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20. FAQ.


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B3-S. "Jazz en live, en collaboration avec Jazz-Passion" :

Présentation de musiciens

 


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Sabor A Son

Groupe

Composé de 11 musiciens, le groupe, créé en 1996, s’est formé sous la direction de Fino Gomez, joueur de guitariste électrique et de tres, guitare à trois cordes, originaire de Cuba et surtout instrument de base dans la musique cubaine.

Né à Montevideo et bercé par les importantes influences musicales des pays voisins, le Brésil et l’Argentine, Fino Gomez a voyagé à travers de nombreux pays tels que l’Espagne ou la Hollande, à des époques où la musique latine commençait à émerger. Il a appris le tres auprès de Nelson Gonzales quand il était émigré en Hollande, avant d’aller se perfectionner à Cuba, et il devient rapidement le « tresite » préféré des groupes latinos. Il fut également à l’origine de nombreux groupes tels que Los Mismos, Los Mambos, ou le Fino Gomez Band. Des expériences musicales qui l’ont amené à effectuer de nombreuses tournées et à multiplier les rencontres artistiques. En 1996, il devient le producteur musical du groupe Sabor A Son, avec lequel il fît la 1ère partie d’artistes tels que Celia Cruz, Willie Colon, ou Jose Alberto « El Canario ».

Le groupe est considéré à cette époque comme la dernière découverte dans la musique cubaine. Les noctambules afro latinistes de la capitale les connaissent bien car le groupe a enflammé pendant plus d’un an, chaque mardi, la Coupole du boulevard Montparnasse. Sabor A Son appartient à la vague cubaine qui déferla sur la France à cette époque.

Enregistré à Paris, leur 1er album a été mixé à New York par John Fausty, connu du monde de la scène salsa. Le résultat est une charanga nerveuse, cuivrée et électrique. On notera une participation du célèbre trompettiste Chocolate Arment Ero, et la présence du titre « A mi manera », version personnelle de « Comme d’habitude » dont la sorite single fut très remarquée. Depuis, le groupe a notamment participé à des festivals tels que le Jazz Festival d’Istanbul, le Festival de Jazz de Dakar, et s’est produit dans des nombreuses salles parisiennes comme le New Morning ou le Bataclan.

DISCOGRAPHIE

  • Sabor A Son, EMI, 1997
  • Para Ti Hatuey, EMI, 1998
  • La Coupole, Sony Music, 2002

SITE INTERNET

www.finogomez.com

 

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Marcos Sacramento

Voix

Marcos Sacramento lance son nouvel album SACRAMENTOS, le troisième produit par le label Biscoito Fino (Brésil).

Marcos Sacramento, chanteur auteur compositeur, porte en lui le swing du samba. Nominé au prestigieux Prix TIM au Brésil (meilleur chanteur de samba), c’est l’une des voix les plus encensées de la nouvelle vague des chanteurs de Rio de Janeiro, un timbre puissant et claire, une présence scénique remarquable, mélange de charisme et d’énergie, un interprète hors du commun.

Avec ce nouvel album, dans un style foncièrement contemporain, tant dans les arrangements et l’orchestration que dans l’interprétation, il nous convie à un très beau voyage au cœur de ce genre majeur de la musique brésilienne : la samba.

Plus qu’une simple lecture, on peut parler d’une recréation. Dans un mélange parfaitement réussi de compositions de jeunes talents et d’auteurs classiques, et accompagné par un groupe d’excellents musiciens, Marcos Sacramento donne une impulsion nouvelle à la samba.

« Marcos Sacramento est une extraordinaire révélation, je veux dire la révélation d'un véritable chanteur. Il fait avec sa voix ce que nos oreilles attendaient depuis des décennies.

Imaginez un jeune Roberto Silva avec l’humour de Ciro Monteiro et le charme de Carmen Miranda, mais avec la liberté du vingt et unième siècle.

Il a les pieds dans la samba et la tête dans la grande musique de toutes les époques. Plus moderne, c’est impossible. »
Ruy Castro, Ecrivain – Journaliste.

 

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Khatchik Sahakian

Composition

Khatchik Sahakian est né en 1965, à Erévan. En 1973 il est entré au Conservatoire d'Etat d'Erévan de Komitas et a fini ses études en 1984. En 1984, il a suivi Conservatoire d'Etat d'Erévan les cours d'Edvard Mirzoyan (classe de composition).
Entre 1995 et 1999 il a été professeur au Collège de jazz d'État d'Erévan (Classe de Piano), de 1993 à 1994 - le directeur musical et le chef d'orchestre de l'Orchestre arménien de jazz d'État.
Khatchik Sahakian a travaillé avec Aram Assatrian, Fayruz, Hayk Manarian et plusieurs autres musiciens connus et a eu des concerts dans de nombreux pays du monde; il a fait l'arrangement pour le show H2O en France.
Khatchik Sahakian est l'un des fondateurs du groupe de jazz ethnique Time Report, avec lequel il a signé quatre CD.

 

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Dédé Saint-Prix

Flûte en bambou, Vocal, Saxo

André Saint-Prix est né au François (Martinique), le 10 février 1953. Elevé par ses grands parents, aux côtés de son frère aîné Maurille, il a évolué très jeune dans la tradition populaire de l’Île. Dès l’âge de 6 ans, il affrontait la colère maternelle pour vivre sa passion, le «Chouval bwa», c’est-à-dire la musique qui accompagne les manèges de chevaux de bois traditionnels actionnés à force d’hommes.

Vers dix ou onze ans, il rejoint sa mère à Fort de France et habite en périphérie de la ville. A peine adolescent, il participe à des petits groupes de sa commune natale, comme «Les Trouvères» et «Les Juniors». Membre de la chorale municipale du François, il enregistre son premier disque à 15 ans.

Ses bons résultats scolaires le conduiront au baccalauréat en 1973, puis à l’École Normale où il rencontrera sa première épouse, Dominique. Ils deviendront tous deux instituteurs et auront deux enfants, Jessy et Freddy. Dédé exercera le métier d’instituteur pendant onze années, avant de démissionner de l’éducation nationale en 1991, pour se consacrer uniquement à ce qui a toujours été sa passion, la musique.

Après avoir joué au sein de différents groupes dont «La Sélecta» et «Malavoi», Dédé Crée «Pakatak» . Des danseuses viennent alors rejoindre la formation musicale : Christiane Emmanuelle sera la première, suivie de Liliane Jorite, Christiane Jean, Carole Alexis et enfin de Sonia Marc dite «La Sosso», autre grand amour de Dédé. Malgré le succès, le groupe Pakatak se dissout : choisissant lui-même ses musiciens, il fonde alors le groupe Avan-Van, en 1982. La métropole, l’Afrique, les Etats-Unis et d’autres territoires découvrent alors les rythmes chaloupés du Chouval bwa. En 1983, il reçoit , à Paris, les «Maracas d’Or», pour le succès phénoménal de l’album «Piblisité». Ce sera sa première reconnaissance nationale, et le même jour, en Martinique naissait son premier fils, Freddy.

Après la grande tournée du Podium Europe 1, Dédé s’installe à Paris. Deux ans plus tard, il effectuera la fameuse tournée du «Grand Méchant Zouk», en compagnie de nombreuses figures de la Musique Antillaise.

Les années 1990 marqueront une autre étape dans la carrière de Dédé Saint-Prix avec ses premières actions pédagogiques musicales. Il anime alors des masters classes de percussions afro-caribéennes pour le Festival Musiques Métisses à Angoulême (où naîtra en 1995 son troisième enfant, Clément), le Falun Folkmusic festival en Suède ou le centre Simone Signoret de Bordeaux. Dans le même temps il participera à l’aventure de l’Eurovision de la chanson en participant avec Serge Gainsbourg et Georges Augier à l’élaboration du titre «White and Black Blues», interprêté par Joëlle Ursule, qui remportera la deuxième place de ce concours.

Pendant plusieurs années sa carrière lui fera faire de nombreux allers et retours Paris-Martinique. Il tente de se réinstaller au pays, avec sa deuxième épouse, Anne, une belge vivant dans la partie nord de l’Île. Mais en 2000, ils prendront la décision de s’établir momentanément en banlieue parisienne. Dédé travaille toujours activement à redonner toute sa place à la musique de son enfance et à réhabiliter l’identité martiniquaise, quelque peu ballottée par toutes ces influences électro-américaines. Ses stages et ses concerts continuent de rythmer sa vie, d’autres projets sont déjà en préparation, mais patience…

 

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Fayçal Salhi

Oud, Guitare, Chant

À 18 ans Fayçal Salhi commence la guitare avec son professeur et ami Denis Naegely, qui l'incite à développer sa créativité. Deux ans plus tard vient la pratique du oud en autodidacte. Il crée, il y a quelques temps, le groupe Jamra et propose ses premières créations en public. Parallèlement à cette aventure il use de ses talents de musicien et de compositeur dans d'autres spectacles, pour le théâtre ou la musique de documentaire.

 

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Hervé Samb

Guitare, Chant

Guitariste-compositeur, né au Sénégal, Hervé Samb commence la guitare à 9 ans. Il s’intéresse depuis toujours aux rythmes de ses origines et à la musique noire américaine.

Véritable passionné, à 11 ans il entame une carrière parallèlement à ses études. Le Blues s’impose à lui très vite. Il forme son premier groupe « Hervé SAMB Quintet » et participe à des festivals locaux dont le Saint-Louis Festival. Il y rencontre Lucky Peterson, et joue avec lui.

Sa route croise ensuite celle de Pierre Van Dormal. Guitariste, professeur au conservatoire de Dakar, PVD devient son maître spirituel et détermine sa rencontre décisive avec le Jazz.

Amoureux de la musique et avide de connaissances, le musicien autodidacte se perfectionne à travers l’étude de l’harmonie. Ses progrès sont spectaculaires !

En Août 1998 il s’installe à Paris. Très rapidement il intègre diverse formations, c’est le début d’une carrière internationale : Amadou & Mariam, David Murray, Meshell Ndegeocello, Cheikh Tidiane Seck, Jacques Schwarz-Bart, Richard Bohringer, Boney Fields…

Discographie :
2007 – Meshell Ndegeocello, “The World has made me the man of my dream”
2007 – Somi, “Red soil in my eyes” 2006 – World Saxophone Quartet, “Political Blues”
2006 – Boney Fields & the Bone’s project, “We Play The Blues”
2006 – Meshell Ndegeocello, “The Article 3” 2006 – Kdr-Society, “Welcom to village”
2005 – Kdr-Society, “Last flight from Rwanda”
2004 – David Murray & The Gwoka Masters (avec Pharoah Sanders), “Gwotet”
2002 – Boney Fields & the Bone’s project, “Red Wolf”
1999 – Boney Fields & the Bone’s project, “Hard Work”

 

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Pharoah Sanders

Saxo

De son vrai nom Farrell Sanders, Pharoah Sanders (né le 13 octobre 1940 à Little Rock, Arkansas, de parents professeurs de musique) saxophoniste de jazz originaire de l'Arkansas, commence à être connu sur la scène de jazz d'Oakland, en Californie, au début des années 1960.

En 1962 il s'installe à New York, et reçoit rapidement le surnom de Pharoah par les membres de Sun Ra, avec lesquels il se produit. En 1965, il joue dans le groupe de John Coltrane, au moment où ce dernier commence à expérimenter un nouveau style de jazz, qu'on appellera plus tard le free jazz (ou encore avant-garde jazz). C'est dans ce style que Pharoah Sanders s'illustrera par la suite.

Parmi ses collaborations célèbres, outre celles déjà citées, on peut noter celles où chante le vocaliste Leon Thomas. Les yodelling de Thomas associés aux improvisations de Sanders et à un rythme free jazz détaché d'une structure rigoureuse, pouvant s'accéler et ralentir, ainsi qu'à des textes religieux et mystérieux (avec un intérêt pour l'Islam), marquent une attirance et un retour vers la musique africaine.

Pour ces raisons Pharoah Sanders est considéré comme l'un des inventeurs de l'ethno-jazz.

Pharoah Sanders, une des dernières légendes vivantes du saxophone, est en tournée. Ayant été appelé par John Coltrane lui-même à rejoindre son célèbre groupe, il a développé une sonorité unique et spécifique qui dégage une puissance hors du commun et qui n’a jamais trouvé d’équivalent. Sanders a toujours été ouvert à de nouveaux concepts musicaux, a sorti des LPs et des CDs légendaires (“The Creator Has A Masterplan”) et a influencé des centaines de grands saxophonistes. Il a également travaillé avec l’un des producteurs américains les plus influents, Bill Laswell, et s’intègre facilement dans des groupes rock comme celui avec lequel il tourne en ce moment.

Un nombre incalculable de DJs ont samplé ses titres ou il a joué lui-même avec eux. Son jeu puissant au saxophone, sa sonorité qui appelle à la paix et à la liberté seront inoubliables pour tous ceux qui ont déjà écouté ce géant.

Le jeu de Sanders balance comme toujours entre différentes octaves, se cherche une identité dans des envolées impressionnantes, déniche des timbres inédits et des tessitures surprenantes.

Pour tous ceux qui ont eu la chance d’entendre ce géant du saxophone, le moment reste inoubliable.

Sanders a toujours été ouvert à de nouveaux concepts musicaux, a sorti des LPs et des CDs légendaires (“The Creator Has A Masterplan”) et a influencé des centaines de grands saxophonistes. Il a également travaillé avec l’un des producteurs américains les plus influents, Bill Laswell, et s’intègre facilement dans des groupes rock comme celui avec lequel il tourne en ce moment. Un nombre incalculable de DJs ont samplé ses titres ou il a joué lui-même avec eux. Son jeu puissant au saxophone, sa sonorité qui appelle à la paix et à la liberté seront inoubliables pour tous ceux qui ont déjà écouté ce géant.

 

© Copyright Le New Morning, 2008.
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David Sanchez

Saxo

David Sánchez, born 37 years ago in Hato Rey, Puerto Rico, began playing percussion and drums at age 8 before migrating to tenor saxophone four years later. While a student at the prestigious La Escuela Libre de Música in San Juan, he also took up soprano and alto saxophones as well as flute and clarinet. The bomba and plena rhythms of Puerto Rico, along with Cuban and Brazilian traditions, were among the biggest influences on Sánchez's early taste in music. Sonny Rollins, Dexter Gordon and John Coltrane had the greatest impact on his playing. "I'm just talking about tenor, now. Charlie Parker is a major influence, of course, and many, many others."

In 1986 Sánchez enrolled at the Universidad de Puerto Rico in Rio Píedras, but the pull of New York was irresistible. By 1988 he had auditioned for and won a music scholarship at Rutgers University in New Jersey. With such close proximity to New York City, Sánchez quickly became a member of its swirling jazz scene. He gigged with pianist Eddie Palmieri, sometimes sharing the stage with saxophonist Paquito D'Rivera. At the recommendation of D'Rivera and trumpeter Claudio Roditi who had admired David's performance, Dizzy Gillespie invited the young saxophonist to join his United Nations Orchestra in 1991.

The Departure, his 1995 debut for Columbia , gained critical kudos as did the disc's successors Sketches of Dreams, and Street Scenes. Meanwhile, David had begun touring with various jazz greats such as Kenny Barron, Roy Haynes and legendary drummer Elvin Jones, recording with Barron and Haynes respectively. When he returned to the studio for his next project, the results were sterling. Produced by Branford Marsalis, Obsesión would garner the saxophonist his first Grammy nomination. He would follow that album with the Grammy-nominated (and Latin Grammy-nominated) Melaza. In 2001, Sánchez appeared on high-profile recordings with bassist Charlie Haden (Nocturne) and trombonist Steve Turre (TNT [Trombone-N-Tenor ] ) before issuing another release on Columbia, Travesía, also garnering rave reviews from jazz cognoscenti.

Sánchez’ most recent recording for Columbia, scheduled to be released in August 2004 and entitled “Coral”, is the most ambitious manifestation to date of his continuing expansion of the frontiers of mainstream jazz to incorporate Afro-Latin influences. In the project, recorded in Prague, Czech Republic, and placing his jazz sextet against the backdrop of the City of Prague Philharmonic Orchestra, he explores obscure works composed by giants of the Latin American classical genre: Antonio Carlos Jobim, Alberto Ginastera and Heitor Villa-Lobos. In addition, he juxtaposes classical structure with jazz improvisation in three of his original tunes as well as in a composition by Carlos Franzetti (arranger and conductor for all tracks on the album).


With Gillespie, Palmieri, Haden and his other jazz mentors, as well as under his own name, Sánchez has toured extensively, bringing his mix of straight-ahead jazz with Afro-Latin influences to delighted audiences throughout the globe. In the summer of 2003, he partnered with pianist Gonzalo Rubalcaba for a world tour, which took the two artists to France, Spain, Italy, Slovenia, Russia, Germany, Portugal, Holland, Denmark, South Korea, Hong Kong and Australia before Sánchez took his own band to perform at the Newport Festival at Madarao, Japan. He has just returned from a triumphal tour with his sextet in Spain, followed by a week of performances by his quartet in Athens, Greece and Fort-de-France, Martinique.

Sánchez strives for an "organic" approach to playing, writing, arranging and recording, and the positive results are amply demonstrated in his recordings. "When you're young, you feel you have to prove yourself. But as you develop and the years go by, you begin to let the music come to you. You don't chase something like that. I've been learning, year after year, how not to chase that muse, and to let it come to me. Sometimes it's there; sometimes it's not. Of course, you work every year to make that process more and more of a constant."

© 2004 David Sánchez

Lage Lund
Guitarist Lage Lund was born in Norway. After failing to make it in the highly competitive snowplowing field in his hometown, Lage set more realistic career goals and pursued a career in jazz. This led him to places like Berklee college of music in Boston and the Juilliard school in New York, where he was the first electric guitarist in the history of the school.
Since then Lage has played too many notes in every major city in the U.S, as well as all over Europe. He has done so in the company of people like Carmen Lundy, Wynton Marsalis, Seamus Blake, David Sánchez, Ingrid Jensen, Marcus Strickland, the Mingus Band and others. Lage won the Thelonious Monk international jazz competition in 2005. He was very happy about that, but wonders if it ruined his chance of ever winning the lottery.

Adam Cruz
Born in New York in 1970, Cruz was introduced to music at an early age by his father Ray Cruz, a well-known percussionist. Later, he studied with Keith Copeland at Rutgers University in New Jersey and Kenny Washington at the New School in New York City. At the age of 20, he was already working with Charles Sepulveda, the Willie Colon Orchestra, quickly gaining recognition in New York Latin and Jazz circles. Since then, Cruz has gone on to record and tour with such noted groups as the Mingus Dynasty Big Band, David Sanchez Band, Leon Parker Band, Tom Harrell and Chick Corea's Origin Sextet. He's also performed with the likes on Mongo Santamaria, Airto Moreira, Herbie Mann and McCoy Tyner, Paquito D'Rivera and Eddie Palmieri. In all, Cruz's sound has been featured with some of the best bands in the business on more than 30 recordings. Barely out of his 20s, Cruz hasn't allowed his success in playing the music of the others to keep him from developing his own. He recently debuted his own working band in New York to enthusiastic response. Featuring Cruz's compositions and a combination of instrumental and vocal talent, the group engages listeners with material of surprising range and maturity that reflects his eclectic sensibilities while making one thing clear: Cruz's concepts are as solid as his chops.


Ben Street
Street studied at The New England Conservatory of Music in Boston with Miroslav Vitous and Dave Holland. Moved to New York City in 1991. He has performed and toured with Kurt Rosenwinkel, Roswell Rudd, Lee Konitz, James Moody, Mark Turner, Dave Douglas, Frank Foster, Clark Terry, Junior Cook, Clifford Jordan, Billy Harper, Buddy Montgomery and Jimmy Scott. Ben's selected discography includes work with Kurt Rosenwinkel - The Next Step and The Enemies of Energy (Verve); Ed Simon - La Bikina (Mythology); Anthony Coleman - Morenica (Tzadic), Shawn Colvin - Holiday Songs and Lullabies (Columbia); Ethan Iverson, Jorge Rossy, Chris Cheek - Guilty (Fresh Sound); Barney Mcall - Widening Circles (MJC); Ben Monder Trio - Dust (Arabesque); Once Blue - Once Blue (E.M.I); Space Cowboys - Original Motion Picture Soundtrack (Warner Bros).

 

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Bernardo Sandoval

Guitare

La musique, c’est toute sa vie. Bernardo Sandoval a tout juste treize ans et quelques accords dans les doigts lorsque son père le conduit au « roi » des gitans de Leon en Castille.

Pris dans un tourbillon de chants, de rythmes, de sentiments bruts et libres, il jure ce jour là de passer sa vie à transmettre l’émotion qui vient de le saisir.

Unique guitariste français lauréat du Premier Prix de Guitare Flamenca de la Union (Espagne) , il est aussi le seul à mêler avec talent sa musique aux autres sonorités, les nords aux suds, le jazz et le blues aux rythmes primitifs.
Cet ibère de naissance, Toulousain de cœur et artiste de tripes symbolise à lui seul ce que l’on appelle communément la « world music »
Après avoir mâtiné son flamenco de jazz et de rock, retrouvé en Afrique occidentale les racines vaudoues des mélopées hispaniques, mis son talent de compositeur au service du cinéma (César de la Meilleure Musique pour le film « Western » de Manuel Poirier), et parcouru le monde à la rencontre de ceux pour qui la musique est une raison de vivre , Bernardo , aujourd’hui , a concocté une savante alchimie, initiant une musique inventive, personnelle, sensuelle et ciselée ; ce nouvel hymne à l’amour s’intitule AMOR.

AMOR est un album de chansons d’amour, chantées en espagnol et accompagnées par une formation jazz.

Multipliant encore les expériences et les rencontres, l’esthétique que propose Bernardo Sandoval se résume dans cette phrase de Pascal Anquetil attribuée au pianiste Guillaume De Chassy ;
« Le minimum de notes pour le maximum de musique, avec comme ambition, le triomphe du chant dans tous ses éclats »

La voix singulière et caressante de Bernardo est portée par ses compositions d’une simplicité mélodique d’un lyrisme et d’un romantisme absolus.

 

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SaNGO

Guitare, Voix

Originaire de Douala, SaNGO est le fils de Rudolf James Moukoko, « Prince de la nuit camerounaise » des années 70 et créateur du premier Festival africain de musique à Yaoundé en 1972. Cette année-là, le Festival réunissait les plus grands : Fela, Manu Dibango, André-marie Tala, Ekambi Briant, Prince Niko Mbarga, Francis Bébé...

Riche de ces influences familiales et musicales, SaNGO arrive en France en 1986. Bassiste confirmé, il intègre rapidement le groupe de funk-rock Vol de nuit .

Fin 80, début 90, le jeune artiste part pour une tournée nationale avec le groupe Tessito. Quelques temps plus tard, il enchaînera en tant que percussionniste et choriste avec Ekambi Briant ; puis, revenant à la basse, il sillonnera de nouveau la France avec le groupe  Sita Lanta .

En 1996, SaNGO forme son propre groupe éponyme. Il se lance alors dans la chanson et choisit la guitare comme instrument de prédilection. Dans le même temps, il multiplie les collaborations artistiques notamment avec Les Nubians,  Raul Paz, Nathalie Cardone, Ayo...

Auteur-compositeur et interprète, il travaille désormais à la réalisation de ce qui sera son premier album solo et multiplie les concerts. Après une tournée dans le Sud de la France, il donne une série de représentation dans les salles parisiennes. Le succès auprès du public est immédiat.

Entre studio et live, SaNGO peaufine aujourd'hui la préparation de cet album qui se caractérise par la diversité de ses influences afro-soul, pop et rhythm’n blues.

Discographie du groupe : En cours de production de leur 1er Album

Site Internet : http://www.myspace.com/sangosango

 

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Santa MAICARO Orkestar

Giuseppe Miguel Godillo
Esteban Godillo
Emilio Godillo
Bernardo Godillo
Mario Godillo

Bâti sur les cendres encore chaudes de membres de Namas Pamos (rock festif à influences trad.) et Ramsès (dans la vague des la néo-chanson française festive), Santa Macairo Orkestar, voit le jour en 2002. Composés des cinq « Frères Godillo », frères de l’âme et de musique comme ils se définissent, Santa Macairo Orkestar distille une musique festive à souhait, qu’ils ont su roder sur scène depuis leur création (en témoigne leur 1er opus, live, « In Koncerti » paru en 2004).

Un univers musical déjanté, articulé autour d’El Grande Emilio (cuivres) « dandy souffleur de grande classe, iconoclaste et improvisateur précoce » ; du « charmeur de serpents » El Mysterious Bernardo (clarinette, voix), « primitif et épileptique » ;  d’El Maestro Mario (batterie, percus) « chef d’orchestre imperturbable et impitoyable, véritable métronome vivant » ; d’un « crooner, enjôleur » au clavier et chant, El Cavaliero Esteban – « les mains et la voix de la séduction » ; et de l’autoproclamé chef du village Giuseppe Miguel, « violoniste gouailleur, personnage charismatique au regard énigmatique et à l’accent improbable »... Tout un programme !!

On a pu entre autres les apercevoir en live aux côtés d’Emir Kusturica, Israël Vibration, Zenzile, Max Roméo, High Tone, JMPZ, Shane Cough, Kaly Live Dub, Orange Blossom, Rue d’la Muette,  La Rumeur... Que des noms qui font rimer « musique » avec... « énergie scénique » ! Un univers scellé sur leur nouvel album fraîchement sorti, « Novo Bal », qui compile enregistrements live & studio, et dvd bonus. De quoi mettre l’eau à la bouche et les veines en ébullition, en ce vendredi soir hivernal au Satellit Café !

Discographie du groupe :

« In Koncerti » 2004
« Nova Bal » 2006

Ils ont dit :

« Fini les soirées « déprime » devant sa télévision ! Avec (...) Santa Macairo Orkestar, on redécouvre les musiques tziganes, cuivrées à souhait. Des sonorités qui font du bien au corps et à l’esprit. »
Laurence Guillevic – Fragil juin 2006

« Leur fraîcheur et leur énergie boostent des instrumentaux qui réactualisent le concept de folklore mondial. »
Rock & Folk – juillet 2006

« Novo bal, ou la preuve par le live qu’un bal acoustique peut être survolté, généreux et populaire, surtout avec la puissance festive des folklores balkaniques, klezmer ou alternatifs. »
Lylo – Juillet 2006

« Une sorte de performance globale du samedi soir débordant d’énergie et d’extravagance, comme une version Kusturica du cirque Fratellini. » 
Station Service – juin 2006

 

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Santo AMARO

Cristina Violle, Silvano Michelino, Soraya Camilo, Corine Thuy Thy
Luana, Renato Velasco, Rodrigo De Oliveira, Dada Viana
Soraya Camillo, Fernando del Papa

Quarante-trois nouveaux Chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ont été récemment proclamés par le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura. Y figurent notamment le Ramlila, la représentation traditionnelle du Ramayana (Inde), le Kabuki (Japon), la mascarade des Makishi (Zambie) et la Samba de Roda brésilienne…

Santo Amaro, nouveau projet musical emmené par Silvano Michelino (percussionniste entre autres d’Henri Salvador et leader du groupe Tupi Nagô) et la chanteuse Cristina Violle, s’inscrit donc dans cette veine traditionnelle afro-brésilienne. Entourés de six autres musiciens aux percussions, chœurs et cordes, dont Renato Velasco à la « viola » (petit luth à dix cordes pincées), Santo Amaro nous entraînera au cœur d’un brésil festif et traditionnel, où caractéristiquement, les participants se regroupent en cercle pour danser. Après une première apparition remarquée lors de la clôture du Festival PARIS BRASIL en mars dernier, la formation revient de plus belle !! Entre la rythmique des percussions et les chants strophiques et syllabiques, souvent courts et répétitifs, la samba de roda de Santo Amaro est un événement festif à part entière, à ne rater sous aucun prétexte !!

La Samba de Roda, assez méconnue en France et pourtant des plus populaire au Brésil. C’est le plus africain des styles de Samba. Restée très « tribale » elle se différencie des sambas des grands défilés de carnaval. Très dansante, ses mélodies sont toujours contagieuses, faciles à apprendre et donnent une certaine sensation d’intimité avec des chansons qu’on entend pour la première fois. Apparue dans l’État de Bahia, plus particulièrement dans la région de Recôncavo, au XVIIème siècle,  elle résulte des danses et traditions culturelles des esclaves africains de la région. Santo Amaro de Purificação, ville natale de Caetano Veloso et Maria Bethania, en est l’un des berceaux... Le rythme, les instruments à percussions et la chorégraphie ont ensuite intégré des éléments de la culture lusitanienne, notamment la langue et quelques-unes de ses formes poétiques, ainsi que des instruments de musique.


Envoûtante, festive sans être carnavalesque et aux mélodies toujours contagieuses, la Samba-de-Roda est une composante majeure de la culture populaire afro-brésilienne. Assez méconnue en France, elle a été décrétée « Chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » par le Directeur général de l’UNESCO : Koïchiro Matsuura.

C’est le plus africain des styles de Samba, où les participants se regroupent en cercle pour danser. Restée très « tribale » et très dansante, elle se différencie cependant des sambas des grands défilés de carnaval. Ses mélodies sont contagieuses et faciles à retenir.

Un des berceaux de ce style si particulier est la ville bahianaise de Santo Amaro. Porte aussi le même nom, le quartier de la ville de Sao Paulo où Silvano, leader et créateur du groupe, découvrais enfant la musique «Nordestina».

Apparue au XVIIème siècle,  dans l’État de Bahia, plus particulièrement dans la région du Recôncavo, elle résulte des danses et traditions culturelles des esclaves africains de la région. Santo Amaro da Purificação, ville natale de Caetano Veloso et Maria Bethania, en est l’un des berceaux...

Le rythme, les instruments à percussions et la chorégraphie ont ensuite intégré des éléments de la culture lusitanienne, notamment la langue et quelques-unes de ses formes poétiques, ainsi que des instruments de musique.


 

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mise à jour en mai 2007.


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Suman Sarkar

Tabla

Suman Sarkar est issu d'une famille où la musique fait partie intégrante de la tradition familiale. Son père Sri Santosh Kumar Sarkar était chanteur, professeur de musique et compositeur. Il fut le premier maître de Suman au tabla. Plus tard, il suivit les cours de Sri Suhrit Chakraborty, lui-même élève d'Ustad Habibuddin Khan d'Ajrara et d'Ustad Gami khan de Dehli Gharana. Cela fait plus de dix ans que Suman se produit à Calcutta, accompagnant les plus célèbres musiciens comme Nishat Khan, Professeur Subrato Roy Chowdhury et Partha Bose.

En 1992, Suman est allé pour la première fois en Allemagne où il a donné des récitals en solo pour la Société Indo-allemande de Dammstadt. Depuis, il a fait plusieurs tournées en Europe et a été invité par le Ministère Culturel d'Autriche à enseigner dans les écoles primaires et secondaires d'Innsbruck. Il est également professeur de tabla à la Clic Music de Bruxelles.

En 1995, son premier album de fusion « Hemmel und Erde » est sorti en Allemagne. Cet album dans lequel Suman jouait avec un organiste allemand a été très apprécié. Son dernier disque « Heaven on Earth » où il joue avec des musiciens de jazz lui a assuré beaucoup de succès dans le domaine de la musique expérimentale.
 

 

© Copyright Le Satellit Café, 2006.
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Michael Sarin

Batterie

Il a une grande expérience de la scène new-yorkaise ; il a collaboré avec de nombreux musiciens “downtown” tels que Dave Douglas, Thomas Chapin, Mark Dresser, Ben Allison, etc... Il est aussi à l’aise avec le plus moderne des jazz que dans des contextes de performances et de musiques improvisées.

 

© Copyright Olympic Café, 2006.
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Julia Sarr

Chant

Julia Sarr, née à Dakar, Sénégal, mais installée en France depuis vingt-cinq ans maintenant, est une jeune femme d’aujourd’hui, une Africaine de Paris, cultivée curieuse de l’autre, ancrée dans sa culture d’origine – la culture woloff –, mais ouverte au monde, à ses métamorphoses, à son métissage incessant. Chanteuse au timbre clair, elle doit à sa technique sans faille ainsi qu’à la puissance émotionnelle exceptionnelle qui se dégage de sa voix, d’avoir participé au cours de ces dernières années à un nombre considérable de projets aussi bien dans le champ de la musique africaine (d’Oumou Sangare à Papa Wemba en passant par Miriam Makeba, Youssou N’Dour ou Koffi Olomide) que dans la variété (MC Solaar). Mais c’est incontestablement son association de plus de dix ans avec le chanteur Congolais Lokua Kanza qui aura jusqu’ici marqué le plus fortement les esprits et orienté sa carrière. Ce disque, le premier à faire entendre sa voix dans ce qu’elle a de plus intime, marque sans aucun doute un nouveau départ.

Set Luna - Sortie nationale 10 octobre 2005

 

© Copyright New Morning, 2007.
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Évelyne Saunier

Chant

Évelyne Saunier a une formation de départ en chant lyrique, mais a très tôt travaillé en collaboration avec des danseurs en employant la voix différemment lors de performances improvisées ou en partie scénarisées, en Franche-Comté.
A Paris, elle a acquis une formation en jazz et se produit régulièrement au sein de divers groupes, en particulier en quartet avec Hervé Duret (guitare), Emmanuel Brunet (contrebasse), Benoist Raffin (batterie), et en duo avec Hiroshi Murayama (piano). 

En musique classique, elle chante un répertoire d'opéras (Puccini, Donizetti, Mozart, Purcell...), et donne des récitals de mélodies françaises et de lieder (avec Yves Müller au piano). Elle a monté avec Charlotte Testu (contrebasse) un répertoire mêlant musique ancienne et improvisation : "Airs de Cour, côté Jardin", ainsi qu'un projet "Jadis, il pleuvra des Bergères" ; dans le même esprit, autour de Folksongs de L. Berio et B. Britten, en collaboration avec Frantz Loriot (violon alto) et d'autres musiciens.

Évelyne Saunier a une pratique régulière de l’improvisation (stages avec Joëlle Léandre, Barre Phillips, Sophia Domancich, John Butcher…). Elle joue en concert dans diverses configurations, en particulier avec Hugues Vincent (violoncelle), Ianik Tallet (batterie), Jean Bordé (contrebasse), Marc Baron (saxophone), Deborah Walker (violoncelle). Elle se produit également en duo avec la danseuse Lulla Chourlin, dans le projet "mises en pièces" : performances élaborées en fonction des lieux.

Elle travaille actuellement sur un projet en solo : "CHANT, SONS (word music)".

 

© Copyright Charlotte de Jésus, Olympic Café, 2006.
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Patrick Saussois

Guitare

Pratiquant la guitare, et surtout le jazz depuis le début des années soixante, la toute première apparition sur scène de Patrick SAUSSOIS remonte à 1966 (à l'âge de 12 ans). Mais c'est depuis 1976 qu'il est véritablement présent sur la scène du jazz français. Bien que principalement inspiré à ses débuts par Django Reinhardt et les guitaristes manouches ou gitans en général, son style s'est plus tard étoffé des influences de musiciens comme Elek Bacsik, Grant Green, Wes Montgomery, Kenny Burell ou Barney Kessel.
Musicien d'un rare éclectisme, son répertoire va du jazz des origines (New Orleans, Gospel, Blues…) aux standards de toutes époques, en passant par les "hits" américains des années 30 à 60, la musique brésilienne, la chanson française (Trénet, Gainsbourg…) la musique traditionnelle tsigane et manouche, le folklore d'Europe Centrale ou le swing musette, musiques qu'il a eu souvent l'occasion de pratiquer au côté des spécialistes de ces genres particuliers.
Bien qu'ayant côtoyé tout au long de sa carrière nombre de jazzmen de renom, c'est surtout dans le domaine de la "gypsy music" qu'il est principalement reconnu du public comme de ses pairs: il s'est en effet produit au côté des plus grandes figures de ce style : Matelo Ferret, Christian Escoudé, Boulou & Elios Ferré, Babik Reinhardt, Stochelo & Jimmy Rosenberg, Bireli Lagrène, Dorado Schmitt, Raphaël Fays, ainsi que le "gratin" des accordéonistes swing français: Jo Privat, Daniel Colin, Armand Lassagne, Jean Corti ou Marcel Azzola, avec lequel il s'est produit durant la cérémonie des Django d’Or 96 à la Salle Pleyel (en direct sur FR3 le 20 juin 96). Habitué du Festival Django Reinhardt de Samois sur Seine, il s'y est produit en 99 pour la 10ème fois, au côté du grand saxophoniste italien Gianni Basso.
(Jazz en Août - 2003)

 

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Ann Savoy

 Voix, Accordéon, Guitare, Violon

Cajun Mama
ou l'étonnant destin
d'Ann Savoy
prolifique ambassadrice de la musique cajun

par Jean-Pierre Bruneau

« Chanteuse, multi-instrumentiste, historienne, photographe, éditrice, chroniqueuse, productrice, génitrice d’excellents et créatifs jeunes musiciens, Ann Savoy met tout son « savoy faire » au service des musiques nées dans les bayous et les prairies du sud-ouest de la Louisiane. Est-il quelque chose qu’elle ne puisse faire ? Portrait.

Il était une fois une jeune américaine, menue et pétillante, originaire de Virginie, qui aimait la guitare, la langue française, Paris, les surréalistes et la musique folk. Un beau jour de 1975, alors qu’elle avait 24 ans elle rencontra au National Folk Festival américain quelques représentants de cette étrange tribu que sont les Cajuns de Louisiane. « J’ai immédiatement été fascinée, raconte-elle. Ils ne me parlaient pas en anglais et l’un d’eux m’a complimenté pour mon minois qu’il décrivait 'tâché comme un œuf de dinde' » (constellé de taches de rousseur !). Il s’agissait de Marc Savoy, musicien et facteur d’accordéon qu’elle épousa quelques mois plus et avec lequel elle vint s’installer à Eunice, au cœur de la prairie cajun. « Marc m’a encouragée à jouer avec lui et j’ai commencé à apprendre le répertoire traditionnel. J’étais enthousiasmée par la richesse de cette culture rurale mais en même temps étonnée du peu de considération dont elle jouissait car émanant des catégories sociales inférieures," basses classes " comme on dit en Louisiane. La plupart des grands maîtres, Dennis McGee, Canray Fontenot, Nathan Abshire, Dewey Balfa, étaient toujours là mais que savait-on sur eux ? Pas grand-chose. J’ai alors décidée d’aller à la rencontre des musiciens, de les photographier, de leur faire raconter leur histoire, de collecter leurs chansons. » Après huit ans à parcourir les petits chemins de Louisiane et à tenter de convaincre des familles parfois méfiantes, le résultat est un livre magnifique (publié à compte d’auteur en 1984), fort documenté et émouvant, intitulé "Cajun Music, A Reflection of a People" (La Musique cajun, reflet d’un peuple), véritable bible sur le sujet, truffée de biographies, d’interviews, de discographies, de
précieuses photos anciennes, de transcriptions de chansons. Ses 400 pages, grand format étant loin d’avoir épuisées le sujet (Nathan Abshire n’y figure pas car sa veuve s’y était alors opposée), une suite est en gestation et sortira dès qu’Ann trouvera le temps de le terminer.

Aujourd’hui, si la langue française semble plus que menacée de disparition en Louisiane, la prairie cajun résonne toujours du son des accordéons. On l’entend dès 9 h, le samedi matin dans le triangle formé par les petites villes de Mamou, Eunice et Breaux-Bridge. Ca danse au Fred's Lounge de Mamou (une tradition radiophonique "live" vieille de plus de 40 ans), ça danse aussi au pt'tit dej du Café des Amis de Pont-Breaux (accordéon toujours mais plus funky : c'est du zydeco), ça ne danse pas mais l'atmosphère n'est pas pour autant morose aux jam sessions du Savoy Music Center de Eunice. Trois "institutions" hebdomadaires et matinales se déroulant à la bonne franquette et attirant des locaux plutôt âgés et des touristes originaires aussi bien de l'Orégon, du Québec, d'Australie, du Japon ou de Bretagne qui tentent frénétiquement de tout ingurgiter. Car la fête se poursuit aussi l’après-midi avec d’autres jam sessions, le « Rendez-vous des Cajuns » au théâtre Liberty de Eunice, équivalent local du Grand Ole‘ Opry de Nashville et bien sûr le soir dans les restaurants/café concert/dancing autour de Lafayette, « la capitale » de l’Acadiana, comme Mulate, Préjean et Randol.

Marc Savoy avait eu le premier l'idée d’une jam session pour "honorer les vieux" et continuer de fournir du lien social. Chez lui on y rencontre généralement une demi-douzaine d'accordéonistes, presque autant de violonistes, quelques guitaristes (mais un seul joueur de 'tit fer -triangle- à la fois pour éviter la cacophonie) qui s'accompagnent, se succèdent et prennent le solo. C'est gratuit, il est simplement recommandé d'apporter et de partager un "six pacs" de bière et un peu de boudin local épicé à base de riz qu'on peut se procurer dans n'importe quelle épicerie. C'est avec un grand sourire et quelques paroles chaleureuses qu'Ann Savoy accueille musiciens et curieux. Souvent ses deux fils âgés d’une vingtaine d'années, Joël et Wilson, participent aux festivités. Et, surprise, ils sont tous les deux d’excellents musiciens, multi-instrumentistes, amoureux et défenseurs de la tradition cajun (mais pas seulement), parfaits francophones et bien sûr touche à tout comme maman (un produit des disques, l’autre des films). Parents et enfants jouent souvent ensemble, ce qui est tout naturel pour Ann : « ils ont entendu cette musique quand je les portais dans mon ventre. »
Wilson racontait récemment dans le mensuel musical louisianais Off Beat qu’il avait eu, étudiant, sa période grunge, tendance Nirvana, puis qu’il découvrit le piano boogie woogie – où il excelle toujours – sous l’influence de Jerry Lee Lewis, célèbre louisianais. Aujourd’hui il dirige son propre groupe cajun les « Pine Leaf Boys » composé de jeunes musiciens (dont un prodigieux violoniste noir, Cedric Watson). Tous vivent ensemble en communauté à Lafayette et insufflent une énergie très rock à la musique dont ils veulent faire redécouvrir le « caractère excitant qu’elle avait dans les années 70, durant son âge d’or. « Autant Wilson aime "ce qui est fou, spontané et intense", autant son frère Joël est "raffiné et perfectionniste. » Il a été le violoniste du groupe « Red Stick Ramblers » (autre formation phare du renouveau cajun) et se consacre maintenant surtout au label discographique qu’il vient de fonder, Valcour records (du nom d’un de ses ancêtres) destiné à mettre en lumière aussi bien les nouvelles pousses (Cedric Watson et l’accordéoniste zydeco Corey Ledet réunis sur l’album « Goin’ Down to Louisiana » ; « Allons boire un coup », album à thème particulièrement cajun composé de « drinking songs ») que de faire connaître les chef d’œuvres du passé comme ce futur coffret de 4 Cd et 135 chansons, illustration sonore du livre de sa maman. Le nom du studio qu’il a monté non loin de la maison familiale ? Savoy Faire ! Ann est plutôt fière que ses fils se situent au cœur du renouveau de la musique qu’elle affectionne tant : « À Lafayette, il y a maintenant une scène très active et créatrice où l’on retrouve enfants et petits enfants des grands musiciens d’antan. C’est plutôt encourageant pour l’avenir.»

Ann a aussi largement contribué à faire connaître sa culture adoptée aux Anglos et autres Rednecks (cou rouge) en apparaissant dans plusieurs films tant de fiction (les Divins secrets des petites Ya Ya) que documentaires (Marc et Ann). Elle a également produit deux albums « Evangeline Made » et « Creole Bred » mêlant musiciens louisianais et stars de la scène rock (comme Linda Ronstadt , déjà, ou John Fogerty qui pouvait enfin prétendre qu’il était « Born on the Bayou ») chantant en français quelques tubes cajuns.

Est-ce tout ? Ann rigole et répond : " Je suis comme ça, toujours à la recherche de nouveaux projets, de nouvelles idées ". Ainsi le futur album du Family Band où Joël au piano joue un rôle prépondérant reprend la tendance des années 30 d'adaptations cajuns de chansons populaires comme le faisait la grande chanteuse Cleoma Falcon, l'idole d'Ann, qui adaptait si bien les blues de Jimmy Rodgers ; " mais là ce sera plutôt dans la lignée de Ray Charles ".

 

© Copyright L'Archipel, 2007.
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Thierry Schouteten

 Basse

Si la puissance et la mélodie peuvent aisément se conjuguer, c'est bien dans le jeu du bassiste Thierry SCHOUTETEN.
Instrumentiste autodidacte, c'est vers 16 ans que notre bonhomme scande les refrains "pistoliens" des punks londoniens. S'improvisant alors chanteur (par manque de moyen), il comprend vite que la basse au sein des groupes de Hard Rock canalisera enfin la fougue qui l'habite.

Après de nombreux concerts et groupes régionaux, il devient en 1986 bassiste du groupe BLACKWHITE et le restera jusqu'à sa séparation en 1994. Il peaufine son style, forge le son et l'assise de son jeu avec Thierry FARASSE, batteur du groupe. En août 1999, il remplace tout à fait naturellement le bassiste de REVIVAL parti chanter sur d'autres scènes...
Bercé par la musique des BEATLES, de ROY GALLAGHER et de URIAH HEEP, il retrouve ses sources et son ami batteur au sein de REVIVAL pour tisser ensemble le canevas Basse-Batterie, bases essentielles des mélodies Blues et Country du célèbre groupe californien.

 

© Copyright Festival Jazz en Artois, 2006.
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Jacques Schwarz-Bart

Saxo

“ Le contemporain brassage des cultures et des peuples répand de par le monde ce phénomène des créolisations et des créolités. ” Nul doute que Jacques Schwarz-Bart peut faire sienne cette vision du monde proposée par l’écrivain Patrick Chamoiseau. Lui, saxophoniste de jazz loué par la scène nu-soul new-yorkaise, élevé par une mère guadeloupéenne native de la Charente et d’un père français aux origines juives et polonaises, grandi entre la Suisse et la Guadeloupe… Le fils de ces deux auteurs reconnus de leurs pairs affiche donc un parcours sinueux qui en dit long sur son identité. Il est né aux Abymes, un quartier à la périphérie de Pointe-à-Pitre, le 22 décembre 1962. À une époque où il n’était pas de bon ton de parler créole, en un temps où jouer du tambour était réservé aux Neg bois, aux Neg talons. En rase campagne, il s’agissait alors de perpétrer l’esprit des marrons, ces esclaves affranchis qui affirmèrent leur part d’africanité bien avant qu’Aimé Césaire la stigmatise avec la clairvoyance que l’on sait. Celle magnifiée dans le roman La mulâtresse Solitude publié par André Schwarz-Bart en 1972, l’histoire bien réelle d’une esclave qui prit part aux soulèvements contre la répression française en 1802. À Pointe-à-Pitre, une statue rappelle l’importance de ce sombre épisode, oublié dans les livres d’histoire acheminés de métropole. Le symbole d’une identité à part, d’une divergence de vue qui reste tenace jusqu’en 2006. Jacques Schwarz-Bart a donc été à bonne école, celle de parents concernés par la musique antillaise, et plus généralement par toute l’histoire antillaise, dont témoignent nombre de leurs ouvrages respectifs, à commencer par Un plat de porc aux bananes vertes, roman écrit à quatre mains en 1967.

“Au fond des casseroles”, autre nouvelle signée Schwarz-Bart, c’est là que selon la coutume se trouvent les meilleurs ingrédients, les plus épicés. C’est en tout cas là que se trouve le ka, ce bon vieux tambour dont s’inspire le saxophoniste pour ce disque. Mais avant de le présenter, il faut tout de même revenir en arrière, histoire de retracer les grandes lignes du parcours « musical » de son signataire, un drôle de type du genre atypique. À quatre ans, Jacques Schwarz-Bart se voit offrir un tambour. Mieux : Anzala, l’un des grands esprits frappeurs de l’île avec Carnot et Vélo, lui montre quatre des sept rythmes de base : toumblak, graj, lewoz et kalagya. À six ans, alors qu’il se retrouve en Suisse, il découvre le jazz à travers le père d’un ami, grand collectionneur. Coup de foudre et conséquence deux ans plus tard, il enfourche une guitare qu’il apprend en autodidacte. Il commence à se faire un petit son, mais voilà qu’il doit repartir en Guadeloupe. C’est le temps de l’adolescence, et la musique est mise en sourdine pour celui qui va passer Sciences-Po et entamer une carrière dans la haute administration… Il a vingt-quatre ans et tout pour réussir. Mais voilà que la musique se rappelle à ses bons souvenirs, sous la forme d’un saxophone ténor. Trois ans et bien des jours et des nuits à souffler dans le biniou plus tard, il quitte son fauteuil d’assistant de sénateur pour intégrer les rangs de la prestigieuse Berklee. Et en avant la vraie vie, pourvu que ça swingue ! Deux ans encore, ponctués d’un sévère régime de dix heures quotidiennes sur l’instrument, et le voilà fin prêt à affronter pour de bon la scène. Direction toute La Mecque de la blue note : New York City. Il a bientôt trente ans et fait figure d’ancien parmi la nouvelle génération. Pourtant, il ne va pas tarder à se faire remarquer. On le retrouve au milieu des années 90 en tournées avec Giovanni Hidalgo, Danilo Perez, Bob Moses… Mais le vrai déclic va se produire un soir dans un club de la capitale du jazz, chez Bradlee’s, où il grimpe sur scène. Là, justement, il y a l’immense pianiste cubain Chucho Valdès et le trompettiste Roy Hargrove. Le temps d’un solo, Jacques Schwarz-Bart fait forte impression ; tant et si bien qu’un mois plus tard, Roy Hargrove l’invite à le rejoindre dans son projet cubain, Crisol, en remplacement de David Sanchez… À l’orée des années 2000, tout s’enchaîne. Il multiplie les sessions, se fait un prénom : « Brother Jacques ». C’est D’Angelo qui le baptise ainsi. Le prince noir de la nu-soul ne tarit pas d’éloges à l’égard de ce saxophoniste qui fait partie de sa garde rapprochée. Il n’est pas le seul à s’attacher ses talents : Erykah Badu, Eric Benet, MeShell N’Degeocello, Mario Canonge, James Hurt, Ari Hoenig… La liste est désormais longue, pour celui qui entre-temps s’affirme comme un compositeur de talent, du type capable de signer le single “Forget Regret” sur l’album “Hard Groove” de Roy Hargrove.

Car au-delà de ses prestations comme partenaire recherché de tous, Jacques Schwarz-Bart a très vite développé ses propres projets. Tendance jazz funky, rehaussée de la voix tout soul de Stephanie McKay, avec pour seul mot d’ordre : sans a priori. Mais attention, même s’il aime le hip-hop et la biguine, il ne confond pas tout. « Il n’y a pas de culture noire. Mais une multitude de cultures noires. » Et parmi cette diversité, celui qui voulait devenir le meilleur saxophoniste de jazz devait se trouver une originalité synonyme de créativité. C’est donc tout naturellement, à l’insu même de son auteur, qu’a mûri le projet qui vise à réunir gwo ka et jazz. Les deux seins nourriciers de ce musicien créole par nature. « C’est mon plus ancien projet, mais aussi celui qui m'a pris le plus de temps : quinze ans depuis que j'ai pondu mon premier morceau dans ce style. J’ai attendu d'avoir accumulé une expérience solide de saxophoniste et de compositeur avant de m'investir complètement dans ce projet alchimique. Il s’agit d'unir ces deux musiques en établissant des paramètres qui garantissent une continuité, une constance, une unité. Mais par ailleurs il fallait choisir des règles qui permettent de créer des morceaux réellement différents les uns des autres, tant dans les aspects techniques que dans leur contenu émotionnel. J'ai tenté de tisser une trame qui développe et décline des paramètres de départ, comme on écrit un roman, de façon à ce que la vibration initiale – le rythme guerrier du mendé du morceau “Pa Palé” – se transforme constamment, passe par une multitude de métamorphoses de morceau en morceau, avec différents degrés de tension, jusqu'au dénouement final du lewoz, le morceau de la fin, le rythme des veillées mortuaires, qui est à la fois un appel aux morts, et une envolée vers la lumière. »

Il remet donc en avant l’esprit frappeur des grands anciens, met ce qu’il faut de soul dans ce projet discographique enregistré entre New York et Pointe-à-Pitre. Nom de code : Soné ka la. Nom de groupe : Yon, « le chiffre un en créole ». Une équipe au diapason des intentions du leader, mélange d’Antillais et d’Américains, avec, au milieu de tout cela un pianiste croate, mais aussi le guitariste béninois Lionel Loueke, qui en connaît un rayon question magie des rythmes secrets. À partir de la thématique « traditionnelle » s’élaborent donc toutes les variations qui fondent la spécificité de l’univers de Jacques Schwarz-Bart. Ainsi, la plupart des morceaux sont courts, guère plus de cinq minutes, « afin de mettre l'accent sur la succession et le contraste des compositions, plus que sur les délires infinis d'improvisation ». Et justement, quand il s’agit d’improviser, le saxophoniste fait appel « aux techniques les plus récentes du jazz moderne, mais aussi au patrimoine mélodique et rythmique du gwoka ». Pour lui, l’ambition était donc de réussir à créer une synthèse originale de ces deux univers, un équilibre à la fois mesuré et forcément instable : « C'est un album mélodique : tous les thèmes doivent pouvoir se chanter. Dans le gwoka, la voix humaine est l'instrument qui remplit toutes les fonctions mélodiques… Par contraste, la coloration harmonique doit être riche et variée essentiellement inspirée du jazz. Il y a comme un ratio inversé entre les mélodies et les harmonies : plus l'un est simple, plus l'autre doit s'étoffer. Et dans ce cadre, les développements rythmiques participent de cet enrichissement. » Dans ce canevas extrêmement précis, à la manière des albums-concept, il parvient à insérer des aspects de funk tant dans les sons du saxophone (le wah de “Pa Palé”, l'harmonizer de “Soné Ka La”, le phraser de “Drum And Bass”), que dans les sons des guitares ou de claviers. « Le rôle est à la fois d'épaissir la sauce, mais aussi de donner une dimension moderne au projet. »

Le fil – invisible mais bien audible de tout ce disque – reste les sept rythmes constitutifs de l’univers ka. « Les sept rythmes de base sont tous utilisés, mais doivent présenter un aspect inattendu. D'abord, dans l'ensemble de l'album, le marqueur, Sony Troupé, interagit avec les thèmes et les solos comme un batteur de jazz sur sa caisse claire. Dans les morceaux “Gwoka”, j'utilise le rythme du kalagya, mais je le décale d'un temps. Sur “Love” j'ai créé un rythme qui est une combinaison de graj et de woulé. Dans la ballade “Ascent”, j'ai une séquence de woulé en 7 temps en introduction, et à la fin de chaque chorus. Dans “Drum and Bass”, il y a un rythme qui combine le mendé et le takuta, alors que sur “Descent”, je combine le lewoz avec le rythme cubain appelé "afro", qui est d'ailleurs joué à la conga sur une trame rythmique en 10 temps. » Pour les interpréter, une paire de tambouyé du cru, le boula d’Olivier Juste et le marké de Sony Troupé. Le premier, au son grave, imprime les rythmes, marquant le mètre régulier, tandis que le second, au son plus aigu, permet au tambourinaire d’improviser, d’endosser le rôle de soliste. Voilà pour la formule (rythmique) de base, un noyau à partir duquel les mélodistes peuvent prendre place. Inutile de dire que le saxophoniste et flûtiste s’en donne à cœur joie et à plein poumon, s’élançant dans plusieurs chorus, souvent enflammés, parfois plus sensuels. Il n’est pas le seul à prendre la parole dans ce projet. Quoi de plus normal pour qui connaît la musique ka. C’est sans doute pourquoi il invite quelques grandes voix de Guadeloupe : Jacob Desvarieux, original Kassav ; Jean-Pierre Coquerel, une des personnalités issues du milieu des tambourinaires ; Admiral T, le nouvel homme fort des sound-systems. Soit trois générations convoquées sur une seule et même galette ! Trois chants puissants qui ajoutent une couche à ce gumbo déjà bien relevé. La voix, c’est aussi elle qui est à l’honneur à travers un traditionnel boulagyel, littéralement tambour de gorge. De quoi se souvenir des veillées mortuaires où ce chant qui vise à la transe est prédominant, simplement accompagné par des battements de mains. « Le lewoz, c’est l’âme même de cette musique. Ma mère, en écoutant le thème, a tout de suite écrit un poème. »

« Regarde ces âmes
Âmes d’hommes, âmes de femmes et d’enfants.
Regarde l’âme des autres : ceux qui sont partis.
Qui sont partis, mais qui sont là :
Voguant sur la mer, planant dans la petite brise.
Oui mon cher, nous sommes tous là !
Avec la petite musique de notre cœur… »

Un texte qui s’inscrit parfaitement dans l’objectif qui se profile entre les multiples lignes de “Sone Ka la” : « J’espère réussir à ouvrir une autre fenêtre sur l’au-delà, sachant que la serrure réside dans le cœur des vivants. »  


Son premier album « SONÉ KA LA » (Universal) sorti en 2006 a été nominé aux dernières Victoires du jazz dans les catégories meilleur Album de l’Année et révélation de l’Année. Il se prépare actuellement à enregistrer au printemps prochain son second album.

UNE PRESSE UNANIME !

"Simply infectious" Brian SOERGEL/Jazz Times

"Mr. Schwarz-Bart fuses the hard tone of John Coltrane and the young Wayne Shorter in the angular lines and asymmetrical structures atop rhythms from Guadeloupe. There is serious thought in Mr. Schwarz-Bart’s fusion." Jon PARELES/The New York Times

"This blend of modal jazz and Caribbean rhythms challenges the listener to accept that musical categories fail to explain that a music can stylistically be either and both seamless and original." Brian DRING/The Beat

" La musique du monde atteint ici un niveau inédit, ainsi que le jazz. " Thierry Quenum/ Jazz magazine

" Le gwo ka est essentiellement rythme et voix. Le mariage avec le jazz l'ouvre sur l'harmonie, l'orchestration, un type d'improvisation mélodique. Et cela permet d'explorer des couleurs qu'on ne trouve pas d'habitude dans le jazz. Un mariage heureux. " Bertrand Dicale/ Le Figaro

" Ce qui frappe d’emblée, c’est la puissance du souffle… De ce torrent tumultueux de notes, où sont convoqués aussi bien le funk de James Brown que le lyrisme de John Coltrane, et surtout la pulsation sourde du gwoka, s’échappe une indéniable originalité. " Yann Plougastel / Le Monde2

" Le sax magique de Jacques Schwarz-Bart : Rarement on aura produit autant de fulgurance et de talent dans la fusion musicale : avec Soné Ka La, le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart redonne à ces termes souvent galvaudés leurs lettres d’or. " Frederique Briard, Marianne

" On utilisera le mot “funk” pour qualifier la musique du Guadeloupéen. Funk, considéré comme un élan qui part du bassin pour le faire chavirer, de la nuque pour la faire dodeliner. " Loise Cuendet/ Vibration

" Ce surdoué au style très personnel mêle jazz afro-américain et sons traditionnels créoles. " Michel Contat/ Telerama.


" La première sensation est celle d’un plaisir absolu à goûter le jeu nerveux, vif, habile et musculeux du saxophone ténor de Jacques Schwarz-Bart. Ensuite s’imposent un lyrisme et un sens du liturgique, parfois une âpreté, héritée de John Coltrane. Après s’édifie une petite famille d’alter ego, dans laquelle croisent David Liebman ou Charles Lloyd. Puis des noms de compagnons de route défilent : Erykah Badu, David Gilmour, Roy Hargrove…" Christian Larrede/ Les Inrocks

IL INVENTE LE GWO-KA JAZZ
par Bernard Loupias

Fils des écrivains Simone et André Schwarz-Bart et ancien haut fonctionnaire, le saxophoniste mêle dans « Soné Ka-La » tambours guadeloupéens, jazz et soul. Son nom, repéré depuis longtemps sur les pochettes de disques de caïds du jazz ou de la soul américaine, intriguait. Ce Jacques Schwarz-Bart saxophoniste aurait-il quelque lien avec les écrivains André Schwarz-Bart, juif dont les parents sont morts à Auschwitz, auteur du « Dernier des justes » (Goncourt 1959), et son épouse, Simone Schwarz-Bart, Guadeloupéenne noire, la romancière de « Pluie et vent sur Télumée Miracle » ? Oui, c'est leur fils.
De ces ascendances, Jacques Schwarz-Bart semble avoir hérité une longue patience et la mémoire bouleversée des ancêtres.

Il aura attendu l'âge de 44 ans pour publier « Soné Ka-La » (« Que résonnent les tambours »), le disque qu'il portait en lui, fusion organique, vitale, du grondement des tambours du gwo ka guadeloupéen et des flamboiements du jazz et de la soul ; incarnation de ce continent immatériel que Paul Gilroy a défini dans un livre magistral, « l'Atlantique noir ». On a dit que le mot gwo ka dérivait de « gros quarts », ces barils à salaison d'antan transformés en tambours : « C'est une explication. Mais mon grand-père maternel, qui fut fonctionnaire en Afrique, m'a raconté que sur les rives de l'Oubangui le peuple tango qualifie ses tambours de n'goka, et que leurs rythmes sont pratiquement identiques aux nôtres. J'ai compris la profondeur historique de notre propre tradition.»

A la maison, tandis que le père écoute en boucle dans sa chambre d'écrivain la Deuxième Symphonie de Beethoven, tournent quelques disques de jazz – Louis Armstrong, le Golden Gate Quartet, Ray Charles, Charlie Mingus – mais aussi ceux de sa mère, de vieilles biguines créoles, du folklore haïtien, de la musique cubaine et du gwo ka. Quand il entend ces tambours, le gamin tend l'oreille : « Il y a là un langage rythmique complet qui visite toutes les émotions humaines, des plus immédiates aux plus mystiques ; un jeu de contraste entre l'ombre et la lumière, en porte-à-faux brutal avec l'idée festive qu'on se fait de la musique créole, qui me convenait. J'était un enfant assez grave, et j'ai trouvé dans le gwo ka un répondant à mes penchants naturels.»

A 4 ans, on lui offre un tambour. Avec Anzala, tambouyé (tambourinaire) de la classe des Carnot et des Vélo, frappeurs de peaux légendaires, le petit Jacques explore les sept rythmes de base du gwo ka. Expérience indélébile. Comme le sera la découverte du jazz deux ans plus tard, quand il plongera dans la collection de disques du père d'un copain. Il tâte de la guitare, plutôt bien. Élève brillant, bac à 16 ans, le voici en droit à Assas, puis à Science-Po. A 24 ans, il est propulsé à la direction générale de l'administration du conseil régional de la Guadeloupe, « le temps, dit-il, de me rendre compte que j'avais commis une erreur monumentale...».

C'est qu'un saxophone vient de lui tomber dans les mains. Coup de foudre. Il travaille seul, comme un fou, pendant deux ans et demi. « C'était ma seule source de bonheur.» Au point qu'un jour il laisse tout tomber. Direction Boston et la Berklee School of Music. Autodidacte, il est admis de justesse, mais la rage d'apprendre (dix heures de pratique par jour, jusqu'à tomber malade) viendra à bout des lacunes et des doutes. En 1994, il en ressort gonflé à bloc et joue avec les cadors de la ville. Il est prêt. A lui New York. Un soir, lors d'un bœuf désormais historique au Bradley's, il prend son courage à deux mains et rejoint sur la petite scène les trompettistes Roy Hargrove et Randy Brecker en train d'en découdre. Il tient le choc. Ovations. Sa réputation grandit.

D'Angelo, la star de la soul qui le rebaptise Brother Jacques, l'embarque pour une tournée. Il rencontre Meshell Ndegeocello, devenue depuis une amie proche, travaille encore pour la diva Erykah Badu. Ça roule. Il peut enfin penser à lui. Entre New York, où il vit, et la Guadeloupe, il assemblera patiemment son puzzle intime : tambours gwo ka et d'Afrique, guitare béninoise (Lionel Loueke), voix soul (Stephanie McKay) et créoles (Jean-Pierre Coquerel, Jacob Desvarieux, Admiral T) ; et branchera son sax sur des pédales wah-wah ou un harmonizer, pour le plier au chant créole qu'il entend dans sa tête. Quand sa mère découvre le mélancolique « Léwoz » (nom d'un rythme du gwo ka, et par extension des rassemblements de tambourinaires) qui clôt le disque, elle fond en larmes puis, sous le choc, écrit le poème qu'elle dit elle-même sur cette musique. Il résume tout : « Regarde ces âmes / Ames d'hommes, âmes de femmes et d'enfants / Qui sont partis, mais qui sont là / Voguant sur la mer, planant dans la petite brise / Oui mon cher, nous sommes tous là! / Avec la petite musique de notre cœur.»

CD : «Soné Ka-La» (Universal).
Fils des écrivains Simone et André Schwarz-Bart, Jacques Schwarz-Bart est né en 1962 aux Abymes, en Guadeloupe. 1985 : diplômé de Science-Po, il entre dans la haute administration et découvre le saxophone. 1999 : premier CD, « Immersion ». 2002 : « Brother Jacques Project ». 2006 : « Soné Ka-La ».

Bernard Loupias - Le Nouvel Obs - 7 septembre 2006

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Jimmy Scott

Chant

Pour les uns, il est un mystère, pour d'autres c'est un ange. Ainsi Lou Reed a-t-il qualifié la voix de ce chanteur américain né en 1925. Frappé dans l'adolescence du syndrome de Kallman, Jimmy Scott a vu sa croissance arrêtée, sa voix restant presque celle d'un enfant. Une voix étrange et haut perchée (RA), qui l'a amené très jeune à chanter avec les plus grands jazzmen, de Lionel Hampton à Quincy Jones.
Suivront quarante ans de galère et la redécouverte un peu par hasard en 1992 d'un artiste hors normes. Aujourd'hui, il chante des chansons d'amour, sur un jazz mélancolique avec une gestuelle bien à lui...

Justice est enfin rendue. Jimmy Scott. Celui qui fut souvent raillé pour sa voix androgyne investit l'Olympia. Et revient avec un CD émouvant.

Lors de notre entrevue au festival Jazz à Juan 2000, Ray Charles, confiait : " J'espère que l'album de Jimmy Scott, que j'ai produit au début des sixties, sortira un jour. Gâcher un talent pareil, c'est tout simplement choquant." À l'époque (en 1962), quand avait couru le bruit de cette prestigieuse collaboration, un chacal de producteur, par l'odeur alléché, avait pointé le bout de son nez et... brandi un ancien contrat qui tenait Jimmy Scott poings et voix liés. Le disque avec Ray Charles a été renvoyé aux calendes grecques. Et Jimmy, au vestiaire de l'oubli.

Le vocaliste américain a bu le spleen jusqu'à la lie. La misère, les railleries, et ce foutu show-biz, où un ange comme lui ressemble à un albatros maladroit. En route pour fêter ses soixante-seize ans (le 17 juillet), il goûte enfin au plus grand des bonheurs : la reconnaissance de son art. En ce sens, son passage – pour la première fois – à l'Olympia revêt pour lui une saveur de miracle. Avant sa renaissance sur la scène internationale, le chanteur à la voix troublante avait dû retourner dans les petits clubs de la région de Cleveland (Ohio), pour des cachets aussi maigres que la grêle carcasse qui lui a valu le surnom de " Little " Jimmy. Désabusé ? " Jamais, assure-t-il. Au-delà de la tristesse, je gardais espoir. Ma pauvre mère nous a souvent répété, aux dix enfants que nous étions : « si vous tombez par terre, relevez-vous et essayez de nouveau ». Ce conseil est resté gravé en moi. Vous savez, quand, adolescent, on tient le choc face à la mort brutale de sa maman, c'est qu'on a franchi une étape cruciale de l'existence. Moi, j'avais treize ans, lorsque je suis rentré de l'école et que j'ai appris la nouvelle. Notre mère a été fauchée par une voiture, alors qu'elle sauvait une de mes sœurs en la poussant hors de la trajectoire du véhicule. Ce drame a sonné la fin de notre vie familiale. Papa, incapable d'assumer ses responsabilités, a quitté la maison. Mes neuf frères et sœurs et moi avons été dispersés dans des foyers d'accueil. Mais nous avons pardonné à notre père. Qui peut prétendre ne pas faillir au moins une fois dans sa vie ? "

Avec philosophie, Jimmy a enchaîné les petits boulots (coursier, groom), tenté cinq mariages (pour, finalement, reprendre sa vie de célibataire), essuyé mille suspicions et moqueries. Car sa voix haut perchée a souvent fait jaser. Serait-il un travesti, un homosexuel, comme certains l'ont crié, autrefois, dans l'obscurité des salles de concert ? Le syndrome de Kallmann ayant perturbé sa croissance pubertaire, l'homme a conservé un timbre androgyne, qui fait de lui le prince de la complainte. Un interprète funambulesque qui ne craint nullement le vide. Après avoir revisité, dans son enregistrement de 1999 (Holding back the Years), des perles de la pop (de John Lennon, Elvis Costello, Elton John...), il revient à des standards de jazz dans le CD Mood Indigo (2000), ainsi que dans le nouvel album Over the Rainbow (à paraître le 10 avril).

Il faut voir comment, dans cette galette à venir, il s'empare de Strange Fruit, dont la dramaturgie est soulignée par les accords sombres du pianiste Larry Willis. Cette ballade, rendue célèbre par Billie Holiday, lui convient à merveille. On retrouve en son chant cette intensité émotionnelle qui fit le génie de Lady Day. Jimmy étire les syllabes, donnant aux mots une langueur bouleversante. Ses blessures secrètes habitent la moindre de ses inflexions. Lors de son précédent concert parisien (dans un New Morning archicomble), en automne 1999, le plus doux troubadour du blues a furtivement écrasé une larme, échappée de la chanson de sa vie. À l'Olympia, nul doute que son vibrato tremblera encore d'émotion.

Fara C 

 

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Rhoda Scott

Orgue Hammond

 

Elle est née aux États-unis ; elle était la fille aînée d'un pasteur itinérant et elle a grandi dans l'ambiance des petites églises noires de la côte est des États-Unis. C'est là, en accompagnant les gospels et les negro-spirituals dès l'âge de huit ans, qu'elle a trouvé son incroyable sensibilité instrumentale et vocale.
Elle se fait remarquer pour son talent musical et rentre dans la célèbre "Manhattan school of music de New-York" dont elle sort à 25 ans, grand prix du Conservatoire avec mention spéciale du jury. Elle débute chez COUNT BASIE à Harlem. Là, elle est adoptée par tous les grands de la musique.
Elle vient ensuite en France pour terminer ses études de contrepoint et d'harmonie chez Mademoiselle Boulanger, du Conservatoire de Fontainebleau. Nadia Boulanger était connue pour accueillir l'élite des musiciens comme Bernstein, Stravinski...

Depuis la fin des années 60, cette ambassadrice de l’orgue Hammond a joué avec les plus grands : Ray Charles, George Benson, Count Basie, Ella Fitzgerald, Sarah Morrow.

Douée d’une mémoire musicale exceptionnelle, elle connaît par exemple plus de mille morceaux par cœur et elle compose la majeure partie de son répertoire. D’ailleurs, elle ne s’impose jamais de programme pour une soirée et joue selon son inspiration du moment et surtout selon la réaction du public.

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Gildas Scouarnec

Contrebasse

RÉSUMÉ

Contrebassiste d'origine finistérienne, Gildas Scouarnec fréquente assidûment la scène bretonne et remporte en 1998 le premier concours de jazz de Rennes en duo avec le guitariste Jean Luc Roumier.

Il s'installe en 1989 à Paris et se produit aux côtés des meilleurs musiciens de la place, Alain Jean Marie, Jean Michel Pilc avec qui il enregistre son premier CD (J.M. Pilc Big One), Jef Sicard (2 albums), Ronnie Patterson, ... Un son plein et généreux, une connaissance approfondie du répertoire imposent Gildas comme l'un des meilleurs instrumentistes de la scène française du jazz. Il se produira aux côtés de musiciens aussi différe