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Kaposi (sarcome de)


Q-R 1

Q Suite à un traitement par trithérapie, les dernières analyses faites chez un ami ont permis de dire que la présence du virus était pratiquement indécelable. Pourtant, il présente des signes de sida déclaré : Sarcome de Kaposi, tremblements. Quelles sont ses chances en l'état actuel de la médecine ?

R Une charge virale indécelable ne signifie pas que le virus du Sida soit totalement détruit. En effet, les tests utilisés actuellement pour mesurer la charge virale ne sont pas encore assez sensibles pour déceler des quantités minimes de virus et, d'autre part, la mesure de la charge virale ne permet d'estimer que la quantité de virus dans la circulation sanguine, mais pas dans les tissus. Cependant, avoir une charge virale pratiquement indécelable signifie qu'il existe une diminution du risque d'évolution de la maladie. Actuellement, nous avons un recul de presque deux ans. Il apparaît que la trithérapie la plus efficace associe 3TC, D4T, indinavir. Le nelfinavir, qui est à l'étude, serait un inhibiteur de protéase plus efficace. On expérimente aussi des quadrithérapie et pentathérapie et de plus en plus de chercheurs pensent qu'il serait nécessaire d'associer des traitements complémentaires, comme certaines vitamines (C et E) et des oligo-éléments (comme le sélénium, par exemple).

Il faudrait aussi intensifier les recherches, tant en médecine officielle qu'en médecine non-officielle, pour ce qui concerne les co-facteurs du Sida (le virus HIV, chez certaines personnes, ne serait pas suffisant pour expliquer l'évolution de la maladie). C'est particulièrement important dans le cadre du sarcome de Kaposi.

Concernant le sarcome de Kaposi, il semblerait que les trithérapies puissent avoir un effet. Concernant les tremblements que vous évoquez, il nous est difficile de vous répondre : sont-ils apparus récemment ou non, avant ou après le début de la trithérapie, une cause a-t-elle été identifiée par un scanner ou une IRMN (Image à Résonance Magnétique Nucléaire) encéphalique ?

Pour plus de précisions, nous vous conseillons de consulter le serveur Internet de POSITIFS, en constante évolution (<http://www.positifs.org/>). (0597)


Q-R 2

Q En étant traité par chimio, pour un lymphome non hodgkinien et un changement de trithérapie (3TC, D4T et Indinavir), auriez-vous des informations objectives sur la possibilité de prise de Pao Pereira en association ?

R Concernant l'association de Pao Pereira avec la trithérapie 3TC, D4T et indinavir : il y a effectivement des personnes qui l'utilisent, mais aucune étude en vue d'une publication ne semble être en cours et nous n'avons aucun résultat, même parcellaire.

Concernant Pao pereira et les lymphomes : Pao pereira diminue in vitro la production d'interleukine 6 (IL6) au niveau de monocytes infectés par le HIV. L'IL6 est un facteur indispensable à la croissance des cellules, mais qui, dans le cas des cellules tumorales, notamment au cours des lymphomes et du sarcome de Kaposi, est sécrété en excès, favorisant leur prolifération (il semble aussi que les lymphocytes infectés par le HIV sécrètent aussi en excès de l'IL6, ce qui entraînerait leur auto-stimulation). Cela pourrait expliquer que, dans une étude in vivo, il semble que le taux de survie au delà de deux ans soit plus élevé chez des personnes atteintes de lymphomes ou de sarcome de Kaposi recevant du Pao pereira. (0797)


Q- R 3

Q Concernant la maladie de Kaposi, Y a t-il des traitements efficaces à 100% ? comment évolue la maladie ? quelles sont ses manifestations ?

Pouvez-vous aussi me dire ce qu'est le VELBE ?

R Concernant la maladie de Kaposi, il n'y a pas de traitement efficace à 100%, mais il y a plusieurs voies officielles et non-officielles de recherche. Une fois la maladie diagnostiquée, l'évolution est très différente selon les patients (cf. paragraphe suivant).

Les manifestations du sarcome de Kaposi sont variables. La maladie débute souvent par des lésions cutanées de couleur violine, souvent limitées à quelques lésions, parfois plus diffuses. Ces lésions ne sont pas péjoratives sur le pronostic vital, mais elles sont souvent mal vécues quand elles sont nombreuses et localisées sur le visage et sur les avant-bras.

Dans certains cas, le sarcome de Kaposi peut s'étendre à l'appareil digestif ou à l'appareil pulmonaire. La présence de lésions dans la bouche peut poser des problèmes pour l'alimentation. L'atteinte pulmonaire peut entraîner une atteinte de la fonction respiratoire : c'est l'atteinte pulmonaire du Kaposi qui fait sa gravité (les complications de certaines polychimiothérapie sont malheureusement une autre cause de la gravité du Kaposi). Cette atteinte pulmonaire doit être diagnostiquée avant qu'il n'y ait une atteinte de la fonction respiratoire. Ce diagnostic se fait en pratiquant une fibroscopie bronchique, avec lavage broncho-alvéolaire (fibroscopie avec BAL).

Le VELBE (vinblastine) est une monochimiothérapie utilisée dans les formes cutanées extensives ou dans les formes viscérales peu agressives ne mettant pas en jeu le pronostic vital. En général, on utilise d'abord la bleomycine ; on utilise le VELBE en cas d'intolérance à la bleomycine. Ces traitements permettent d'obtenir des rémissions partielles dans 60% des cas. Des monochimiothérapies expérimentées récemment (doxorubicine liposomiale) permettraient d'obtenir des taux de rémission de 73 à 81%.

Vous pouvez obtenir des informations complémentaires sur le Kaposi en demandant à l'ANRS de vous adresser le document "La maladie de Kaposi liée au VIH" (juin 1997) : ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le SIDA), 66 bis, avenue Jean Moulin, 75014 Paris, France (Tel. : +33-(0)1 44 12 26 00, Fax : +33-(0)1 44 12 26 01 (nous avons prêté les exemplaires que nous possédions de ce document, mais vous pourrez l'obtenir gratuitement).

Vous trouverez notamment résumé toutes les voies officielles de traitement du Kaposi (c'est un document assez complet mais certaines voies de traitement dont l'étude est récente et en particulier certaines voies de recherche non-officielles n'y sont pas exposées). (0897)


Q-R 4

Q Un article paru en décembre dans la revue Nature Medecine ("Association of Human Herpes Virus 6 with Multiple Sclerosis") suggère que des médicaments anti-herpétiques, comme l'acyclovir, pourraient être intéressants dans le traitement des scléroses multiples.

Votre article paru en C.9. sur votre serveur Internet, "Acyclovir (Zovirax®) : un traitement dangereux de l'herpès pour les personnes séropositives, mais aussi pour les personnes non séropositives ?", pose la question de l'innocuité de ce médicament.

Pensez-vous que l'acyclovir puisse être utilisé sans danger chez les personnes atteintes de scléroses multiples ?

R Il n'est pas facile de vous donner une réponse sur la sécurité d'emploi de l'acyclovir et plus précisément lors de son utilisation au long cours.

Comme l'herpès virus HHV8 favoriserait l'apparition du sarcome de Kaposi chez des personnes infectées par le virus HIV, des études ont été réalisées pour déterminer si des médicaments agissant sur d'autres herpès virus (HHV1 et 2) permettraient de traiter le sarcome de Kaposi. Aucun effet n'a été observé avec le ganciclovir et avec le foscarnet ; par contre, avec l'acyclovir, une augmentation inattendue de la fréquence des sarcomes de Kaposi a été observée dans certaines études.

Concernant les scléroses multiples, c'est l'herpès virus HHV6 qui favoriserait l'apparition de cette maladie (dans l'article de Nature Medicine, il semble qu'il s'agisse de l'HHV6-B). Nous ne connaissons pas d'études concernant l'utilisation de l'acyclovir dans le traitement des scléroses multiples.

Parmi les virus HHV6, c'est l'HHV6-A qui interviendrait au cours de l'infection due au virus HIV. L'HHV6-A agirait en empêchant que les cellules macrophages-monocytaires présentent l'antigène (dans le cas du HIV : certaines protéines du virus HIV) aux cellules CD4. Alors, cela perturbe la réponse à la présentation de l'antigène : production d'anticorps (réponse des sous-types TH2 des CD4) et intervention des lymphocytes cytotoxiques CD8 (CTLs) pour tuer les cellules infectées (réponse des sous-types TH1 des CD4). De plus, le gène Tat du HIV favorise la réplication de l'HHV6-A.

Pour agir sur l'HHV6-A, certains, comme Keep Hope Alive (PO Box 27041 West Allis, WI 53227 ; Internet : http://www.execpc.com/~keephope/keephope.html) proposent d'utiliser l'acide laurique à la dose de 24 grammes par jour (extrait de l'huile de noix de coco) et/ou Monolaurin.

Pour avoir plus de précisions concernant le virus HHV6, nous vous conseillons de contacter de notre part Keep Hope Alive. (1197)



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1ère version : mars 1998.

© Copyright association POSITIFS, France, 1998.
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