top
|
Jamey Haddad
Percussions
Jamey Haddad, maître
percussionniste, occupe une place unique dans le monde de la musique
contemporaine et du jazz. Ses compagnons sont DaveLiebman, Joe Lovano,
Alan Farnham, The Paul Winter Consort, Carly Simon ou Betty
Buckley.aussi bien que des maîtres de la musique orientale tels que
Rabih Abou Khalil ou Simon Shaheen. Il a aussi été invité à
collaborer à des projets de Steve Shehan entre Paris et Caracas en
compagnie du grand musicien Touareg Baly Othmani...tout comme il a été
l'invité du compositeur Richard Horowitz et du gouvernement Marocain
pour mener à bien un projet commun de composition puis de performance
publique avec 10 groupes de musiciens Berbères et Gnaoua. Jamey
Haddad a été honoré de nombreux prix et récompenses, et il est également
un enseignant engagé et généreux pour qui la musique est, avant
tout, ce qui donne à la vie une qualité éternelle et universelle.
La voix de Jamey Haddad transcende les styles musicaux, ainsi que la
qualité universelle de son jeu et de sa musique. Il a créé son
instrument favori, le Hadgini, et aussi le Hadjira, le Hadjenga, et
les tambours Kohabata. Sa collaboration avec Peter Herbert a abouti à
une tournée Autrichienne.
©
Copyright Le 7 Lézards, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, juin 2007.
index
|
Haffyd H.
Chant,
Mondol,
Guitare
« Originaire
de la province de Kabylie en Algérie où il maniait déjà le mandol
traditionnel (guitare à deux cordes du Maghreb), Haffyd est venu
rejoindre son père installé en France et, en même temps, il allait
aussi découvrir et rejoindre une nouvelle famille : le jazz !
Là, ses rencontres musicales nourries de nombreuses jam sessions et
de concerts, en solo, en duo ou en trio (avec Serge Mame ou Gérard
Karuchi et Nicolas Richard), lui ont confirmé la voie à prendre avec
sa guitare, au service d’une musique jazz de plus en plus passionnée.
Mais il n’est
pas facile de faire taire les influences du pays d’enfance, surtout
quand on est un berbère déraciné. Alors c’est presque
naturellement qu’est apparue cette alliance des passions, imposant
une inspiration nouvelle : celle de chanter en berbère tout en
jouant du jazz !
À la suite de ce
parcours qui court toujours, Haffyd a su s’entourer de musiciens émérites
pour donner une forme à ce choix intérieur et original avec une
musique à plusieurs dimensions.
La classe du jazz offre un visa illimité à la fascination de la
langue berbère et le chant peut apprivoiser sa mélancolie sous le
charme chaloupé de la bossa.
L’identité de ce nouveau genre est si personnelle qu’elle lui
confère déjà une dimension universelle. » (par Phil
Fender)
Discographie du
groupe :
« Be-jazzia » - 2007
« Elégant berbère » Autoproduit – 2004
Ils ont dit :
« Le décor est planté : des accents jazzy
s’entrelacent avec des arabesques orientales, un travail de
manipulations sonores pointu, un jeu délesté de tout académisme,
quelques fulgurances d’improvisations mâtinées de moments de transe
pure et de « scat » bien senti, le tout enrobé d’une
technique surprenante. » M.H. – Paris Paname
« Ses
prestations sur scène ne laissent pas indifférent. Haffyd porte en
lui la passion musicale et sait la partager avec son public. Sa
guitare acoustique et sa voix surprenante suffisent à nous
transporter dans d’étranges contrées où le blues épouse les mélopées
orientales. » Paris Boum Boum
« Ce disque
est le reflet de la personnalité du musicien. Si le fond est indéniablement
teinté de jazz, avec de riches harmonies, des textures denses et un
swing toujours présent, la forme est quand à elle bigarrée. Entièrement
chanté en berbère, cet opus propose un étonnant métissage entre
tradition et modernité, entre Maghreb, Amérique du Sud et Europe
Occidentale. (…) Élégant berbère est un album plaisant et
original. » R.P. – La Tribune / Le Progrès – dec 2005
©
Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars 2007.
index
|
Hakim et Mouss
Voix
Album Origines Contrôlées
sortie 22 octobre
Zebda entre parenthèse, deux de ses membres, Mouss et Hakim, s'en
vont vivre une nouvelle histoire avec un nouvel album : "Origines
contrôlées", sur les chansons de l'immigration algérienne...
Attention : un groupe peut en cacher un autre… Car si Zebda est en
sommeil, deux de ses membres, les chanteurs Hakim et Mouss Amokrane,
« le Mouss » et « le Hak » pour les intimes, frères de sang mais
aussi de culture et de vie, ont réuni leurs forces pour un nouvel épisode
de leurs aventures musicales déjà hautes en couleurs.
Avides d’expériences, Mouss et Hakim ont déjà fait du chemin
depuis Zebda. Outre leur participation à l’opération « 100 % Collègues
» et leur implication dans le Collectif « Motivés », ils ont
collaboré avec Tiken Jah Fakoly, Brigitte Fontaine, le groupe Oïastar,
sur un titre du nouvel album de La Phaze, sans oublier cette rencontre
avec Cheb Mami pour son projet « Du Sud ou au Nord » qui avait donné
le vibrant « Des deux côtés » avec son message à trois voix. Pour
aborder ce chapitre de leur parcours qui promet d’être tout aussi
riche et intègre que les précédents, les deux frères ont commencé
par afficher de façon radicale leur double identité complémentaire,
quasi-gémellaire puisqu’elle revendique une parfaite égalité qui
est aussi interchangeable que celle du couple des Dupond-Dupont de
chez Tintin ! Mouss = Hakim donc Hakim = Mouss. Dans la perspective de
cette équation parfaite qui est mise en relief par le titre de leur
premier album (« Mouss et Hakim ou le contraire »), ces deux
frangins-là vont encore plus loin que d’autres couples célèbres
de frères du rock : Tim et Neil Finn, Liam et Noel Gallagher, ou
encore Ray et Dave Davies…
Avec des textes malicieux et une bonne dose de rythmes à fleur de
peau, les paroles et la musique de Hakim et Mouss ne sont pas que la
traduction d’un projet festif et palpitant. Elles retranscrivent en
mots et en rythmes un idéal de vie et des valeurs qui riment avec
conscience, amour, commerce équitable, rêve et utopie. Brûlant et
cosmopolite, le répertoire de Mouss et Hakim est construit sur des
fondations très vastes qui vont de la chanson au hip-hop en passant
par le rock et le reggae. Parfumés de clandestinité, enrobés de
cette pensée humaniste et de la philosophie citoyenne qui est
l’apanage de la culture métissée et positive d’aujourd’hui,
les hymnes des Toulousains sont autant de composants d’un arc en
ciel ensoleillé où l’on danse joyeusement et intelligemment, en
oubliant les aspects négatifs et les côtés abrutissants de notre
quotidien. Elle s’adresse à la fois aux copains des quartiers et à
tout un ensemble de communautés qui se sentent concernées par un
nouvel art de la contestation activiste. Une musique sans frontières
où la fraternité constitue le noyau de la tolérance universelle, et
donc une piste sérieuse sur la route d’une certaine forme de
bonheur.
ORIGINES CONTRÔLÉES
Nous vous proposons Origines Contrôlées, un répertoire composé de
chansons de l’immigration algérienne, ces chants sont une partie de
l’histoire de l’immigration en France, écrits et composés dans
les années 40, 50, 60 et 70 par des poètes musiciens travailleurs
immigrés ils sont le reflet d’une parole qui a déjà été prise
depuis bien longtemps, les connaître nous aide à mieux savoir quelle
est cette identité partagée.
Ce nouveau projet est la continuité de l’expérience 100% collègues
ou Motivés, enregistrées en live studio, ces versions sont imprégnées
de cette énergie acoustique et harmonieuse grâce aux musiciens qui
nous accompagnent Serge Lopez, Jean Luc Amestoy, Lionel Suarez, Manu
Vigourous, Julien Costa, Julien Talavera, et Rachid Benallaoua. «
Si tu sais pas où tu vas regardes d’où tu viens »
Hakim et Mouss
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2007.
index
|
John Hammond
Chant,
Guitare
Baladin infatigable,
toujours sur les routes avec sa guitare et sa longue carcasse de
medicine man, John Hammond prodigue partout un blues bienfaisant,
ancestral. Un blues dont il conserve le secret de fabrication.
Il appartient à la confrérie la plus prestigieuse de la musique américaine.
Fils du grand producteur John Hammond senior (qui découvrit Billie
Holiday, Bob Dylan et Bruce Springsteen), le guitariste et chanteur
John Hammond Junior se consacre au blues depuis sa plus tendre enfance
et un remarquable premier album, « Big City Blues » (1964) sur le
label Vanguard dont son père fut l’un des responsables. Il reste
l’un des seuls bluesmen blancs à porter haut le flambeau du delta
blues. Solitaire, l’artiste qui a composé la célèbre BOF de «
Little Big Man » défend le vieux répertoire (Willie Dixon, Leroy
Carr…) sans se soucier des modes. Il se produit ce soir en solo, à
la manière des folkeux de l’ancien temps.
Dernier album : "Push Comes To Shove"- Black Porch.
"Hammond a enregistré cinq de ses propres chansons sur les douze
qui forment ce compact. De mémoire, il s'agit probablement d'un
record. Et c'est tant mieux. Comme pour ses productions antérieures,
il est accompagné des fidèles et subtils Marty Ballou à la
contrebasse et Stephen Hodges à la batterie. Parfois, le fin Bruce
Katz glisse ici et là ses notes de piano ou de B3, l'orgue. Si vous
avez aimé le Modern Times de Bob Dylan, si vous avez aimé
l'association Tom Waits-Hammond, si vous avez aimé Lucinda Williams,
vous adorerez ce Push Comes To Shove. On ne s'en lasse pas." (ledevoir.com)
John Hammond est le fils de… John Hammond (1910-1987), célèbre
producteur de la Colombia qui vivait la musique autant qu’il la
produisait (un peu comme Jacques Canetti en France). Grand adepte de la
musique noire populaire américaine, il (le père) découvre Count
Basie et Billie Holiday, participe aux derniers enregistrements de
Bessie Smith, crée le festival de Jazz de Newport avant d’imposer
rien de moins qu’Aretha Franklin, Bob Dylan, Léonard Cohen, Bruce
Springsteen et Stevie Ray Vaughan !
Mais c’est du fils dont il s’agit. Notre J.H junior est un
musicien-chanteur, spécialisé dans le blues rural qui depuis quelques
décennies, bourlingue dans les eaux troubles du blues-rock en
compagnie de personnages comme Dr John, Mike Bloomfield ou Jimmy
Hendrix.
Tom Waits définit ainsi John Hammond :
« John Hammond a la puissance d’un forgeron, le rythme, la force
d’âme et la précision qu’il faut pour tailler des diamants ou
attraper des serpents ». Le bluesman parfait quoi !
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2007.
index
|
Hanta
Chant,
Percussions
Hanta joue également du petit luth court des bouviers “kabosy” et des percussions traditionnelles afin d’accompagner le duo vocal qu’elle forme avec sa jeune sœur Hérizo : un magnifique exemple de pureté harmonique. “Rano”, beau disque aux arrangements essentiellement acoustiques sorti à l’automne 2002, marque son engagement délibéré dans une veine d’inspiration traditionnelle malgache : un choix qui révèle bien la finesse de son goût artistique.
" Je suis née dans la musique, raconte Hanta. Mon grand-père maternel était pianiste et compositeur. Ma mère était chanteuse dans un groupe bien connu à Madagascar. Je crois que j’avais déjà l’amour de la musique avant même d’être née. Toute petite, je me disais qu’on ne pourrait jamais me séparer de la musique ni de la danse. Avec mes parents, mes frères et sœurs, quand nous chantions à la maison, c’était toujours sur plusieurs voix harmonisées. Je ne peux pas dire que j’ai appris à chanter en harmonies, parce que pour moi c’était tout
naturel. ”
Depuis qu’Hanta a constitué son groupe, sa musique a beaucoup évolué. Si son premier album auto-produit demeurait dans la veine électrifiée de la variété malgache, la formule acoustique qu’elle développe depuis deux ou trois ans a fait mouche. Repérée par les productions Arion, Hanta a pu réaliser son second disque, “Rano”, dans de bien meilleures conditions que le premier.
" On a eu beaucoup plus de temps à consacrer à la musique ”, explique-t-elle.
L’île de Madagascar est un carrefour entre l’Afrique (elle est proche du Mozambique), le Moyen-Orient et l’Asie (principalement l’Inde et l’Indonésie), et la fusion des cultures a donné naissance à des mélodies dansantes combinant l’énergie africaine à la douceur orientale. L’instrumentation est donc «légère», accompagnée des chœurs des musiciens. Elle comprend : des percussions, tambours et katsà (hochet) ; une basse ; des luths (la valiha, dite marovany, qui est l’instrument traditionnel le plus répandu sur l’île, et le kabôsy, luth court servant à accompagner les chants grivois notamment
Les mélodies sont dansantes et enivrantes, portées par la voix riche et limpide de HANTA, qui chante la beauté de l’île et de son peuple.
©
Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2007.
index
|
Ed Harcourt
Guitare,
Voix
Ed Harcourt (Edward
Harcourt-Smith), fils d'un diplomate, est né le 14 Août 1977 à Lewes,
Brighton (East Sussex).
Il apprend le piano dès l'âge de 9 ans. Puis en quelques années, il
développe ses qualités de musicien en intégrant un groupe d'indie
music Snug. Il manie aussi bien la basse que le piano, la guitare ou la
batterie (un orchestre à lui tout seul!).
Cet anglais pur jus est influencé musicalement par Tom Waits, Nick
Drake, et s'inspire également de jazzmen comme Chet Baker ou de
chanteur de blues comme Screamin'Jay Hawkins.
En 2000, il sort, malgré les maigres moyens mis en œuvre pour
l'enregistrement (un simple magnéto 4 pistes), un mini-album artisanal
de 6 titres Maplewood.
Les chansons sont utilisées pour un court-métrage (Raccoon Boy) dont
Ed Harcourt tient le rôle principal.
Fin 2001, Ed Harcourt sort son véritable premier album Here Be
Monsters, enregistré dans un studio, un vrai.
Il y a 11 titres et on y retrouve 2 du précédent mini-album dotés
d'une nouvelle orchestration.
Ici on ne tombe pas dans la facilité du binaire: des rythmes plus élaborés.
Un mélange de jazz, valse et même polka émaillent ces 11 plages.
On a la chance d'être emmené par un multi-instrumentiste, qui devient
roi du piano sur Those Crimson Tears ou
sur Wind Through The Trees, puis prince de la guitare sur Beneath The
Heart Of Darkness ou sur Shanghai.
Les mélodies sont parfaitement tournées, la voix est joliment
gracieuse sans être lisse.
En Juillet 2002, Ed Harcourt signe la bande son du court métrage Bunny
Barzynski réalisé par Geoffray Barbier et Yann Sobezynski.
En février 2003, Ed Harcourt dévoile son nouvel univers avec From
Every Sphere.
Dans un style très coulé et aux intonations plutôt jazzy,
Bittersweetheart est une introduction idéale.
Ghost Writer décrit une atmosphère plus sombre, traduite d'ailleurs
par l'omniprésence des percussions.
La chanson éponyme qui conclut l'album est dans un style assez planant
avec une gradation musicale.
Le bruit des vagues recouvre peu à peu le son du piano.
Septembre 2004, Ed Harcourt est de retour de la campagne Suédoise où
il a enregistré son troisième opus Strangers.
L'album démarre en trombe, une guitare agressive est le point de départ
de The Storm Is Coming.
Ed Harcourt enchaîne les tubes, et on
ne peut pas rester insensible à la fraîcheur de Born In The 70's, à
la mélodie doucement romantique de This One's For You, et à la belle
innocence de Strangers.
Let Love Not Weigh Me Down, l'apogée de l'album est une de ces
chansons dont on ne se lasse jamais, même si on l'écoute une centaine
de fois par jour.
Les instruments se déchaînent et la voix semble, elle même, souffrir
de la tristesse de cette violente chanson d'amour.
Le 8 Août 2005, Ed Harcourt sort un album de 28 titres intitulé
Elephant's Graveyard qui est disponible uniquement en téléchargement
via iTunes Store.
Cette compilation est constituée de face B, de chansons bonus destinées
aux éditions étrangères de ses précédents albums et quelques
titres inédits.
A savoir, aussi, que la pochette de l'album Elephant's Graveyard a été
dessinée par Ed Harcourt.
Le 5 juin 2006, Ed Harcourt sort son nouvel album The Beautiful Lie qui
contient 14 chansons. Ce dernier album, qu’il considère comme son
premier disque adulte, nous dévoile ici des mélodies pleines d’émotions.
Hormis les singles évidents (Visit From The Dead Dog et Revolution In
The Heart), Ed explore de nouveaux territoires, tel Whirlwind In D
Minor, qui est délicieux mélange de pop britannique aux intonations
hispanisantes.
Il multiplie les titres intimistes où il se retrouve seul à la
guitare (The Last Cigarette) ou au piano pour des complaintes nocturnes
(Late Night Partner, Good Friends Are Hard To Find).
Ed Harcourt a perfectionné son art de la ballade pour atteindre une
forme de plénitude sur Until Tomorrow Then ou Rain On The Pretty Ones
dans lesquels sa voix est mise en valeur par des arrangements
majestueux (cordes, cuivres, chœurs, piano).
Ed Harcourt fait preuve encore une fois de sa capacité à composer de
bonnes chansons même si l'on peut regretter que l'album manque
d’homogénéité.
En 2007, il participe au projet d'Erik Truffaz ARKHANGELSK.
©
Copyright Le New Mornig, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, novembre 2007.
index
|
Roy Hargrove
Trompette
Roy vient du Texas, l'un des états de l'Union où les radios passent un maximum de R&B.
Né en 1969, il grandit pendant l'âge d'or du Funk. Quand Wynton le "découvre" au sein de l'orchestre de jazz de la ‘Booker T.
Washington High School for the Visual and Performing Arts', Roy est déjà devenu, à 16 ans, un
"P-Funkateer-pour-la-vie."
Roy Hargrove est né en 1969 à Waco, Texas. Il rencontre à 18 ans à peine Wynton Marsalis qui, bluffé par son talent de trompettiste, décide de le lancer sur la scène internationale. Ce surdoué des pistons partage alors son temps entre la célèbre école de Berklee à Boston, et New York où il se produit avec Bobby Watson, Ricky Ford ou Carl Allen. Il croisera ensuite la route du colossal Sonny Rollins, celle de Joshua
Redman…
En fait, Roy Hargrove devrait être plus âgé à cause des nombreuses stations de sa vie.
Il a été le leader de beaucoup de formations (Bigbands, Quartets, Quintets), il a fait un grand nombre d’albums et de concerts partout dans le monde.
Il a joué avec des stars de Soul comme D’Angelo ou Erykah Badu
(cette dernière, d’ailleurs, a étudié avec Norah Jones et Hargrove à la fameuse Booker T. Washington School for the Visual and Perfoming Arts de Dallas).
Il a enregistré un album à Cuba, qui lui a valu une nomination aux
Grammy.
Tout en même temps il a composé et il s’est fait un grand nom de trompettiste.
Son grand talent a été découvert à propos d’une visite à la fameuse école de Dallas par Wynton Marsalis qui l’a amené à New York.
Les albums, sortis aux Verve Records et riches en variations, témoignent de la clairvoyance de son découvreur et du talent exorbitant du texan.
Hargrove fait partie d’une nouvelle génération qui a intériorisé le R&B et le Hip-Hop contemporains.
Il fait la musique du présent, garnie de toutes les influences de
l’Amérique des années 80 et 90.
Roy Hargrove est considéré par beaucoup, comme l'un des premiers trompettistes de la planète. Il écope d'un
"Grammy" en 97 pour Habana.
De toute l'industrie, c'est probablement celui qui travaille le plus (150 concerts par an, voire plus).
Mais si vous ne savez que ça de Roy Hargrove, alors son nouvel album neo-soul /
"jazz The RH Factor : Hard Groove" va sans doute vous faire imaginer
: "il s'est sacrifié à la mode, ce vendu..." Et vous allez vous tromper à 100 % !
Depuis son premier album en 90, Roy mène une vie en parallèle : guerrier des jam-sessions dans les clubs underground de NYC ;
joueur de riffs sur les beats de DJ Smash au Giant Step ou sur les grooves electronica au Konkrete Jungle ; se joignant à Roy Ayers au
SOB's.
En 2000, il enregistre et tourne avec D'Angelo. Autrement dit, Hard Groove n'est pas une plaisanterie,
rien à voir avec une quelconque stratégie de son label pour atteindre une cible démographique plus jeune, plus pop :
en fait, les 14 titres de cet album sont les résultats logiques d'années de travail au noir, les oreilles grandes ouvertes.
A 36 ans, le trompettiste Roy
Hargrove s'est affirmé et s'est établi parmi les meilleurs musiciens
de jazz, et même au-delà, empruntant des voies toujours plus colorées,
difficiles au vu de ses bases musicales mais gratifiantes. Hargrove a
laissé une empreinte indélébile sur un vaste champ artistique.
Durant son passage chez Verve il a enregistré un album avec une sélection
des meilleurs saxophonistes ténors du monde (With the tenors of ours
time), un album de standards joués avec des cordes (Moment to moment)
et, en 2003, il présente son propre collectif hip/hop-jazz The R.H
factor avec le détonant cd Hard Groove (rapidement suivi par le EP
sorti en édition limitée, Strength). Hargrove a aussi gagné des
Grammies pour deux énormes projets totalement différents. En 1997,
le groupe Cubain de Roy, Crisol (dans lequel on retrouve la légende
du piano Jesus "Chucho" Valdes ainsi que le merveilleux
batteur Horatio "El Negro" Hernandez) gagne le Grammy du
meilleur album latin jazz pour l'album Habana. En 2002, Hargrove,
Herbie Hancock et Michael Brecker gagnent le Grammy du meilleur album
Jazz Instrumental d'un solo ou d'un groupe pour leur collaboration
pour Directions in Music.
Avec la sortie simultanée de
Distractions et de Nothing Serious, tous deux de nouveaux
enregistrements de ses deux ensembles de scène, Hargrove va
rapprocher deux de ses univers. Distractions contient le son
contemporain funk/jazz de The RH Factor. Nothing Serious nous offre du
pur Jazz par le Roy Hargrove Quintet avec en invité spécial Slide
Hampton au trombone. " Quand est arrivé le moment de
travailler sur un nouvel album, il était devenu clair que Roy avait
deux facettes à sa musique " ,explique Dahlia Ambach-Caplin
de chez Verve. " En choisir une plus que l'autre ne lui rendait
pas justice ; nous avons donc décidé de travailler sur les deux de
manière séparée. " Le Quintet a enregistré en mars 2005 avec
l'ingénieur du son Al Schmitt, 15 fois récompensé par des Grammies,
dans son studio de Los Angeles. The RH Factor a enregistré plus tard,
en mai, avec l'ingénieur du son Russel Elevado au studio The record
Plant à Sausalito.
" J'ai fait plus de tournée avec le RH Factor qu'avec mon
Quintet ces derniers temps ", songe Roy. " Les gens détournent
leur oreille du Jazz. C'est en partie la faute des musiciens de Jazz
qui s'efforcent trop d'apparaître cérébraux. Ils n'ont plus de
plaisir à jouer la musique, et c'est pour ça que les gens ne
viennent plus les écouter sur scène. Qu'avons-nous à offrir au
monde du Jazz aujourd'hui ? C'est cool d'être innovant. Mais cette
innovation doit intervenir dans une musique qui swingue et te fasse te
sentir bien. C'est sans aucun intérêt si cela ne te fait pas
ressentir quelque chose. "
©
Copyright Le New Morning, 2006-07.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, août 2006.
mise à jour en juin 2007.
index
|
Eduard Haroutyounian
Batterie,
Percussions
Eduard Haroutyounian est né en 1969, à
Erévan. En 1977, il a commencé à prendre des cours privés de musique (instruments à percussion) sous la direction du meilleur jazz percussionniste Arménien Robert
Eolchyan. Il a fait des études à l'Institut Polytechnique d'Erévan, à la faculté de mécanique. De 1998 à 1999 il a été le vice-président de l'Union arménienne de l'art de percussion. Aujourd'hui, Eduard Haroutyounian est le président du Centre arménien d'art de percussion, le directeur de
l'École de percussion ”Rhytmica” d'Erévan, le
percussionniste de l'Orchestre Philharmonique d'État
d'Erévan. Il a participé aux festivals de jazz à Chypre, à
Erévan, à Dubai, en Géorgie, en Allemagne, en Iran, au Liban, en Grèce, au Canada, en France, aux
États-Unis.
Entre 1994 et 2002, Eduard Haroutyounian a enregistré des CD avec l'Orchestre philharmonique arménien. De 2000 à 2002, il a signé trois CD avec le quintette de jazz
ethnique Time Report, trois CD avec l'ensemble de percussion Yerevan, un CD avec le quartette de neo-jazz académique
INTO ; il a joué pour la musique des films David de Sasoun, Chrétiens et Mariam.
Eduard Haroutyounian est le fondateur et le directeur artistique du groupe de jazz d'enfants “Pokr Jazz”, le fondateur et le présentateur du show télévisé “Histoire de la percussion” et “Percussion
mondiale : Guide pour un débutant”.
Il a collaboré et a donné des concerts avec différents artistes et
groupes : Djivan Gasparian, June Anderson, Gévorg
Dabaghian, Big Band d'État d'Arménie, l'Orchestre Symphonique et de Jazz
d'Erévan, de nombreux artistes connus arméniens, le Théâtre d'État de l'Opéra et du Ballet, le Théâtre arménien de musique des enfants,
l'ensemble du ballet contemporain «Barekamutioun», le Groupe du cirque
d'État.
Eduard Haroutyounian a travaillé avec les compositeurs
suivants : Alisia Terzian (Argentine), Artur Yeghikyan
(États-Unis), Atsuhiko Takenaka (Japon), Majid Enthezamy (Iran), Pierre Domenique Ponnelle (Allemagne), et avec les chefs d'orchestre Vladimir Spivakov (Russie), Hisayoshi Inoue (Japon), Lucas Groen (Pays-Bas).
©
Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre 2006.
index
|
Corey Harris
Chant,
Guitare
Ce jeune bluesman a déjà une solide carrière derrière lui. De son premier album en 1995 jusqu'à aujourd'hui, Corey Harris a toujours respecté une tradition qu'il a développé en se mettant à la recherche des légendes du blues. Cette démarche la amené à rencontrer les plus grands artistes maliens et, par la même occasion, devenir le héros du film réalisé par Martin Scorsese « Du Mali au Mississippi ».
Corey Harris est un éternel étudiant : « en musique, je recherche l'harmonie et j'essaie toujours de m'intéresser aux choses que je ne connais pas ». Le jeune bluesman a déjà une solide carrière derrière lui.
Né en 1969 à Denver il est, dès son plus jeune âge, passionné par la recherche de ses racines. Dans cette optique, le jeune homme suit des études d'anthropologie qui l'emmèneront en France et au Cameroun.
Son approche de la musique est similaire. Corey Harris respecte une tradition qu'il développe en se mettant à la recherche des légendes du blues. De son premier album en 1995
jusqu'à aujourd'hui, cette démarche l'a conduit à rencontrer les plus grands artistes américains et maliens. Il joue avec Boubacar Traoré ou Ali Farka Touré avec qui il enregistre un disque en 2003 à la suite de sa rencontre pour le film « Du Mali au Mississippi », réalisé par Martin Scorsese. Dans ce documentaire, il fait le tour des lieux historiques du blues en Louisiane, puis part au Mali boucler la boucle.
Biography :
Corey Harris - Mississippi to Mali - Street Date: November 18, 2003
In Martin Scorsese's film, “Feel Like Going Home,” Corey Harris visits
Niafunke, the Sahara Desert hometown of Malian master musician Ali Farka Touré, known around the world as the king of African blues. The encounter between Harris, a
young, American blues revivalist, and Touré, a musician with a vast sense of cultural
history, is as close as any of the films in Scorsese's
series, The Blues, comes to grappling with the African roots of blues music. But for Harris, that was just the
beginning.
A few months later, Harris went back to Niafunke. “I wanted to go back,” says Harris, “because I felt like it was important to get with the music from over
there, and to bring what little I know from our short tradition here as black people in
America, and to put it back together and make a document of it. I'm not trying to say the blues all came from Mali. It's just one of the
strains, one of the really strong strains that make up black music in
America. The point is you can take that music that we have over
here, and it can go over there and be conversant.”
Harris's new album, Mississippi to Mali, backs up this bold idea with inspirational new takes on classic
songs. While Harris digs into Skip James's “Special Rider Blues,” Touré gracefully weaves his way
through, playing an ancient, one-string fiddle (njarka), and Souleymane Kane adds what Harris calls “the funk,” literally the slap and clop of West African calabash percussion. When the tables are turned with Touré playing guitar and singing a traditional song of the Bozo people, Harris proves no less conversant. Never mind the ancient roots of the blues; this is
fresh, vibrant music of today bridging the realities of living traditions on two continents.
Eight of the fifteen tracks on Mississippi to Mali come from those sessions with Touré and two of his musicians in
Niafunke. Four more tracks were recorded in Mississippi, where Harris worked with harmonica legend Bobby Rush and veteran blues drummer Sam
Carr, and also with Otha Turner's Rising Star Fife and Drum
Band. Turner himself had died just a week before the sessions, so his 12-year old
granddaughter, musical prodigy Shardé Thomas, played the fife and sang in his place on two
tracks, adding a cross-generational element to this album's ambitious cross-continental dialogue.
These far-flung musical encounters share a feeling of easy
informality, by now a trademark of Harris's work. Harris visited the musicians where they live, got comfortable with
them, and rolled tape on the spot. Call this a set of new millennium field
recordings. Also call it the most resonant unpacking of the
mysterious, ancient history of African American music we've heard
yet.
Born in Denver, Colorado in 1969, Harris always knew that Africa lay behind the music he grew up loving-R&B, funk, reggae, blues-the whole ball of wax he thought of as “black music.” He went on to study anthropology at Bates
College, and in the early '90s, made two extended trips to
Cameroon. In Africa, Harris explored language, social reality and music in a
complex, post-colonial setting, but as much as he loved looking
outward, he came home determined to make his way as a blues
musician. “Blues was what I understood deepest in
myself,” says Harris, “because I grew up with
that. My mom was of that generation. She lived in the depression in northeast Texas near
Louisiana, so I always heard stories about it. It wasn't a stretch for me to understand what was going on, even though it took me a while to be able to play it.”
Harris shook up the blues scene with his 1995 debut release, Between Midnight and
Day, a masterpiece of rural blues exploration. Ever since
then, he's been finding ways to extend the journey, composing new
songs, reinventing old ones, following his instincts fearlessly wherever they might
lead. He has performed and recorded solo and
acoustic, also with his driving, electric 5x5 Band, and with New Orleans pianist Henry Butler (on the album Vü Dü Menz in 2000). Harris's Rounder Records
debut, Downhome Sophisticate (2002) found him stretching out as a
songwriter, merging blues, African pop, rock and electronica in one of the year's most brilliant and original releases.
On Mississippi to Mali, his sixth album, Harris returns to his
roots, but with a whole new spin. “I really approached this as a
student,” he says. “I was going to go out and learn
something, and deepen my understanding of what it is I do, and why I'm doing it.” Harris had been planning to do an album of duets with blues
elders. But after he accepted an invitation to visit Mali, and played a show with the great guitarist and troubadour Boubacar
Traoré, he got to thinking about collaborating with musicians over
there. Then the Scorsese film came along, and Harris saw a way to bring the two ideas
together. “The record was an outgrowth of my desire to collaborate with
someone, and actually learn, and then to bring something that they could value as
well. That was nice because the styles are so different in so many
ways, but then there's this kernel of similarity at the
core.”
Harris recognized that kernel of shared experience the first time he heard a recording of Ali Farka Touré. By the time he sat down to jam with Touré a decade
later, Harris just knew what repertoire would work. Skip James's unusually mournful sound had always seemed to contain something ancient for Harris, and the Malian musicians easily found themselves in James's “Special Rider Blues” and “Cypress Grove.” Robert Petway's “Catfish Blues”-said to have influenced the young John Lee Hooker, and the model for Muddy Waters's “Rolling Stone”-was also a natural
choice, and the traditional “.44 Blues” makes a particularly satisfying connection with Souleyman Kane's funky
calabash. Harris didn't want to belabor anything-nothing
clever, contrived, or cutting edge-just easy
spontaneity.
“There was no
rehearsal,” says Harris. “We just sat with Ali. We were there for five days and we got with him on three days for two hours each
day. That was it. And before that, it was all just
chillin' and eating and hanging at his crib.” The wild card here was the music Touré would
contribute, but once again, despite the desert heat, nobody broke a
sweat. “There's some repertoire they played for me in the key of E which sounds just like Muddy Waters,” says Harris. “There's one tune called
'Rokie.' You'd never know it's from Mali if you heard
it, and they're telling me it's a traditional Tuareg tune.”
For the Mississippi recordings, Harris went to songs that for him represent the core of the blues tradition in
America. He stomps through “Big Road Blues” with Bobby Rush and Sam
Carr, and brews up a one-of-a-kind rendition of “Station Blues” with Shardé Thomas and the Rising Star Fife and Drum
Band. Next to Thomas's soulful, 12-year-old voice, Harris sounds like an old man, and the blend is pure magic against the
syncopated, rolling rhythms of the drums. The moment Harris learned about Otha Turner's
death, he thought of including Shardé. “She's real
gifted,” he says, “real calm in her manner, very well brought up, intelligent, definitely someone to
watch. From what I hear she also plays jazz flute, she
reads, she plays piano, she sings, and she plays all the percussion.” On Mississippi to Mali, Harris joins in on a performance of Shardé's signature tune, “Back
Atcha.”
Harris rounds out the album with three compositions of his
own, including a down and dirty blues called “Mr. Turner,” pumped out with Bobby Rush on harmonica and Sam Carr on drums. Mississippi to Mali is dedicated to Otha Turner, and this tune makes it official. “Charlene” is a song Harris wrote and sings in French, using a guitar tuning he picked up by watching a guitarist from the West African Mande griot tradition, and “Coahoma,” the
picking, sliding guitar instrumental that opens the album, is a song inspired by trains and named for the Mississippi county where Harris wrote it. Harris ends the album with a solo performance of Blind Willie Johnson's “Dark Was the Night, Cold Was the
Ground.” Book-ending all these extraordinary encounters with two solo
pieces, Harris reminds us that he carries the long history of blues-that venerable kernel of culture-within him wherever he goes. And the journey continues.
©
Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre 2006.
index
|
Leanne Harte
Guitare, Chant
LA NOUVELLE ÉGÉRIE DU
ROCK IRLANDAIS
Punk, Folk, Rock, Blues, la musique de Leanne est alternative et unique.
Chanteuse, compositrice, guitariste, harmoniciste, Leanne est un jeune
ange blond, véritable démon guitare à la main.
Son dernier album éponyme est sorti en septembre 2006 avec Jon Noyce (Jethro
Tull, Gary Moore) : basse
Darrin Mooney (Primal Scream, Gary Moore) batterie et percussion
Produit par Chris Tsangarides (Depeche Mode, Joan Armatrading, Thin Lizzy…)
La presse en parle :
Un premier disque qui porte toute la beauté du rock électrique
irlandais, capable d’allier puissance et mélodie (Le Figaro)
Leanne Harte possède une voix à la Bjork qu’elle déploie avec brio
sur un rock enlevé aux refrains accrocheurs (Télérama)
Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce disque un grand
disque (Crossroads)
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
Jimmy Haslip
Basse
Jimmy’s bass is an
integral part of the Yellowjackets sound. In addition to building the
foundation upon which their songs are crafted, his thoughtful and
often fiery solos are a high water mark of many Yellowjackets tracks.
Jimmy Haslip grew up in
a rich musical environment. As a youth, he listened to Latin and salsa
music around the house, including such Latin music icons as Tito
Puente, Mongo Santamaria, Machito, Ray Barretto, Celia Cruz and Eddie
Palmieri, to name a few. In addition to learing various Latin dances
from his parents, Jimmy learned how to play a lot of basic Latin
rhythms on the different percussion instruments that they had around
the house. He learned to play authentically on the claves, maracas,
cowbell, bongos and the guido, which gave him that keen sense of time
and rhythm that surfaces in his bass playing today.
His older brother
Gabriel also played Jimmy some jazz and classical music, so he had
exposure to John Coltrane, Charlie Parker, Eric Dolphy, Miles Davis
and Dave Brubeck on one hand, and the music of Debussy, Stravinsky,
Beethoven, Mozart and Mahler on the other. Jimmy says, "This was
an eye opening time for me and even though most of this music was over
my head, it definitely ignited my musical curiosity. I also was
listening to a lot of Pop music, like the Beatles, the Supremes, The
Four Tops, The Temptations, Wilson Pickett, James Brown and lots of
great Pop music on the radio. I can remember that it was a very
exciting time for music!"
Jimmy began studying music in elementary school, playing the trumpet
and other assorted brass instruments (including the bugle, baritone
horn and tuba) from age seven to fourteen. Jimmy picked up a bass at
the age of fifteen and taught himself how to play it. "Actually
the very first time I saw an electric bass, was at a junior high
Valentine's day dance. There was a live band playing and the bass
player had an reddish/orange Hagstrom bass and a small Standel bass
amp. It was then that I knew I wanted to play the electric bass! What
a feeling! I'll never forget it as long as I live. It was my very
first real spark of creative passion!"
While being mostly self
taught on the bass, Jimmy studied with a private bass/tuba player from
New York named Ron Smith. He was also very fortunate to have studied
with one of jazz music’s greatest talents. "…I did manage to
study with Jaco Pastorius for a few weeks in the mid seventies, when
he had just joined Weather Report. That was a giant leap for me as a
serious musician and it filled me with a much higher level of
inspiration. I think he was a major inspiration to all bass players at
that time!"
To sum it up, Jimmy
offers this inspirational piece of advice that is applicable to any
musician, whether new or experienced: "I've basically learned so
much from just about every musician I've performed with in the past
and I will continue to learn from my experiences in the future. The
learning process is never ending. The key is to always strive and
search for knowledge. In learning new things everyday, there will be
inspiration. That inspiration will thirst for knowledge and so the
endless cycle goes. They will feed each other infinitely and
theoretically the ‘creative well’ will never run dry."
So, what musical
influences does Jimmy claim? "Well definitely for me the Beatles,
especially Paul McCartney, inspired the melodic concept and James
Brown inspired the groove. There was Tito Puente and Mongo Santamaria
who inspired rhythm. Béla Bartók, Mozart, Prokofiev, Samuel Barber,
Chick Corea, early Genesis, Gentle Giant, Olivier Messiaen, Dmitri
Shostakovich,Krzysztof Penderecki, Antonio Carlos Jobim, Villalobos,
Brahms, Wayne Shorter, Zawinul, Jaco Pastorius, Alban Berg, Mingus,
Miles,Nicolas Slominski, Coltrane, Thelonius Monk, Sting, Peter
Gabriel, Joni Mitchell, Basie, Duke Ellington, Billy Strayhorn, The
Motown Sound and Aaron Copeland, just to name a few that inspired
writing, arranging and composition.
"Van Gogh, Dali,
Henri Rousseau, Georgia O'keeffe, Leonardo DaVinci, Galileo, Einstein,
Nikola Tesla, Plato, Walt Whitman, Marc Chagall, Henry Moore, Edward
Hopper, Rembrandt, Picasso, Botero, Matisse, Escher, Canaletti, Gaudi,
Gauguin, Federico Fellini, Alfred Hitchcock, Steven Speilberg, Frank
Capra,Orson Welles, Lina Wertmuller, Ingmar Bergman, François
Truffaut to name a few who inspired my imagination."
And last but not least,
perhaps the most influential person in Jimmy’s career: "Jimi
Hendrix was the sole inspiration for me playing music as a profession.
Seeing him perform live was awsome and it lit a fire within me, which
eventually gave me the drive to pursue music as a career."
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
Michel Haumont
Guitare
Le succès de l’International
Guitar Night (14ème tournée en Allemagne et deuxième en France)
ainsi que les demandes qui se succèdent, nous incitent à vous
proposer notre spectacle pour vous faire partager une soirée
inoubliable avec des guitaristes internationaux exceptionnels.
Quatre musiciens présentent à tour de rôle, ensemble ou en duo une
variété fascinante de musique contemporaine pour guitare. Un
spectacle intense ou l’entente musicale et la fusion des genres
n’enlèvent rien à la personnalité de chaque artiste.
MICHEL HAUMONT (F) : dont la musique mélodieuse nous séduit
en permanence. Sa basse puissante, une ligne mélodique élégante
sont parfaitement rendues par un jeu à la technique magistrale.
C'est en pleine
effervescence du courant folk en 1974 que Michel Haumont, alors âgé
de 17 ans, enregistre son premier disque, fruit des hootenannies du
Centre américain et du folk club qu'il anime dans son lycée. Quatre
autres albums suivront, jusqu'en 1983, révélant au public un talent
singulier de guitariste acoustique. L'Olympia, avec John Renbourn et
Planxty, consacre ce jeune compositeur français atypique qui publie
simultanément sa méthode de guitare. Une année passée outre-manche
avec son complice Jack Ada lui permet d'assurer une quarantaine de
concert en compagnie de Ralph McTell.
Michel Haumont, créateur
aguerri, diversifie ses activités. Pour un défilé de Thierry Mugler,
il compose la Valse du Zénith. Il accompagne sur disque ou sur scène
Philippe Chatel, Gilbert Lafaille, Véronique Rivière, Julien Clerc,
Françis Lalanne, Patrick Bruel, Marie-Josée Vilar, Georges Moustaki,
Pierre Barouh... Michel est désormais reconnu comme l'un des
meilleurs spécialistes français de guitare acoustique. Les tournées
le conduisent au Japon, au Canada, en Pologne, en Autriche, en Tchécoslovaquie,
en Allemagne, à Madagascar, etc. L'accomplissement:
Plus personnel, un
voyage en système informatique midi ouvre de nouveaux horizons
sonores au jeune compositeur. Cette expérience le marquera profondément,
le conduisant à devenir arrangeur pour de nombreux artistes parmi
lesquels Philippe Chatel, Gilbert Lafaille, ou Leny Escudero.
Avec son album,
"Hall of fame", réalisé par Jean-Jacques Milteau, Michel
Haumont n'est pas seulement revenu à un certain dépouillement. Il témoigne
d'une époque et honore ses origines. Renbourn, Dadi, Watson, Travis,
Atkins, Reed, .... Le musicien rend hommage à ces virtuoses mythiques
de la guitare picking. largement inspiré du répertoire folk Nord américain,
"Hall of fame", sorti en 1998, recrée le son live, très en
vogue dans les années 60 et 70 chez ces guitaristes de folk et
accueille, autour de Michel, Jack Ada, Manu Galvin, Jean-Jacques
Milteau et Danny Vriet.
En 2003, il nous livre
un album solo « Ma Guitare » produit et réalisé par Peter Finger,
le célèbre guitariste allemand. Aujourd’hui, c’est en duo avec
Jean-Félix Lalanne qu’il nous propose un enregistrement « live »
audio et vidéo capté en juillet 2007 à l’Archipel à Paris.
Pour que les
compositions de guitare soient mises en valeur dans les bacs des
disquaires, Michel Haumont a récemment participé à la création
d'un nouveau label chez Sony: " Collection Guitaristes".
Cette initiative originale regroupe des musiciens de talent, souvent
très réputés, dans des rayons référencés " Guitare".
L'amateur bénéficie, lui, d'un label de qualité et de la réédition
attendue des disques souvent épuisés. Cette " Collection
guitaristes" ne se contente pas de promouvoir les guitaristes
français accomplis. Elle produit également de jeunes compositeurs
encore peu connus.
" En musique,
il faut chercher un geste naturel, confie Michel Haumont, comme ces
calligraphes chinois qui, à mesure qu'ils avancent dans leur art,
recherchent le dépouillement... Cet idéal, je le cherche dans le
toucher d'une guitare acoustique... Avec le minimum, il ne reste que
l'essentiel."
©
Copyright Le New Morning, 2008.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2008.
index
|
Martin Hayes
Violon
Irish fiddle virtuoso
Martin Hayes and American guitarist Dennis Cahill possess a rare
musical kinship, ranking them among the most memorable partnerships of
our era. Together they have garnered international renown for taking
traditional music to the very edge of the genre, holding listeners
spellbound with their slow-building, fiery performances. The duo opens
the doors of traditional Irish music and releases its pure, distilled
beauty while incorporating sensibilities from the worlds of classical,
blues and jazz. The New York Times calls them "a Celtic
complement to Steve Reich’s quartets or Miles Davis’ ‘Sketches
of Spain.’"
Martin Hayes’ accomplishments extend far and wide, both artistically
and geographically. He has been an All-Ireland fiddle champion six
times over, and has taken home a National Entertainment Award, the
Irish equivalent to the "Grammy." He and Dennis have also
appeared internationally on television and radio, including NBC
Nightwatch, PRI’s A Prairie Home Companion, and the BBC’s Jools
Holland Show. The duo has collaborated with Sinead O’Connor, Iarla
O’Lionáird and photographer Steve Pyke in a special stage
performance and film of Timothy O’Grady's book, I Could Read the Sky,
an acclaimed novel of Irish emigration. Martin has also appeared as a
guest artist on recent recordings with Darol Anger and Irish composer
Gavin Friday.
Born in Ireland and now residing in Seattle, Martin plays in the slow,
lyrical style of his native East County Clare. He grew up playing
traditional music with his father, P.J. Hayes, leader of the famed
Tulla Ceili Band. The younger fiddler has a great reverence for the
old players, whose music contains the longing and essence that moves
you at the level of your soul. Martin brings that same depth to his
own playing, rendering it unique with passion and intimacy.
Dennis Cahill is a master guitarist, versed as well in classical,
blues and rock as he is in traditional music. A native of Chicago born
to parents from County Kerry, Ireland, he studied at the city’s
prestigious Music College before becoming an active member of the
local music scene. Cahill’s innovative accompaniment is acknowledged
as being a major breakthrough for guitar in the Irish tradition. In
addition to his work with Hayes, Dennis has performed with such
renowned fiddlers as Liz Carroll, Eileen Ivers and Kevin Burke.
Martin met Dennis in Chicago when he first moved to the States in the
1980s. They formed a jazz/rock/fusion band called Midnight Court, in
which they experimented with a variety of new music styles. Eventually,
though, they both turned back to their traditional roots, and after
recording two acclaimed solo albums, Hayes began a new musical
relationship with Cahill. The news of their riveting, galvanizing
performances spread like wildfire on both sides of the Atlantic. In
1997 they released The Lonesome Touch (Green Linnet), a recording that
has helped take Irish music beyond the world music realm by exposing
its inner meaning in an accessible way to listeners of classical, jazz
and modern music.
The musical rapport between Hayes and
Cahill is so strong that it is often said they appear to be playing
one instrument, "working on a seemingly telepathic level,"
as CMJ describes it. While Martin pursues a melody, Dennis explores
the harmony and rhythms within the tunes. He seems to know intuitively
Hayes’ next move, consistently matching it with astonishing skill
and grace. Their live performances weave tunes that stretch up to
thirty minutes long, in what Hayes describes as "a three-way
conversation between the two of us and the music."
They have brought their audience into the dialogue with the recording
of Live in Seattle, their second duet recording, and the first to
capture the fire and chemistry of their live concerts. The disc was
recorded during a concert at the Tractor Tavern in Martin’s adopted
hometown of Seattle, and reflects both the intimacy of their live
performance and the exponential power of the duo’s imagination.
Hayes and Cahill work off each other like two jazz masters, exploring
the tunes, spinning medleys that expand and contract with intensity. "Our
allegiance is to the spirit of the moment," says Hayes, "Our
primary wish is that the musical experience be one that lifts our
spirits and those of the audience."
Following are excerpts from CD liner notes that Martin has written.
They convey some of his ideas about the music he plays.
From The Lonesome Touch: "In Irish music today there is much
debate and division on the issues of continuity versus change and
tradition versus innovation. I think it is a mistake to divide these
issues as the music is capable of containing all of these parts at
once. The real battle is between artistic integrity and the forces
that impede creative expression. Traditional Irish music has always
experienced change and been enriched by innovation, while at the same
time maintaining continuity. The issue that is of utmost importance is
that innovation, change, tradition and continuity all be tempered by
integrity, humility and understanding. These issues are the issues of
all artistic pursuit and are therefore universal, as is the very core
of the music itself. Irish music is the expression of the universal
muse. What gives it its unique character is that this muse has been
expressed through our unique cultural milieu and ethos. It represents
the experience and aspirations of a collective of musicians spread
through time. The music is more than just one point of view. It is
many things. It is dance music, it is music of community and sharing.
It is music to listen to, music to remember by, and to express through.
At any one time it contains all of these attributes, but in varying
degrees."
From Live in Seattle: "The music on this recording is centered
mainly on the regional style of east Clare where I come from, a style
that is generally slow and lyrical in nature. On this recording it is
contained within a broader musical palette. There are some parts here
that are improvised and some that are fast and wild. Things are
sometimes more clearly understood by direct experience of their
opposite. Fast music gives added dimension to slower music and
vice-versa, wild passion gives meaning to gentle delicacy. Innovation
and tradition have a similar relationship. They are mutually
inclusive. In concert we try not to exclude any particular aspect of
the music. We are always seeking an equilibrium between these
seemingly opposing perspectives. Our allegiance is to the spirit of
the moment. Our primary wish is that the musical experience be one
that lifts our spirits and those of the audience."
"Performance through the medium of sit-down concerts represents
only a small part of the overall picture in relation to traditional
Irish music. Informal gatherings of musicians in the form of sessions
and dances are still the main outlet for this music. Whereas sessions
and dances as a forum for the music have a clear link with the past,
formal concerts have a less definite role. When musicians played this
music for the sole purpose of having it listened to, it was easily
nurtured in an intimate environment of very small groups of people.
Detail and nuance are often the losers when it comes to performance in
larger scale listening situations, where separation between musician
and listener is increased. In our performances we try to retain as
much intimacy and detail as possible. With advances in the technology
of sound reinforcement, it is now easier to play many different kinds
of venues and still convey the delicate detail to large crowd of
people."
Other: "Tradition in music is not frozen at a point in time,
but is a process in motion that is undergoing constant change and
refinement. It is a reflection of peopleâs lives."
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars 2007.
index
|
Roy Haynes
Baterie,
Composition
Batteur et compositeur américain
(Roxbury, Massachusetts, 13.3.1926).
Après son apprentissage à Boston avec Sabby Lewis, Frankie Newton et
Pete Brown, il fait une entrée remarquée dans l'univers – alors en
plein bouillonnement – du be-bop. Il accompagne Luis Russell (1945-47),
Lester Young (1947-49), Kai Winding, Charlie Parker (pour la première
fois le 24 Décembre 1949), Thelonious Monk.
En 1953, c'est Sarah Vaughan qui l'engage :
il restera cinq ans avec la chanteuse. On le voit également en compagnie
de Miles Davis, Lee Konitz, George Shearing. En 1959, il joue dix-huit
semaines avec Monk au Five Spot et à la Jazz Gallery de New York.
La suite de sa carrière est une alternance de prestations ponctuelles
avec de grands leaders comme Stan Getz, Jackie McLean, Eric Dolphy, Oliver
Nelson, Gary Burton, Sonny Rollins, John Coltrane (il remplace Elvin Jones
pendant quelques mois en 1963), et des travaux plus personnels à la tête
de son Hip Ensemble, qu'il forme au début des années 70 avec Phineas
Newborn et Jamil Nasser.
Peu apte à l'enseignement, au grand regret des jeunes batteurs, Roy
Haynes n'en dispense pas moins son savoir par le biais de formations (le
quartette est sa préférée) qui se dispersent dès qu'elles sont rodées.
Il est un perpétuel découvreur de jeunes talents : hier Hannibal Marvin
Peterson et George Adams, puis Ralph Moore, David Kikoski et Ed Howard au
milieu des années 80. Il participe aussi – en studio et sur scène –
aux trios de Chick Corea et Michel Petrucciani.
Premier héritier des pionniers de la batterie bop (Kenny Clarke, Art
Blakey, Max Roach), Roy Haynes lui a apporté toute la délicatesse de son
feeling : la sonorité très mate et la rapidité de son drumming à la
caisse claire, la variété de son jeu de cymbales, son exploitation des
silences, ses solos construits sur des séquences à la fois musicales et
percutantes, ses sonorités contrastées et la complicité discrète qu'il
témoigne au soliste quel que soit son style ; tout cela fait de Roy
Haynes un batteur presque secret dont il faut écouter la musique avec
attention pour en découvrir, sous de faussement discrètes apparences, la
richesse et l'évidence.
François-René Simon - Dictionnaire du Jazz - Laffont
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, février 2007.
index
|
Murray Head
Chant
Le 5 mars 1946, Murray
Seafield Saint George
Head naît à Londres. Son père, Seafield Head est
producteur et réalisateur de documentaires, sa mère, Helen Shingler,
est actrice. Il entre au lycée français de Londres à 4 ans et y
reste jusqu’à ses 10 ans. Après avoir signé son premier contrat
à 17 ans avec EMI, Murray commence sa carrière cinématographique en
Angleterre dès 1966 avec "The Family Way" de Roy Boulting.
Il enchaîne avec "Sunday Bloody Sunday" de John Schlesinger
en 1971, aux côtés de Peter Finch et Glenda Jackson. En parallèle,
il s’investit dans les comédies musicales "Hair" et
"Jesus Christ Superstar" où il crée le rôle de Judas.
L’album se vend à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde.
C’est un comédien reconnu lorsqu'en 1975 le producteur Paul
Samwell-Smith (ex-yardbirds et producteur de Cat Stevens) lui propose
un contrat d'enregistrement avec Islands Records. L'album "Say it
ain’t so, Joe" est né et devient un album culte.
Murray
enregistre les albums "Between Us" (1979), "Voices"
(1981), "Shade" (1983), "Restless" (1984) et
"Sooner or Later" (1987), qui confirment son succès. Il
obtient 6 disques d’or et de platine. En 1985, Tim Rice, auteur
incontournable de comédies musicales, et Björn Ulvaeus et Benny
Andersson, du groupe suédois ABBA, lui demandent d’interpréter le
rôle principal dans la comédie musicale "Chess". Murray
chante le titre "One Night In Bangkok" qui devient un succès
mondial (numéro 1 dans 12 pays, et numéro 3 aux USA). La version
française "Seras-tu là ? " du duo avec sa fille Sophie est
bien accueillie par les radios. Cette version inédite est intégrée
à son nouvel album "Tête à Tête ", enregistré entre
Paris et Londres à l’été et l’automne 2006 avec une sortie française
sur le label ODEON/EMI prévue le 5 mars 2007.
Murray
Head participera à la tournée des Nights Of The
Proms, en France dans les Zeniths et en Belgique à Charleroi en mars
2007, puis son retour sur scène avec son groupe est prévu pour fin
2007 avec une tournée à Paris et en province.
©
Copyright L'Archipel, 2008.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2008.
index
|
Headhunters
The Headhunters :
la fusion du jazz électrique et du funk
Des grands groupes de jazz fusion des années 70 parmi lesquels Weather
Report, Return To Forever et Stone Alliance, The Headhunters est
probablement le plus emblématique, ne serait-ce que par le nombre
d'albums vendus. Miles Davis avait ouvert la voie avec Bitches Brew,
vendu à plus de 100 000 exemplaires ; Head Hunters le détrône et
devient le premier album de platine (250 000 ex.), catégorie jazz. Ce
succès est en grosse partie le fruit du travail de Herbie Hancock,
leader, compositeur et co-producteur du groupe.
La genèse
Herbie Hancock et Eumir Deodato
À la fin des années 60, au cours d'une session d'enregistrement pour
l'album Water Babies, Herbie Hancock ne trouve pas de piano à queue
dans le studio. Il demande alors à Miles Davis sur quel clavier il
doit jouer. Ce dernier lui montre alors une sorte de jouet électrique
initialement conçu pour l'apprentissage. Surpris, Hancock s'y installe
et joue un accord. Le son est clair et doux, expressif et nouveau.
C'est un Fender Rhodes !!
La découverte de ce clavier électrique va opérer un tournant majeur
dans le monde du jazz contemporain.
En 1969, Herbie change de maison de disques ; de Blue Note, il signe
chez Warner Bros pour trois albums. Le premier, Fat Albert Rotunda est
la Bande Originale très groovy du dessin animé produit par Bill Cosby
: Fat Albert. Les deux suivants (Mwandishi en 1971 et Crossings en
1972) fusionnent allègrement jazz, rock, funk et musique psychédélique.
On ne doute pas qu'à cette période Hancock (ne se séparant plus de
son Rhodes) découvre certaines substances chimiques très en vogue sur
la côte Ouest. Il change de nouveau de maison de disques et arrive
chez Columbia où il signe un album dans la même lignée que les deux
précédents (Sextant sorti début 1973).
Pour quelques raisons fumeuses, Herbie se retrouve dans un besoin
urgent d'argent ; c'est alors qu'il passe chez son ami Eumir Deodato.
Ce dernier, signé chez CTI, vient de sortir son album Prelude dans
lequel figure le morceau Also Sprach Zarathustra (2001). À l'écoute
de ce titre et sûrement au nombre d'albums vendus (Prelude est n°3
aux Pop Charts en 1973), Hancock prend conscience de l'importance du
mouvement funk !!
Quelques semaines après, Herbie, qui doit jouer en première partie de
Deodato, arrive avec son Funk Band : les Headhunters !
Herbie Hancock and the Headhunters
Pour former ce groupe de funk (et oui !! Herbie souhaitait former un
groupe de FUNK !!!), Hancock appelle à la rescousse Paul Jackson (un
bassiste d'Oakland recommandé par Lenny White ) et Harvey Mason (qu'il
avait connu sur la côte ouest). De son ancien groupe, il rappelle
Bennie Maupin. Bill Summers ; un percussionniste féru de flûtes
antiques vient les rejoindre.
Ils enregistrent alors le premier album
Head Hunters sous le nom d'Herbie Hancock !
Ils composent ensemble le standard Chameleon et électrifient le
premier "tube" d'Herbie Watermelon Man .
C'est le succès immédiat.
La tournée nationale qui suit n'enchante guère Harvey Mason qui s'est
bien accommodé du climat méditerranéen de la Californie.
Herbie se retrouve alors en quête d'un batteur. Le destin est en sa
faveur : Paul Jackson est en co-location à Oakland avec un batteur du
nom de Mike Clark.
Paul Jackson et Mike Clark
Ils se sont connus à 18 ans ; Mike Clark battait alors avec un
organiste. Paul Jackson était venu le voir à un concert et avait
finalement pris le B3 Hammond en fin de soirée alors qu'il était
contrebassiste. Ils ont passé la nuit à refaire le monde et ne se
sont plus quittés…
Un jour, Paul qui travaillait dans un magasin de musique, est arrivé
avec une basse électrique ; il a demandé à Mike de jouer
"funk". Ainsi est née l'une des rythmiques les plus syncopées
du genre !!
Lorsque Hancock appelle Mike et lui demande s'il peut battre sur du
funk. Clark lui répond qu'il joue dans un club avec des organistes et
qu'il n'est pas rare qu'ils jamment sur du funk. Hancock l'embauche sur
parole.
La force de Mike Clark est qu'il va vite comprendre l'attitude à
adopter dans cette nouvelle formation. Pas question de plagier Tony
Williams ou Billy Hart. Il doit adopter un nouveau jeu, inédit !!
C'est alors qu'il arrive à s'affirmer comme il le faisait avec Paul
Jackson. C'est-à-dire comme un batteur issu du rythm'n'blues qui joue
du funk, en accentuant les syncopes et les contretemps, afin de prendre
la bonne place au sein de l'électrification des instruments (basse et
clavier).
Ont alors suivi 7 mois de tournée où Herbie laissait ses musiciens
s'exprimer, expérimenter et jouer en toute liberté!!
7 mois de bonheur à en croire une interview de Mike Clark
1974 : Thrust
L'album est le fruit de ces quelques mois de tournée. Tous les
morceaux sont issus d'improvisations lancées par l'un ou l'autre des
membres des Headhunters lors de concerts et répétitions.
La force de cet album est la cohésion qui en ressort ; ceci malgré
le travail individuel effectué par chacun.
Mike Clark se démarque vraiment sur Actual Proof (titre inspiré de la
religion bouddhiste dont Clark, Jackson et Hancock sont de fervents
admirateurs). Son jeu plutôt dépouillé et claquant sur les autres
morceaux est ici plus fin et aérien ; les professeurs de batterie le
baptiseront de linéaire. Sa frappe très particulière pour l'époque
trouve toute son ampleur au milieu du jeu des autres Headhunters. Une
seule prise a été nécessaire en studio tellement l'entente entre eux
était unique.
À noter que ce morceau a été utilisé par Hancock sur la Bande
Originale du Film The Spook Who Sat by the Door. C'est aussi le
morceau qu'il a choisi pour illustrer la publicité du Fender Rhodes !
On l'y entend présenter le clavier électrique et ses différents
effets, à grand renfort de démonstrations sonores.
Parmi les autres morceaux de l'album, figure notamment Butterfly,
repris par les plus grands (Norman Connors, Eddie Henderson ou Henry
Mancini ).
Actual Proof vu par Herbie Hancock
Extrait de l'interview de Herbie Hancock par Laurent de Wilde :
"Actual Proof ! En fait, j'avais écrit cette mélodie, ainsi que
les accords, pour une musique de film. Mais pas funky, comme ça. Mais
ça ne s'est pas fait alors j'ai gardé la musique. Je voulais utiliser
une rythmique funky sur des harmonies complexes. Le seul autre
orchestre auquel je puisse penser qui cherchait dans la même direction
était celui de Donald Byrd ; je ne souviens plus du nom du groupe.
Quand j'ai fondé les Headhunters,
j'essayais de faire un album de funk. Mais le jazz n'arrêtait pas de
se glisser dedans. C'était toujours funky, mais il se passait des
trucs au niveau jazz, aussi ; alors je me suis dit, on va continuer, on
verra bien où ça nous mène... Ça s'est développé tout
naturellement. Et Paul Jackson a ouvert une voie tout à fait nouvelle
dans le registre de la basse. Mike Clarke aussi, à la batterie. Ils
sont tous les deux d'Oakland, en Californie. Ils avaient tous les deux
ce feeling "Oakland". Larry Graham vient de là aussi, comme
Tyrone Power, et beaucoup d'autres. Je n'avais pas la moindre idée de
ce qui allait se passer, et que les Headhunters seraient un tel succès.
On a joué dans plusieurs clubs avec ce groupe, et le public a carrément
flippé ; alors on est allé en studio. Et ce n'était pas dans des
clubs de jazz, mais des clubs de rock.
Dans ce genre de musique, les lignes de basse sont presque toujours
imposées. Mais Paul Jackson était un bassiste de funk, avec la
sensibilité d'un jazzman. Il ne jouait JAMAIS les mêmes lignes deux
fois de suite. C'est lui qui m'a appris à construire mes parties au
Clavinet, qui étaient censées compléter les figures de basse et de
batterie. Un peu comme dans les orchestres de percussion africaine, où
il y a sept types qui ont chacun une partie à jouer ; mais pris
ensemble, on n'entend qu'un seul son. Pour nous, c'était pareil, on
essayait de s'imbriquer rythmiquement les uns dans les autres. Le truc,
c'est que les musiciens de jazz à l'époque qui essayaient de rentrer
dans ce genre de musique, ils n'avaient pas compris ça. J'ai vraiment
eu de la chance de tomber sur Paul qui m'a sensibilisé à cette
question. Et puis, il y a eu Sly Stone qui m'a beaucoup influencé à
l'époque.
Mais pour en revenir à Paul, je n'arrivais pas à lui faire jouer deux
fois de suite la même ligne. Le public de rock a l'habitude d'entendre
en concert la même chose que sur le disque. Et nous, si ce n'était
pas pour la mélodie, on ne jouait jamais la même chose d'un concert
sur l'autre. Alors j'ai dit à Paul pourquoi tu n'en choisis pas UNE
que tu gardes une fois pour toutes ? Parce qu'à chaque fois, il faut
que je trouve une partie de Clavinet complètement différente ! Sans
parler du fait que son phrasé était tellement peu conventionnel qu'il
y avait des soirs où je ne savais même pas où était le début de la
mesure ! Mais j'ai fini par le convaincre. Il avait trouvé une ligne
super, ça tournait comme il faut, et on l'avait rodée en tournée
avant de rentrer en studio.
Nous voici donc prêts à enregistrer ce morceau, Actual Proof, qui
n'est déjà pas simple. Avant de faire tourner la bande, on le répète
une dernière fois dans le studio, et tout baigne. L'ingénieur du son
nous fait signe qu'il est prêt à enregistrer ; je fais un, deux, un
deux trois quatre, et BAM : il joue une ligne qui n'a rien à voir ; j'en
croyais pas mes oreilles ! Et c'est celle qui est sur l'album... Elle
était tellement monstrueuse que je pouvais rien dire ! Le morceau
commence sur un do mineur, et comme il le joue, on se croirait en si bémol
! Sans parler du placement rythmique ! Et il l'a trouvée comme ça,
sur le moment."
Les tournées
Herbie Hancock et Paul Jackson, Berlin, 1974
1973, 1974, 1975 : trois années passées dans l'avion et sur les
routes, jouant aux USA et en Europe. Le groupe connaît un succès
extraordinaire pour un groupe de "jazz".
Head Hunters et Thrust se classent n°13 au Pop Charts catégorie Album
deux années consécutives. Avec la Bande Originale du Film Deah Wish,
Hancock compte 3 albums dans les Pop Charts en 1974.
Les tournées s'enchaînent et Herbie laisse le soin à ses musiciens
de faire évoluer les morceaux au gré de leur inspiration.
Cependant, son jeu au clavier nécessite de plus en plus une rythmique
simple et directe ; or Mike Clark tend à évoluer dans l'autre sens,
s'influençant des morceaux de Coltrane et Miles, cherchant un retour
vers le jazz, dans la lignée de ses pères Elvin Jones, Tony Williams
ou Jack DeJohnette.
La lassitude apparaît dans le groupe. Néanmoins, l'avènement de ces
tournées arrive en juin 1975 au Japon avec l'enregistrement de l'album
Flood .
Chaque musicien y dévoile un jeu éclairé, emprunt de magie où la
technique individuelle se met au service du groupe. La présence du
tout jeune Blackbyrd McKnight (20 ans) à la guitare vient renforcer
l'harmonie et la rythmique, propulsant les morceaux dans une énergie
unique. Les versions ne durent pas moins de 5 minutes, laissant de
longues plages aux solistes Hancock et Maupin. Chaque solo est ponctué
de breaks faisant repartir le morceau dans une nouvelle dimension.
Man-Child, l'album de transition
En parallèle de cette fin de tournée, Herbie Hancock enregistre
l'album Man-Child sur lequel il fait appel entre autres à ses
Headhunters.
Moins inventif et plus formaté que ses deux précédents albums,
Man-Child annonce le changement d'orientation d'Hancock : il invite
entre autres Louis Johnson et Harvey Mason (l'un des duos les plus
actifs du jazz-funk du milieu des années 70), Wah-wah Watson et Stevie
Wonder (à l'harmonica !!).
Le choix des musiciens révèle l'ouverture souhaitée par Herbie à
des musiques plus populaires et commerciales.
The Headhunters - Survival of the Fittest
Face à l'envie d'évoluer vers des rythmes moins syncopés et plus
"funky", peut-être aussi à cause de l'arrivée du
guitariste Blackbyrd McKnight, Herbie Hancock décide en 1975 de se séparer
du groupe.
Il leur offre néanmoins la possibilité de garder le nom HeadHunters.
C'est alors qu'Arista leur propose de signer un nouvel album. Ils
enregistrent Survival of the Fittest en 1975.
Le changement d'orientation se fait sentir : les percussions prennent
une place plus importante, les rythmes se complexifient, la complicité
du duo basse/batterie prend toute son ampleur et Paul Jackson s'essaye
au chant (et transforme l'essai).
L'album est homogène et le jeu de chacun des musiciens (probablement débridé
par le départ de Hancock) se libère. Le minimalisme n'est plus de
mise, laissant place à la créativité.
God Make Me Funky et If You've Got It, You'll Get It connaissent un
succès commercial important.
Suit un deuxième album des Head Hunters (deuxième génération) en
1978 : Straight From The Gate. Malgré la bonne facture de cet album,
où l'on retrouve Derrick Youmam au chant, l'ensemble perd l'homogénéité
de Survival of The Fittest. Le jeu du clavier Paul Potyen se confond
avec le jeu du guitariste Blackbyrd McKnight.
20 ans après : le retour des Headhunters !!
24 ans après Thrust
1998 : ils reviennent !!!
L'album est signé chez Verve, sous le label d'Herbie Hancock. On y
retrouve Herbie Hancock, Mike Clark, Paul Jackson, Bennie Maupin et
Bill Summers ; mais aussi Patrice Rushen, Darrell Smith, Mark Goodman,
JK et N'dea Davenport.
L'album se veut ouvert vers le IIIème millénaire ; il est ainsi
difficile de le comparer aux enregistrements des années 70.
L'énergie créatrice n'est effectivement plus la même ; néanmoins,
les morceaux sont bien produits et l'efficacité du groupe toujours
aussi évidente.
Mike Clark, Paul Jackson et Bill Summers ont depuis continué
l'aventure ensemble, enregistrant et jouant sous le nom des Headhunters
avec Victor Atkins et Robert Walter aux claviers. Ils ont sorti en 2003
chez Basin Street Records l'album Evolution Revolution qui regroupe 16
morceaux allant du hard-bop à la musique africaine en passant bien sûr
par le jazz-funk. Ils viennent d'accompagner cette année (2005) la
saxophoniste Rebecca Barry pour son album Rebecca Barry and the
Headhunters.
Herbie Hancock vient de former un nouveau groupe appelé les
Headhunters '05, avec entre autres les guitaristes John Mayer et
Lionel Loueke, le bassiste Marcus Miller, la sublime batteuse Terri
Lynne Carrington, le trompettiste Roy Hargrove et le percussioniste
Munyungo Jackson.
Ils jouaient au Japon fin août 2005 !!
L'aventure continue...
www.wegofunk.com
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, février 2007.
index
|
Jonas Hellborg
Basse
Jonas Hellborg’s music is as unique as his personal philosophies. The Swedish bass virtuoso and composer refuses to be bound by the rules of convention. Rejecting the typical notions of creativity and
improvisation, Hellborg views himself as conduit of the earthly forces and realities that surround
him. The myriad of innovative musical journeys he has embarked on serve as a testament to that outlook. Hellborg first hit the jazz scene in the early '80s. He quickly made a name for himself with his innovative bass playing that incorporates
chordal, percussive and melodic approaches. After releasing a couple of solo albums, he was recruited to take part in
Mahavishnu, an updated version of guitarist John McLaughlin's pioneering '70s fusion band Mahavishnu Orchestra. During Mahavishnu’s existence from 1983 to 1988, Hellborg also worked with McLaughlin in a variety of duo and trio formats featuring drummers Billy Cobham and Trilok
Gurtu. During the early '90s, Hellborg collaborated with Bil Laswell on several
recordings, including The Word, a solo effort featuring drummer Tony Williams and a string quartet. The pair also worked together on Material's boundarybreaking Hallucination
Engine, Ginger Baker's thunderous
Middle Passage, and two experimental funk releases by Deadline titled Dissident and Down by Law.
Most indicative of his eclectic musical range are Hellborg’s recordings on his own labels, Bardo and Day Eight Records. The labels comprise the bulk of his solo output and find him immersed in a multitude of acoustic and electric
environments. Solo bass releases, duo efforts with frame drummer Glen
Velez, and trios featuring the likes ofdrummers Michael Shrieve and Apt. Q-258, and guitarists Buckethead and Shawn Lane are just a few of the labels'
highlights. Lane, a highly influential player and composer in
his own right, served as one of Hellborg’s longest-standing collaborators before his untimely death in September 2003 due to lung
disease.
Since the late ‘90s, one of Hellborg’s key interests has been exploring a unique hybrid of jazz and South Indian classical music.
“My interest in Indian music goes back to my teenage year of being a hippie,” explains
Hellborg. “In the late '60s and early '70s, everyone from the Beatles to the Mahavishnu Orchestra were into Indian music. Through working with John
McLaughlin, I started meeting all these great Indian people. The first thing about Indian music that’s quite apparent for a Westerner is its rhythmic
complexity. That
was my initial attraction and fascination—the method,
teaching, composing and understanding of rhythms. What also really struck me was the melodic aspect of the music, as BGGwell as the
intricacies, ornamentation and variations.”
Hellborg’s first Indian-flavored disc, 1999’s
Zenhouse, was a beautiful and largely serene effort that offered his personal take on the raga
form. Hellborg’s next project, 2000’s Good People in Times of Evil, represented a significant leap forward in his approach towards Indian music. Along with
Lane, the record featured celebrated Indian percussion master V.
Selvaganesh, the son of Vikku Vinayakram, an original member of Shakti. The results were
stunning. The album’s singularly inventive and exhilarating musical dialogues cemented Hellborg’s reputation as one of modern music’s most original and
intriguing voices. The album also laid the groundwork for the equally impressive follow-up record,
Icon, released in 2003.
For that project, Hellborg invited Selvaganesh’s
brothers, vocalist V. Umamahesh and percussionist V. Umashankar, to take part. The quintet showcased an even more seamless integration between Western and Indian influences. With its dazzling group
interplay, moments of spontaneous drama and graceful, ethereal passages, Icon represents the best of what is possible within Indian fusion.
©
Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, août 2006.
index
|
Moussa Hema
Balafon
Né à Banfora, au Burkina Faso,
d’une famille de musiciens, Moussa HEMA fait ses débuts de
percussionniste-balafoniste dès l’âge de cinq ans auprès de son
père Kaber HEMA. Il acquiert ainsi une maîtrise et une grande dextérité
qui l’amènent rapidement à côtoyer les grands musiciens
traditionnels du Burkina.
Il créé ainsi son propre groupe
Kabakô qui sera sollicité dans de nombreuses fêtes et
animations au Burkina Faso. En 1990, il est lauréat du Grand Prix
National de la Musique Traditionnelle, lors de la semaine Nationale
de la Culture.
Après avoir consacré quelques années
de sa vie à une recherche musicale auprès des plus vieux et des
plus grands maîtres du pays, Moussa est sélectionné par la chorégraphe
Irène Tassembedo à Paris pour devenir musicien attitré de La
Compagnie Ebène. À partir de ce jour, Moussa sera très vite
sollicité par des grandes productions du Ballet National (Prométhée
enchaîné, mis en scène par Matthias Langloff) et la Compagnie Ebène
(Kobendé, Mai de l’enfance, ...) et par des grands festivals en
France et à l’étranger.
En France, il reprend le groupe
Kabako avec son partenaire Issa Dakuyo, djembéfola. Ensemble, ils
ont pour projet de faire découvrir la culture mandingue à travers
ses chants, danses et contes de différentes ethnies. Depuis, au fil
de ses collaborations, il n’a cessé d’ouvrir de nombreuses
portes vers des formes telles que le jazz, la musique baroque, la
musique contemporaine.
Crédit photo :
Lionel Pagès
©
Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, août 2007.
index
|
Eddie Henderson
Trompette
Eddie Henderson (*1940)
– tp: Miles Davis is Henderson’s great model, but he has developed
his own sound even though you can hear touches of Davis in
Henderson’s playing time and again. At the end the 60s, he made a
reputation for himself in Herbie Hancock’s Sextet, and his joint
performances and recordings with Joe Henderson, Charles Earland, John
Handy and Art Blakey are well known by all jazz aficionados. His
current solo project (with Billie Hart on drums and others) was
released in 2006 and received good reviews in the press.
The LEADERS are back ! They created a big stir in the 80s and 90s: The
all-star band “The Leaders”. Releases on various labels (Black
Hawk, Black Saint and Sunnyside) and international tours gained the
band worldwide recognition. The bands members were none less than
Arthur Blythe, Lester Bowie, Chico Freeman, Famoudou Don Moye, Cecil
McBee and Kirk Lightsey. Now the group has been revived. The
initiators were Chico Freeman and Cecil McBee, who remembered the
“good old times” and had the great idea to create an ensemble
composed of experienced “leaders again. Unfortunately, a few of the
original members are no longer available. Lester Bowie has died in the
meantime, Arthur Blythe could not participate for health reasons, etc.
Consequently, an ensemble was formed around the core of the two
legends McBee and Freeman, which is composed of experienced musicians
who are big names in jazz on one hand, and on the other hand have
often been on stage or in a studio together – blind trust was to be
the basis. A trumpeter was quickly found with Eddie Henderson, who fit
perfectly into the concept, and Bobby Watson was also enthusiastic
about the project from the start. The fact that Billie Hart was
involved was almost self-evident, since he has been friends with all
of them for a long time. Only the pianist Fred Harris is perhaps not
so well known (yet), even though he knows the other musicians of the
band from joint performances and CD projects. It finally happened in
the summer 2006. Compositions were shared and worked out together in
extended sessions and then a new CD was recorded during two days at
Twinz Studios in New Jersey. The air was electric in the studio from
the first note; the leaders interacted flawlessly and each individual
was part of an ambience bursting with the joy of playing and
creativity. Technical tricks or game-playing were superfluous with so
much concentrated professionalism, and the first take was usually
already the perfect take. It was immediately clear, since all were
highly motivated, that only a CD recording would not suffice; a tour
together was required. Consequently, plans for 2007 are already in an
advanced stage, and the CD will be presented in various clubs and at
festivals worldwide next year.
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, juin 2007.
index
|
Patrice Héral
Percussions,
Voix
Après avoir fait ses débuts
comme musicien dans des groupes de rock régionaux, ce Montpelliérain
pure souche découvre le jazz et la musique improvisée, notamment par le
biais d'Alain Joule et Barre Phillips. Ayant trouvé sa voie, Patrice
multiplie depuis les rencontres musicales et humaines entre Montpellier,
Vienne, Berlin, Oslo ou Rome. Un parcours qui a croisé, entre autres,
celui du Vienna Art Orchestra, de Dhafer Youssef, Steve Swallow, Maria Pia
De Vito, Joe Zawinul, Arild Anderson, Max Nagl...
Discographie sélective
• Arild Andersen, Electra, 2005, ECM
• Dahl, Andersen, Héral, Moon Water, 2004, Stunt Records
• Maria Pia De Vito, Patrice Héral, Tumulti, 2003, Il
Manifesto
• Stockhausen, Andersen, Héral & Rypdal, Karta, 2000, ECM
• Max Nagl, Café Electric, 1999, November Music
©
Copyright Jazz en Artois, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars 2007.
index
|
Kenji Herbert
Guitare
Kenji Herbert est né à Vienne (1987), et a grandi au
Japon. Son histoire musicale est riche d'expériences variées : violon à l'âge de 6ans, guitare à partir de l'âge de
14 ans ; il a étudié à la Canadian Academy, à Salzbourg (International Jazz Seminar), à Basle (Jazzschool avec Wolfgang Muthspiel).
" La vie est remplie de belles surprises. Je ne pensais pas, lorsque j'ai commencé à jouer seul de la guitare, que cela deviendrait le sens de ma vie. Le 7ème séminaire de Jazz de Salzbourg a tout changé pour
moi. Je ne peux toujours pas croire que j'ai pris ma première leçon de guitare avec Wolfgang
Muthspiel. C'est depuis ce jour-là que ma vie a pris ce chemin fou et magnifique qu'est la musique. Des choses extraordinaires se sont passées
depuis : j'ai appris avec Nguyen Lê ; j'ai joué avec quelques-uns de mes héros (mon oncle Peter Herbert, Jim Black, Ingrid Jensen, George Garzone) ; j'ai rencontré au Japon un
génie du saxophone du nom de Yuiga Hayakawa avec qui j'ai beaucoup joué ; et des jams à SUB avec Nishiyama-san ; et un concert avec les Motherfunkers... Le voyage continue ..."
www.kenjiherbert.com
©
Copyright Le 7 Lézards, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2007.
index
|
Peter Herbert
Contrebasse
Peter Herbert est né en Autriche et vit à Paris depuis
2003 (après New-York 1989-2003). Il joue en moyenne 100 concerts par an à travers le monde. Après une formation de pianiste/contrebassiste classique, puis une carrière internationale éclatante dans le jazz " mainstream ", il devient ensuite une voix incontournable dans la musique improvisée. Ses dernières expérimentations se font dans les cadres risqués du
solo (Glassfarm à NewYork, Vortex à Londres, Dome à Moscou, ou Porgy and Bess à Vienne), du
duo (avec Carol Robinson, Joëlle Léandre), et du trio (avec Eric Watson, ou Joachim Kühn, ou encore avec Chris Culpo & Jean-Charles Richard). Il se produit aussi dans le monde entier avec des maîtres de la musique orientale comme Marcel Khalife, Simon Shaheen, ou encore Youssef El Idrissi. C'est un compositeur prolifique et éclectique, qui exécute des commissions pour de nombreux orchestres et groupes européens. Il écrit de la musique pour orchestres,
chœurs, orchestres de chambre, et il compose également pour le cinéma expérimental et le théâtre d'avant-garde.
Peter Herbert,
compositeur prolifique et éclectique, est devenu une voix
incoutournable dans la musique improvisée. Ses dernières expérimentations
se font dans les cadres risqués du solo (Glassfarm à New-York,
Vortex à Londres, Dome à Moscou, ou Porgy and Bess à Vienne), du
duo (avec Carol Robinson, Joëlle Léandre), et du trio (avec Eric
Watson, ou Joachim Kühn, ou encore avec Chris Culpo &
Jean-Charles Richard). Il se produit aussi dans le monde entier avec
des maîtres de la musique orientale comme Marcel Khalife, Simon
Shaheen, ou encore Youssef El Idrissi.
www.azizamusic.com
©
Copyright Le 7 Lézards, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2007.
mise à jour en juin 07.
index
|
Herminia
Chant
À sept printemps, Herminia Fortes chante en chœur avec le violon de sa tendre mère dans les fêtes, et comme tous les enfants du monde, elle rêve à son piano qu’elle ne possède pas.
À douze automnes, elle part sur l’île noire de l’archipel capverdien, y rencontre et y aime Amilcar Castro, métisse d’origine portugaise et allemande. Six hivers plus tard et déjà cinq enfants, dont deux s’arrachent à son cœur, en bas
âge. Elle quitte son premier mari volage pour un autre qui lui fera cinq autres enfants.
Herminia ne cesse de chanter et Carlos Castros, son musicien de fils, l’encourage à faire un enregistrement radio. La chanson s’appelle « Caval ta bai, caval ta bem » et raconte une histoire basée sur un fait divers survenu après guerre sur l’île de Santo
Antao. C’est un succès d’estime. Dès lors Cesaria Evoria l’invite à chanter sur scène. Remarquée, elle produit avec Vasco Martins l’un des plus beaux albums de l’anthologie capverdienne « Coracon leve ». S’en suit une belle aventure qui s’interrompt prématurément à cause de l’infortune
; pourtant reconnu par ses pairs comme l’une des plus grandes chanteuses capverdiennes au même titre que Cesaria
Evora, elle n’aura pas le succès légitimement mérité. Sans regret, elle rejoint son île, sa rue, sa case, ses enfants et ses petits enfants, le rêve intact.
Les mélodies frappent aux portes du cœur, comme les rêves. Herminia, c’est une voix que l’on rêve
; c’est le Cap Vert et ses couleurs musicales brassées. Les rêves se consomment mais ne se consument pas.
Remarquée lors de
passage sur scène avec sa cousine Césaria Evora, ce n'est qu'en 1998
qu'Herminia enregistrera son premier disque, Coraçon Leve, l'un des
plus beaux albums de musique cap-verdienne, composé par le jeune et
grand compositeur cap-verdien Vasco Martins qui lui écrit une musique
à la fois traditionnelle et très sophistiquée. Elle commence alors
une carrière internationale, tourne en Europe et en Afrique, figure
dans plusieurs compilations de renom.
En 2006, elle sort
un second disque, Do Sal, où elle reprend de grands airs de la
tradition populaire cap-verdienne. Sa voix qui a encore mûri, avec
des accents presque salés, faits de mélancolie et d'embruns laissés
par une vie difficile, est capable autant de faire pleurer son
auditoire, que de le faire rire et danser sur le rythme des coladeiras,
ces chansons enjouées de Mindelo. Sur scène, rien n'est plus émouvant
que de voir ce petit bout de femme se métamorphoser en une grande
artiste à la force sauvage et indomptable, pour incarner l'âme et
les racines de son peuple…
Cette petite Dame
qui semble si frêle, si fragile, se transforme en médium ou shaman féminin,
dès qu'elle se met à chanter, communiquant des émotions,
souffrances et espoirs enfouis au fond de chacun, qu'elle incarne et
transmet à fleur de peau.
Discographie du groupe :
Coraçon Leve, 1999
Cap Vert : L'Archipel de
la sodade Compilation Geoworld - BMG
Do Sal, 2006
Site Internet :
http://herminia.capvert.free.fr
Ils ont dit :
Libération, N° 7789 Guide, jeudi
25 mai 2006.
Herminia, diva des faubourgs
« Herminia
est souvent citée comme « l’autre diva du Cap-Vert » en
référence à sa cousine Cesaria Evora. Elle chante aussi des mornas
et des coladeiras à l’ancienne, un peu vives, parfois plus mates,
comme sur son remarquable premier disque, publié en France il y a
quelques années. Mais curieusement, il n’y eut guère de suite,
jusqu’au retour actuel avec ce timbre faubourien qui lui attire une
autre comparaison flatteuse, l’ « Edith Piaf du Cap-Vert ».
Herminia est née (aussi) à Mindelo, sur l’île de São Vicente,
d’une fratrie prolifique, et a composé sa première morna à 12
ans. À la mort de son père, elle est partie sur l’île touristique
de Sal pour gagner sa vie. Aujourd’hui, elle chante dans la
tradition des cantadeiras, ces lavandières d’antan qui déclamaient
à tue-tête en battant leur linge, témoignant d’une rare force intérieure
dans un corps apparemment fragile.» DAOUDI Bouziane
Herminia est née sur
l’île de Sao Vicente à Mindelo, capitale musicale du Cap-Vert,
en 1942, au sein d’une famille de musiciens. Pianiste contrariée,
elle se tourne, enfant, vers la guitare et vers le chant. Elle
composera d’ailleurs sa première morna à l’âge de douze ans.
C’est au même âge qu’à la suite de la mort de son père, elle
émigre sur l’île voisine de Sal, devant rapidement travailler
pour vivre.
Elle commence à chanter en public, dans des groupes de musiciens
ambulants qui improvisaient ou jouaient à la commande des sérénades
en pleine rue, s'inscrivant dans la tradition populaire des
cantadeiras avec une « voix naturelle » unique, parfois
gouailleuse, toujours saisissante et prenante, qui a amené à la
qualifier d’« Edith Piaf du Cap-Vert ».
Sa vie au Cap-Vert est difficile, elle chante la nuit dans
restaurants et salles de Mindelo, et ce n’est qu’en 1999
qu’elle enregistera son premier disque, « Coraçon Leve »,
l’un des plus beaux albums de musique cap-verdienne, composé par
le jeune et grand compositeur cap-verdien Vasco Martins qui lui écrit
une musique à la fois traditionnelle et sophistiquée. Comme sa
cousine Cesaria Evora, dont elle est le pendant plus « roots »,
elle commence alors une carrière internationale, tourne en Europe
et en Afrique, figure dans plusieurs compilations de renom.
Mais à nouveau le destin la frappe : sa tournée s’interrompt
brutalement, et pendant 6 longues années, des années de silence,
elle disparaît de la scène, ne se produisant que de manière
fugace au Cap-Vert, notamment au fameux festival de Bahia das Gatas
en 2003.
En 2006, la chance lui sourit à nouveau, avec la sortie de son
second album « Do sal », tout aussi admirable que le premier, où
elle interprète avec une profondeur encore jamais égalée le répertoire
des chansons traditionnelles du Cap-Vert. Car Herminia chante à
fleur de peau, sa voix est comme une plainte qui transperce les cœurs
pour se figer au plus profond de l’âme, qu’elle fasse pleurer
sur des mornas nostalgiques, ou rire et danser sur des coladeiras
endiablées.
L’année 2006 marque également son retour à la scène,
puisqu’elle participe à plusieurs concerts ou festivals, au
Cap-Vert et en France. Sur scène, rien n’est plus émouvant que
de voir ce petit bout de femme frêle se métamorphoser en une
grande artiste à la force sauvage, pour incarner l’âme de son
peuple..
Ce grand retour n’est que le début d’une longue marche qui
permettra enfin de reconnaître Herminia pour ce qu’elle est, une
très grande dame et une très grande voix du Cap-Vert, à découvrir
de toute urgence !
Une légende renaît…
©
Copyright Le Satellit Café, 2006-07.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre 2006.
mises à jour en avril & en octobre 2007 .
index
|
Antoine Hervier
Piano
& orgue Hammond
Dès l'âge de 4 ans, Antoine débute le piano classique à
l'École Nationale de Musique de Châtellerault, puis se perfectionne au Conservatoire National de Région de
Tours. Très tôt, il se passionne pour tout ce qui swingue, d'Art Tatum à Kenny Barron en passant par Oscar
Peterson, Bud Powell…
C'est avec Manolo Gonzales puis avec Samy Abenaîm au C.I.M. à Paris qu'Antoine étudie le piano jazz. Sa rencontre avec Maurice Vander
et Hervé Sellin ne fera que renforcer son choix pour le piano et l'orgue Hammond jazz.
En 1996, il crée le groupe " Antoine Hervier Trio " avec Guillaume Souriau et Charles
Bellonzi, et se produit dans de nombreux clubs parisiens et festivals de jazz.
Aujourd'hui, Antoine maîtrise les deux versants de son art : le piano et l'orgue
Hammond. Reconnu et apprécié en France ainsi qu'à l'étranger
il avance à grands pas sur la route du jazz.
©
Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, août 2006.
index
|
Martha High
Voix
Son nom est gravé au panthéon de la
musique afro-américaine. Elle a accompagné 'The Godfather of Soul',
l'immense James Brown. Martha High - 'The platin blond Soul Sister with a
great voice' -
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, novembre 2007.
index
|
Allan Holdsworth
Guitare
"Holdsworth is the best in my book.
He's fantastic. I love him...What I can do on two hands, he can do with
one."
Eddie Van Halen
"Allan is one of the greatest guitarists ever - his work on the
mid-70's Tony Williams records was revolutionary and changed everything
for guitarists everywhere. It is a real mystery to me why he is not a
household name." –Pat Metheny
"I've known Allan Holdsworth and
his music for 30 years now, and after all this time, he's still amazes me.
His concept is still advancing with his playing, and his technical prowess
which is phenomenal, is in complete harmony with his musical direction.
And this is a very advanced direction." – John McLaughlin
Allan Holdsworth is widely regarded by
fans and contemporary musicians as one of the 20th century’s most
prominent guitarists. He is one of a handful of musicians who has
consistently proven himself as an innovator in between and within the
worlds of rock and jazz music. Many of music’s best-known instrumental
masters cite Holdsworth as that rare and shining voice—a legendary
player who continues to push the outer limits of instrumental technique
and the electric guitar’s range of tonal and textural
possibilities.Particularly during the 90s, Holdsworth has enjoyed the
recognition so many musicians strongly feel he deserves, given that he has
developed his career outside the big label mainstream and has consistently
produced his own recordings with complete creative control since the
mid-80s. Despite the uncompromising nature of Holdsworth’s predominantly
genre-defying solo projects, he’s no stranger to all-star jazz festival
line-ups or large venue rock audiences.
Musician Magazine placed Holdsworth near
the top of their “100 greatest guitarists of all time.” There’s
never been a shortage of media attention or acclaim for Holdsworth’s
accomplishments and originality. An inductee of Guitar Player Magazine’s
Hall of Fame, Holdsworth is a five-time winner in their readers’ poll.
Beyond his ability in improvising mercurial solos and sculpting the
guitar’s voice into an ever-expanding range of textures and colors,
Holdsworth has dedicated his energies to develop many different aspects of
guitar technology. This has included new “baritone” variations of the
instrument, his own custom 6-string designs (one most recently
manufactured by Carvin), the invention of electronic components for the
recording studio, and exploring the possibilities of guitar-based
synthesizer controllers. Holdworth’s ability to improvise over complex
and challenging chord voicings always reveals a deep emotional base and a
strong, imaginative personality that is as instantly identifiable as any
among Holdsworth’s generation of guitar and jazz masters. The sounds of
Django Reinhardt, Jimmy Rainey, Charlie Christian, Joe Pass, Eric Clapton,
and John Coltrane were among this English musician’s early inspirations
when he began to work professionally as a musician in his early twenties.
Born in the city of Bradford, England, Holdsworth had been extensively
tutored in aspects of musical theory and jazz appreciation by his father,
an accomplished amateur musician. Holdsworth paid his musician’s dues
early on working the dance-club circuit, where he began to meet fellow
musicians who hailed from the south. One of England’s best jazz tenor
saxophonists, Ray Warleigh, heard amazing potential in Holdsworth’s
playing and brought him along to participate in jazz sets at the onset of
the 70s, including sessions with Ray at Ronnie Scotts in London.
Holdsworth’s career brought him to international audiences suddenly in
the early 1970s, when he joined drummer John Hiseman’s short-lived but
much acclaimed “progressive” rock band, Tempest. A decade later,
Tempest vocalist Paul Williams would team up with Holdsworth again to form
Holdsworth’s IOU band and create their independently-released debut
recording, which prompted Holdsworth to move his home from London to
Southern California.
Holdsworth’s career throughout the 70s
saw a series of feast-or-famine periods all too familiar to many of the
most talented musicians. By 1975 Holdsworth had developed a reputation as
one of England’s best, underrated guitarists in what was then the
avant-garde of English instrumental music ensembles, thelegendary group,
Soft Machine. Holdsworth’s trademark sound is evident with a technique
that routinely soars with supersonic intensity, and one of its earliest
available samplings can be heard on the 1974 Soft Machine studio release,
Bundles. While his reputation in Soft Machine attracted international
audiences, he also gained the attention of one of jazz’s greatest
drummers, the late Tony Williams, known for his pivotal role in bringing
Miles Davis to explore rock-based riffs and motifs in an improvisational
context. Holdsworth recorded on one of the most celebrated fusion albums
from the mid-70s, Believe It, (Epic), as a member of the Tony Williams’
New Lifetime. This marked the beginning of Holdsworth’s career as a
legendary journeyman, but one rarely performing before U.S. audiences.
Between 1976 and 1978 Holdsworth’s guitar sounds and solos emerged as a
mesmerizing tour de force and he participated in many of that era’s
landmark jazz-fusion and instrumental rock recordings by Jean Luc Ponty (Enigmatic
Ocean), Gong (Gazeuse!), and Bill Bruford (Feels Good To Me, One of A Kind).
Late in the 70s, the once dominant genre of classic British “prog
rock” stumbled on unsure footing as the punk and new wave bands rose in
commercial prominence. Drummer Bill Bruford, a founding member of Yes who
later joined King Crimson, suggested Holdsworth participate in a new
project featuring the formidable rhythm section of King Crimson and a
brilliant young violinist/keyboardist Eddie Jobson, who had worked with
both Frank Zappa and Roxy Music. The resulting debut album, U.K., became
what was later considered the last and greatest milestones of 70s
progressive rock. The band’s sound was at the time both technically and
artistically at the cutting edge of rock music, given the coupling of
Jobson’s innovative use of synthesizers and electric violins, coupled
with Holdsworth’s unconventional chord voicings, searing solos, and
passionate melodic phrases. The U.K. “supergroup” setting was as
brilliant as it was short-lived, and egos and questions of creative
direction led to a split between Bruford and Holdsworth on one side, and
Jobson and bassist John Wetton on the other. In 1996 Guitar World cited
Holdsworth’s contribution to U.K. as the factor in naming it one of the
top 10 rock guitar albums “of all time.”
In 1978, Holdsworth decided he wanted to
pursue a different, more live-based direction as opposed to his recent
participation in lush, studio-crafted masterpieces. He sought out a more
immediate, less intricately arranged band context than what had been
established with Bruford, in order to explore a rock-oriented musical
context that also explored extended instrumental ensemble improvisations.
Holdsworth wanted to rediscover some of the energy and dynamics that had
been so memorable in his live performances working with Tony Williams, and
reluctantly parted company with Bruford’s band. Holdsworth began to
develop his own trio with two other Northern English musicians, drummer
Gary Husband, and bassist Paul Carmichael, which begun Holdsworth’s
first touring band as a leader, the now-celebrated IOU band. Their first
recording IOU sold exceptionally well for an independent release, and
Holdsworth’s friend and admirer, guitarist Eddie Van Halen, proved
instrumental in securing IOU a recording contract with Warner Bros.
Executive Producer Ted Templeman wanted to experiment with a
“mini-album” concept, which resulted in the 1984 Grammy-nominated
release, Road Games, which featured vocal cameos from long-time Holdsworth
collaborator, the legendary Jack Bruce. It also featured a new American
line-up, with Jeff Berlin and Chad Wackerman comprising the rhythm
section. However tensions with the label over creative control led to a
split between Holdsworth and Warner Bros.
Being disillusioned with big label
policies and constraints, Holdsworth opted to start a long and successful
career recording for the independent Enigma label, which later became
Restless Records. A string of finely crafted studio albums, defying easy
categorizations began with 1985’s Metal Fatigue, and was followed by
Atavachron, Sand, Secrets, Wardenclyffe Tower, Hard Hat Area, None Too
Soon, and The 16 Men of Tain – all extremely successful projects
gravitating between high powered electric jazz and rock, and featuring
sidemen as diverse as jazz great Tony Williams, Alan Pasqua (Santana, Bob
Dylan), Billy Childs, Jimmy Johnson (James Taylor), Gary Husband (Level
42, Billy Cobham), Chad Wackerman (Frank Zappa), and other luminaries. In
addition to releasing the highly acclaimed live albums, All Night Wrong
(Sony Japan 2002/Favored Nations) and Then! (Alternity, 2003),
Holdsworth joined a special project
featuring former Soft Machine members, Softworks, which included legendary
experimental English jazz/rock musicians Hugh Hopper, Elton Dean, and John
Marshall, also released in 2003. As a guest contributor, Holdsworth has
ventured into many musical forms, including the progressive hip-hop of
Riptyde (Alternity 2004), and is currently working on a best-of
retrospective of his studio work titled Against The Clock, scheduled for
release in early 2005, and his forthcoming new guitar trio project for
release in 2005, Snakes and Ladders. Holdsworth took his guitar trio for a
first-ever performance in Moscow in October, 2004, and he will be touring
North and South America, and Europe into 2005. He is available for radio
interviews and on air appearances for shows interested in featuring the
acclaimed work of a true “musician’s musician.
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
John Lee Hooker Jr
Chant,
Guitare
John Lee Hooker Jr. est né le 13 janvier 1952 à Detroit la ville de Motown Records, dans le Michigan.
Transmis par son grand père Will Moore et son père John Lee Hooker,
le blues coule naturellement dans ses veines. Il commence à se produire dès
l'âge de 8 ans sur la scène locale, mais c'est à
l'âge de 16 ans que son père l'emmène en tournée, témoignage de cette période l'album “ John Lee Hooker - Live at the Soledad prison” ABC Records.
John Jr. tourne inlassablement sur le continent Nord américain, du Mississippi en Alaska... Il a joué avec Bo
Didley, Peter Escovido, Elvin Bishop et bien sûr avec son père et mentor John Lee Hooker pour qui il assurait les premières parties lors de ses tournées...
Le son de Johny “Guitar” Watson a eu un énorme impact sur Hooker
Jr. Parmi ses autres influences on peut citer Big Mama
Thornton, Jimmy Reed, Jimi hendrix et les deux Kings, BB et Albert. Mais but de John Lee Hooker Junior est d'apporter sa propre contribution à la musique noire américaine.
“ Mon public est curieux, je n'essaie pas de conforter les gens qui vienne à mes concerts en espérant que je vais sonner comme mon père. Mon père m'a toujours dit que j'avais ma propre signature...”
En 2005, John Lee est nominé aux Grammy Awards aux
côtés d'Eric Clapton et Etta James pour son album "Blues with a Vengeance". Cette même année il remporte les W.C Handy Blues
Awards. Son nouvel
album “COLD AS ICE” sorti cet été est l'occasion d'une nouvelle tournée européenne.
©
Copyright Le New Morning, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre 2006.
index
|
Stéphane Huchard
Batterie
À l'âge où la plupart
d'entre nous jouent aux billes ou à la poupée, tandis que quelques-uns,
plus rares, préparent assidûment leur doctorat de physique quantique,
Stephane Huchard éprouve déjà un irrésistible besoin de frapper ;
heureusement pour l'entourage, il ne frappe que sur des pots. Mais il se
lasse vite, ressentant l'envie de frapper sur des peaux, et il décide de
commencer la batterie en autodidacte et en famille. Il a alors sept ans,
et pratique la musique avec son père accordéoniste et son frère
pianiste. Par la suite, il participe à divers groupes de rock avec les
copains, et se produit régulièrement dans sa région, notamment au cours
de la fameuse tournée 77-91 (numéros des deux départements traversés).
Quelques années plus tard, Stéphane, âgé de quinze ans, découvre le
jazz dont il tombe amoureux, et décide de "passer à la vitesse supérieure".
Il passe une audition à l'école de batterie Dante Agostini de Paris,
afin de perfectionner son bagage technique, condition nécessaire à la
pratique du jazz, et travaille son instrument plusieurs heures par jour.
Le cursus durera cinq ans, soldé par un premier prix du cycle supérieur
avec félicitations du jury. Parallèlement à cette scolarité pas comme
les autres, Stéphane commence son brillant parcours de tambour majeur.
LE SIDEMAN
Au-delà d'une maîtrise technique exceptionnelle de la batterie, la
personnalité de Stéphane est caractérisée par une grande curiosité,
et une volonté d'ouverture sur toutes les musiques liées de près ou de
loin au jazz, qu'elles soient acoustiques ou électriques : nu jazz, jazz
old school, latin jazz, world afro... Du trio au big band, Stéphane
adapte sa frappe à la musique qu'il sert : "Je n'aime pas l'esprit
de certains puristes ! S'enfermer dans une musique, c'est devenir réactionnaire.
J'ajoute qu'il y a assez de purification sur cette terre pour ne pas en
rajouter dans la musique !"
Le parcours de Stéphane est jalonné de rencontres et collaborations avec
de nombreux artistes et formations. On a ainsi pu le voir et/ou l'entendre
aux côtés de Élizabeth Caumont, Jacques Vidal, Frédéric Sylvestre,
Incroyable Jungle Beat, le Big Band Lumière, Louis Winsberg, l'Orchestre
National de Jazz, Sylvain Beuf, Zool Fleisher, Nguyên Lê, Sylvain Luc,
Jean-Pierre Como, Tania Maria, Marc Berthoumieux, Emmanuel Bex, François
Jeanneau, Touré Touré, Alma Rosa, Laurent de Wilde, Andy Emler, Stefano
Di Battista, Flavio Boltro, David Linx, Diederik Wissels, Jacky Terrasson,
Romane, Stochelo Rosenberg, Sanseverino...
Une des périodes les plus
importantes de la carrière de Stéphane est sa rencontre avec le Big Band
Lumière dirigé par Laurent Cugny, qui donnera lieu à une tournée européenne,
à l'enregistrement de deux albums ("Rhythm a ning" et
"Golden hair"), mais aussi et surtout à une autre rencontre
exceptionnelle, celle du célèbre arrangeur Gil Evans, dont Stéphane se
souvient : " Pour moi, c'est un mythe ; ce qu'il a accompli dans sa
vie de musicien, d'arrangeur, de compositeur, est fabuleux. Ça reste un
de mes souvenirs les plus forts."
LE LEADER
Si l'acoustique, électrique et éclectique batteur aime jouer la musique
des autres, il a des choses à dire, et c'est également en tant que
leader et compositeur qu'il s'est révélé ces dernières années...
En 1999 sort chez Blue Note
le premier album de Stephane, "Tribal traquenard" ; douze thèmes
originaux et une reprise de Cole Porter, servis par les talentueux
camarades de jeu que sont Linley Marthe, Olivier Louvel, Stéphane
Guillaume et Pierre de Bethmann, et par quatre invités non moins
talentueux : Stefano di Battista, Louis Winsberg, Alain Debiossat, Marc
Berthoumieux. Le magazine "Jazzman" écrit : " Avec Tribal
traquenard, le batteur creuse à coup sûr un des présents, voire un des
futurs du jazz." En 2000, l'album est nominé, puis couronné d'un
"Django d'or" du meilleur espoir pour un premier disque !
En 2002, toujours chez Blue Note, sort le deuxième album de Stephane,
"Toutakoosticks", enregistré en février 2001 dans des
conditions "Live", avec Pierre De Bethmann, Nicolas Folmer, Stéphane
Guillaume et Rémy Vignolo. Et si la formule acoustique en quintet auvait
pu donner un album traditionnel, l'esthétique est résolument actuelle,
et Stéphane démontre une fois de plus qu'il trace la voie du jazz de
demain...
En 2005, malgré les plaintes répétées de son entourage, Stéphane récidive
: il enregistre et publie sur le label Nocturne un nouvel album intitulé
"Bouchabouches", entouré de Éric Legnini (piano, Fender
Rhodes, Wurlitzer), Alexandre Tassel (bugle), Laurent Vernerey
(contrebasse), et de trois talentueux invités : Rick Margitza (saxophone
ténor), Olivier Louvel (guitares, saz, bouzouki...), et André Minvielle
(voix). Cette fois, c'est dans le métro qu'il est allé puiser la matière
première et sonore de ce nouveau projet créatif, ses douze compositions
étant autant de portes ouvertes sur un monde jazzistique et suburbain.
Contrairement à la rumeur, le Huchard n'est pas toujours sur le toit, il
est parfois sous la ville...
Thierry "Fantobasse" Menu
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, janvier 2007.
index
|
Ian Hunter
Voix, Guitare
Monsieur Ian Hunter, la
voix de Mott The Hoople, sera en concert electro-acoustique pour une
date unique en France à la veille de la sortie mondiale de son nouvel
album solo : "Shrunken Heads" (Bad Reputation)
Ian Hunter. Normalement ce nom se suffit à lui-même, mais pour les
non-initiés, cette petite biographie s’impose. Ian Hunter est né
à Oswestry dans le Shropshire (Royaume-Uni) et a grandi aux sons des
Little Richard et Jerry Lee Lewis. Ian Hunter Patterson a joué au
sein de nombreux groupes dans les années soixante inclus les The New
Yardbirds et, en tant que bassiste, a épaulé Billy Fury, Freddie
Fingers Lee, The Young Idea et David McWilliams. Il a également été
journaliste et compositeur pour Francis Day avant de rejoindre le
groupe Silence, en 1969.
Rebaptisé Mott The Hoople par le producteur Guy Stevens, Hunter
devient alors le chanteur du groupe et son principal compositeur,
reconnaissable à mille lieux à la ronde avec ses cheveux blonds frisés
et ses indispensables lunettes fumées. Mott The Hoople a enregistré
4 albums très influents et largement salués par les critiques pour
Island Records. La prestation scénique du groupe confirme cet énorme
potentiel, mais les ventes ne furent pas assez élevées pour que le
groupe puisse résister à un split temporaire. Signé ensuite par
CBS/Columbia, Mott The Hoople va profiter de l’association Ian
Hunter-David Bowie qui accouche de l’éternel 'All The Young Dudes'.
Devenu superstar entre 1972 et 1974, avec pas moins de 7 hits singles,
4 albums placés dans les Charts, Mott The Hoople est le premier
groupe de rock à se produire pendant une semaine dans les théâtres
de Broadway à New York où Ian Hunter commença l’écriture de son
célèbre livre Diary of a Rock 'n' Roll Star.
Les paroles de Ian
Hunter sont toujours très perspicaces et clairvoyantes : 'The Moon
Upstairs' (1971) prévoyait le mouvement punk cinq années auparavant,
'Crash Street Kidds' (1974) prédisait les troubles sociaux et les émeutes
en Angleterre au début des années 80 et Freddy Mercury et Queen ont
certainement dû écouter le mini-opéra de 5 minutes 'Marionette', le
précurseur évident de leur hit 'Bohemian Rhapsody'.
Quelques changements de
personnel (dont le départ de Mick Ralphs pour Bad Company) ont pris
fin avec l’arrivée de Mick Ronson (ex-Spiders from Mars) à la
guitare. Cependant, des tensions et des ruptures se font l’écho
d’un malaise au sein du groupe surtout après la dépression
nerveuse de Ian Hunter aux U.S.A. En dépit des supplications de Guy
Stevens, leur guide spirituel et producteur, Ian décide alors de
changer son cheval borgne contre un aveugle, préférant risquer sa
carrière en artiste solo que de se reposer sur ses lauriers avec Mott.
La combinaison Hunter-Ronson sur le premier album solo de Ian Hunter
illustre l’extraordinaire complémentarité du duo et souligne les
regrets que pouvaient formuler les anciens membres de Mott the Hoople.
Ce grand disque sera suivi 15 mois plus tard du dénommé ‘All
American Alien Boy’. Sorte de suicide commercial pour certains,
l’album accueille Jaco Pastorius, David Sanborn et bien d’autres
pointures jazzy. Cette brèche va vite profiter à Sting qui vient de
quitter Police et dont le premier album ne sera que les réminiscences
de l’œuvre de Ian Hunter.
Ian Hunter continue de
mettre en commun ses talents de compositeur et de vocaliste au profit
d’artistes tels que Generation X, Ellen Foley, Hanoi Rocks et
Urgent, et ce pendant plus d’une quinzaine d’années. Toujours en
binôme avec Mick Ronson, ses apparitions seront moins fréquentes au
milieu des années 80 ; il écrivit occasionnellement pour des bandes
originales de films. En 1988, il enregistre et tourne avec Mick Ronson
pour l’unique fois sous la dénomination 'Hunter Ronson'.
Ian Hunter a été cité
comme grande inspiration et référence incontournable par d’aussi
glorieux artistes tels que Clash, Kiss, Def Leppard, REM, Motley Crue,
Blur ou encore Oasis. Son influence est restée primordiale. Il a été
accompagné sur scène par Ian Astbury (The Cult), Axl Rose et Slash,
Roger Daltrey, Meat Loaf et Bryan Adams pour n’en citer que ceux-ci.
Il existe plus de cinquante reprises de ses compositions aussi
diverses que les covers de Great White, The Presidents of the United
States of America, Status Quo, Blue Oyster Cult, Bonnie Tyler, Barry
Manilow, The Pointer Sisters, Willie Nelson, Thunder et The Monkees.
Freddie Mercury n’a
jamais compris la résistance de Ian Hunter à ne pas reformer Mott
the Hoople. La clef se trouve dans les disques solos très variés de
Ian Hunter : 'All American Alien Boy', 'You're Never Alone With a
Schizophrenic', 'Short Back n' Sides', 'YUI Orta' ou son avant-dernier
album ‘Rant’ paru en 2001, sont les témoins de l’intégrité
musicale, de l’honnêteté et de l’indépendance d’un véritable
artiste face aux considérations purement commerciales.
‘Shunken Heads’
marque le retour du génie créateur de Ian Hunter. Après six années
de silence sur album mais de grandes présences lors de tournées
intensives, Ian Hunter a mis les bouchées double sur ce disque
magistral.
Enregistré en 2006 à Pawling, NY, l’album regorge de perles rock
et de ballades émotionnelles saupoudrées de textes grinçants dans
la plus pure tradition de l’auteur. Qu’il parle de l’Ouragan
Katrina, du désespérant climat politique actuel ou de la recherche
de l’âme sœur, la nuit, Ian Hunter prouve une nouvelle fois sa
grande finesse à trouver les mots justes au travers d’un album
instantané : " Le disque a été vite réalisé et peut être
comparable à celui d’un travail d’un groupe. Cela a été plus
relaxant que d’habitude pour je ne sais quelle raison et une de mes
plus heureuses expériences."
Avec : Soozie Tyrell (Violon, E-Street Band), Andy Burton (Claviers,
The dB’s), Steve Holly (Batterie, Wings and Joe Cocker), Andy York
(Guitare, Claviers, John Mellencamp), Jeff Tweedy (Backing Vocals,
Wilco), Graham Maby (Basse, Joe Jackson, Natalie Merchant, Joan Baez),
Jack Petruzelli (Guitare, Rufus Wainwright, Joan Osbourne), James
Mastro (Guitare, John Cale). Produit par Andy York.
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, avril 2007.
index
|
Serge Hureau
Chant,
Mise en scène
Metteur en scène,
chanteur, directeur du Hall de la Chanson, il a joué au cinéma et à
la télévision avec Michel
Polac et Mathias Ledoux. Il suit la formation de l'École du Cirque d'Annie
Fratellini puis auprès de Carlo
Boso et Ariane Mnouchkine et des études de philosophie, de
littérature générale et de sciences de l'éducation.
Il crée de nombreux spectacles de théâtre musical depuis 1983 : Les
Habits Du Dimanche, Yasmina, Le
tour de chant acidulé, Gueules
de Piaf, Au bon petit Charles ; puis collabore
régulièrement avec Olivier Hussenet
: Du coq à l'âne, La Grange aux loups, Vive la
politique !, Quel temps fait-il à Paris ? (revue de
music-hall avec Joseph Racaille
et Dominique Rebaud), Le Rêve passe (grand spectacle de rue à
Marseille), Music-Hall
d'Immeuble ;
et, avec la nouvelle compagnie Humus (théâtre indisciplinaire), Jeux
de Massacre en 2006.
Il dirige depuis 1990
le Hall de la Chanson pour lequel il a conçu ou mis en scène des
parcours spectacle, des conférences
chantées, des installations sonores et donné des stages de formation
: Tableaux de service au Casino
de Paris, C'est relâche à l'Olympia, On restaure au
Train Bleu, Les Cris des Halles, Les Stations de Piaf, La
Tournée des Grands Ducs,
Marseille sur scène avec la Cité de la Musique, Bagages
accompagnés en région PACA et
à Paris, Chansons en politique avec la Bibliothèque Nationale
de France, Un Air de vacances avec la SNCF, Signé
Mireille avec la SACEM.
©
Copyright L'Archipel & Le Hall de la Chanson, 2007.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, septembre 2007.
index
|
Kang Tae Hwan
Saxo
Actif dès les années 70, précurseur de la free musique Coréenne, et
familier des scènes d’avant-garde japonaise, KANG TAE HWAN se forme en autodidacte à l’écoute du free jazz américain
(Ornette Coleman, Albert Ayler) et par l’apprentissage des musiques Shamaniques de Corée du Nord (musiques de voix féminines et tambours). Il joue avec Evan Parker, Otomo Yoshihidé, Kawabata Makoto, Masahiko Togashi…
Associant les techniques de la respiration continue et de la superposition de notes, Kang ouvre l’espace sonore et, sur le fil de son souffle, nous capture pour un voyage sinueux, serein, magique.
©
Copyright Olympic Café, 2006.
Page maintained by
Christian Boullangier, Jazz-Passion, octobre 2006.
|