top
|
Alvaro Valdez
Contrebasse
Bamboleo, c'est la révélation de la scène
cubaine des années 90,
même si cette formation est né le 14 février 1995
Depuis sa création et jusqu'à ce moment Bamboleo a toujours regroupé les
meilleures voix féminines de Cuba.
Cet orchestre est né le 14 février 1995 comme résultat de l'union de
jeunes musiciens d’élite, gradués des plus prestigieuses écoles d'art à
Cuba avec une moyenne d'âge de 25 ans. Décidées, à entreprendre son
propre chemin, avec un défi : rentrer dans des genres distincts comme la
salsa, le son, la musique afro-cubaine, le jazz latin, le boléro et la
ballade.
Le groupe retient les leçons des vieux et son plus grand objectif : donner
tout l'hérité des grands maestros de la musique populaire dansante cubaine
au reste du monde.
C'est à ce moment qu’ils ont conquis le public cubain, en gagnant le titre
aspiré de la catégorie « d'Orchestre Révélation de l'Année 1995"
dans la Grande Annuelle de "Mi Salsa", la légendaire émission
hebdomadaire de télévision cubaine. Cette compétition suppose un travail
artistique important à l'intérieur du cadre musical cubain.
Cet ensemble d'artistes est dirigé par le pianiste, compositeur et arrangeur
Lázaro Valdés JR. fondateur de Bamboleo et originaire de La Havane, diplômé
à l'Académie Alejandro Garcia Caturla. L’infatigable qui sait ce que le
public le plus exigeant veut pour sa satisfaction; c'est dû à ça, que ces
compositions musicales ont à voir avec la dite exigence. À l'antérieur
s'ajoute la présence de deux belles jeunes chanteuses qui sont l'image de
Bamboleo, en plus d'un timbre sonore qui les distingue, au début les
chanteuses se différenciaient totalement en sortant de l’ordinaire, en
optant pour un look particulier avec les cheveux très courts, accompagnées
de deux chanteurs masculins, très charismatiques et avec un style spécial
pour la Salsa. Si avec cela se joint la rigueur, la grâce, le reste, c'est
le travail d'équipe afin de satisfaire le danseur avec des mélodies les
plus subtiles.
Depuis sa création, Bamboleo a eu une grande acceptation à Cuba se
produisant dans les salles comme le Palais de la Salsa, la Maison de la
Musique, le Salon Rose de la Tropical, le Cabaret Caraïbe, ,le Splash de
Veradero, le Café Mi Havane du Théâtre National, où ils ont collaboré à
la scène avec les meilleures bandes du pays entre celles se trouvent Los Van
Van, Manolin le Médecin de la Salsa, La Charanga Habanera, Adalberto
Alvarez, NG la Banda et Isaac Delgado.
Sélectionnés, pour représenter Cuba dans le XV Festival de Jazz Latino
"Place 95", Bamboleo, gagne le titre de Révélation de l'Année
aussi dans ce Festival.
Le deuxième compromis international de Bamboleo a eu à Guadalajara, Mexique
où du 17 au 20 mars 1995 ils ont été invités à la clôture de la X
Rencontre de Cinéma Mexicain avec des résultats amplement favorables.
La bande a enregistré son premier CD : "TE GUSTO O TE CAIGO BIEN ?
" (« Est-ce que je te plaît ou tu m'aimes bien? ») Et se positionne
au top des listes du hit parade national de la radio et de la télévision.
La bande a fait sa première tourné internationale 1996, pour la promotion
de la sortie du son premier disque. Depuis ils n'ont pas arrêté de réaliser
des tournées, spécialement aux États-Unis, en Europe en Chine et au Japon.
Ils ont aussi partagé la scène avec différents salseros de Puerto Rico
dans le Festival International "Benny Moré" célébré en Octobre
1996 où ils se sont exhibés avec grand consentement.
Même succès aussi en 1997 au prestigieux
Lincoln Center de New York où ils ont laissé une empreinte profonde chez
tous les amants de la musique cubaine contemporaine, la critique les a
catalogués de « jeunes talents capables de faire des merveilles dans la scène
avec le rythme et la cadence que le cubanisme en porte ».
En 1997 ils ont participé en Italie dans le Festival Latino de Rome
"Fiesta" en partageant la scène avec des figures de renom
international comme Célia Cruz et El Canario.
Par la suite ils ont promotionné son deuxième CD"YO NO ME PAREZCO A
NADIE"("Je ne ressemble à personne" ) en obtenant un
chaleureux accueil du public.
Ils ont participé dans le Festival de Jazz de France avec James Brown, il on
fait aussi des présentations dans le Festival Cubanísimo de Berlin, en
Allemagne où ils ont été accueillis par 80.000 personnes.
Dans cette année son directeur produit un disque avec Rolo Martínez, de
plus il réalise la production, la composition l’arrangement de son troisième
CD " YA NO ME HACE FALTA"("Ce ne m'est plus nécessaire"
) et au milieu de l'année ils réalisent une tournée en Chine, au Japon et
en Europe en revenant a son pays avec de grands triomphes internationaux.
A Cuba ils sont nominés aux prix Lucas en emportant l'orchestre deux récompense
pour le meilleur Vidéo Clip Musicale celle de la chanson "YA NO ME HACE
FALTA"
En 2001 Lázaro Valdés gagne le prix Grammy en contribuant comme artiste
invité à l’enregistrement du disque "EAR-RESISTABLE" près du
groupe Tentation. Dans la même année ils donnent quelques concerts en Amérique
Latine à Panama et à Lima, capitale du Pérou.
En 2002 ils occupent encore une fois les premiers places au Hit Parade grâce
au public cubain. Ils participent également au Téléthon au Panama.
En 2003 ils aboutissent à une tournée étendue en Europe dont l'Italie,
l'Espagne, l'Allemagne, la France, la Hollande la Belgique, la Norvège, la
Suède, l'Autriche, le Luxembourg, entre les autres.
En 2004 Déjà en 2004 Bamboleo voyage à nouveau en Europe en visitant la
Belgique, la Hollande, l'Espagne et la France, en obtenant de grands succès.
Bamboleo à a été sélectionné pour participer par la troisième fois dans
l'évènement Téléthon au Panama(années 2001,2002 et 2003 ) dû aux succès
antérieurs et pour attirer l’attention du public en obtenant des dons pour
faire soigner des enfants handicapés.
Bamboleo a gagné la préférence du public cubain et des amis qui lui
visitent d'autres parties du monde, exemple de cela est l'opinion de Mr.
Ralph G. Martell, auteur et photographe nord-américain qui a dit : "Une
gloire aux Étoiles! » en référence au groupe.
Bamboleo est l'un des groupes pionniers qui ont contribué à la naissance de
la Timba, la nouvelle incarnation du son cubain, un phénomène socio-
culturel qui intègre un nouveau style de danse, des modes et langage à la
culture cubaine, une expression de la nouvelle génération d'Havaneros et
ils sont heureux de partager avec les amateurs de la musique cubaine à
l’international.
Plusieurs se demandent quelle a été la formule pour atteindre en si peu de
temps l'acceptation du public, et au milieu des plus grandes confirmations
musicales de bandes cubaines de grande qualité. La réponse est dans son
propre nom: Bamboleo, (Mouvement).
WWW.INFOS-DU-NET.COM
© Copyright Le New Morning, 2008.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2008.
index
|
Marcos
Valle
Claviers,
Guitare, Chants
Marcos Valle is one of
the biggest artists of the Brazilian Popular Music. This carioca (born
in Rio de Janeiro) is one of the main representatives of the second
generation of the Bossa Nova, author of hits interpreted by stars of
the world music scene, such as Elis Regina, Nana Caymmi, Leny Andrade,
Johnny Alf, Sarah Vaughan, Johnny Mathis, Dizzie Gillespie, Dave
Brubeck, Toots Thielemans, Joe Pass, Ramsey Lewis, the Chicago Group,
Sergio Mendes, Eumir Deodato and Bebel Gilberto. “Samba de verão”,
“Preciso aprender a ser só” ,"Viola Enluarada"and
"Terra de Ninguém" are some of Marcos’s standard, all
with lyrics by Pablo Sergio Valle).
Following the steps of many Brazilian musicians in the decades of 60
and 70, Valle also lived for a period in the United States where,
essentially influenced by Antonio Carlos Jobim, by the jazz as well as
by composers as Henri Mancini, he soon became an acclaimed and
respected artist, expanding horizons of his music by exploring many
rhythmic and sonorous sources in his creations.
“Jet-Samba” brings exactly the essence of this musical trajectory
by presenting songs composed by Marcos in instrumental versions, all
arranged by himself "the way it should be", as per the text
on the booklet of the album. Valle was free to create and the
satisfaction with the final result is evident.
The fact of being a production completely made in Brazil was a great
stimulation that turned into a devotion and a very special affection
with the whole project. For the multi-instrumentalist - in this CD,
Marcos Valle plays acoustic piano, Fender Rhodes, keyboards, mouth
piano, acoustic guitar and also some vocals - the choice and the
involvement of the musicians were primordial for the success of the
project. A team of exceptional Brazilian musicians – deliberately
different from the ones of the band that has played with him for the
latest years, formed by Alberto Continentino in the bass, Renato
"Massa" Calmon in the drums, Armando Marçal in the
percussion, Jessé Sadoc in the trumpet and flugelhorn, and Renato
Franco in the sax and flute. And still the participation of Aldivas
Ayres in the trombone on two tracks and the elegance of Jaques
Morelenbaum playing cello on "Campina Grande" and "La
Petite Valse".
The album also reveals that it was not worthless that Valle’s
compositions have been rediscovered in Europe - mainly in London - and
in Japan, in the clubber and drum'n'bass circuits, when he restarted
to record and release albums worldwide, reaffirming the versatility of
his compositions and his position as reference of the contemporary
music. Since his contribution for soap opera sound tracks, as “Selva
de Pedra” - the opening track of the CD; passing through the
American and European jazz grooves influences on the track that titles
the album "Jet-Samba"; to the New Yorker presence of
"Adams Hotel"; followed by the Latin Bossa "Brasil/México";
the 6/8 beat of "Vem"; the carioca "Posto 9”; until
the waltz "La Petite Valse", “Jet-Samba” is universal as
Marcos Valle, in the amplest sense of the expression.
MARCOS VALLE is for sure one of the major songwriters of MPB (Brazilian
Popular Music). As author of more than three hundred songs, with music
that has been recorded by artists like Elis Regina, Tim Maia, Roberto
Carlos, Sarah Vaughan, Chicago, Dizzy Gillespie, with participation of
Paulo Sérgio Valle, Ruy Guerra, Eumir Deodato, João Donato, and most
recently recording with Lazão e Dagama, members of the group Cidade
Negra, (the song “Rio pro Mar” which was included on the group’s
latest CD).
Marcos has had big success on the
European dance floors since 1990 with both his original recordings and
the re-recordings and re-mixings of his music by other artists and by
DJ’s not only in Europe but also in Japan and China. The CD Nova
Bossa Nova, produced by Marcos Valle and London’s DJ Joe Davis,
emerged from this music. Marcos Valle’s music also caught the
attention of the American film director Brad Anderson who used
Brazilian music as theme songs in his awarded film Next Stop
Wonderland, where two of Valle’s most popular dance floor music
“Batucada surgiu” and “Os Grilos” were included. On the other
side of the world, in China, “Os Grilos” reached 3rd place on the
list of the most played songs in 1998.
With the show Nova Bossa Nova, Marcos Valle received an award from
APCA (Association of Art Critics in São Paulo) as Best Arranger of
the Year, and the Brazilian newspaper O Globo referred to his show as
being one of the ten Best Shows Of The Year. Marcos has also received
an award from BMI (in the USA) for his song “Samba de Verão”, an
award which, in Brazil so far only “Garota de Ipanema” by the
maestro Antonio Carlos Jobim and Vinicius de Morais had been granted
with.
On July 1999, besides performing once again in Sweden, England and
Denmark, he took part on Roskilde Festival, one of the biggest music
festivals in Europe.
Marcos Valle is a
Brazilian music icon and is frequently invited to represent Brazil on
many events around the world, like “Brazil – 500 years”
celebrating, taking Bossa Nova to Montreal, on a concert organized by
Brazilian Consulate in Canada.
In the year 2000 Marcos recorded his recent CD Escape, also for the
English label Farout, continuing his career in Europe. The releasing
was on march 2001, with a tour that included Denmark, Norway, Sweden,
Germany, England and Spain, which received incredible reviews, the
Straight No Chaser called him “President Valle”, and Time Out said
“In case Marcos had composed in English, he would be between the
four most popular composers of all time, Irvin Berlin, Burt Bacharach
and Leonard Bernstein”.
Also in 2001, Marcos
Valle recorded with Roberto Menescal and Wanda Sá – two other
legends of Bossa Nova – a live CD. The three got together to sing
and tell stories of Bossa Nova.
On September he
participated on a big world tour, performing in Portugal, Ireland,
Denmark, Japan where he celebrated the local release of Escape (Farout
/ Rice) and six other albums of his discography: Garra, Mustang Cor de
Sangue, Marcos Valle 1970, Previsão do Tempo, Vontade de Rever Você
and Samba 68, all of them released on CD by Emi-Toshiba. These
releases were followed by a season of great success in Blue Notes of
Tokio, Osaka and Fukuoka, in a total of 20 concerts. Marcos was also
awarded by the Japonese magazine Adlib as the best CD of the year
2001, in the World / New Age Price category.
On March and July 2002, Marcos once more returns to Europe and Japan
to realize two tours, including Montreux Jazz Festival in Swiss, and
Get's Bossa in Tokyo, Osaka, and for the 1st time on the circuit,
Yokohama.
At the beginning of 2003, he released his CD Marcos Valle E Vitor
Biglione - Live In Montreal, recorded during his performance at Teatro
Corona, Montreal.
In November 2003,
through a new Japanese and European Tour, for 2 months, he releases a
new CD, Contrasts, released in Brazil only on March 2004. On July
2004, Marcos returns to Europe for a new one-month tour, performing at
the most important European music festivals, as San Sebastian
Festival, Forum de Barcelona, Nürnberg Festival, etc.
On September 2005, Dubas Música releases this brand new instrumental
CD, where he performs, playing the Rhodes, Acoustic piano, guitar,
melodica, keyboards, also being the author of all the songs and
arrangements, receiving excellent critics from the specialized media
and his fans.
Most recently, Marcos
has been the host for three evenings at “Cirque D´Hiver”, on
Festival Ile De France in Paris, with a big success, with close to
2.000 persons each night, mostly young people.
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
Nina
Van Horn
Chant
C'est tout d'abord dans la musique classique en tant que " soprano colorature
" que Nina Van Horn fait ses premières armes dans le chant.
À 24 ans, elle découvre les États-Unis. Mais c'est le Texas qu'elle choisit pour vivre pleinement sa nouvelle passion, la musique country.
Au fil du temps et
de ses voyages à travers les USA, elle se laisse happer par le démon du Blues et s'installe à la Nouvelle Orléans, berceau de ce nouvel
amour. Elle rencontre alors Dan Akroyd et commence à faire les premières parties de Bette Midle, Chuck Berry ou Eric Burdon, monstres sacrés
dont elle apprend énormément. C'est alors que commence une grande carrière internationale.
© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2006.
index
|
Nelson
Veras
Guitare
Ce guitariste brésilien né à Salvador de Bahia il
y a 29 ans enregistrait déjà avec Aldo Romano à 19 ans !
Puis il a été découvert par Pat Metheny à Marciac en 1991.
© Copyright La Fontaine, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, août 2006.
index
|
Compagnie
Vertical Détour
Frédéric Ferrer
La compagnie Vertical Détour a été
créée en 2001 par Frédéric Ferrer, auteur, acteur et metteur en scène.
Quatre spectacles ont été créés ; La Parole errante, d’après le
livre d’Armand Gatti, Apoplexification à l’aide de la râpe à
noix de muscade et Mauvais Temps de Frédéric Ferrer, Les Lettres de
Ville-Evrard d’après Antonin Artaud ; ainsi que plusieurs formes légères
: mises en espace, lectures, performances.
Les spectacles sont réalisés à l’issue des « chantiers » mis en
place par la compagnie, auxquels participent des acteurs,
professionnels et amateurs, des plasticiens, des chercheurs
(historiens, psychanalystes…). Le travail porte sur des dramaturgies
non exclusivement textuelles. Plusieurs chantiers ont été menés :
à Evreux (en 2001 et 2002), à Montreuil (en 2002 et 2003), à l’hôpital
psychiatrique de Ville-Evrard (2004).
Depuis 2002 la compagnie intervient à l’hôpital psychiatrique de
Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne (93) où elle crée et présente ses
spectacles et organise plusieurs chantiers et ateliers de pratique
artistique.
En 2005, cette présence à Ville-Evrard se consolide par la mise en
place d’une résidence artistique dans le cadre d’un projet de développement
artistique et culturel à l’hôpital, et sur le territoire de
Neuilly-sur-Marne (Projet 2005-2008). Un bâtiment est mis à la
disposition de la compagnie par l’Établissement Public de Santé,
et plusieurs propositions de rencontres et d’échanges avec le(s)
public(s) – patients, personnels de l’hôpital, scolaires,
habitants de Neuilly-sur-Marne et des environs – sont organisées
autour des activités de création et de sensibilisation.
La compagnie développe dans ses créations et dans sa démarche des
transversalités :
– entre différents champs artistiques (danse, théâtre, vidéo,
graphisme, projections...)
– entre connaissances scientifiques et créations artistiques : une
monographie clinique, des études psychiatriques, des rapports sur les
changements climatiques (ONU, CNRS)... pour les spectacles
Apoplexification à l’aide de la râpe à noix de muscade et Mauvais
temps (création: décembre 2005)
– et, à l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, entre pratique
professionnelle et pratique amateur, entre malades et non-malades et
entre l’intérieur et l’extérieur, permettant ainsi de voir
autrement l’hôpital et la création.
© Copyright LMP, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2007.
index
|
Artur Matamoro
Vidal
Sax alto
Initié au jazz, au free jazz et aux musiques improvisées à travers
des stages, des cours et des rencontres aux côtés notamment de Fred
Frith, André Villéger, François Corneloup, François Merville, Jean
Marc Padovani, Roswell Rudd, Mary Oliver (ICP), Fred Blondy ou encore
de Bernard Lubat. Joue avec le collectif In Sit-U (musique improvisée),
DUO (détournement sonore de films muets), et développe un travail
avec la danse improvisée au sein de la compagnie Eklaet d'un projet
intitulé Golden qui se déroule actuellement à Dublin.
© Copyright Le 7 Lézards, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
Jacques
Vidal
Contrebasse
Mingus Spirit :
Par bien des aspects, je me sens proche de Mingus. Pas plus que lui,
je n’ai choisi la voie du jazz de façon délibérée : j’ai été
poussé sur cette route par les circonstances, même si ces
circonstances n’ont pas pris des formes identiques pour lui et pour
moi. Je sais ce qu’est l’insatisfaction et je comprends ses
frustrations : ce que je réalise est toujours au-dessous de ce que
j’entends. Comme la sienne, ma quête est de nature obsessionnelle.
Comme lui, j’utilise avec parcimonie les solos de basse. Faire un
album de contrebasse n’était d’ailleurs pas le but… Je pars,
comme il le faisait, d’un matériel plutôt traditionnel : le blues,
l’anatole et des suites harmoniques standard. Ces formes, qui sont
à mon sens ce qu’il y a de plus fort, de plus représentatif dans
cette musique que nous appelons jazz, sont trop souvent dédaignées
au profit d’un avant-gardisme de circonstance. Il s’agit pour moi,
comme pour lui, de gérer cet héritage de façon personnelle, pour
avancer, aller ailleurs. Je n’ai pas cherché à ce que ça sonne «
comme du Mingus » ; on peut relever dans ce disque des influences très
diverses. À un seul moment, très court, je fais un clin d’œil à
son jeu de basse. L’une des facettes les plus intéressantes de sa
musique, c’est qu’elle est une synthèse de toute l’histoire du
jazz ; on y entend de surcroît l’influence de la tradition
classique, qu’il a étudiée. Il est le seul à avoir eu cette démarche
poussée à ce point. En cela il est unique et inégalé. Ce qui
m’inspire le plus chez lui, ce sont les vibrations qu’engendrent
sa musique, et son énergie phénoménale. Le challenge pour ce disque
était que l’univers en soit bien le mien.
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, mai 2007.
index
|
Ricardo
Vilas
Chant, Guitare
Cet enfant d’Ipanema qui, à 17 ans, monta le groupe « Momento
Quatro », lança son premier disque, devint assidu des grands
festivals de l’époque où il côtoyait Edu Lobo, Gilberto Gil,
Chico Buarque, et remporta des prix, n’a rien perdu de sa verve et
de sa créativité. Vingt cinq disques plus tard, il revient sur la scène
parisienne après avoir remporté un chaleureux accueil du public brésilien
et avoir été invité par la TV Globo qui a tenu à rendre hommage à
sa brillante carrière.
Brillante carrière qui, si elle fut interrompue en 1969 par son
arrestation par le régime militaire alors au pouvoir, reprit très
vite en France où il s’était exilé. Après quelques années de
galère dans les petits bars parisiens, repéré par Claude Nougaro il
remporta un Tabac sur la scène de l’Olympia avec son Trio « Teca
et Ricardo » lors d’un concert après lequel les tournées et les
disques vont se multiplier. De retour au Brésil dans les années 80,
et toujours en veine de nouvelles expériences musicales, il composa
pour la télévision dont il devint directeur musical et commença une
carrière solo.
Amoureux de la France mais toujours très lié au Brésil, il
partage depuis sa vie et sa carrière entre les deux côtés de
l’atlantique et remporte autant de succès dans les salles de son Brésil
natal que dans celles de son pays d’adoption. Imprégné des
musiques du monde il nous propose une musique métisse, sans
jamais perdre sa véritable identité de carioca et aime aller se
ressourcer dans les petits bars de la Lapa, dernier chaudron de la
musique brésilienne à Rio où la nouvelle génération de musiciens
aime venir se frotter aux musiciens cultes de la ville.
Chanteur, compositeur, parolier, musicien, producteur musical et
artistique, de nombreuses bandes sonores pour la télévision et le
cinéma et une thèse sur la bossa nova, Ricardo est un
boulimique de la création. Avec à son actif 25 disques – dont
certains comptent avec de brillantes participations spéciales comme
celles de Chico Buarque, Joyce, Lenine, Francis Hime,
Bernard Lavillier etc… et d’excellents musiciens comme Wagner Tiso,
Victor Biglione, Nicolas Krassick, Cacau Queiroz issus de
l’univers du Jazz. Cet enfant d’Ipanema a puisé sur les
plages de Rio, où il est né, et dans les quartiers cultes de sa
ville natale devenus les berceaux la musique brésilienne, ses mélodies
pleines de tendresse et ses rythmes aux couleurs de soleil qui, sans
jamais perdre le charme de la musique traditionnelle, sont toujours
marquées par une touche de modernité.
Né à Rio de
Janeiro, Ricardo Vilas a grandi dans le fameux Ipenama, à l’époque
où ce quartier mythique connaissait l’effervescence de la Bossa
Nova. Il a 17 ans lorsqu’avec une bande de copains, il monte, son
premier groupe : Momento Quatro . Il lance alors un premier
disque, devient un assidu des grands festivals de l’époque où il côtoie
Gilberto Gil, Chico Buarque etc..., se présente avec Edu Lobo et
remporte de nombreux prix.
Cependant le Brésil
vit alors sous le régime de la dictature militaire et Ricardo, très
impliqué dans le mouvement contestataire étudiant, est arrêté lors
d’une manifestation. Il est alors le plus jeune prisonnier politique
et fera partie du groupe de prisonniers échangés contre
l’ambassadeur des Etats-Unis. Sa brillante carrière, interrompue
par son arrestation, va très vite reprendre en France où il s’est
exilé.
Après quelques années
de galère dans les petits bars parisiens, repéré par Claude Nougaro,
il remporte un tabac sur la scène de l’Olympia avec son duo Teca et
Ricardo lors d’un concert après lequel les tournées et les disques
vont se multiplier. De retour au Brésil dans les années 80, à la
fin de la dictature, et toujours en veine de nouvelles expériences
musicales, il commence une carrière solo et compose la bande sonore
de quelques uns des plus célèbres feuilletons de la chaîne Globo,
dont il commence alors a assurer la direction musicale.
Depuis, il remporte
autant de succès dans les salles de son Brésil natal que dans celles
de son pays d’adoption. Imprégné des musiques du monde il nous
propose une musique métisse, sans jamais perdre sa véritable identité
de carioca et aime aller se ressourcer dans les petits bars de la
Lapa, dernier chaudron de la musique brésilienne à Rio où la
nouvelle génération de musiciens aime venir se frotter aux musiciens
cultes de la ville.
Avec 25 disques à
son actif - dont certains comptent avec de brillantes participations
spéciales comme celles de Chico Buarque, Joyce, Lénine, Francis
Hime, Bernard Lavillier etc…et d’excellents musiciens comme Wagner
Tiso, Victor Biglione, Nicolas Krassick, Cacau Queiroz issus de
l’univers du Jazz, et après avoir rédigé un mémoire sur la MPB,
il continue à se partager entre les deux pays chers à son cœur.
Entouré de ses vieux amis de scène, il vient de fêter ses 40 ans de
carrière sur la sur la scène du Théâtre de la Maison de France, à
Rio. Ce concert commémoratif, sorte de rétrospective de sa carrière,
donnera lieu à un DVD.
Discographie du
groupe :
« Bem Brasil »
Ricardo Mix/Next Music - 1998
« Cie IPANEMA » Nexte Music - 2004
« Mon cher ami » - Cult Mixt/ Socadisc - 2005
Site internet
: http://rvilas.club.fr/index.htm
© Copyright Le Satellit Café, 2006-08.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, décembre 2006.
mise à jour en janvier 2008.
index
|
Cristina
Violle
Voix
L’avant scène du groupe n’est
autre que la chanteuse Cristina Violle. Sa puissante voix grave nous
entraîne avec son groove unique dans la plus africaine des sambas :
la Samba de Roda. Cristina est une femme de forte présence et caractère.
Et il n’en faut pas moins pour se placer devant la puissante
formation : les atabaques et autres percussions de Silvano Michelino,
Rodrigo et Dada Viana, le Cavaquinho de Fernando (Orquestra do
Fuba), la Viola-Caipira de Renato Velasco et les cœurs de
Corine Thuy Thy et Soraya Camillo.
Envoûtante, festive sans être
carnavalesque et aux mélodies toujours contagieuses, la Samba-de-Roda
est une composante majeure de la culture populaire afro-brésilienne.
Assez méconnue en France, elle a été décrétée « Chef
d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité »
par le Directeur général de l’UNESCO : Koïchiro Matsuura.
C’est le plus
africain des styles de Samba, où les participants se regroupent en
cercle pour danser. Restée très « tribale » et très dansante,
elle se différencie cependant des sambas des grands défilés de
carnaval. Ses mélodies sont contagieuses et faciles à retenir.
Un des berceaux de
ce style si particulier est la ville bahianaise de Santo Amaro. Porte
aussi le même nom, le quartier de la ville de Sao Paulo où Silvano,
leader et créateur du groupe, découvrais enfant la musique «Nordestina».
Apparue au XVIIème
siècle, dans l’Etat de Bahia, plus particulièrement dans la
région du Recôncavo, elle résulte des danses et traditions
culturelles des esclaves africains de la région. Santo Amaro da
Purificação, ville natale de Caetano Veloso et Maria Bethania, en
est l’un des berceaux...
Le rythme, les
instruments à percussions et la chorégraphie ont ensuite intégré
des éléments de la culture lusitanienne, notamment la langue et
quelques-unes de ses formes poétiques, ainsi que des instruments de
musique.
© Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
Jean-Philippe
Viret
Contrebasse
Né le 16.09.1959
à St-Quentin (02).
Débute en
1978
étude
classique de la contrebasse au conservatoire de Bordeaux et il pratique du jazz au sein du trio du pianiste Emmanuel
BEX.
De 1980 à 1983, poursuit ses études musicales
dans la classe de Jacques CAZAURAN au conservatoire de
Versailles. Parallèlement, étudie l'harmonie
et le contrepoint avec Julien FALK, l'arrangement et
l'orchestration avec Yvan JULIEN.
De 1989 à
1997
Joue au sein du
trio de Stéphane GRAPPELLI (Marc Fosset ; gt)
A joué avec
Lee KONITZ, Joe
MAGNARELLI, Michel GRAILLER, Benny WALLACE, Bill CARROTHERS,
Marc DUCRET, Kenny WHEELER, René URTREGER, Lenny
POPKIN...
Joue actuellement
- depuis 1981,
avec L'ORCHESTRE DE CONTREBASSES
- Richard GALLIANO " Acoustic trio "(Jean-Marie Ecay ;
gt)
- Emmanuel BEX trio (E. Bex piano / Aldo Romano
batterie)
- le groupe OCEAN, Simon GOUBERT quartet, les
Primitifs...
Jean-Philippe VIRET
trio
Edouard Ferlet
(piano) / Antoine (Banville batterie)
2001 : " considérations " sketch / harmonia mundi
2002 : " étant donnés " sketch / harmonia
mundi
Contact :
Jean-Philippe
Viret :
5 villa de la seigneurie
93100 Montreuil
tel : 01 48 59 06 14
fax : 01 55 86 04 41
© Copyright
Jean-Philippe Viret, 2003.
Page maintained by
Christian Boullangier for Jazz-Passion, janvier 2003
Né à Saint-Quentin en 1959,
Jean-Philippe Viret attendra d’avoir 18 ans pour étudier la musique.
Première rencontre déterminante, Jean-Paul Maçé, remarquable
professeur de contrebasse au conservatoire de Bordeaux, l’encourage
aux différentes pratiques de la musique.
Dès ses débuts, il s’intègre dans différentes formations de la région
bordelaise et plus particulièrement le trio du pianiste Emmanuel Bex,
avec lequel il continue de jouer régulièrement.
Fin 1979, il « monte » à Paris et
poursuit ses études avec Jacques Cazauran au conservatoire de
Versailles. Après un deuxième prix obtenu en 1982, il délaissera la
pratique instrumentale classique, pour se consacrer aux études d’écriture
: Harmonie et contrepoint avec Julien Falk, Arrangement et
orchestration avec Yvan Julien.
Décembre 1981 voit la naissance de l’Orchestre de Contrebasses,
ensemble atypique pour lequel il composera de nombreuses pièces et
enregistrera 6 albums.
Les années 80 seront les années des différents groupes avec de
nombreux musiciens de sa génération tels Marc Ducret, Simon Goubert,
Serge Lazarevitch, Andy Emler… mais également le plaisir de jouer
avec les « anciens », René Urtreger, Georges Arvanitas, Michel
Graillier, Alain Jean-Marie, Lee Konitz, Kenny Wheeler, Walter Bishop,
Christian Escoudé, Benny Wallace...
En novembre 1989, Stéphane Grappelli l’invite dans son trio. C’est
le début d’une longue et passionnante collaboration qui l’emmènera
aux quatre coins de la planète. C’est aussi une formidable expérience
de sideman installé aux premières loges ! De là naîtra le désir,
en profitant de cet acquis, d’essayer à son tour de présenter une
musique qui lui soit propre.
1998 ; Premier concert du trio (Edouard Ferlet au piano, Antoine
Banville à la Batterie) avec lequel il enregistrera quatre albums et
un DVD.
Parallèlement, il compose la musique de plusieurs documentaires et
court métrages.
Aujourd’hui, outre le trio qu’il
dirige, il joue dans de nombreuses formations, notamment :
L’Orchestre de Contrebasses, Richard Galliano acoustic trio, Didier
Lockwood, « waltz club » quartet, Bill Carrothers Armistice band
& trio, Jean-marie Machado trio, Florin Nicolescu trio &
quartet,« love’s song » Jean-marc Padovani, Jean-Philippe Muvien,
Daniel Humair, François Jeanneau, Jean-Philippe Viret-4tet, Gérard
Lesne, Bruno Angelini, Jean-Philippe Viret, Ramon Lopez-4tet.
index
|
Miroslaw Vitous
Contrebassiste
Né à Prague en 1947, il y forme
son premier trio avec son frère Alan et un autre futur musicien tchèque
de haut vol, le pianiste Ian Hammer. Au milieu des années ‘60, il
émigre aux Etats-Unis afin d’y étudier à la Berklee School. À
New-York, il est remarqué par Art Farmer, Freddie Hubbard, Bob
Brookmeyer, qui lui offrent ses premiers gigs importants. Suivent
les rencontres avec Miles Davis, Chick Corea (le fameux trio de Now
he sings now he sobs) et Stan Getz, et, en 1971, la création de
Weather Report, groupe-phare du jazz-rock naissant.
À la fin des ‘70, c’est en
Europe surtout qu’il se trouve des partenaires aptes à partager
ses projets musicaux, John Surman et John Taylor entre autres.
Professeur au New England Conservatory of Music de Boston, à
l’aise dans le classique comme dans différentes formes de jazz,
considéré depuis 1968 comme un des trois meilleurs bassistes au
monde, Miroslav n’a cessé d’affiner la qualité de son jeu, et
la virtuosité ébouriffante de son approche de l’instrument.
© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, août
2006.
index
|
Vocal Universo
Les Divas du Son de Pinar del Rio
Vocal Universo de Pinar del Rio, capitale de la culture du tabac,
continue sa longue tradition de ses excellents ensembles a-cappella
de Cuba. Quatre adorables femmes à la tonalité parfaite, aux voix
claires, expressive et sensibles, et à l’interprétation pleine
de goût et de passion. Des arrangements frais, combinés à un show
sensuel et dansant qui savent remettre au goût du jour les grands
standards de la musique d’une manière totalement nouvelle. Vocal
Universo : c’est de la pure émotion caraïbéenne !
© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
septembre 2007.
index
|
Les Voice
Messengers
Formation
vocale
Reconnus aujourd’hui comme
l’une des meilleures formations vocales du genre en Europe, les
Voice Messengers associent le swing et l’énergie d’un grand
orchestre de jazz au charme poétique et sonore d’un groupe
vocal à part entière.
Soutenus par une des meilleures
sections rythmiques françaises (Gilles
Naturel à la contrebasse et Philippe
Soirat à la batterie), et servis par les arrangements de
Thierry Lalo (piano, lead), les huit
chanteurs jouent ici le même rôle que les cuivres dans un big
band - y compris dans l’improvisation vocale.
Grâce à une écriture sur mesure
qui est la marque de fabrique des Voice
Messengers, la personnalité de chaque chanteur est mise
en lumière dans un répertoire très éclectique alliant
compositions de jazzmen contemporains (Glenn
Ferris, Tom Harrell) et standards entièrement revisités
(Count Basie, Oliver Nelson, Horace Silver).
L’émotion et la poésie
occupent aussi une place importante dans leur univers, avec
notamment une sélection de poèmes français (Baudelaire,
Apollinaire, Milosz) mis en musique par Thierry
Lalo, dans une approche novatrice qui allie avec élégance
le jazz et la langue française.
« Homogénéité, mise en
place, phrasé et swing sont là ! Oui, les Voice Messengers
sont bien les Messagers de la voix. » Mimi
Perrin (fondatrice des Double Six)
Site officiel : http://www.voice-messengers.com
Nouvel album :
Sorti le 17 Septembre 2007 - LUMIERES D’AUTOMNE - BLACK AND BLUE
BB 694.2
Reconnus aujourd’hui comme l’une des meilleures formations
vocales du genre en Europe, les Voice Messengers associent le
swing et l’énergie d’un grand orchestre de jazz au charme poétique
et sonore d’un groupe vocal à part entière.
Depuis 2004 c’est
pour une nouvelle formation de huit chanteurs qu’écrit Thierry
Lalo (pianiste et leader du groupe), et c’est après deux années
de tournées en France et en Allemagne qu’ils entrent en studio.
Et voilà « Lumières d’Automne » !
Grâce à cette écriture sur mesure qui est la marque de fabrique
des Voice Messengers, un véritable son d’ensemble se dégage de
l’écoute des différents morceaux, créant un « fil rouge »
tout au long de l’album. La personnalité de chaque chanteur est
mise en lumière dans un répertoire très éclectique alliant
compositions de jazzmen ou de chanteurs actuels (Glenn Ferris,
Laurent Cugny, Betty Carter, Henri Salvador…) et standards entièrement
revisités (Stolen Moments, It’s Only A Paper Moon, Que
reste-t-il de nos amours ?...)
Soutenus par une
des meilleures sections rythmiques françaises (Gilles Naturel à
la contrebasse et Philippe Soirat ou François Laudet à la
batterie), les huit chanteurs jouent ici le même rôle que les
cuivres dans un big band - y compris dans l’improvisation
vocale.
L’émotion et la
poésie occupent aussi une place centrale dans leur univers, avec
notamment une sélection de poèmes français (Baudelaire,
Apollinaire, Milosz…) mis en musique par Thierry Lalo, dans une
approche novatrice qui allie avec élégance le jazz et la langue
française.
« Ils avaient déjà
osé, ils récidivent et c’est tout à leur honneur : un groupe
homogène, des voix magnifiques de justesse et de rondeur, des
scatteurs hors pair, de l’énergie à revendre et de l’audace,
toujours de l’audace ! L'excellence de tous ces chanteurs est
impressionnante. Ils ont en outre la chance d’être soutenus par
une remarquable rythmique et des invités de marque. Les
arrangements de Thierry Lalo, grand maître à bord, sont pour le
moins étonnants et fourmillent de trouvailles. Les compositions
originales ne sont pas en reste et font entrer les poètes dans le
jazz, longtemps, longtemps, longtemps après qu’ils ont disparu.
Le jazz français avait besoin d’un renouveau du groupe vocal.
C’est fait grâce aux Voice Messengers. » Mimi Perrin
(Fondatrice des Double Six).
Lumières…
Le jazz ne s’est pas toujours passionné pour le sens poétique
des textes, car souvent la musique se suffit à elle-même pour
porter l’émotion. Il est toujours délicat de tenter
d’illustrer les émotions d’un poème par la musique, et plus
encore de vouloir décrire avec des mots ce que la musique véhicule
déjà. On risque de trahir ou d’affadir l’un ou l’autre.
Mais le jazz nous a
aussi appris la liberté, et nous avons utilisé la nôtre pour
tenter un rapprochement de notre musique avec la langue française,
en évitant si possible les deux péchés capitaux que sont
l’entrave au swing par le choix des mots, et le non-respect de
la prosodie naturelle d’un texte lorsqu’on le met en musique.
Pour le reste, ce n’est qu’une question de goût !
La plupart des textes français de cet album tournent autour des
différentes saisons, de leur luminosité propre, et à travers
l’évocation de ces ambiances, des émotions dont elles sont
porteuses et des rêves qu’elles sous-tendent. Cette couleur générale
des morceaux « français » contraste singulièrement avec l’énergie
parfois jubilatoire qui se dégage de notre répertoire de «
standards », abordé délibérément dans une optique de big-band…
Ces derniers nous
paraissent presque aller de soi, car ils font partie de notre
culture, de notre patrimoine de musiciens et donc tout simplement
de notre passion pour le jazz. Le jeu qui consiste à les « éclairer
» à notre manière est aussi au coeur de notre projet, car tout
en les respectant nous aimons nous les approprier à notre tour,
comme l’ont fait tant de musiciens avant nous.
Thierry Lalo
© Copyright Les Couleurs du Jazz, 2007.
© Copyright Le New Morning, 2008.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion,
mai 2007.
mise à jour en janvier 2008.
|