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Felipe Cabrera
Basse
Felipe Cabrera (la Havane) est le
bassiste de Rumbabieta ; il appartient à la génération montante de ces premiers musiciens et compositeurs cubains "produits de la révolution" qui ont choisi le jazz et sa grande liberté de création comme forme d'expression. Il fut quatorze ans le bassiste du Grupo Projecto, devenue ensuite le quarteto cubano, aux
côtés du pianiste Gonzalo Rubalcaba.
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Israel Cachao López
Contrebasse
Né en 1918 dans la même
maison que José Martí, Israel, suivant les traces de son frère aîné
Orestes LÓPEZ se mêle tout petit à divers groupes de jeunes soneros.
Son surnom, "Cachao", lui vient en fait d'un grand père,
Aurelio LÓPEZ CACHAO, excellent musicien. Il joue du tres et même de
la trompette dans un sexteto "Los INVASORES". En 1926 il
joue aussi du bongó dans une formation au sein de laquelle chante
Roberto FAZ. Mais dès l'année suivante il apprend la contrebasse et
trouve ses premiers engagements avec "Bola de Nieve" pour
accompagner les films muets dans les cinémas.
Rapidement "Cachao" joue avec
de nombreuses charanga. On l'entend avec Antonio María CRUZ, avec Tomás
CORMAN.
Il jouera aussi avec l'ensemble que formera son frère Orestes avec le
chanteur Abelardo BARROSO.
En 1930, Israel entre dans l'Orchestre Philharmonique de La Havane,
joue dans le cuarteto de MACHÍN et à dix-neuf ans il tient la
contrebasse dans la formation danzonera de Fernando COLLAZO, "La
MARAVILLA del SIGLO".
A la dissolution du groupe, Israel LÓPEZ reste avec "ARCAÑO y
sus MARAVILLAS". Au cours de ces années trente Antonio MACHÍN
l'invite à participer à l'un de ses cuartetos.
Compositeur, il participe avec Orestes, son frère et Antonio ARCAÑO
à la transformation du danzón et écrit des centaines de danzones de
nuevo ritmo : "Broadway", "Corta la caña", "Armoniosos
de Amalia", "Se va el Matancero"… Il quitte la
charanga en 1949.
Au début des années cinquante "Cachao" collabore avec
Mariano MERCERÓN, entre dans l'orchestre "FAJARDO y sus
ESTRELLAS" avec lequel Israel se produit aux Etats Unis, au
Venezuela en 1954… Il reste dans l'ensemble jusqu'en 1960.
"Cachao" s'intéresse au travail des jazzmen et organise des
"descargas" entre musiciens, parmi lesquels Alejandro "El
Negro" VIVAR, Guillermo BARRETO, Gustavo TAMAYO, "Tata"
GÜINES, Jesús CAUNEDO, son frère Orestes... qui en 1957 aboutissent
à des enregistrements désormais historiques.
Israel LÓPEZ est sans aucun doute celui qui a donné à Cuba une
importance significative à la contrebasse, dépassant le simple rôle
d'accompagnement qu'elle avait jusqu'alors. Suivent une série
d'enregistrements dans lesquels il est le musicien vedette. Avec
Walfredo de los REYES, "Cachao" enregistre également "Cuban
jazz".
"Cachao" participe également en 1956 aux descargas de
"Chico" O'FARRILL .
Trois ans plus tard il laisse sur le vinyle ses "Superdanzones"
avec trois clarinettes dont celle de Amadito VALDÉS. Au cours d'un séjour
à New York LÓPEZ rassemble quelques musiciens dont Marcelino VALDÉS
pour enregistrer de nouvelles "descargas". Israel quitte
Cuba en 1962 pour honorer une succession de contrats en Espagne avec
l'orchestre de DUARTE, "SABOR CUBANO". Il reste un an dans
le pays, jouant dans les clubs El Biombo, La Riviera, le Florida, à
Madrid, le gallo Rojo à Alicante... LÓPEZ s'installe ensuite à Las
Vegas où il joue dans la formation de Franck Sinatra pendant presque
une decennie. "Cachao" entre aussi dans les groupes de
Palmieri, Pacheco, Tito Rodríguez… Il s'installe finalement à
Miami.
Son travail de compositeur et d'arrangeur mène imperceptiblement les
ensembles pour qui il travaille vers la Salsa.
Pendant les années soixante et soixante-dix, "Cachao" joue
avec tous les grands orchestres et musiciens Cubains et latinos des
Etats Unis et de Puerto Rico : Mongo SANTAMARÍA, Eddy Palmieri… En
1977, Israel se lance dans l'enregistrement de ses plus récentes
"descargas". Il rappelle pour l'occasion "El
Negro" VIVAR, "Rapindey"... .
Au cours des années quatre-vingt, avec
Walfredo de los REYES , Paquito Hechavarría et Tany Gil, il constitue
le "Cuarteto WALPATACA" expérimentant la musique
progressive.
Andy García tourne un film sur sa vie en 1993. Il y occupe évidemment
la vedette avec sa contrebasse. Le film le remet en selle, l'entraîne
en studio pour les "Masters Sessions" et la même année
Paquito d'RIVERA l'invite à se joindre à son groupe pour
l'enregistrement des "40 Years of Cuban Jazz Sessions".
Tournées et enregistrements reprennent -Colombie 1994- tout comme les
collaborations avec les plus grands jazzmen latinos, notamment en 1995
avec David Sánchez… et en 2000 il est de nouveau dans un film,
celui de Fernando Trueba, Calle 54. "Cachao" a l'occasion
d'y retrouver "Bebo" VALDÉS avec qui il enregistre dans la
foulée le disque "El Arte del Sabor".
Depuis cette date, régulièrement, "Cachao" offre des
prestations magistrales comme celles réalisées au Club Copacabana de
New York avec Arturo SANDOVAL en 2001, à Puerto Rico en 2003 lors du
Heineken Jazzfest, au Ballroom del San Juan Marriott, ...
"Cachao" continue d'être réclamé dans le monde entier. En
2004, il est en France pour Tempo Latino, à San Sebastien pour le
Jazzaldia, à Milan, à Madrid, à San Francisco, Miami...
Après avoir débuté l'année avec le "Spanish Harlem
Orchestra" à Puerto Rico, il remporte le Grammy 2005 avec son
album "Ahora sí !".
En 2006 il se présente en Espagne, à Panama puis, dans le cadre du
Festival Barranquijazz, "Cachao" donne un concert au Teatro
Amira de la Rosa de Barranquilla accompagné notamment de Alfredo VALDÉS
Jr., Federico Brito, Tata PALAU, Orestes VILATO et Luis CONTE. "Cachao"
retrouve "Bebo" VALDÉS sur les ondes d'une radio de Miami.
Il joue également cette année au Blue Note de New York.
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Faton Cahen
Piano
Biographie de François
Cahen - Delabre dit Faton
François Cahen voit le jour le 24 juillet 1944 à Coulommiers,
en Seine et Marne, où ses parents, parisiens, s’étaient exilés durant la
Seconde Guerre mondiale.
À peu près quinze jours après sa naissance, sa mère, Simone
Delabre, le surnomme Faton, diminutif pour elle de François.
Un grand-père maternel, Gustave Delabre, chef d’orchestre de
l’Harmonie de Montmartre, une mère professeur de musique, un père médecin et pianiste
amateur, tout le prédestinait à une carrière musicale.
Dès l’âge de 5 ans, il
commence l’étude du piano classique avec divers professeurs
et ce jusque fin 1957 où, pour Noël, il émet le désir de
se voir offrir un disque de jazz. Sa mère choisit un album en
trio de Thelonious Monk, qui produit sur lui un effet tel
qu’il décide de se détourner du classique pour se
consacrer désormais uniquement au jazz.
Durant une année, il apprend par cœur le disque de Monk mais
se rend finalement compte que cette manière de procéder ne
le satisfait pas vraiment ; aussi décide-t-il de monter un
groupe de jazz moderne et d’essayer de jouer en amateur des
compositions personnelles.
Jusqu’à l’âge de 23
ans, François Cahen qui pratique le jazz en autodidacte (il
ne prendra que 3 mois de leçons avec Bud Powell vers l’âge
de 20 ans), joue ainsi, au sein de divers groupes, une musique
jazz moderne nourrie des influences du be bop, de Miles Davis
et de John Coltrane, avec lequel il aura d’ailleurs le suprême
honneur, alors qu’il n’a encore que 17 ans et demi, de
faire le bœuf au Café Montmartre à Copenhague.
Parallèlement à cette activité musicale, François Cahen,
après avoir obtenu son bac philo, réussit le concours
d’entrée aux Beaux-Arts, section architecture ; il y
restera sept ans mais ne passera jamais son diplôme final, préférant
alors se consacrer entièrement à la musique.
Durant toute cette période, on peut également souligner les
excellentes dispositions sportives de François Cahen qui, après
avoir découvert le rugby au lycée Henri IV, jouera jusqu’à
l’âge de 25 ans au PUC, puis au Stade Français. Il décrochera
également deux titres de champion de Paris Universitaire, le
premier en athlétisme sur 100 mètres en 11 secondes, le
second en natation sur 100 mètres crawl.
À noter enfin, à cette époque,
le mariage, à l’âge de 21 ans, de François Cahen avec
Jacqueline, qui lui donnera un fils, Sylvain.
En 1969, alors qu’il joue
dans un groupe aux côtés du bassiste Jacky Vidal, ce dernier
l’invite à venir écouter un jeune batteur, Christian
Vander, qui joue au Chat qui pêche en compagnie de Mal
Waldron. Dès la première écoute, François Cahen est immédiatement
conquis. Lorsque Christian Vander, quelques mois plus tard, à
la recherche d’un pianiste pour le groupe Magma, propose de
l’auditionner, François Cahen donne le meilleur de lui-même
et se voit confier, alors qu’il pensait ne pas être au
niveau, les claviers d’un groupe qui, début 70, va
bousculer toutes les conventions de la musique de l’époque
et construire au fil du temps une œuvre unique, grandiose et
universelle.
François Cahen restera trois ans dans Magma et participera à
plusieurs albums : Kobaïa, 1001° Centigrades, Mekanik
Destruktïv Kommandöh et The Unnamables l’album d’Univeria
Zekt. Comme il aime à le rappeler, Magma sera son
conservatoire, il y apprendra la rigueur, la précision,
l’exigence, le professionnalisme en somme. Ce sera également
pour lui l’occasion de se faire connaître en tant que
compositeur.
Lorsque Faton quitte Magma,
en novembre 1972, c’est pour monter avec Yochk’o Seffer,
saxophoniste rencontré au sein de cette même formation, un
groupe du nom de Zao, dans lequel ils souhaitent pouvoir jouer
leurs propres compositions et surtout improviser, ce qu’ils
n’avaient guère loisir de faire au sein de Magma où la
musique était essentiellement écrite.
Au fil de quatre albums, Z-7L,
Osiris, Shekina et Kawana, la complémentarité du tandem
fonctionne à merveille jusqu’au jour où Yochk’o décide,
fin 1976, de s’en aller jouer sa propre musique au sein
d’une formation baptisée Neffesh Music. Resté seul à la
barre, Faton décide néanmoins de continuer le groupe et
produit en 1977 l’album Typhareth, entièrement composé par
ses soins, avec à la batterie un garçon qui fera par la
suite beaucoup parler de lui : Manu Katche.
À partir du milieu des années
70, Faton commence à se produire en piano solo. Deux albums
voient ainsi le jour : Piano Concerts en 1976 et Tendre Piano
Solo en 1978. Cette même année, il enregistre également
avec le violoniste Didier Lockwood, rencontré deux ans plus tôt
au sein de Zao, un album en duo, Thank you Friends, sur lequel
tous deux rendent un hommage appuyé à quelques-unes de leurs
influences communes : Debussy, Bach, Bartok, Joe Zawinul…
Fin 1978, Faton décide de
partir tenter sa chance aux États-Unis, en piano solo. À Los
Angeles, il rencontre Miroslav Vitous, ex-bassiste du mythique
Weather Report. De retour en France, ils se produisent à la
Chapelle des Lombards en compagnie du percussionniste Michel
Seguin (Zao Typhareth), un ami commun.
Robert Talar, qui monte à cette époque un nouveau label
tendance jazz world, leur donne le budget pour enregistrer à
New York, en 1979, un album, Great Winds, sur lequel vient également
jouer en ami le batteur Jack Dejohnette. La formation effectue
dans la foulée deux tournées au Canada ainsi qu’un concert
à New York dans le club des frères Brecker.
Courant 1980, Faton retrouve
Yochk’o Seffer. Ensemble ils montent Ethnic Duo,
enregistrent un album en avril à Philadelphie et donnent de
nombreux concerts à travers la France. Parallèlement, Faton
continue à se produire en solo et commence à composer des
musiques de films.
En 1983, Faton s’allie au
guitariste/chanteur Colin Swinburne et au batteur Michel Zadeh
pour créer le groupe Complot. Un maxi 45-tours voit le jour
mais la formation se sépare bien vite, laissant Faton à ses
activités solitaires qui aboutissent, en 1986, à la sortie
d’un nouvel opus en piano solo, Piano Rêves.
Au cours de cette même année 1986, Faton s’associe à
Didier Malherbe, ex-lutin saxophoniste de Gong, pour monter le
groupe Faton-Bloom. Après l’enregistrement d’un album et
de nombreux concerts où sa musique mélodique, festive et
populaire rencontre un excellent accueil, la formation se sépare
en toute amitié.
En 1988, Faton enregistre
l’album Couleur Rubis, en compagnie du batteur Pip Pyle
(ex-Gong) et du bassiste Etienne Callac. Le trio, qui donnera
quelques concerts aura, lui aussi, une existence éphémère,
renvoyant une nouvelle fois Faton à ses chers travaux en
solo, notamment les musiques de films.
En 1993, Faton, qui
entre-temps avait divorcé, se remarie avec Clara. Ce nouveau
départ dans la vie coïncide avec un nouveau départ musical
puisqu’il décide de monter un groupe où il assumera, cette
fois, l’entière responsabilité de la musique. Tout
naturellement il lui donne le nom de Faton ; la formation se
composant alors, outre lui-même au piano, de Patrick Tilleman
au violon, Claire Gillet à la contrebasse, Charly Doll à la
batterie et Philippe Makaïa aux percussions.
Parenthèse en forme de clin d’œil au passé, au printemps
de la même année, Faton et Yochk’o Seffer reforment Zao en
compagnie de Jean-My Truong, Dominique Bertram et Patrick
Tilleman, et enregistrent, dix-sept ans après Typhareth, un
nouvel album intitulé Akhenaton.
Pour le groupe Faton qui désormais devient la priorité,
l’objectif est clair : renouer avec la tradition populaire
du jazz et démontrer qu’une musique mélodique, soutenue
par une rythmique originale et efficace est capable de toucher
les publics les plus divers.
Après plusieurs concerts et des répétitions régulières,
un CD quatre titres voit le jour en 1997, suivi l’année
suivante par un album solo, Calme dans les étoiles, avec une
pochette et des dessins de Mœbius, sur lequel François Cahen
revisite quelques titres du répertoire de Faton.
L’année 1999, quant à
elle, est marquée par une tournée importante à travers l’Hexagone
et par une restructuration du groupe, suite au départ de
trois de ses membres originels : Claire Gillet (remplacée par
Thierry Colson à la contrebasse), Patrick Tilleman (remplacé
par Nicolas Krassik, membre comme lui du Onztet de violons de
Didier Lockwood) et Philippe Makaïa (laissant désormais sa
place à Charly Doll aux percussions, lui-même remplacé par
Olivier Bonny à la batterie).
Avec la sortie de ce premier véritable CD du groupe Faton et
une nouvelle grande tournée prévue pour l’été prochain,
les années 2000 débutent sous les meilleurs auspices pour
cette formation qui, après six ans d’existence, s’apprête
à recueillir enfin les fruits de sa persévérance et de son
travail. À titre personnel, elles commencent aussi très bien
pour Faton Cahen qui vient de composer la musique du dernier
long métrage de Laurence Ferreira Barbosa, La vie moderne.
En 2003, Faton Cahen et
Yochk’o Seffer rencontrent Hiroshi Masuda (Poseidon
Production à Tokyo) pendant le festival de rock progressif au
Triton (Les Lilas). Hiroshi leur propose de re-fonder Zao, car
il avait le projet de les inviter pour faire une tournée au
Japon en été 2004 et d’enregistrer les concerts en vue de
la sortie d’un CD live. Le projet fut accepté avec joie ;
le groupe est composé de François Causse (batterie), Gérard
Prévost (basse), Cynthia Saint-Ville (voix), Yochk’o Seffer
(saxophone) et Faton Cahen (piano). Le violoniste japonais,
Akihisa Tsuboy, les rejoint pour trois concerts à Tokyo.
Encouragé par le succès de cette tournée, Hiroshi Masuda
propose à Faton Cahen et Yochk’o Seffer de revenir au Japon
en février 2005, avec le projet de faire un concert autour
des compositions d’Ethnic Duo (Faton et Yochk’o) ainsi que
de Neffesh Music (quatuor à cordes, piano et saxophone),
accompagnés par des musiciens japonais.
Paris, décembre 2004
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Will Calhoun
Drums
Will Calhoun, mythique
batteur new-yorkais du groupe rock Living Colour présente “AZA” sa
fantastique formation qui nous sert un mélange original de jazz, world et
électro aux pulsions aussi improvisées qu'époustouflantes. Le virtuose
des baguettes s'est donc entouré de la fine fleur du jazz. Ainsi
retrouve-t-on au sein d'AZA, l'émérite trompettiste de jazz Corey Wilkes,
le jeune loup en matière de basse, Mark Kelley et le virtuose du piano et
du jazz tous styles confondus, Orrin Evans. Will Calhoun et AZA nous
promettent donc un feu d'artifice unique pour le plus grand plaisir des
yeux comme des oreilles.
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Terry Callier
Guitare,
Chant
Tahleel Terry Callier est né et a grandi à Chicago. Très jeune, il montre un penchant pour la musique : de 3 à 9 ans il prend des cours de piano classique et, à l'âge de 11 ans, compose ses premiers morceaux. Au lycée, il essaye de vaincre sa timidité en participant à des groupes vocaux, parmi lesquels les
Whipporwills. À l'université il ajoute la guitare à sa panoplie d'outils musicaux et, à l'âge de 17 ans, enregistre son premier single, "Look At Me
Now", une chanson produite par Edmond Edwards et arrangée par Charles
Stepney, pour le compte de Chess Records.
" Le fait que quelqu'un d'aussi jeune puisse se montrer si sérieux les amusait
beaucoup ", se remémore Terry Callier.
Quelques temps plus tard, le jeune chanteur joue régulièrement dans les nombreux bars de Chicago, où le mouvement folk est en plein boom. Au final, Terry Callier abandonne ses études pour faire carrière dans la musique et, peu de temps après, Sam Charters, le producteur de Prestige Records, lui fait une proposition qui aboutit à l'enregistrement de l'album « The New Folk Sound of Terry Callier ».
Terry Callier fréquente alors assidûment les scènes de Chicago, absorbant des influences jazz, latines et
rhythm and blues au fil de son parcours avant de rejoindre les légendaires ateliers de création de Jerry Butler, les Chicago Songwriters Workshop. C'est dans ce cadre qu'il participe à l'écriture de plusieurs titres à succès, comme
"The Love We Had Stays On Our Mind" des Dells, écrit en collaboration avec Larry
Wade. Charles Stepney, devenu producteur, prend alors Terry Callier à part et lui propose d'enregistrer pour le compte de Cadet Records. Trois albums devenus légendaires depuis lors s'ensuivent : «
Occasional Rain », « What Color Is Love » et «
I Just Can't Help Myself », des chefs d'œuvre de poésie et de prophétie urbaines.
À la suite de la disparition de Chess records, Terry Callier signe un contrat chez
Elektra, où il élargit son public grâce à «
Fire On Ice » et « Turn You To Love », deux albums qui font preuve de la même excellence dans la composition mais sont dotés d'un son plus léché. Pourtant, à la fin des années 70, le chanteur se retrouve à nouveau sans maison de disques, bien qu'il continue d'apparaître régulièrement sur scène et sur les ondes. Il finance alors seul un EP, édité par Erect Records, sur lequel on retrouve "I Don't Want To See Myself
(Without You)" ainsi que "If I Can Make You Change Your Mind", mais le succès n'est pas (encore) au rendez-vous.
En 1983, Terry Callier obtient la garde de sa fille unique,
Sundiata, et afin de subvenir à ses besoins il commence à travailler en tant qu'informaticien, pour un institut de sondages. Le soir, le chanteur suit des cours de sociologie (il obtient une licence en 1988), tout en continuant à composer lorsque son emploi du temps le lui permet.
La vie suit ainsi son cours pour Terry Callier, jusqu'à un jour de 1991 où il reçoit un appel téléphonique en provenance d'Angleterre : Eddie Pillar du label Acid Jazz Records lui demande la permission de remixer et rééditer son EP «
I Don't Want To See Myself (Without You) ». Le contrat est signé, et comme le dit le chanteur :
" le disque a décollé comme s'il venait d'être enregistré."
Après deux concerts au Jazz Cafe de Londres, devenus mythiques depuis lors, Gilles
Peterson, le directeur du label anglais Talkin' Loud, rend visite à Terry Callier à Chicago pour lui proposer d'enregistrer un nouvel album. Chuck Mitchell, alors président de Verve, offre un contrat international, Talkin'Loud assurant finalement la distribution du disque pour la seule Grande-Bretagne.
Après douze mois de travail intensif, « TimePeace
», un album salué unanimement par les critiques, marque le come-back de Terry
Callier. Le disque comprend une reprise de "Love Theme From Spartacus" (un morceau écrit par le légendaire compositeur de musiques de films, Alex
North, auquel Terry Callier ajoute un texte superbe et poignant), d'excitantes nouvelles compositions comme
"Lazarus Man", "Keep Your Heart Right" et "Java Sparrow" et surtout l'épique suite en trois parties qui clôt l'album et lui donne son titre (avec Pharoah Sanders au saxophone ténor). Simultanément, Premonition Records, un label indépendant de Chicago sort un album live, «
T.C. in D.C. », enregistré dans une petite salle à Washington, ainsi qu'une compilation de vieilles maquettes, intitulée «
First Light ».
Les fans de Terry
Callier, qui pensaient ne plus jamais avoir le plaisir d'écouter sa pénétrante musique, ont sans conteste accueilli l'album « TimePeace » à bras ouverts. De fait, quiconque possède des oreilles, un cœur et une âme assoiffés de musique est un fan potentiel du chanteur. Pour « LifeTime », Terry Callier a enregistré sous la houlette de Blue
Thumb, le fameux label auparavant dirigé par Tommy LiPuma (l'actuel directeur de Verve) et qui appartient aujourd'hui à Verve. Des grands des années 70 tels que les
Crusaders, les Pointer Sisters ou Phil Upchurch, un autre enfant chéri de Chicago, ont commencé leur carrière chez Blue
Thumb.
BIO EXPRESS :
Terry Callier, 56 ans, est de retour en Europe avec son nouvel album. Au programme, un jazz-folk unique, nourri de mélodies posées, qui offre un flot tranquille de douceur et de spiritualité. L'artiste est rare, mais il ne cesse de gagner des fidèles...
Terry Callier est originaire de Chicago, où il est né le 2 mai 1945. Sa grand-mère tenait une pension, logeant des travailleurs itinérants. Certains étaient
musiciens ; grâce à eux, l'enfant apprit à jouer du piano dans la grande maison.
Adolescent, il commence à chanter, "pour vaincre sa timidité". Il côtoie Curtis
Mayfield, futur grand de la musique noire.
Étudiant à l'université de l'Illinois, il se met à la guitare et enregistre son premier 45t pour le mythique label
Chess.
Il se forge peu à peu un style, entre jazz, folk et soul. Sa musique s'oriente vers une "transe" spirituelle, sous l'influence du gospel et de John Coltrane (l'un de ses plus grands souvenirs musicaux), mais calme, sereine, transposée dans une atmosphère de prière sensuelle.
Il enregistre un album dès 1964, « The New Folk Sound of Terry
Callie » : son producteur disparaît dans le désert avec les bandes... Ce disque ne sortira qu'en 1967, à contre-courant. Dans les années 70, Callier publie d'excellents albums, tels
« Occasional Rain » et « What Colour Is
Love », mais il doit attendre 1979 pour entrer (brièvement) dans les
"charts", avec
« Turn You to Love ».
Le succès retombe très vite. En 1985, alors qu'il ne se produisait plus que dans le circuit des clubs, il doit mettre sa carrière entre parenthèses et prendre un job dans l'informatique pour payer les études de sa fille.
Puis, en 1991, la chance lui sourit à nouveau : il reçoit un coup de fil du label anglais Acid Jazz, qui va le remettre en piste. Son style s'est encore dépouillé. Son chant, empreint d'une émotion lasse, a pris un grain voilé, servi par le sobre accompagnement d'excellents musiciens.
Griot grisonnant, il draine sur chaque concert un public de fidèles, qui vient l'écouter chanter ses "histoires d'amour, de foi et d'exil", et se laisser prendre au charme de sa "voie" sereine.
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Copyright Café Universel, 2006.
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Sayan Camara
Quintet
Ça n’a pas été facile… Le jour où le saltimbanque Nunkara est venu demander à Sayon de rejoindre sa troupe, son père a failli sortir le fusil. Les Camara sont des guerriers, pas des troubadours ! Les griots chantent les Camara, pas le contraire ! Mais Sayon ne voulait pas être hôtesse de l’air, elle voulait chanter.
Elle a dû fuguer plus d’une fois pour pouvoir monter sur les planches. Et à l’occasion de ces escapades, elle a connu les chaudes nuits de Conakry. Elle a partagé la bohême de la crème de l’art guinéen : Maître Barry le saxophoniste, Gnépou l’amazone, Sassine l’écrivain, Sékouda le danseur, Magas et Taibou les comédiennes…
Avec en bande sonore les disques de Myriam Makéba et les concerts de Momo
Wandel, du Kaloum Star ou du Bembeya Jazz.
C’est ainsi que Sayon est devenue la chanteuses lead des célébrées Amazones de Guinée. Aujourd’hui, son chemin l’a mené jusqu’à Marseille, où son chant a croisé de multiples traditions, diverses expériences, de nombreuses complicités. Portée par une guitare espagnole ou une mandoline, une trompette en bois ou en sourdine, une guimbarde ou des flûtes, des percussions latines entremêlées au
bolon, au gongoma et au doum africains, la voix de Sayon, forte et sensuelle, rugueuse et fragile, s’est forgé un style reconnaissable entre mille.
Nommée ambassadrice de l’Unesco en 2002, Sayon Bamba Camara nous raconte des histoires simples et émouvantes, des histoires de femmes qui rêvent à la liberté, de maquis en folie, de fêtes et de déceptions amoureuses. Elle viendra ici nous présenter son dernier album : « Chansons des rues et des maquis ». Des sensations à la fois familières et envoûtantes qui s’écoutent avec tout le corps !!
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Copyright Le Satellit Café, 2006.
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Javier Campos Martinez
Percusions
Javier Campos Martinez, originaire du quartier de Cero à La Havane, joue la Rumba depuis sa plus tendre enfance. Virtuose, spécialiste du folklore cubain, il est habilité à jouer les tambours sacrés de la santeria.
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Copyright Le New Morning, 2006.
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Vinicius Cantuaria
Guitare,
Voix
Dernier album « Cymbals
» - Naïve - 2007
Ce n’est pas un nouvel arrivant. Adolescent déjà, il jouait de la
batterie dans un groupe de rock progressif brésilien historique :
O Terço.
Plus tard, il a accompagné trois grands noms de la musique brésilienne,
Caetano Veloso, Chico Buarque et Gilberto Gil et a composé des succès
pour d’autres. Un jour, il a quitté Río de Janeiro pour New-York,
sans trop bien savoir pourquoi. Peut-être avait-il l’intuition
qu’il lui fallait s’éloigner pour mieux se trouver. Et il a eu
raison.
Il a cohabité à New-York avec des
musiciens de jazz et de rock,a côtoyé le monde latino et afro-américain,
et a pu mûrir ses idées. A Brooklyn paradoxalement, il est devenu
encore plus brésilien. La distance et la nostalgie éprouvée pour son
pays ont rendu sa perspective plus vaste et plus limpide, même si
parfois le doute s’empare de lui, « que fais-je ici ? », comme
l’illustre la chanson O batuque, composée avec l’immense
percussionniste Naná Vasconcelos.
Le disque « Cymbals » pourrait être la réponse à cette question.
Avec la chanson co-écrite avec sa voisine Angélique Kidjo, cette élégante
« Tua cara », où résonnent la trompette de l’habitué Michael
Leonhart et le saxophone de David Binney, ou encore l’ondulante «
Chuva ». Cela fait plus de dix ans, depuis « Sol na cara », que
Cantuária nous régale de son oeuvre raffinée, dense et légère à
la fois.
Ses disques s’enrichissent souvent d’invités illustres, comme
David Byrne, Bill Frisell, Arto Lindsay ou Ryuichi Sakamoto, et dans le
cas présent, le guitariste Marc Ribot ou le pianiste Brad Mehldau.
Tous sont attirés par l’invitation musicale de leur ami brésilien.
Et dans ses disques, il y a toujours au moins un Antonio Carlos Jobim,
fond inépuisable d’inspiration. Ici, c’est « Vivo sonhando »,
que beaucoup de passionnés de jazz connaissent sous le titre «
Dreamer ». Par ailleurs, il a enregistré « Você e eu » (Para Tom),
un hommage à l’expression rêveuse d’un Brésil enchanteur. L’héritage
du carioca le plus connu à travers le monde vit en Vinicius, à côté
d’autres références : Bill Evans, Miles Davis et Chet Baker.
Vinicius Cantuária a son propre son. Il réalise un travail unique sur
les textures où se mélangent acoustique, électrique ou électronique,
pour mener la bossa-nova et la samba à l’aube du XXIe siècle, par
des chemins peu fréquentés. Dans son home studio qui fonctionne comme
un atelier, il travaille tous les jours, à la façon d’un peintre ou
d’un sculpteur, en esquissant des harmonies et en traçant des lignes
mélodiques, avant que ne surgissent les mots. Ses matériaux : les
chansons et la guitare acoustique (ou les percussions), sans recette,
profitant toujours. Il a choisi d’être libre pour créer et mûrir.
« Cymbals » nous entraîne vers une diversité d’atmosphères et de
sonorités : des cordes sur la latine « Galope », qui évoque également
les Cubanos Postizos qu’il écoutait enfant, apportés par des péruviens
et colombiens jusqu’à sa ville natale, Manaus, au cœur de l’Amazonie
; il pose la voix d’un ancien chanteur de sérénades sur « Prantos
», où le déploiement d’instruments dilue le « kitsch » en
quelque chose de plus contemporain ; un clin d’œil à Paris avec «
Champ de Mars », pendant qu’il voyage en se rappelant des passes de
footballeurs du club Botafogo.
Il règne comme toujours une ambiance sensuelle et aigre-douce,
romantique et désenchantée, ironique. « Cymbals » confirme que cet
artisan au talent immense est tout simplement à la recherche de
l’essentiel : créer des mélodies chaleureuses, tout à la fois
fortes et délicates. Une des références de la meilleure musique
populaire.
Carlos Galilea. Madrid, juin 2007
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Caravan
Quintet
Comme beaucoup d'histoires, l'histoire de
'Caravan' commence par une rencontre. Katia Saint-Martin et Aude Livoreil se croisent régulièrement au Malone's fin 2003. Un soir elles chantent
"Blue Monk" pour le plaisir et découvrent l'harmonie de leurs deux voix. Se piquant au jeu du duo, elles vont aller de morceau en morceau : "Line for
Lyons", "Azure", "Samba em Preludio" et pratiquent leur répertoire en jam où public et musiciens expriment un réel enthousiasme. L'idée d'un quintet construit autour des deux voix s'impose rapidement. Les musiciens se sont également pris au jeu et proposent des compositions, des arrangements
(R.Razafindrakoto, T.Tardieu, C.Bonnefoy) sur des textes originaux (A.Livoreil, K.Saint Martin) passant par du swing, de la bossa, du blues et bien d'autres univers musicaux.
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La Caravane Passe
Groupe
Les compositions de La
Caravane Passe sont des chansons de rock alternatif coloré de musiques
tsiganes au sens large. Leur musique, énergique et festive, oscille entre
tango balkanique et hip-hop, en passant par le reggae et la tarentelle.
La Caravane Passe présente son nouvel album « Velkom Plechti ! »
(CD& DVD, sortie le 23/11/07) :
Le groupe, qui excelle sur scène, a réalisé un travail minutieux pour
trouver un « son » en studio. Il a su réunir autour d’eux les
instruments qu’il fallait pour apporter ce petit plus qui fait voyager.
Entre les cuivres slaves de la fanfare Ziveli Orkestar, le cymbalum tsigane
roumain de Fabian Andreescu, ou la voix bouillante de Timike (Le Petit
Dernier, ex-Mister Gang), on ne sait pas bien si tout ce petit monde est
venu à Plèchti, ou si c’est Plèchti qui fait le tour du monde …
- CONCERT DE LANCEMENTS LE 30 NOVEMBRE ET LE 1ER DÉCEMBRE AU NEW MORNING :
A l’occasion de la sortie nouvel album, le New Morning se transformera en
véritable village de Plèchti, avec une décoration atypique.
Les invités du disque seront présents et joueront avec La Caravane Passe,
et entre les sets : la fanfare Ziveli Orkestar, Jacques Gandard (violon -
Freylekh Trio), Bachar Khalife (percussions), TiMike (Le Petit Dernier),
Jasko Ramic (accordéon - Haïdouti Orkestar), Fabian Andreescu (cymbalum),
et d’autres surprises tel que DJ Tagada, des projections…
« …Place aux « intergitans du spectacle » comme aiment à se définir
les membres de la Caravane Passe. Là aussi pour l’occasion, on a sorti
la quincaillerie. Chaîne en or au cou, chemise blanche largement ouverte
sur un torse velu ; ajoutez borsalino et grosse chevalière et vous entrez
dans l’univers « alternateuf ». Toma, banjo en bandoulière, chante
dans toute les langues, réelles ou inventées. Là encore, le quintet nous
fait voyager ; des camps gitans catalans aux péniches sur le Danube. Véritable
bouillon de culture, le groupe s’éclate depuis cinq ans dans la
collision des styles, n’hésitant pas à entonner des chants
traditionnels sur des rythmiques hip hop. Quand Miserlou, le thème du film
Pulp Fiction, est ici revisité à la sauce slave, on frise la transe. Pas
besoin de réfléchir, les jambes s’actionnent toutes seules. En bon
catalan, Llugs prend à son tour le micro et use de cette emphase mélodramatique
qui vous hérisse les poils sur tout le corps… Là où la Caravane Passe,
vos pieds trépassent ! » RFI - 16 Mai 2006
« Blues, polka et tango balkanique, ce road movie musical déjanté
nous fait le coup du blues mutant et tzigane : la rythmique de Tom Waits
alliée à un chant à la fois hurlé et yodé. C’est complètement
foutraque et pourtant terriblement bien en place. Sauf que chez eux tout
est faux, sauf le talent et l’envie de faire la fiesta ! Originaires de
Plechti, un village qui n’existe que dans leurs Balkans imaginaires, ces
cinq Nordistes ont développé leur concept du Vrai-Faux Mariage judéo-tzigane
où apparaissent clowns, jongleurs, acrobates et musiciens… pendant
qu’ils jouent comme des dératés. Audios et vidéos en écoute sur leur
excellent site qui donnent envie de chiper leur cd et d’assister à leur
alternateufs de folie.» LONGUEUR D’ONDE - Eric Nahon n°33 hiver
05/06
http://www.lacaravanepasse.com/accueil.htm
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Yves Carini
Voix
La musique retourne
toujours à la musique… Dès l’enfance, Yves Carini est familiarisé
avec les univers les plus variés : la chanson d’Yves Montand (son père
a composé pour lui), le jazz de Django Reinhardt et de Stéphane
Grappelli, l’école impressionniste française. Il en retire très
vite l’idée que l’émotion musicale franchit, à toutes les époques,
les barrières et les styles. Mais déjà, il recherche d’autres
sonorités, d’autres approches rythmiques, plus actuelles, et découvre
pêle-mêle, dans la frénésie des années 80, Al Jarreau, George
Benson, Earth Wind and Fire, Michel Jonasz ou encore l’élégance
superbement cross-over de Quincy Jones.
Swinguer une mélodie, faire chanter les rythmes, telle est la
conception qu’il se forge à leur écoute et qu’il ne cessera
d’approfondir jusqu’à aujourd’hui. Complet autodidacte, il se
lance dans la composition tout en faisant remarquer, lors de passages
impromptus dans de nombreux clubs, la fraîcheur et la vivacité de
son chant qu’il peaufine par ailleurs avec Guislaine Delassus. Avide
de rencontres, très conscient des exigences de la production
musicale, il n’hésite pas à présenter son travail aux
professionnels les plus reconnus qui l’encouragent avec
enthousiasme: Richard Galliano, Mike Lanaro, Pierre Papadiamandis,
compositeur attitré d’Eddy Mitchell et pourvoyeur de thèmes pour
les plus grands (dont le regretté Ray Charles), Bernard Arcadio,
pianiste et arrangeur pourtant très sollicité (Henri Salvador, Dee
Dee Bridgewater, Jacques Dutronc).
Premier Album : « Un été parisien »
Rigoureux autant que charmeur, attentif au moindre détail, Yves
Carini met alors progressivement au point un projet, une équipe, un
« sound » en tandem avec le pianiste arrangeur et producteur danois
Niels Lan Doky. Loin des avatars de la variété jazzy, il puise à
l’esprit du jazz américain sa pulsation, sa finesse d’arrangement
: c’est « Un Eté Parisien », premier album sur lequel Yves Carini
est accompagné par les jazzmen les plus prestigieux (le batteur Jeff
Hamilton, le contrebassiste Pierre Boussaguet, Ulf Wakenius,
guitariste d’Oscar Peterson), séduits par ce jeune chanteur français.
Le succès est au rendez-vous : la presse est unanime, les opportunités
de se produire sur les scènes françaises (Festival de La Rochelle,
le Petit Journal Montparnasse...), européennes (festival de Liège)
et mondiales (Festival international de Dubaï où Yves Carini partage
l’affiche avec Kool and the Gang ou Jean-Luc Ponty) se multiplient,
confirmant que en « live » le chanteur est aussi performant qu’en
studio !
Nouvel album : « Midnight Rendez-Vous »
Fort de ces expériences, Yves Carini entreprend d’exprimer la
diversité des musiques qu’il aime et la gamme de ses émotions.
Nouveau projet, projet mûri, projet personnel et collectif.
Yves Carini s’installe dans la nouvelle scène française en
imposant de sacrées mélodies toujours aussi « catchy » et mélodieuses
(pas moins de 3 single : « Nos amours clandestines » « La petite
fille de Shangaî » et « Sous un autre ciel ») en y apportant une
touche Jazz : sa voix sensuelle, son phrasé swinguant, ses
arrangements West coast, la crème des jazzmen français.
Avec le soutien de la très talentueuse pianiste-arrangeur Carine
Bonnefoy et la collaboration unique de Philippe Saisse, célèbre
producteur français installé aux USA, il met au point son deuxième
album – « Midnight Rendez-Vous » –, pièces dépouillées, aux
images superbement dosées comme « La Petite Fille de Shanghaï » en
duo, groove funky, parties cuivrées, scats insolents d’aisance et
de justesse, balades plus cool toujours élégantes, Yves Carini ne
confirme pas seulement son talent, il surprend et bouscule les
clivages .
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Frank Carlberg
Piano,
Composition
Il s’intéresse depuis longtemps à la poésie d’écrivains américains du vingtième siècle
qu’il intègre à sa musique. Il oriente particulièrement sa recherche vers l’intégration de la voix humaine dans le contexte du jazz
moderne ; ce qui est la base de son travail compositionnel.
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Larry Carlton
Guitare
Larry Carlton's own musical story began in Southern California. He picked up his first guitar when he was only six years old. He was introduced to jazz in junior high school after hearing The Gerald Wilson Big Band album, Moment of Truth, with guitarist Joe Pass. Larry then became interested in Barney Kessel, Wes Montgornery and the legendary blues guitarist B.B. King. Saxophonist John Coltrane was also a major influence on Carlton, beginning with Coltrane's 1962 classic Ballads.
In 1968 he recorded his first LP, With A Little Help From My Friends (Uni). The enthusiastic industry response garnered him a place among jingle singers The Going Thing, recording on camera and radio commercials for Ford. Mid-season in his second year, he segued to Musical Director for Mrs. Alphabet, an Emmy-nominated children's show on the same network. It was here that Carlton showcased his acting skills, performing as the show's co-star, "Larry Guitar."
Calls began to increase significantly as Carlton gained distinction for the unmistakable and often imitated "sweet" sound he delivered with his Gibson ES-335. He also broke new ground with his new trademark volume pedal technique, eloquently displayed in his featured performance on -Crusader One with legendary jazz/rock group The Crusaders in 1971. Joni Mitchell's Court and Spark album, the first record she made with a rhythm section, displays his distinctive Technique - a style Mitchell referred to as "fly fishing."
During his tenure with The Crusaders (through 1976), Carlton performed on 13 of their albums, often contributing material. In 1973, Carlton released his second solo project, SinginglPlaying, on Blue Thumb Records - aptly titled, as he not only played guitar, but also performed vocals on eight tracks. Carlton's demand as a session player was now at its zenith, he was constantly featured with stars from every imaginable genre, ranging from Sammy Davis, Jr., and Herb Alpert to Quincy Jones, Paul Anka, Michael Jackson, John Lennon, Jerry Garcia and Dolly Parton. At the same time, he was still performing more than 50 dates a year with The Crusaders.
Before he transitioned completely to a solo career, Carlton became one of the most in-demand studio musicians of the past three decades. Carlton's catalog of work includes film soundtracks, television themes and work on more than 100 gold albums.
Ultimately, Carlton began scaling back his session work substantially, while continuing to perform and record with the Crusaders. He shifted his emphasis to the challenges of arranging and producing, and built his own studio-Room 335-in his home. During this period he arranged and produced projects for Barbra Streisand, Joan Baez and Larry Gatlin, as well as producing and co-writing the theme for the hit sitcom Who's The Boss and co-writing (with Michael Columbia) and arranging the acclaimed movie soundtrack for Against All Odds.
As his association with the Crusaders began to draw to a close, Carlton signed with Warner Bros. Records in 1977. Between '78 and '84, Larry recorded six solo albums for Warner Bros. Records: Mr. 335: Live In Japan, Friends; Eight Times Up; Sleep Walk; Strikes Twice; Larry Carlton. The latter self-titled album was released hot on the heels of his debut session with rock supergroup Steely Dan. Rolling Stone magazine lists Carlton's tasty ascent on Steely Dan's Kid Charlemagne as one of the three best guitar licks in rock music.
With more than 3000 studio sessions under his belt by the early 1980s, Carlton had picked up four Grammy nominations. In addition to winning a Grammy (`81) for the theme to "Hill Blues" (a collaboration with Mike Post), he also was voted NARAS's "Most Valuable Player" for three consecutive years. NARAS then named him "Player Emeritus" and retired him from eligibility.
In 1985 he was approached by the newly formed MCA Master Series to consider doing an acoustic jazz album. His first release for the new label was Alone, But Never Alone, a consensus No. 1 album on the Radio & Records and Billboard Jazz charts. The twelve months of 1987 brought some of the biggest highlights in Carlton's solo career. In addition to winning the Grammy for "Minute by Minute," Carlton received a Grammy nomination for "Best Jazz Fusion Performance" for his live album Last Nite. Coming off of the success of two acoustic albums and one live album, Carlton was on a hot streak and entered the studio to work on his next project, On Solid Ground. The all-electric project was nominated for a Grammy in 1989. The release of On Solid Ground came almost one year after Carlton was brutally shot in a random act of violence outside his Los Angeles studio.
In 1990, MCA acquired GRP Records and placed their jazz artists under the GRP moniker. Immediately, GRP issued a greatest hits package of Carlton’s work on MCA, called Collection. In 1991, Carlton entered the studio to record a blues-based album with John Ferraro, keyboard man Matt Rollings, bassist Michael Rhodes and harmonica player Terry McMillan. Interrupted by label and consumer demands for another jazz offering, Carlton temporarily shelved what would become Renegade Gentlemen and recorded and released Kid Gloves in '92. A pop-oriented Jazz collection of lilting acoustic ballads and biting electric workouts, the album marked the first time Carlton had included both acoustic and electric tracks on a single solo project.
In between touring, Carlton resumed work on the bluesy Renegade Gentlemen. Taking the original six tracks to Nashville (his first time to record in that city), and joining up once again with Michael Rhodes and Terry McMillan, plus drummer Chris Layton (from Stevie Vaughan's band Double Trouble) and keyboard wizard Chuck Leavell, he recorded four tracks, plus did additional production and mixing on the blues rocker in time for a '93 release.
Carlton toured extensively that year and the next with jazz superband Stanley Clark And Friends (Stanley Clark, Larry Carlton, Billy Cobham, Deron Johnson and Najee). The quintet released Stanley Clark and Friends Live A t The Greek in '94.
Larry & Lee, Carlton's 1995 collaboration with guitar great Lee Ritenour, garnered him his eighth Grammy nomination. This was followed by The Gift in '96 and Larry Carlton Collection Volume 2 in '97. That same year, his virtuosity and reputation secured him a place in the crum-topping award-winning Warner Bros. Records' group Fourplay, when member Lee Ritenour left to head his own label. Carlton doubled the fun by signing to Wamer Jazz as a solo artist at the same time. Since then he has released two albums with Fourplay: 4 in '98 and a refreshingly different Christmas album, Snowbound, in October '99. 1999 also brought Larry Carlton his very own spot on Hollywood's prestigious Rockwalk. On June 3, he was inducted along with Joe Satriani, Steve Vai and Jimmie Vaughn.
The year 2000 starts with Carlton putting his singularly superb fingerprints on the new millennium with his star-studded solo release on Wamer Bros. Records, Fingerprints. Utterly unique, Larry Carlton has set a standard for artistry that spans three decades (and two centuries) and he is undoubtedly destined to leave his mark on jazz, blues, pop and rock for the foreseeable
future...
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Copyright Le New Morning, 2006.
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2006.
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Alain Caron
Alain
Caron
Otmaro Ruiz
Franck Gambale
Alain Caron was playing the
bass professionally in Québec bars at age 11. Upon completing the 8th
grade, he embarked upon his first Top 40 tour of the province. At 15 he
discovered the music which would soon become his life’s passion - jazz.
He taught himself how to play by listening and learning, following
correspondence courses, and eventually attended the Berklee College of
Music.
Opportunity knocked in 1977 when he met the Michel Cusson Group. At last,
Caron found himself in the company of like-minded musicians - ones who
could appreciate and respect jazz and the roots of jazz, as well as looking
ahead to the future with open minds. With UZEB he found himself on world
tours and with albums on the hit parade: pretty heady stuff...
Caron soon developed a reputation as a master electric bassist, a virtuoso
on the 6-string bass. Not surprisingly, as he became more and more known as
a player of some repute, he began to give master classes - at home in Québec,
or abroad in France, Spain, Germany or the US - all places the erudite
bassist has either toured, taught or recorded in. He is the proud owner of
over 20 basses, many of them custom-built and highly sophisticated
technically. In the last few years, he has chosen the solo route; writing
and producing his own music for Le Band - and taking it on tour to ever
appreciative audiences around the world.“One of the best bass players in
the world” Bass Player Magazine, 96, USA
“The virtuoso...begins his French tour today; an exceptional invitation
as he’s unanimously considered one of the best bass players in the
world”, (translation), Reims/Loisirs/Cinéma/Théâtre/Expos, November
95, France
“You can’t describe the style of Alain Caron without speaking of high
virtuosity” (translation), Gitarre & Bass, February 97, Germany
“He’s a real jazzman, an outstanding sideman, he plays with the
best...(a) virtuoso”, (translation), La Presse, September 95, Canada“
Alain Caron and Michel Donatohave proved themselves...to be remarkably
extroverted and exciting soloists..superior bassists....an attractive,
mellifluous manner..”, The Globe & Mail, April 92, Canada
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Copyright Le New Morning, 2007.
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février 2007.
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James Carter
Sax
James Carter a déboulé dans le jazz des années 90 comme une comète inattendue.
Personne ne s'attendait à voir surgir un saxophoniste d'une telle virtuosité, possédé par une rage de jouer comparable à celles de Parker,
de Coltrane ou d'Albert Ayler.
Très cultivé, passionné par l'histoire du jazz, mais naïvement arrogant et un peu brouillon,
James Carter n'a rien à voir avec les ''revivalistes'' érudits comme Wynton Marsalis et ses disciples,
qui s'efforcent de faire du jazz une nouvelle musique classique. Il y a en lui l'amour du ''free'', un brin de folie,
une mégalomanie qui agacent et forcent l'admiration. Pour le comprendre, il suffisait d'aller chez lui, à Détroit,
ville sinistrée qui résume tous les paradoxes du rêve américain. Près des usines en ruines de General
Motors, on y trouve encore des clubs de jazz aussi passionnants que ceux de Kansas City à l'époque du swing, reconstitués dans le film d'Altman dont James Carter est l'un des héros... Chez lui, la joie de jouer, l'amour des saxophones qu'il collectionne comme des jouets, cette frénésie que James Carter emporte partout avec lui, tout cela devient simple, évident comme un acte de survie. On suivra James Carter à New York, où tente de l'accompagner une pianiste japonaise ébahie, en Europe où son quartet s'est imposé comme l'un des groupes les plus cohérents que le jazz ait connu depuis longtemps. On pourra peut-être comprendre dans ce film ce qui fait que dans les années 90, un jeune noir américain, plus ambitieux que frimeur, exceptionnellement doué, a préféré devenir jazzman que
rapper.
1969. Naissance à Detroit 1985. Premier concert avec le Wynton Marsalis Quintet 1988, Débuts à New York,
avec le NewYork Organ de Lester Bowie. 1990. Installation à New York,
1993. Premier enregistrement en leader, « J.C. on the Set ».
1995 : « The Real Quiet Storm ». 1996 : « Conversin with the Elders », avec Buddy
Tate, Lester Bowie,
Hamiett Bluiett, Harry « Sweets » Edison. Participation au film Kensas City de RobertAltman (dans le rôle de Ben Webster).
1998 : « In Carterian Fashion ». 2000 : « Chasin the Gipsy » et « Layin in the Cut »
(Atlantc/WEA).
James Carter a déboulé dans le jazz des années 90 comme une comète inattendue.
Personne ne s'attendait à voir surgir un saxophoniste d'une telle virtuosité, possédé par une rage de jouer comparable à celles de Parker, de Coltrane ou d'Albert
Ayler.
Toujours prompt à s'enflammer pour un nouveau talent, sans cesse à l'affût d'un successeur aux légendes qui ont forgé son histoire,
le monde du jazz tient là son nouvel héros. La publication simultanée de deux albums rayonnants, pourtant très contrastés,
l'un en hommage à Django Reinhardt, l'autre dans une veine électrique, propulse cet été le jeune
saxophoniste James Carter au premier plan. Mannequin à l'occasion (pour la campagne
Nautica),
adepte des belles fringues de grandes marques, élégant, un peu poseur, ce natif de Detroit a surtout pour lui,
et il le sait, un potentiel à la mesure de ses ambitions.
Quantité de nouveaux musiciens sont apparus dans les années 90, dans le sillage de Wynton
Marsalis,
souvent très brillants, enthousiastes, ravivant la Gamme d'un jazz un peu défaite par les années rock et la fusion. Joshua
Redman,
Roy Hargrove, Marcus Roberts sont
aujourd'hui les confirmations les plus significatives de cette nouvelle vague.
Mais, à 30 ans, James Carter possède juste ce plus, cette assurance parfois proche de l'arrogance qui annonce la future star parmi les bons,
et même les très bons. Miles Davis à son époque, sans être le meilleur trompettiste en activité,
donnait constamment l'impression de s'extraire du lot, avec cette posture, cette distance qu'il prenait soin d'entretenir.
Chez James Carter, la maîtrise musicale tient lieu de point d'ancrage.
L'héritage de ses prédécesseurs lui sert de tremplin
Avant que ne paraisse son premier album en 1993 - il avait 23 ans -,
la rumeur se répandait déjà de New York à propos de ce ténor au son rageur, capable de tout jouer avec style. En 1985, alors
qu'il n'a pas 17 ans, Wynton Marsalis l'invite à rejoindre son quintet plusieurs soirs. Les anciens s'empressent de l'engager.
À commencer par les plus free, Lester Bowie, Julius
Hemphill, qui voient - entendent -
en lui une réponse à la vague néoclassique de ceux que l'on appelle alors les Young Lions.
En 1990, James Carter participe au spectacle monté par la compagnie de Bill T. Jones, Last Supper at Uncle Tom's
Cabin. « J.C. on the Set »,
son premier enregistrement, imprime d'emblée l'image d'un saxophoniste surdoué, démonstratif mais très juste dans ses choix, dans sa façon d'appréhender l'héritage de ses prédécesseurs et de
s'en libérer. James Carter se présente sans cette inhibition qui caractérise souvent ses pairs,
chez qui la référence à la tradition finit par étouffer la personnalité.
On le sait déjà capable d'autorité dans les endroits où le jazz demande le plus de
talent : la ballade, le swing et l'improvisation, bien sûr. « Gosse, mes parents m'ont inculqué une forme de discipline vis-à-vis de la musique.
Mes frères et
sœurs jouaient eux aussi. Puis j'ai eu la chance d'avoir pour professeur un homme très ouvert, très pluraliste.»
À Detroit où il grandit, James Carter écoute aussi le funk de
Parliament, du reggae.
Des heures durant il travaille les chorus voluptueux de Don
Byas, se passionne pour les élucubrations furieuses d'un Sun Ra,
pour la finesse des arrangements d'Ellington et surtout saisit le lien qui unit ces expressions dissemblables seulement dans les apparences.
D'une érudition étonnante - il reconnaît dès les premières notes le son de ses devanciers, le morceau interprété
; il peut même dater la séance d'enregistrement et citer tous les participants -, James Carter est aussi une sorte d'explorateur.
Il collectionne les instruments, en possède plusieurs dizaines, pratique les saxophones baryton, basse et récemment
mezzo,
pourtant tombés en désuétude. « Ce sont un peu des monstres. Mais une fois que l'on fait abstraction de leur forme,
que l'on se donne la peine de les apprivoiser, je crois qu'ils permettent de trouver des sonorités particulières.
Ce ne sont en tout cas pas des gadgets pour moi, comme j'ai pu le lire.»
Le saxophone basse, le premier jamais produit, réputé difficile à maîtriser, à la tonalité profonde,
-visuellement impressionnant, massif, dissuade souvent ceux qui s'y attaquent-
James Carter en tire pourtant des sons d'une étonnante souplesse,
efface la supposée raideur de maniement de ce long enchevêtrement de tubes et de clés métalliques.
« Quant au F-mezzo, je l'ai acheté sur Internet. Il se situe entre l'alto et le soprano.
On le fabriquait seulement sur commande. Au moment de la dépression de 1929,
les manufacturiers abandonnèrent sa fabrication pour se consacrer à la seule production des saxophones ténor, alto
et baryton, les plus répandus.»
Plus que la technique particulière requise pour jouer de ces instruments, James Carter semble vouloir se créer de nouveaux repères,
remettre en question la mécanique inhérente à la pratique quotidienne d'un seul cuivre. Derrière sa prestance, son apparente facilité,
le musicien se fixe régulièrement de nouveaux challenges. Aborder simultanément deux projets discographiques aussi éloignés
que le sont ses albums de l'année 2000 participe de cette introspection forcée, sans violence apparente, à laquelle il se soumet régulièrement.
« En fait, pour marquer l'entrée dans le nouveau millénaire, explique-t-il, je voulais proposer deux axes de travail très différents,
tant dans l'esthétique que dans l'approche."
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Rosanne Cash
Chant,
Guitare
Rosanne Cash is a Grammy-winning singer and songwriter. Her eleven record albums, released over the last twenty
years, have charted eleven number-one singles. She has earned numerous accolades for songwriting and performance.
Cash recorded her first US album, Right Or Wrong, in 1979. In the following 10
years, Cash released Seven Year Ache, which yielded both country and crossover hits, Rhythm and Romance, a widely-acclaimed fusion of country and pop and King's Record Shop, which generated four number one singles. She was named Billboard's Top Singles Artist in 1988. The early 1990s saw the release of the
critically-acclaimed, highly personal albums Interiors and The Wheel. 10 Song
Demo, a stark, minimally-produced "home" recording, was released in 1996.
Cash's new recording, Rules of Travel, was released in March 2003.
Her first book, Bodies of Water (Hyperion, 1995), received widespread critical
acclaim, as did her children's book, Penelope Jane: A Fairy's Tale (HarperCollins, 2000). Her essays and fiction have appeared in The New York Times, Rolling Stone, The
Oxford-American, New York Magazine, and various other periodicals and collections.
Rosanne Cash lives in New York City with her husband, John
Leventhal, and her children.
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Copyright Le New Morning, 2006.
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Christophe Castel
Trombone
Médaillé des
conservatoires de Nîmes et de Montpellier, il est aujourd'hui professeur
et directeur de l'école de musique du VIGAN (30). Depuis 86 il participe
à diverses Harmonies régionales et départementales, divers Opéras
(Toulon, Dijon), divers Big Band (Sète, Vauvert, Nîmes)... Il a joué
avec plusieurs groupes régionaux comme FATAL MAMBO, l'orchestre EMIL GARY
ou les Méditerranéens... Et des fanfares de rues (Musique de la rue ou
les Tétaclacks...) Accompagnements de nombreuses stars du showbiz : DAVE,
NICOLETTA, Les PLATTERS, DELAGRANGE, D. GUICHARD, le groupe IMAGE...
Aujourd'hui il joue au pupitre de baryton, trombone et euphonium avec le
LATINUS BRASS BAND, de la musique traditionnelle avec COLA ANTIQUA et
inaugure son 1er disque de Jazz avec le Quintet FOURMENT.
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octobre 2007.
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Tommy Castro
"The blues is in good
hands. When someone has the right intentions, with sincerity, you can
never go wrong. This is the person who has the voice, the sound, and the
intentions to touch everybody's heart." - Carlos Santana
"A gifted lead guitarist firmly in touch with his lyrical voice,
Castro writes an alluring blend of straight ahead blues and Memphis-style
soul. While he has his own definable sound, Castro calls to mind great
blues-rock players such as Billy Gibbons of Z.Z.Top, Stevie Ray Vaughan
and even Duane Allman." - Blues Revue
Tommy Castro just won BluesWax Blues Artist of the Year 2006 with a record
number of first place reader votes. Meanwhile his new CD, Painkiller, is
charting on the Billboard Blues Charts. BluesWax is a weekly internet
publication with nearly 100,000 subscribers. Publisher Chip Eagle said,
"I love Tommy Castro and I'm very happy our readers selected him.
There are few artists as deserving as he is. He gives everything to his
fans, never puts on a bad show, and has one of the best blues bands in the
world." Tommy just finished headlining the Legendary Rhythm &
Blues Revue tour with guests Ronnie Baker Brooks, Deanna Bogart, and Magic
Dick with more dates to come. The package is named after the Legendary
Rhythm & Blues Cruise which sails the Caribbean every January.
BLUESWAX
Tommy Castro will release his new CD, Painkiller on January 30. The album
features nine new Tommy Castro original songs with Tommy and the band
sharing the spotlight with special guests Coco Montoya, Angela Strehli,
David Maxwell and Teresa James. The CD was produced by John Porter, who
has previously spearheaded projects with Santana, Los Lonely Boys, B.B.
King, Elvis Costello and Keb Mo. Painkiller is the follow up CD to Soul
Shaker, which spent 19 weeks in the Billboard Blues Charts and was
nominated for a Blues Music Award. Tommy Castro is currently nominated for
Blues Wax Artist of the Year Award and will be touring worldwide in
support of the new release.
Du jour où Tommy Castro et son groupe ont commencé à jouer leur mélange
si particulier de blues, de soul et de rock en 1991 dans la région de la
baie de San Francisco, les fans ainsi que les critiques ont toujours été
autant séduits par son formidable talent de compositeur que par ses
prestations scéniques explosives.
Blues Revue, l'une des principales publications de blues Américaines a écrit
: " l'énergie et le charisme de Castro vous sautent littéralement
à la figure ! ". Pour sa part, Musician Magazine disait à propos de
ce natif de San Jose en Californie : " Castro devrait devenir une
star ", tandis que Playboy s'épanchait dans les termes suivants :
" admiré pour sa virtuosité à la guitare, Castro balance un peu
plus de rock et deux pincées de soul dans son mix de blues ! Il possède
la voix, le groupe et le jeu de guitare pour réussir son coup ".
Reconnu comme l'une des attractions scéniques les plus convaincantes du
moment (il est devenu aux États-Unis une composante indispensable du
circuit des clubs et de celui des festivals, tournant avec des artistes
comme B.B. King, Robert Cray, Jonny Lang et le regretté John Lee Hooker),
le Tommy Castro Band a également démontré ses capacités en studio à
travers quelques albums hautement considérés et d'incessantes
programmations sur les ondes de centaines de radios à travers les États-Unis
et dans le reste du monde. En fait, aussi bien " Right As Rain "
que " Live At The Fillmore " ont flirté plusieurs semaines avec
les premières places du classement du prestigieux hit-parade blues du
Billboard.
" Guilty Of Love ", son premier
album pour 33rd Street Records, le nouveau label créé par la chaîne de
magasins Tower Records, s'annonce comme son meilleur à ce jour. À juste
titre, Tommy est particulièrement fier de son contenu et de son énergie
: " En préparant cet album, je voulais me concentrer essentiellement
sur la qualité des compositions. Ainsi pour ce projet, j'ai eu
l'opportunité de travailler avec quelques grands compositeurs. Jimmy Pugh,
notre producteur, qui est lui-même un musicien talentueux (c’est le
clavier de Robert Cray), m'a aidé a tiré le maximum de chaque chanson.
Chaque membre du groupe a mis tout son cœur, son âme et un peu de lui-même
dans cet album ! Nous avons vraiment pris notre pied à faire ce disque,
et j'espère que notre public ressentira cet enthousiasme ".
La chanson-titre, à laquelle participe John Lee Hooker, donne, pour
Tommy, une valeur sentimentale additionnelle à cet album. Il l’a
enregistré dans la maison de John Lee à Los Altos, en Californie,
quelques semaines avant sa mort. Comme le dit Tommy, " enregistrer
avec John Lee fut l'une des expériences les plus incroyables de ma vie.
Au cours des derniers mois, nous avions beaucoup tourné en sa compagnie
et j'avais fini par l'admirer comme être humain aussi bien que pour la véritable
légende vivante du blues qu'il était. Je ressens une très grande
gratitude pour ce cadeau qu'il m'a laissé ".
Les sources musicales de Tommy sont profondément imprégnées de
l’influence de bluesmen comme Eric Clapton, Buddy Guy et Freddie King,
ainsi que de chanteurs tels qu’Otis Redding, Wilson Pickett et James
Brown, et il travaille sans arrêt à préserver aussi bien leur héritage
que sa propre intégrité. Cette approche respectueuse des maîtres lui a
permis de toucher une corde sensible au sein de la communauté blues. Pour
illustrer cela, il suffit de dire que B.B. King a choisi le Tommy Castro
Band, et ce pour la seconde année consécutive, pour assurer la première
partie de son Blues Festival 2001 Tour. L'année dernière, il faisait équipe
avec B.B. King, Buddy Guy et Susan Tedeschi et cette année avec B.B.
King, Buddy Guy et John Hiatt.
Alors que le Tommy Castro Band rentre dans sa deuxième décade, il a
d'ores et déjà obtenu quelques succès significatifs. " Exception
To The Rule ", " Can't Keep A Good Band Down " et "
Right As Rain ", les précédents disques du groupe, se sont régulièrement
classés en haut des charts de blues Américains. Le vote des lecteurs du
magazine Blues Revue a désigné " Right As Rain " comme l'un
des 40 meilleurs albums de blues de tous les temps, tandis que des
magazines et des journaux nationaux faisaient référence à Tommy comme
" le vrai bon truc" (“the real deal”), que leur propos
concerne ses disques ou ses impressionnantes prestations scéniques.
Carlos Santana déclarait récemment " le blues est entre de bonnes
mains. Tommy possède la voix, le son et les intentions justes pour
toucher le cœur de n'importe qui ". Avec " Guilty Of Love
", il continuera de le faire pour encore très longtemps… !
©
Copyright Le New Morning, 2007.
Page maintained by Christian Boullangier, Jazz-Passion, mars
2007.
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Ceux Qui Marchent
Debout
THE JAKPOT – NOUVEL ALBUM
– SORTIE FÉVRIER 2007 – DISTRIBUTION NOCTURNE
Pas fâchés de s’être vu affublés, un jour par un journaliste
connaisseur, de «meilleur groupe de funk français du monde», Ceux Qui
Marchent Debout récidivent avec cet album, baptisé sans aucune
forfanterie : The Jackpot !
Ceux Qui Marchent Debout (CQMD pour les initiés) malaxent un funk
incroyable en plongeant certains de leurs titres dans un bain électrique
où la batterie electronique et les effets spéciaux donnent un coup de
boost inattendu pour une formation acoustique. Les instruments restent les
mêmes, seul le traitement qu’ils leur font subir permet d’aller
visiter d’autres univers et d’amener les voix sur le devant de la scène.
Groupe live par excellence, là aussi ce sont les vrais connaisseurs qui
le disent, CQMD se permettent de glisser au milieu de cet album funk un ou
deux ovni musicaux qui flirtent avec le rock ou la polyrythmie.
Au royaume de la fête,
Ceux Qui Marchent Debout sont rois ! Au son du funk, du ska ou de la
salsa, cette fanfare entraîne son public (consentant) dans de joyeux délires
musicaux. Et pas que sur scène.
C'est en 1992, autour d'un trompettiste toulousain, Androuze, que se forme
une fanfare de musiciens parisiens toujours prêts à enflammer un bar ou
une fête. Inspirés d'une bande dessinée, ils prennent comme nom Les
Fils de Crao. Puis de bar en bistrot, de bistrot en fête de rue, la
fanfare se forge une petite notoriété. Androuze quitte la formation et
laisse sa place à un nouveau trompettiste. Le groupe est alors définitivement
constitué de six membres, six musiciens fous et inspirés : Bruno
"Proto" Gautheron à la trompette, Sylvain "Tub"
Lacombe au trombone, Serge "Roufi" Calka à l'hélicon, Eric
"Tafani" Dubessay à la caisse claire et au chant, Cyril "Vich"
Noacco à la grosse caisse, et Bruno "Grand" Clark au banjo. Ce
dernier avait déjà produit un album avec Malka Family en 90 et co-créé
le label Patate Records.
Leur répertoire ? Tout ce qui swingue, tout ce qui groove, tout ce qui
bouge. De la soul de James Brown au funk de George Clinton en passant par
les maîtres du ska, Desmond Dekker, les Skatalites, ou encore les
fanfares funk de la Nouvelle-Orléans tel le Dirty Dozen Brass Band,
toutes les influences se bousculent dans l'univers de la fanfare
parisienne. Plutôt porté vers le mouvement et le contact direct, et de
plein pied avec le public, le groupe décide de scinder la batterie en
deux afin que chaque membre puisse se tenir debout et surtout se déplacer.
C'est ainsi qu'en 1994, lorsqu'ils décident de changer de nom pour cause
d'homonymie avec un autre groupe, c'est tout naturellement qu'ils prennent
le nom de Ceux Qui Marchent Debout.
On les voit alors plutôt
dans les bars et dans les manifestations de rue, toujours très près de
la foule qui raffole de ces six musiciens dont le sens de la fête dépasse
la moyenne autorisée. Outre des reprises, ils composent également de
plus en plus de titres chantés ou instrumentaux et se constituent petit
à petit un répertoire propre. Pour se consacrer entièrement à la
musique, ils montent une association, obtiennent une licence
d'entrepreneur de spectacle, puis à la même époque rencontrent leur
agent qui les accompagne désormais dans une aventure qui ne cesse de
prendre de l'ampleur.
Depuis 1994, la liste de leurs concerts, de leurs participations à des
festivals, de leurs apparitions parfois surprises dans des fêtes, des
manifestations culturelles en tous genres, et toujours dans la rue, leur
aire de jeu favorite, est de plus en plus longue. Soul, funk, rythmes
latinos, africains ou parisiens, la musique coule à flots et partout où
ils passent, il est impossible de rester assis.
En juillet 1995 au Bataclan de Paris, ils partagent une de leurs premières
grande scènes avec le bassiste funk américain Bootsy Collins dont ils
assurent la première partie. Puis dans un bar du quartier de la Bastille,
ils sont repérés par le réalisateur Cédric Klapisch qui leur commande
un titre pour son prochain film.
Le grand public les découvre
en 1996 à la télévision lors de la Cérémonie des Molière (récompenses
du théâtre français). Ils ouvrent la soirée en faisant une entrée
remarquée dans le théâtre du Châtelet par le fond de la salle et en
interprétant le titre qu'ils ont justement écrit pour "Chacun
cherche son chat", le film de Cédric Klapisch, "Food for
love". Le film sort en avril 96.
Puis les tournées s'enchaînent et en 96, Ceux Qui Marchent Debout sont
partout. Le 9 mars, ils font un tour par le Café de la Danse à Paris. En
avril, ils jouent au festival de jazz d'Albi dans le sud de la France et
au Festival du Printemps de Bourges, puis pour la Fête de la Musique le
21 juin, ils participent à la soirée RFI au Divan du Monde à Paris. Début
juillet, ils passent au Festival de Jazz de Montréal au Canada. Le 15
juillet, on les retrouve aux Francofolies de la Rochelle sous le Magic
Mirrors, superbe petit chapiteau itinérant datant des années 20. Ce lieu
convient parfaitement à la fanfare puisque le groupe est presque au même
niveau que le public qui les entoure.
Début novembre, sort leur premier album, "Debout". Entièrement
signé Ceux Qui Marchent Debout, les quatorze titres de l'album sont réalisés
par le producteur anglais Andy Lyden qui s'est illustré auparavant avec
le nigérian Femi, le jamaïcain Lee Scratch Perry, ou les français des Têtes
Raides. Les critiques sont excellentes et le titre extrait de l'album,
"La Mayo" est assez largement diffusé sur les radios. La même
année, outre la bande originale du film de Cédric Klapisch, on les
trouve également sur une compilation de Ska, "Let's skank",
sous le label Patate Records.
Après un passage au
Festival du Vent de Calvi en Corse, puis une tournée de dix jours sur l'île
de la Réunion, Ceux Qui Marchent Debout s'installent au théâtre de
l'Européen à Paris du 29 octobre au 10 novembre. Dans une chaude
ambiance, le public est accueilli autour du bar et au son du groupe qui
assure la première partie, Los Sombreros. Une fois que les festivités
sont alors bien entamées, la fanfare démarre deux heures de groove déchaînées
et mémorables.
Enfin, le 26 novembre, Ceux Qui Marchent Debout font la première partie
du groupe français funk FFF à l'Olympia.
L'année 1997 démarre au Midem de Cannes (Marché International du Disque
et de l'Edition Musicale) où le groupe est repéré par l'équipe d'EMI
qui décide de racheter l'édition de leur premier album et de les faire
signer sur le prestigieux label anglais. Toujours au MIDEM, la SACEM (Société
des Auteurs Compositeurs) décerne un des Prix Talents 97 à Ceux Qui
Marchent Debout.
Puis, parmi les innombrables dates de leurs concerts à travers la France
et l'étranger, on peut noter une participation au Festival du Film
Policier de Cognac début avril 1997. Peu de temps après, ils s'envolent
au Festival International de Lafayette en Louisiane où ils plongent aux
racines mêmes des fanfares à l'américaine, Brass Bands et autres
Marching Bands. Ils font aussi un malheur en Afrique lors d'un séjour à
Lagos au Nigeria, puis au Sénégal.
Le 21 juin, pour
l'annuelle Fête de la Musique en France, ils sont à Blois, avant
d'envahir les festivals de l'été. En juin, on les trouve en Suisse
au Festival Open Air de Saint Gallen. En juillet, ils mettent le feu
au Festival de la Côte d'Opale dans le nord de la France, puis au
Festival de Jazz de Montréal et au Festival d'Eté de Québec. Fin août
97, retour en Bretagne pour les Jeudis du port de Brest le 28, puis à
Nantes pour les Rendez-Vous de l'Erdre.
Au cours de l'hiver 97-98, Ceux qui marchent debout réintègrent les
studios pour enregistrer leur deuxième album qui sort en fanfare (!!)
le 5 juin 1998. C'est sous un nouveau label, 109, que paraît "Your
Boddy", un album avec plus de textes que le précédent. Pour
inaugurer la sortie, le groupe fait la fête au Trianon le jour même
de la sortie avec un concert très chaud. Puis l'été arrivant, ils
tournent à travers la France et écument les festivals. On les
retrouve également au Canada du 1 au 6 juillet pour le festival de
jazz de Montréal puis de Québec.
Après une période vacances, on retrouve CQMD sur les routes de
France jusqu'à la fin de l'année avec un passage au New Morning à
Paris le 5 novembre. En avril 99, ils sont aux États-Unis, à Houston
d'abord, puis à Lafayette en Louisiane pour deux concerts mémorables
durant lesquels la formation embrase le public déjà surchauffé de
ce Festival francophone.
Toujours sur la route,
le groupe sort un nouvel album en 2001, " Funky Stuff in a Reggae
Style". Les références se renouvellent en naviguant entre ska
et vieux reggae. Fela, James Brown et même Ravel font partie du
voyage. Ils tournent une bonne partie de l'été en particulier sur
les festivals comme Solidays à Paris en juillet ou le festival de
jazz de Marciac en août. Ils sont annoncés à l'automne pour quatre
dates au Trabendo à Paris.
Que ce soit en acoustique dans la rue ou amplifiés en concert, les
membres de la fanfare funky-soul-latino-reggae-rap parisienne, dans
leurs costumes de scène orange, explosent sur toutes les scènes
qu'ils croisent et oxygènent avec talent et énergie un vaste répertoire
musical.
Août 2001 copyright ©RFI Musique
Ceux Qui Marchent
Debout nous proposent une fusion entre l’esprit groovy du funk, la
rage du rock et le rythme hypnotisant des musiques électroniques.
Sans nul doute leur musique est fédératrice, désinhibée et souvent
engagée. Musiciens et ins¬truments sont comme possédés : explosion
des cuivres, banjo endiablé, voix entêtantes : explosion sonore !
Groupe live par excellence, leurs prestations sont festives, dé¬chaînées,
faites pour Ceux Qui Dansent Debout sur des musi¬ques de qualité.
Pour conclure en beauté la tournée 2007, Ceux Qui Marchent Debout
proposent 2 concerts exceptionnels avec quelques surprises et un
warm-up CQMD à partir de 19h00.
Dernier album : Ceux Qui Marchent Debout The Jackpot (La
Boutique/Nocturne) 2007
Sixième album du groupe Ceux Qui Marchent Debout, The Jackpot invite
à une nouvelle expédition dans les territoires funky qu’explore
depuis dix ans cette fanfare funk française, dont la carrière a pris
une dimension internationale.
Rester impassible à l’écoute de leur musique relève du défi : à
la nature déjà dansante du funk, s’ajoute l’ambiance irrésistible
de fête que véhicule cette formation atypique. Parce qu’ils ont
commencé dans la rue, les six garçons de Ceux Qui Marchent Debout
(aussi appelé CQMD) se sont mis à fonctionner comme une fanfare.
Pour que chaque musicien puisse porter son instrument, la batterie a
été scindée en deux : caisse claire d’un côté et grosse caisse
de l’autre.
En concert, ils n’hésitent à profiter de cette liberté, quittant
la scène pour descendre au milieu du public. Spectaculaire,
d’autant qu’avec son énorme pavillon et la puissance qu’il dégage,
l’impressionnant soubassophone qui ressemble à un tuba-contrebasse
attire forcément l’attention. Bien que le funk ne soit pas vraiment
connu pour être une spécialité française, CQMD a trouvé une
formule qui lui a permis de se produire, en dix ans, dans une
trentaine de pays, de Cuba au Canada, du Yémen au Botswana. Et d’être
sollicité par Joey Starr pour accompagner l’ex-NTM sur la scène de
l’Olympia à Paris il y a quelques semaines.
En studio, la formation parvient à conserver toute son efficacité.
D’autant que pour son sixième album, The Jackpot, elle s’est équipée
d’une batterie électronique et a doté le trombone d’un effet de
distorsion plus habituellement entendu sur les guitares électriques.
Ces deux innovations offrent aux musiciens les moyens d’aller plus
loin dans leur démarche et d’ouvrir leur univers, en s’approchant
d’un territoire rock électro sur le très |