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20. FAQ.


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B3-L. "Jazz en live, en collaboration avec Jazz-Passion" :

Présentation de musiciens

 

 



Didier Labbe 

Composition, saxophones, flûte traversière

Né en Normandie en 1955, il étudie le saxophone dès 11 ans. Des études de géomètre – expert foncier et une thèse en urbanisme ne suffiront pas à le détourner de sa passion...

Il a successivement joué dans Fractal (quatuor de saxophones) de 84 à 92, L'Orphétéon de 86 à 91, Zunzun de 92 à 94 et la Compagnie Messieurs Mesdames de 90 à 95. Il crée le Didier Labbé Quartet en 96
à Toulouse de la rencontre entre quatre musiciens venus d'horizons divers (jazz, classique, rock, trad.). Poussés par leur volonté commune d’interpréter un jazz festif, non-élitiste, les quatre musiciens se sont inspirés des musiques d'Italie, de Palestine, du Maghreb, de Grèce, de Bosnie, d'Espagne, d'Israël, de Macédoine, etc... Cette diversité des origines musicales de chacun et de toutes ses influences, nourrit un jeu collectif toujours privilégié sur les émois personnels, où l'humour n'est jamais absent.

Homme de scène, il tisse des liens avec d'autres arts du spectacle (théâtre et danse) pour lesquels il crée de nombreuses musiques. Depuis 97, il explore le rapport entre musique et danse improvisées, travaille régulièrement avec Emmanuel Grivet, Yann Lheureux, Marie-Pierre Genard, Nathalie Galoppin et ponctuellement avec Vera Monteiro et Thierry Bae.

Il est à l'initiative du Festival « Itinérant Pyrénéen », un rendez-vous atypique qui réunit artistes et public lors d'une randonnée en haute montagne de part et d'autre de la frontière franco-espagnole, ponctuée de danse, de musique et de théâtre. En 2004, il crée le Didier Labbé Octet qui réunit des musiciens espagnols, portugais et français.

 

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mise à jour en octobre 2006


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Franck Lacy

Né le 9 Août 1958 à Houston (Texas), Frank Lacy part étudier au Berklee Collège of Music à Boston (Massachusetts) en 1979 où il étudiera notamment le trombone, la composition, l'arrangement, la musique de film. Il part en 1982 pour New York. Il fait ses premières armes aux cotés de Woody Shaw, Dave Liebman, Rufus Reid, Kirk Lighteisey. Il gagne en 1984 une récompense au Notre Dame Jazz Festival pour sa composition " Confrontation ". En 1986 il tourne et enregistre dans le monde entier aux cotés de Lester Bowie's Brass Fantasy, Dizzy Gillespi's Big Band, Abdullah Ibrahim and Ekaya, David Murray, The Eurythmics et bien d'autres encore... pour aboutir en 1988 en tant que Directeur musical des Art Blakey' Jazz Messengers. Il démarre sa carrière de leader en 1990 avec l'enregistrement de son premier album " Total Weights and blue Fire ". Frank Lacy est récompensé d'un Grammy Awars pour sa composition " Oh My Seh Yeh " qui figure sur l'album " Habana " de Roy Hargrove's Crisol (Verve 1997). Frank Lacy gagne quatre années consécutives le prix du trombone Talent Diserving Wider Recognition décerné par le magazine " Downbeat ". Étant aussi un étonnant vocaliste, il se fait engager en tant que tromboniste/vocaliste au sein du Mingus Big Band et fait la couverture de " Downbeat ", qui lui consacre une large interview en 1988, intitulé " Frank Lacy, le meilleur Sideman du jazz ". A partir de 2000 il tourne et enregistre l'album " Voodoo " avec la star du r&b D'Angelo, ainsi qu'avec la star du Rap Common, la Diva du Hip-hop Erykah Badu, une autre star du r&b Eric Benet, et Elvis Costello.

 

© Copyright Franck Lacy, 2005.
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Mike Ladd

Batterie

Mike Ladd est né à Boston et vit à New-York. Après la basse et la batterie, il s'initie au spoken-word et au hip hop. " La créativité débordante de Mike Ladd l'a hissé au rang des artistes imprévisibles. Tantôt hip hop avec des projets tels que Infesticons (Big Dada), tantôt expérimental avec ses projets solo, l'homme est devenu incontournable de par ses diverses collaborations dans le monde de la musique. Inclassable et novateur mais néanmoins accessible, Mike Ladd est parmi les artistes contemporains les plus intéressants en compagnie de Saul Williams et consorts. " Carrière universitaire foisonnante (maîtrise au collège Hampshire sur le thème des expatriés noirs au 19e siècle et un master en poésie à l'Université de Boston), il a publié dans de nombreux magazines littéraires, écrit de très nombreux livres & anthologies, et écrit et produit 9 albums. Plus récemment, Mike Ladd a été enseignant à l'Institut des Arts de Hollande et a travaillé avec le pianiste Vijay Iyer.

 

© Copyright Le 7 Lézards, 2007.
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Lenny Lafargue

Guitare, Voix

Depuis de nombreuses années, Lenny Lafargue suit son étoile sur la route du Blues.
Un parcours jalonné de rencontres, d’expériences riches.

Il vous dira qu’il ne pensait pas un jour partager la scène avec tous les plus grands noms du Blues : Memphis Slim, Jimmy Jonhson, Luther Allison, John Hammond, Eddy C.Campbell, Canned Heat, Marva Right Band , Otis Grant, Lurie Bell, Lasy Laster, Louisiana Reed, … lui qui, tout gamin et tout émerveillé, allait les écouter jouer.

A vingt ans, il est sollicité pour jouer aux côtés d’une icône : Memphis Slim.
Les concerts et les disques s’enchaînent alors sans jamais éteindre la flamme des débuts.
Récemment, en première partie de Lurie Bell, il était surpris qu’un tel bonheur de jouer l’anime toujours.
Soutenu par son groupe « Les Moustiques du Bayou », c’est vraiment sur scène que Lenny Lafargue se révèle à son public. Précurseur de la scène blues française, il construit ses textes en français et les pose sur les fondements de la culture blues, ce qui confère à ses chansons un caractère poétique envoûtant.
Une délectable ambiance sudiste, un style guitariste, un son, une personnalité, quelques reprises toujours en parfaite adéquation avec le répertoire.
En 2005 , Lenny Lafargue est nominé aux Trophées du Blues Européen dans la catégorie Album de l’année / Blues en français avec son quatrième disque « A qui parler ? ».

Son nouvel album « Intemporel » est disponible sur le label V.Music (Mai 2007).

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
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Biréli Lagrène

Guitare

Biréli Lagrène est un "phénomène de la guitare" (dixit John Mc Laughlin). Révélé au début des années 80, l'enfant prodige a su passer avec brio le cap de la maturité, s'affirmant de jour en jour comme un musicien de plus en plus incontournable dans le monde de la guitare et dans celui du jazz, où il fait désormais figure de référence.
L'histoire commence en Alsace, au sein de la communauté manouche, où Biréli naît en 1966, d'une famille de musiciens. Initié très tôt par son père, puis par son frère, le tout jeune Biréli surprend par sa précocité. Plus d'un, et non des moindres, se retrouveront sous le charme. Ainsi de Matelot Ferré, compagnon de Django Reinhardt, que l'interprétation du jeune prodige impressionnera.

Django, c'est, durant ces années-là, "la grande affaire" de Biréli, qui copie note à note les chorus du maître. " Tout gamin… je remettais les disques sans cesse, jusqu'à ce que j'arrive à le refaire. Par la suite, j'ai compris qu'il valait mieux respecter les grands guitaristes que les imiter." Chez Biréli, la virtuosité ne va en effet jamais sans la fraîcheur de l'inspiration. C'est la grande leçon qu'il retient de Django, qui éclate au long de ses premiers albums. "Routes to Django", tout d'abord, qui sort en 1980, bientôt suivi de "Biréli Swing '81", puis de "Biréli Lagrène 15", trilogie en forme de "manifeste libre", selon l'étymologie même du mot "manouche" ("homme libre"). Aussi bien le jazz, pour Biréli, se confond-il avec cette liberté primordiale, " une liberté qui n'a pas de limites…". " Django m'a aidé à aller voir ce qui se passe ailleurs ", précise-t-il.


Si Biréli est d'abord un enfant de Django, si la fluidité d'un Wes Montgomery ou d'un George Benson n'ont pas manqué de le marquer, au passage, de leur empreinte indélébile, c'est à Jaco Pastorius et à Weather Report qu'il doit une grande partie de son émancipation musicale. À partir de 1986, celui qui s'est déjà frotté à des partenaires de la trempe de Stéphane Grappelli ou de Larry Coryell se lance "à corps perdu" dans l'aventure de la fusion, multipliant les expériences et les rencontres. Hésitant même un moment sur l'instrument à adopter (sous l'influence de Pastorius, Biréli est devenu un redoutable bassiste). C'est finalement la guitare qui le requiert définitivement, pour une période de recherche où il se forge un style éblouissant, tout en manifestant d'exceptionnelles facultés d'adaptation, soutenues par un talent d'improvisateur qui le place parmi les plus grands. On le retrouve donc aux côtés de John Mc Laughlin, de Paco de Lucia, d'Al Di Meola, de Jack Bruce et Ginger Baker, pour une re-formation de Cream, auprès de Stanley Clarke, Miroslav Vitous, Lenny White, Mike Stern… sans compter les deux albums live qu'il enregistre avec Pastorius lui-même.

Au détour des années 90, l'album "Acoustic Moments" constitue une belle synthèse de ce parcours, et comme une pause, avant la consécration du classicisme, que Biréli obtiendra en jouant les standards, avec un "Live in Marciac" (1994) salué par la critique. Cette entrée du guitariste sur le label Dreyfus Jazz coïncide avec une reconnaissance toujours plus large sur les scènes nationales et internationales. Django d'Or en 1993, Victoires de la Musique en 2001 pour "Front Page", un "power trio" formé avec Dominique Di Piazza et Dennis Chambers qui enregistre pour Universal, Victoires de la Musiques de nouveau en 2002, couronnant le succès et la popularité du "Gipsy Project".


L'art de Lagrène est passé au XXIe siècle avec un parfait naturel ; il a su unir la beauté fiévreuse d'une tradition, celle que symbolisent aujourd'hui ses deux fidèles accompagnateurs (le guitariste Hono Winterstein et le contrebassiste Diego Imbert) et que traduisit tout récemment encore l'album "Gipsy Project" et dont on connaît aujourd'hui le prolongement avec "Move", avec l'apport plutôt inattendu, en tout cas assez rare, d'un saxophone dans un tel univers. Toujours occupé à susciter de nouvelles expériences, à découvrir de nouveaux paysages, Biréli Lagrène a su garder à l'univers de Django toute sa fraîcheur poétique et il a également retenu de l'univers du maître la leçon du risque, de l'aventure, de l'expérimentation, sans jamais oublier l'amour du son.

Aujourd’hui, pour applaudir cette route sans fausses notes, le label Dreyfus Jazz édite un double album. Le premier album, “Djangology” a été enregistré avec le Big Band allemand de la WDR, formation avec laquelle Biréli Lagrène a brillé lors de la prestigieuse cérémonie de l’IAJE (International Association for Jazz Education), donné à New York en janvier 2006. Le second “Solo – To Bi Or Not To Bi ” est exclusivement composé de prestations solo, enregistrées live. Autant dire qu’on n’y entend que des moments intenses où l’improvisation est reine et la surprise à son paroxysme. Un double album exceptionnel pour marquer les 40 ans d’un des plus grands guitaristes actuels.

 

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Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, décembre 2007.


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Gene Lake

Batterie

Batteur de renommée mondiale qui a fait ses armes sur du funk et du jazz d’avant-garde, Gene Lake incarne les contradictions de la musique moderne. Il est passionné par les grandes icônes du funk des années 1970 et 1980 (comme Parliament/Funkadelic et The Time), et par le monde du jazz. Gene Lake a joué pendant près de 10 ans avec des artistes différents : du groupe de R&B Surface dans les années 1980 jusqu’à la « nouvelle vague » R&B des années 1990 représentée par Meshell N’degéOcello, Maxwell et D’Angelo ; des jazzmen innovateurs comme Steve Coleman et Henry Threadgill, jusqu’aux artistes « fusion » comme Joe Zawinul ou Marcus Miller, en passant par le jazz rap avec Opus Akoben…et aujourd’hui avec le groupe rock/funk/jazz fusion, le Screaming Headless Torsos de David « Fuze » Fiuczynski. Fils du saxophoniste Oliver Lake, Gene Lake est né à St-Louis en 1966. Après une brève résidence à Paris, il rejoint New York où il intègre la High School of Music and Arts, puis le Berklee College à Boston. Exposé dès sa très jeune enfance à des institutions créatives (tels les Black Artists Group), il est constamment intéressé par les aventures et les innovations musicales, même s’il reste attaché aux bases du funk. Gene souhaite se consacrer davantage à l’écriture d’une musique qui synthétise et transforme la musique qui l’a influencée. Il signe son premier album en 2000.

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars 2007.


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Niels Lan Doky

Piano

Niels Lan Doky est né le 3 octobre 1963 à Copenhague d'une mère danoise et d'un père vietnamien ou il grandit.
Sa première apparition sur la scène jazz fut en 1979 à l’age de 15 ans, soutenu par les légendes du jazz Ameriain : Thad Jones et Ernie Wilkins.

En 1981, Doky s’installe aux USA et intégra Berklee College Of Music à Boston où il a obtenu son diplôme en 1984 avec les félicitations du jury.

Puis il s’installa à New York, ou il démarra sa brillante carrière en jouant et en enregistrant avec de grands tels Joe Henderson, Clark Terry, Charlie Haden, Ray Brown, David Sanborn, Woody Shaw, Jack DeJohnette, Al Jarreau, John Scofield, the Brecker Brothers, Toots Thielemans et bien d’autres encore. Mais la carrière de Doky ne s’arrête pas la ; elle compte également de nombreuses tournées, festivals, plateaux télés, et radios, mais aussi moult récompenses.

Elle compte 18 albums comme interprète principal, et d’innombrables albums en tant que producteur ou interprète «auxiliaire ». Les enregistrements de Docky sont représentés sur les prestigieux labels que sont Blue note, Columbia, Verve et Milestone.

Niels Lan Doky a signé avec Haitek Haiku l'un de ses projets les plus personnels. En effet, le dernier enregistrement du pianiste trouve des influences parmi une multitude de musiques aussi diverses que le jazz, la pop, la musique électronique, le classique, la world musique …et trouve ses fondements dans la philosophie Zen et l'art de la poésie japonaise (Haiku).
Souhaitant que sa musique corresponde à un reflet de l'époque dans laquelle nous vivons, Niels Lan Doky développe ainsi à travers une dizaine de compositions originales un kaléidoscope sonore multiculturel. Pour cela il a confié la production à Gino Vanelli, lequel est aussi invité sur quelques titres à chanter, jouer et composer. On remarquera aussi la présence d'invités tels que François Moutin, Paul Vertigo, Xavier Desandre-Navarre, Pino Daniele, Janet Christal …

 

© Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, novembre 2006.


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LANAYA

Founemoussou Diabaté, Tambagué Diabaté,
François Perdriau, Grégory Brustier,
Grégoire Perdriau, Jean-Marc Marianni
, Sylvain Vast

Depuis 2001, deux frères musiciens de la région de Valence se rendent à Kita (Mali) pour travailler avec une famille de griots malinkés les musiques traditionnelles.
Ces intenses échanges motivent bientôt de nouveaux musiciens à prendre part à ces rencontres et l’idée de former un groupe voit naturellement le jour.
« Création, Échange et Confiance » sont les maîtres mots de LANAYA. Entre l’hiver 2004 et l’été 2005, une équipe complète se forme et tous les musiciens se retrouvent en janvier 2006 à Kita pour un mois de création, qui s’achèvera dans un studio bamakois avec l’enregistrement de la démo « Mande Trans ».
Pendant l’été 2006, Lanaya enchaîne deux résidences et une première série de concerts en Rhône-Alpes. Le groupe, affirmant un métissage musical novateur, a  reçu un accueil très enthousiaste du public.

« Le son cristallin et caractéristiques du djélin’goni (petit luth de griot), la virtuosité du djembé, une palette de couleurs et d’émotions soufflée par un trio, une rythmique au groove « afro », le tout laissant une large place à l’improvisation, autant d’éléments qui font de LANAYA un groupe de scène. »

Founemoussou Diabaté dite « La mère » est un peu le pilier du groupe et accompagne les huit musiciens. Cette charismatique chanteuse est déjà reconnue au Mali, avec son album « Lombaya » comme la future Handja Kouyaté. Inspirée par la tradition de Kita, berceau de la musique de griots (Djélimady Tounkara, Hélétigui Diabaté, Handja Kouyaté, Sidiki Diabaté...), elle interprète au sein de LANAYA des compositions personnelles ainsi que des créations communes plus atypiques. Les thèmes abordés en langue malinké évoquent les problèmes de société au Mali. (Le rôle de la femme, le sida, les problèmes de développement, la tradition..)
La majorité des arrangement sont signés Tambagué Diabaté (maître tambour diplômé de l’Etat malien) et Manu Domergue (Django d’or jeune talent 2006 a joué avec Ricardo del Fra, Charlie Haden...)

Site Internet :
http://association.lanaya.free.fr/

 

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Byard Lancaster

BYARD LANCASTER IN PARIS
24 octobre 2002, aux Sept Lézards
avec :
Gilles Marc DARDENNE, piano
Benjamin DUBOC, basse
Olivier RENNE, batterie.

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Lancaster/7 Lézards/Affiche


1.

Le couple de curieux s'est arrêté devant les affiches qui masquent un peu l'intérieur du club. Ils sont très parisiens. Le 24 et le 26, Byard Lancaster donne deux concerts exceptionnels.
" --- Qu'est-ce qu'ils jouent comme musique ? " pense la femme tout haut.
Je me tiens aussi devant les affiches.
" --- Du jazz. " Je m'attire un premier sourire vague. Je ne m'adressais qu'à elle, d'ailleurs. Mais elle n'a pas un sourire assez vrai à mon goût. Or, un vrai sourire - est plus beau que n'importe quelle jolie femme.
" --- Du
free jazz. " Encore ce sourire. Je me rends compte qu'ils m'ont sans doute à peine entendu. Ils sont très parisiens. Ils s'éloignent. Je me console en me disant que je n'y suis pour rien.

 

2.

" Free jazz ? I hope it is paid jazz ", dit avec un grand éclat de rire M. Lancaster qui veut bien discuter avec nous quand la salle s'est vidée. Grâces à mon anglais limité - c'est Gilles Dardenne qui m'explique le mot. Voilà comment un musicien traite l'étiquette qu'on lui colle ; voilà, pourquoi pas, un élément de réponse à ce vieux débat : pourquoi les musiciens free se sont toujours méfié de cette étiquette-là...

 

3.

Faute de mieux, pour l'heure, utilisons quand même l'expression pour le présenter : Byard Lancaster joue free. Mais, comme le remarque Benjamin Duboc, le bassiste, à la fin de la deuxième soirée, sa musique est complètement et naturellement " dedans ", la formation joue straight : enfin, Byard Lancaster ne joue pas out, comme on disait dans les années 60. C'est-à-dire qu'on peut rattacher cette musique au connu, il y a toujours un rythme reconnaissable, l'instrumentation d'ailleurs est classique : mais, justement, les musiciens nous emmènent ailleurs. Comment cela ?
Si je le savais... J'aimerais bien y réfléchir ici.

Je vous dois toute l'histoire, d'abord.
Byard Lancaster est né le 6 août 1942. C'est un musicien de Philadelphie et il est très attaché à sa ville. Ainsi, à la fin des années 70, il s'implique dans une maison de jazz qui s'appelle tout naturellement : Philly Jazz, au catalogue aussi précieux que rare : son propre album,
Exodus, qui est une de ses plus grandes réussites, un " objet " à la réalisation duquel il a apporté le plus grand soin, de la musique à la pochette, où il expose les principes d'une hygiène de vie " libératrice " ; un duo Khan Jamal-Bill Lewis ; Applecores, un album de la grande formation de Sunny Murray, Untouchable Factors ; un chef d'œuvre de Sun Ra, Lanquidity. Point, barre. (Merci de me signaler tout album qui m'aurait échappé.) Ces noms sont spécialement ceux qui reviennent à des moments clefs de sa vie musicale. Byard collabore toujours régulièrement avec Khan Jamal : il y a quelques mois à peine, épaulés par les fidèles Omar Hill et Dwight James, autres musiciens de renom autour de Philadelphie, ils ont tenté avec succès un cross-over entre free jazz et spoken word, qui est un genre de poésie/récitatif à mi-chemin des lectures de poésie (caractéristiques de la littérature américaine depuis les années 50) et le rap. Improvisation libre et improvisation vocale : ce mélange est une première, et nous avons tout lieu de souhaiter que l'expérience sera poussée plus avant (African Rhytm Tongues, Jambrio, 2002).

Byard Lancaster est à New York dès les premières années 60. Après de solides études (Shaw University, Berklee College of Music, Boston Conservatory), il participe aux premières manifestations du mouvement free, et devient l'un de ses actifs " propagateurs ", pour reprendre l'expression utilisée par Claude Delcloo pour le présenter au public français dans la série Actuel. On le trouve dans peu de disques, mais tous sont essentiels : c'est Sunny Murray qui lui fait enregistrer son premier album studio (Sunny Murray, ESP, 1966) ; suivent Burton Greene (Presenting Burton Greene, Columbia, 1966, pub. 68), Marzette Watts (Backdrops for urban revolution, ESP, 1966, pub. 1968), Larry Young (Heaven on earth, Blue Note, 1966, pub. 1969), Bill Dixon (Intents and Purposes, RCA, 1967), sans compter son premier album en leader, It's not up to us (Vortex-Atlantic, 1966, pub. 1968). Il faut ensuite attendre 1969 et un détour par Paris, où il rend de fréquentes visites à la " colonie " américaine, pour qu'il enregistre An even break avec Sunny Murray (BYG, 1969). Comme on le constate - aura sans doute joué contre sa notoriété la publication différée de ces disques...
Tous, à part le méconnu
Heaven on earth, qui l'associe, outre Larry Young, à George Benson, sont des disques de free de la tendance la plus " dure ", où il est le partenaire d'hommes devenus légendaires : Alan Silva, Henry Grimes, Clifford Thornton, Kenneth Terroade, Sonny Sharrock, Robin Kenyatta, Marc Levin. Parallèlement à cette activité en studio, il fait partie de l'Arkestra de Sun Ra, et, ce qui n'est surprenant qu'au premier regard, des groupes de scène de McCoy Tyner et Herbie Mann (aucun disque n'a malheureusement fixé sa musique dans leur sein...).

Au premier regard seulement : sur l'album de Larry Young, il s'adapte merveilleusement bien à une musique tournée vers le groove, mais avec un son plus épicé et plus reconnaissable que celui de ses compagnons (cf. les thèmes The Infant et The Hereafter : on n'a jamais mieux initié, à côté de toutes les conventions, un chorus.)
Mais, déjà chez Sunny Murray, de façon plus évidente encore chez Marzette Watts, la musique est de spontanéité, joue sur des ambiances et des sentiments qui inspirent une certaine angoisse - où, du moins, l'urgence de jouer se traduit par une violence exacerbée. Le thème, le tempo n'apparaissent plus qu'en pointillé, dans une voie du free-jazz que parachève le
Afternoon of a Georgia faun de Marion Brown (ECM, 1970). Alan Offstein, dans une critique pour Coda reproduite dans la réédition de Afternoon, a caractérisé fort justement les œuvres de cette lignée. Les sonorités, tour à tour abrasives ou douces, ne se soucient plus de plaire, ou, comme dans le bop, d'étonner l'auditeur par la virtuosité du musicien : c'est la fin du règne de l'idée, l'idée étant aussi bien la forme (les gammes, les accords, la structure) qu'une certaine vision qu'impose le musicien bop de sa musique (son plus ou moins de maîtrise de la forme en question) et qui implique qu'il y a une " bonne " et une " mauvaise " manière de jouer, reconnaître ce qui est " bon " et ce qui est " mauvais " déterminant la qualité de l'écoute de l'auditeur. Or, il s'agit de ne plus s'arroger le droit de juger d'une douteuse " compétence " de l'auditeur à apprécier la musique : il faut désormais le libérer du règne de l'idée toute-puissante et restrictive, " [the musician] does his part by [...] restraining himself from conditioningg in any way the observer's reaction ".
En revanche, et au contraire des albums précités, chez Bill Dixon, Byard Lancaster se plie à l'écriture rigoureuse de la figure tutélaire du mouvement free : le processus de libération initié par le free-jazz est aussi, on l'oublie trop souvent, esthétique. Le jazz découvre, avec Dixon ou Cecil Taylor, que la recherche de la beauté, plus que celle de la nouveauté, est un élément de la culture.

Dans ces disques, Byard Lancaster joue sur soprano, alto, ténor ; il joue aussi du piano, de la clarinette basse, et de tout un attirail de flûtes qu'il amplifie. Il attache beaucoup d'importance à l'amplification, au re-recording (à l'égard duquel les musiciens de jazz sont souvent réticents) qui lui permettent d'étendre son registre : il est pour cela exemplaire de ce multi-instrumentisme débridé introduit par le nouveau jazz - l'extension des possibilités d'un seul homme. Il déplorera beaucoup, lors de son concert parisien, de n'avoir pas disposé d'un micro ad hoc et de n'avoir pu jouer de flûte.

Bill Dixon, Marzette Watts, Larry Young ; trois aspects du jeu de Byard Lancaster : éclectisme free ! Revient alors la formule consacrée lorsqu'il faut évoquer Byard : " from the Sex Machine to the Love Supreme ". Ce soir l'affiche, sur la devanture, la reproduit ; le Dictionnaire du Jazz de MM. Carles, Clergeat et Comolli aussi. C'est Philippe Carles qui d'ailleurs a recueilli le tout premier ces mots de Byard Lancaster lui-même, dans une interview pour Jazz Mag (n° 221, avril 1974) : " Je dois jouer pour les gens et leur faire entendre l'éducation, les connaissances, le temps que j'ai investis dans ma musique. J'ai étudié Bach, Beethoven, Schönberg, Miles Davis, la musique indienne, John Coltrane, Sly and the Family Stone, James Brown, Ottis Redding... Il y a tout cela dans ma musique. Ce que je joue s'étend de Love Supreme à Sex Machine, de John Coltrane à James Brown. " On se rend compte alors que ces expériences d'apparences très diverses sont l'expression d'une réelle volonté artistique, celle que l'on n'a que trop déniée au free-jazz. It's not up to us, symbolique premier album en leader, est, aux dires de ses possesseurs (l'objet est une rareté signalée), l'ébauche d'un premier portrait total de l'artiste : avant-garde et standards se côtoient et, déjà, rien n'empêche de démonter les standards comme on démonte un réveil pour regarder les petites pièces, à l'intérieur, pour ensuite leur trouver un fonctionnement inédit ; rien n'interdit non plus de décréter que telle ou telle séquence d'accords non canonique est un thème, qui sera exécuté de la façon la plus classique qui soit, avec pont et chorus. It's not up to us, ce titre est aussi d'une portée tout autrement symbolique.

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Lancaster/JM221/Horace (photo)1
Lancaster/JM221/Horace (photo)2


4.

" Cela ne dépend pas de nous ", " Ce n'est pas notre tour ". La volonté artistique, forte, s'accompagne d'une prise de position qui est politique au sens que donnaient au mot les Grecs. Si l'étude attentive de l'histoire du peuple africain-américain nous surprend à bien des égards, c'est souvent en ce qu'elle retrouve une manière de penser la société qui est celle des civilisations jeunes mais déjà développées, comme ce pouvait être le cas en Grèce : dimension politique de l'existence humaine, attachement à la Communauté - tous réflexes de pensée qui ont disparu en Occident ; ce qui a favorisé l'esclavage des noirs, une communauté étant plus facile à mettre en coupe réglée que des individus. - La Communauté, c'est la valeur primordiale pour Byard Lancaster, le motif qui revient chaque fois qu'il s'exprime sur sa musique, ou mieux, qu'il s'exprime à travers sa musique. Quand, toujours dans le même interview, Philippe Carles l'interroge sur la solidarité qui règne entre les centaines de musiciens de Philadelphie : " Comment se fait-il que les musiciens bop par exemple, n'aient pas ressenti le besoin d'un tel travail collectif ? ", la réponse de Byard est sans appel :
" Ces musiciens ne s'entendaient les uns les autres qu'au travers de ce qu'ils jouaient. Ils soufflaient, sans analyser la situation politique qui détermine les possibilités et les conditions de travail, sans chercher à vivre comme des hommes informés. Car cela prend du temps d'apprendre à jouer d'un instrument, de retourner à l'école, de chercher d'autres musiciens pour s'entendre avec eux. Nous, nous ne nous contentons pas de souffler, nous essayons de retourner en arrière et de comprendre comment la musique mène le monde. Car le monde est dirigé par le rythme. Et l'Homme Noir est un maître du rythme. Notre produit, la musique de jazz, est vendu dans le monde entier et nous n'en contrôlons pas un pour cent. "
" [...] Ce n'est pas une musique de divertissement, c'est la musique de la connaissance de mon peuple, elle doit aller au peuple. Il y a aux États-Unis trente millions de gens pour qui je joue, et la plupart ne savent même pas ce que représente cette musique - tout comme beaucoup de gens aux États-Unis ne connaissent pas les lois du Congrès ou la Déclaration d'Indépendance. Ils ne savent rien de l'avant-garde, et pourtant c'est le rythme de mon peuple. Je suis heureux que d'autres peuples puissent l'écouter, en France, en Allemagne, à Londres, en Afrique. Cela me rend plus fort, plus lucide, mais l'essentiel de cette musique provient de chez nous, et c'est là que je me sens le mieux, là que je continuerai de me développer jusqu'à ce que quelqu'un prenne ma place. "

 

5.

Entre 1970 et 1974, il n'a quasiment pas l'occasion d'enregistrer. La période est difficile pour les musiciens qui ont participé à la " deuxième vague " du nouveau jazz (la génération qui enregistre les disques ESP, autour de 1965) : beaucoup disparaissent plus ou moins de l'actualité musicale comme Giuseppi Logan, Marzette Watts, Kenneth Terroade... Byard Lancaster retourne donc dans la communauté, à Philadelphie, où il monte les Sounds Of Liberation avec Khan Jamal. C'est un recentrage qui s'avère payant. Finalement, en France, il impressionne Jef Gilson au point que celui-ci organise son Paris Orchestra autour de lui, et lui laisse enregistrer une quinzaine d'albums (en l'espace de trois ans !) pour sa firme Palm. Us, en 1974, ou Funny Funky, en 1976, avec François Tusques et Steve McCall, sont représentatifs de sa musique à cette période : thèmes simples, qui peuvent atteindre un public plus large, voire dansantes, mais dont le traitement fait toujours la part belle à l'improvisation.
On remarque d'ailleurs que le son s'y fait plus dense que dans les productions des années 60 : Byard Lancaster a le goût des grands orchestres communautaires, " familiaux ", goût qui inscrit sa démarche dans celle des grands groupements free des années 70 comme l'
Arkestra de Sun Ra bien sûr, mais aussi l'association BAG de Saint-Louis - Black Artists Group - ou le Panafrican Peoples Orchestra d'Horace Tapscott en Californie. On peut souhaiter qu'apparaisse un jour une étude ou, mieux, une histoire de ces grands ensembles, dont sont sortis la plupart des talents du free jazz du milieu de la décennie : Arthur Blythe, Julius Hemphill, Oliver Lake, pour ne citer que les plus connus en France.

A New-York, sa carrière reste délibérément underground : il apparaît aux côtés de Sunny Murray dans une formation étendue, Untouchable Factor (Over the rainbow, recueilli dans Wildflowers, vol.1, Douglas, 1976, rééd. Knit Classics, 1996 ; il est ensuite soliste sur l'album Charred Earth, Kharma, 1977). Son engagement pour les artistes philadelphiens, dont il est un des grands porte-parole, est trop profond pour qu'il cautionne l'idée que le jazz " se fait " à New York, et New York uniquement.

A Philadelphie, il s'intéresse de plus en plus à l'idiome soul-funk, qui fait désormais partie intégrante de sa musique ; il participe même aux aventures du free-funk naissant dans la Decoding Society de Ronald Shannon Jackson (Eye on you, 1981), devenant ainsi l'un des passeurs vers le mouvement M'Boom en jouant avec Doug Hammond et Steve Coleman (Spaces, Add, 1982, rééd. DIW).
(Une compilation " d'époque " rassemble une dizaine d'expériences très variées captées en 1979 et qui illustrent toutes les facettes de son talent :
Documentation, the End of a Decade. Je la signale parce qu'elle est rééditée par le label Jambrio, et en ce moment régulièrement distribuée à Paris : on y retrouve Imperial Police, en duo avec Keno Speller, et A bird eye view of the world, avec le violoncelliste David Eyges, peut-être ses plus beaux thèmes et les plus farouches, témoins de ses aventures sonores les plus extrêmes, aussi bien qu'un funk violent, Rib Crib, avec un big band typique, tels qu'il en anime encore dans sa ville natale. Le son de ce CD est vraiment " limité ", mais, outre qu'il vous permettra de vous débarrasser de vos encombrants amis audiophiles - poussons-les vers le tombeau !-, je n'attirerai jamais assez votre attention sur le fait qu'aussi vite qu'ils sont réapparus, ces enregistrements disparaîtront pour un temps indéfini, voire infini, et que la probabilité de mettre la main sur un original est nulle. Voilà tant de bonnes raisons que j'en prêterais presque le flanc aux accusations de mauvaise foi.)

 

6.

Byard Lancaster a traversé ces mille aventures avec un son reconnaissable entre tous, dont la qualité première est, pour lui  plus que pour tout autre saxophoniste de la deuxième vague free, le lyrisme, - celui qu'il a hérité de John Coltrane, toujours violent, jamais agressif. Cette exploration sans fin des possibilités de la musique afro-américaine a connu de nouveaux développements dans les années 90. Il vient moins souvent en Europe -il ne se souvenait pas être passé à Paris depuis quinze ans !- et partage son activité entre Philadelphie et la Jamaïque, où il enseigne et où il participe à l'organisation d'un festival international depuis 1990. " Legends of the Bandstand ", annonce l'affiche de juin 2002 : Jimmy Smith, Randy Brecker, Wallace Roney, Donald Byrd... affiche de rêve. Il espère faire connaître ce rendez-vous en Europe. Ces années 90 auront donc été marquées par sa découverte de la musique et des rythmes de la Caraïbe - une découverte directe, là où beaucoup de musiciens se sont contenté de piller Sonny Rollins à qui l'on doit la première utilisation autre qu'anecdotique de ces richesses cachées (au public occidental). (Album Worlds, Gazell, 1993 : à se procurer de toutes façons pour une version définitive de My Favorite Things. Un coup d'œil sur les titres donne une idée des " mondes " dans lesquels vit Byard Lancaster : Coltrane, la Jamaïque, Horns of Philadelphia...). Ces recherches le font encore se tourner vers l'Afrique : il enregistre au Nigeria un album très coloré, qui, à l'encontre de tous les clichés qui accompagnent le musicien free (mais il est bien plus qu'un musicien free), déborde d'énergie positive (My Pure Joy, Black Fire, 1990-1992, pub. 1995).

Très récemment, on le voit encore se glisser avec facilité dans l'univers des musiques improvisées (le projet Mars 2 Earth, un collectif réuni pour l'occasion, où il s'associe à un percussionniste, un guitariste dans la droite ligne de l'école anglaise, et un joueur de... theremin ! - album Red Planet, Dreambox Media, 2001), de celles de la jeune génération afro-américaine (African Rhythm Tongues, déjà cité), ou livrer un album mystérieux dans la plus pure tradition de la musique des années ESP (The Byard Lancaster Trio, Soultrane, 1999 - disque sans pochette et sans indication de titres, que je tiens d'ailleurs de M. Lancaster lui-même !). Il possède aussi son propre label phonographique, Lancaster Recording, qui annonce pas moins d'une douzaine d'albums d'ici 2004... Il est question de tout cela sur son site Internet (<http://www.ooopz.com/byard/>), que je vous invite vivement à consulter.

Julien Palomo


NOTE
: Cet article ne mentionne que quelques exemples d'une production qui, participations comprises, atteindra bientôt la centaine d'enregistrements... et choisis selon un critère subjectif mais qui est malheureusement de mise lorsque l'on veut rendre compte de l'œuvre de ces musiciens : ce sont ceux que j'ai en ma possession ! N'hésitez pas à signaler à notre attention l'existence de tout autre album digne d'intérêt - ils doivent être nombreux.

(La seconde partie de cet article sera à proprement parler le compte-rendu du concert du 24/10/2002.)

 

© Copyright Julien Palomo, 2002.
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Chris Lancry

Guitare

Chris Lancry a été le premier musicien français à enregistrer un disque de blues traditionnel en 1971 : "Blues from over the border" (Barclay). Depuis, il fait partie de toute la mouvance du blues français et européen.

Son "show" acoustique a su convaincre un vaste public, en première partie d'artistes aussi exceptionnels que Rory Gallagher et Blind Gary Davis (Festival de Bilzen, Hollande), Stephen Stills (Festival de Leus, Belgique) ou John Mayall (Festival de Nyons, Suisse).

Ses compositions ont été reprises par ses amis Bill Deraime ("Cours, cours, cours" Babylone R.C.A.) ou Jean-Jacques Milteau ("Explorer"), vainqueur des Victoires de la Musique en 1991.

Sa passion pour la musique l'a amené jusqu'à New York, à la rencontre de ses maîtres comme John Hammond et Big Joe Williams, dans les clubs de Greenwich Village.

Aujourd'hui son style de guitare exceptionnel et sensible (qui donne l'impression d'entendre à la fois la basse et les percussions), son harmonica bluesy, la chaleur de sa voix et son feeling naturel lui permettent de donner une centaine de concerts par an. Son "Solo Blues" est un spectacle acoustique dans la lignée de John Hammond et Snooks Eaglin. Guitare en mains, harmonica en soutien, seul en scène, le chanteur occupe l'espace et l'on oublie vite son isolement, compositions en français et standards de blues se succédant.

Il se produit aussi dans une formule électrique avec le Blue Light.

Chris Lancry organise des "Blues Meeting" : deux ou trois jours de stages (avec la méthode originale de Chris Lancry) qui aboutiront à un concert en public, au cours duquel les stagiaires, sur scène avec lui, proposeront un spectacle autour du répertoire blues. 

 

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LANSLY

Daef
Daria

Quand le talent se met au service de la musique, quand la musique donne rendez-vous à la passion… C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’histoire du groupe Lansly.

Dès leur plus jeune âge, Daef et Daria, deux amis de l’Ile de la Réunion, décident de monter un groupe de musique. D’abord orienté vers des inspirations rock, imprégnées du son des 70’s, le duo intègre peu à peu de nouvelles sonorités dans leur répertoire : percussions, flûte et… la voix comme instrument d’improvisation.

C’est déjà la musique qui rythme leur vie ; alors pourquoi ne pas faire de leur passion leur métier ? Daef et Daria deviennent Lansly, un groupe à part entière. Ils entreprennent alors de lancer eux-mêmes leur carrière.

Suite à l’obtention d’une bourse en 2001, le groupe quitte la Réunion pour la métropole afin d’étudier le jazz et les musiques du monde : une découverte qui va changer l’orientation musicale de leur répertoire.
Daria développe une technique de jeu personnelle en matière de percussion, tandis que Daef découvre de nouveaux instruments à cordes. Daria, surnommé « la batterie ethnique », allie puissance et richesse sonore, noue les accents subtils du tabla au timbre profond de la calebasse : une performance unique grâce à un une technique de jeu très personnelle, aussi surprenante à l’écoute qu’impressionnante visuellement.

Entre riff 70’s et groove afro, la guitare accompagne la voix très présente de
Daef, faisant naître une atmosphère intimiste. Ses improvisations vocales transportent le public vers un univers surréaliste : il fait de sa voix un instrument puissant et envoûtant.

Leur philosophie : faire de chaque représentation un instant unique en jouant leur carte secrète, l’improvisation. L’envoûtement opère : 2006 marque la sortie de leur premier album Achale ; les concerts et les festivals s’enchaînent partout en France. Le public est au rendez-vous et sous le charme : un talent indéniable, une ambiance intimiste… Que demander de plus ?

DISCOGRAPHIE
Achale, 2006

EN ÉCOUTE SUR
www.lansly.com

 

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Patrice Larose

Guitare, Composition

Guitariste virtuose, amoureux du son acoustique, mais aussi compositeur original et arrangeur brillant, Patrice Larose fait partie de ces hommes de l’ombre dont le talent protéiforme est à la mesure de la discrétion. Passionné de Flamenco (un de ses grands-pères est Espagnol), il crée dés 1990 un premier orchestre mêlant flamenco et jazz avant de multiplier les expériences dans les domaines les plus variés (de la salsa à la musique africaine, s’initiant notamment au M’balax Sénégalais en compagnie du griot Leîti M’Baye lors de son arrivée à Paris en 1997). Partenaire privilégié du chanteur brésilien Marcio Faraco depuis le tournant des années 2000, il participera en tant que guitariste et arrangeur à la confection de ses deux derniers albums chez Universal Jazz, avant de décider de voler de ses propres ailes. Cette collaboration avec Julia Sarr est son premier projet discographique véritablement personnel. 

 

© Copyright New Morning, 2007.
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Didier Lassere

Percusions

Né à bordeaux en 1971, il débute l’instrument à l'âge de seize ans, pour tenter de vivre "autre chose", vit à Paris depuis Avril 2005.
Après un apprentissage des rudiments dans l’école de musique du quartier, il travaille en autodidacte afin de trouver sa propre voie, à travers une réflexion sur le free-jazz, l’improvisation, et la vie en général.
Concerts, collaborations régulières ou ponctuelles en compagnie d'improvisateurs tels que les saxophonistes Daunik Lazro, Bertrand Denzler, Assif Tsahar, Archie Shepp, Sylvain Guérineau, Thomas Lachaize, Sébastien Capazza, Arnaud Sacase, Akosh.S, les clarinettistes Michel Etchécopar, Benjamin Bondonneau, le chanteur Beñat Achiary, le tromboniste Fabrice Charles, les contrebassistes Paul Rogers, David Chiésa, Barre Phillips, Benjamin Duboc, Nicolas Talbot, le guitariste Claude Saubole, le trompettiste Frank Charlton, l'accordéoniste Philippe de Eskura, le travail avec les bandes enregistrées de Jean Schwartz & Pierre Visler, les pianistes Frédéric Blondy, Ronnie Lynn Patterson, Jobic Le Masson, les batteurs Edward Perraud & Mathias Pontévia
Didier Lasserre travaille aussi avec :
- la peinture (Jean Rougier, maison des beaux-arts et Benjamin Bondonneau, atelier du caillou)
- la poésie (Serge Creppy, Ixtaro Borda, Barry Wallenstein, Steve Dalachinsky)
- la danse (Chrysogone Diangouaya, Pedro pPauwells, Anne-Marie Reynaud, Flora Théfaine, Wess Howard entres autres)
- le cinéma (Robert Breer, Brooklyn, les révolutions d’octobre) / le super 8 (Hélène Paulais)

Depuis octobre 2003, il intervient au sein du label Amor Fati, fondé par le contrebassiste Mathieu Immer.
On le savoure : en trio avec Jobic Le Masson et quartet avec Arnaud Sacase / projets printemps 2005 : en duo (& trio avec Duboc) avec le saxophoniste ténor & soprano, clarinettiste basse Tom Chant, membre du London Improvisers Orchestra de Londres / trio avec Sébastien Capazza & Steve Dalachinsky (poésie, new york) : tournée France / master-class (organisé par Asprojazz sur l'improvisation, avec concert du duo Lasserre-Bondonneau / rentrée 2005 : tournée en Russie (festival international de Moscou) & au Mali (Bamako) en duo avec Capazza / résidence à l'office artistique de la région aquitaine en novembre-décembre 2005, avec Bondonneau, Pontévia, Saubole, Lazro, Ly Than Tiên (poésie & actions), Achiary, Michel Donéda (saxophone soprano), Jérôme Noetinger (dispositif électro-acoustique), Chiésa & F.Charles.

" Equipement minimal (...) pour le percussionniste. Aucune esbroufe ici, mais sincérité, énergie concentrée et affamée de jouer. L’œil écoute, l’expression de Claudel ne peut manquer de venir à l’esprit quand on observe comment Didier Lasserre accompagne de tout son être, propulse, modèle, module l’onde sonore jusqu'à la limite où elle trouve son éloquence, si bien qu’on a la sensation d’entendre le mouvement. Le moindre frémissement de la cymbale ou des peaux acquiert alors la lisibilité qui élève l’art de Lasserre à la hauteur d’une authentique calligraphie du son."

Antoine Martin / Improjazz

 

© Copyright Charlotte de Jésus, Olympic Café, 2006.
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Sara Lazarus

Chant

En 1994, une jeune chanteuse américaine, Sara Lazarus, gagne le premier prix du concours international Thelonious Monk, après Joshua Redman et Jacky Terrasson. Le jury n’est pas des moindres, puisqu’il s’agit de Jon Hendricks, Shirley Horn, Cleo Laine, Abbey Lincoln, Dianne Reeves et Jimmy Scott. À l’occasion de la remise des prix, Sara participe à une jam session aux côtés de Herbie Hancock, Ron Carter, Grady Tate, Kenny Burrell, Jimmy Heath et Clark Terry.

Née le 1er avril dans un des plus petits états des États-Unis, le Delaware, Sara est passionnée très tôt par les comédies musicales, grâce auxquelles elle découvre les standards de jazz. Elle prend des cours de piano à 8 ans et puis commence le saxophone afin de jouer dans l’orchestre de son collège. À 16 ans, elle rentre dans l’American Youth Jazz Band en tant que saxophoniste ténor et chanteuse, et fait une tournée européenne avec ce groupe qui se termine au Festival de Jazz à Montreux.

De retour aux États-Unis, Sara Lazarus suit des études de littérature à Harvard University. Elle rentre dans le Harvard University Jazz Band et rencontre le ténor saxophoniste Illinois Jacquet qui l’invite à chanter avec son orchestre et l’encourage à poursuivre dans cette voie. En même temps, elle gagne le prix du meilleur soliste jazz vocal (niveau université) décerné par Downbeat magazine, principal journal de jazz américain.

Ayant terminé ses études, Sara décide de s’installer en France. Elle participe à de nombreux festivals européens comme Marciac, Crest Jazz Vocal, Montlouis, Braga et le JVC Paris Jazz Festival. Elle a eu l’occasion de chanter avec des musiciens tels que Alain Jean-Marie, Jacky Terrasson, Manuel Rocheman, Franck Ansallem, Riccardo de Fra, Gilles Naturel et Andréa Michelutti.

En Novembre 2000, elle chante dans le Jazz Ensemble de Patrice Caratini pour son projet autour de la musique de Cole Porter et participe à son disque « Anything Goes » (distribution Harmonia Mundi).

Dans la tradition des grandes chanteuses de jazz, Sara puise le réservoir des standards pour donner libre cours à sa spontanéité, sa tendresse et son swing.
En mars 2005, sort son premier album (Give Me A Simple Life) sur le label Dreyfus jazz. La presse et le public applaudissent ce disque. S’ensuit une tournée en France et en Europe, ainsi que des prestations marquantes dans les grands festivals de jazz.

Toujours enclin à faire revivre les standards de jazz, Sara Lazarus s’atèle à sortir un deuxième opus. Pour ce faire, elle s’entoure d’une nouvelle formation. Elle délaisse son précédent quartet au profit du Biréli Lagrène Gipsy Project. It’s All Right With Me sort en novembre 2006 sur le label Dreyfus Jazz.

 

© Copyright Le New Morning, 2006.
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François Lazarevitch

Cornemuse

Joueur de flûtes et de cornemuses, François LAZAREVITCH est un musicien « polyglotte » dont le répertoire s’étend du concerto le plus virtuose à l’air de danse le plus simple. Sa formation musicale s’est faite auprès de maîtres éminents de musique ancienne et de musique traditionnelle, et il est diplômé des conservatoires de Paris (CNR et CNSM), de Bruxelles, de Toulouse et de Versailles. En 2004, il a remporté le Premier Prix de trois concours de cornemuses à Paris et Saint-Chartier.

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Viktor Lazlo

Chant

DERNIER ALBUM :
VIKTOR LAZLO - « BEGIN THE BIGUINE » (Polydor - Universal)
Sorti le 28 mai 2007

Chanteuse ? Toujours
Actrice de temps en temps
Mystérieuse ? Assurément, et là réside son charme. Sans tout dévoiler cherchons à la découvrir...

Viktor Lazlo qui frôle l’idéal féminin est une femme de conviction et de parole(s). Elle choisit ce pseudonyme en référence à l’un des personnages de Casablanca (film de Michael Curtiz - 1942). Jamais loin des Antilles familiales, fidèle à “sa” Belgique d’adoption, elle qui aurait pu être l’une des reines de Paris à son heure de mannequin vedette (Ville qu’elle mis en lumière avec son Album “Loin de Paname” en 2002 composé de reprises éternelles) promène ses envies de lieu de vie, en lieu de culture. Le canoë rose a vingt ans et l’égérie de mode est ailleurs.

Elle, qui écrit sans cesse des nouvelles et des scénarii en devenir, avait en tête pour ce nouvel album de chanter les autres. Ceux qui l’ont entourés depuis toujours, ceux qui l’ont troublés, enchantés...
Loin d’un banal hommage, Viktor voulait faire passer ainsi ses émotions en convoquant Cole Porter, Billie Holiday « Begin the biguine », Tom Waits « Lowside of the road » dans un duo rauque avec Arno ou encore Shirley Horn dans « Je lève mon verre » adaptation du sublime « Here’s to life ».
Les auteurs sont venus rendre visite à cette voix affirmée et enchanteresse. François Bernheim, Jean Fauque (Alain Bashung), Christian Ouvrier. Les musiciens de jazz les plus connus ont participé, Mino Cinelu aux percussions, Marc Ducray ou Kevin Breit (Norah Jones) aux guitares. L’album a évolué et mélange l’idée première avec des compositions originales. Entre jazz - la patte de David Linx qui a réalisé l’album - et variété, l’équilibre est atteint.

Viktor Lazlo, avec sa vision du monde, nous offre son dixième album à la manière d’un concentré de toutes ses vies : riche, entier étonnant et à la fois familier. Aucun hasard dans “Begin the Biguine”, que des histoires fortes, qu’elles soient musicales ou humaines, Viktor Lazlo au delà du don de nous émouvoir, sait créer des ambiances à la fois confortables et intrigantes.

L’instant présent est sans doute la clé de ce disque qui s’est fait avec harmonie. Un album complet où l’émotion passe. En français comme en anglais, la voix de la très glamour Viktor Lazlo nous enveloppe et nous charme.

 

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Nguyen Le

Chant

Déjà le quatrième album chez Act Music pour le tandem Huong Thanh/Nguyên Lê. On a beau être presque familier maintenant de ce chant traditionnel à la langue extra-terrestre (le vietnamien), de cette voix déroutante aux inflexions irréelles - qui mêle chant et récitation avec une si grande expressivité, familier de cette fusion Est/Ouest si peu commune qui conjugue au futur composé, sans tyrannie, les traditions musicales des terres du Mékong, les harmonies du jazz contemporain et les rythmes du village planétaire. Mais c’est toujours une expérience sonore nouvelle.

Huong Thanh, née à Saïgon, exilée à Paris dans les années 80, nous rappelle l’existence d’un ailleurs qui scotche par sa différence. Son chant est si inhabituel (pour nous occidentaux) que certains le trouveraient trop « dépaysant » … les voyages ne font pas le bonheur de tous. Celui-là de voyage vaut, pour ceux qui ont l’âme vagabonde, son pesant d’or et son lot de sensations. Il mérite bien plus qu’un aller-retour éclair.

« Fragile Beauty » porte bien son nom. A quoi le titre se réfère t-il ? A la beauté fragile et éphémère de l’existence, thème cher aux bouddhistes, thème fécond dans la poésie et les pop songs du Vietnam dont les textes ici sont issus ? A la beauté fragile d’une voix plus maitrisée que jamais et des paysages sonores bizarroïdes dans lesquelles elle évolue ? Surement un peu des deux, qui sait. Avec cet album, Huong Thanh prouve qu’elle a su s’enrichir de cet ailleurs forcé, elle assume ses choix et s’affirme comme interprète.

Pour Nguyên Lê, le sorcier de Barbès, l’enfant du rock post–hendrixien et du jazz le plus libre, ce disque (dont il est producteur, arrangeur, réalisateur, interprète), c’est le prolongement «d’une quête extramusicale». La confirmation d’un retour aux sources tardif, qui a du sens. Le franco-vietnamien a imaginé un nouveau décor autour de la voix dominante de son amie et de ses guitares à lui. Un décor plus épuré, plus dépouillé qu’avant, même si le casting est toujours aussi international (Renaud Garcia-Fons, Stéphane Guillaume, Etienne Mbappé, Paolo Fresu), et même si les associations de timbres insensées qu’il propose font encore le grand huit côté sonorités - ici un koto japonais et un saxophone soprano, un sampler, là un dan nguyêt (luth vietnamien en forme de lune), une flûte ancienne, un synthétiseur et un balafon vietnamien en bambou nommé Trung pour lequel Nguyên Lê a écrit des parties qui seraient plutôt inspirées par l'Afrique. « Une des idées directrices était justement d'utiliser les instruments asiatiques pour les faire sonner autrement, les faire rejoindre une autre tradition, celle de l'Afrique qui m'inspire toujours beaucoup depuis Ultramarine. Le koto est également souvent traité comme une kora, mais avec de nouvelles inflexions».

La formule du tandem, malgré cet imposant dispositif, s’est réduite. Recentrée. Moins dispersée, moins composite, moins gourmande de métissages. Comme pour revenir à une sorte de fusion originelle apaisée et apaisante. A un groove plus contemplatif.

Entre chansons populaires vietnamiennes, berceuses anciennes, thèmes sacrés et compositions originales, les douze titres de « Fragile Beauty » ont le même mood. Malgré leur diversité de couleurs et de sujets, ils racontent la même histoire : celle des enfants de la diaspora qui, par la force des choses, s’inventent une identité bien à eux. L’histoire de Huong Thanh et de Nguyên Lê nous parle, même si l’on n’en comprend pas les mots. Leur musique hybride, à double sens, nous fait voyager et épanche notre soif d’inconnu, pour peu que l’on sache lâcher prise.

« Fragile Beauty » porte bien son nom, oui. Mais pas tout à fait non plus. Au-delà de cette beauté sereine et exotique, derrière cette vulnérable carapace, on sent une vraie assurance, une fermeté de ton, comme une tension entre les lignes ondoyantes. On y entend aussi comme l’expression d’un message, très personnel.

Jonathan Duclos-Arkilovitch

 

© Copyright Le New Morning, 2008.
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The Leaders

Chico FREEMAN
Bobby WATSON
Eddie HENDERSON
Fred HARRIS
Cecil McBEE
Billie HART

The Leaders s’inscrit dans les pages de l’histoire du jazz. Avec Arthur Blythe au saxophone alto, Chico Freeman au saxophone et Cecil McBee à la batterie, le groupe a marqué un coup de maître. Aujourd’hui, une vingtaine d’années plus tard, The Leaders est de retour. Chico Freeman et Cecil McBee reforment ce groupe culte et livrent leur nouvel “Esprit libre”. Ils sont accompagnés par des solistes de taille : Bobby Watson, Eddie Henderson, Frederick Harris et Billy Hart. Ce retour inouï rend hommage à l’extraordinaire talent de Lester Bowie. Ceux qui désirent retrouver une émotion free ne peuvent pas manquer une telle soirée de légende !

Ce groupe a vu le jour en 1985 à New York, à l’initiative du trompettiste Lester Bowie. Ce projet naît dans la mouvance des grands ensembles de jazz moderne fondés à cette époque (comme l’Art Ensemble Of Chicago ou l’Association For The Advancment Of Creative Musicians). Il sera composé des meilleurs jazzmen révolutionnaires, du saxophoniste et flûtiste Chico Feeman au saxophoniste Bobby Watson, sans oublier le trompettiste Eddie Henderson. The Leaders revient donc vingt ans après, avec un album, « Spirits Alike », mais sans Lester Bowie décédé en 1999. Un hommage devrait lui être rendu.


The LEADERS are back ! They created a big stir in the 80s and 90s: The all-star band “The Leaders”. Releases on various labels (Black Hawk, Black Saint and Sunnyside) and international tours gained the band worldwide recognition. The bands members were none less than Arthur Blythe, Lester Bowie, Chico Freeman, Famoudou Don Moye, Cecil McBee and Kirk Lightsey. Now the group has been revived. The initiators were Chico Freeman and Cecil McBee, who remembered the “good old times” and had the great idea to create an ensemble composed of experienced “leaders again. Unfortunately, a few of the original members are no longer available. Lester Bowie has died in the meantime, Arthur Blythe could not participate for health reasons, etc. Consequently, an ensemble was formed around the core of the two legends McBee and Freeman, which is composed of experienced musicians who are big names in jazz on one hand, and on the other hand have often been on stage or in a studio together – blind trust was to be the basis. A trumpeter was quickly found with Eddie Henderson, who fit perfectly into the concept, and Bobby Watson was also enthusiastic about the project from the start. The fact that Billie Hart was involved was almost self-evident, since he has been friends with all of them for a long time. Only the pianist Fred Harris is perhaps not so well known (yet), even though he knows the other musicians of the band from joint performances and CD projects. It finally happened in the summer 2006. Compositions were shared and worked out together in extended sessions and then a new CD was recorded during two days at Twinz Studios in New Jersey. The air was electric in the studio from the first note; the leaders interacted flawlessly and each individual was part of an ambience bursting with the joy of playing and creativity. Technical tricks or game-playing were superfluous with so much concentrated professionalism, and the first take was usually already the perfect take. It was immediately clear, since all were highly motivated, that only a CD recording would not suffice; a tour together was required. Consequently, plans for 2007 are already in an advanced stage, and the CD will be presented in various clubs and at festivals worldwide next year. 


Bobby Watson (*1953) – as: He began is career with Art Blakey’s Jazz Messengers in the 70s and was even soon the musical director of the band. He later played with Wynton Marsalis, Louie Hayes, George Coleman and many others before he founded his 29th Street Saxophone Quartet and later the band “Horizon”. Numerous records at Columbia, Enja and Blue Note, among others, are proof of his importance as more of the most outstanding alto players in jazz.


Eddie Henderson (*1940) – tp: Miles Davis is Henderson’s great model, but he has developed his own sound even though you can hear touches of Davis in Henderson’s playing time and again. At the end the 60s, he made a reputation for himself in Herbie Hancock’s Sextet, and his joint performances and recordings with Joe Henderson, Charles Earland, John Handy and Art Blakey are well known by all jazz aficionados. His current solo project (with Billie Hart on drums and others) was released in 2006 and received good reviews in the press.


Fred Harris (*1970) – p: The “youngster” of the band is from San Francisco. He has already earned a good reputation in the West Coast scene and is on the way to the very top. He has mastery not only of modern jazz forms, but also has training in classical music and is often a guest in rock bands. His playing is powerful but sensitive, and you often hear his affinity with Oscar Peterson. In addition, he also contributed a few beautiful compositions and arrangements, which immediately earned him the respect of his older colleagues. He friendly and humorous disposition opened the hearts of all to him.


Cecil McBee (*1935) – b: He is certainly one of the most skilled and esteemed bass players of jazz, the undisputed “crowning glory” of the band. McBee’s experience goes back to the 50s when he had his first notable performances with Dinah Washington. He has played with almost all illustrious names of jazz since that time: Wayne Shorter, Keith Jarrett, Pharoah Sanders, Sam Rivers and Andrew Hill just to name a few. The still very agile bassist is very much in demand with his soulful mode of playing till today, and he can often be heard on his own CDs.


Billy Hart (*1940) – d: Unbelievably versatile and flexible with the timing of Swiss clockworks are qualities, which made the drummer the first choice of musicians such as Herbie Hancock, Shirley Horn, Stan Getz, McCoy Tyner and many others from the start. Consequently, he is one of the busiest drummers in New York, but he still always finds times for his own projects (a new album was released under his name in 2006) – and of course for the Leaders!

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
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Brad Lealy

Saxo

Né à Denver (USA), il apprend le saxophone à l’école et fait ses premières armes dans des orchestres locaux. Son diplôme en poche, il intègre l’orchestre de HARYY CONNICK JR et en devient le directeur musical 5 mois plus tard ! Il s’installe à New-York et, après une tournée avec Harry Connick Jr, il est engagé comme soliste dans le COUNT BASIE ORCHESTRA sous la direction de GROVER MITCHELL. En 1999, l ‘orchestre gagne un Grammy Award avec leur CD « Count plays Duke » et Brad est nommé pour un Grammy pour son solo dans le morceaux « The Star-Crossed Lover’s ». Musicien international, Brad a joué avec les plus grands : Freddie Hubbard, Clark Terry, Joe Williams, Jimmy Cobb, Nancy Wilson, Frank Foster, Jon Hendricks, Roy Hargrove, The Mingus Big Band, Jack McDuff, George Duke, Dr. Lonnie Smith, Jimmy Smith, Melvin Rhyne et bien d’autres.

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Virgile Lefebvre

Saxo

Né le 23 Septembre 1977 à Clamart (Région Parisienne). Après avoir été initié aux différentes formes d'écritures et d'improvisation du Jazz à l'Edim (Ecole de Jazz et musiques improvisées), Virgile Lefebvre suit des études de musicologie à l'Université Paris 8 (Saint-Denis), et parallèlement, étudie le saxophone au conservatoire du 9eme arrondissement de Paris . Très vite attiré par la composition et l'arrangement, il participe à plusieurs formations de jazz.

 

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Éric Legnini

Piano

La jolie « Miss Soul » a trouvé son grand frère : « Big Boogaloo » ! L’air de parenté est évident, les origines sont communes et leur auteur, Éric Legnini, n’a pas trahi sa famille. Fidèle à ce jazz qu’il aime généreux et gourmand, le plus français des pianistes belges qu’on prend souvent pour un Italien revient avec un album aussi séduisant que le premier, nourri aux mêmes sources, creusant le sillon – en anglais : le groove ! – d’une musique qui ne craint pas de se faire plaisir sans pour autant manquer ni de dextérité, ni d’émotion.

Après des années à servir les autres, notamment Stefano Di Battista avec lequel il s’est fait connaître, Eric Legnini cultive enfin son propre jardin. Il y fait pousser les musiques qui parlent à son oreille et correspondent à son tempérament. Fidèle aussi aux instrumentistes qui l’ont accompagné dans l’élaboration de « Miss Soul », il accueille, pour ce second album, deux solistes aux fortes personnalités qui, côte à côte sur l’explosif Big Boogaloo ou séparément sur d’autres titres, contribuent à élargir le spectre de son répertoire. Figure de Label Bleu, le saxophoniste Julien Lourau trouve à merveille à se glisser dans un registre sur lequel on n’est pas habitué à l’entendre. Amené à le côtoyer de près lorsqu’il a remplacé son confrère Bojan Z en quelques occasions dans son « Fire & Forget », Legnini, en effet, habitué à penser les castings d’albums en tant que « réalisateur artistique », a eu dans l’idée de déplacer le saxophoniste, ténor en main, dans un contexte où il fait des étincelles. Bien lui en a pris : grâce à lui, on découvre à Julien Lourau des parentés inattendues aussi bien avec Junior Cook, ténor fétiche de Horace Silver, qu’avec Dewey Redman, inclassable sax du Texas à la sonorité rugueuse qui fit un bout de route auprès de Keith Jarrett et Don Cherry. L’autre soliste à apporter une chaleur toute cuivrée à ce « Big Boogaloo », Stéphane Belmondo, est un compagnon de longue date du pianiste. Partenaire sur scène depuis plus de dix ans, il est ce Soul Brother qui parle le même langage, un frère d’âme qui partage plus que de la musique. Trompettiste idéal pour retrouver l’esprit des séances hard bop, il a signé, en outre, en 2005, avec l’album « Wonderland » (B Flat Recordings), un hommage à l’art de compositeur de Stevie Wonder qui n’aurait pas été le même sans l’apport décisif d’Eric Legnini, tant comme soliste qu’en fin connaisseur de la Soul Music. Leur version langoureuse de Where Is the Love inspirée du duo entre Donny Hathaway et Roberta Flack est tirée de la même veine.

Alors que tant de pianistes lassent à force de narcissisme et de préciosité, la musique d’Eric Legnini est directe, vive, sensuelle et rayonnante. Irrésistiblement entraînante aussi, grâce à la batterie de Franck Agulhon qui trouve toujours le bon groove, et à deux contrebassistes aux qualités différentes qui alternent dans son trio : un Rosario Bonaccorso, inébranlable à la Ray Brown auprès d’Oscar Peterson, véritable pilier de la section rythmique dont l’assurance permet aux solistes d’avancer les yeux fermés ; un Mathias Allamane, plus jeune, grandi sous l’influence de Larry Grenadier, contrebassiste de Brad Mehldau, qui apporte pour les titres joués par le trio seul une musicalité différente, plus lyrique. Portées par le swing, habitées par l’exigence de la concision, emmenées avec un toucher qui fait naturellement sonner le piano, les compositions d’Eric Legnini, qui constituent l’essentiel de son disque, restent fidèles aux valeurs fondamentales du jazz et illustrent son amour pour la musique afro-américaine dans l’étendue de sa diversité.

Car on l’oublie trop souvent mais les termes de soul, de funk, ou encore de R’n’B, avant de distinguer des genres musicaux à part entière, ont d’abord servi à désigner des courants du jazz, sur son versant noir, et notamment ceux qui gardaient les pieds bien plantés dans le sol fertile du blues, le corps chevillé à la danse, et l’âme sous l’influence du Good Book. Tel le hard bop tendance funky des frères Adderley ou de Horace Silver, le rhythm’n’blues des organistes disciples de Jimmy Smith, le soul jazz entretenu chez Blue Note par des Stanley Turrentine et des Donald Byrd ou les tubes groovy de Herbie Hancock façon Watermelon Man… ce jazz qui gardait des attaches fortes avec ses origines, au son délibérément roots, parlaient à ceux qui découvraient à la même époque Marvin Gaye, Curtis Mayfield, James Brown ou encore Ray Charles et Aretha Franklin. Il reste cher à Eric Legnini dont la discothèque accueille sans distinction les classiques de la soul comme les géants du jazz moderne. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une oreille très avisée sur des pianistes plus récents, ni de suivre attentivement les petits-enfants des Soul Brothers des sixties qui, dans le hip-hop, perpétuent, par le biais des samplers, le son de toute une époque : le breakbeat joué à la batterie sur lequel démarre Funky Dilla, titre inaugural de son album, est un coup de chapeau au producteur de rap J Dilla (aka Jay Dee), récemment disparu qui œuvra auprès de Common et A Tribe Called Quest. En outre, « Big Boogaloo », comme le titre l’annonce, se plaît à faire revivre un rythme typique des années 1960, à la croisée du rhythm’n’blues et du mambo inventé par de jeunes musiciens portoricains soucieux de faire danser le public noir. Transposé à l’époque par des jazzmen comme Lee Morgan ou Lou Donaldson, il est remis au goût du jour par Eric Legnini avec un bonheur très sûr grâce à Franck Agulhon qui fait tourner ces rythmes avec une aisance jouissive.


Dans le très remarqué « Miss Soul », Eric Legnini rendait un hommage en filigrane au méconnu Phineas Newborn. C’est encore lui qui se trouve derrière Relection, un thème signé par Ray Bryant, l’un de ces petits maîtres du clavier qu’il affectionne, chez qui l’héritage du be-bop est imprégné d’esprit gospel et mâtiné d’expressivité bluesy. Cependant, c’est une autre figure négligée qu’Eric Legnini a tenu à saluer au fil de ce second album : le pianiste et chanteur Les McCann (né en 1935) qui, en son temps, fut le plus emblématique des prophètes du soul-jazz. Auteur d’un monument du genre, « Swiss Movement », enregistré en 1968 au festival de Montreux, en compagnie du saxophoniste Eddie Harris, pour le label Atlantic, il a conquis le monde grâce au tellurique Compared to What et à l’explosif Cold Duck Time à faire vibrer les murs. Ainsi, c’est à Les McCann qu’est repris l’irrésistible The Preacher qui clôt cet album mais aussi la chanson Goin’ Out of My Head, tube en vogue que le pianiste du Kentucky avait enregistré en 1967 en trio dans un club de Washington. C’est à lui encore qu’est dédié Honky Cookie, d’inspiration franchement gospel bâti en question-réponse, sorte de miniature swinguante comme Eric Legnini les affectionne, directe et sans détour (en moins de trois minutes, tout est dit !). Cependant, Les McCann n’est que le plus emblématique d’une cohorte de pianistes dont Eric Legnini ranime l’héritage, car il sait que ses influences sont loin de se limiter à eux, comme en témoigne son interprétation en solo de Smoke Gets in Your Eyes, grand standard qui révèle un penchant d’improvisateur qui doit aussi à Bill Evans et Keith Jarrett. Car s’il est une unité de l’art d’Eric Legnini, à l’image de son poétique Trastevere inspiré du quartier romain du même nom, c’est dans son attachement quasi-latin à la mélodie et à la chanson, qu’il faut la rechercher. Loin de s’enfermer dans l’univers de ceux qui l’ont inspiré – on appréciera à cet égard les couleurs pop de Nightfall – Eric Legnini jouit d’une force tranquille qui lui permet de redonner une actualité à tout un pan de la mémoire du jazz avec jubilation et de faire chanter avec faconde et justesse la moindre note qui éclot sous ses doigts.

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Cyrille Lehn

Piano

Pianiste et compositeur, improvisateur, il pratique régulièrement l'accompagnement de films muets au musée d'Orsay, au musée du Louvre et au Centre Georges-Pompidou. Il a participé, en alternance avec Jean-François Zygel, au spectacle Du coq à l'âne interprété par Serge Hureau et Olivier Hussenet. Pour quelques membres de l'Orchestre de Paris, il a réalisé des arrangements sur des musiques yiddish et tsiganes. Vivaldimedley, qu'il a composé en 2002 a été créé au festival de Salon de Provence. Il est également professeur d'harmonie au Conservatoire National Supérieur de Paris.

 

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Cecilia Leite

Chant

Ballerine, journaliste, interprète aux multiples facettes, Cécilia Leite a notamment collaboré avec Chico Buarque sur un titre en français « Dis-moi comment ».

Applaudie par les meilleures critiques, primée pour son premier opus (éponyme), sorti en 2004, elle accumule les récompenses au Brésil pour son travail d’une extrême qualité (prix "The Best" de la Meilleure Attraction Musicale, accordé par le Journal O Estado do Maranhão ; sélection pour le projet ministériel “Pixinguinha” en 2005...) 

Cécilia Leite, ou une diffusion de sensualité disséminée d’espièglerie, interprétant un répertoire raffiné. Reprenant les thèmes des illustres Tom Jobim, Vinicias de Moraes, Gilberto Gil, Chico Buarque, Joao Donato, Antonio Vieira ; remarquablement accompagnée par une formation brésilienne, le tout scindant rythmes du nordeste et jazz vocal méticuleusement arrangé. Avec ce spectacle « São Bonitas as Canções » Cécilia Leite nous convie à une promenade musicale au cœur de son Brésil natal.

Site internet : http://www.cecilialeite.com.br

 

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Éric Le Lann

Trompette

Éric Le Lann n’est plus à présenter…

Sa carrière de trompettiste, unique en France, l’entraîne à jouer et enregistrer aux côtés de Martial Solal, Archie Shepp, Mike Stern, Eddie Gomez, Chet Baker, Dexter Gordon, Herbie Hancock et bien d’autres encore… De son côté, Jannick Top se fait connaître sur la scène en intégrant le tout premier Magma de Christian Vander puis devient bassiste, arrangeur et directeur musical de Michel Berger, France Gall, Johnny Halliday… Il travaille également pour des comédies musicales à grand succès telles que Starmania et Notre dame de Paris. Éric Le Lann, toujours aussi original, nous propose dans cet album un casting de rêve : le guitariste d’Herbie Hancock Lionel Louéké, le fantastique Damien Schmitt à la batterie et comme cité plus haut, Jannick Top à la basse. Les compositions originales sont toutes signées des deux leaders, alternant musique électrique et acoustique. La réalisation de cet album résolument moderne et issu d’influences des musiques actuelles est confiée à Jannick Top et son complice Fabien Colella. Éric Le Lann et Lionel Louéké fusionnent pleinement, soutenus par une rythmique de rêve : Top-Schmitt. Les compositions sont étoffées par la guitare électrique de Jean- Marie Écay, le Fender Rhodes d’Olivier Hutman, les claviers de Fabien Colella, les saxophonistes Thomas Faure, Christophe Nègre et Bruno Ribera (sax et flûte). 

 

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Ray Lema

Chant, Piano

Formé à l’occidentale (séminaire, musique classique, piano), Ray Lema est un des musiciens africains les plus curieux (dans tous les sens du terme). Toujours en quête de nouveautés, de découvertes, d’inspirations, il n’a de cesse à sillonner la planète et d’enrichir son travail qui est certainement aujourd’hui une des plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier.

Ray Lema est né dans un train au Zaïre (aujourd’hui République Démocratique du Congo).
À 11 ans, il rentre au petit séminaire de Mikondo à Kinshasa avec la ferme intention de devenir prêtre. Mais très vite, lors des cours de musique, il dévoile un don certain pour le piano.
Enfant, il découvre la musique à travers une culture et une tradition occidentales fort éloignées de ses racines. Mozart, Bach, ou le chant grégorien deviennent son quotidien. Le jeune Ray est désigné accompagnateur officiel des messes à l’orgue pendant des années. Sa vocation religieuse se transforme vite en une vocation évidente pour la musique.

Débuts kinois
Lorsqu’il quitte le séminaire, Ray continue à jouer avec quelques groupes et orchestres.
Repéré par le musicien Gérard Kazembe, Ray intègre son orchestre. Pendant deux ans, il joue d’innombrables airs de la variété anglo-saxonne de Jimi Hendrix aux Beatles. Sa notoriété se forge petit à petit, et en 68, on lui demande de créer un groupe officiel sur la demande du gouvernement. Il monte le Baby National dans lequel il est chef d’orchestre. Parallèlement, il accompagne également les stars zaïroises, dont Tabu Ley Rochereau et Joseph Kabassele.
Il intègre ensuite un groupe rock, éminemment populaire, les Yss Boys. Lorsque la formation se sépare en 72, Ray éprouve le besoin d’approfondir ses connaissances musicales traditionnelles et part, magnétophone sous le bras, à travers son pays pendant plusieurs mois. Là, il récolte tout ce qu’il peut trouver comme sons, musiques, danses ou chants. Riche de cette expérience inédite pour un musicien africain, le gouvernement lui demande en 1974 de monter et de diriger le Ballet national du Zaïre. Devant rassembler toutes les couleurs musicales du pays, Ray Lema repart sillonner les régions en quête de musiciens, et danseurs de toutes ethnies. Il crée ainsi un ballet d’une centaine d’artistes.


Afrique-Amérique-Europe
En 1979, la fondation Rockfeller invite Ray Lema à venir travailler aux États-Unis. Il y reste plus longtemps que prévu et y enregistre un tout premier disque en solo, « Koteja ».
En 82, Ray quitte les États-Unis et s’installe finalement en France.
Nouvelle adresse, nouvelle culure, nouvelle carrière. Il monte un groupe, Carma (Central Africa Rock Machine) composé de musiciens de divers horizons (Zaïre, Cameroun, Haïti, Guadeloupe).
On commence alors à le repérer dans les nuits musicales organisées par le magazine Actuel et le directeur de la revue, Jean-François Bizot, devient son producteur pendant quelques années.

En 83 sort « Kinshasa-Washington DC-Paris », rumba-rock, funk, reggae, tradition, modernité, l’album marque le décollage d’une carrière internationale.
À la même époque, il réalise un album « The Rythmatist » avec l’anglais Stewart Copeland, ex-batteur du groupe Police.
L’année suivante, il rencontre Martin Meissonier, ingénieur du son et arrangeur, et de cette rencontre sort l’album « Médecine ».

En 86, Lema travaille pour le cinéma et compose la bande sonore du film « Black Mic Mac » de Thomas Giloux.
En 88, il monte un groupe occasionnel pour un album, le « Bwana Zoulou Gang », composé d’artistes français dont Charlélie Couture et son frère Tom Novembre, Jacques Higelin et Alain Bashung. Il fait également appel à des musiciens africains, dont les camerounais Willy N’for et Manu Dibango. Très dansant et très festif, cet album réunit à la fois des influences pygmées et le funk le plus électronique.

En 89, Ray Lema donne un nom sénégalais à son nouvel album, « Nangadeef » (« Bonjour » en wolof). Les invités y sont nombreux. Citons le saxophoniste américain Courtney Pine et les magnifiques voix féminines du groupe sud-africain, Mahotella QueeDans les annés suivantes, il multiplie les orientations musicales les plus diverses. En 92, il produit à nouveau un artiste africain en la personne de Were Were Liking et sa troupe du Ki Yi M’bock Théâtre d’Abidjan. Ils écrivent l’opéra « Un Touareg s’est marié avec une pygmée » qui fera une grande tournée en France. Puis retour au jazz avec le pianiste allemand Joachim Kühn sur l’album « Euro african suites ».

Il rencontre ensuite le professeur Stefanov, maître de l’art vocal bulgare, et directeur artistique de l’Ensemble Pirin’ depuis 1956. Ensemble, ils composent et enregistrent un album étonnant dans lequel 23 chanteuses (14 bulgares, 6 africaines et 3 choristes) mélangent leurs voix et leurs cultures dans un tourbillon de mélodies éblouissantes.

Sobre retour en 94 avec le disque « Tout Partout ». Entouré de deux jeunes choristes françaises, Cathy Renoir et Isabel Gonzales, Ray Lema présente un album tout en dépouillement d’où émanent une kora, une flûte pygmée, ou un accordéon.
En 96, l’album « Green Light » poursuit le travail solo entamé avec « Tout Partout ». De plus, son humanisme prend toute son ampleur lors de missions artistiques qu’il entreprend au Tchad, Bénin et Burkina Faso. Ces voyages lui offrent l’occasion de former et d’aider des artistes et musiciens locaux, tâche que Ray Lema affectionne tout particulièrement.

L’introspection continue avec « Stoptime » qui sort en 97 et est l’expression d’une certaine maturité (la cinquantaine) qui évoque aussi son héritage classique.
Cet héritage est à l’honneur en 97 lorsque Ray Lema se lance dans l’écriture d’un opéra, « Le Rêve de la Gazelle », pour un orchestre de 30 musiciens.
Inspiré par la nature africaine, cette pièce musicale est interprétée pour la première fois par un orchestre suédois en février 97 et fait l’ouverture du Festival « Rock In Rio » (Rio de Janeiro) avec l’Orchestre Symphonique brésilien en janvier 2001.

Gnaouas
Au cours de l’année 2000, Ray Lema travaille avec les Tyour Gnaoua d’Essaouira, formation marocaine traditionnelle. De leur rencontre naît une création musicale qui permet la confrontation de la musique gnaoua, issue des anciens esclaves originaires des régions subsahariennes, et des chants congolais. Instruments, voix, le mariage est une réussite. La création a lieu en mai 2000 au Couvent des Cordeliers dans le cadre de l’année du Maroc. Ils sortent un album commun, « Safi » (On est d’accord) , et partent en tournée internationale pendant deux ans.

Théâtre et Cinéma
Parallèlement à sa carrière scénique, Ray Lema continue de composer pour le théâtre et le cinéma. Il compose et réalise la musique des deux téléfilms de Daniel Vigne « Fatou la Malienne » et « Fatou l’Espoir » (sortie de l’album B.O en avril 2003) ainsi que la BO du film du cinéaste burkinabé Pierre Yaméogo « Moi et mon Blanc ».
En 2005, il compose et réalise pour France 3 la musique du Téléfilm de Karim Soumaïla « Villa belle France ».
Il met également en musique, pour le metteur en scène Jean-Louis Martinelli, les psaumes de « Médée » dont l’adaptation est présentée au théâtre des Amandiers de Nanterre en 2003 et les scènes nationales françaises courant 2004. Ray LEMA reçoit pour cette œuvre le Grand Prix du Syndicat de la Critique comme Meilleur Compositeur de Musique de Scène pour la saison 2003/2004.


Piano Solo
En 2001, Ray LEMA présente une série de concerts seul au piano en France et en Italie (Grenoble, Scènes nationales de Boulazac, Istres et Palaiseau, Cloître des Jacobins à Toulouse, Opéra de Turin et Chapelle à Bari), ces concerts donnent naissance à l’album « MIZILA » . Il part en tournée sur les scènes européennes défendre ce répertoire pendant la saison 2004/2005.

Django d’Or
Le 13 octobre 2003, Ray LEMA reçoit des mains du président de la SACEM, un Django d’Or qui lui rend hommage pour l’ensemble de sa carrière.

Collaboration musicales
Curieux de partager de nouvelles expériences musicales et humaines avec ses pairs, Ray LEMA continue les collaborations. Pendant deux ans et demi (2002/2004), il partage les scènes du monde entier avec son vieux complice Manu DIBANGO où ils présentent leur concept le « Bantou Beat » , mélange du répertoire des deux artistes et de musiques traditionnelles du continent Africain.
En 2005, à l’invitation du chanteur guitariste et compositeur brésilien Chico CÉSAR, une nouvelle rencontre voit le jour, celle de l’Afrique et du Brésil. Cette formation tourne sur les routes des Festivals d’été en Europe pendant l’été 2005 et se présentera en février 2006 au Cabaret Sauvage à Paris.

L’Université Musicale Africaine (UMA)
Préoccupé par la situation de l’enseignement musical en Afrique, la marginalisation des musiciens africains sur le marché mondial de la musique, et par la rupture évidente et croissante entre les musiques traditionnelles africaines et la musique ‘moderne et urbaine’, Ray LEMA initie un projet en Afrique basé sur la transmission des savoirs entre des musiciens africains de la diaspora et les jeunes apprentis de la musique en Afrique.
Projet ambitieux et bas é sur le long terme, Ray LEMA initie en 2004, une série de master-class sur le continent africain avec l’objectif à très court terme, d’impliquer un maximum d’artistes africains basés en Europe et de s’appuyer sur le savoir-faire des diasporas cubaine et brésilienne.
Ce projet mène ses pas au Burundi à deux reprises (2004 et 2005), au Burkina Faso (2005) et en Afrique centrale sur l’année 2006.

Le Trio
En 2006, Ray retrouve deux de ses anciens compagnons de route, Etienne MBAPPÉ et Francis LASSUS.
Ensemble ils présentent l’African Jazz trio où les morceaux instrumentaux et chantés ponctuent le répertoire
.

 

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LENALUIZ

Sonia Sala
André Margail
Yann le Ker

Vincent Guibert
Jean Paul Beirieu
Patrick Loiseau

 

LENALUIZ, c’est tout d’abord une histoire de rencontres : Une histoire qui débute avec Sonia Sala qui croisent le chemin d’André Margail. Sonia est alors chanteuse de Fatal Mambo. André, lui, parcourt les routes et prête sa guitare à de nombreux artistes tels que Jane Birkin, Niagara, Mark Knopfler, etc., tout en poursuivant régulièrement des projets plus personnels (Train fantôme, Liquid, Captain frakass...).

Le début d’une aventure musicale aux couleurs latines s’est imposée à eux comme une évidence, par leurs origines espagnole et italienne, pour elle, souche catalane pour lui. Puisant au fond de ses racines et de ses premières influences à jouer les standards de la musique espagnole et sud américaine dans les mariages gitans des Pyrénées orientales, André compose rapidement un premier lot de chansons où se mêlent les sonorités plus anglo-saxonnes croisées lors de son parcours musical.

Pour la réalisation ils feront appel à Yann le Ker, grand complice musicien et ami très proche et à Jean Paul Beirieu pour les percussions et batterie. Le long passé de création musicale et l’amitié qui lie chacun des membre du groupe donne une dimension particulière et une force indéniable à LENALUIZ. Une unité se dégage, un plaisir qui s’écoute.   L’album a été enregistré au studio de Vincent Guibert, musicien aux multiples facettes qui hormis avoir fait la prise de son et avoir été d’une présence et d’une aide créative de chaque instant, signe les parties de clavier.

L’album terminé, il ne restait plus qu’à concrétiser le travail de studio et se retrouver au plus vite sur scène. Une résidence, à Poitiers en Janvier 2006, suivie d’un concert rempli d’émotions aura suffi à souder les musiciens. Dès ce premier concert le son du groupe prend forme, et le mélange de sonorités latines et folk rock, acoustiques et électriques de l’enregistrement y prend une nouvelle dimension.

Face au même désir d’écriture, même passion pour la musique et la scène, même envie de défendre ce projet, cette aventure qui débuta par un duo se poursuivra sous la forme d’un groupe compact et uni : LENALUIZ.

Discographie du groupe :
« Amor a la vida »

 

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Manu Le Prince

Chant

Après avoir vécu quelques années à Londres, c’est en France que sa carrière débute réellement.. Avant de se lancer en solo, elle fera partie de formations diverses : Odeurs, Magma, Urban Sax, Brasil Stars, avec entre temps une série de concerts aux côtés de Bernard Lavilliers.

De retour d’un long séjour au Brésil, elle crée son propre style au travers de compositions originales et enregistre l'album Agora (1991). Des rencontres artistiques et amicales avec de grands noms comme Hermeto Pascoal, vont donner à sa musique une nouvelle dimension.

Son talent est vite reconnu et force le respect de ses pairs. Entre des tournées au Brésil et l’enregistrement d’un album live, Manu Le Prince se produit beaucoup sur scène, du duo au sextet, à travers la France et de nombreux pays : Brésil (Sao Paulo, Brasilia, Rio), Grèce, Turquie, Maroc, Suisse, Belgique, Italie, Slovénie, Emirats... Manu se produit régulièrement au Brésil, notamment au Vinicius à Rio et dans les SESCs (théâtres).

Son album Madrugada, enregistré en 2003 entre Paris et Rio, et entre jazz et musique brésilienne, mêle reprises et compositions originales. Auteur et compositeur, elle sait aussi, comme interprète, se réapproprier les standards et leur donner une dimension nouvelle. Manu imprègne sa musique de sa personnalité. Comme lorsqu’elle « brésilianise » des standards ou leur apporte sa touche de féminité, tout en conservant leur aspect originel.

DISCOGRAPHIE

  • Agora, 1990
  • Manu Le Prince ie grupo live no SESC, 1998
  • Madrugada, 2003
  • Madrugada, 2006 (réédition), Nocturne

SITE INTERNET

http://manuleprince.com/

 

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Gérard Lesne

Voix

Gérard Lesne, chanteur haute contre français, est né en 1956.
Guidé par une insatiable curiosité, Gérard Lesne a très tôt décidé que sa vie serait celle d’un homme ouvert aux diversités du monde, avec la musique pour langage.

Autodidacte, il se dirige d’abord vers le rock, le jazz et la musique électronique. Mais les murs ne sont pas assez épais, les clivages trop perméables pour cet artiste avide de savoir et de découvertes qui va, au gré des rencontres, se passionner pour le répertoire baroque et médiéval.
René Clemencic sera son premier maître ; il lui apprendra la beauté et la subtilité du répertoire médiéval européen. William Christie lui transmettra ensuite sa passion de la musique française, de Charpentier à Couperin, puis c’est Philippe Herreweghe qui lui enseignera la rigueur de la musique allemande et de Bach.

Vient alors le temps de l’émancipation. À la fin de l’année 1985, Gérard Lesne fonde Il Seminario Musicale. Avec cet ensemble à géométrie variable composé de musiciens de tout premier ordre, Gérard Lesne va choisir d’explorer, découvrir, défendre, révéler, sous un éclairage différent, plus intimiste, les répertoires baroques français et italien.
Il Seminario Musicale va rapidement imposer un style et gagner un large public. En tournée et concerts dans le monde entier, ils réalisent une trentaine d’enregistrements (pour les labels Virgin puis Naïve), souvent primés et récompensés, notamment par trois Victoires de la Musique, le Prix Mado Robin ou encore l’Orphée du «Mérite Lyrique» décerné par l’Académie du Disque Lyrique...
Pour autant, Gérard Lesne n’en oublie pas ses passions de toujours et le Jazz ou encore les musiques électroniques continuent d’habiter son univers musical. Ainsi, en 2005, paraît sous le label Naïve un disque réalisé en collaboration avec les artistes Shazz et Massa (Human?).

Gérard Lesne est sans doute l’un des rares artistes classiques à pouvoir favoriser des passerelles entre la musique ancienne et les musiques d’aujourd’hui. Comme illustration supplémentaire de ce positionnement assez unique, l’année 2007 sera marquée par la sortie de deux enregistrements pour le label ZIG ZAG Territoires : un premier, avec Il Seminario Musicale, consacré aux grandes œuvres profanes de Charpentier (sorti fin mars) et un second, voué au Jazz, avec ses trois complices, Bruno Angelini, Jean Philippe Viret et Ramon Lopez (sortie courant septembre).

Pédagogue, Gérard Lesne dirige des master classes à Royaumont, Lyon, Bordeaux, Marseille, comme àl’étranger. En 2004, il a été fait Chevalier des Arts et Lettres et a reçu le prix In Honorem de l’Académie Charles Cros pour l’ensemble de sa carrière.

 

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Jasmin Levy

Chant

Née à Jérusalem il y a 27 ans, la chanteuse Israélienne Yasmin Levy fut en contact dès son plus jeune âge avec le chant et la culture Ladino grâce à son père, Yatzah Levy, qui fut l’une des principales figures de la conservation de la culture Judeo-Espagnole.
C’est donc naturellement que Yasmin Levy suit ses traces et devient à son tour une ambassadrice du Ladino, par le chant, par sa voix et par une conscience spirituelle. Grâce à ces atouts, elle développe une capacité extraordinaire à exprimer les émotions et l’histoire de sa culture.
À travers son chant plein de spiritualité et d’émotion, Yasmin s’est donnée pour mission de préserver et remettre au goût du jour certains des chants les plus beaux de l'héritage Ladino/Judeo-espagnol en le mélangeant avec le flamenco andalou.
Le premier album de Yasmin "Romance & Yasmin" a créé l’évènement au sein du monde de la musique World. Son nouvel album "La Juderia" est un savant mélange de musique Ladino et de flamenco, le tout mis en valeur par son style unique plein d’émotion.
Au cours de l’année 2004, Yasmin Levy a donné plusieurs concerts dans divers festivals et événements internationaux comprenant WOMAD Singapour, Forum Barcelona, ainsi que le prestigieux concert de la soirée du jour de l’an de la BBC à Londres.
Cette année, Yasmin a en outre été déjà nominée pour les BBC World Music Awards. Elle effectue en ce moment une tournée au Royaume Uni, en Europe et aux États-Unis, avec des concerts au Ronnie Scott à Londres, au WOMAD Festival en Angleterre et en Espagne. Elle clôturera l'année avec un concert spécial au prestigieux Carnegie Hall de New York en décembre.

 

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Lifescape

Quartet

Lifescape est un quartet de jazz vocal moderne, rythmique et instrumental. Souvent comparé à Kurt Elling, David Linx ou Patricia Barber, le groupe puise son inspiration aussi bien dans le swing et le latin jazz que dans la pop, le rock et d’autres musiques actuelles, leur répertoire oscille entre balades inspirées, compositions énergiques et reprises originales.

Le groupe est né en fin 2005 d’une collaboration de Renaud de Lacvivier et Olivier Régin. Ils sont rejoints par Arnaud Girard puis Dann Yankovitch.

Les premiers concerts ont lieu début 2006 dans plusieurs clubs de jazz de la capitale.

En juin, le groupe décroche un contrat pour jouer une fois par mois au Backstage (14ème) puis chaque semaine Chez Claude (1er). Le groupe joue aussi de façon ponctuelle dans divers clubs de jazz de la capitale (Café Universel, Franc Pinot, Swan Bar, Jazz Cartoon).

En février 2007, le groupe participe au tremplin IAE de Tours et à la 13ème édition du Printemps de la Vieille Bourse, festival de jazz à Lille en mars dernier.

Lifescape est le groupe « découverte » de l’édition 2007 du festival les « Couleurs du Jazz » de Corbeil-Essonnes.

Site officiel : http://www.lifescape-music.com

 

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Ligiana

Chant

Ligiana vient de Brasilia, capitale inventée par Lucio Costa et Oscar Niemeyer, symbole du modernisme brésilien. Comme tous bons brésiliens, même si elle est née à São Paulo, elle n’oublie pas son enfance sous un ciel de 360°.
À Brasilia, elle a eu ses premières expériences de danse et de théâtre, et a débuté à l’âge de douze ans dans le rôle de la petite Antigone au Théâtre National.
En tant que danseuse elle n'est pas allée au-delà des pointes mais le drame et la comédie feront toujours partie de sa nature. En 2000 elle obtient une maîtrise de chant à l’Université de Brasilia, ayant étudié auparavant à l'École de Musique de la même ville. Juste après, elle a traversé l'océan et a vécu en Italie et aux Pays-Bas, où elle a étudié la musique baroque et la musicologie et a fait diverses apparitions dans des performances d'art contemporain.
La musique brésilienne, qui a toujours figuré parmi ses centres d’intérêts artistiques, est aujourd’hui au cœur de son travail de chanteuse et de musicienne. L’agilité du chorinho, la cadence de la samba et les expressions particulières de la mélodie brésilienne sont aujourd’hui dans son répertoire. Elle les a notamment découvertes lors des rodas de samba qui avaient lieu dans sa propre maison où elle avait le privilège d’écouter des musiciens comme le mandoliniste Hamilton de Holanda.
Enthousiasmée ces dernières années par la richesse de la samba, Ligiana commence à composer des chansons basées à la fois sur la tradition du genre et sur ses variations modernes. Ligiana se produit à Paris et dans plusieurs villes européennes avec un répertoire composé de classiques de la samba des années vingt à nos jours, parmi lesquels certaines chansons auparavant tombées dans l’oubli. Le choix se fait soit selon l’importance historique des auteurs, soit pour la beauté des mélodies. Il inclut des chansons qui ont été chantées par la diva Carmen Miranda, dont la voix et le glamour ont conquis le monde et le cœur de Ligiana. Font aussi partie de son goût personnel les chansons de Cartola, Noel Rosa, Chico Buarque, Nelson Cavaquinho, Mestre Batatinha, Tom Zé, encore, encore et encore.


Elle est belle, dynamique, pleine de talent. Elle a l'œil malicieux et une voix claire. Elle peut être drôle ou émouvante, elle a fait de la danse, du théâtre et fait de la recherche musicologique sur la musique baroque. Et pourtant, elle chante le Brésil ancien et contemporain.

On attend avec impatience la sortie de son premier album,  A menina samba, un album qu’elle vient de finir. Produit par l'artiste sous la direction musicale de Fernando Cavaco et Alfredo Bello, il a été enregistré entre Sao Paulo, Brasilia et Paris avec la participation des grands noms de la musique brésilienne actuelle tels que Tom Zé, Hamilton de Holanda, Philippe Baden Powell et Marcelo Pretto… Des collaborations artistiques de qualité qui confirment le talent de Ligiana.

La musique brésilienne, qui a toujours figuré parmi ses centres d’intérêts artistiques, est aujourd’hui au coeur de son travail de chanteuse et de musicienne. L’agilité du chorinho, la cadence de la samba et les expressions particulières de la mélodie brésilienne sont aujourd’hui dans son répertoire. Un répertoire qui se compose au coup de cœur ! Pour la beauté des mots et des mélodies, par simple goût de l'esthétique, mais aussi par souci du contenu et de l'intelligence des chansons.

Associant dans son album des compositions inédites à des perles cachées de la musique brésilienne, telles que « Consideração » (Cartola/Heitor dos Prazeres) ou « Pandeiro do Brasil » (Luiz Peixoto/José Maria de Abreu), Ligiana s’impose peu à peu comme une des artistes montantes de la nouvelle scène brésilienne.

DISCOGRAPHIE

A menina samba, sortie prévue prochainement

SITES INTERNET

  • www.ligiana.com
  • www.myspace.com/ligiana

 

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mise à jour en novembre 2007.


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Vincent Limouzin

Vibraphone, Marimba, Électronique

Titulaire d'un premier prix de percussion obtenu au CNSM de Paris, vibraphoniste mais aussi virtuose des instruments traditionnels (marimba, gamelan…), Vincent navigue depuis plusieurs années entre la musique contemporaine (2e2m, Bekummernis...), les musiques métisses (Pan à Paname, Ensemble Papaloapan...), les musiques actuelles et improvisées (ONJ Claude Barthélemy, Fred Galliano Electronic Sextet, Collectif Polysons, Jaster, À Plusieurs...). Il s’adonne également à un travail pédagogique soutenu en animant régulièrement des stages et master-classes autour de l’improvisation et du vibraphone.

Discographie sélective
• Pan A Paname Steel Band, Soka Rakai, 2000, Gimini Music
• Fred Galliano Electronic Sextet, Live Infinis, 1998, F Com
• Terra Nova, Danses, 1995, Buda Musique
• Jaster, Océanatu, 1995, Night & Day
• Thierry Mineau Group, Paris, 1989, Caravan

 

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Living Colour

Will Calhoun, Vernon Reid,
Corey Glover, Doug Wimbish

Dans la galaxie groove, les tendances les plus éclectiques existent. Il y a près de vingt ans de cela, une fusion de ces tendances apparaissait, mêlant funk, rock, jazz, reggae dub ou d'autres genres. Living Colour, LE groupe fusion par excellence, est l'un des meilleurs exemples de cet élargissement du champ des possibles par l'explosion des frontières musicales. Voici leur histoire...

Durant les années 80, le rock n'était plus qu'un pastiche de ce qu'il avait été pendant les deux décennies précédentes. Avec l'arrivée de formations et de mouvances commerciales et standardisées, le public avait perdu de vue la pureté et la créativité que des Jimi Hendrix, Santana ou Funkadelic (« Who says a funk band can't play rock ? »), pour ne citer qu'eux, avaient pourtant apporté peu avant cela. Cependant, hors du circuit commercial, des musiciens continuaient à se nourrir de ces influences et à briser les frontières que l'industrie musicale avait imposées au porte-monnaie du public. La résurrection allait venir de l'un des plus importants viviers musicaux de la planète : New York.

Living Colour, né en 1984, y fut ainsi découvert par… Mick Jagger. Le groupe perpétuait une tradition musicale noire allant de Chuck Berry et Little Richard à Jimi Hendrix et Sly Stone, entre autres. Conscient de la matière brute qui les animait après une performance scénique plus que remarquée au CBGB's, un club mythique de la ville, le leader charismatique des Rolling Stones leur mit le pied à l'étrier en produisant une démo et les mit en contact avec EPIC.

Vernon Reid (à la guitare), Muzz Skillings (à la basse), Will Calhoun (à la batterie) et Corey Glover (au chant), alliant des influences très diverses (jazz, rock, blues, funk, reggae et même Drum'n Bass), mettaient leur virtuosité au service de textes à message dont la sincérité fut confirmée par leur récente réaction à la catastrophe du 11 septembre 2001 et aux travers du monde actuel : l'album ColleidoscØpe (2003).

Vernon Reid et le journaliste Greg Tate, dans cette même révolte, créèrent très tôt la Black Rock Coalition, destinée à lutter conte les discriminations raciales dues aux segmentations marketing de l'industrie musicale. L'idée était de casser la logique de produit fourni à une « cible » précise, celle-ci rendant par exemple impossible l'idée d'un groupe de rock noir puisqu'en généralisant le rock était réservé aux blancs (discutable, la preuve…). Leur initiative fut d'autant moins saugrenue que les noirs ont bel et bien créé le rock, tout n'est qu'une question de terme… La Black Rock Coalition continue à aider des groupes locaux en les « aguerrissant » aux pratiques de la communauté artistique. Une émission de radio éponyme animée par Vernon Reid émet aussi sur le Net.

1988 fut donc le début d'une série de quatre albums studio avec le cataclysmique Vivid, Time's up, acclamé par la critique en 1990, Stain, en 1993, avec l'arrivée de Doug Wimbish à la basse puis Pride, sorti en 1995, au moment de la séparation du groupe. Signalons aussi Biscuits, en 1991, un six titres constitué de morceaux enregistrés pour l'occasion, de titres non retenus pour Time's up et de captations de leur tournée de 1989 (celui-ci risque de ne faire plaisir qu'aux inconditionnels). Notez qu'il existe des albums live, dont un concert au CBGB's en 1989, mais les lister tous serait fastidieux. Une solution : www.livingcolour.com


Living Colour , à l'époque de la sortie de Pride, avait vendu près de quatre millions d'albums dans le monde entier et gagné de nombreuses récompenses dont deux Grammy Awards, deux MTV Music Vidéo Awards, deux International Rock Awards et plusieurs New York Music Awards. Ils avaient aussi marqué le renouveau du rock en l'associant à d'autres styles et leur fusion allait influencer la naissance de formations telles que Rage Against The Machine, Sevendust, Incubus et bien d'autres. Pourtant, en 1995, des désaccords sur la direction musicale du groupe les menèrent à la séparation. S'en suivit une longue période durant laquelle chacun des feux Living Colour vaqua à ses projets solos.

Will Calhoun fut à l'origine de la reformation. Parti pour un tour du monde de cinq ans allant de la Russie (en tant que membre de l'ensemble jazz de Wayne Shorter) à l'Australie (où il étudia la musique tribale, logé par une famille aborigène de l'Outback) jusqu'au Maroc (où il expérimenta la transe musicale Gnawa), il recueillit d'innombrables témoignages de sympathie pour Living Colour. Cette ferveur du public dans les recoins les plus improbables de la planète lui rendit finalement la foi en la défunte formation.

C'est en décembre 2000, fort de la certitude qu'il était temps pour le groupe de se retrouver, qu'il persuada Vernon Reid de faire une apparition sur la scène du CBGB' s en featuring de Headfake, la formation Drum'n Bass de Doug Wimbish. Celle-ci accueillait d'ailleurs déjà parfois Corey Glover. La frénésie du public et le plaisir de se retrouver sur scène comme dans le passé leur rendirent leur vigueur des débuts. Une tournée triomphale aux USA s'en suivit, ainsi que des concerts en Amérique du sud puis la tournée des festivals européens. Vivid re-mastered, sorti en 2002, marqua alors leur retour aux origines. Comme son titre l'indique, il s'agit d'une version de leur premier album agrémentée de cinq morceaux bonus, dont la reprise de Should I stay or should I go des Clash.

C'est à peu près à cette même période que le groupe se remit à composer. Près d'un an et demi leur fut cependant nécessaire pour retrouver le feeling qui avait fait leur singularité et leur verve percussive. ColleidoscØpe naquit enfin en 2003 et se révéla être non seulement un chef d'œuvre de musicalité mais également un pamphlet rageur contre l'aveuglement du monde actuel. On notera un joli clin d'œil avec une reprise déjantée d'un standard d'AC/DC : Black is back …

 

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Didier Lockwood

Violon

Une passion avant tout
1956. Calais. Didier Lockwood vient agrandir une famille d’artistes. Son père est instituteur et professeur de violon, sa mère peintre amateur et son frère aîné Francis un talentueux pianiste en herbe, très attiré par le jazz. Tout jeune, Didier se passionne pour l’instrument paternel et entre au Conservatoire à l’âge de 6 ans.

Un rythme acharné
En plus de l’école et des compétitions de natation, le jeune violoniste suit quotidiennement les cours du Conservatoire et de son professeur particulier. Il reçoit l’enseignement difficile de l’excellente méthode Karl Flesh qui permet à l’élève un formidable délié des doigts de sa main droite. Cette technique lui sera salutaire pour aborder le jazz.

Un énorme potentiel
Didier Lockwood intègre l’Orchestre lyrique du Théâtre Municipal de Calais à 13 ans. Il en a 16 lorsqu’il se voit doublement récompensé de ses efforts et de sa virtuosité. Il remporte le Premier Prix du Conservatoire National de Calais et le Premier Prix national de musique contemporaine de la SACEM pour sa composition pour violon préparé.

Le choix de la liberté
Le violoniste admire la musique classique et ses grands compositeurs. Une nouvelle passion va pourtant s’emparer de lui : la musique improvisée et le jazz, auxquels son frère l’initie. Il découvre à cette époque une autre approche de la musique axée sur la tradition orale. Bien qu’il soit reçu premier à l’examen final de l’École Normale de musique à 17 ans, il ne tentera pas l’entrée au Conservatoire National de Paris, happé par un démarrage professionnel fulgurant au sein du groupe mythique Magma.

Inspiration « électrique »
Les sources d’inspiration de Didier Lockwood sont nombreuses. Il y a la musique classique et les grands noms du jazz et du Blues (Coltrane, Monk, Ayler, Jimmy Hendrix, Franck Zappa etc.), sa région natale (les paysages sauvages de la Côte d’Opale… ceux des usines textiles de Calais), et plus tard les musiques traditionnelles orales, ethniques et du monde qu’il découvrira au fur et à mesure de ses tournées. Pour l’heure, début des années 70, Magma le fascine et le pionner Jean-Luc Ponty, qui ouvre une nouvelle dimension au violon, lui donne le goût de l’instrument électrifié.

Magma
En 1973, le groupe jazz-rock Magma recherche de nouveaux musiciens. Didier Lockwood, passe une audition auprès du leader Christian Vander et intègre le groupe ! Le rêve devenu réalité s’amplifie avec de nombreuses tournées à travers l’Europe. Le groupe connaît un succès phénoménal ! Le violoniste enregistre entre temps l’album « Lockwoods » avec son frère Francis. L’aventure « magmalienne » s’achève en 1977.

Stéphane Grappelli
Un an plutôt, il est engagé dans le big band de Michel Colombier. Au cours d’un concert en hommage à Stéphane Grappelli, Didier Lockwood se fait remarquer par le grand violoniste. À la fin du concert Stéphane Grappelli invite le jeune Didier à l’accompagner dans ses futures tournées. Fort de ce parrainage, Didier Lockwood se voit propulsé sur la scène internationale du jazz ; il se retrouve ainsi à l’âge de 21 ans invité par le célèbre pianiste Dave Brubeck sur la scène du Carnegie Hall de New York. Il se lance alors dans une brillante carrière soliste.
Lors d’un concert au Théâtre de la Ville de Paris, Stéphane Grappelli, considéré comme son père spirituel, lui remet symboliquement le violon de Michel Warlop, perpétuant ainsi la chaîne des violonistes de jazz français.

Groupes et rencontres
Avec son ami le producteur Jean-Marie Salhani à ses côtés, Didier Lockwood mène une carrière brillante et éclectique. Tout s’enchaîne : rencontres, albums, tournées mondiales, récompenses prestigieuses. Il construit différentes formations dont le célèbre DLG. Il enregistre ses albums avec Christian Escoudé, Philippe Catherine, Martial Solal, Gordon Beck, NHOP, etc. Il partage les scènes et les festivals les plus célèbres avec des musiciens talentueux comme Michel Petrucciani, Aldo Romano, André Ceccarelli, Jean Paul Céléa, etc.. Il collabore avec Barbara, Nougaro, Richard Bohringer, Jacques Higelin... Il est en 1985 la tête d’affiche de cinq concerts à l’Olympia où il joue avec son Quartet de l’époque et UZEB ; en 2003, La Cité de la Musique lui donne Carte blanche pour se produire avec cinq formations différentes…

Outre Atlantique, où il séjournera à plusieurs reprises, il enregistre en 1985 Out of the Blue, avec Billy Hart, Gordon Beck et Cecil Mc Bee, qui lui vaut le Prix Charles Cros, le Grand Prix de la SACEM et les Victoires de la Musique. Il s’entoure de Dave Holland, Peter Erskine, David Kikoski, Mike Stern, Gil Goldstein et Dave Liebman pour Didier Lockwood New-York Rendez-vous (1995). Il joue en compagnie de Miles Davis, de Lenny White et Marcus Miller au Blue Note. Il collabore avec Herbie Hancock, Elvine Jones, les frères Marsalis…

Composition classique
Le jazzman n’en oublie pourtant pas la musique classique. En 1996, il crée son premier concerto Les Mouettes en trois mouvements pour violon électro-acoustique et orchestre symphonique, avec l’Orchestre National de Lille, placé sous la direction de Jean-Claude Casadesus. Le concerto sera joué en 1997 à la Salle Pleyel et au Midem. En 1999, il joue l’ensemble de son œuvre symphonique au théâtre des Champs Élysées. Son concerto de piano est interprété dans le monde entier. Les Grands solistes du Monde Classique lui passent commande… il compose en 2000 un concerto de violon pour le célèbre violoniste Maxim Vengerov.

Un an plus tard, Lionel Jospin lui donne Carte Blanche pour la création de Souvenir du futur, interprété par l’Orchestre National de France accompagné d’un big bang, dans les jardins de l’Hôtel Matignon. Il compose également un opéra jazz : Journal d’un Usager de l’Espace II, sur un livret de Georges Pérec, créé en 1999 à l’Opéra Bastille et Libertad, un opéra latino en péruvien, commandé par Radio France qui sera créé au festival de Montpellier en 2005. En 2003, il enregistre un cycle de 13 mélodies, qu’il compose pour la Soprano Caroline Casadesus, avec l’Orchestre Symphonique d’Omsk (Sibérie), sous la direction d’Evegeny Shestakov.

Danse et cinéma
Didier Lockwood ne cesse d’explorer de nouveaux champs de création. Il crée en 2001 le spectacle « Omkara » avec le danseur indien Raghunath Manet. Les représentations au Cirque d’Hiver affichent complet ; la tournée qui suit rencontre un véritable succès populaire.

Pour le cinéma, il compose en 1991 la B.O. de Lune froide de Patrick Bouchitey. En 2003, il crée la musique du long-métrage d’animation Les enfants de la pluie de Philippe Leclerc, pour Nada chez MK2 Music.

La pédagogique
Au delà de sa large pratique musicale, Didier Lockwood se passionne pour l’enseignement. Son engagement, pour promouvoir notamment la pratique artistique auprès des jeunes générations, le conduit à intervenir bénévolement dans les établissements scolaires. Il y découvre un désert culturel engendré par le « stimulus commercial » de l’audiovisuel, la culture pub, « vu à la télé ». Convaincu par la nécessité de rétablir les valeurs simples et constructrices que représente la découverte d’une passion, il concrétise l’enseignement de la sienne, la musique improvisée, en ouvrant le CMDL. Véritable établissement pilote, il y initie les jeunes à l’apprentissage des musiques classiques, improvisées, traditionnelles, tout en organisant des stages et « Master classes » rattachés à son département de formation professionnelle. Son ouvrage pédagogique Cordes et âmes (Salabert), et son livre autobiographique Profession jazzman – la vie improvisée (Hachette Littérature) exposent largement une approche technique et philosophique de son art.

Célébration de 30 ans de carrière
3 000 concerts, 3 tours du monde, 30 albums… à 47 ans, Didier Lockwood ne compte plus les honneurs et les récompenses : Il a été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et à celui d’Officier dans l’Ordre National du Mérite ainsi qu’Officier des Arts et des Lettres.

Il célèbre cet anniversaire avec la sortie de l’album Globe-trotter, véritable carnet de bord musical de ses voyages et de ses rencontres. Il signe son autobiographie, tendre retour sur son enfance et sa vie de musicien. Il fonde AMES (Association Edition, Musique et Spectacles), son propre bureau de concerts, qui regroupe l’ensemble de ses activités et présente des artistes chers à son cœur. Par ailleurs, son cycle de 12 mélodies pour voix et orchestre symphonique, Hypnoses, interprété par Caroline Casadesus, sort en mai 2004 chez Universal Classique. Ce CD est la première réalisation discographique de son œuvre symphonique, dont l’intégralité est récompensée par la SACD (Prix Maurice Yvain 2004), et est suivi en 2005 de la sortie des concerti de piano et de violon Les Mouettes.

Du 25 mai au 30 juin 2005 à la Pépinière Opéra Paris, du 12 octobre au 31décembre 2006 à la Gaîté Montparnasse, il rencontre un véritable triomphe avec « le Jazz et la Diva » (nominé aux Victoires de la Musique 2006), aux côtés de Caroline Casadesus et Dimitri Naiditch, dans une mise en scène d’Alain Sachs. Ce spectacle explosif raconte avec humour la rencontre surprenante entre le violoniste de jazz et la chanteuse lyrique, et la cohabitation apparemment improbable de leurs deux univers musicaux.

Le projet « Waltz club » qui sort chez Universal Jazz en mars 2006, réunit les instruments phares du jazz à la française, le violon et l’accordéon, dans l’esprit du hot club de France, et du jazz musette. Cet enregistrement rend hommage à la valse, en passant par Claude Debussy, Gus Wieser et Serge Gainsbourg.
Les magnifiques arrangements de Dimitri Naïditch, suivis par 4 musiciens d’exception, qui ont tous joué avec Stéphane Grappelli : Didier Lockwood, Marcel Azzola, Martin Taylor et Jean-Philippe Viret, donnent à ce répertoire une élégance sophistiquée remarquable. 

 

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Ramón López

Drums

Alicante, 6-8-1961. Batteur, percussionniste et compositeur.
Il a commencé la batterie en autodidacte au milieu des années soixante-dix. En 1980, il assiste à un concert solo de Max Roach qui influence définitivement son approche de la musique. Il fait partie de groupes locaux et décide de s'installer à Paris en janvier 1985 afin de compléter sa formation et de se consacrer pleinement à la musique. Il devient professeur de batterie à l’Institute for Artistic and Cultural Perception de Alan Silva, ancien contrebassiste de Cecil Taylor, et intègre peu à peu la scène expérimentale française. Parallèlement, il s'intéresse à la musique indienne et commence l'étude des tablas avec Krishna Govinda K.C. Il est actuellement l'élève de Subhankar Banerjee, tout en donnant de cours de musique indienne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Le premier disque à son nom, un solo de batterie, est édité par le label britannique Leo, pour qui il enregistre depuis 1997. Ce label est spécialisé dans le free jazz et la musique improvisée. En plus du jazz et de la musique indienne, un autre genre l'attire : le flamenco. Dans ce style de musique, il a collaboré avec Carmen Linares, Esperanza Fernández, Inés Bacán, Gerardo Núñez, Rafael de Utrera, Chano Domínguez, etc. Ses projets ont toujours été des prises de risques. On peut citer, par exemple, celui dédié à réinterpréter des chansons de la Guerre Civile Espagnole en 2001 ou ses duos en hommages à Roland Kirk en 2002. Il a aussi cultivé la formule du duo avec la pianiste Christine Wodrascka.

Entre 1997 et 2000, il a été le batteur du prestigieux ONJ (Orchestre National de Jazz), dirigé par Didier Levallet, qui mélange le langage orchestral aux tendances les plus innovatrices de ce genre. Il a collaboré à des disques ou à des concerts avec Beñat Achiary, Majid Bekkas, Anthony Coleman, Agustí Fernández, Glenn Ferris, Barry Guy, Charles Gayle, Howard Johnson, Hans Koch, Daunik Lazro, Jeanne Lee, Thierry Madiot, Roscoe Mitchell, Joe Morris, Ivo Perelman, Enrico Rava, Paul Rogers, Louis Sclavis, Alain Silva, Archie Shepp, John Surman, Claude Tchamitchian, Mal Waldron, Christine Wodrascka et d'autres protagonistes de l'avant-garde jazz, se produisant en concerts et festivals à travers le monde. Ramón López est un percussionniste atypique.

On peut, en effet, apprécier dans sa musique la connaissance d'un grand nombre de traditions. Aussi, ses affinités et intérêts l'amènent à collaborer avec des artistes plastiques, des acteurs et des chorégraphes.

Il est, à l'heure actuelle, un des artistes européens les plus respectés dans le domaine du jazz contemporain et de la musique improvisée. Biographie de Jorge Garcia (Institut Valencia de la Musica).

 

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Frantz Loriot

Violon

Étudie le violon avec Mari Yasuda-Raclot, André et Christophe Pons, Nicolas Dupin, Ivry Gitlis et Yukari Taté. Participe à des master-class avec Régis Huby, Joëlle Léandre, Barre Phillips. Frantz Loriot se produit régulièrement dans des formations aux styles très divers : Bobun (musique improvisée), Phérus (duo de musique improvisée), l'ensemble de cordes de David S.Ware (free jazz à cordes), Bolitz (danse et musique contemporaine), La Camerata de l'Isle (orchestre de chambre classique), Le collectif Ouroboros (chansons sur des textes de Joyce Mansour), " Jadis, il pleuvra des bergères " (trio folklorhydrique), Stalingrad (quartet rock-experimental), Le collectif In Situ (compositions et improvisations collectives), Pélican Frisé (ska-rock). Frantz a joué avec Joëlle Léandre, Claude Tchamitchian, Marc Baron, Eric Brochard, Jean Bordé, Hugues Vincent, Cécile Cappozzo.

 

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Julien Lourau

Saxo

Julien Lourau est un saxophoniste de jazz français né en 1970. C'est le fils du sociologue René Lourau.
Julien Lourau fait ses premières armes dans le groupe Trash Corporation avec le guitariste Noël Akchoté et le pianiste Bojan Zulfikarpasic, groupe avec une énergie très rock et un son très free. Il a aussi fondé le collectif Olympic Gramofon avec Sébastien Martel, Vincent Ségal, Eric Löhrer, et Cyril Atef.
En 1992, il gagne le premier prix de soliste à la Défense, et fonde le Julien Lourau Groove Gang, collectif à géométrie variable tonique et chaleureux qui remporte un franc succès. Il est alors sollicité en tant que sideman auprès de musiciens prestigieux comme Abbey Lincoln, Marc Ducret, et dans le sonjal septet d'Henri Texier. Il se tourne en 1999 vers les musiques électroniques et sort l'album Gambit, qui draine un public jeune et nombreux lors de ses multiples concerts.
Il revient à un jazz plus traditionnel en 2002 avec l'album The rise, considéré comme l'album de la maturité. Parallèlement, il se produit régulièrement en duo avec le pianiste Bojan Zulfikarpasic avec qui il entretient une grande complicité musicale.
Son saxophone de prédilection est le ténor, mais il utilise également beaucoup le saxophone soprano. Toutefois il ne néglige pas non plus le saxophone alto, notamment pour les pièces les plus rapides, et on peut même l'entendre au saxophone baryton dans l'Olympic Gramofon.
wikipedia.org

 

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Joe Lovano

Saxo

Il est à peine en âge de sortir du berceau (il est né en 1952 à Cleveland dans l'Ohio) que son père saxophoniste lui dévoile tous les secrets de l'instrument et lui apprend à reproduire les solos de Dexter Gordon ou Gene Ammons ! A 15 ans, il tape le bœuf avec Sonny Stitt et Dizzie Gillespie ! Autant dire que Joe Lovano n'a pas choisi d'être musicien : il est quasiment né saxophoniste. Ce qui ne l'empêche pas, à 18 ans, de rentrer à la Berklee School of Music de Boston pour parfaire sa technique. Là, il découvre le jazz modal et l'œuvre du dernier Coltrane pour laquelle il se passionne. À partir de 1976, il se lance dans une carrière de musicien d'orchestre, sa sonorité dure et sèche, réellement percutante, convenant particulièrement aux grandes formations. Trois ans chez Woody Herman, deux ans chez Mel Lewis puis une série de tournées américaines et européennes dans le Carley Bley Band. Plus, ça et là, évidemment, de nombreuses jam-sessions avec Elvin Jones, Lee Konitz, Charlie Haden, Dave Holland, John Scofield ou Bob Brookmeyer.

L'expérience et la maturité aidant, le jeune prodige décide alors de se poser un peu et de prendre le temps de découvrir de nouveaux horizons. Au début des années 1980, il forme avec Paul Motian et Bill Frisell l'un des trio les plus créatifs de cette période. Pour élargir ses frontières musicales, Joe se tourne également vers l'Europe : en 1985, il intègre le quartet d'Henri Texier. Une fructueuse collaboration débute alors, de leur premier album en 1987, Paris Bâtignolles (avec Louis Sclavis, Jacques Mahieux et Philippe Deschepper) jusqu'au magnifique Izlaz-Colonel Skopje, « Choc jazzman » et « diapason d'or » en 1996 (avec Aldo Romano et Steve Swallow). Parallèlement, il monte outre-atlantique son propre sextet (le Universal Language Sextet) qui rassemble notamment le pianiste Kenny Werner, les trompettistes Tom Harrel et Tim Hagans, le contrebassiste Anthony Cox et le batteur Billy Hart. Il enregistre pour cette formation de nombreux albums chez Blue Note, qui connaîtront un grand succès tout au long des années 1990. Il continue par ailleurs de se produire en concert avec de nombreux autres musiciens et s'impose comme l'un des meilleurs saxophonistes de cette fin de millénaire. 

 

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Barbara Luna

Chant

Née en plein cœur de la pampa, Barbara Luna a grandi dans les grands espaces. L’omniprésence de la nature dans le destin des Hommes, les cieux aux reflets changeants, le respect de la Terre et de ses rythmes… ce sont des valeurs qui ont forgé la musique et la personnalité de Barbara, fille de « péon ».

Dès l’enfance, Barbara participe à des fêtes de village où elle chante le répertoire populaire (milonga ou chansons à la mode de l’époque) en s’accompagnant de trois accords de guitare. Sa réputation grandit peu à peu. À 15 ans, elle représente la province de Buenos Aires au festival national de Malambo, où elle remporte le premier prix de chant. Subjugué, le plus grand producteur/ découvreur de talent de la télévision argentine veut la propulser sur la scène nationale ; mais le père de Barbara s’y oppose : sa fille est beaucoup trop jeune et doit étudier pour exercer un vrai métier…

Après des études d’architecture « à la ville » et un cursus universitaire sans faute, Barbara se replonge dans la musique : cours de chant, de guitare et pérégrinations en Argentine, Bolivie et Pérou pour connaître le patrimoine populaire avant qu’il ne disparaisse. Elle y découvre des trésors, méconnus et méprisés du grand public. En réaction, la jeune fille décide de se faire l’apôtre de ces mélodies oubliées, de ces chants venus de traditions séculaires, dont le mélange avec des influences contemporaines lui inspirent des compositions tout à fait modernes, reflets de l’Argentine en devenir et d’une société qui aurait -enfin- intégré ses diverses souches.

En 1995, poussée par l’envie de découvrir d’autres horizons et par le besoin de s’exprimer artistiquement, Barbara vient s’installer en France près de Lyon où elle chante dans des clubs pendant près de 3 ans. Un fan fortuné de Barbara lui propose de financer son premier enregistrement. Munie de la précieuse maquette, elle monte à Paris pour taper à la porte des maisons de disques, sans trop savoir comment s’y prendre. Par hasard, au détour d’une rue, elle croise Yuri Buenaventura (une de ses premières relations en France) qui se dirige vers Radio Nova. Il l’embarque avec lui, insiste auprès de Remy Kolpa Kopoul pour qu’il écoute la maquette. Et là tout se déclenche : le journaliste exigeant craque complètement sur la voix, l‘audace des mélanges, la modernité du propos artistique… RKK se démène. Il crée son propre label (qui à ce jour ne compte que cet album) et persuade « Mélodie » de distribuer le disque. Avec « A la vida, a la muerte », la carrière de Barbara Luna démarre en trombe. D’autant plus que l’équipe du Womad la remarque au point qu’en 2000 Barbara Luna est programmée dans tous les Womad de la planète !

En 2001, sort « India Morena » son deuxième album, dans lequel Barbara continue à explorer cette rencontre entre les sources de la musique argentine et son devenir. Sur ce disque, se croisent candombés, tangos, chacareras mais aussi d’autres rythmes sud-américains (dont un lando péruvien et un joropo vénézuélien).

Plus encore que par son physique avantageux, Barbara Luna est belle par l’énergie qu’elle dégage et la force de l’amour qu’elle donne au public. Sa présence étonnante resplendit sur scène. Chose rare, ce magnétisme a pu être capté sur l’enregistrement de « Somos », son troisième album.

Avec « Somos », l’artiste franchit un cap supplémentaire. Musicalement, la jonction entre différents styles et influences se fait dans une harmonie naturelle : Barbara Luna s’est entourée d’excellents musiciens, qui forment une famille en dépit de leurs origines éparses. Argentins, mexicain, colombien, chilien… tous sont réunis par la joie de jouer ensemble et de défendre cette musique emblématique de l’Amérique latine d’aujourd’hui !!

La 8ème édition du Festival Paris Banlieues Tango fera cette année deux escales au Satellit Café. Deux formation issues de la jeune génération de musiciens sud-américains de talent…

 

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Lage Lund

Guitare

Guitarist Lage Lund was born in Norway. After failing to make it in the highly competitive snowplowing field in his hometown, Lage set more realistic career goals and pursued a career in jazz. This led him to places like Berklee college of music in Boston and the Juilliard school in New York, where he was the first electric guitarist in the history of the school.
Since then Lage has played too many notes in every major city in the U.S, as well as all over Europe. He has done so in the company of people like Carmen Lundy, Wynton Marsalis, Seamus Blake, David Sánchez, Ingrid Jensen, Marcus Strickland, the Mingus Band and others. Lage won the Thelonious Monk international jazz competition in 2005. He was very happy about that, but wonders if it ruined his chance of ever winning the lottery.

 

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