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20. FAQ.


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B3-D. "Jazz en live, en collaboration avec Jazz-Passion" :

Présentation de musiciens

 


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DADAGABY

Chant, Tambour

Dadagaby est une légende vivante du folklore malgache. Il a fondé la troupe "Ny Voninavoko", il y a 37 ans et le groupe en est déjà à sa 7e génération. Ce groupe connaît les moindres détails de la danse folklorique malgache, et il est intarissable quand il raconte les différentes danses traditionnelles ; à savoir les bahoejy, salegy, basesa, hôsika et tsapike. Il mériterait même qu'on lui donne le titre d' « encyclopédie de la danse folklorique malagasy ».

La troupe a parcouru le monde entier afin de faire partager la beauté du folklore malgache aux autres peuples de la planète. « Ny Voninavoko » maîtrise quasiment les danses traditionnelles de toutes les ethnies Malgaches. Le folklore présenté par "Ny Voninavoko" n'est pas une improvisation, mais commence par l'observation de l'environnement entourant la musique et la danse.

On peut dire que le groupe "Ny Voninavoko" est la référence en matière de danse folklorique malgache. Il offre ainsi une démonstration de danses et d'instruments traditionnels (valiha, tsipetrika, sodina...), ainsi que des divers visages du "lamba".

Ses instruments (xylophones, valihas, jeux de sifflets, percussions...) et l'habilité de son art ne cessent de surprendre le public. La coiffure, la musique mais aussi les costumes, concourent à faire ressortir l'originalité de chaque chorégraphie. Des représentations exceptionnelles à plus d'un titre permettent de découvrir l'identité culturelle de son peuple et de son pays. Grâce à eux nous parcourons en une soirée Madagascar du nord au sud et d'est en ouest.

Vous l’aurez compris, Dadagaby représente Madagascar à l’état pur. Sincères, chaleureux et joyeux, ses chants ainsi que ses danses vous transportent dans un voyage intemporel à l’autre bout du monde.

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, mai 2007.


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Bako Dagnon

Chant

Mémoire vivante d’une culture populaire ancestrale, Bako Dagnon est sans nul doute l’un des secrets les mieux gardés de la musique malienne ...
Premier album sous son nom, Titati symbolise la rencontre de deux cultures, entre Afrique et Occident. Celle qu'Ali Farka Touré venait régulièrement consulter pour sa connaissance de l'histoire mandingue nous dévoile ici un sens aigu de la mélodie et une voix unique.
Pionnier des productions maliennes, le réalisateur François Bréant enrichit cette musique d'arrangements intégrant violon, flûte et harmonica qui confèrent une étonnante modernité à ces chansons traditionnelles ...
Avec Titati, Bako Dagnon offre là un véritable album de chanson contemporaine et contribue avec bonheur à faire évoluer de l'intérieur la tradition.

DERNIER ALBUM : TITATI - OCTOBRE 2007 - SYLLART/DISCOGRAPH
Situé au cœur d’un continent où la musique est reine, le Mali fait figure de pays phare de la musique africaine, ayant donné naissance à certains des plus grands musiciens et artistes du continent. La musique y véhicule des sensations rares, vécues comme une sorte d’exaltation nationale, à travers la générosité de ses musiciens et chanteurs, mais aussi par le biais des griots détenteurs du secret des émotions et de la magie du verbe. Héritière de la tradition griotique apprise auprès de ses parents, Bako Dagnon est l’un des secrets les mieux gardés de la musique malienne contemporaine. Originaire du village de N’Golobladji, dans la région de Kita, au Sud-Ouest du pays, Bako suivait sa mère très jeune lors des cérémonies de mariage et de baptême, où elle apprenait des traditions remontant à l’Empire mandingue du treizième siècle. Après le coup d’état de 1968, le nouveau président Moussa Traore instaura l’exaltation des racines musicales de son pays. La musique malienne devint alors encadrée et délimitée selon le modèle de la république voisine de Guinée et de la politique culturelle volontariste de son président Sekou Touré.

Au Mali, les semaines locales, puis régionales, débouchent alors sur les biennales artistiques et culturelles qui ont lieu au niveau national. Après s’être fait remarquer lors des premières semaines locales de Kita, Bako interprète l’historique Yiri Kolo lors de la Biennale de la Jeunesse à Bamako en 1972. Elle devient instantanément la voix des griots de Kita. Par le biais d’un apprentissage poussé de l’arbre généalogique des vingt-sept ethnies maliennes, de leurs origines et de leurs histoires, elle acquière une connaissance encyclopédique à la fois des langues, des cultures et des traditions de son pays. Nombreux sont ceux qui viennent à elle afin de lui demander conseil. Jusqu’à sa mort, Ali Farka Touré venait ainsi la consulter sur le sens de certains mots et l’histoire de certaines chansons. Elle incarne véritablement la mémoire vivante d’une culture populaire où se mêlent exploits des guerriers, généalogie pluri-séculaire, louanges des souverains et souvenirs d’illustres musiciens. En 1974, remarquée par l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, elle est recrutée au sein de l’éminent Ensemble Instrumental du Mali dont elle sera membre dix ans durant.

Cet orchestre traditionnel a toujours porté haut les couleurs de la musique malienne, d’Alger à Lagos, permettant l’émergence de chanteurs et d’instrumentistes de premier rang. En compagnie d’autres grandes chanteuses, souvent baptisées ‘cantatrices’ comme Mogontafé Sacko, Sarafing Kouyaté, Wandé Kouyaté ou Nantenedie Kamissoko, Bako Dagnon contribue à propager la riche tradition vocale malienne grâce à la témérité et la profondeur de ses inflexions vocales. Bako partage alors ses secrets vocaux à une autre future grande diva malienne, Kandia Kouyate. Monument de la musique malienne et figure historique de la culture nationale, Bazoumana ‘Vieux Lion’ Sissoko fait chanter Bako chez lui régulièrement, ne pouvant se passer de l’authenticité de son chant, lui qui pourtant incarne la musique malienne dans ses racines les plus profondes. Un titre en particulier, Tiga Môgnonkô, devient une référence nationale.

Jamais aucune compagnie de disques n’a pu diffuser correctement sa musique en dehors du Mali. En la signant sur Syllart, Ibrahim Sylla lui donne une portée nouvelle, après avoir apprécié sa participation sur le deuxième album remarquable de Mandekalou. Jamais édulcoré et terriblement authentique, le chant de Bako atteint des sommets sur Titati, premier véritable album. Bien plus qu’une rétrospective sur trente-cinq ans de carrière, il s’agit d’une découverte stupéfiante, porteur des mêmes émotions que la découverte d’Oumou Sangaré il y a quinze ans.

Produit par François Bréant, pionnier des productions maliennes depuis le succès de Soro de Salif Keita en 1987, cet album est donc le sixième disque de Bako, mais le premier à sortir en dehors du Mali. Il s’agit de l’une des dernières réalisations du studio Bogolan d’Yves Wernert, avant que celui-ci ne quitte Bamako. La plupart des chansons ont été enregistrées en prise directe, à base essentiellement de guitares acoustiques. D’un style déclamatoire, naturel et expressif, elle habite totalement ces douze morceaux. Pour Bako, « une chanson ne se finit jamais ». Lorsqu’on la rencontre au bord du Niger, impassible dans son boubou bleu et rose, l’œil malicieux, le verbe économe et le poids d’une tradition pluri-séculaire sur ses épaules, on sait ce que ces paroles signifient. Ces titres s’enchaînent comme on tourne les pages d’un livre.

Ce disque entier obéit à la volonté impérieuse de raconter des histoires précises et de faire appel à des circonstances exceptionnelles par un respect authentique de la tradition dans laquelle elle a grandi et qui l’inspire. Elle y évoque à la fois la tradition des troubadours (Toubaka), l’amour (Titati), la femme dans toute sa splendeur (Sansano Minata), la droiture d’esprit (Tilemba), les forgerons (Noumou) ou la bravoure du chasseur (Donsoké). Elle revisite ici son historique Bélé Bélé, composé en 1972, un émouvant hommage maternel porté par des chœurs féminins magnifiques. Les cordes de Salimou, hommage à un descendant du prophète, renvoient à la grande musique égyptienne et donnent une portée panafricaine au morceau. Accompagné par une guitare acoustique aux accents flamenco, elle rend un hommage bouleversant au griot historique Bakary Soumano, ami de son père, sur Bounteni, sommet de l’album et déjà classique de la musique mandingue.
Il va sans dire qu’attendre trente-cinq ans de carrière pour un résultat aussi bouleversant n’était qu’une gageure. Bako Dagnon accède ici instantanément au panthéon de la musique malienne.

 

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Jazz-Passion, janvier 2008.


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Mélanie Dahan

Chant

 « La scène est pour moi un moment privilégié de partage où ma sensibilité rencontre celle du public. Instant unique et magique… Merci au public… »
(Mélanie Dahan)

Récemment nominée aux Révélations Jazz à Juan 2005 et jeune espoir du jazz vocal français au festival Les Couleurs du Jazz 2005, la swinguante Mélanie Dahan étire à souhait le fil rouge du jazz pour vous aiguiller à travers un voyage riche en musique et en émotions…

Travail et passion, tels sont les maîtres mots qui illuminent le parcours de cette jeune artiste.

A 11 ans, elle intègre la troupe des Gavroches. Elle y apprend l’art de la comédie musicale et du spectacle de rue.

Le jazz, c’est l’histoire d’une rencontre. Un coup de foudre pour deux artistes, deux prophètes : Ella Fitzgerald et Nat King Cole.

Mélanie Dahan décide alors de suivre leur chemin. Elle s’inscrit au Studio des Variétés qui lui délivre une solide technique vocale, puis à différentes écoles de jazz, l’IACP et la Bill Evans Piano Academy où elle parfait son apprentissage du jazz au côté de Sarah Lazarus.

Ecumant tout d’abord les concerts dans les clubs parisiens où elle découvre les « ficelles » du métier, elle effectue ses débuts professionnels en 2003.

Choriste pour Keren Ann, elle participe à de nombreux festivals au sein de différentes formations (Crest 2003, Dinard 2004, Juan-les-Pins 2005).

Depuis 2007, elle prépare un album en quartet avec le pianiste Giovanni Mirabassi.

Révélation jazz vocal pour l’édition 2005 des Couleurs du jazz, elle revient à Corbeil-Essonnes pour la troisième fois avec un répertoire toujours aussi métissé : swing, blues, musique latine et chanson française.

Site officiel : http://www.melaniedahan.com

 

© Copyright Les Couleurs du Jazz, 2007.
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Jazz-Passion, mai 2007.


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Julio Dain

Chant, Composition

Julio Dain est un compositeur, chanteur et instrumentaliste brésilien, né à Rio de Janeiro, où il prit goût à la musique et à la poésie.

A 23 ans, il partit en Europe, emportant dans ses bagages ses principales influences, situées entre la MPB (Musique Populaire Brésilienne) et le Jazz.

En France, où il s'est installé depuis 8 ans, il a composé la plus grande partie de son répertoire, soit à peu près 40 chansons et quelques thèmes de jazz. En Europe, ainsi qu'au Brésil, son travail et l’originalité de ses textes sont très appréciés par ses pairs ainsi que par la presse spécialisée en musique brésilienne.

Son premier disque, Outro Vento (Autre Vent), autoproduit en France, devrait sortir très prochainement au Brésil. Un album aux rythmes envoûtants qui devrait séduire le public brésilien.

Entre chansons en portugais et morceaux instrumentaux, il crée un « swing » surprenant, différent, sans perdre les caractéristiques de ses origines culturelles, dans les paroles, mélodies et harmonies très riches. Son style musical se situe quelque part entre la musique populaire brésilienne et le jazz avec une touche de funk et de musique classique.

Récemment, de retour à Rio de Janeiro, il a reçu le prestigieux prix « Petrobràs Cultural 2007 », qui lui donne les moyens de réaliser son deuxième album, Ficçao Cientifica (Science Fiction). Un album très attendu, actuellement en préparation.

DISCOGRAPHIE

  • Outro Vento (Autre Vent) – CD autoproduit en France, qui devrait sortir début 2008 au Brésil.
  • Ficção Científica (Science Fiction) – CD en cours de réalisation, prix "Petrobrás Cultural 2007". 

LA PRESSE EN PARLE

« Un brésilien hors des sentiers battus... Julio Dain ne joue pas des clichés, et c’est tant mieux. Son répertoire, personnel, emprunte autant à la musique brésilienne qu’au jazz ou la musique classique. Et les textes de ce poète sont inspirés ; ce qui fait qu’on insiste : il est à découvrir. » Nova 2003

SITE INTERNET

  • http://www.juliodain.com/fr.htm
  • http://www.myspace.com/jdain

 

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Jazz-Passion, décembre 2007.


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Xavier Damoisy

Guitare

C'est vers l'âge de 10 ans que Xavier découvre le Rock'n Roll en entendant CHUCK BERRY scander "Hail ! Hail ! Rock'n Roll". Il en comprend la portée un peu plus tard en écoutant JOHN LENNON hurler "Revolution" avec les BEATLES. Vers l'âge de 16 ans, il se décide à jouer de la guitare après avoir vibré sur les larsens d'ALVIN LEE sur le titre "Rock'n Roll Music To The World'". Depuis 1986, envoûté par la "musique du diable", il cherche le moyen de lui vendre son âme.
Avec le groupe DOUBLE DOSE, il écume bars et salles obscures du Nord-Pas-de-Calais et du Sud de la Belgique (plus de 250 concerts et 3 albums).

En 1994, il déniche une compil' de CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL, véritable mine de tubes et de chansons Rock, et se passionne depuis pour ce type de répertoire composé par JOHN FOGERTY. CCR est pour lui l'excellent compromis entre la sensibilité du Blues et l'énergie du Rock, enrobé de mélodie à base de Country et de Folk. Il est, avec Thierry Farasse, le membre fondateur du groupe créé en 1995.

 

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Jazz-Passion, septembre 2006.


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Gilles-Marc Dardenne

Piano, Composition

Né à Casablanca, longtemps dans le business des finances, Gilles-Marc Dardenne décide à 33 ans de s'affronter aux saxophones. Après deux ans d'un travail solitaire en autodidacte, joue en formation avec Louis WINSBERG et Olivier RENNE. Il démissionne des affaires, et son itinéraire musical débute. Un festival est l'occasion d'une longue collaboration avec Siegfried KESSLER qui durera jusqu'au vol de ses saxophones, commis de surcroît juste après deux prestations aux côtés de la chanteuse Abbey LINCOLN en 1983. Il se remet donc au piano en attendant. C'est plus lourd ! Tant aux saxophones qu'au piano, des rencontres inoubliables se sont échelonnées : John Hicks, Kenny Clarke, Roy Haynes, Marvin Smith, Kenny Werner, Mal Waldron, Ralph Moore, Santi De Briano, Avery Sharpe, Claude Mouton, Bob Drewry, etc...

1984. Deux concerts avec Marion BROWN, avec son premier trio (Bob DREWRY, contrebasse et Jean-Luc BARBIER, drums). 1987. Le 17 juillet, une collaboration, qui dure toujours avec Byard LANCASTER, commence. 1991. Il accompagne la chanteuse jamaïquaine Anna ISLINGTON (contrat CNMHS -- Ministère de la Culture). Depuis 1991, il se produit régulièrement avec Sunny Murray, Richard Raux, Rasul Siddik, James Lewis (près de 50 concerts en trio avec Sunny). 1992. Création de " Et il sculpta la danse " à l'abbaye de Montmajour (Ministère de la Culture) avec la danseuse Maroussia VOSSEN, pour le cinquantenaire de Camille CLAUDEL. 1995. Il improvise sur les images du film d'OZU " Gosses de Tokyo " pour le centenaire du cinéma (Festival de cinéma " Itinérances", Le Crater d'Alès). 1996. Fondation du trio avec Steve PHILIPS et James LEWIS (Paris). 1997. Concert au Théâtre du Cratère (scène nationale) pour le centenaire du Jazz avec Archie SHEPP, et George BROWN en remplacement de Steve PHILIPS. 1998. Rencontre avec Oliver JOHNSON suivie d'une série de concerts jusqu'à son assassinat à Paris, le 6 mars 2002. (...) 1999. Tournée de 5 concerts de soutien pour Mumia ABUD-JAMAL avec Sunny MURRAY et Byard LANCASTER. 2001. Il compose la musique de deux films, commandés par le Ministère de la Santé pour une campagne contre le SIDA (scénario de Rachida KRIM. Il compose " Amïan " (anagrame de " Naïma "). 2002. Deux concerts " all stars " Off Printemps du Jazz à Nîmes avec James CARTER et Sunny... Invité à New York par Elie FONTAIN. 2003. Programmé par Jazz-Passion pour l'inauguration d'une série de concerts au Théâtre La Comédia à Paris : en Trio avec Sunny MURRAY et Benjamin DUBOC puis avec Byard LANCASTER avec en invités : Michal BECHAM (vocal) et Rasul SIDDIK (trompette), suivi d'un concert au " 7 Lézards " avec Byard LANCASTER et Michal BECHAM, puis d'une tournée dans le Sud de la France avec John BETSCH dans le cadre du Festival Itinérant. En octobre, tournée du Sunny MURRAY QUARTET avec Rasul SIDDIK et Farris SMITH Jr., et le mois suivant avec la chanteuse Cynthia McPHERSON (cousine de Thelonious MONK). 2004. Invité pour une heure de radio à Paris (ALIGRE F.M.) le 19 juin, et concert au club " Le 7 Lézards " le 20 juin à 19h.

Entre-temps, son itinéraire est entrecoupé par des pianos solos, en particulier en Allemagne, en Suisse et à Londres.

Ses maîtres sont Art Tatum, Thelonious Monk, Bud Powell, Lester Young, John Coltrane .

Son travail n'est basé sur aucune méthode sinon celle de l'oreille. Il préfère composer.


Discographie :

- album " TREE FOR BIRD ", Hazard and Spirits (For Mal WALDRON), 2001.
- un CD en trio est prévu prochainement.
- projet : deux CDs " BYARD LANCASTER QUARTET " (concert enregistré à La Comedia).

 

Informations complémentaires sur le serveur Internet de Jazz-passion :

<www.positifs.org/jazz-passion>


Contacts :

E-mail : gillesdardenne@wanadoo.fr

Tél : 04 66 81 03 83


Cliquez ici

Lancaster_7L_DP_02
Photo Pierre Delgado

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Photo Gilbert Maurisson

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Photo Gilbert Maurisson

Dardenne_fl_GM_03
Photo Gilbert Maurisson

Voir aussi :

Gilles-Marc Dardenne trio accompagne avec Cynthia McPherson

To Oliver Johnson

 

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Marie Daulne

Voix

NOUVELLE SIGNATURE DE L'ARTISTE WORLD CHEZ HEADS UP INTERNATIONAL / UNIVERSAL JAZZ
Supermoon : sortie le 22 octobre 2007

Heads Up International, leader de l'industrie musicale dans le domaine de la World Music et du jazz contemporain, vient d'annoncer la signature d'un contrat d'exclusivité pour les enregistrements de Zap Mama, la chanteuse belge nominée aux Grammy Awards dont le premier album pour le label, Supermoon, devra sortir le 22 octobre 2007.
Née au Congo mais élevée en Belgique, Zap Mama – de son vrai nom Marie Daulne – entame une carrière qui l'emmène sur tous les continents; elle attire des milliers de fans en présentant au public son héritage musical - fusion de cultures musicales – grâce au merveilleux dynamisme de sa voix, sa musique et ses dons d'interprète.

Supermoon est un mélange attachant de musiques world, soul, pop et jazz - et bien d'autres nuances subtiles – où l'on trouve à ses côtés de nombreux invités venus des quatre coins du monde : batteur Tony Allen ; bassistes Meshell Ndegeocello et Will Lee ; guitaristes David Gilmore et Michael Franti ; pianistes Leon Pendarvis, Daniel Freiberg et Robbie Kondor ; percussionniste Bashiri Johnson, et bien d'autres. C'est sans doute l'album de Zap Mama le plus émotionnellement honnête, le plus intime de toute sa discographie depuis quinze ans.
“ Ce disque et ce partenariat avec Heads Up représentent un deuxième commencement, aussi bien pour moi que pour ma carrière,” dit Marie. “Il restait tellement de choses dans ma musique et en moi-même que je voulais partager avec le monde, et maintenant j'en ai l'occasion. C'est un disque très intime. On peut me voir en gros plan. J'espère que l'on pourra ressentir cette intimité que les gens comprennent. J'ouvre la porte pour montrer qui je suis.”

« Marie Daulne, la chanteuse Belgo-Congolaise qui devient Zap Mama en studio, est un village mondiale à elle seule - un village souvent en fête. Son nouvel album, Supermoon (Heads Up International) est rempli de messages joyeusement généreux. Dans 'Affection', elle ordonne 'Share It!' (Partage!) La musique suit avec un assortiment international de grooves, du funk au jazz, de percussions à la Steve Reich à la chanson la plus aérienne de toutes: l'électrifiant 'Gati' dans un style question-réponse à la Pygmée. C'est un heureux paradoxe ces chansons aux milles et une voix puisse être l’oeuvre d’une seule personne.»
The New York Times

« Le dernier album du groupe de la vocaliste Marie Daulne, native du Congo qui grandit en Belgique, est un mélange addictif d'Afro Pop et de musique urbaine américaine. Ses histoires racontées habilement et son style vocal sophistiqué sont captivants, et la large palette sonore du groupe le rend inclassable. Qu'ils jouent des ballades intimes ou des effusions de club jams, les Zap Mama ont un son qui leur est propre. »
USA Today

« Supermoon, le nouvel album de Zap Mama, est aussi chaleureux, énergisant et innovant qu'auparavant. Il proclame l'estime de soi avec ou sans diamants. 'Je ne suis pas une superstar... je suis une supermoon.' Dans un monde où tout se mesure au look, aux chiffres et à l'obsession de célébrité, être une supermoon semble bien plus suprêmement céleste et éternel que l'état transitoire de simple étoile. »
Associated Press


« Dirigé par Marie Daulne, Zap Mama signe une toile vocale peinte de douces et tendres mélodies et de rythmes africains, européens et américains. Zap Mama commença comme groupe a cappella puis, à la fin des années 90, Daulne, Zaïroise d'origine belge, ajouta des instruments. En cette décennie, elle collabora avec des membres de la scène Hip hop de Philadelphie. Amir ?uest Love Thompson (The Roots), Common et Erikah Badu apparaissent sur Ancestry In Progress, l'album précédent du groupe sorti en 2004.
Supermoon, le nouveau disque, offre un casting encore plus riche en personnages dont le batteur Tony Allen, les bassistes Meshell Ndegéocello et Will Lee, et les guitaristes david Gilmore et Michael Franti. »

The New Yorker

 

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Pierre De Bethmann

Piano

Né en 1965 à Boulogne-Billancourt, Pierre de Bethmann commence sa formation musicale à 6 ans en apprenant le piano classique, et découvre progressivement le monde du jazz à partir de 12 ans. Poursuivant parallèlement ses études générales et sa formation musicale (classique et jazz), est diplômé de l'ESCP (Ecole Supérieure de Commerce de Paris) en 1987, étudie un an au Berklee College of Music (Boston - USA) en 1989, et remporte avec Prysm le 1er prix du Concours National de Jazz de La Défense en 1994.
Ayant entamé une carrière de conseil en management de 1990 à 1994, il change radicalement d'orientation pour devenir musicien professionnel en 1995, un an après avoir fondé le trio Prysm avec Christophe Wallemme et Benjamin Henocq. Depuis 1997, Prysm a connu une activité très importante, aussi bien scénique (plus de 50 concerts par an, dont 3 tournées aux Etats-Unis, au Japon et au Moyen Orient) que discographique (4 albums parus chez Blue Note).

Il forme en 2001 son nouveau 5tet ilium, avec lequel il développe un tout nouveau répertoire bâti autour du fender rhodes, et tourne beaucoup sur diverses scènes françaises ; un 1er album sort en avril 2003, chez Effendi au Canada et en Amérique du Nord, et Naïve en France et en Europe.

Parallèlement, il développe une intense activité de sideman à partir de 1998 : membre régulier des différentes formations d'Olivier Ker Ourio, Stéphane Huchard, et David El Malek ; jouant occasionnellement avec notamment Eddie Henderson, Aldo Romano, Philip Catherine, François Jeanneau, Patrice Caratini, Stefano di Battista, Flavio Boltro, Sylvain Beuf, François Théberge, Julien Lourau, François et Louis Moutin, Norma Winstone, Sarah Lazarus...

Il expérimente d'autres genres musicaux à l'occasion de projets spéciaux : accompagnant ainsi avec Prysm le chanteur américain James Taylor pour une partie de sa tournée américaine avec orchestre symphonique en 2000, la chanteuse brésilienne Marcia Maria pour une tournée en France en 2001, ou encore le chanteur réunionnais Danyel Waro pour la résidence "Somminker" avec Olivier Ker Ourio en 2002.

Il enregistré en tout cinq disques en leader ou co-leader, avec Prysm puis ilium, et une dizaine en sideman avec Olivier Ker Ourio, Stéphane Huchard, David El Malek, Jean-Loup Longnon, Jean- Christophe Béney, et le big band Quoi de Neuf Docteur.

Il enseigne également, depuis 2000, comme intervenant régulier au Conservatoire National de Montpellier, et au Centre des Musiques Didier Lockwood.

 

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Jazz-Passion, octobre 2007.


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Hamilton De Hollanda

Bandolim

Né en 1976 à Rio de Janeiro, il part tout petit vers la capitale, Brasilia, où, pour ses cinq ans, son père et musicien José Américo, lui offre un " bandolim", la mandoline brésilienne. Son chemin était tracé. Aujourd'hui, à 26 ans dont vingt-et-un d'étude et de pratique du bandolim, Hamilton de Holanda est un musicien reconnu au Brésil. Sa personnalité musicale puise ses sources tant dans le répertoire classique que dans celui du jazz ou de la Musique Populaire Brésilienne.
(Dossier de presse, Sunside, juin 2003)

 

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Jazz-Passion, septembre 2006.


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Alfredo De La Fé

Violon, Composition

Alfredo De La FÉ, est né à la Havane (Cuba), le 6 février 1954. Compositeur, arrangeur, directeur d’orchestre, producteur et surtout violoniste virtuose, il a contribué à tous les genres de la musique afro-caribéenne pendant les 30 dernières années. Formé d’abord au conservatoire Amadeo de Roldán de la Havane, puis en Pologne -à Varsovie- et enfin à New York dès 1965. Tout cela pour une formation classique très solide, comme d’ailleurs de nombreux musiciens cubains. Mais ses racines vont vite le ramener à la musique traditionnelle en particulier, les charangas. Il va collaborer avec Pupi Legarreta et José Fajardo dans la seconde moitié des années 60. Il joue pour la première fois à l’age de 11 ans, avec Roberto Torres (co-fondateur) de la charanga Broadway. Il participe ensuite à 12 ans à un enregistrement de Pupi Legarreta. Il continuera ensuite avec Johnny Pacheco, puis avec Javier Vasquez pendant les années 70 et 80.

Mais l’innovation musicale est foisonnante à New York et il rejoint Eddie Palmieri, une des têtes de file de la salsa new-yorkaise du tout début des années 70 pour jouer avec son groupe, et cela pendant plus de 5 ans. Cette formation est une charanga d’un nouveau type, très énergique grâce à un son très agressif dû au remplacement des trompettes par une section de trombones, type de formation qui prendra le nom de trombanga formé à partir de trombón et de chatanga, et qui va rencontrer un très grand succès.

Il participe également à la Tipica 73 pendant plusieurs années. Le succès considérable du groupe qui a compté parmi ses chanteurs Jose El Canario Alberto et Azuquita, a été sérieusement entamé par une campagne de dénigrement organisée par les cubains anti-castriste de Miami. La Tipica 73 fut l’un des premiers groupes à passer outre l’embargo américain contre Cuba en allant enregistrer En Cuba : Intercambio Cultural à la Havane avec des musiciens cubains. Et cela n’a jamais été pardonné par les cubains pro-embargo et anti-castristes allant jusqu’à écrire que les congas de la Tipica 73 étaient tâchées de sang. Certains membres de sa famille ont refusé de parler à Alfredo pendant des années.

Il a aussi collaboré avec Tito Puente, Israel Cachao López, Orquesta Broadway, Roberto Torres, Libre, et de nombreux grands noms de la Salsa jusqu’à des groupes plus expérimentaux comme le Grupo Folklorico y Experimental Nuevayorquino.

Il a vécu à Medellin, Colombie, en 1983 pour embrasser de nouveaux genres comme le vallenato et travailler avec des orchestres comme les Latin Brothers, Fruko y sus Tesos, Wilson Saoco.

Il rejoint la Fania All Stars en 1995, collabore avec Papo Lucca, (leader de Sonora Ponceña), joue avec l’orchestre de Larry Harlow en 1998, mais reste fidèle à ses formations préférées : les charangas, en contribuant à Típica Ideal, Orquesta Broadway, Orquesta Novel, Charanga America.

Sa carrière solo démarre dès 1979 dans un style fusion latin Jazz. Son disque le plus récent est sorti en 2000, « Latitudes », pour renouer avec l’énergie des débuts de la Salsa. La seconde chanson Asomate a la Ventana a été écrite par son propre père. Pour moi ce morceau c’est le son de la charanga du 21ème siècle. Le morceau commence par des pizzicati, avec violon, guitare et de flûte le tout soutenu par les congas, puis le violon reprend la mélodie et le chanteur entre en scène. Le montuno alterne chœurs, improvisation du chanteur et riffs de trombones. Ce morceau, superbe, justifie à lui seul l’achat du disque. Muñeca (composé par Eddie Palmieri) nous est livré dans une version plus délicate et plus mélodieuse que l’originale. Sandra Mora, avec une introduction rap, et ses rythmes évoquant la timba est une superbe démonstration adressée aux cubains : que les frères de Nueva-York savent aussi être d’excellents timbaleros -de la bombe pour tous les DJs. Deux morceaux de la Tipica 73 Xiomara et Que Manera et de nombreuses autres réussites.

Alfredo De La Fé va poursuivre son chemin avec l’ouverture, la créativité et la virtuosité qui le caractérisent. Espérons que les rumeurs de re-formation de la Tipica 73 se matérialisent un jour et en attendant, un conseil, ne ratez surtout pas un de ses concerts.


It is said that in ancient times there was a curandera who collected all the earth’s herbs with the most healing properties and with her magic turned them into one good herb that she later planted to grow as wild weeds.
If there was such an alchemist who could do that with music today, it’d be songwriter, producer and multi-instrumentalist bandleader Andres Levin. And his magic herb is Yerba Buena: a blend of African-rooted Latin music (Cuban rumba, Colombian cumbia, Pan-Caribbean solca, and Nuyorican boogaloo) with hip-hop, Motown soul, Nigerian Afrobeat and a dash of Middle Eastern themes played by an international crew of star musicians that represent the new sounds of the New York city streets.
Administered aurally, this Yerba Buena’s intensely percussive and infectious beats will lift you and make you dance. No self-respecting musical Botánica should go without a pouch of homegrown Yerba Buena stocked on its shelves.
Putting his magic touch on a variety of music since he arrived in 1989 from his native Venezuela to become a "resident alien," Levin has written and/or produced for artists ranging from Chaka Khan and Tina Turner to David Byrne and Arto Lindsay. His most recent credits include D’Angelo, Macy Gray, Dead Prez, and Me’Shell Ndegeocello in his role as principal producer of the recent Red Hot + Riot Fela Kuti tribute (Top 10 in NY Times, Time, Rolling Stone & more).
For the past few years, Levin has been in high demand throughout the fast-growing world of Latin alternative music, producing albums for Aterciopelados, Los Amigos Invisibles, El Gran Silencio, Ely Guerra, Carlinhos Brown, and Jorge Moreno, as well as producing key tracks with Caetano Veloso and Marisa Monte.
For Yerba Buena, Levin was introduced to key players by Cuban music songwriter Ileana Padrón.
Seizing a moment where the purveyors of the sounds from Lagos, Havana and New York City were at his arms’ reach, he brought them to his funhouse, The Fun Machine Studios in Manhattan, to create a distinct and innovative urban Latino sound only hinted at before by like-minded groups such as El Gran Silencio, Ozomatli and Manu Chao’s Radio Bemba Sound System.

 

© Copyright Gilles-Marc Dardenne, 2004.
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Jazz-Passion, juin 2004.


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Deleyaman

Aret Madil
Béatrice Valantin
Mia Björlingsson
Gérard Madilian

À l’automne 2000, le travail de l’américain d’origine arménienne Arat Madil (chant, claviers, saz, percussions) rencontre la voix de Béatrice Valentin (chant). Rejoints par Mia Björlingsson (batterie) et Gérard Madilian (doudouk, shêvi), ils fondent Deleyaman. Ces quatre membres d’origines diverses qui habitent en France, signent chez le label Nech basé à Paris. Après deux albums sortis en 2001 et 2003, Deleyaman « 3 » est dans les bacs depuis septembre 2006 (Nech/Season of Mist).

Deleyaman a été choisi pour représenter la culture arménienne sur le site « les langues de France en chansons » créé par le hall de la chanson à la demande du Ministère de la Culture.

Loin d’être un groupe de musique traditionnel, Deleyaman essaie de donner aux instruments qu’il utilise une nouvelle dimension et un espace sonore inhabituel. Très attachés à leurs racines, c’est un réel chant d’amour pour leurs terres et leurs origines que ce quatuor nous livre à travers ses compositions.

Discographie du groupe :
3 (Nech, 2006)
Second (Nech, 2003)
00/1 (Nech, 2001)

Site Internet
http://www.deleyaman.com
www.myspace.com/deleyaman
www.japel.org

Ils ont dit :
« Avec ce nouvel album, Deleyaman complète parfaitement son triptyque musical. Outre le côté sombre et intense des mélodies, on y trouve une relation subtile et fusionnelle entre les instruments contemporains et traditionnels. Grâce à la voix très pure de Béatrice Valantin, soulignée d’échos et d’accompagnements transcendants, on se laisse planer au cœur des mélodies, proches des chants sacrés et spirituels. » Florence G. Yérémian, France-Arménie N° 282, Septembre 2006.

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, janvier 2007.


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Aline De Lima

Chant, composition

Elle écrit des chansons parlant de spleen, de foi, d’amour et de nostalgie (la saudade), avec beaucoup de grâce : des petits frevos dansants et charmants. Aline de Lima, brésilienne exilée à Paris, parisienne du monde, est une future grande ! Ses chansons respirent la bossa-nova autant que les rythmes de carnavals sautillés en poids plume. Elle les chante comme en secret, d’une voix gracieuse, emprunte d’une fragilité déroutante, tentant de cerner les détails qui n’en sont pas, les instants… Un premier album « Arrebol » à paraître prochainement chez Naïve. Aline la morena est une révélation.

Aline n’est pas de Lima, au Pérou, mais de Caxias au Brésil. Elle est pourtant tout aussi indigène qu’un Indien Quetchua, une indigène de son temps. Aline de Lima est née en 1978, à la frontière du sertao, le désert intérieur brésilien porteur de tant de mythologies, dans l’Etat du Maranhao, terre de grande culture populaire, qui fut un temps française. Aline compose un répertoire enraciné dans cette terre. Bumba meu boi (danses expiatoire du bœuf Apis), quadrilhas (rondes de la Saint-Jean inspirées de la quadrille française), carnavals bons enfants, condomblés vaudous et mystiques : la capitale Sao Luis, surnommée au 19è siècle « l ‘Athènes brésilienne », lui a fourni toutes sortes d’influences musicales, de rythmes. Et puis, un jour de 2001, exilée du Maranhao, elle décide sans retour qu’elle sera chanteuse.

Elle a eu un père, employé de banque, fan de samba, genre sudiste et national, et une mère, institutrice, fan de Maria Bethânia et Chico Buarque, deux poètes de la MPB (Musica popular brasileira) que la dictature militaire (1964-1982) ne parvint jamais à bâillonner. Aline a un doute sur l’origine de son prénom, ou pour le moins un soupçon : c’est qu’à l’époque, un certain Christophe chantait un drôle de truc, du genre « Et j’ai crié, crié, Aline… », dont un mauvais copieur avait fait une version brésilienne : « Aliné, Aliné », avec l’accent – et Aline (de Lima), enfant, se cachait, toute rouge.
Longtemps, pour Aline de Caxias, la chanson fut un secret. Un désir ardent qu’elle estompait en dessinant. En cachette, Aline chantait. En vrai, la première note de « Bon anniversaire » devant un gâteau monté la menait aux pleurs. Réfugiée en solitude, la gamine reprenait le cours des comptines : « Atirei o pau no gato, to, to… » (J’ai jeté un bâton au chat, chat, chat ». À cinq ans, Aline défile déguisée en cigale, avec une petite guitare, et ses copines en fourmis. Elle enfouit. Et puis, un jour de 2001, exilée du Maranhao, elle décide sans retour qu’elle sera chanteuse.
Elle a planifié un programme musical personnel, avec mise en musique de poèmes écrits depuis son départ du Brésil – pour Stockholm – en 1998, exercices de chant et apprentissage méthodique de l’histoire et du répertoire de la MPB. Arrangeur, saxophoniste, le Français Frank Chatona veille au grain musical. Aline, la « morena », terme qui met un terme à la question noire brésilienne, la créole donc, est à Paris. Elle écrit Terra, en citant Cançao do Exilio, de Gonçalves Dias, grand représentant de la poésie romantique et indigéniste brésilienne, né près de Caxias en 1823. « Ma terre a des palmiers où chantent des rouges-gorges/ Les oiseaux qui roucoulent ici, ne roucoulent pas comme là-bas ».

Un premier disque, de la scène, Aline de Lima apprend avec précision l’histoire de la MPB. Elle écrit des chansons d’amour, du spleen, de la foi, des bribes, avec beaucoup de grâce : des petits frevos dansants et charmants, des chansons d’amour et de nostalgie (la saudade). Elle tente de cerner les détails qui n’en sont pas, les instants. C’est pour cela qu’elle chante Septembre, de Barbara, en français – dans le plus simple appareil, violoncelle, piano. Ses chansons respirent la bossa-nova autant que les rythmes de carnavals sautillés en poids plume. Elle les chante comme en secret, d’une voix gracieuse, emprunte d’une fragilité déroutante. Pas de calcul, de l’instinct d’enfant cigale, des propos de femme.
Aline de Lima a donné son premier concert dans le 17è arrondissement de Paris, puis elle a mangé du couscous avec ses musiciens. Il y eu d’autres sets, dans les bars. Puis à la Maroquinerie de Paris, au Festival Instants du monde à Rezé, et la rencontre avec le producteur indépendant français Naïve. C’est un autre Brésilien du Nord, Vinicius Cantuaria, guitariste, chanteur, compositeur, vivant à New York, qui a produit Arrebol. Il y a invité certains de ses amis, dont le guitariste Marc Ribot, figure centrale de l’underground new yorkaise. Percussions fines, guitares travaillées, cordes soyeuses : tous se sont retrouvés au studio Shinebox, au cœur de New York.

Aline est gâtée. Elle aurait pu être gâchée. Mais l’idée de casser la légèreté de la chanteuse n’a pas effleuré l’homme expert. Elle est ainsi intacte, de Lima de Caxias, parisienne du monde.

Site internet : http://www.naive.fr/artiste_coll.php?id=359

 

© Copyright Muriel BURNOD, association World Music, 2006.
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Jazz-Passion, juillet 2006.
mise à jour en février 2007.


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Dominique Delord

Conférences, Recherche historique et documentaire, Textes

Après des études d’histoire de l’art, elle a bifurqué vers le monde du spectacle, comme artiste ou productrice.

Artiste lyrique de 78 à 2000, elle a chanté comme choriste, puis soliste, alternant opéra (Clémence de Titus, Flûte enchantée) et opérette (la Fille Angot, la Vie Parisienne), musique contemporaine (Dracoula, de Claude Ballif – Opéra de Metz, Théâtre de Paris), classique (nombreux récitals de lieder) et baroque (répertoire avec guitare, espagnol, anglais et français).

De 1987 à 1994, elle a assuré la coordination générale de la Fête de la Musique au CENAM, pour le ministère de la culture. Passionnée par les musiques latines, elle a été chef de projet adjoint du Festival Rythmes Caraïbes de la Grande Halle de La Villette en 98, programmant concerts, films et expos. En 1999 et 2000, elle a été directeur de production au Centre National du Théâtre pour le Printemps Théâtral et le Festival de la Citoyenneté. De 2000 à 2006, elle a organisé pour la Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale des événements (Osez la musique, Parc Floral, 2002, 2003), et développé le projet national Orchestre à l’école.

Membre de la société historique parisienne Histoires et Vies du Xème, elle a conçu en 2004 deux semaines d’hommage à Victor Schoelcher (exposition Mairie du Xème, conférence-concert sur Schoelcher et la musique, programmation cinéma l’Archipel, conférences et promenades). En 2006 est paru son premier livre en tant qu’historienne, Campagne des mers du sud, Mercure de France.

 

© Copyright L'Arhipel & Le Hall de la Chanson, 2007.
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Jazz-Passion, septembre 2007.


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Étienne Demange

Batterie, Percussions

Les premiers contacts avec la musique d’Étienne Demange se sont faits au travers de la danse classique, qu’il a pratiquée pendant dix ans. Percussionniste autodidacte, et également guitariste, il s’est d’abord intéressé aux musiques improvisées, en jouant notamment dans le groupe Akhena, qui s’est produit en France et en Suisse. Il participe régulièrement à des spectacles théâtraux et musicaux en tant que percussionniste, et joue avec les groupes de jazz Tao saxophone Quintet, en duo avec Yves Hasselmann et avec le groupe de chanson Abra Khadabra. Il anime également des ateliers batterie, des ateliers d’éveil musical pour jeunes enfants, et encadre des stages de musique improvisée au sein de la MJC Palente de Besançon, au cours desquels il a collaboré avec la fanfare "Ceux qui marchent debout" et le flûtiste Magic Malik...

 

© Copyright Le Satellit Café, 2006.
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Jazz-Passion, octobre 2006.


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Arnette De Mille

Danse, Improvisation

Originaire de New York, Arnette de Mille est danseuse depuis 40 ans. Elle a été chorégraphe, solo performer, pédagogue, directrice d'une école des arts du spectacle dans un quartier défavorisé à New York. Arnette utilise uniquement l'improvisation depuis les années 80. Elle a puisé son expérience aussi bien dans la danse moderne que dans les arts martiaux, les danses rituelles, ou les pratiques populaires. Son art de l'improvisation vise à une grande liberté expressive et permet une approche simple et enrichissante. Elle a collaboré notamment avec Peter Kowald, Muneer Abdul Fateeh, Philip Johnson, The Rova Saxophone Quartet, John Betsch, et Jobic le Masson. 

 

© Copyright Le 7 Lézards, 2007.
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Jazz-Passion, mars 2007.


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Mariana De Moraes

Voix

Mariana de Moraes, fille d’Ipanema (mythique plage de Rio) a baigné dans les effluves de la musique, tout comme son amie d’enfance Bebel Gilberto. Il y a un an encore, elle était présentée comme « la petite fille de… » – en l’occurrence Vinicius de Moraes, diplomate, poète, musicien, compositeur associé à Tom Jobim et consacré universellement en temps que « père de la bossa nova ». Aujourd’hui, Mariana s’impose en tant que telle. Son timbre chaleureux, sa voix douce et enchanteresse, en font sans conteste une des voix, une des divas brésiliennes des plus remarquable. Ce n’est pas pour rien si elle sera l’ambassadrice de cette quatrième édition de Paris-Brasil !!

Ce sont d’abord ses précoces talents d’actrice qui la révèlent au public brésilien dans son adolescence à partir de 1984 : six longs métrages, cinq pièces de théâtre et, comme il se doit dans son pays, des rôles substantiels dans plusieurs telenovelas. C’est presque tardivement, en 95, qu’elle opte pour la musique. De nombreux shows au Brésil, avec de prestigieux partenaires, Maria Bethânia, Toquinho, Luiz Melodia, Moreno Veloso. Deux albums, le premier, un live, en 98 avec Elton Medeiros, un parrain de la samba, et Zé Renato (meilleur concert de l’année en 99), puis un second enregistré à Los Angeles, non distribué en Europe (2002).

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, avril 2007.


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Eumir Deodato

Piano

Célèbre auteur-compositeur il a composé pour les plus grands Kool & the Gang, Bjork, Earth Wind and Fire...

Introduction
Widely regarded as one of the most respected and sought-after musicians in the music world,Brazilian-born Eumir Deodato has racked up 16 platinum records to his credit as artist, arranger orproducer with combined sales of well over 25 million records in the USA alone. His discography,including compilations and all his work as arranger, producer and keyboardist, surpasses 450 albums.
He has also had the honor of performing with the St. Louis Symphony (which backed him on hissuperb Artistry album), the Cincinnati Symphony, the New York Philharmonic and the Orchestra diMusica Leggera dell'Unione Musicisti di Roma. In addition, several artists over the years have coveredhis songs, including George Benson, Lee Ritenour, Sarah Vaughan and The Emotions to mention justa few. And yet, in spite of all of his varied triumphs, honors and distinctions over the years, the multitalented, multi-instrumentalist will probably forever be associated with one song - his innovative rendition of Richard Strauss' classical opus Also Sprach Zarathustra (or more commonly known as the theme to 2001: A Space Odyssey).
That single compelling song, which first appeared on his 1973 debut album for CTI Prelude, sold at least five million copies and earned Deodato his first Grammy Award, instantly moved him to international stardom and setting a course for his remarkable ongoing career in music. Thirty years later, that same tune has found its way into the repertoire of the jam band Phish, a testament to Deodato's enduring influence.
History
Born in Rio de Janeiro, Brazil, from Italian and Portuguese origin, Eumir Deodato got his start by playing the accordion at age 12. Shortly thereafter, he started studying piano as well as orchestration, arranging and conducting. Strictly self-taught, he immersed himself in theory books while spending countless evenings sitting behind orchestras and carefully observing how each part was played. His first break came at age 17 when he arranged and conducted his first recording session for a 28-piece orchestra. It wasn't long before Deodato became one of the most active and respected arrangers and pianists in Rio's busy music scene, recording for such artists as Milton Nascimento, Marcos Valle, Elis Regina and Antonio Carlos Jobim.
In 1968, Deodato moved to New York and began working with Luiz Bonfa, the legendary composer of Black Orpheus, while also doing extensive studio work for Astrud Gilberto, Walter Wanderley, Antonio Carlos Jobim, Marcos Valle and many other Brazilian artists who were living in the Big Apple at the time. When writing the arrangements for Astrud Gilberto's Beach Samba , he became acquainted with producer Creed Taylor, who hired him to arrange for other CTI artists like Wes Montgomery, Stanley Turrentine, George Benson, Paul Desmond and Tom Jobim. His reputation in the fields of pop and black music was strengthened by his arrangement work for Frank Sinatra (Sinatra & Co.), Roberta Flack (Killing Me Softly, Chapter Two, Quiet Fire) and Aretha Franklin (Let Me In Your Life). Following a performance at the Hollywood Bowl with the CTI All-Stars Band in 1972, Deodato started recording his record. His debut appearance as a leader, billed as 2001 Space Concert, was held at the Madison Square Garden in New York City in 1973.

After seven years of world-wide touring (including Australia, Japan, Canada, South America, Europe) and eight coast-to-coast tours of the States, Deodato decided to concentrate on studio work once again. Besides highly successful solo albums for the CTI, MCA, Warner And Atlantic labels, his work as a producer/arranger earned him several more laurels. One of his first productions was Kool & The Gang's #1 pop single Celebration. He followed that success with production or arranging work for Earth, Wind & Fire, Michael Franks, Gwen Guthrie, Chuck Mangione, Breakfast Club, The Dazz Band, One Way, Con-Funk-Shun, Kleeer, Pretty Poison, Kevin Rowland (Dexy's Midnight Runners), White Lion and Brenda K. Starr, for whom he produced the pop hit I Still Believe in 1987. Deodato also had three other multi-platinum albums for Kool & The Gang's Ladies' Night, Something Special and As One.
The recent years
In the 90's, Deodato continued to be a vital force on the pop scene through his work with Icelandic singer Bjork. In addition to arranging her last three albums: 1995's Post, 1996's Telegram and 1997's Homogenic, Deodato produced a highly praised acoustic version of Bjork's Isobel, sub-titled Deodato Mix, which became a club scene favorite. He has also produced material for French singer Clementine (also touring Japan with her as a special guest in 1994), arranged and produced a top 10 single for Brazilian singer Gal Costa (1996) and has performed as guest conductor with Bjork both in Brazil (1996), and in the States at the Tibetan Freedom Concerts at Downing Stadium (1997). In 1998, Deodato arranged for Brazilian pop acts Titans (Vol. II, with sales over 500,000 copies) and Carlinhos Brown (Omelete Man) as well as for the latest album by pop-rock band Penelope Charmosa (released in 1999). He was also special guest on a project by Japanese pop star Akemi Kakihara, recorded in London during the summer of 1998.
In 1999, he scored Bossa Nova, a Bruno Barreto film starring Amy Irving, and the following year produced the CD of that score for Verve Records. His most recent projects including production work for French rock singer Damien Saez, Brazilian-Japanese singer Lisa Ono and for jazz singer Ann Hampton Callaway.
Deodato has also worked on several movie scores, including The Onion Field, The Black Pearl, Ghostbusters II, White Nights, The Girl From Ipanema, The Adventurers (recorded with A.C. Jobim and the London Symphony Orchestra), The Gentle Rain, Target Risk, The Reporter, Beat Street, Body Rock and Bossa Nova. His recordings have also been widely used on major movies such as Being There and The Exorcist.
The New Century
In November 2001, Deodato participated in a benefit concert in New York City where he played only 1 song (Also Sprach Zarathustra: 2001). The reaction was so fantastic he got encouraged to go back doing concerts. By 2002 he lined up a few selected presentations, starting with a concert at the Vienna Opera House, as part of the Vienna Summer Jazz Festival. That was followed by Villach (Austria), Pori (Finland), The Hague (North Sea Jazz Festival), and many others that followed, like Capetown (South Africa), Rome and Rimini (Italy), Amenia, NY (World Peace Organization), Antigua, Guatemala etc.
Meanwhile, in 2002 he worked with Milton Nascimento in Rio de Janeiro, which generated a Latin Grammy for the song Tristesse as best Brazilian song of the year, then miscellaneous work with different artists, including Barbara Mendes, Ana Carolina, Fernanda Abreu and more recently, KD Lang for her new record slated to be released in the Spring of 2004. At this moment, January 2004, Deodato is working on some String Orchestra arrangements for the 2004 KD Lang World Tour. There will be more concerts in the horizon as well as more arranging work including a possible new record. So watch out!

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
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Jazz-Passion, février 2007.


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Ludovic De Pressac

Piano

Né en 1962, sa mère, harpiste classique, l'initie au solfège puis lui fait découvrir le piano qu'il étudie avec divers professeurs. À quinze ans, son père, clarinettiste de Jazz, lui inculque les rudiments de cette musique tout en poursuivant un cursus dans une classe musicale. En 1981, il obtint son diplôme des Métiers de la musique au Lycée de Sèvres. Il commence alors véritablement sa vie de musicien dans les clubs de jazz et dans les pianos-bars parisiens. Engagé comme pianiste du prestigieux Orient-Express, il voyage à travers toute l'Europe.

Sur les Routes du Jazz.
Sollicité par des musiciens de jazz classique comme René Franc, Maxime Saury, Stéphane Guérault, il continue à se perfectionner (1er prix de piano à Issy les Moulineaux) et aborde l'écriture (Schola Cantorum, C.N.R. de St-Maur). Son attirance pour un langage plus moderne se manifeste dès ses premières compositions qu'il dédie à son tout nouveau trio. Il se produit régulièrement dans les clubs parisiens. Pour la création de son quintet, Ludovic de Preissac écrit compositions et arrangements dans une esthétique proche de celle des années 50.
C'est aussi l'époque de deux premiers disques compacts. Il affine peu à peu son écriture en réalisant des arrangements pour petites et grandes formations, qu'il présente dans différents concours (La Défense, Concours international des thèmes de jazz de Monaco) dont il est finaliste. J.L. Longnon, V. Ponomarev, Turk Mauro font appel à lui pour les accompagner dans divers contextes (clubs, festivals). Il s'intéresse également à l'enseignement et obtient en 1995 le C.A. de jazz. Il dirige depuis 1997 la classe de jazz du conservatoire national de Troyes, la classe de piano-jazz à Issy les Moulineaux et intervient régulièrement dans différents stages à travers la France.


Ludovic de Preissac Trio
C'est à l'âge de 26 ans qu'il constitue son premier trio qui puise son originalité et son énergie dans différentes périodes du jazz, mais reste fortement influencé par des pianistes comme O. Peterson, B. Evans et C. Coréa. Son premier C.D est l'expression parfaite de cette formation qui s'affirme d'emblée comme une entité. On y trouve entre autre deux standards de conception originale arrangés par L. de Preissac.
Des solistes invités se joignent parfois au trio pour élargir ses possibilités. Ce trio peut aussi illustrer, dans un contexte plus didactique la deuxième partie de l'histoire du piano-jazz (la première étant présentée en piano-solo).

 

© Copyright Espace Concert, 2007.
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Jazz-Passion, mai 2007.


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Bille Deraime

Guitare

Chaque artiste fait résonner une note qui lui est propre : par sa sensibilité personnelle, il révèle un morceau de la société dans laquelle il évolue.

Quand Bill DERAIME a commencé à écrire et à composer, il était issu de ce milieu hippie des années 70 qui commençait à réaliser que le monde changeait – mais pas du tout comme il le rêvait : le ciel devenait sombre. Bill était jeune, il s’est mis à décrire ce qui l’entourait ; il avouait que « c’est dur », qu’il « faut se tirer ailleurs ; « il montrait toute une frange de personnages qui, comme lui, ne se laissait déjà pas séduire par une triste société marchande : il y avait ceux qui avaient eu un rêve, ceux qui voyaient qu’il ne se réaliserait jamais, ceux qui, déjà, renonçaient ; il fallait devenir pragmatique, ne plus croire qu’on pourrait transformer le monde, chanter des chansons. Les temps étaient sévères.
Lorsqu’il a saisi que c’était la fin d’une époque, il avait déjà changé ; il était parti voir ailleurs : babylone déconnait trop. Oui, Babylone déconnait, le nirvana promis était pulvérisé. Or, cette chanson était une base à partir de laquelle Bill allait construire tout ce qu’il écrirait ensuite.

Les années passant, sa sensibilité s’est affirmée ; elle est devenue adulte. À travers 13 albums, un fil s’est dessiné : Bill voulait faire ressentir ses propres sentiments de malaise ou d’espoir à ceux qui écouteraient les chansons, mais ce pari n’était possible qu’avec une grande légèreté dans l’écriture : il n’était pas un politique.

De "c’est dur de se lever quand on est bien au chaud dans l’lit..." à "entre deux eaux où pour remonter à la surface, il faut souvent toucher le fond", en passant par "sur le bord de la route" ; "j’ai toujours cette chienne à mes pieds, quand j’essaye de courir elle me mord", sans oublier que "avant la paix : il y a tell’ment de vrais mensonges et de fausses vérités...  Telle’ment d’arbres à replanter ?"

Et le rêve entrevu qui a traversé le monde dans les années de jeunesse lui fait découvrir une nature dont il est solidaire à travers le temps : "c’est moi le simple nomade, et le grand bâtisseur ; le prisonnier qui s’évade, l’éternel voyageur ; je suis l’Homme" Pas à pas, des ponts sont lancés entre ce qui peut être le désespoir du quotidien et la vision têtue de l’avenir.

Le dernier album continue dans ce sens : Bill a plaisir à écrire et il en profite pour affirmer ce qu’il a dans le cœur : maintenant, il peut le laisser apparaître ; il a atteint la maturité.

Ainsi : le système combat la violence et la misère qu’il génère. En libéral il étale sa libéralité. Mais en fait, c’est toujours le vieux dollar vert qu’il sert : il ne fait que singer l’ancestrale charité. Esclaves ou exclus, la douleur est la même ?.. Bill annonce la couleur, désormais sans ambiguïté. Il parle tranquillement de ce qui lui tient à cœur. Posées sur une solide rythmique reggae, de telles paroles deviennent chanson, et s’impriment facilement dans la mémoire. Il dit ce qu’il a à dire en tant qu’artiste : le temps des complexes est passé ; il y a urgence à exprimer ce que tous ne peuvent pas crier.

Devant une société opaque et absurde, il a fait le choix de la lutte par le seul moyen qu’il connaisse : écrire et chanter. Il devient un artiste qui vibre au souffle d’alentour, qui se laisse imprégner par les autres, par ce qui se passe sur la petite terre.

Puis il met ses réactions en mots et en musique, et il utilise cette voix très personnelle pour laisser passer ce feeling qui lui est propre. Ses convictions ont pris du poids, depuis les jours où il était éducateur dans un centre de post cure, avant de partir en Amérique Centrale dans les camps de réfugiés, ou dans une favella au Brésil. Ce qu’il a vu du monde, ce qu’il a lu, ses échanges avec les personnes de la rue, il ne peut pas les garder pour lui ; il lui faut les transmettre. Bill DERAIME construit avec entêtement une œuvre composées de chansons qui ouvrent le cœur, donnant la parole à ceux qui n’en n’ont pas.

Il livre ainsi l’intime de sa vie. Car ,l’heure est grave mais non désespérée : oui on peut faire bouger le système, oui on doit mettre l’homme au centre de toutes préoccupations, oui on est nombreux, ensemble, modeste, têtu ; oui, l’aventure est plus belle que tout ce qu’on imagine. Lui réagit avec son art ; il ouvre des pistes, et c’est là qu’on rencontre sa force de conviction, sa volonté de dénoncer. En faire un fonds de commerce, il n’en est pas capable, ça ne l’intéresse pas ; se positionner comme rebelle encore moins : c’est bien inutile ; il l’a toujours été à contre courant... devenir militant ? mais il l’est : tout est dans les chansons... réfractaire à tout endormissement dans le ’à quoi bon’, attentif aux exclus, aux débarqués du système, à l’écoute des battements du cœur de notre quotidien, il nous donne simplement à partager un peu de chaleur et beaucoup, vraiment beaucoup de tout ce qui fait de l’homme un Homme : le Bien Commun, la Solidarité en Action, l’Union, le Rêve revisité.

Écoutons le. Nous ne serons plus jamais seuls à chanter nos chansons. Ils ont eu tout c’qu’ils veulent : Ayons c’que nous voulons : Des champs de rédemption...
Claude Vasseur.

 

© Copyright Jazz en Artois, 2007.
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Jazz-Passion, mars 2007.


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Janice De Rosa

Voix, Direction

« Le blues vient d’Afrique et a grandi aux Etats-Unis, moi je fais le chemin inverse ; la boucle est bouclée. » Janice de Rosa, teint incroyablement clair, cheveux blonds et bouclés, nez aquilin, 100% new-yorkaise, n’a à priori rien d’une africaine. Et pourtant, elle a tout d’une diva du blues : une voix rauque, comme brûlée de l’intérieur, née de clubs de jazz enfumés où elle a fait ses classes, une voix qui exprime un monde partagé entre déchirure et volupté.
Janice deRosa débarque à Paris en octobre 1990 pour exposer ses peintures à la célèbre Galerie Médicis. L'été suivant, Janice est invitée à participer à une exposition internationale sur la Cote d'Azur. 
Son inspiration artistique ne vient pas d’heures d’isolement tranquille. " Je ne suis pas le type de personne qui aime écouter le cliquetis du radiateur," dit elle, " j'aime être avec les gens." Cela l'amène à fréquenter les clubs de jazz et de blues de Paris. À la fin de leurs prestations Janice demandait aux musiciens si elle pouvait chanter. Lentement, elle s’est bâti une solide réputation. Sa popularité se développe et la scène s’élargit aux clubs de jazz parisiens établis où elle est toujours présente.
Le nouvel album "deRosa" rassemble Janice le peintre et Janice la chanteuse. Un autoportrait illustre en effet la pochette de l’album.
Quand on demande à Janice de quelle manière Paris a influencé sa musique, elle répond invariablement que toutes les places sont propices à cet exercice. Ce qui frappe chez elle, c’est une voix singulière, qui n’appartient qu’à elle, ensorcelante, à la chaleur communicative...
New yorkaise, grandie à Harlem,“ quand il y avait un Harlem ”, elle est de cette première génération née Américaine d’une famille de réfugiés de guerre.
 
Janice a baigné tôt et passionnément dans le jazz, le blues et la soul. DeRosa joue du piano à 5 ans, chante à 8, tâte de la guitare à 13, et créé ses propres chansons et groupes à New York.
Elle a appris “ ce que veut dire le blues...” quand son père est sorti un jour pour acheter un paquet de cigarettes et n’est jamais revenu, n’a jamais plus appelé, ni écrit, ni apporté le moindre soutien à l’enfant qu’elle était. “ Malgré tout, il fut le premier homme que j'ai aimé...” À 14 ans, elle est sélectionnée pour être inscrite à la prestigieuse haute école de musique et d’art “The fame school’’ où chacun est une star. L’occasion pour Janice d’aiguiser son sens artistique.
Après avoir brillé sur les scènes de sa ville natale, New York, jouant dans les grands clubs de rock, Janice commence à voyager en Europe aux côtés de groupes tels Talking Heads et  B52's. Celle que la presse surnomme la diva du blues est tête d’affiche de festivals européens, aux côtés d’autres divas, ses sœurs DeeDee Bridgewater, Tania Maria, Cesaria Evora ou encore  Dr. Jon, Syl Johnson, Brian Eno et Suzanne Vega.... !
Jazz et blues ont toujours coulé dans les veines de Janice. C’est à Paris, au début des années 90 que son "Blues feeling" et le velouté de sa voix sensuelle rencontrent la musique de la scène africaine. Janice commence à travailler avec des artistes africains, enregistrant les albums tels que "Afro Blues" (WEA) et "Aduna" (Next music) qui ont créé la sensation dans la capitale française aussi bien que sur les ondes de dizaines de radios en France et à travers le monde.
À cela s’ajoute le film “Coup de blues à Janice deRosa’’, un portrait intimiste réalisé par Didier Agostini pour TV5.Deux années de travail entre Harlem et Paris pour donner à voir qui se cache et pourquoi derrière cette voix mêlant sensualité et rage.
Janice de Rosa ne se contente pas de chanter ; elle fait bien plus que cela lorsqu’elle fait vibrer les mots avec un timbre unique, profond et totalement troublant, lorsqu’elle envahit la scène ou pose sa voix et son charisme uniques sur un disque intitulé tout simplement Janice de Rosa. Après la sortie de son 4e album en juin dernier, la chanteuse new yorkaise viendra tout simplement nous ensorceler au Satellit Café.

Les musiciens :

  • Marten Ingle : (San Fransisco,USA):
    bass, vocals grooves with Valéry and has been featured with greats like Percy Sledge, Tony Allen, Ray Lema, Gabrielle Lazure, Yasuaki Shimizu, Yuma Sumac, Elliot Murphy, Gary Christian.
  • Pierre Valéry Lobé : (Cameroon,Africa):
    drums/percussion/vocals arranger has recorded with many giants in world music-The World Tour Manu Dibango-Ultra marine-Touré Kunda-Salif Keita-Shimizu Yashuaki-Gift Cherry-Molokaî We
  • Sal Bernardi (New Jersey, USA) :
    harmonica, piano, lead guitar -best known since the 80's as Rickey Lee Jones's guitarist-albums and world tours, not to mention playing with Walter Becker, Blue Nile, Elliot Murphy, Eric Anderson, Lenny McDaniel, and Alan Merril to name a few. Sal is featured playing on Janice's previous album.
Crédit photo : Orso Albertini
Discographie  :
  • Afro Blues (WEA) 1998
  • Aduna (Next Music) 2003
  • deRosa (Rue Stendhal) 2007
Site Internet
www.myspace.com/janicederosa
www.janicederosa.com
Ils ont dit : Selection FIP
Album chroniqué OVATION par la rédaction du magazine Blues Again.
ELLE MAGAZINE………..…………Elle est blanche, Diva du Blues
MUSIQUE INFO HEBDO……Janice deRosa, le bon coup du blues
TELE POCHE ..........................................La voluptueuse deRosa
RTL .........................................................Fougueuse et passionnée
PARIS VOICE…..……………………….. Jazz Diva Janice deRosa
AIR FRANCE MAGAZINE …………Un album qui parle de beauté
L’EXPRESS ……………………………………Un blues de femme
FEMME ACTUELLE…………………..…Une merveille du genre
LE PARISIEN..………………………………..…UN vrai bonheur
ASSOCIATED PRESSE………..……L’incontournable deRosa
METRO …..…………………………………..…Un sublime album
RFO...................................................................……L’album de l’année

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier,
Jazz-Passion, août 2007.


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Laurent De Wilde

Piano, Fender Rhodes

Électrisé par ses récentes explorations musicales, Laurent de Wilde revient avec gourmandise à sa formation fétiche, le trio.
Reprenant la piste là où il l'avait laissée au siècle dernier avec Spoon-A-Rythm, Laurent insuffle dans son jazz acoustique une généreuse maturité qui évolue sans peine d'un intimisme lyrique en aérienne suspension à des groove sans concessions.
Ses compagnons Laurent Robin (Michel Jonasz, Hymne au Soleil, Michel Portal) et Darryl Hall (Hank Jones, Geri Allen, Baptiste Trotignon), d'une grande ouverture musicale, sont les parfaits complices de ce véritable projet de groupe, original et fécond. Autant cadeau qu' hymne au jazz d'aujourd'hui, l'album s'appelle : The Present (Nocturne)

Laurent de Wilde réactive son trio.
Restée en suspens durant ses récentes explorations électroniques, cette formation fétiche était attendue avec impatience par ses amateurs de jazz acoustique.
Des années ont passé, et trois albums électro, depuis Spoon-a-Rythm et les Victoires de la Musique. De longues heures passées devant les ordinateurs, samplers et autres claviers, qui ont contraint Laurent à aborder la musique sous un angle différent.
Enrichi de cette expérience, il insuffle aujourd'hui à son nouveau trio une chaleur et une liberté profondément originales.
Tout d'abord en reprenant des titres de son répertoire électro, The Present et Move On, et en les transfigurant dans un univers purement acoustique. Le résultat est surprenant tant ces titres semblent avoir été écrits pour un trio : ils évoluent sans peine d'un intimisme mélodique en aérienne suspension à des grooves sans concessions qui rappellent combien une telle formation peut être souple et vivante.
Laurent n'oublie pas non plus ceux qui l'ont ouvert à d'autres horizons musicaux, et offre avec One for Ernie un coup de chapeau au guitariste Ernest Ranglin, véritable fondat