Ensemble
Contre le Sida (ECS) * a annoncé dans sa
Lettre trimestrielle de Février 1997 (N·5)
qu'il a été décidé de proposer
"Un appel d'offres international pour les projets
associatifs : 1 000 000 francs pour le soutien de projets
associatifs internationaux".
"Il s'agit de
financer des ONG (Organisations Non Gouvernementales)
locales soutenues et relayées par des ONG
françaises dans certaines zones prioritaires dont le
continent africain. Ensemble Contre le
Sida souhaite
aider à la gestion et à l'animation des
structures associatives reconnues. Les financements
proposés pour chaque projet s'échelonneront de
20 000 à 50 000 francs et soutiendront des programmes
déjà implantés localement qui
cibleraient l'accès aux soins et aux
médicaments, les recherches initiées par des
chercheurs locaux, le soutien social, l'exclusion, le
renforcement de l'effort communautaire et le droit des
personnes atteintes. Les formalités d'obtention des
fonds resteront simplifiées pour une mise à
disposition plus rapide des fonds."
Dans sa Lettre mensuelle (ASSOCIATIONS !) de mars 1997 (N·1),
ECS précise : "L'objectif est
de renforcer les structures des associations locales, de
terrain ou communautaires, oeuvrant plus
particulièrement dans l'aide ou le soutien aux
personnes atteintes par le VIH/Sida. A titre d'exemples,
pourront être financés le loyer d'un local
d'accueil, des frais de fax ou de téléphone,
le salaire d'un permanent chargé de l'accueil ou du
conseil aux personnes atteintes, etc.".
Les besoins de l'Afrique
sont multiples et nombreux.
Il faudrait que les
responsables politiques des pays occidentaux prennent
exemple sur ECS !
En ce qui concerne la
lutte contre l'exclusion sous toutes ses formes, il nous
paraît important d'envisager de développer des
projets qui faciliteraient l'accès à
l'information et la communication en Afrique.
Le réseau
planétaire d'Internet (Web) est une technologie
adaptée pour pallier le manque crucial d'information,
le prix excessif de l'information sous forme "papier" (et du
prix élevé de sa transmission par voie
postale), mais aussi les difficultés de communication
qui existent en Afrique et avec les autres pays (d'autres
que nous ont déjà écrit des articles
sur ces sujets comme dans le numéro Hors-série
d'octobre 1996 du "Monde diplomatique" consacré
à Internet).
Les gouvernements des pays
africains et occidentaux et les organisations humanitaires
pourraient débuter l'équipement informatique
de quelques centres de documentation et d'associations de
lutte contre le Sida en Afrique en finançant l'achat
du matériel nécessaire (ordinateur et modem),
l'abonnement mensuel à un fournisseur d'accès
à Internet (provider) et le règlement des
communications téléphoniques (dont le montant
est d'autant moins cher que le provider est situé
à proximité des utilisateurs).
Et puis, on pourrait
peut-être espérer que les providers et les
constructeurs de matériel informatique fassent aussi
un effort !