en portant la sousaphone pendant la saison des fanfares.

Ce n'est donc point surprenant quand Mlle Chryst part pour Chicago en 1992, pour commencer ces études en chant classique à l'école de musique de Northwestern University. Mais elle y est rapidement séduite par le défi présenté par les harmonies de jazz - et ne voulant pas succomber à la notion qu'il existe quelque chose qu'elle n'arrive pas à faire - elle change vite de direction. Ayant l'opportunité d'étudier et de chanter avec des grandes vedettes de jazz comme Max Roach, Sheila Jordan, Bobby McFerrin et Danilo Perez, en 1997 elle devient la première chanteuse dans l'histoire de son université à recevoir un diplôme en Études de Jazz. Un an plus tard, elle rajoute une maîtrise en Pédagogie de Jazz, ceci aussi à Northwestern.

 

© Copyright Café Universel, 2006.
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Jazz-Passion, août 2006.


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Chuck-A-Luck

A life with music

The Chicago Bass Sound

Chuck-A-Luck, known for his " killer groove feel ", as bassist and friend Darryl Jones of the Rolling Stones once quoted in the Guitar Player magazine, was born Charles Hosch Jr., the first child out of eight in Chicago, Illinois.`
His introduction to music came through his father who gave him an acoustic guitar at the age of 11. The local band he had joined had no bass player so he took two strings off his electric guitar and began playing bass with several bands throughout the Chicago clubs.

1977: Chuck auditioned to go on a world tour with Sony Grammy-award winning artists " The Emotions " and their musical director, Keith Henderson. At the time, The Girls were produced by the world-renowned leader and producer of EarthWind&Fire; Maurice White. Their song, " Best of my love ", was a hit. The Commodores were touring with them, with another hit, " Brick House ". Both songs went double platinum. Maurice White hired Chuck to do the next two albums of The Emotions after hearing his performance at the Greek theater in L.A. for a special event with an entourage of celebrities such as Quincy Jones, Michael Jackson etc.

From there, Chuck-A-Luck started growing more as a musician and as an artist. He worked with producer and arranger Tom Tom Washington recording many sessions in Chicago. He wrote and performed for commercials, assisted by former Stevie Wonder's keyboardist, Isiah Sanders, now with Michael Jackson. Chuck-A-Luck truly became part of the 80's Rhythm&Blues sound of Chicago, collaborating with Carl Davis, president and founder of Chisound Records. He also played and recorded with The Chilites, The Dells, Walter Jackson, Gene Chandler and was host of many other artists. In the late 80's, he experienced South African music and reggae with artist John Holt from Jamaica.

By the end of the decade, he returned to his roots and played the Blues with James Cotton, Boogie Woogie pianists Pinetop Perkins and SunnyLand Slim, Junior Wells, Buddy Guy, Billy Branch, Little Milton, Otis Clay, Chris Jagger, the brother of Mick Jagger of The Rolling stones to name a few. In the early 90's, he toured in the US and overseas and recorded with Sugar Blue, the 1985 Grammy-Award winning artist, whose music was aired on an HBO series in 2000.

Chuck started to feel that he had gone just about full circle when he decided to expand his free-lance performances playing with the 1995 Grammy-award winning artist, Pops Staples and The Staples Singers, and with African artists such as Suso Foday (Mali) and Mantuila Mandingo (Zaire).
As a result, Chuck welcomed all idioms of music in the mid and late 90's. He played Jazz at Navy Pier, the Chicago Center for Entertainment on the Michigan Lake. He acted as the musical coordinator for the
Chicago Blues Museum Band, working with Gregg Parker, President of the Chicago Blues Museum in festivals in the US and for the Black Expo month of 96 and 97 at Navy Pier. He recorded with foreign personalities such as French artist, Charlelie Couture on his 1997 Emi Record album. He played with avant-garde artist, Famoudou Don Moye of The Art Ensemble of Chicago, going on tour abroad and opening for Herbie Hancock and Wayne Shorter with his band, The Sun Percussion Summit.

Chuck-A-Luck, the Artist, composer and producer

Dedicating his whole life to music has been a true passion shared with large audiences around the world. Chuck-A-Luck has become an artist with a vision, a mentor for others and a strong believer in musical integrity and artistic expression.
Chuck-A-Luck has met the turn of the millennium producing his own compositions. His original music is an affirmation of the urgency to acknowledge and celebrate with younger generations the profound importance of the Afro-American legacy in the history of music. As his mentor, Lui Lui Satterfield, always taught him, the primary purpose of music is to bring people together.
Eyes of Music Inc., his newly formed music production company will hopefully continue to serve this mission and the younger generations to come in their artistic endeavors.


MUSICAL HISTORY

 

Studio Musician with the following artists:

David Foster. Buddy Guy. Maurice White. Sugar Blue. Junior Wells. Earth, Wind and Fire. The Emotions. The Dells. The Chilites. James Cotton. Mandingo. Valerie Wellington. Larry Mac Gray. Otis Clay. Big Time Sarah.
Big daddy Kinsey. Pine Top Perkins. Eddie Clearwater. Charlelie Couture.

Appeared around the world live, with:

The Emotions - U.K., 1978. The Commodores - U.K., Norway, 1978-79.
Bo Diddley - Canada. Ron Wood - Chicago, Auditorium Theater. B.B.King - Brazil, appearance, 1994. Sugar Blue - Brazil, Japan, Germany, 1994, - Spain, Paris and Bern Jazz Festival, 1995. Junior Wells - Michigan Blues Festival, 1994, - House of Blues, Tribute to Junior Wells, 1998.
Maxwell Street Jimmy Davis, 1995. The Drifters and The Coasters - Majestic Star casino1997.

Recording Labels:

C.B.S. / Sony Records: " Sun Beam ", The Emotions - 1978.
POLYGRAM: " I am the Blues ", Big Daddy Kinsey - 1994.
KING RECORDS: " Absolutely Blue ", Sugar Blue - 1994.
ALLIGATOR: " Blue Blazes ", Sugar Blue - 1994.
EMI: " Casque Nu ", Charlelie Couture - 1998.

Performance Highlights:

Chicago Civic Opera House, A tribute to Marvin Gaye, 1987.
Chicago Blues Festival, 1993, with Eddy Clearwater and Chuck Berry's piano player, Johnny Johnson.

Member of:

ASCAP BMI - Chicago Federation Of Musicians - Executive Director of The Record Row Foundation.


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Photograph: Hayley Murphy


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Photograph: Laura Manney


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Photograph: Katya Mazuy


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Photograph: Katia Mazuy


 

© Copyright Chuck-A-Luck, 2004.
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Jazz-Passion, novembre 2004.


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Circular Time

Circular Time, c’est un mélange de sensualités entre blues, jazz et Caraïbes. C’est le jazz en fusion qui rencontre l’Afro-beat au cœur de Manhattan. C’est une porte ouverte sur l’éternité, une histoire d’amour et une aventure spirituelle née comme un poème.

Le monde est petit, la musique sans frontières et Circular Time est tout sauf monocolore. « Why can’t we be friends ? » chante Bart Reiss, la voix de Circular Time, au sujet des rapports entre les hommes. Avec un rêve un peu fou, comme tous les rêves : abolir la lumière qui sépare Brigitte Bardot de cet homme assis face à elle dans le Mépris, le fameux film de Jean-Luc Godard.

Le batteur, Tony Lewis, vient du Bronx. Il a joué avec les grands bluesmen, B.B . King et Little Richard et accompagné Cindy Looper en tournée.

Le bassiste, Ron Monroe, natif du Quenn’s, a navigué aux côtés de Tito Puente et de George Benson sur les scènes du monde entier.

Au clavier, également producteur et arrangeur, Mario E. Sprouse. Né lui aussi dans le Quenn’s, il a fait ses classes à Harlem, tendance Gospel, avant de pianoter pour Carmen Mc Rae, Cornell Dupree ou Grover Washington Jr.

Le guitariste, Kwatei Jones-Quartey, vient du Ghana. Formé dans les meilleures écoles de New York, il s’est produit dans les plus grands clubs européens.

Le saxophoniste Sylvester Scoot est le sudiste de la bande : il vient de la Caroline du Sud et le public de Manhattan le connaît bien.

Quant à Bart Reiss, seul Blanc de Circular Time, c’est un garçon ouvert aux influences africaines et indiennes, mais surtout l’héritier reconnaissant d’Eric Clapton, de Keb Mo, de Billy Holiday, de Nat King Cole, d’Otis Reading et autres Aretha Franklin, ses maîtres à chanter, ses guides cette éternité avec laquelle le blues est en ligne directe.

Contact : circular00@aol.com

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
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Jazz-Passion, avril 2007.


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Djeour Cissokho

Kora

Fils de Soundioulou Cissokho proclamé « roi de la kora » en 1967, Djeour Cissokho appartient à l’une de ces grandes familles de griots qui ont perpétué la culture mandingue à travers les générations et où mémoire et transmission restent des fondamentaux.

Né à Thiès, deuxième ville du pays, située à quelques 70 km à l’est de la capitale, il a grandi entre la Casamance et Dakar où son père travaillait. Le soir, dans la cour, après l’école, il apprenait beaucoup de celui-ci, jusqu’au jour où il prit sa kora... « il a été épaté et s’est mis à chanter ». Progressivement Djeour se mit à accompagner son père et ses frères dans les cérémonies familiales. Puis il s’est mit à composer ses propres morceaux. À partir de 1990 c’est le début de la reconnaissance en Afrique de l’Ouest ; il monte son propre groupe, Allalaké avec lequel il commence à produire, et tourne depuis.

Héritier des traditions musicales mandingues, de la kora et du chant, il a opéré au Sénégal une véritable révolution en faisant la symbiose entre la musique mandingue et le m’balax. Tout en pouvant jouer selon le pur style de la tradition, il sait amener celle-ci vers toutes les formes de la modernité (reggae, salsa, jazz, etc.).

Mais Djeour avait un souhait : amener sa musique ailleurs, la nourrir d’autres couleurs. « Je respecte la tradition mais je veux aller de l’avant. La vie c’est avancer. Partir du Sénégal, c’était aussi pour moi, élargir mon réseau. Je ne trouvais pas assez d’ouvertures là-bas. » C’est désormais chose faite : il s’installe à Paris dès 1999 et sort son premier opus « Guisna », regroupant deux cassettes enregistrées précédemment. Le second « Au fond de l’inconnu » voit le jour en 2006. Il y chante en français mais aussi en mandingue sur quelques titres. Djeour Cissokho : ou comment mixer tradition et modernité...


Rencontre, à Paris, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, "Au fond de l’inconnu", et de son passage au New Morning vendredi 20 janvier.

RFI Musique : Vous sentez-vous investi d’un devoir de mémoire ?
Djeour Cissokho : La mémoire, la transmission, c’est fondamental chez le griot.
J’appartiens à l’une des grandes familles qui ont perpétué la geste mandingue à travers les générations. Je suis le fils de Soundioulou Cissokho, une référence au Sénégal, qui en 1967 a été proclamé roi de la kora par le président de la Guinée Sékou Touré. C'était l’inauguration du palais du peuple à Conakry, à l’occasion d’un concours réunissant les plus grands joueurs de kora guinéens et des pays voisins. Mon père est décédé en 1994. Le pays tout entier lui a rendu hommage. Un deuil national a été décrété. Beaucoup de musiciens des pays proches sont venus. Ce jour-là, terrassé par la tristesse, je n’ai pas pu jouer. J’ai organisé par la suite, en 1995 et 2000, un mémorial, pour lui. Là encore, plusieurs musiciens ont fait le déplacement.

Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers pas en musique ?
Quand on est enfant de griot, la musique on y est complètement immergé, dès le départ. Parmi les vingt deux enfants dans la famille, presque tout le monde en a fait. Je suis né à Thiès, deuxième ville du pays, située à quelques 70 km à l’est de la capitale. J’ai grandi entre ma cité natale, la Casamance et Dakar où mon père était au théâtre Daniel Sorano. Le soir, dans la cour, après l’école, nous nous regroupions autour de lui pour apprendre. C’était des cours collectifs en quelque sorte. À la maison, un jour, j’ai pris la kora de mon père ; il a été épaté et s’est mis à chanter. Mon premier concert, je l’ai fait avec lui, chez un architecte, dans une soirée où il y avait plusieurs présidents africains. Ensuite, j’ai joué régulièrement dans les cérémonies familiales où j’accompagnais mon père et mes frères.

Puis vous avez commencé à prendre votre autonomie, à écrire votre propre histoire…
Au bout de quelque temps, on est venu me chercher, moi seul, pour jouer. Je me suis mis à composer mes propres morceaux. En 1990, j’ai créé mon groupe, Allalaké. Avec lui, je me suis fait connaître dans l’Afrique de l’Ouest et c’est toujours ce groupe qui m’accompagne aujourd’hui en France, où je suis venu m’installer en 1999, tout en retournant régulièrement au Sénégal. Je ne veux pas couper le cordon ombilical.

Pourquoi ce choix de partir ?
Je voulais amener ma musique ailleurs, la nourrir d’autres couleurs. L’héritage que je tiens de mon père, et que je respecte profondément – je continue d’ailleurs en ce sens à utiliser une kora à lanières, car il était profondément opposé à la kora à clés – n’est pas un frein pour moi à inventer une musique ouverte. Je respecte la tradition mais je veux aller de l’avant. La vie c’est avancer. Partir du Sénégal, c’était aussi pour moi, élargir mon réseau. Je ne trouvais pas assez d’ouvertures là-bas. Paris m’a beaucoup appris, y compris sur l’Afrique, car il y a un brassage de musiciens extraordinaires dans cette ville.

C’est l’année de votre départ pour Paris que votre premier album a été publié, n'est-ce pas ?
Effectivement. Il s’appelle "Unité", et regroupait en fait deux cassettes enregistrées précédemment. Puis il y a eu "Guisnea" en 2003. "Au fond de l’inconnu", mon nouveau disque, je l’ai enregistré à Paris, avec les musiciens sénégalais fidèles du début. J'ai aussi invité un ami, Moustapha Faye, clavier du Super Etoile de Youssou N’Dour.

Ce nouvel album est porteur de messages. Sur les pièges de l’émigration, de l’argent, sur l’hospitalité, la volonté, la trahison. Un désir de faire réfléchir autant que d’inciter à danser ?
Le griot doit être un conseiller, c’est sa mission. À travers les textes, je m’adresse autant à l’Afrique qu’à la France. Je chante en mandingue et sur deux titres, écrits en collaboration avec Josée Lapeyrere, en français. J’ai constaté, en me promenant à travers l’Afrique de l’ouest, que la langue de communication des Africains, c’est le français. Je veux les toucher, donc utiliser pour eux une langue qu’ils comprennent. Je parle notamment de l’émigration, rappelle aux gens d’ici comme aux Africains que partir ce n’est pas facile et qu’en France, l’argent ne pousse pas sur les trottoirs.

Il y a-t-il un proverbe que vous placez au-dessus de tous les autres ?
"L’eau, quand elle versée, est versée". C’est un proverbe wolof qui signifie qu’on ne revient jamais en arrière. Ce qui ne veut pas dire, qu’on ne regarde pas en arrière. Il ne faut jamais oublier le passé.

Djeour Cissokho Au fond de l’inconnu (Zoom-Zoum – Africa Productions / Rue stendhal) 2006

ELLE à Paris
" s’il n’a pas encore la notoriété d’un Mory Kante, autre maître de la kora, ou du couple Amadou et Mariam, le sénégalais Djeour Cissokho ne devrait pas tarder à rejoindre ses pairs africains. Pourquoi pas... à l’occasion de la sortie de son dernier album... dont le grand mérite est de réussir une synthèse presque parfaite entre la tradition mandingue et l’instrumentation moderne. "

Libération
"...Sa kora joue une musique drue, vive, avec ce rythme épileptique et souverain au Sénégal. D.C épouse aussi le reggae, le jazz, parfois la salsa. Il fait de judicieuses ouvertures avec des notes pures et concises, une musique alerte et dégagée. " B.D

WORLD magazine
"...Djeour a métamorphosé l'instrument ancestral avec ses reggae, jazz parfois salsa. Il ouvre la tradition avec son jeu précis et aérien, sa musique souple et vive. Fort de ses multiples rencontres à New-york, Paris, Bratislava ou Rome, Djeour s'inspire des sons du monde, rock, steeldrum... Il joue des rythmes intenses et énergiques comme le mbalax national... chante aussi en français pour « parler aux africains de l'Ouest et à tous les francophones »…"

Start-up
" Le sénégalais Djeour Cissokho nous livre un album aux sonorités modernes, avec un large groupe où l’on sent une vraie ambition instrumentale… des textes en mandingue et en français avec des thématiques qui sont le cœur de ce qu’a déjà produit Djeour : l’argent, l’immigration et l’exil, l’avenir de l’Afrique. Bel album contemporain qui n’est que la partie émergée d’une scène musicale extrêmement riche. "

Le nouvel observateur : "…Le fils du mythique Soundioulou ne fait pas honte à la grande famille des Cissokho…"

Marianne : "... l’album transpose avec une modernité éclatante l’héritage mandingue..."


Originaire du Sénégal, ce chanteur et excellent joueur de kora a su mettre un esprit talentueux, moderne et créatif au service d’une musique traditionnelle et inimitable. Une famille de musiciens et griots des rois mandingues depuis des générations ; un père très respecté et connu comme étant le « roi de la kora » ; la route était toute tracée. Dès son enfance, il est immergé dans un milieu musical très fertile et c’est là qu’il fait ses premiers pas... Il apprend très vite et se fait tout aussi rapidement remarquer. Après ses propres compositions, c’est un groupe renommé qu’il créé en 1990 : Allalaké.

Très tôt, il quitte l’Afrique pour la capitale française. C’est un tout nouveau monde qui l’attend, un monde où la musique est à tous les coins de rue et où tous les coins de rues regorgent d’ambiances et de sonorités différentes. La variété musicale de Paris le transcende et le fait évoluer vers des horizons plus modernes. Il découvre donc un tout nouvel environnement et par la même occasion, se fait découvrir par de nombreuses scènes et événements culturels parisiens : la Flèche d'Or, la Guinguette Pirate, le Cabaret Sauvage, le Zénith (soirée HSF, 2004), Sam’Africa, Mundo Latino... Mais il ne s’arrête pas là : New York, Italie, Espagne, Hongrie... seront ses autres terres d’accueil.

L’année 2000 est aussi l’occasion pour lui de sortir un premier album Unité. Il enchaîne dès 2003 avec Guisna dans lequel il fait vibrer toute la musique africaine au son de son instrument. Son dernier album, Au fond de l’inconnu, est accueilli à bras ouverts par son public et congratuler par les médias : du Nouvel Obs à RFI, en passant par Libé, tous sont au rendez-vous. Djeour Cissokho mêle mandingue et français, touche de nombreux sujets, fait passer des messages et porte un regard réaliste sur le continent africain qu’il aime tant.

En quittant ce pays, il n’a pour autant pas choisi d’oublier ses racines, bien au contraire ! Pourquoi ne pas transmettre son héritage au travers de sons inédits ? Pourquoi ne pas donner aux rythmes africains une nouvelle pulsion pour faire parler l’Afrique d’aujourd’hui ? C’est ce que Djeour Cissokho décide de faire. Aujourd’hui, il façonne son propre style musical en nourrissant sa musique d’autres couleurs. Des notes précises, un son clair, une voix sans pareil, des rythmes souples et intenses... Djeour et sa kora portent dans un immense respect la tradition au delà des frontières mandingues et la dévoile au monde. À commencer par vous !

DJEOUR CISSOKHO, musicien, chanteur, joueur de kora, issu d’une tradition forte, aime à prolonger celle-ci et à l’enrichir en accueillant les rythmes de la modernité qu’il réinvente à la lumière de la musique mandingue

Djeour est de la grande famille des Cissokho, musiciens et griots des rois mandingues depuis des générations. Son grand-père, avec sa Kora, accompagnait à cheval le roi Abou N’Diaye dans ses guerres de conquête. Son père, Soundioulou Cissokho, «le roi de la kora», décédé en 1994, est un des plus célèbres musiciens sénégalais.
Djeour a été immergé dans la musique depuis toujours. Il l’a apprise de son père et de ses frères comme tout enfant de griot..
En 1990, Il a fondé son propre groupe « Allalaké », renommé dans toute l’Afrique de l’Ouest et Il a commencé à créer son propre style.

Djeour Cissokho s’est produit sur les principales scènes musicales parisiennes et de l’hexagone.
Il a participé à de nombreux festivals et manifestations culturelles en France et en Europe.
Il a été invité à faire des conférences et des concerts à la COLUMBIA UNIVERSITY de NEW-YORK.


NOUVEL ALBUM : AU FOND DE L’INCONNU

Tout-à-fait contemporain, Djeour Cissokho n’oublie jamais d’où il vient : fier de son héritage, la musique mandingue et la kora, il aime les faire voyager et fructifier, à travers ses rencontres, dans de joyeux mariages exogamiques : musique mandingue mêlée au m’balax wolof ou à des rythmes qui viennent ou « reviennent » du jazz ou des pays latin et caribéens.

À côté de chansons où, sous l’aile souveraine de la kora, se manifestent la constance et la fermeté de la musique africaine, Djeour nous propose, sur des rythmes reggae, des chansons en langue française. Il y parle de l’Afrique, de ses problèmes : circulation de l’argent, désir de partir, émigration clandestine, et désir d’avancer dans le jeu pour ce continent qu’il aime.
C’est nouveau, cela fait réfléchir et nous fait danser sur des airs qui restent dans nos têtes longtemps après les avoir entendus.

« Si je chante aussi en français, c’est que, depuis quelques années, mes allers-retours entre Paris et Dakar, me font regarder l’Afrique autrement. Je veux que ma voix porte plus loin ; je veux grâce à la langue française parler aux africains de l’Ouest et à tous les francophones. »
Son jeu à la kora, dit-il, s’en ressent. Il pratique un jeu savant, un jeu unique, ouvert, aux notes claires, détachées, incisives, aussi explosif que délicat, Cela se retrouve aussi au niveau de son groupe, où tous jouent une musique ouverte.

Djeour Cissokho est un musicien et un griot d’aujourd’hui. Curieux, inventif et voyageur, il sait faire parler, dans sa musique et dans ses messages, l’Afrique d’aujourd’hui.


La presse parle de l'album « AU FOND DE L’INCONNU » sorti en 2006.

ELLE “...s’il n’a pas encore la notoriété d’un Mory Kante, autre maître de la kora, ou du couple Amadou et Mariam, le sénégalais Djeour Cissokho ne devrait pas tarder à rejoindre ses pairs africains. Pourquoi pas... à l’occasion de la sortie de son dernier album... dont le grand mérite est de réussir une synthèse presque parfaite entre la tradition mandingue et l’instrumentation moderne.”

LIBERATION “...Sa kora joue une musique drue, vive, avec ce rythme épileptique et souverain au Sénégal. D.C épouse aussi le reggae, le jazz, parfois la salsa. Il fait de judicieuses ouvertures avec des notes pures et concises, une musique alerte et dégagée.” B.D

WORLD MAGAZINE “...Djeour a métamorphosé l'instrument ancestral avec ses reggae, jazz parfois salsa. Il ouvre la tradition avec son jeu précis et aérien, sa musique souple et vive. Fort de ses multiples rencontres à New-york, Paris, Bratislava ou Rome, Djeour s'inspire des sons du monde, rock, steeldrum... Il joue des rythmes intenses et énergiques comme le mbalax national... chante aussi en français pour "parler aux africains de l'Ouest et à tous les francophones"…”

START-UP “...Le sénégalais Djeour Cissokho nous livre un album aux sonorités modernes, avec un large groupe où l’on sent une vraie ambition instrumentale… des textes en mandingue et en français avec des thématiques qui sont le cœur de ce qu’a déjà produit Djeour : l’argent, l’immigration et l’exil, l’avenir de l’Afrique. Bel album contemporain qui n’est que la partie émergée d’une scène musicale extrêmement riche.”

LE NOUVEL OBSERVATEUR : “…Le fils du mythique Soundioulou ne fait pas honte à la grande famille des Cissokho…”

MARIANNE “... l’album transpose avec une modernité éclatante l’héritage mandingue...”

AMINA “…descendant de l’empire du Mali et à la fois natif du Sénégal, il peut se forger un répertoire haut en couleurs où les arpèges clairs de la harpe mandingue se mêlent au tempo sulfureux du mbalax wolof…”

MONDOMIX “ « l’argent qui arrive, l’argent qui part, l’argent qui disparaît sans laisser de traces entre nos doigts », chante en français Djeour Cissokho… il porte un regard réaliste sur le continent africain plutôt que se satisfaire des clichés et légendes trop souvent partagés. C’est aussi ça être griot et Djeour ne l’a pas oublié. Comme il n’a pas oublié que, pour être écouté par le plus grand nombre, pour partager les réflexions de ses contemporains, il se devait d’aller vers eux en chantant aussi en français (deux textes sont écrits par Josée Lapeyrère) ou en portant ses rythmes mandingues ancestraux au contact du reggae, du jazz ou du M’balax.”

JAZZ MAGAZINE “... au vingtième siècle il y avait les guitar-heroes ; maintenant il y a les kora-heroes. Accrochez-vous ! Djeour Cissokho ! une expérience musicale inoubliable, ultra-puissante Musique traditionnelle et absolument contemporaine entendue sous l’angle du chant groove-funk-jazz-roll-rock et tout ce que vous écoutez maintenant. Car, comme vous le savez, notre mère vient d’Afrique.”

SITE INTERNET

 
http://www.djeour-cissokho.fr/

 

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Le New Morning, 2006-07.
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Jazz-Passion, août 2006.
mise à jour en décembre 2007.


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Ba Cissoko

Voix, Kora, Tamani

Quand on naît Cissoko, on est joueur de kora. Le Guinéen Ba Cissoko s’inscrit dans les sillons fertiles d’une histoire bien plus que centenaire. Il est le dernier né d’une longue lignée de griots, maîtres chanteurs et cordes agiles.

Son oncle, M’Bady Kouyaté, lui a ainsi transmis depuis tout petit son savoir, le pouvoir de l’instrument fétiche de la sphère mandingue. Et pour parfaire son expertise, il a fait au début des années 80 un périple initiatique, de village en village mandingue, de sa ville natale Kandara à la métropole Dakar. De retour à Conakry, en 1986, il passe aux travaux pratiques, fondant un quartet de koras tout en animant les traditionnels baptêmes et mariages. Dès lors, il va se distinguer en renouvelant l’approche sur son instrument tout en affinant sa connaissance de l’art et des bonnes manières des conteurs.

Vingt ans plus tard, Ba Cissoko accouche enfin du disque qui dresse le parfait portrait du griot post-moderne. Cet homme est aussi fermement enraciné dans la terre des siens qu’il est ouvert aux possibles des autres. En 2006, il ne fait que fructifier toutes les expériences acquises sur le chemin forcément sinueux qui mène à l’épanouissement artistique. De cette traversée à travers le monde des catégories dûment certifiées, il faut retenir sa collaboration avec le trompettiste Gilles Poizat, avec lequel il élabore ses primes effusions, en direction du jazz, du funk et du reggae. C’est le début d’un lien avec Marseille, le grand port devenu pour Ba Cissoko sa porte d’entrée vers les scènes du monde entier. Là où se trouve Nuits Métis, la structure qui va l’accueillir, lui faire découvrir d’autres façons de jouer : le savant Ray Lema, le DJ Yvi Slan, le groupe Tamalalou… Peu à peu, le Guinéen devient une référence locale, enflamme les scènes nationales. De rencontres en révélations, le griot Ba emmènera sa petite troupe jouer aux quatre coins du monde, avec près de 200 concerts entre 2004 et 2006.

En 2007, il était temps de sortir l’album qui affirme toutes ses potentialités, ces shows bouillants qui mettent le feu aux pieds, qui brûlent la tête. Un disque susceptible de retranscrire sa formule : “ Moderniser la tradition mandingue, pour mieux la diffuser ; la transgresser, pour vraiment l’honorer. ” “Electric Griot Land” donc, allusion aux visions de Jimi Hendrix, qui remit les pendules à la bonne heure pour le blues de ses origines. Telle est la démarche de Ba Cissoko, tout juste né quand le guitariste entamait sa révolution. A ses côtés, un trio au diapason, ou plutôt “ une histoire de famille ” : ses deux cousins, Kourou l’aîné à la basse et au bolon, et Sékou, le jeune surdoué qui dynamite la kora d’effets saturés, et Konkouré, un percussionniste qui donne à sa calebasse des infrabasses à faire tressauter un cul-de-jatte. A cette formule de base, quelques ingrédients viennent s’ajouter, le Malien Amadou Bagayoko, l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly, les Nubians…, histoire de relever encore un peu plus ce gumbo au goût inédit, surgi d’une marmite où se retrouvent naturellement les moissons de la grand-mère de Ba et le bitume de Conakry, les chantres du panafricanisme et les femmes amazones de Guinée.
Jacques Denis

www.ba-cissoko.com

 

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Jazz-Passion, mars 2007.


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Avishai Cohen

 Contrebasse, Basse

Ce jazzman a un parcours assez atypique. Né en Israël, il a émigré aux Etats-Unis très jeune. Son histoire est jalonnée de noms prestigieux, à commencer par Chick Corea qui a découvert ce bassiste assez intrigant. Les deux artistes joueront, pendant un temps, côte à côte avant de s’éloigner. Avishaï a poursuivi depuis une carrière brillante, mêlant jazz, soul et même reggae dans son disque, « Colors » (2000). Le point culminant a été l’hommage que lui a rendu le magazine Bass Player. Il y fut placé parmi les cent bassistes les plus importants du Xxème siècle. Il vient de publier un nouvel album « As Is… Live At Blue Note ».

DERNIER ALBUM : « CONTINUO » (NOCTURNE)
SORTI LE 2 MAI 2006

Orient et Occident …
Depuis 2003, le trio d’Avishai Cohen ne compte plus les concerts. Avishai Cohen, Mark Guiliana et Sam Barsh sont désormais de vieux complices malgré leur jeune âge … et ne font plus qu’un.

Très influencées par la musique du Moyen Orient, les compositions d’Avishai Cohen offrent dans ce nouvel album la part belle à l’expression et la virtuosité de ses musiciens. Teinté de couleurs venues d’Orient, cet opus invite l’auditeur à découvrir l’univers intérieur de son compositeur, partagé entre Orient et Occident. Avishaï Cohen illustre son propos en intégrant subtilement les couleurs et la délicatesse d’un Oud magnifiquement représenté par un ami de longue date, Amos Hoffman, avec lequel il avait enregistré ses trois premiers albums.

Un des premiers musiciens de jazz d’origine israélienne aux États-Unis, Avishai Cohen s’établit à New York en 1992 après avoir étudié le piano et la basse classique et jazz dans son pays natal (à l’Académie de la musique et des arts avec Michaël Klinghoffer) et aux États-Unis (à Saint-Louis). Après plus de 10 ans passées Outre-Atlantique, il est de retour en Israël. Il tourne actuellement avec son propre groupe aux États-Unis et dans toute l’Europe.

Après avoir fait des études à la New School et au Mannes College of Music à New York, Cohen se produit avec des artistes comme Brad Mehldau et, suite à des cours avec le bassiste Andy Gonzalez, intègre le groupe jazz Latino aux côtés d’Abie Rodriguez et de Ray Santiago. Grâce à toutes ses expériences, Cohen devient membre fondateur du sextuor de Corea, Origin. Il a fait partie du Chick Corea New Trio et accompagne d’autres jazzmen tels que Roy Hargrove, Herbie Hancock, Nnenna Freelon, Claudia Acuña, Paquito D’Rivera… Récemment, il a participé à un enregistrement avec l’artiste Pop-Soul Alicia Keys, et a joué avec les Orchestres Philharmoniques de Londres, d’Israël, ainsi qu’avec les « Pops» de Boston.

“ . . . one of the most gifted bassists of his generation is finding his own voice as a composer.” The New Yorker
“ . . . one of the best double-bassists in the world.” Kerstan Mackness, Time Out London


Bassist/Composer Avishai Cohen, born April 20, 1970 in Israel, a musician who has been called a “jazz visionary of global proportions” by DownBeat, and was declared one of the 100 Most Influential Bass Players of the 20th Century by Bass Player Magazine, is renowned around the world as an influential double bassist and profound composer, and has received a deluge of critical praise for his recent recorded output and live performances.
In February of 2005 Razdaz Recordz released At Home, an album that was arguably Avishai Cohen’s most compelling and striking new recording to date. That is until the artist conceived of, and recorded his newest CD, the spectacularly beautiful, Continuo.

Continuo, Cohen’s third recording on his label Razdaz Recordz, and his seventh as a leader, was recorded in Gothenburg, Sweden in December 2005 with Avishai’s core trio of pianist/keyboardist Sam Barsh and drummer/percussionist Mark Guiliana (drums, percussion). The trio, a crackerjack unit that has been on the road for the last two and a half years, welcomed into the fold a long-time collaborator of Cohen’s, fellow Israeli Amos Hoffman, who contributed his singular oud playing to several tracks. Avishai explains the importance of having Hoffman contribute his artistry to this recording: “A lot of the new material on Continuo has a through-composed, classical music-like nature to it, as well as open sections for solos. In addition to that, there are strong Middle Eastern influences in some parts of the compositions. Contemplating the material for the album, I realized I wanted an additional color added to the trio in order to enhance those influences. There was only one man for the job, and that man is Amos Hoffman. Amos was a member of my earlier New York band, which recorded my first three records (Adama, Devotion & Colors).”
“There’s no way to reduce bassist Avishai Cohen’s music into tidy categories. Seamlessly blending Middle Eastern, folk, funk, fusion, and straight-ahead jazz – often on the same song – Cohen has fashioned a singular vision, and it’s a joy to experience.” Jazziz

Continuo (a Baroque term that is generally the practice of creating an accompaniment from a composed bass part and improvising harmony above them, or, improvising accompaniments from figured bass), is a recording that once again reflects Avishai Cohen’s life in music by combining the glorious influences of classical music and Middle Eastern music. Essentially, “fusing the two worlds of East and West. “These elements together produced the combination of sounds I was looking for, and created a nice balance between composed and improvised music. I’m excited and proud to offer you some moments of my life once again, reflected through the music,” says Cohen.
This recording also reflects the magic of a working band, which in this music is stronger than any concept,” says Avishai. He continued, “I’m very grateful to have two young masters (Sam Barsh and Mark Guiliana) of their instruments with me to convey that, young in their ever thirsty minds for more information, and old enough in their souls to emotionally express themselves on a very high level through the compositions.” Continuo, the follow up recording to the critically acclaimed At Home, will be released on May 23, 2006 through Sunnyside Records, and will be distributed by RykoDisc.

Bassist/Composer Avishai Cohen was one of the first Israel-born jazz musicians to make a big splash in the U.S. Cohen moved to New York permanently in 1992 after studying classical/jazz piano and bass in Israel, (Music & Arts Academy and with Maestro Michael Klinghoffer) and in the United States (in St. Louis). After attending both the New School and Mannes College of Music in New York City, Cohen performed with fellow students such as pianist Brad Mehldau. After studying with bassist Andy Gonzalez, Cohen performed in a Latin jazz band that included Abel Rodriguez and Ray Santiago. As a result of this experience, combined with his deep understanding and love of Latin Music and jazz, Cohen got the call to join pianist Danilo Perez’s trio. Cohen moved on from Perez’s band in 1996 to become a founding member of the legendary Chick Corea’s new sextet, “Origin.”

“ . . .nobody’ll kvetch about getting an extra helping of Cohen’s deep, ermine-edged bass, which he strokes with a subtlety hardly anyone matches.” Greg Burk, L.A. Weekly


Until late in 2003, Avishai was a member of the Chick Corea New Trio (the bassist is prominently featured on the 10 DVD boxed set Chick Corea: Rendezvous In New York), and accompanist to other jazz note-worthies, including Bobby McFerrin, Roy Hargrove, Herbie Hancock, Nnenna Freelon, Claudia Acuña, Paquito D’Rivera and many others. Avishai has become a first call musician in multiple genres. In 2003 he made a studio recording with pop-soul artist Alicia Keys, and has also performed concert works with the London Philharmonic Orchestra, the Israel Philharmonic Orchestra and The Boston Pops Symphony.

Razdaz Recordz
2003 was a busy year for the bassist/composer. In addition to his playing and composing activities, Cohen decided to create his own record label, preempting the course that fellow artists Dave Holland, Dave Douglas and many others have since taken. “I’ve always been interested in several genres of music, including jazz, rock, pop, classical, Latin and funk,” said Cohen. “And I’m always packed with ideas, so I decided to start my own label because I’m involved in so many different projects.” In addition to releasing his own recordings, Razdaz is gearing up to release the debut recording of drummer Mark Guiliana’s genre-busting band Heernt, “Locked In A Basement” , featuring Guiliana on drums, trombone and electronics, Zac Colwell on saxophone, flute, keyboards and electric guitar, and Neal Persiani on electric bass.

Razdaz Recordz is distributed internationally and in the US by Sunnyside/Ryko Distribution. The label released its debut CD, Avishai’s Lyla in September 2003. The second recording on Razdaz Recordz is extraordinary 11-song collection, At Home, a recording that showcases Cohen’s multifaceted musical prowess (released on February 22, 2005).

Avishai Cohen will be on a worldwide tour with his trio, plus special guests, in support of Continuo throughout 2006, including engagements at Ronnie Scotts, The Blue Note (Japan & New York) and
The Ottawa Jazz Festival and appearances at the JVC Jazz Festivals – New York and Newport.

Avishai Cohen’s discography as a leader: Adama (1998), Devotion (1999), Colors (2000), Unity (2001), Lyla (2003), At Home (2005), Continuo (2006)

 

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Jazz-Passion, avril 2007.


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Deborah Coleman

Chant, Guitare

BLUES CARAVAN 2007 THE NEW GENERATION Once again Ruff Records from Germany is at the forefront of presenting the European Blues scene with the best contemporary blues artists from around the World. We are proud to be associated with Ruff Records and presents to you the first UK festival appearance of this amazing Blues Caravan 2007 featuring :

DEBORAH COLEMAN (USA)
Meticulous and focused in the studio and highly charismatic onstage, Coleman has developed a guitar style that reflects the influences of Jimi Hendrix, Buddy Guy, Freddie King, Albert Collins and Larry Carlton. Her vocal inspirations are as often found in the singing of Chrissie Hynde and Patti Smith as in the recordings of Bessie Smith, Janis Joplin, Memphis Minnie and Alberta Hunter.
Deborah Coleman is, as USA Today notes, “one of blues music’s most exciting young talents.” Along with a discography that now spans a decade, she also gives knockout live performances that have made her one of the hottest commodities on the contemporary blues scene.
Meticulous and focused in the studio and highly charismatic onstage, Coleman has developed a guitar style that reflects the influences of Jimi Hendrix, Buddy Guy, Freddie King, Albert Collins and Larry Carlton. Her vocal inspirations are as often found in the singing of Chrissie Hynde and Patti Smith as in the recordings of Bessie Smith, Janis Joplin, Memphis Minnie and Alberta Hunter.
Coleman was born in 1956 in Portsmouth, Va., and raised in a music-loving military family that lived in San Diego, San Francisco, Bremerton, Washington, and the Chicago area. With her father playing piano and her two brothers on guitar, and a sister who plays guitar and keyboards, Deborah felt natural with an instrument in her hands, picking up a guitar at age eight.
At 15, she joined a series of rock and R&B bands—first as a bass player, but later switching to lead guitar after hearing Jimi Hendrix. Like most musicians of her generation, radio was an important early influence. “Back then, the formats of the radio stations were more diverse,” she says. “I remember hearing Joe Cocker, James Brown, Ray Charles and the Beatles on the same station.”
As her interest in guitar-driven music grew, she plugged into rock groups such as the Yardbirds, Cream and Led Zeppelin, and followed the roots of their music back to its origin in the blues. “Jeff Beck was one of my favorites,” she recalls. “I didn’t find out until later that they were doing blues tunes and I went to find the original artists.” A pivotal event for Coleman was a concert she saw when she was 21 that featured Howlin’ Wolf, Muddy Waters and John Lee Hooker all on the same bill. “I will never forget that show,” she says. “It started me on a path to my roots.”
Coleman married at 25 and put her musical career on hold to raise her daughter, developing a career as an electrician along the way. “I raised a family, held a nine-to-five job, then I finally decided to play music full-time,” she recalls. Coleman got the big break she was looking for in 1993 at a talent search sponsored by the Charleston Blues Festival. Her band consisted of her brother and his friend, both of whom only played heavy metal. “We rehearsed for a week, and I taught them tunes. It was the beginning of my professional career,” she said. She knocked out the crowd and the judges with a performance full of fire, took first place in the competition and hasn’t looked back since.
She immediately put together her own group and began her solo career as a bandleader and featured performer. The prize from the blues festival competition was free studio time which she used to record a demo and secure a record deal with New Moon Records, based in Chapel Hill, N.C. Her first album, Takin’ a Stand, was released on the New Moon label in 1994.
After a string of albums on Blind Pig, Coleman joins the Telarc label with the release of What About Love? in May 2004. Recorded in November 2003 at The Centre for Performing Arts in Unity, Maine, the album explores the ups and downs of matters of the heart—in a way that only a highly accomplished blues singer and songwriter like Coleman can do it.
“I’ve come to the conclusion that, at least for me, I have a real need to keep it real and keep it live and spontaneous,” says Coleman. “That’s what matters to me and I think that’s what matters most to my audience.”

 

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Jazz-Passion, février 2007.


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Steve Coleman

Saxo, Composition

Steve Coleman, infatigable, apprend, étudie, observe …
Le comportement des abeilles, l’égyptologie, le symbolisme, les mathématiques...
Il côtoie des philosophes, des maîtres yogis, découvre la vie quotidienne à Java où il réside une partie de l’année, interroge Anthony Braxton, Von Freeman et Sonny Rollins qu’il a officiellement sollicité pour une interview. Il étudie sans relâche le langage de Charlie Parker, la vie d’Art Tatum. Il est également à l’écoute des jeunes musiciens ; à New York où il organise des workshops à la Jazz Gallery, mais aussi à Cuba, au Ghana, en Inde, en Égypte et dans chaque parcelle des mondes qu’il parcours …

Les techniques de composition de Steve Coleman sont inspirées pour la plupart de celles des compositeurs « classiques » : idées mélodiques en miroir, ou inversées, travail sur les intervalles, fugues etc. Pourtant, le saxophoniste avoue créer de la musique qui n’est pas destinée à être comprise mais plutôt à être ressentie…

Né en 1956 à Chicago, Steve Coleman est saxophoniste alto, compositeur, programmeur, producteur et enseignant. A l'âge de treize ans, il commence le violon dans l'orchestre du Collège, instrument qu'il abandonne six mois plus tard pour le saxophone alto. Alors que son père, un mordu de Charlie Parker, le pousse dans cette direction, Coleman s'intéresse au saxophoniste alto de James Brown, Maceo Parker, et entre dans un groupe funk. En 1974, pendant qu'il étudie à l'Illinois Wesleyan University, il découvre Von Freeman et reconsidère sa position sur Charlie Parker. En 1978, il dirige un groupe au New Appartment Lounge, écrit de la musique, joue les classiques de Parker, puis s'installe à New York où il se joint au Thad Jones-Mel Big Band. Depuis, il travaille avec de nombreux musiciens créatifs, comme Doug Hammond, Dave Holland, Von Freeman, Sam Rivers, Abbey Lincoln, Cecil Taylor, McCoy Tyner et Jack DeJohnette. En 1981, il forme le groupe Steve Coleman and Five Elements, avec lequel il va développer la plupart de ses activités. Il dirige également trois autres groupes : Metrics, Mystic Rhythm Society et Council of Balance. Il est récompensé en 1995 par le National Endowment for the Arts en tant que compositeur et en 1996 par le Lila Wallace-Reader's Digest Fund.

LABEL BLEU & IRCAM.FR

Interview Daniel Yvinec pour JAZZ MAGAZINE (2000)

Impressionnant, Steve Coleman. On se retrouve face à un homme à la pensée limpide, articulée, maniant un anglais dont chaque mot semble indispensable. Par-delà la musique, ce sont la curiosité et la détermination qui impressionnent. Coleman a "décroché” pour mieux chercher, se concentrer sur son étude de la musique, des sciences, des astres, des peuples, de la vie. Il fait le point sur cette année sabbatique.

Steve Coleman : Rencontrer un autre musicien dans le cadre d'un entretien [ndlr : notre intervieweur, Daniel Yvinec, est bassiste] est intéressant. J'ai moi-même interviewé sans intention de publication des personnalités déterminantes pour moi telles que Richard "Muhal” Abrams, George Lewis, Von Freeman, Henry Threadgill. C'est une occasion idéale pour recueillir des informations précises.

Mon année sabbatique a débuté en janvier 2000 et se poursuivra jusqu'en juin 2001. Il s'agit d'une décision longuement mûrie mais délicate à assumer sur le plan financier et par rapport à mon entourage. J'ai eu à décliner des offres intéressantes comme une création avec un orchestre symphonique ou la composition d'une musique de film. Ces propositions affluaient comme pour tester ma détermination.

Depuis des années, comme chaque homme du monde occidental, je lutte contre le temps. Face à cette frustration j'ai pris conscience que, pour me focaliser sur une étude, il me fallait me couper du business de la musique. L'organisation des tournées, des enregistrements, la promotion représentent une dépense d'énergie et de temps considérable.

Préalablement, je m'étais établi une liste de domaines à étudier, de lieux à découvrir, de personnes à rencontrer. Les imprévus, le hasard des découvertes ont rendu la réalité bien différente de mes prévisions – lors d'un concert informel en duo avec un batteur new-yorkais, j'ai perçu dans son langage des figures rythmiques qui m'étaient étrangères. Après une longue discussion, il m'a donné une liste d'exercices de rythmes basés sur le Yi-King. Cela a constitué pour moi la base d'un travail approfondi de correspondance entre la musique et le Yi-King que je poursuis aujourd'hui.

J'ai passé beaucoup de temps à voyager ; au Ghana, au Brésil, en Inde et à Java où je me fais construire une maison. Cette idée de partager mon temps entre plusieurs pays me vient de Randy Weston. Chaque lieu suscite des idées différentes. À Java, je vivais coupé du monde, au rythme du soleil : ça a bouleversé le rythme et le contenu de mon travail. Lors de mes voyages j'ai été frappé d'observer à quel point le rapport des gens à la musique est resté naturel. On joue dans de nombreux pays sans objectif précis, l'aspect commercial est totalement absent de la démarche. C'est un peu cet aspect naturel qui nous a tous fait choisir la musique, mais peu à peu cela se dilue. Cela m'a fait réfléchir et j'ai maintenant une vision fondamentalement différente du business. Mon objectif aujourd'hui est de rendre ma musique matériellement accessible aux gens. Je vais vers une vie moins commerciale qui sera ou non compatible avec le business – avec ma maison de disques, nous cherchons des solutions.

Sur le plan musical aussi, beaucoup de choses vont changer, mais les effets artistiques seront, je pense, plus longs à se faire sentir. Un temps de maturation est nécessaire. J'ai également pris le temps de m'intéresser à ma santé. J'ai découvert le yoga en Inde et cela m'a changé, rendu plus flexible ; j'ai la sensation de penser plus clairement. Là-bas, j'ai rencontré des penseurs avec qui j'ai eu de longs entretiens. Depuis mon enfance, j'ai toujours été fasciné par les animaux, les plantes. Je lisais avec avidité des encyclopédies, au grand étonnement de ma mère ; je connaissais toutes les planètes du système solaire. Aujourd'hui plus encore, je mesure ma profonde attirance pour tout ce qui n'a pas été créé par l'être humain, et c'est tout cela qui m'inspire ; ces idées qui viennent de l'observation des étoiles, du système solaire, du comportement des abeilles, des philosophies, religions et sciences qui découlent de l'étude des phénomènes naturels.

Lorsque j'ai commencé mon apprentissage de la musique, je me demandais s'il était possible de l'utiliser comme une sorte de symbole sonore pour exprimer ces manifestations de la nature. C'est dans ce sens que vont mes recherches. Il s'agit d'un long processus qui passe par la pratique d'une multitude de disciplines apparemment étrangères à la musique, et qui en constituent pourtant l'essence. »

 

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Jazz-Passion, janvier 2007.


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George Colligan

Piano

Pianist George Colligan has been very active on the New York jazz scene since he moved to Brooklyn in 1995. His sideman credits include work with Gary Bartz, Eddie Henderson, Ralph Peterson, Sheila Jordan, Steve Wilson, Nicholas Payton, Billy Hart, Ravi Coltrane, and Stefon Harris, among others. Currently, Colligan is the first-call pianist for the bands of Cassandra Wilson, Lonnie Plaxico, Robin Eubanks, and David Gilmore.
Born in New Jersey and raised in Maryland, Colligan took up the trumpet at the age of eleven after initially playing piano. Eventually, he enrolled at the Peabody Conservatory of Music in Baltimore as a trumpet and Music Education major. Colligan’s interests soon shifted to the piano and jazz, though, and he began gigging in hotels and clubs around town. Augmenting his informal “jazz studies,” he spent a month at the Banff Summer Jazz Workshop working with such esteemed faculty as Steve Coleman, Stanley Cowell, Kenny Wheeler, Rufus Reid, and Marvin “Smitty” Smith. Upon graduation from Peabody
in 1991, Colligan promptly quit the trumpet to focus exclusively on the piano. He spent the next three years studying, composing, and playing in the Baltimore/ Washington D.C. area before heading to New York. Highlights from this period include semifinalist honors at prestigious piano competitions in Indianapolis and Jacksonville.
Colligan’s solo releases include Activism (1996), The Newcomer (1999), Constant Source (2000), and Stomping Ground (2000), all on Steeplechase. He has also released three discs for the Fresh SoundsNew Talent label, Desire and Unresolved (2000), andComo la Vida Puede Ser (How Life Can Be) (2001).

 

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Jazz-Passion, juin 2007.


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Médéric Collignon

Chant, Bugle, Cornet

Médéric Collignon a fait ses armes au Conservatoire de Charleville-Mézières à la trompette (1975-1989). Son approche vocale restera autodidacte. Il participe à de multiples créations de projets en Lorraine (O.R.J.L., Emil 13…), au cornet à pistons. Arrivé à Paris en 1997, il joue avec Claude Barthélémy (La Nouvelle Orléans), entame la 4ème année avec "Kassali" (Philippe Lemoine) ; plus tard dans diverses formations avec entre autres Andy Emler, Denis badault, "Qüntêt" (Jean-Louis Pommier), « Le Sacre du Tympan » (Fred Pallem), "La Théory du Reptil",… ; il intègre l’ONJ de P. DAMIANI(2000) ainsi que l’ONJ de Claude Barthélémy (2002).
Aujourd’hui, il joue dans "Napoli’s Walls" avec Louis Sclavis, Vincent Courtois et Hervé Poulsen et le “Big Napoli’s” (avec François Merville, Paul Brousseau et Dgiz), joue en solo, duo, trio, quartet (Le Jus de Bocse - "Porgy and Bess" / "In A Silent Way"), "Ztar" (avec Thierry De Pourquery et Philippe Gleizes), "Slang Collectif" (impro à danser), le "New Louzadsak" de Claude Tchamitchian, "SeptiK" (sur "Giù la Testa" : Sergio Leone/ Ennio Morricone) et entre jazz cool et un jazz électro-déjanté, entre Trash et Techno, entre la musique contemporaine et l’improlibration. Ses rencontres ? Lubat, Portal, Ducret, Reibel, Emler, Badault, David Moss, Ph. Minton, Ars Nova...Instruments pratiqués : cornet de poche, bugle, saxhorn, voix, trompette à palettes, trompette à coulisse, effets(human-bass), HPD15 Roland, mini-Korg(vocoder)…

 

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Jazz-Passion, novembre 2006.


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Ravi Coltrane

Saxo

Né le 6 août 1965, Huntington, New York, ÉTATS-UNIS. Pour le fils de John Coltrane et Alice Coltrane, une carrière musicale aurait pu apparaître inévitable. Cependant, malgré l‘étude au lycée du saxophone soprano, il renonce à la musique quand son frère aîné est tué dans un accident de la route. En ce temps là, Coltrane vit en Californie et ce n'est qu’à 20 ans qu’il reprend. Il joue brièvement dans le groupe de sa mère, et passe deux ans avec Elvin Jones. Après cela, il travaille avec une succession de leaders, y compris Geri Allen et Kenny Barron. Avec Antoine Roney il forme le groupe Grand Central et il enregistre avec des batteurs comme Cindy Blackman et Cecil Brooks III et des pianistes comme Cyrus Chestnut et Yosuke Yamashita. En plus du soprano, Coltrane joue aussi du ténor, mais n'a pas vraiment suivi les pas de son père, de la même façon que la plupart des saxophonistes ténor Post-John Coltrane doivent quelque dette stylistique. Inévitablement, Coltrane a dû travailler dur pour ne pas faire figure de clone et c’est à la fin des années 90 qu’il enregistre sous son propre nom un premier disque. Dès lors, il montre les signes clairs d’une certaine maturité tendant à surmonter le fardeau de porter un grand nom du jazz et commence à trouver sa propre place dans la musique.


Le souffle au cœur
Denys Lelièvre (voir.ca.com)

Ravi Coltrane : " Comme jeune musicien, tu te fixes des buts. Le mien était de trouver ma voie comme compositeur."

Le saxophoniste Ravi Coltrane avance dans la recherche d'une voie qui lui est propre, à la fois comme compositeur et comme interprète. Le quartette qu'il dirige présentement forme un ensemble d'une énergie redoutable.

Ravi Coltrane poursuit avec une belle confiance une démarche très rigoureuse de création. Dès le début des années 90, il apprend beaucoup à côtoyer des musiciens comme Joanne Brackeen, dont il retient l'audace harmonique. Peu de temps après, il fréquente de jeunes loups qui enregistrent pour Fresh Sound et qui se défoncent à la Jazz Gallery.

Comme souffleur, une sonorité personnelle déjà, profonde et puissante, qui rappelle peut-être Wayne Shorter, Joe Henderson et, chez les plus jeunes, Branford Marsalis et Ralph Moore.

Presque 10 ans séparent Moving Pictures (1997) et In Flux (2006). Entre les deux, From the Round Box, avec Geri Allen, Ralph Alessi, Eric Harland, et Mad 6, avec George Cooligan, Daryll Hall et Steve Haas : " J'essaie de rassembler mes idées pour en faire un tout cohérent. C'est mieux de ne rien forcer, de laisser l'énergie venir. Comme jeune musicien, tu te fixes des buts. Le mien était de trouver ma voie comme compositeur." Sur Mad 6, il reprend de façon personnelle plusieurs pièces fondatrices de Thelonious Monk ('Round Midnight et Ask Me Now), Jimmy Heath (Ginger Bread Boy), Charlie Mingus (Self-Portrait in Three Colours) et deux thèmes de son paternel, 26-2 et Fifth House, reconnus, au même titre que Giant Steps et Countdown, pour la modernité de leurs progressions harmoniques et souvent baptisés par les musiciens Coltrane's Changes : " Mad 6 est un disque de transition, axé beaucoup plus sur l'interprétation que sur la composition."

Le dernier disque de Ravi Coltrane, In Flux, en est un de grande maturité. Le groupe qui l'entoure est formé de Luis Pedermo (piano), Drew Gress (contrebasse) et E.J. Strickland (batterie). Pedermo est originaire du Venezuela et, avec d'autres musiciens latino-américains comme Miguel Zenon, Eugenia Mendez et Yosvany Tery Cabrera, il est en train de transformer la façon dont le jazz latin est perçu. Coltrane nous parle des trois musiciens avec qui il a tissé un lien très fort : " Pedermo est arrivé à New York au début des années 90. Il a une solide connaissance de la musique classique, a appris beaucoup avec sir Roland Hanna. Sa palette est large. Il combine à merveille le style de jazz joué à New York et la musique latine. C'est surtout un improvisateur de premier plan. Gress est un musicien qui provoque des choses. Quand nous avons commencé à répéter pour l'album, les écueils, comme par magie, s'estompaient. Il contribue beaucoup au développement de la sonorité d'ensemble du groupe. Strickland a beaucoup écouté Jack DeJohnette, mais aussi les batteurs de hip-hop. Son énergie est contagieuse."

Le répertoire d'In Flux est fait de compositions dont l'écriture est très moderne : Leaving Avignon, Blending Times. Avec Dear Alice, il rend un bel hommage à sa mère. Elle l'a initié à la musique, lui a fait écouter les grands compositeurs classiques comme Dvorak, Stravinski, Rachmaninov. Surtout, elle lui a communiqué ce désir d'élévation spirituelle : " Cette femme m'a enseigné tellement de choses. C'est difficile de l'exprimer par des mots. Elle m'a beaucoup encouragé à rechercher une musique qui soit la mienne." Coltrane dirige aussi un petit label, RKM, qu'il met au service des jeunes créateurs. Il est sensible à la situation actuelle de l'industrie du disque: la difficulté de vendre du jazz, l'incitation des décideurs à favoriser la reprise de standards plutôt que la création, le téléchargement des pièces sur Internet : " L'industrie du disque est un monde qui tend de curieux appâts. Il faut de plus en plus rivaliser d'audace avec elle, et mettre l'accent sur la musique elle-même. Son avenir en dépend."

 

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Jazz-Passion, août 2006.
mise à jour en octobre 2007.


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Al Copley

Chant, Piano

Vous avez tous au moins une fois fredonné l’air de "Everybody needs somebody", hymne à l’amour popularisé par les Blues Brothers.
Eh bien rassurez-vous, Corbeil-Essonnes fait revivre le mythe en invitant l’ex-pianiste du groupe : Al Copley !

Showman exceptionnel, le virtuose de Buffalo connaît dès 1978 un succès commercial planétaire avec les Blues Brothers.

En 1980, il fonde le groupe Roomful of Blues qui le propulse sur la scène internationale.

La suite n’est que l’histoire d’une longue et fascinante carrière. Dans les années 80, il est nommé deux fois de suite aux Grammy Awards dans la catégorie "Best traditional blues".

Arrangeur pour Santana, Bruce Springsteen, Muddy Waters, il écume les plus grands festivals de jazz et de blues. Il joue et « chauffe » les salles les plus prestigieuses au monde, ouvrant les concerts de stars tels Eric Clapton, B.B. King et Bob Dylan.

Que ce soit en soliste ou en groupe, Al Copley provoque l’hystérie car il n’a pas son pareil pour transmettre au public l’énergie et l’allégresse qui le caractérisent.

Site officiel : http://www.alcopley.com

 

© Copyright Les Couleurs du Jazz, 2007.
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Jazz-Passion, mai 2007.


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Cécile Corbel

Harpe

Cécile Corbel semble sortie tout droit d’un livre de légendes. Son teint pale, sa longue chevelure rousse, font penser à ces personnages féeriques qui peuplent la tradition celtique. Peut-être est-ce parce qu’elle est née dans le Finistère, en Bretagne, où elle a appris les secrets de son instrument de prédilection : la harpe…

Après des études d’histoire de l’art et d’archéologie passées au Louvre et un passage dans le groupe de rock celtique « Tornaod » elle entreprend une carrière solo à la harpe et au chant, et monte un répertoire de musiques celtiques éclectiques, comme elle aime l’appeler… Un répertoire riche, proposant un recueil de chansons du monde, teintées de tradition celtique certes, mais sans œillères. Les influences s'appellent, se répondent et se jouent des tours. Les repères s'estompent. La poésie s'installe. Le tout servi par sa voix particulièrement attachante.

Né des spectacles de Cécile, autoproduit en 2004, son disque « Harpe Celtique et Chants du Monde » a reçu un accueil chaleureux du public et de magasins parisiens (distribué depuis novembre dernier à l’échelle nationale par Keltia Musique). La production et les arrangements riches se nourrissent de sons actuels et des sonorités plus traditionnelles des musiciens qui accompagnent Cécile depuis le début. Pour cet album, elle s'est entre autre appuyée sur son complice Tomaz Boucherifi, multi instrumentiste du groupe « Tornaod ». On croise aussi le uileann pipe (cornemuse irlandaise) de John Lang, le violon de Julien Taupin et la basse de Simon Caby.

Attachée à la transmission et aux rencontres, elle enseigne également la harpe celtique en cours particuliers et stages sur Paris ainsi qu’à Clermont Ferrand au sein de l’association « Harpe en cheville ». Invitée à deux reprises par la American harp society elle a organisé différents master class en Louisiane. Cécile travaille actuellement avec son équipe sur un nouvel album qui sortira en 2006.

Laissez-vous entraîner dans son univers poétique et féerique… Les chansons et les danses de Cécile Corbel (ici en trio) vous feront entrer dans la ronde des saisons et des histoires d'amour. 

 

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Jazz-Passion, novembre 2006.


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François Corneloup

Saxo

Ursus Minor : Nucular
Hope Street / Nocturne
HS10059
Le 1er mai 2005, le batteur et chanteur Stokley Williams atterrit littéralement sur la scène du Festival du Mans pour son premier concert avec Ursus Minor. Chanteur du groupe Mint Condition, compère de A Tribe Called Quest et chouchou de Prince, Stokley Williams devient instantanément le nouveau et indissociable batteur du groupe. Il épate avec ses talents de batteur, chanteur et complète magnifiquement la générosité des fondateurs du groupe : Tony Hymas, Jef Lee Johnson et François Corneloup. Ensemble, ils partent en tournée, enregistrent et vivent une superbe et très parfumée aventure relatée dans ce Nucular new colour. Un autre voyageur le croise pour deux titres, une fois à Minneapolis, une fois à Paris, la route constellaire du plus vibrant des nouveaux groupes : Brother Ali, hipopeur de Minneapolis, membre exceptionnel des Rhymesayers et signataire de « Shadow of the Sun » et « Champion EP », deux albums novateurs dans le champ du rap. Ursus Minor continue son chemin entre la terre et les étoiles.
Livret : Mattotti

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, février 2007.


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Christine Correa

Chant

Elle maîtrise aussi bien les domaines du jazz vocal que des techniques vocales indiennes. Elle a eu l’occasion de développer son langage aux côtés de musiciens tels que Steve Lacy, Ran Blake, John LaPorta, etc...

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Jazz-Passion, octobre 2006.


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Larry Coryell

Guitare

Le guitariste Larry Coryell est ne le 02 avril 1943 à Galveston, Texas. Ce virtuose de la guitare électrique touche à tous les styles. Il a fait partie des inventeurs du jazz fusion. La réputation de compositeur et d'improvisateur de Larry Coryell n'est plus à faire. Le guitariste, qui a côtoyé tous les styles, tant le classique que le rock, le jazz, le blues et la musique brésilienne, est revenu ces dernières années à ses héros Monk, Coltrane et aux standards.

Un des fulgurants apôtres du jazz rock seventies, guitariste vertigineux capable de passer de Hendrix furieux au Montgomery bopper en passant par le Django manouche.

© Copyright Le New Morning, 2006.
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Jazz-Passion, juillet 2006.


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The Cosmosamatics

Les Cosmosamatics sont un all-star formé par le légendaire altiste Sonny Simmons et un grand spécialiste des saxophones, Michael Marcus. Le groupe existe depuis 2000, mais est le fruit d'une association de plus de vingt ans entre les deux musiciens.

La musique des Cosmosamatics associe compositions originales et hommages à Charlie Parker et Eric Doplhy.

Le groupe a réalisé six enregistrements à ce jour : Cosmosamatics (Boxholder, États-Unis, 2001), Cosmosamatics II (Boxholder, États-Unis, 2002), Cosmosamatics Three (Boxholder, États-Unis, 2004), Live at Banlieues Bleues (Bleu Regard, France, 2004), Reeds & Birds (Not Two, Pologne, 2004) et Magnitudes (Soul Note, Italie, à paraître en décembre 2004). A l'occasion de la sortie de Reeds & Birds, le groupe effectue une tournée européenne. Des musiciens de renom comme James Carter et William Parker ont collaboré à ces albums. C'est le batteur du groupe depuis sa formation, Jay Rosen, qui complète la formation (en d'autres circonstances, cette place a été tenue par Andrew Cyrille, Reggie Nicholson, Larry Hancock, Art Lewis et Clifford Barbaro). À la basse, le groupe, qui se produira à Paris en trio, a été accompagné par William Parker, Curtis Lundy, Dominic Duval, Chris Sullivan, Tarus Mateen, Gildas Scourarnec, Emil Ram, Freddie Williams, et plus récemment Masa Kamaguchi.

Live at Banlieues Bleues immortalise la révélation que fut pour le public européen la musique des Cosmosamatics, à l'occasion de ce concert en mars 2003 ; leur réputation de grand groupe de scène n'est plus à faire aux États-Unis (où le groupe s'est produit au Vision Festival) et en Europe centrale et orientale. Ainsi, leur tournée européenne les conduit comme la précédente aux Pays-Bas (au Bimhuis), en Scandinavie (trois dates dont le Glenn Miller Café à Copenhague), en Autriche et en Pologne.

Cosmosamatics, Boxholder, 2001

Cosmosamatics II, Boxholder, 2002

Cosmosamatics III, Boxholder, 2004

Live At Banlieues Bleues, Bleu Regard, 2004

Michael Marcus ; Sonny Simmons ; Jay Rosen


Michael Marcus ; Sonny Simmons ; Jay Rosen


DISCOGRAPHIE INDICATIVE :

The Cry !, Contemporary, 1962
Music Matador, d'Eric Dolphy, Douglas, 1963
Illumination, d'Elvin Jones et Jimmy Garrison, Impulse, 1963
Staying On The Watch,
ESP, 1966
Music From The Spheres, ESP, 1966
Firebirds, Contemporary, 1967
Manhattan Egos, Arhoolie, 1969
Burning Spirits, Contemporary, 1970
Backwoods Suite, WestWind, 1982
Ancient Ritual, Qwest/Warner, 1994
Live In Paris, Arhoolie, 1994
American Jungle, Qwest/Warner, 1995
Transcendence, CIMP, 1996
Judgement Day, CIMP, 1996
Mixolydis, Marge, 2000
Tales Of The Ancien East/For Ustad Bismillah Khan, Parallactic, 2001
Anthony Braxton - Sonny Simmons - Brandon Evans - Andre Vida, Parallactic, 2003
The Future Is Ancient, avec Jeffrey Hayden Shurdut, Nolabel, 2004
Jewels, Boxholder, 2004



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Jean-Michel Couchet

Saxo, Clarinette

Il débute le saxophone en autodidacte à l'âge de 15 ans. Il étudie ensuite au conservatoire de Mantes-La-Jolie avec Pierre louis Garcia, à l'école de jazz du C.I.M (Paris 18ème) et à l'American School of Modern Music (Paris 15ème). Il travaille l'improvisation avec Steve Grossman et Warne Marsh, l'analyse avec Bill Dobbins et l'arrangement avec François Théberge. Dans les années 80, il joue dans plusieurs Quartets et Quintets ; ceux de Laurent Fickelson, Emmannuel Borghi, Sean Gourley... Entre 1990 et 1995 il joue dans le Septet Welcome avec Christian Vander et Simon Goubert, également dans Art Sound Orchestra avec de nombreux musiciens de jazz tels que: Mike Ellis, Brice Wassy et Matthew Russel et aussi avec Glenn Ferris, Babik Reinhardt, Paul Imm, Alan Jones... Depuis 1995, il joue entre autres dans les groupes de Ricky Ford, Stephane Persiani, Ernesto Tito Puentes Big Bang et dans le Simon Goubert Quintet (Prix Django Reinhardt 1996).

 

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Jazz-Passion, juin 2007.


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Rémy Couvez

Chant

Né dans une famille de musiciens, Rémy étudie, sous la houlette paternelle, la clarinette dont il jouera jusqu’à sa découverte de la vielle à roue.

La vielle à roue est un instrument à cordes frottées par une roue en bois au lieu d'un archet. La roue est tournée avec une manivelle, pendant que la main gauche du musicien joue la mélodie sur un clavier

Rémy Couvez utilise deux sortes de vielle :  vielle plate et vielle ronde, qui lui permettent de créer une variation de style et de sonorités.

Fruits d’une longue collaboration entre Rémy et « l’Instrument » et de patientes recherches de réglage et d’accordage, ses créations offrent une large palette de sonorités originales et inattendues. Les mélodies lentes et épurées succèdent aux rythmes enjoués, les morceaux répétitifs aux univers lancinants.

Composer une musique nouvelle avec et pour cet instrument à cordes datant du Moyen-Age, telle fut la quête de Rémy Couvez depuis 1980. Ainsi depuis 25 ans, il enchaîne concerts, créations pour le théâtre et  la danse

LA PRESSE EN PARLE

Les musiques de Rémy Couvez sont entièrement personnelles ; c’est un créateur d’atmosphères et fait des trouvailles de sonorités étonnantes. Très connaisseur, il emploie de nombreuses techniques de jeux dont celle inédite qui consiste à utiliser une note sur deux, les chanterelles comme bourdons. » TELERAMA

« Rémy Couvez a fait de la vielle son instrument de chevet depuis vingt ans. Il est de ces musiciens iconoclastes qui savent lui donner un nouveau souffle de liberté. » ZURBAN

EN ÉCOUTE SUR

http://myspace.com/viellenewmusic

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, mars 2007.


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Crev'la lune

Dominique, Adrian, Hervé, Julien

Dans la grande tradition des chansons à texte, de Brassens à Higelin en passant par Arno et Sanseverino, Crev’la Lune offre une récréation musicale de haute volée.
Une joyeuse bande qui fourmille de chansons swings, drôles et pétillantes. Voilà un groupe qui va vous faire rire et swinguer !

La formation est née en 2005, suite à la mise en standby du groupe : Au fond à gauche.

2002-2005, un CD 5 titres : Les p’tits vélos, lauréat du festival Mozaic à Vannes en 2004, vainqueur du tremplin du Festival le Foin d’la rue en 2003, des dizaines de concerts essentiellement en Bretagne.

Sur les 7 compères d’Au fond A gauche, deux d’entre eux : Emmanuel dit Bob (guitare) et Dominique (chant et guitare), décident de pousser plus loin l’aventure et de créer Crev’la Lune.

Toujours sur les paroles et mélodies de Dom, le duo trouve peu à peu ses marques. Après un an de répétitions au Jardin Moderne à Rennes, ils enregistrent une démo 7 titres : A la campagne.

Ils vont de plus en plus à Paris écumer les cafés-concerts. Ils s’y établissent d’ailleurs, temporairement, pour Emmanuel Renaud, plus longuement pour Dom, après une audition à l’espace Métro Accord de la RATP en août 2005.

C’est dans le métro que Crev’la Lune rencontre Adrian Fieraru jeune accordéoniste roumain qui sera le troisième musicien de la tribu.

L’été 2006 leur ouvre la porte des festivals : Concarneau, St Briac, Marseille.

En septembre 2006, Emmanuel Renaud décide de retourner en Bretagne et continue à distance de mettre sa patte dans les arrangements du groupe. Adrian et Dom décident de s’entourer de Julien Bataille à la guitare et d’Hervé Stainc à la contrebasse.

Avec plus de mille démos écoulées dans le métro et les concerts, Crev’la Lune décide de produire son premier album. Le projet aboutit en février 2007. Sous les doigts agiles du mage de Ploubalay, Jeff (sonorisateur Merzhin, Moreen, Entres Pôtes), et grâce à l’implication de l’association La Caravane Chante, l’album Metro 11 titres est enfin sorti.

 

© Copyright Les Couleurs du Jazz, 2007.
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Jazz-Passion, mai 2007.


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Najim Crew

Chant

Saba
sortie 05 février 2006
Virgin Music France

Issu d'un couple mixte (père algérien et mère française) Najim voit le jour à Suresnes (région parisienne) en janvier 1985. Suite au divorce de ses parents, Najim a alors 3 mois, il sera élevé de l’autre côté de la méditerranée par ses grands parents et ses oncles paternels, dont certains sont musiciens, dans la ville de Borj-bouarerij dans l'est Algérien. Très tôt Najim développe une véritable passion pour la musique ; à l'âge de 6 ans il est déjà chef de chorale de son école, à son adolescence sa passion pour le chant devient dévorante ; il se fait remarquer dans les fêtes familiales, mariages et baptêmes puis, avec l'aide de ses oncles, il anime des soirées dans différents cabarets et clubs à Bedjaia, Alger et Oran. Ses reprises sétifiennes (de Sétif dans l’est de l’Algérie, chansons au tempo rapide) sont très appréciées du public ; mais Najim voue une inclination indéniable pour le style love raï de son idole Cheb Hasni.

À l'âge de 17 ans, son Bac en poche, Najim plie bagage et décide de retrouver sa mère en France. Dés son arrivée à Paris en 2000, il trouve rapidement ses marques dans les cabarets de la région parisienne ; Najim se fait vite remarquer par le producteur, auteur et compositeur Salah Rahoui (parolier à succès de Khaled, Zehouania, Samir Shukry, cheb Sahraoui, Gipsy King...). Cette rencontre sera décisive pour la carrière de Najim.
Salah lui propose rapidement d’enregistrer un premier album. « Kount Enhaoues » (Je Cherchais) sort en 2004 ; c’est un album aux sonorités très sentimentales, proches de son idole. L'album se vend à plus de 8 000 exemplaires ; fort de ce succès, Najim se produit sur des scènes plus prestigieuses, telles que le Cabaret Sauvage, le Théâtre du Gymnase ou le New Morning, et participe à divers plateaux radio / télés et soirées musicales dans toute la France. Et puisque sa voix a un sens, il la prête aux autres et la fait entendre dans des concerts de soutien, tel le concert pour la libération de Florence Aubenas et Hussen Hanoun, celui pour l’aide aux mal logés, le Pari du Vivre Ensemble, Solidarité pour les tremblements de terre en Algérie et au Maroc ....

Désormais Najim et Salah Rahoui sont en véritable symbiose, liés dans une fusion artistique solide. Les performances musicales de l'un complètent les compositions de l'autre ; cette complicité conduira Salah à produire le second Album de Najim, « Saba».

Diffèrent du premier album, ce second opus se veux rétro/moderne aux accents raï authentiques. Najim pose sa voix désormais mature, et porte les paroles de Salah Rahoui avec une incroyable précision vocale. Les demandes de collaborations sont nombreuses : Alibi Montana, Larsen et Cheikha Rimiti, l’icône du raï, dont Najim fut choriste sur son dernier album. Najim eu le vrai privilège de bénéficier de la collaboration unique et honorifique de la diva du raï, collaboration enregistrée quelques jours avant le décès de la regrettée Rimiti.

Côté musiciens, Najim s'entoure de noms aussi prestigieux que Dany Lavital pour les arrangements (pianiste virtuose de l’École Américaine de Jazz de Paris) du jeune et prometteur Benoît Dordolo à la basse et contrebasse issu de la même école que Dany Lavital, Yves Ndjock l'un des guitariste les plus couru de la scène World actuelle (Salif Kaita, Ray Charles …), la programmation rythmique est assurée par Réda Samba, batteur d’exception qui a accompagné Lauren Hill, Cesaria Evora…, également Nasr-Eddine Beghdad, violoniste aux expériences multiples (Enrico Macias, Laam), Mimoun El Hadjeraoui (bassiste de Khaled, Cheb Mami et Gaada de Bechar) et enfin Ahmed Benssidhoum (percussionniste de l'Orchestre National de Barbes).

Quoi de neuf dans la tradition ? Najim, à peine 22 ans, signe un album de raï, probablement le meilleur cette décennie, et est-ce un hasard ? dans l’étymologie arabe, Najim signifie ‘étoile’.


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Connie Crothers

Piano

Connie Crothers joue actuellement dans un quartet qu'elle co-dirige avec le saxophoniste alto Richard Tabnik, avec Roger Mancuso à la batterie (ce fût le batteur de la dernière formation dirigée par Lennie Tristano) et Ratzo Harris à la contrebasse.
Avec ce quartet, ces quatre musiciens exceptionnels, au travers d'improvisations spontanées reposant sur leurs compositions ou sur des standards, ont construit une formation originale dotée d'une puissance d'expression.

Depuis 3 ans que cette formation est née, elle a été acclamée à maintes reprises par la critique.
Un CD a été réalisé sur le label New Artists en 2001, " Ontology ", avec Sean Smith à la contrebasse. David Lewis (Cadence) a écrit que " Le quartet est conduit brillamment. " Ontology " nous offre le plus stimulant et inventif hard bop que j'ai pu entendre depuis plusieurs années et j'imagine que de pouvoir écouter en live au cours d'une soirée cette formation doit être impressionnant. "

En 2001, le quartet s'est produit au festival de jazz JVC. Avec l'adjonction d'Andy Fite à la guitare et avec Ulf Akerhielm à la contrebasse, la formation s'est produite au club Fasching à Stockholm et en Estonie.
En 2002, la formation était au Birdland et au Faust Harrison à New York.
Avec le poète Mark Weber, la formation s'est produite à Albuquerque au Nouveau Mexique et au Lotus Music and Dance à New York.
En février 2003, le quartet a joué au Small's à New York.

En duo, Connie Crothers s'est produite en 2001-2002 avec Max Roach à Bologne (Italie), à Tokyo (Japon), au festival de jazz de New Orleans et à l'université de Harvard où elle reçu une récompense (Honorary Jazz Master). Son CD en duo avec Max Roach a reçu quatre étoiles dans le journal Down Beat lors de sa sortie en 1984 et à nouveau lors de sa réédition en 1994.
Elle a joué aussi avec Max Roach en 1983 avec les danseurs Bill T. Jones et Arnie Zane et leur compagnie de danse à l'académie de musique de Brooklyn.

Elle vient juste de réaliser un CD en duo avec le guitariste Bud Tristano " Primal Elegance " qui a été l'objet de plusieurs critiques très enthousiastes. Ce duo s'était produit en octobre 2002 au Faust Harrison de New York.

Elle a joué en 2003 au festival Vision de New York avec le saxophoniste alto Jemeel Moondoc, le trompettiste Nathan Breedlove, le contrebassiste Adam Lane et le drummer John McCutcheon.

Connie Crothers a étudié avec Lennie Tristano qui avait une telle considération pour son travail qu'il l'a présenta en soliste à Carnegie Recital Hall en 1972, 1977 et 1978.
Quand en 1978 " Perception ", son premier enregistrement, sortit sur le label Steeple Chase, il écrivit que " Connie Crothers est le musicien le plus original avec lequel il avait eu le privilège de travailler ".
Quand " Perception " fût réédité en 1983 sur le label Inner City, il a été sélectionné par Mark Weber de Coda comme un des dix meilleurs disques de l'années. Et, quand il a été réédité à nouveau en 1986, Patrick Williams, dans un magazine français, l'a choisi comme meilleur disque du mois disant " La musique de Connie Crothers procure à l'auditeur une joie fascinante ". Quand il a été réédité en 1995, Claude Colpa le sélectionna comme disque du mois dans le magazine Jazz Hot.

Connie Crothers s'est produite une fois avec Warne Marsh au Carnegie Recital Hall avec Roger Mancuso et Joe Solomon en 1974 et une autre fois en 1980 au Village Vanguard où elle co-dirigea avec Warne Marsh un quartet avec Eddie Gomez à la basse et Peter Scattaretico à la batterie.

Parmi ses engagements en solo, citons : le festival de Berlin, le festival international de DuMaurier à Toronto, au Canada, le New Music America Festival à Washington D.C., le Middleheim à Antwerp, en Belgique.

Elle a aussi co-dirigée un quartet avec le saxophoniste ténor Lenny Popkin avec Carol Tristano à la batterie et Cameron Brown ou Rich Califano à la contrebasse. Cette formation s'est produite dans plusieurs manifestations de premier plan en Europe, au Canada et aux États Unis comme le Blue Note, le Sweet Basil et le Birdland à New York, le festival international de DuMaurier à Toronto, le festival de Spoleto à Charleston, en Caroline du Sud, au Singel à Antwerp, au Bim House à Amsterdam.

Plusieurs des enregistrements de Connie Crothers ont été sélectionnés par plusieurs critiques dans leurs listes des meilleurs disques de l'année. " Duo Dimension " avec Richard Tabnik (Lois Moody, Ottowa Citizen) ; " Love Energy " / Connie Crothers-Lenny Popkin quartet, a été élu numéro un de l'année (Jack Cooke, Wire) ; " In Motion "/Connie Crothers-Lenny Popkin quartet a été sélectionné pour le top 50 des enregistrements de l'année par Jazz Hot ; son enregistrement en solo "Music from Everyday Life" a été choisi par John Sutherland pour sa liste des dix meilleurs enregistrements de l'année (Coda).

D'autres de ses enregistrements ont été aussi acclamés par la critique.
Concernant son CD en solo " Concert at Cooper Union ", John Sutherland le décrivit comme " un puissant style à deux mains, percutant et défricheur. Sa soudaine descente dans de délicats tons cristallins lui permet d'atteindre des aspects lyriques qui s'épanouissent avec une impressionnante beauté. Sa " Trilogy " finale est une étude qui explore tous les registres allant d'une profonde tristesse à une explosion de joie. ".

Connie Crothers a été aussi invitée à l'émission de radio de Marian McPartland sur NPR.

Elle est la fondatrice et la présidente de New Artists Records, un label fonctionnant sur le modèle d'une coopérative.

Elle a été choisie par Cadence dans la sélection des plus importants et des plus influençants musiciens des dernières vingt-cinq années.

Elle enseigne l'improvisation dans son studio de Williamsburg à Brooklyn.


Connie Crothers-Lenny Popkin Quartet : Love Energy

Photos : Chuck Stewart

Cliquez ici

Crothers_Love Energy


English Version
 

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Jazz-Passion, août 2003.


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Adam Cruz

Batterie

Born in New York in 1970, Cruz was introduced to music at an early age by his father Ray Cruz, a well-known percussionist. Later, he studied with Keith Copeland at Rutgers University in New Jersey and Kenny Washington at the New School in New York City. At the age of 20, he was already working with Charles Sepulveda, the Willie Colon Orchestra, quickly gaining recognition in New York Latin and Jazz circles. Since then, Cruz has gone on to record and tour with such noted groups as the Mingus Dynasty Big Band, David Sanchez Band, Leon Parker Band, Tom Harrell and Chick Corea's Origin Sextet. He's also performed with the likes on Mongo Santamaria, Airto Moreira, Herbie Mann and McCoy Tyner, Paquito D'Rivera and Eddie Palmieri. In all, Cruz's sound has been featured with some of the best bands in the business on more than 30 recordings. Barely out of his 20s, Cruz hasn't allowed his success in playing the music of the others to keep him from developing his own. He recently debuted his own working band in New York to enthusiastic response. Featuring Cruz's compositions and a combination of instrumental and vocal talent, the group engages listeners with material of surprising range and maturity that reflects his eclectic sensibilities while making one thing clear: Cruz's concepts are as solid as his chops.

 

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Jazz-Passion, avril 2007.


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Denis Cuniot

Piano

PREMIER ALBUM SOLO : CONFIDENTIEL KLEZMER (Buda Musique - Distribution Socadisc)

...... les Coups de cœur de l’Académie Charles Cros ne sont pas de banales opérations de remise de prix, comme on remet des"décorations". Ils s’inscrivent dans une logique citoyenne. Connaître les cultures sonores des autres, les mettre en partage, c’est déjà engager le dialogue des cultures et des hommes.
Alain FANTAPIE, Président de l’Académie Charles Cros

Denis Cuniot est un homme libre, musicalement, qui effleure son piano pour transmettre mélancolie, rythmes, mystère et humour propres à la musique Klezmer. Il remet au goût du jour cette musique populaire juive d’Europe centrale, y ajoutant ci et là des touches jazzy, classiques, voire contemporaines. Il fait se côtoyer l’esprit des poètes yiddish et le mysticisme des hassidim les enlaçant, parfois, d’accords toniques issus de la musique noire américaine. Le résultat donne un mélange empreint de plénitude qui fait swinguer, au piano, des notes habituellement cuivrées. Ce premier album solo est empreint d’une vraie couleur musicale car le pianiste met à profit ses formations de musicien classique et de jazz et son approche de la musique improvisée.

Mais il a aussi à cœur de respecter la tradition Klezmer. C’est à travers ce juste équilibre que réside toute l’originalité artistique de ce projet.

Le dernier disque "Confidentiel Klezmer" encensé par la presse :

De douces ballades, en emballements tziganes, de juvéniles éclats de rire en méditations poignantes, Denis Cuniot trouve enfin toute la plénitude de son expression artistique. Eliane Azoulay Télerama - 3 mars 2007

Denis Cuniot expose talentueusement toutes les couleurs du prisme car la musique klezmer est une pulsation où l’on peut entendre l’écho des musiques roumaines, tziganes, russes, grecques, ottomanes, et c’est un rendez vous avec le temps des fêtes et des désolations. (Guy Darol - Jazz Magazine - Mai 2007)

Denis Cuniot a développé une vision particulière de l’instrument [le « piano klezmer »], nous rappelant sa parenté avec le cymbalum en introduisant par là même des modes de jeu d’une originalité qui, peu à peu, font école. (Jean-Patrick Hélard - Trad Mag - mars-avril 2007)

 

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Alfredo Cutufla

Timbales

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, la Charanga Nueva est un orchestre de musique Afro-Cubaine fondé à Paris à la fin des années 80 par des musiciens qui voulaient distinguer le style Charanga de ce que l’on appelle Salsa.
La Charanga Nueva puise dans la tradition en proposant ses propres adaptations et compositions. Les musiciens qui la composent ont tous une grande expérience acquise dans d’autres groupes renommés.
La Charanga Nueva s’est produite sur toutes les bonnes scènes parisiennes et dans la plupart des festivals de musique latine en Europe.

La Charanga Nueva a été le premier groupe de charanga créé à Paris, composé traditionnellement de violons, flûte, piano, basse, tumbas, timbales et trois soneros.

Ce style fait son apparition au début du 20ème siècle, mais son origine remonte à la contredanse française. Elle sera importée à Cuba par les esclaves haïtiens.

La charanga devient très populaire dans les années 50 avec l’engouement pour le "cha-cha-cha" dans le monde entier. Tous les grands noms de la musique latine ont joué ce genre particulièrement riche et dansant.

Le but était de faire connaître un autre style, proche de la salsa, tout en étant différent.

À l’époque l’orchestre était composé de neuf musiciens, aujourd’hui ils sont quinze.

Leur 1er album "Espiritualmente" du nom d’une chanson qu’Alfredo Cutufla a joué dans sa jeunesse au sein du Sexteto Juventud, comportait les titres : Oye ; Espiritualmente ; No pasa nada ; Pa los bailadores ; Somos tres ; Romantico ; Baila la rumba a hora ; El borracho del metro ; Que manera. Il passait en boucle sur Radio Latina à sa sortie et a fait danser les salseros.

Alfredo "Cutufla" FRANCHESQUI
Joueur de Timbales, percussions
Alfredo Franchesqui plus connu sous le nom de CUTUFLA est né à Caracas, Venezuela, en 1953.
Voir jouer Cutufla est un spectacle en lui même : sa figure souriante s’illumine au fur et à mesure que son corps se chauffe et que les timbales sonnent. Ses petits sauts, ses mimiques font la joie du public. Le bonheur de jouer et son sourire permanent se communiquent aux autres musiciens et à l’auditoire.
Son succès musical débute dans les années 70, où il est présenté par les médias comme le chef de file d’une génération de musiciens qui représentait le Venezuela dans le monde de la Salsa.
Grand virtuose des timbales, il s’est fait vite remarqué dans les descargas de los barrios par les directeurs d’orchestre de salsa, très en vogue dans la Caracas de l’époque. C’est alors qu’il connaît le succès prodigieux avec le groupe Sexteto Juventud dont les titres seront des hits dans toute l’Amérique Latine. En particulier la chanson "Espiritualmente écrite par le jeune percussioniste, et dont il enregistrera une nouvelle version avec son propre groupe quelques années plus tard.
Il quitte le Venezuela pour se rendre à New-York en 1977, où l’attendent des engagements dans des formations telles que Conjunto Libre de Manny Oquendo, Oscar Hernandez, Ismael Quintana, Tito Puente, Daniel Santos.
Après avoir séjourné en 1983 aux Pays Bas et en Belgique, il décide de s’installer en Europe. C’est Paris qu’il choisira pour poser définitivement ses bagages. Très rapidement il rejoindra "Los Salseros", "La Manigua", "le Combo Ven Tu", "Alfredo Rodriguez".

En 1985, il décide de monter son propre orchestre la Charanga Nueva.
Il participe parallèlement à des orchestres tels que Zaca percussion, accompagne David Coven et Rachid Barhi et enregistre pour Vladimir Cosma, Serge Lama et bien d’autres.

 

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