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James Kakande
Guitare,
Voix
En Février 2003 un étrange visiteur
inattendu arrive dans les bureaux du label Peppermint Jam à Hanovre en
Allemagne, pour présenter son projet d’album. Ce dernier a voyagé deux
jours entiers en auto-stop de Paris, affamé, rempli d'espoir et extrement
humble avec toute sa vie dans un "petit sac Rouge". Il rencontre
dans un premier temps Errol Rennalls (le Directeur Artistique) puis Mousse
T (producteur) et Wolfgang Sick du département juridique du label !
Et seulement trois heures plus tard, Peppermint Jam signe cet artiste
prometteur : JAMES KAKANDE.
Né à Manchester en Angleterre il grandit à Wolverhampton. Sa première
aventure musicale l'a fait renvoyer de l'école à 13 ans pour avoir essayé
de voler le piano en plein jour.Après cet incident sa mère décide de
lui acheter une guitare qu'elle lui jette quelques jours plus tard à la
figure, pour tout ce qu'il lui fit endurer.
La détermination a un prix et James, à l'aube de ce qui va devenir une
carrière époustouflante, est décidé à payer ce prix, avec une musique
aussi habile que sauvage.
Ses performances "Live" sont pleines de charme, d'ouverture
d'esprit et d'originalité, plus que tout James est un bol d'air frais
dans le Monde de la musique d'aujourd'hui !C’est la raison pour laquelle
James captive l'attention du public est amène ce mélange si particulier
de différents courants et cultures musicaux, de Styles et de goûts.
Le titre de l'album "My Little Red Bag" est dédié au petit sac
rouge symbole de sa réussite avec lequel il est arrivé à Hanovre et
qu'il présente si fièrement en concert. L'album est riche, poétique et
authentique. Il est passé maître des lyrics poétiques, dessinant de véritables
tableaux avec ses mots et utilisant sa propre expérience comme musicien
venu de la rue.
Produit par James ,Nils Ruzicka et Stavros Ionnou de Peppermint Park, cet
album de 16 titres masterisé par le mythique ingenieur du son Brian «
Big Bass » Gardner a Hollywood (MichaelJackson,Madonna,Eminem,Christina
Aguilera ou Gwen Stefani……..) contient d'excitants et entraînants
titres mélangeant Reggae, Soul, Jazz-Groove et Funk.
"You, You, You", est le premier single de son album ,il a été
utilisé pour l'hymne Officiel de l'équipe de football de Trinidad &
Tobago pendant la coupe du Monde. Un titre Reggae-pop parfait pour l'été
! Il a déjà atteint le Top 20 des ventes en Italie et en Allemagne. (n°1
des radios en Italie)
Les musiciens qui l'entourent ne sont pas a leurs premiers coups d'essai.
Son guitariste Gabriel Gordon a fait les premières parties de Keziah
Jones, Norah Jones, George Benson ou encore Bob Dylan !
Quand au bassiste Fontaine Burnett, il a joué avec les plus grands du
funk comme Chaka-khan ou The Temptations.
James débarque en France pour une série de plusieurs concerts et l'album
"my little red bag" sera dans les bacs le 28 mai.
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Copyright Le New Morning, 2007
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2007.
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KALOGNOUMA Orchestra
Dramane
Dembélé, Benjamin Moroy, Renaud Tenoux,
Jérôme Jouannic, Yves Terrat, Dan Dos Santos
Ce projet est né fin
2005 de la rencontre de Dramane Dembélé, musicien multi-instrumentiste
Burkinabé issu de la grande tradition des griots de l’Afrique de
l’ouest et de Jérome Jouannic, batteur d’expérience passionné de
musiques africaines. Aujourd’hui, le « Kalognouma Orchestra »
c’est la rencontre de 6 musiciens de la scène parisienne dont les
influences et parcours musicaux aussi surprenants que variés fusionnent
ici pour mettre leurs talents et expériences aux services des sonorités
chaudes et enivrantes de la musique Mandingue.
Retour sur ces 6 musiciens aux parcours atypiques...
Dramane Dembélé
dit « Djomakossa » : Chant lead, flûte peule, kamalen’goni,
tamani.
Né en Côte d’ivoire en 1983, il grandit a Ouagadougou au Burkina. Il
est un représentant de la jeune génération de musiciens de l’ethnie
« Bwaba » issu de la grande tradition des familles de
musiciens d’Afrique de l’Ouest.
Il se forme à la flûte avec Barry Diabaté, maître flûtiste du ballet
national de Guinée résidant à Bamako au Mali.
Son talent et sa détermination l’ont amené a travailler avec le célèbre
conteur Assane Kouyaté pour « l'enfant noir » et à
participer à la tournée des Centres Culturels Francais (Burkina, Mali,
Tchad, Niger).
Il a également participé à la cérémonie d'ouverture, le 24 février
2002 à la "Rencontre des Premières Dames d'Afrique" en
compagnie des plus grandes chanteuses d'Afrique de l'ouest.
Enfin, il a travaillé dans divers projets avec diverses formation à
Ouaga : Sini Tile (sa propre formation), Zimawé, a travaillé avec
les frères Diarra, avec Da Leon pour le "baobab sacré".
Depuis son arrivée en France l’été 2005, il est le chanteur créatif,
flûtiste virtuose, joueur de kamalen n’goni, percussionniste, auteur,
compositeur et alchimiste du « Kalognouma Orchestra ».
Il travaille également sur les projets de divers artistes français et
internationaux tels que Mory Kanté, Bayern Lancaster, Paco Séry.
Benjamin Moroy :
Balafon malinké
Il est le Balafola du « Kalognouma Orchestra », le lien
musical entre les mélodies et les rythmiques de cette formation. Musicien
professionnel poly instrumentiste, il découvre les percussions et la
batterie à l’âge de 15 ans et enseigne ces instruments depuis 3 ans.
Il est intégré à plusieurs projets de musique traditionnelle d’Afrique
de l’ouest ou afro-jazz. Il s’est formé au balafon malinké pendant 5
ans en France auprès du grand maître balafoniste Lansiné Diabaté mais
également lors de séjours en Guinée.
Renaud Tenoux :
Djembé, karignan
C’est le Djembefola de la world team. Musicien depuis l’âge de 5 ans,
il suit une formation en musique classique pendant 12 ans avant de se
prendre de passion pour la musique et les percussions d’Afrique de
l’Ouest.
Il se forme au jembé , au kamale n’goni et à la flûte peule lors de
ses séjours réguliers au Mali et en Guinée auprès de nombreux
musiciens talentueux (Makan Koné, Madou Sako, Fadouba Oularé, Boua
Diakité , Mamadou Diallo). Il est la voix rythmique de ce trio
formant l’afro gang connexion.
Jérôme Jouannic :
batterie
Il est à l’origine de la création du projet.
Il est la clé humaine et musicale de l’alchimie de la « world
team ».
Batteur polyvalent, il a été formé par le batteur et violoncelliste Médérick
Bourgue et a joué dans diverses formations jazz, rock, pop, ou encore
funk dans de nombreux lieux de Paris et sa région (Le Tryptique, La Scène,
New Morning, Espace Michel Berger…) C’est un amoureux des musiques
africaines capable d’adapter son jeu aux différents univers rythmiques
du « kalognouma orchestra ».
Yves Terrat :
guitare basse
Après dix années de musique baroque et de cours de solfège, il
s’ennuie ferme au conservatoire. Mais enfin, quoi de plus attirant
qu’une basse syncopée qui ronronne sur un riff de guitare bien funky le
tout accompagné de rythmiques africaines puissantes et subtiles? Il
lâche alors son flutio pour la basse, formation raï, reggae, et funky.
Pour finir par l’afro-funk mandingue de choque : Kalognouma !
Et il s’y plait bien…
Dan Dos Santos :
Guitare électrique
Guitariste depuis plus de dix ans, il complète la world team. Ses
influences blues, jazz et funk, viennent enrichir la couleur du
répertoire de kalognouma. Son jeu technique et mélodique vient donner
l’écho au kamalen’goni de Dramane ou peut s’y substituer
quand ce dernier est a la flûte.
Discographie du
groupe :
« La bonne étoile »
Site Internet :
www.myspace.com/kalognouma
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Copyright Le Satellit Café, 2007
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars 2007.
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Nuru Kane
Chant,
Guimbri, Guitare
Nuru Kane est un musicien sénégalais
qui appartient à la confrérie soufie des Bayefall. Ses chants sont
inspirés par la philosophie du grand maître spirituel Cheikh Amadou
Bamba qui enseignait la ferveur et la tolérance.
Il a accompagné dans son pays, de nombreux musiciens et metteurs en
scène d'Afrique de l'Ouest (Mamadou Kante, Brikamer, troupe Dooma
Africa...), et créé sa propre formation afro-beat influencée par le
Xin Bayefall, en tant que compositeur, guitariste et chanteur-lead
(les Nixma Ridiale ou « Aventuriers »).
Compositeur infatigable il n'a jamais cessé d'interpréter ses
propres créations en public, accompagné par des musiciens d'Europe,
d'Afrique noire ou du Maghreb.
Poussé par son esprit d'ouverture,
Nuru s'est naturellement intéressé aux autres musiques du continent
africain ; notamment celles des Gnawas du Maroc. C'est à cette
occasion qu'il s'est initié au Guimbri : la basse traditionnelle héritée
des instruments comme le xalam ou le n'goni emportés par les esclaves
noirs dans leur exode.
Pour l’enregistrement de l’album
« Sigil » (été 2005), Nuru fut rejoint par ses musiciens
et amis Thierry Fournel (oud, guitare et chant) et Makan Sissoko (n’goni),
Abdelkader Tab (karkabou, derbouka, bendir) avec qui il forme le
groupe Bayefall Gnawa, ainsi que Boussaf Lakhdar et Adama Mboup au
chant, voix et percussion.
C’est sur la scène du
Satellit Café que Nuru, accompagné de Bayefall Gnawa, interprétera
cet album acoustique, nourri de diverses influences musicales, qui lui
donne ce son si unique.
Discographie du groupe :
Album de Nuru Kane : "Sigil" (riverboat records / world
music network), 2006
Site Internet :
www.worldmusic.net
www.nurukane.com
Ils ont dit :
« Voilà une musique qui intègre deux influences majeures liées
mais rarement reliées. La musique de Nuru Kane porte clairement la
marque de son Sénégal natal. La guitare prend alors des airs de Kora
avec ses rythmes et ses mélodies caractéristiques. […] L'effet est
saisissant et la voix, qui rappelle parfois l'intonation d'un Dick
Annegarn, rend l'ensemble encore plus captivant. » Hubert BAYET,
la guitare.com, 06/06/2006
« Pour façonner son
dernier album, le chanteur-compositeur Nuru Kane est allé piocher des
sons des deux côtés du Sahara. Résultat : musiques de l’Ouest-africain
et d’Afrique du Nord s’y entremêlent à merveille.
Sénégalais d’origine, Nuru Kane a le blues malien au bout des
doigts, des rythmes gnawa dans la peau et pour langues, le wolof et le
français. Autant de signes particuliers qui expliquent pourquoi Sigil
– son premier disque autour du projet Bayefall Gnawa – est si
inclassable. » Fleur de La Haye, RFI Musique, 20/09/2006
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Copyright Le Satellit Café, 2007
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2007.
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Manu Katché
Batterie
Emmanuel « Manu » Katché est né à
St Maur des Fossés, près de Paris, en 1958, bien que ses racines
familiales le rattachent à l’Afrique et plus précisément à la Côte
d’Ivoire. Il étudie le piano à partir de cinq ans, passant à la
batterie à quatorze en suivant la classe de percussions du
Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Comme il l’a
souvent répété, son style de batterie est un amalgame de concepts
rythmiques africains et de rigueur classique illuminé par le sens de
l’interaction instantanée propre au jazz.
Parmi les nombreux musiciens de jazz avec qui Manu
Katché a joué se trouve le regretté pianiste Michel Petrucciani. Un
soir de concert, leur association leur avait notamment fait croiser la
route d’un certain Jan Garbarek…
C’est au milieu des années 80, en tant que batteur
pop, que Katché s’est imposé la première fois aux yeux du public,
son style flottant et minimaliste se trouvant plébiscité alors par
des musiciens aussi prestigieux et divers que Peter Gabriel, Sting ou
Joni Mitchell. En 1988, Manfred Eicher le découvrit dans un disque de
Robbie Robertson paru sur le label Geffen, et comprit aussitôt que
ses structures rythmiques et pulsations, tout à la fois modernes et
tribales, pourraient aisément trouver à s’adapter dans des
contextes de musique improvisée. Il se trouve que Katché avait déjà
de son côté commencé à réfléchir en ce sens. Attentif aux
disques ECM depuis son adolescence, alors qu’il étudiait la
percussion au Conservatoire de Paris, amoureux notamment de ceux de
Jan Garbarek, Keith Jarrett et John Abercrombie 0 Katché avait déjà
en tête la façon d’adapter ses conceptions rythmiques à des
ensembles de jazz, notamment dans la relation entre le son et le
silence.
http://www.manu-katche.com/accueil.htm
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Copyright Jazz en Artois, 2007
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars 2007.
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Stéphane Kerecki
Contrebasse
Né le 2 septembre 970. À
l'âge de huit ans, il étudie le chant, et à dix ans, le piano. Il joue
de la guitare à 14 ans, puis de la basse électrique à l’age de 16
ans, mais c’est à 20 ans qu’il commence l’étude de la contrebasse.
De 1990 à 1995 il fait des études d’économie (et les termine par un
DEA) et de la musique en parallèle.
De 1994 à 1996 il effectue
ses premiers engagements professionnels dans les clubs parisiens avec
notamment Georges Arvanitas et Alain Jean-Marie. Il étudie parallèlement
le Jazz avec David Patrois, Michel Benita et Olivier Sens.
En Septembre 1997, il entre au Conservatoire National Supérieur de
Musique de Paris et étudie la contrebasse pendant un an avec Jean-François
Jenny-Clark. Après sa disparition, il étudie avec Riccardo del Fra, Yves
Rousseau et Jean-Paul Celea. Il suit également les cours de François Théberge,
François Jeanneau, Hervé Sellin, et Daniel Humair.
En 1998, il entre dans le quartet de Steve Potts et il fait une tournée
avec Kirk Lightsey, Bennie Maupin et Sangoma Evrett. Il enregistre son
premier CD avec le Magnetic Big Band de Gilles Rea, avec comme invité Bob
Mintzer.
En 1999, il participe à la création du Paris Jazz Big Band dirigé par
Pierre Bertrand et Nicolas Folmer (avec André Ceccarelli).
En 2000 - 2001, il se produit avec le Quintet de Barend Middelhoff, avec
la chanteuse Sylvia Howard, (avec John Betsch) et il joue dans différentes
formations avec Daniel Humair (avec notamment Franco Ambrosetti et Antonio
Farao)
En 2001, il obtient le premier prix du Conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris. Il participe à la création de l’OJEA (Orchestre
de Jazz Europe Afrique) dirigé par François Jeanneau (création lors du
festival de Saint Louis du Sénégal 2001) et il enregistre le deuxième
disque du Paris Jazz Big Band « mediterranéo » (avec comme invités
Richard Galliano, et Louis Winsberg). Il joue également en quintet et
quartet avec Sylvain Beuf, Gueorgui Kornazov, Zool Fleischer…
En 2002, Iil se produit avec le Paris Jazz Big Band à L’Olympia, part
en tournée avec le quintet de Sofia Domancich, participe à une nouvelle
tournée de l’OJEA (Orchestre de Jazz Europe Afrique) au Sénégal, et
tourne en trio avec François Jeanneau au Kazakhstan.
En juillet 2002, il obtient
le deuxième prix de soliste au concours de Jazz de La Défense et en
octobre 2002, il enregistre avec le trio de Nico Morelli aux coté d’Aldo
Romano.
En 2003, il se produit avec les quartets de François Jeanneau et de
Antonio Farao, dans le quintet de Michel Portal, réalise plusieurs
projets personnels (du trio au quintet) avec notamment Matthieu Donarier,
Thomas Grimmonprez, Steve Lehman, Jérôme Rateau et rejoint le nouveau
quintet de Sylvain Beuf.
En 2004, il se produit et enregistre avec le quartet de François Jeanneau
au Kazakhstan. Participe à la sortie du troisième disque du Paris Jazz
Big Band, « Paris 24 Heures » Victoire du Jazz 2005, joue en quartet
avec Thomas Savy, Steve Lehman, en trio et en Big Band avec Jerôme Rateau,
avec Serge Forté, Sheila Jordan, Mino Cinelu, et David Linx. Il joue également
avec Michel Portal et réalise son premier disque sous son nom avec
Matthieu Donarier et Thomas Grimmonprez « Story Tellers », « Choc du
Monde de La Musique », Disque d’Emoi Jazz Magazine, **** Jazzman,
Playlist TSF…
À partir de Septembre
2004, il enseigne au sein de l’ENMD d’Orsay la contrebasse Jazz,
l’improvisation et l’histoire du jazz.
En 2005, 2006, il se produit avec Steve Lehman, Thomas Savy, Sheila
Jordan, Serge Forté, Nico Morelli, Sylvain Beuf, Thomas Dutronc, Pierre
Blanchard, Laurent Cugny, Remy Chaudagne, Yaron Herman, Toufic Farroukh,
Fred Borey… En 2005, le magazine Jazzman le classe parmi les "125
talents pour demain".
Actuellement, il se produit
dans les groupes de Thomas Savy, Nico Morelli, Pierre Blanchard, Jérôme
Rateau, Guillaume De Chassy, Ronnie Patterson, Eric Barret et au sein de
son trio.
Depuis plus de dix ans, il
assure régulièrement la résidence de Steve Potts aux 7 Lézards. Il a
également joué ou enregistré avec : Flavio Boltro, Stéphane Belmondo,
Daniel Casimir, Minino Garay, Richard Galliano, Michel Grailler, Johnny
Griffin, Olivier Hutman, Stéphane Huchard, Sylvain Luc, Eric Legnini,
David Linx, Christophe Monniot, Manuel Rocheman, Sonny Simmons, Hervé
Sellin, Hal Singer, François Théberge, Joe Lee Wilson.
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Copyright Le New Morning, 2007
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre 2007.
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Moussa Ag Keyna
Chant,
Guitare
Moussa Ag Keyna est né en 1972 dans un campement, au nord de la vallée de l’Azawagh, dans le Tamesna, une région frontalière reculée courant de chaque côté de la frontière nigéro-malienne. Il y grandit en menant l’existence simple des enfants de pasteurs nomades, entre jeux dans la vallée, commerce, élevage et transhumance.
En 1987, alors que la situation politique des Touaregs s’aggrave, il quitte sa région natale en toute discrétion et prend la direction de la Libye avec quelques hommes et d’autres jeunes de sa famille. Comme nombre de Touaregs, ils ont décidé de rejoindre le mouvement politique installé en Libye qui prépare une offensive armée sur les régions nord du Mali et du Niger. Là-bas, il intègre la difficile formation commando-militaire du mouvement touareg. Quand il n’est pas dans les casernes, il circule de ville en ville, dans les quartiers de Sebha, Ubari, Djanet ou Tamanrasset. Il y passe alors son temps à apprendre la guitare à la façon des ishumar, brodant sur les lignes mélodiques issues du répertoire traditionnel, des textes simples d’émulation protestataire ou de sensibilisation des oreilles extérieures aux objectifs de la tanakra. Avec d’autres amis et cousins musiciens, il fonde le groupe Toumast, terme désignant l’identité, individuelle ou collective.
En 1990, Moussa rejoint clandestinement le maquis de
l’Aïr avec d’autres combattants touaregs qui revendiquent les premières attaques du mouvement armé touareg au Niger. Gravement blessé à la cuisse lors d’une attaque
à Ingall en 1993, il est évacué vers l’Algérie qui le refoule à trois reprises puis accepte de le prendre en charge suite à l’entrée de ce pays dans le groupe des médiateurs du conflit. Après une longue convalescence et six opérations, qui
lui laissent une jambe paralysée et innervée, il décide de rejoindre le maquis une nouvelle fois. Après quelques mois de négociations officielles entre le FLAA et le gouvernement nigérien, Moussa bénéficie de l’offre de la France, nouveau médiateur du conflit, de prise en charge sanitaire des blessés graves du côté touareg. Il est évacué vers la France en 1994 où, grâce à la bienveillance d’associations et l’aide gracieuse de plusieurs médecins et centres hospitaliers privés, il recouvre l’usage partiel de sa jambe. En 1995, deux mois après la signature d’un accord de paix entre les fronts armés touaregs et l’Etat du Niger, Moussa apprend l’assassinat de douze de ses compagnons d’armes tombés dans une embuscade douteuse. Il écrit alors la chanson « Douze lunes » en leur hommage. Tout en cherchant activement les moyens de relancer le groupe Toumast, il participe à l’aventure musicale de Digital Bled. Finalement, c’est avec des musiciens rencontrés en France qu’il va pouvoir donner vie à son projet d’album.
www.toumast.com
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2006.
mise à jour en octobre 2007.
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Anwar Khan
Chant,
Harmonium, Tablas
De cette terre du Rajasthan, sèche,
plombée par le soleil toute l’année, est née cette musique émouvante,
pleine de couleurs et de lumières, enivrante par ses rythmes effrénés,
transportante par sa beauté. Les interprètes, imprégnés depuis la
plus tendre enfance, accompagnés de leurs instruments – dholaks,
kartals (castagnettes), harmonium, sitar, tablas, bapang, gimbardes
– chantent à la gloire des dieux, de l’amour et de la vie. Anwar
Khan a voyagé, transportant avec lui ce grand héritage du désert reçu
par des générations de musiciens, le transmettant depuis l’âge de
dix ans. Jusqu’en 1994, il effectue des tournées en Inde et est
reconnu dans son pays, comme un grand musicien.
Depuis 1994, il s’est
produit sur les plus grandes scènes du monde. Il devient ensuite un
des piliers d’un groupe qui a vocation de mélanger les genres et
les influences diverses, chantant des Bhajans, chants sacrés, sur des
airs de folklore, gitans et autres, avec qui il a fait des concerts régulièrement
en France (Paris : L’Entrepôt, Satellit Café, Théâtre des Blancs
Manteaux, Mairie du 10e, Rennes), et en Belgique. Anwar Khan élargit
son récital en présentant une plus grande vision de l’Inde, en
offrant au public un voyage du sud au nord de l’Inde, avec le
Bharata Natyam, danse traditionnelle et la musique gitane du
Rajasthan.
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Bilal Khan
Clarinette
Bilal Khan est né en 1974 à Kerap au Rajasthan. À cinq ans, son père, l'illustre chanteur Nazir Khan
Marwara, l'initie au chant traditionnel et classique indien ainsi qu'à l'Harmonium. Adolescent, il entreprend seul l'étude du sitar et commence à jouer lors de festivités : mariages, fêtes religieuses, etc. En 1998, il est invité à venir jouer en France par son cousin Hameed Khan, fondateur du groupe
MUSAFIR. Depuis, de nombreuses tournées avec ce groupe l'ont mené en Allemagne, Belgique, Suisse, Italie, Espagne, Grèce… Véritable
showman, Bilal s'attire les faveurs du public à chacune de ses prestations.
« Une gitane miroitante et multicolore, la danseuse (...), virevolte et nous montre que la grâce et la beauté des déesses n'existe pas que dans les rêves les plus fous des hommes : tel le cobra, elle hypnotise son public. ! danger ! Nous chavirons avec elle mais le rythme endiablé du Dholak (percussion indienne) se fait plus fort et nous ramène à la réalité. Alors le chant vibrant et mélodieux de Bilal Khan déchire l'espace et son âme semble nous questionner : Amour de Dieu ou amour profane ?
À son tour l'Harmonium soutient la mélodie et repose la question : oui, mais quel amour ? Celui de cette bien-aimée, si belle, si loin, ou celui encore plus fusionnel et absolu des dieux ? La transe mystique s'installe, les tablas et les kartals redoublent d'intensité. La gitane s'envole, la spiritualité et la sensualité s'épousent en un long baiser. Oui, les dieux existent et quand ils descendent sur terre, ils s'arrêtent souvent à
Kerap... »
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Angélique Kidjo
Voix
La chanteuse et compositrice aux nombreuses récompenses
est d’origine béninoise, et a démarré sa carrière
dans le village de Cotonou, à l’âge de six ans.
Les troubles politiques dans son pays l’ont amenée
à s’installer à Paris, la capitale de la world
music, puis à New York où elle réside
aujourd’hui. Sa voix impressionnante, sa présence
scénique et sa faculté d’adaptation aux différentes
langues et cultures lui valent d’être respectée
par ses pairs et reconnue dans le monde entier. La
passion qui habite les textes de ses chansons a également
été remarquée par de nombreuses associations
humanitaires auxquelles son nom est associé depuis
longtemps.
Angelique Kidjo a énormément
tourné et fascine le public à travers le monde, et elle parle régulièrement
au nom des enfants en tant qu’ambassadrice de l’UNICEF. Avec
“Djin Djin”, qui marque un retour à ses racines musicales, elle
boucle la boucle en amenant de nombreux artistes internationaux dans
l’univers musical de son pays d’origine.
Enfant, Angelique Kidjo était fascinée
par les couvertures iconiques des albums de Jimi Hendrix, qui l’ont
amenée à remonter aux racines africaines de la musique à partir des
USA, du Brésil et des Antilles. En ont résulté trois disques nominés
aux Grammy Awards, “Oremi”, “Black Ivory Soul” et “Oyaya”.
Avec “Djin Djin”, elle revient à l’âme du Bénin et, pour la
première fois, héberge des invités prestigieux dans un mariage de
cultures qui résonne bien au-delà de la musique. Inspiré par les
traditions et la culture du Bénin, en Afrique de l’Ouest, le titre
de l’album fait référence à la sonorité des cloches qu’on fait
tinter pour y accueillir une nouvelle journée.
La diversité incarnée par des
artistes tels que Peter Gabriel, Alicia Keys, Josh Groban, Carlos
Santana, Joss Stone, Branford Marsalis ou le producteur Tony Visconti,
en dit long sur ce projet : malgré toutes les différences qui caractérisent
la musique de notre temps, l’Afrique y coule au milieu, telle une
rivière.
L’idée a été de construire “Djin Djin” sur des fondations béninoises.
Le pouls est donné par les percussionnistes Crespin Kpitiki et Benoit
Avihoue, deux membres du Gangbé Brass Band. Les détails de l’héritage
rythmique de leur pays, parfois spécifique d’un village,
nourrissent la pulsation qui fait battre tout l’album.
Pour étayer le concept de “Djin Djin”, Angelique Kidjo a fait
appel au batteur Poogie Bell, réputé pour son travail avec Erykah
Badu et Chaka Khan, au claviériste funk Amp Fiddler (Prince, George
Clinton), au multi-instrumentiste Larry Campbell (Bob Dylan, Emmylou
Harris, Paul Simon), au géant de la basse sénégalaise Habib Faye (Youssou
N’Dour), aux guitaristes Lionel Loueke (Herbie Hancock), Romero
Lubambo (Diane Krall, Dianne Reeves) et Joao Mota (originaire de Guinée
Bissau), ainsi qu’au maître de la kora, Mamadou Diabate.
Tous ces instrumentistes sont des virtuoses mais surtout, ils étaient
prêts à prendre des risques artistiques : “ Il était important
que tous m’accompagnent dans ce retour aux sources, précise
Angelique Kidjo. Je n’ai jamais renié mes racines parce que je
sais d’où je viens et j’ai appris que, pour être en mesure de
donner à travers la musique, il fallait savoir se positionner parmi
d’autres individus issus de cultures différentes ; puis trouver des
façons de découvrir que, finalement, nous ne sommes pas différents
du tout.”
Depuis le début de sa carrière,
Angelique Kidjo a beaucoup chanté en français et en anglais ; mais
elle a estimé que, pour “Djin Djin”, elle devait s’exprimer
dans les langues du Bénin, du Nigeria et du Togo. La chanson-titre
est là pour rappeler que tous les petits moments éphémères de la
vie doivent être vécus aussi intensément que possible. Ses chansons
embrassent les joies et les peines de l’existence : la magie de la
naissance (“Salala”), le caractère unique de chaque personne sur
cette planète bondée (“Arouna”), la tentation de la violence
(“Mama Golo Papa”), le potentiel vulnéraire et éducatif de la
musique (“Awan N’La”), les leçons apprises au fur et à mesure
que la jeunesse s’enfuie (“Sedjedo”), et l’isolement rendu
plus intense par la société moderne (“Emma”).
Mais Angelique Kidjo ne mâche pas ses mots lorsqu’elle s’adresse
à la bourgeoisie victime de son amour de l’argent (“Senamou [C’est
l’amour]”). Elle rêve également d’un jour où quitter l’Afrique
pour faire fortune loin de chez eux ne sera pas l’unique solution
d’avenir pour la plupart des jeunes désespérés (“AE AE”).
Dans sa reprise de “Pearls”, de Sade, elle loue le courage des
femmes qui, bien que fortes, sont réprimées et incapables d’échapper
à leur destin douloureux. Dans une autre reprise, un arrangement a
cappella génial du “Bolero” de Ravel nommé “Lonlon”, elle
met en lumière le pont qui s’étire de la musique classique européenne
à la source de l’Afrique du Nord. Enfin, Angelique Kidjo transforme
“Gimme Shelter”, le standard des Rolling Stones, en une
performance internationale exubérante aux allures de mise en garde. “
Cette chanson signifie énormément pour moi, dit-elle. Regardez
ce qui se passe : le feu brûle dans nos rues. Des terroristes, au nom
de Dieu, viennent pour détruire ce pourquoi on a travaillé. Si on ne
donne pas un abri aux gens qui en ont le plus besoin, si on ne les
considère pas comme nos propres frères et sœurs, quel espoir
reste-t-il ? ”
La participation de stars internationales illumine l’ambitieux
concept d’Angelique Kidjo. En allouant une place, au sein de ce
bouillon de cultures africaine et occidentale, à chacun de ces
talents spécifiques, “Djin Djin” célèbre la beauté et la
diversité des influences qui émaillent sa musique. Parmi ces géants,
on trouve Peter Gabriel sur “Salala” (“ Il a tellement fait
pour la musique africaine, qu’on peut affirmer qu’il y a quelque
chose de très africain en lui ”), Alicia Keys sur “Djin Djin”
(“ Lorsqu’elle a entendu les batteries béninoises en
studio, elle a dit : ‘Wow, c’est du hip-hop !’ Elle a vite
compris l’esprit et a chanté merveilleusement ”), Joss Stone
sur “Gimme Shelter” (“ Nous sommes amies, et quand je lui ai
fait entendre ce qu’on faisait en studio, elle a insisté pour
participer au projet et je suis ravie que ça ait pu se faire ”),
Josh Groban sur “Pearls” (“ Il chante sans effort apparent et
pourtant ce n’est pas évident à un tel niveau de virtuosité ”),
Ziggy Marley sur “Sedjedo” (“ Il comprend si bien les
connections entre la musique jamaïquaine et les rythmes africains, spécialement
le rythme gogbahoun de mon village ”), Carlos Santana sur
“Pearls” (“ Ce n’est pas seulement un guitariste : avec son
instrument, il chante, danse, swingue, pleure et il a un grand respect
pour l’Afrique ”), Branford Marsalis sur “Djin Djin” (“
C’est mon frère ! Lorsqu’il joue, on ne sait jamais ce qu’on va
entendre et où ses idées merveilleuses vont emmener la musique ”),
et Amadou et Mariam sur “Senamou” (“ On est amis depuis si
longtemps ; ça a été une bénédiction que de les avoir sur ce
disque ”).
Le producteur Tony Visconti (David Bowie, T.Rex, Morrissey) a
amplement contribué à donner toute leur dimension aux chansons de
“Djin Djin”. Enregistré aux studios Electric Lady à New York,
l’album ambitionne de rassembler et de libérer ceux qui l’ont conçu
et l’écouteront. “ À la fin de l’enregistrement, nous étions
tous très tristes car, après deux semaines, nous sommes devenus une
famille, tient à préciser Angelique Kidjo. La musique nous
rassemble mais lorsqu’elle est terminée, on n’a plus qu’à
rentrer chez soi. Mais on peut être fier de qui on est. Qu’on soit
né en Afrique ou en Amérique, on se doit de célébrer la vie.”
L’argument d’Angelique Kidjo est
simple et profond : “Djin Djin” ne marque que le début de cette célébration.
Elle durera ensuite aussi longtemps que vous le souhaitez.
www.kidjo.com
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Kocani Orkestar
Fanfare
ALBUMS :
L’orient est rouge – Cramworld-Crammed discs 1997
Alone at my wedding – Cramworld-Crammed discs 2002
Cette fanfare est une bombe !
Imaginez l’énergie et le brio d’un fantastique gyspy brassband, avec
une énorme section de cuivres funky. Originaire de Macédoine, Le KOCANI
ORKESTAR mixe rythmes turcs, bulgares et solos orientaux, pour une fête
sonore authentique, frénétique et pleine d’émotions.
« À la fois kitsch et jazzy, avec
une frénésie flamboyante qui redonnerait le moral à une armée de déprimée
» - Télérama
« (…) Le groupe, capable d'enchaîner
ballades captivantes et thèmes à cent à l'heure, conserve aussi tous
ses attributs enivrants: une section rythmique – quatre tubas et un
redoutable batteur de tapan – à faire trépigner les pieds, des cuivres
étincelants et virtuoses à faire chavirer les esprits. Sans doute le
meilleur disque balkanique de l'année » – Vibrations
« Folie, tsointsoins poisseux solos
déchirants, liberté : entre flamenco et free jazz, fanfares turques et
lyrisme slave, cette musique tsigane de Macédoine déroute et fascine »
– Libération
« Kocani joue et chante la musique
comme on la vit là-bas, dans les mariages tsiganes, frénétiques et débridée,
insolente de liberté » – Virgin Mégapresse
Kocani Orkestar - Gypsy brass band
Un certain génie propre aux musiciens tsiganes et au peuple Rom leur ont
permis de sublimer bien des musiques autochtones, permettant ainsi l'évolution
et la rencontre de styles musicaux et chantés spécifiques à une culture
ou une ethnie. Voués par leur destin et leur statut à assurer le rôle
de musiciens professionnels, les Roms sont devenus à travers les âges
les dépositaires souvent exclusifs des musiques traditionnelles et le
miroir fidèle de la culture du pays habité. Mais en même temps, grâce
à leur voyage, ils ont savamment embrouillé et ainsi sublimé à leur
manière une multitude de styles.
Les facteurs d'emprunt dus à la nécessité de s'adapter à la demande
locale n'empêchent pas les tsiganes de posséder une musique ayant son
propre caractère, contrairement à l'idée préconçue qui voudrait que
ces derniers ne possèdent que le don d'imitation : chez les Tsiganes
jouer est synonyme de créer. Cette constatation prend d'autant plus
d'importance pour le Kocani Orkestar qui a su imposer des arrangements très
originaux.
Dans les régions des Balkans, les orchestres calqués sur le modèle de
la fanfare sont une spécificité "Rom" avant tout. De la Serbie
occidentale à la Macédoine, ces derniers détournent avec une grande
imagination le rôle initial des fanfares traditionnelles. Ces fanfares
furent créées pendant le 19eme siècle à l'imitation des orchestres
militaires turcs qui remplacèrent à partir de 1828 les formations "Mehterhanes"
des Janissaires turcs. Vraisemblablement elles détrônèrent comme en
Turquie les anciens ensembles traditionnels de hautbois (zurna, zurla ou
mizmar) et tambour à double membrane.
À Kocani, ville située dans la
nouvelle République de Macédoine, la musique de fanfare Rom s'appelle
Romska Orientalna muzika. Les Balkans, de l'Albanie à la Turquie, de la
Grèce à la Bulgarie, englobent une multitude d'expressions aux origines
ethniques très diverses. Néanmoins au sein de cette complexe mosaïque
rurale et pastorale, on peut pressentir une certaine tendance musicale qui
semble correspondre à l'ancienne occupation ottomane. L'aspect oriental
de la musique des Balkans semble particulièrement entretenu par les
tsiganes venus de Turquie dès le début de l'occupation ottomane au 14eme
siècle et bien-sûr orientaux de par leur origine indienne.
En Macédoine les Roms sont
majoritairement de religion musulmane, les musiciens jouent aussi bien
pour les leurs que pour les gadjés, les nongitans. Ils ont absorbé une
multitude de styles avec lesquels ils jonglent sans cesse, ayant conservé
même dans leurs fanfares la notion orientale de teneur et ligne mélodique
assumée autrefois grâce à la technique de respiration circulaire et
continue des joueurs de hautbois.
Les introductions lentes et improvisées
sans rythme portent leur nom turc "taksim" ou encore trepeza en
macédonien, évoquant ainsi la table : celle à laquelle on s'assied pour
savourer un mets délicat. Les airs de romance ont eux plusieurs
terminologies : ce sont les Gazel en turc (originaire de ghazal en arabe où
la beauté de la femme était celle de la gazelle du désert), les sevdak
ou sevdalinka en macédonien et en serbe, mot aussi dérivé du turc sevda
qui signifie passion ou amour. Les sevda très orientales et très enjolivées
en milieu urbain ont conservé la seconde augmentée de la musique
orientale.
Les styles ainsi s'entremêlent constamment qu'ils soient turska (turque),
rosmki (rom), bulgarska (bulgare), rumunski (roumain), srpsko (serbe). Au
delà de ces influences régionales, l'inspiration orientale des roms peut
aller jusqu'à leur véritable racine puisque certaines mélodies importées
par le cinéma indien font maintenant leur apparition au sein du répertoire
rom. La plupart des instrumentaux basent leur rythme sur ceux des danses
traditionnelles dont ils portent aussi le nom : cocek pour la danse de la
femme ou oro pour les danses collectives circulaires. Là aussi les
formules rythmiques ont été glanées au gré d'inspirations anciennes et
modernes jusqu'à la rumba et l'oriental salsa. Le Kocani Orkestar propose
des interprétations originales du répertoire traditionnel. Il introduit
une certaine modernité tout en évitant le piège d'une jazzification
d'une musique balkanique qui à travers les musiciens Rom conserve ainsi
sa véritable origine orientale.
Alain Weber
LE MONDE - 22 AVRIL 2000
Venus de Macédoine, les musiciens roms
de l'Ensemble Kocani Orkestar permettront samedi aux festivaliers de vérifier
l'étrange gaieté des fanfares popularisées par les films d'Emir
Kusturica.
LES ARABESQUES DU KOCANI ORKESTAR
La République de Macédoine, petit pays (23 713 kilomètres carrés,
presque un confetti), a trouvé aisément sa place sur la scène
internationale des musiques du monde. Artisans joyeux et délurés de sa
reconnaissance en tant que territoire de musique: ses musiciens tziganes
et leurs extravagantes fanfares. Dans ce jeune État, né en septembre
1991 de l'implosion de la Fédération yougoslave, les roms manifestent un
sens précis de la fête dans le quartier de Sutka, à Skopje, comme dans
le moindre village. Dans un pays bouleversé par la guerre au Kosovo qui a
entraîné un afflux massif de réfugiés albanais (300 000 environ), ils
sont un salutaire élan de vie, de liberté.
Depuis les musiques de films composées par Goran Bregovic pour Emir
Kusturica (Underground, Le Temps des Gitans), on connaît les vertus
revigorantes de cette musique tzigane tous cuivres dévergondés. Depuis
aussi, que l'on a croisé le Kocani Orkestar aux quatre coins de L'Europe.
Créée dans la ville de Kocani autour du trompettiste Naat Veliov, parti
depuis vers d'autres aventures, cette souriante fanfare a participé à
une poignée de festivals importants, joué à Lucerne, Mulhouse, Céret,
Paris, où elle a enregistré son premier album en 1994 pour Long Distance
(le second, L'Orient est rouge, est sorti en 1997 sur le label belge
Crammed Discs). On l'a vu également en octobre 1999 au festival de Sao
Paulo. Avec sa consœur de Roumanie, la fanfare Ciocarlia, ce brass band
à l'énergie déployée, est désormais l'ambassadeur actif le plus en
vue de cette musique tzigane bondissante jouée avec trompettes, tubas,
accordéon et grosses caisse. Il faut chercher l'origine de ce style
unique au début du XIXème siècle, quand les fanfares militaires en
poste dans les Balkans remplacèrent, à partir de 1828, les formations
mehtehane des Janissaires turcs. Après la chute de l'Empire Ottoman et le
départ de l'occupant, les roms de la région ont recyclé avec un
enthousiasme gourmand ce qu'ils avaient entendu.
C'est ainsi que sont nées des bandes de joyeux garçons armés de
cuivres, devenues les compagnons de tout événement heureux. Alliant
puissance et légèreté, le Kocani Orkestar s'est concocté un répertoire
soucieux des frontières. Il traverse la Bulgarie, la Roumanie, la
Turquie, la Serbie, emprunte à l'Inde ou à la Chine, à qui a été volé
L'Orient est rouge, hymne maoïste devenu un tube en Yougoslavie du temps
de Tito…
Patrick Labesse
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Élisabeth Kontomanou
Chant
Entre refuge et passion, Elisabeth
Kontomanou nous chante la petite musique de sa vie.
Compositrice, auteur et arrangeur,
également actrice, Elisabeth Kontomanou est née en France, d’une mère
grecque et d’un père guinéen.
Suite à la mort précoce de ses
parents, elle se réfugie dans la musique et le chant, les seuls
moyens de communication qu’elle connaisse. Elle grandit avec un
tourne-disque au son du Motown, tandis
que Diana Ross, marraine spirituelle,
l’accompagne à chacun de ses pas.
Jusqu’en 1980,
le R&B règne donc sans partage dans
l’univers d’Elisabeth. En 1986, après
six années passées en Suède, elle revient triomphante avec son
quartet « Conversation » en remportant le Concours
de jazz de La Défense à Paris. Cette victoire lui offre
l’accès aux plus prestigieux festivals de France et l’occasion de
se faire un nom parmi les plus grands. Michel
Legrand, James Hurt ou Sam Newsome
la prennent tour à tour sous leur aile.
En 2004
elle forme un duo avec le percussionniste Ari Hoenig. Une alliance
inhabituelle dans laquelle elle puise autant de contrainte que de
ferments de liberté. Aujourd’hui, l’autodidacte revendiquée,
l’artiste qui a depuis longtemps cultivé l’art de
l’improvisation, comme une manière pudique de « contourner la
mélodie », peut désormais aborder les standards en toute sérénité.
Parus en 2004 et 2005 chez Nocturne, les albums Midnight Sun et
Waiting for Spring en sont les témoignages éclatants.
Elle est nommée Artiste
Jazz Vocal de l’année, à Deauville, pour les Victoires
du jazz 2006.
Sincérité, sensibilité et talent
y sont justement récompensés.
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Bassekou Kouyate
Ngoni,
Ngoni ba
SEGU BLUE : DÉJÀ
DISPONIBLE CHEZ OUT HERE REC / NOCTURNE
Le coup de cœur de Dee Dee Bridgewater
Virtuose du ngoni, Bassekou Kouyate a acquis une solide notoriété en
collaborant avec de nombreux musiciens du Mali et d’ailleurs. Il a
notamment accompagné Toumani (Kora) et Keletigui (Balafon) Diabaté. Il
a en outre participé au projet Kulanjan enregistré avec Taj Mahal.
Bassekou est également l'un des principaux musiciens de l’album
posthume d’Ali Farka Touré, Savane, sorti en juillet 2006. Enfin, il
occupe une place de choix dans le nouvel album de Dee Dee Bridgewater,
Red Earth.
En formant Ngoni Ba (le grand ngoni), Bassekou Kouyate a donné
naissance au premier quartet de ngoni de l’histoire malienne, et
considérablement étendu les possibilités de cet instrument
traditionnel, l’ouvrant aux gammes plus jazz et blues.
De cette démarche novatrice est né l’album Segu Blue, sorti en avril
2007 chez Out Here Records / Nocturne. Vibrant et éclectique, ce
premier opus peut déjà être considéré comme une des œuvres
majeures du blues du désert malien.
« Un génie, la preuve vivante que le blues vient de la région de Ségou
» TAJ MAHAL
« Bassekou n’est pas seulement un Maître de ngoni, mais il est un
catalyseur pour la modernisation des instruments. (…) « Segu Blue »
est un must pour quiconque cherche de nouvelles aventures
musicales.(…) Rien moins qu’extraordinaire ! » DEE DEE
BRIDGEWATER
« D’un groove irrésistible, cet album nous évoque inévitablement
le Blues d’Ali Farka Touré, que Bassekou a accompagné au ngoni sur
le désormais mythique album posthume Savane » MONDOMIX
Segu Blue présente le joueur de ngoni
Bassekou Kouyate. Taj Mahal le décrit comme "un génie, la preuve
vivante que le Blues vient de la région de Ségou". Bassekou a
collaboré avec de nombreux musiciens du Mali et d’ailleurs. Il a joué
dans le Symmetric Trio de Toumani Diabaté avec Toumani (Kora) et
Keletigui Diabaté (Balafon). Il faisait partie du projet Kulanjan
enregistré avec Taj Mahal. Bassekou est également l'un des principaux
musiciens de l’album posthume d’Ali Farka Touré Savane sorti en
juillet 2006. Récemment, il a tourné avec Ali Farka, laissant une
impression remarquable en tant que joueur solo de ngoni.
Bassekou est né dans un
village appelé Garana à environ 60 km de Ségou, dans la campagne au
bord du fleuve Niger. Il a grandi dans le milieu de la musique
traditionnelle avec une mère chanteuse griot, et un père et des frères
exceptionnels joueurs de ngoni. A 19 ans, Il part à Bamako où il
rencontre le jeune Toumani Diabaté. Á la fin des années 1980 Bassekou
intègre le trio de Toumani et participe à l’enregistrement des
albums Songhai et Djelika.
Par la suite Bassekou épouse
la chanteuse Amy Sacko (surnommée la ‘Tina Turner du Mali’) ; ils
sont alors très sollicités lors des mariages traditionnels du dimanche
qui se déroulent dans les rues de Bamako. Elle chante sur Segu Blue.
Il a maintenant créé son propre groupe « Ngoni Ba » (le grand ngoni)
le premier Quartet de Ngoni du Mali.
Le ngoni reste l'un des
trésors africains qui reste encore à découvrir. C'est l'instrument clé
de la culture Griot qui existe depuis l’époque de l’Empereur Malien
Soundiata Keita (13eme siècle). Alors que l’histoire de la kora,
elle, date seulement de la fin du 18eme siècle.
Le répertoire de
Bassekou provient de la région de Ségou, au cœur de la culture du
Bambara. Contrairement à la musique griot Malinké, la musique Bambara
est pentatonique. Dans toute l’Afrique, c’est celle qui se rapproche
le plus du Blues.
Sur Segu Blue on retrouve quelques invités de marque : Kassemady Diabaté,
Lobi Traore, Lassana Diabaté et la chanteuse Zoumana Tereta. Notez
qu’il n'y a ni kora ni djembe sur cet album.
L'album, produit par Lucy Durán, (spécialiste de la musique africaine
et journaliste radio à la BBC), a été enregistré au studio Bogolan,
à Bamako par Yves Wernert et mixé à Londres par Jerry Boys (Ingénieur
du Son des disques de Buena Vista Social Club, ou Ali Farka Touré entre
autres).
La photographie est de Thomas Dorn. Le producteur exécutif est Jay
Rutledge.
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Seyni Kouyate
Voix
Seyni défend les droits africains,
revendique le développement du continent Africain par un esprit
critique sur la colonisation et sur le traditionalisme. Pablo Moses, défend
les intérêts du peuple noir et prône le retour aux racines, la mère
patrie Afrique. Il s’exprime sur les origines du Rastafarisme en
Ethiopie et encourage ce mouvement rastafarien « Back to African
Roots » par des compositions telles que « We should be in Angola »,
un de ces titres majeur. Pablo Moses & Seyni Kouyate crée une véritable
complémentarité sur scène, autant au niveau artistique, qu’au
niveau humain, pour transmettre un message de paix et d’unité. Les
Yéliba, « Melting Pot artistique euro-africain » (Côte d’Ivoire
/ Guinée / Maroc / France) porte ce projet a travers leur expérience
musical. Musiciens evoluant dans nombreuses formations de reggae
africain tel que Tikenjah Fakoly, Magic System, Kajeem ou encore
Niominka Bi.
Ce n’est un secret pour personne :
l’Afrique va mal. Violences, corruption et guerres ethniques sont
les piliers d’un marasme démocratique où l’arbitraire est
souvent roi.
Et Seyni le sait. Lui, le guinéen qui regarde son pays se fourvoyer
dans les mêmes travers. Lui, l’artiste qui nous livre ses
sentiments en musique.
Alors, il raconte. En malinké, sa langue natale, en français et plus
rarement en anglais, il chante. Issu de la longue tradition des
Kouyaté – griots de père en fils –Alseyni Kouyaté dit Seyni
dénonce inlassablement les dérives du monde actuel et la souffrance
des êtres humains de tous pays.
Seyni griot guinéen transporte l’essence même de l’Afrique au
travers de l’âme jamaïcaine. Cette fragrance exhale une
complicité sublime du chant du Balafon aux skanks jamaïcains, des
phrases de cuivres aux rythmes traditionnels, c’est le Reggae
Yankadi.
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David Krakauer
Clarinette
Clarinettiste
virtuose des célèbres Klezmatics, David Krakauer est aujourd’hui
l’une des figures les plus emblématiques et talentueuses de la
mouvance proprement new-yorkaise de la nouvelle musique Klezmer, occupée
à revivifier une tradition ancestrale, ouverte par nature aux
influences musicales les plus diverses. Il y a
une authentique modernité dans cette façon fascinante de pointer une
certaine filiation tant spirituelle qu’esthétique, entre une
tradition musicale folklorique, fondée sur la virtuosité
instrumentale, l’expressivité, l’improvisation et les formes les
plus contemporaines du jazz actuel, universaliste dans sa façon
d’embrasser toutes les cultures et de les intégrer en retournant
consciencieusement aux sources de chacune. Magnifiée
par le phrasé fluide et virevoltant en arabesques ascensionnelles de
la clarinette de David Krakauer, jamais la tradition Klezmer n’a
semblé si actuelle et proche dans ses préoccupations des autres
musiques contemporaines. Il y a dans cette intelligence créatrice une
vraie volonté de faire tomber toutes les barrières de genres et de
styles, une vraie volonté de s’inscrire dans une histoire, une
tradition, une communauté pour mieux s’ouvrir au monde.
Au-delà
de la musique Klezmer, David Krakauer est aussi reconnu pour sa maîtrise
des genres musicaux les plus variés : musique de chambre, avant-garde,
rock qui l’amène à collaborer avec de nombreux ensembles :
Kronos Quartet, Arditti String Quartet, Orchestre de la Radio de Berlin
mais aussi John Cage, John Zorn pour ne citer qu’eux.
Le
clarinettiste David Krakauer appartient au cercle privilégié des
passeurs par instinct. Rénovateur de la tradition, joyeux luron de
l’avant-garde, il est de ces musiciens qui jettent des ponts entre
les genres parce que c’est une évidence en même temps qu’un
besoin vital.
Sans
lui, le coup de jeune insufflé par la vague néo-klezmer new-yorkaise
du tournant des années 1990 n’aurait pas eu la même saveur. Sans
lui et quelques autres, citons John Zorn et Frank London,
ce
renouveau de la musique juive traditionnelle instrumentale aurait manqué
de figures emblématiques.
Krakauer
possède la virtuosité, première condition sine qua non dans le
domaine de la musique klezmer. Âgé de 48 ans, diplômé de la
prestigieuse Juilliard School, il a commencé - et poursuit - sa carrière
en gravissant les partitions les plus pointues de la musique
contemporaine, avec le Brooklyn Philharmonic, l’orchestre de
Philadelphie, le Kronos Quartet et quantité d’autres formations. Ce
n’est pas donné à tout le monde d’interpréter le retors
Sequenza de Berio... devant Berio lui-même. Mais la virtuosité
n’est rien sans l’émotion, deuxième condition. Il suffit de le
voir improviser en concert, d’écouter en frissonnant “Ms N.C.” sur son nouvel album pour se convaincre que Krakauer a cette faculté
d’exprimer la plus large palette de sentiments à la force des lèvres.
Mais
quoi encore ? Virtuosité, expressivité, improvisation, ils sont
quelques-uns à pouvoir revendiquer ces trois atouts. Krakauer en a un
quatrième, l’ouverture d’esprit. Peut-être parce qu’il n’a
pas été bercé par la musique klezmer dans son enfance, mais par le
jazz et la musique classique. Peut-être parce qu’il a remonté par
lui-même le fil musical de ses origines juives polonaises, qu’il a découvert
cette musique de mariage, de fête et de cœur comme un choc au milieu
des années 1980. Qu’il a intégrée dans son propre univers sans
tenter de copier les anciens.
Clarinettiste virtuose, ex-membre des célèbres
Klezmatics, mais aussi invité spécial du prestigieux Kronos Quartet
à l‘occasion de créations exceptionnelles, David Krakauer est
aujourd’hui l'une des figures les plus emblématiques et talentueuses
de la mouvance proprement new-yorkaise de la nouvelle musique Klezmer,
occupée à revivifier une tradition ancestrale, ouverte par nature aux
influences les plus diverses et variées, aux accents les plus radicaux
du jazz contemporain.
" Avec David Krakauer, les musiques klezmer se pimentent de
free jazz, de blues et de rock expérimental, tout en cultivant
l’euphorisante verve lyrique de la “jewish soul”. "
Eliane Azoulay - Télérama
" Génialement inclassable, sauvagement cultivé et pourvoyeur
d’émotions vierges." Alex Dutilh - Jazzman
Le clarinettiste David Krakauer dégage une émotion brute doublée
d’une jovialité débordante, sous lesquelles se nichent un esprit
infatigable, de l’humour et de la générosité. Ses enregistrements,
best-sellers, classiques ou Klezmer, témoignent d’un son brillant,
au service de la virtuosité et de l’imagination. Krakauer est régulièrement
invité à se produire en soliste avec les meilleurs ensembles de
musique de chambre du monde.
Ainsi, au cours de la saison passée, on l’a vu aux côtés du
Quatuor à Cordes de Tokyo, du Trio Eroïca, du Quatuor Kronos, du
Quatuor Mendelssohn et de l’Empire Brass Quintet, dans un répertoire
qui va de Brahms à Bartok, en passant par Schoenberg, Messiaen et
Golijov. Pendant la saison 1999-2000 il s’est produit avec le Quatuor
Arditti, le Quatuor Américain, et le Kronos Quartet. Chef de file de
la nouvelle vague Klezmer, David Krakauer parcourt le monde avec son
ensemble Klezmer Madness!, proposant une forme moderne de musique
Klezmer qui, né d’un choc entre l’ancien et le nouveau monde, mélange,
à parts égales, anxiété profonde et joie débridée.
Tout en affirmant son enracinement dans
les mélodies populaires de la tradition Klezmer, l’orchestre "
propulse la tradition de la musique Klezmer dans l’ère du rock
" (Jon Pareles, New York Times). Au passage, le compositeur
Krakauer rend hommage aux rythm’ & blues, au jazz, à la musique
classique, et au funk.
Krakauer et Klezmer Madness! sont partout : assurant la dernière
partie de la manifestation "Bang on a Can Marathon" 1999 ;
jouant à guichets fermés au Symphony Space de New York ou dans un
concert de la série "Arts at St. Ann's" à Brooklyn ; chaque
été, en tournée européenne ; engagés régulièrement dans des
clubs new-yorkais tels que le Knitting Factory et Tonic ; en concert au
festival "District Curators' JazzArts" de Washington, DC ; tête
d’affiche aux festivals JCC Marathon de Dallas, ou encore de
Saalfelden en Autriche, où, commémorant le centenaire de la naissance
de Sidney Bechet, le groupe a présenté, en première mondiale, une
suite écrite par Krakauer en hommage au géant légendaire de la
clarinette jazz.
Pour la saison 1999-2000, Krakauer a poursuivi sa collaboration avec le
Kronos Quartet, à la fois sur scène et en studio. Leur interprétation
de l’œuvre "The Dreams and Prayers of Isaac the Blind" du
compositeur Osvaldo Golijov au Royal Festival Hall de Londres leur a
valu une critique élogieuse. Ils ont ensuite donné l’œuvre au
festival "Next Wave" de l’Académie de musique de Brooklyn.
("Un jeu de clarinette étonnamment abouti", a écrit Paul
Griffiths dans le New York Times). D’autres concerts ont été donnés
dans la série des Cal Performances à Berkeley, Californie ; au
Concertgebouw d’Amsterdam ; et à Copenhague, Paris et Francfort. Au
mois d’août 1999, ils ont fait découvrir l’œuvre de Golijoy au
public du célèbre Festival de Saalfelden en Autriche, avant de le
donner à Iowa City et à San Francisco. Krakauer et le Kronos Quartet,
avec sa riche diversité stylistique, ont participé à
l’enregistrement, très acclamé, de l’œuvre de Golijov sur le
label Nonesuch, sorti au printemps 1997. La revue Time Out a classé le
disque parmi les dix meilleurs de l’année. Le New York Times a salué
le jeu "particulièrement éblouissant" de Krakauer,
qui "lorsqu’il empoigne et tord la note, donne de véritables
frissons". L’avant-dernier compact de David Krakauer, sorti
sur le label Tzadik de John Zorn, s’intitule Klezmer, NY. On y trouve
la suite "A Klezmer Tribute to Sidney Bechet". Son premier CD
sur Tzadik, "Klezmer Madness!", a été l'un des plus grands
succès du label.
Toujours dans la mouvance Klezmer, sa discographie inclut l’innovant
"Rhythm and Jews" (Piranha/Flying Fish) et "Jews with
Horns" (Piranha/Green Linnet), enregistrés par Krakauer pendant
les sept années passées comme clarinettiste au sein des Klezmatics.
Il a collaboré à l’enregistrement du disque "In the
Fiddler’s House" (Angel), et a participé à un show télévisé
de la chaîne PBS en compagnie du violoniste Itzhak Perlman et des
Klezmatics. On peut l’entendre enfin sur l’enregistrement
"Orchestral, Chamber and Piano Music" (Musical Heritage) de
Conlon Nancarrow, avec l’ensemble Continuum, et sur des
enregistrements diffusés par les labels Eva, Xenophile, CRI et Opus
One. Les affinités musicales de David Krakauer vont de Music from
Marlboro au Philomusica de New York, en passant par John Cage, John
Zorn, Elliott Sharp, et les Klezmatics, et on a pu le voir en soliste
invité du Philharmonique de Brooklyn, de l’Orchestre Symphonique de
New Haven, et de l’Orchestre Radiophonique de Berlin (RSO). Au sein
du Quintette à vents Aspen, il a remporté le Prix Naumburg de musique
de chambre en 1984. Sous l’égide du programme Artistes Affiliés et
du Concert Artists Guild Award, il a donné de nombreux concerts en
soliste, et a été musicien résident dans plusieurs villes des
Etats-Unis. Parmi ses prestations de solistes les plus remarquables, on
citera son interprétation du notoirement difficile Sequenza de Luciano
Berio, donné au 92nd Street Y de New York devant de nombreux critiques
américains et en présence de Berio lui-même. Le New York Times et le
New Yorker ont récemment consacré des portraits à David Krakauer. Au
mois d’août 1998, sa mission d’enseignement de la musique Klezmer
dans la petite ville polonaise de Sejny, a fait l’objet d’un
article dans le journal International Herald Tribune. Son engagement
dans le renouveau du judaïsme en Pologne lui a déjà valu un article
en couverture du New York Times Magazine. Krakauer est également passé,
en compagnie d’Itzhak Perlman, sur le plateau de l’émission Late
Night with David Letterman.
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Charlotte de Jésus, Olympic Café, 2006
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Christian Boullangier, Jazz-Passion, août 2006.
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Seun Kuti
Piano,
Saxo
Seun Anikulapo Kuti
a débuté l’apprentissage du saxophone et du piano à l’âge de
huit ans. Il a commencé à jouer sur scène dès l’âge de neuf ans,
d’abord comme choriste, puis en première partie de son père avec
le groupe de Fela..
Seun Anikulapo Kuti possède la grâce, l’énergie et la furie de
Fela. Avec les musiciens d’Egypt 80, le légendaire groupe de Fela,
il fait revivre la plus originelle incarnation de l’Afro beat.
Tout est là : le geste, le phrasé, la solidité des cuivres, le
groove incomparable des percussions et des voix d’Afrique. Étonnant
de maturité, Seun explose sur scène, tant dans le répertoire de
Fela que dans ses propres compositions. Le concert du 29 juillet 2005
aux Nuits de Fourvière à Lyon a été ovationné par un public
pleinement conquis.
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