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20. FAQ.


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B3-B. "Jazz en live, en collaboration avec Jazz-Passion" :

Présentation de musiciens

 

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B 238

Groupe

Un immeuble, à Paris.
Rock, Blues, à tous les étages.
Ils sont six, dans l'immeuble, à revisiter, étage par étage
Clapton, Poppa Chuby
Johnny Lang, Les stones
Le Floyd, ou les Beatles
L'humour ? À tous les étages
Le Blues ? Parfois dans l'ascenseur, en allant au boulot.
On le fredonne...
J'ai oublié le code : B238
J'ai pas oublié le BLUES

 

© Copyright Le Petit Journal, 2006.
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Jazz-Passion, août 2006.


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BaBa Zula

Groupe

BaBa Zula est né à Istanbul en 1996 autour de Levent Akman (bendir, def, cymballes, gong), Murat Ertel (saz, guitar, teremin, ses), Cosar Kamçi (percussions) et symbolise le melting pot culturel de cette mégalopole cosmopolite à la fois ancré dans la tradition Turque orientale, dans le rock'n'roll 60s et dans l'électronique dub moderne. Avec un son unique créé par la fusion d'instruments traditionnels Turques avec l'électronique, Baba Zula a apporté une toute nouvelle dimension à la musique Turque. La musique de Baba Zula est à la base un amalgame de sons naturels enregistrés et de sonorités instrumentales à la fois acoustiques et électroniques, le tout retransformé par différents effets. Construite autour d'improvisations autour de thèmes, la musique de Baba Zula se prête parfaitement aux concerts, bo de films, projets théâtraux ou vidéo. Sur scène le groupe a souvent été rejoint par des invités prestigieux dont notamment Selim Sesler (clarinette) et Brenna McCrimmon (chanteuse canadienne spécialiste des musiques des Balkans). Les premières scènes françaises - Babel Med, les Fiestas des suds de Marseille et les Escales de St Nazaire - annoncent le meilleur avec la sortie prochaine en France de leur 3ème album Roots.

Créé à Istanbul en 1996, Baba Zula est constitué de Levent Akman (percussion, rhythm machines,toys), Murat Ertel (saz and other strings,vocal), et du joueur de darbuka Coşar Kamçı qui a remplacé Emre Onel in 2005. BaBa Zula a ajouté l’artiste dessinatrice Ceren Oykut sur ses live en 2004. Sa présence sur scène a ajouté un aspect visuel important aux performances de Baba Zula. Baba Zula est un groupe de scène par excellence qui cherche à présenter à son public un spectacle live unique. Généralement, leurs performances sont des mélanges de styles artistiques incluant musique, danse du ventre, costumes, poésie, théâtre, dessin et font vivre au spectateur une expérience audio visuelle inoubliable.

En mixant des instruments orientaux comme le darbuka, le saz électrique, les cuillères en bois, avec de l’électronique moderne, BaBa Zula crée son propre son qu’ils définissent comme du « Dub Oriental ». Alors que le ney (flûte) représente la tradition Sufi Islamique ancienne, et la clarinette symbolise la musique Turque Gypsie, le saz électrique et les cuillères en bois sont les références musicales de la Turquie originelle qui depuis l’époque pré-islamique, les temps chamaniques, à travers l’Anatolie a traversé les époques jusqu’à l’Istanbul d’aujourd’hui.


Malgré l’impression que peut donner le terme de « Dub Oriental », la musique de Baba Zula est en fait assez proche du rock’n’roll des années 60. Baba Zula nous fait partager leur héritage culturel à travers leur musique, une musique née à Istanbul et influencé par la mémoire d’Istanbul transmise d’une génération à l’autre.

Le groupe, qui a toujours fait participer des musiciens invités sur ses concerts et sur ses albums, a été accompagné par de véritables stars comme Selim Sesler (maître de clarinette Perse), la chanteuse canadienne Brenna MacCrimmon (spécialisée en musique folk balkanique), Alexander Hacke (E.N.), Fred Frith (Henry Cow, John Zorn, etc), Jaki Liebezeit (Can), Hüsnü Şenlendirici (Clarinette de "Laço Tayfa"), Ralph Carney de San Fransisco (saxophoniste de Tom Waits et B52's) et la diva Semiha Berksoy (première chanteuse de l’opéra Turque et artiste peintre).
Sur Scène, Baba Zula monte le son et le niveau d’énergie, pour des prest
ations remarquées dans de nombreux festivals européens: Roskilde Festival (Danemark), Sofia Film Festival (Bulgarie), Klinkende Munt Festival (Belgique), Arezzo Wave Festival (Italie), Images of Middle East (tournée au Danemark), Cologne Triennale (Allemagne), Fiesta des Suds (France), Şimdi/Now Festival (Allemagne), Boost Festival ( Hollande), Biennale de Venise.

ALBUM “ROOTS “ sortie france Double Moon / DG diffusion Contact media : mlemesre@club-internet.fr
L’histoire commence à Istanbul, ville natale de nos héros. Et naître dans cette très ancienne cité, c’est recevoir dès l’enfance l’héritage d’un riche passé –– un passé irrigué par les apports incessants de l’immigration en provenance d’Anatolie, d’Asie centrale et de bien plus loin vers l’est encore. Leur temps retrouvé, celui que leur art nous fait partager, il est dans l’âme de leurs antiques demeures, dans les rues aujourd’hui disparues de leur jeunesse, dans le Bosphore d’avant la pollution où ils allaient se baigner avec les gamins de leur âge. L’art de Baba Zula justement, c’est cette musique qui ne pouvait naître qu’à Istanbul, qu’ils ont eux-mêmes reçue du passé de la ville, et qu’ils enrichissent à leur tour pour la transmettre aux générations futures.

Une bonne décennie s’est écoulée depuis que les membres de Baba Zula se sont groupés pour concrétiser une idée commune : faire de la musique moderne en utilisant des instruments, une tradition et des techniques d’enregistrement à l’ancienne –– on dirait aujourd’hui, vintage. Fins connaisseurs de la musique savante, les interprètes de Baba Zula sont sans conteste des spécialistes reconnus à l’échelon national pour tout ce qui concerne l’histoire de leurs instruments. Si vous combinez cela avec le fait qu’ils sont également stanbouliotes dans l’âme, vous obtenez une musique à l’identité forte, en même temps qu’elle est ouverte à toutes les expériences nouvelles. Murat Ertel par exemple, qui joue de deux instruments symbolisant à eux seuls la culture turque, les cuillères en bois et le saz –– dont se servaient déjà, bien avant l’apparition de l’islam, les chamanes turkmènes d’Asie centrale –– , fait remarquer que le saz est le premier, et le seul, instrument turc à avoir été électrifié. Le groupe a également fait appel au producteur culte Mehmet Ates. Ce gourou old school du disque turc a su faire infuser pour la musique de Baba Zula les tisanes d’un pur rock’n roll analogique qui avait enchanté leur adolescence.

Ainsi, cet album est roots d’au moins deux façons. La première, c’est que le groupe renoue avec son envergure de départ, celle du trio. Bien sûr, au fil des années, à mesure qu’ils tentaient de nouvelles expériences, on avait vu d’autres artistes se joindre provisoirement au groupe comme guest stars ; mais ici, sur “Kökler” par exemple, on retrouve le petit noyau des débuts, avec la chanteuse Brenna MacCrimmon. La seconde, peut-être moins évidente, c’est le fait que Baba Zula s’est ouvert à de nouveaux horizons au printemps 2007, lors d’une tournée au Japon, décisive quant à la maturation de leur style actuel : “l’oriental dub”. Assistés par un ingénieur du son japonais, avec lequel ils se sont liés d’amitié pendant ce voyage, nos musiciens intègrent désormais à leur palette des techniques extrême-orientales, tout en regardant également du côté du blues, du psychédélique, du nyabinghi jamaïcain et du dub.

La musique de Baba Zula arrive en direct d’une des mégapoles de notre temps. L’album est enlevé, inventif, excentrique et joyeux : du concentré d’Istanbul.

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Jazz-Passion, janvier 2008.


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Susana Baca

Chant

La musique et les savoureux plats de sa mère bercent son enfance. Senora Baca apprend à sa fille tout ce qu'elle sait dans ces deux domaines. " Mon père jouait de la guitare et ma mère m'a appris les premiers pas de danse - elle était danseuse, pas chanteuse. J'écoutais la radio et je regardais les films mexicains, les grands danseurs de rumba et les musiciens cubains comme Perez Prado et Beny Moré."

Malgré un problème d'asthme, Susana continue le chant et la danse traditionnelle. " Tous les 29 juin, c'était le festival de Chorillos, à l'occasion duquel une procession religieuse en l'honneur du saint patron était organisée. C'était magnifique, une image de Saint Pierre était transportée sur un bateau en mer pour bénir la pêche de la saison. Le lendemain, tout le monde allait à la plage. Les anciens jouaient de la guitare et du cajon, tout le monde chantait."

À l'école, où ses talents sont remarqués, Susana se passionne pour la poésie péruvienne et commence à s'intéresser à la préservation et l'enseignement du patrimoine culturel. Elle forme un groupe de musique expérimentale combinant poésie et chanson. Grâce à des subventions de l'institut d'Art Moderne du Pérou et de l'institut National de la Culture Péruvienne, Susana se produit sur scène et remporte des prix au prestigieux festival Agua Dulce à Lima.
Susana commence alors à attirer l'attention, notamment de la regrettée Chabuca Granda, l'une des grandes figures de la chanson latino-américaine. Chabuca Granda était célèbre dans toute l'Amérique pour ses compositions et interprétations dans différents idiomes, mais ce n'est que vers la fin de sa vie qu'elle s'intéressera aux sons afro-péruviens. Voyant en Susana un digne successeur, elle l'engage comme assistante personnelle et l'invite à venir chez elle. "Elle a été mon mentor ;" confie Susana. " Elle m'a dédiée un de ses disques, dans lequel elle disait "Ne m'oublie pas, chante-moi"." Grâce à Chabuca, elle aura la chance de pourvoir réaliser son premier enregistrement au Pérou. Mais, suite à sa brusque disparition en 1983, Susana se retrouve sans contrat. Elle continue néanmoins de travailler. Ce n'est que bien des années plus tard qu'un label envisagera de lui donner à nouveau la chance de se faire connaître d'un plus large public.

Sans se laisser décourager, Susana poursuit ce qu'elle considère désormais comme sa raison d'être : étudier, faire découvrir et réhabiliter la musique de son peuple. " J'ai proposé de redécouvrir les fondements de notre passé - en savoir davantage sur les noirs et leurs ancêtres, savoir qui étaient mes grands-parents. Je voulais m'assurer que nous n'étions pas seulement de bons footballeurs ou cuisiniers, mais que nous avions aussi une culture qui avait contribué à la construction d'une nation ", déclare Susana.
C'est à cet effet que Susana et son époux, Ricardo Pereira, ont créé l'Instituto Negro Continuo à Lima. Fruit de plusieurs années de travail, cet institut a pour but de faire découvrir la culture afro-péruvienne et de contribuer à son développement. " L'idée est venue au départ de la nécessité de créer un lieu permettant aux jeunes d'étudier cette culture et de faire de la musique. Maintenant, nous avons une bibliothèque, des archives et une salle de spectacle."
Simultanément aux activités de cet institut, Susana a évolué sur le plan artistique comme en témoigne son premier album. " Je m'exprime avec les chansons et la poésie de mon peuple," explique Susana. " Je choisis des chansons qui me parlent : des chansons tendres, mélancoliques, poétiques et rythmées. Certaines d'entre elles ne sont pas évidentes."
" Mon répertoire se compose d'anciens et de nouveaux morceaux. C'est une nécessité pour mûrir et évoluer. Il y a des chansons traditionnelles sur la vie de nos grands-parents à la campagne, d'autres sur le rythme et la danse. Il y a le "festejo", le lando et le "goipe é tierra". Il y a également des chansons qui évoquent la vie urbaine ainsi que des musiques plus "élaborées" : la valse, la marinera et la zamacueca. Certains titres conjuguent plusieurs fonctions et sont à l'image de la culture afro-péruvienne, un mélange de différentes formes."

La force du talent de Susana Baca repose sur ces tensions, celles dont a été victime un peuple pendant des siècles et qui continuent de hanter l'histoire du continent américain. Avec ses chansons et ses danses, Susana aide les siens à se tourner vers l'avenir, à cicatriser leurs plaies. "cJe n'ai jamais voulu faire office de musée. Mon objectif est de proposer une interprétation différente de chansons anciennes et traditionnelles ", confie Susana. " C'est ce qui fait le lien entre l'ancien et le nouveau, ce qui relie tout ce qui nous appartient dans une histoire sans fin."

 

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Jazz-Passion, août 2006.


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Anne-Flore Bachiellilys

Chant

Annie Flore Batchiellilys, chanteuse gabonaise est une figure incontestable de la scène live, née à Tchibanga (au sud du Gabon). Elle passe son enfance au village à Mighoma aux côtés de sa grand-mère qui lui transmet le goût du chant alors qu’elle pensait s’orienter vers la mécanique auto. Annie Flore est découverte lors d’une émission télévisée de Denise Boukandou, puis fait ses premiers pas sur scène, entre 1988 et 1990, au Carrefour des Arts créé par Pierre Claver Akendengué, au Centre culturel français de Libreville. En 1990, elle s’envole pour la France avec son mari et leur fils où elle va suivre des cours de chant, apprendre le solfège et la tenue sur scène, notamment au studio Alice Dona.

Elle reste en France durant 13 ans avant de repartir s’installer définitivement au Gabon en 2003.


Depuis 1994, Annie Flore présente sur de nombreuses scènes un répertoire dont elle est l’auteur compositeur, elle chante en Punu (sa langue natale) et en français.

Elle a, à ce jour donné plusieurs concerts entre l’Afrique, l’Europe et en Amérique. 1997 : elle autoproduit son premier album avec l’aide de son mari, ses amis et Oliver Ngoma.

 

© Copyright Le New Morning, 2007.
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Jazz-Passion, mars 2007.


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BACO

Chant, Percussions

BACO Mourchid, originaire de Mayotte, a baigné dans les sonorités métissées de son île cosmopolite où son approche de la musique l’a sans doute destiné à rencontrer les autres sons venus d’ailleurs, sans jamais perdre son identité maorée. Déjà mûri par vingt années de scène avec son groupe et après un parcours tout à fait passionnant d’exploration musicale, il s’apprête à sortir un disque remarquable qui témoigne de son travail et de ses rencontres.

Une bonne dose de Jamaïque, un soupçon de rap et de rock, un zeste d’harmonie asiatique et une pincée d’afrobeat viennent parfaire le cocktail audacieux basé sur les mélodies, rythmes (tels que shigoma, shakasha, m’lélézi, m’godro, qui sont différents rythmes traditionnels de Mayotte joués généralement avec des tambours) et percussions maorés revus et visités par ce musicien éclectique. Cherchant sans cesse à se renouveler, chantant dans plusieurs langues (maoré, malgache, français, anglais), Baco donne à sa musique une ouverture d’esprit qui a déjà séduit des artistes tels que Keziah Jones, Yungchen Lhamo, Wally Badarou, Hanifah Walidah, etc. Venus des quatre coins du monde, chacun a apporté une collaboration géniale et empreinte de leurs différentes poésies à ce projet d’album intitulé « Zangoma ».

Baco est né en 1967 de père maoré et de mère malgache à Mayotte, une petite île de l’Océan Indien administrée aujourd’hui par la France et située dans l’archipel des Comores, entre le Mozambique et Madagascar.

Héritier de l’infini métissage ethnique et culturel de toutes les populations venues sur ce petit paradis, il s’ouvre dès l’enfance à la musique, ou plutôt aux musiques, rythmes et instruments traditionnels de son île mais aussi à ceux de sa génération. Il découvre Bob Marley à l’âge de dix ans et continue d’évoluer avec le reggae et une guitare électrique. À quinze ans, l’insulaire a soif d’aventure et s’envole pour l’île voisine de la Grande Comore, dont l’archipel acquit son indépendance en 1976. Il y apprend à se débrouiller pour survivre et assez vite, le reggae devient un gagne-pain.

Après un passage en Tanzanie et son retour à Mayotte, Baco et sa musique grandissent encore dans les voyages et les échanges ; la Réunion, Maurice, Paris, Naples, Marseille, où il monte un groupe de reggae, Hiriz Band, puis revient à Paris. Après une deuxième place aux découvertes RFI 1994 pour la région Afrique/Océan Indien, il rentre à Mayotte ; son succès y est consacré et ses disques produits.

Il se base ensuite à Paris, mille compositions en tête, monte un home studio et commence à enregistrer avec ses copains. Les labels Night & Day puis Cobalt vont alors collaborer avec lui tandis qu’il reçoit le soutien de Mondomix notamment à travers un film documentaire intitulé « Ici aussi c’est le monde ». Au festival « Africolor » de 2000, il enthousiasme le public par ses chansons en langues multiples et aux rythmes de sa vie. Depuis, il continue à composer, jouer, enregistrer et vivre entre Naples, Mayotte, New York et Paris.

Ainsi, son parcours de musicien ouvert et curieux s’est fait de voyages et de rencontres comme récemment avec Keziah Jones, Yungchen Lhamo et Wally Badarou entre 2004 et 2005. Séduits par ses compositions originales et sa créativité, ils ont collaboré à son troisième album, « Zangoma », qui révèle les sonorités multiples de la voix et de la culture musicale de cet artiste accompli. Il est vrai que sa perception musicale du monde donne envie d’être embarqué…

 

© Copyright Le Satellit Café, 2006.
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Jazz-Passion, décembre 2006.


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The Bad Plus

Trio

ALBUM : GIVE (Sortie fin Mars 2004)
The Bad Plus est constitué du bassiste Reid Anderson, du pianiste Ethan Iverson, et du batteur David King, trois iconoclastes du jazz postmoderne qui combinent un esprit vif, des contrastes musicaux dynamiques et une sensibilité originale dans ce que l’on a surnommé « le trio de piano le plus tumultueux de tous les temps ». Tirant leur inspiration des univers de la dance, de la pop et du rock, The Bad Plus a réussi à se soustraire à l’étiquette de « fusion », en déconstruisant leurs influences dans un langage résolument jazz de leur cru.

Reid Anderson et David King sont originaires du Minnesota et Ethan Iverson du Wisconsin. Ils parlent (et jouent) comme un seul homme et se surnomment « les meilleurs amis en mission ». Et cette mission, d’après le groupe, est de créer « une fête, une manifestation, une prise d’assaut, un nouveau territoire ». Reid Anderson et Ethan Iverson (lequel a aussi travaillé en tant que directeur artistique pour le Mark Morris Dance Group : une troupe de danse moderne réputée dans le monde entier) vivent actuellement à New York, alors que David King est resté à Minneapolis.

La naissance de The Bad Plus remonte à 1984, lorsque Dave entend Reid chanter pour la première fois, dans un tremplin rock de lycéens. Aux alentours de 1989, Reid et Ethan jouent du free jazz en dilettante dans divers restaurants du Wisconsin. 1990 marque une première rencontre musicale infructueuse de Dave, Reid et Ethan. En 2000, la dernière année du siècle passé, « la conjoncture astrale est plus favorable et The Bad Plus prend forme.» Le résultat initial est un premier album éponyme, sorti en août 2001 chez Fresh Sound, un label indépendant espagnol. C’est en 2002, à l’occasion d’un concert au Village Vanguard de New York que The Bad Plus entre en relation avec Columbia Records.

Avec These Are The Vistas, le premier album du groupe pour un grand label, The Bad Plus révèle les compositions originales de chacun des membres du groupe et les versions fraîchement enregistrées de trois de leurs très personnelles « déconstructions » de pop classique : l’élégiaque et fantomatique Smells Like Teen Spirit, le chaotique Heart of Glass, et une étonnante interprétation de Flim d’Aphex Twin  These Are The Vistas, ils remarquent : « Robonaut est triste et solitaire, Binary Unit est gai et vif et Ord est sombre, fort et inébranlable ».

Les originaux du groupe constituent une gamme non moins hétéroclite. « Un assortiment rugissant de rythmes et de morceaux », Big Eater a été écrit par Reid pour Dave, quant à Keep the Bugs Off Your Glass and the Bears Off Your Ass, il est dédié « à tous les routiers du monde ». Dans Everywhere You Turn, « c’est un cycle qui passe de la mélancolie à l’espoir » ; Boo-Wah évoque un club associatif apocalyptique : « mouvementé, humoristique, héroïque, inquiétant ».

« Nous sommes tous coupables de quelque chose » confient les membres de The Bad Plus. Leur chanson Guilty (coupable) « est un blues : la ville, la jungle, le béton, la terre, le whisky, la pluie, les jeans, la nudité ». 

Pour These Are The Vistas, The Bad Plus a engagé comme producteur le tout aussi peu orthodoxe Tchad Blake. Membre des Latin Playboys, Blake a remporté deux Grammy awards, pour le Meilleur album rock et les Meilleurs arrangements (non classiques), pour son travail sur l’album de Sheryl Crow The Globe Sessions. Il a créé un type de son expérimental sur des enregistrements de Peter Gabriel, Pearl Jam, Suzanne Vega, Los Lobos, Tom Waits, Elvis Costello, et bien d’autres. These Are The Vistas est la première production jazz de Blake et le résultat redéfinit les frontières du genre en créant une atmosphère sonore d’une surprenante clarté et riche de détails frappants. « C’est un génie », commentent les membres de The Bad Plus à propos de leur producteur. « Nous étions déjà de grands fans avant de le rencontrer. Nous lui avons donné carte blanche avec nos sons et il en a extrait ce qu’il y avait de plus beau. Nous sommes encore éblouis de cette énergie et de cette virtuosité ».

Rayonnant dans le studio, The Bad Plus ont dû tamiser toute cette lumière pour enregistrer leur morceau « le plus long et le plus dramatique », Silence is the Question. Il est même conseillé d’écouter ce morceau avec une lumière d’ambiance.
The Bad Plus a collectionné les critiques dithyrambiques pour ses concerts et pour l’album The Bad Plus, sorti en 2001, qui a su s’imposer dans les Top 10 de l’année de nombreux critiques. « Lorsque un groupe commence à ce niveau, écrit Ben Ratliff du New York Times en citant The Bad Plus parmi ses 10 albums favoris de 2001, cela laisse présager de grandes choses ». Ce même journal, dans un article sur une récente représentation au JVC Jazz Festival, observait « l’équilibre des styles : Monsieur Iverson a une technique au son classique et joue sec ; Monsieur Anderson, qui swingue le plus, est le pivot aux tonalités profondes et Monsieur King, le semeur de trouble. The Bad Plus ont tellement de respect pour le travail de composition, d’arrangement et pour le jeu qu’en fin de compte l’ironie n’a rien du sarcasme, elle entre dans la tradition de l’humour vrai du jazz ».

The Bad Plus ont fait l’objet de critiques tout aussi positives au Royaume-Uni. Une récente apparition triomphante au festival de jazz d’Edimbourg a valu au groupe, dans un journal local, le gros titre suivant : « The Bad Plus : génies et comédiens à égales mesures ». « On ne s’attend pas à ce que l’imposant trio piano/basse/batterie puisse rivaliser avec n’importe quel type de trio électrique - écrit Richard Cook dans BBC Music Magazine - c’est pourtant ce qui se passe grâce à cette association extraordinaire. Ce groupe va décoller et n’est pas prêt de s’arrêter ».

Et pour décoller, The Bad Plus ne se fait pas prier, en offrant sa vision (« vista ») des nouveaux univers du jazz du XXIeme siècle. Comment ont-ils envie que les gens écoutent These Are The Vistas ? « C’est encore meilleur, se gausse The Bad Plus, en stéréo ».

« Ce trio de jazz anti-conventionnel et cérébral traque, démonte et redonne forme à peu près à tout ce qui lui chante… »
« C’est peut-être la quintessence du jazz pour le XXIeme siècle, sans limites, prétentions, ni déceptions… »

Rick Mason – City Pages / Minneapolis, St. Paul

« Le trio de piano le plus fascinant et explosif du jazz, The Bad Plus offre des chansons originales captivantes, une dynamique de groupe percutante, et des déconstructions de morceaux pop que vous n’êtes pas prêts d’oublier ».
Tom Surowicz – Minneapolis Star Tribune

« Quand un groupe commence à ce niveau, cela laisse présager de grandes choses… »
Numéro 5 du Top 10 des sorties d’albums de l’année 2001
Ben Ratliff – The New York Times

« On ne s’attend pas à ce que l’imposant trio piano/basse/batterie puisse rivaliser avec n’importe quel type de trio électrique, mais c’est pourtant ce qui se passe grâce à cette association extraordinaire… »
« Ce groupe va décoller et n’est pas prêt de s’arrêter… »

Richard Cook – BBC Music Magazine

 

© Copyright Le New Morning, 2006.
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Jazz-Passion, juillet 2006


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Denis Badault

Piano

" Fort en thème, du musicien doué, rigoureux, consciencieux, passant avec brio de l'enseignement sévère et académique du Conservatoire National Supérieur de Paris à la direction non moins institutionnelle du grand navire de l'Orchestre National de Jazz (saison 91-94)... Compositeur raffiné, certes ; arrangeur savant, chef d'orchestre rigoureux et meneur d'hommes charismatique - évidemment : Badault est tout ça, et l'extraordinaire petit laboratoire festif que constituèrent au début des années 80 les diverses moutures de la "Bande à Badault", reste incontestablement l'un des viviers les plus féconds du jazz français de ces vingt dernières années. Mais c'est oublier un peu vite le pianiste, lyrique, volubile, sophistiqué, romantique à sa façon, toujours prompt à bouleverser les cadres compositionnels, pour laisser libre cours à son inspiration, mêlant avec un grand sens de l'alchimie sonore son art de la forme élaboré, son goût pour la mélodie et son désir d'improvisation totale... tout en digressions libres et folles escapades, branché directement sur les fantasmes de l'enfance, entre jeu de rôles, naïveté subversive et irrévérence joyeuse..." - JAZZ MAGAZINE

© Copyright imuZZic, 2007.
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Jazz-Passion, mars 2007


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 BADELI

Trio

Venant d’une famille de musiciens classiques, leur interprétation n’est pas dans la force vocale, mais dans la nuance et la subtilité. Les notes ne sont pas chantées brutes et droites mais amenées par de légères altérations. C’est ainsi aussi que les arrangements (sitar et harmonium) ont été pensés. Mais surtout, leurs chansons chantent la beauté du Rajasthan, première destination touristique du sous-continent indien.

C’est entre 2002 et 2004 qu’Amanat Ali crée avec ses deux frères le groupe Badeli, littéralement « la joie du retour de la pluie ». Amanat et ses frères appartiennent à cette tradition où la culture musicale se transmet par les aînés. Avec un arrière-grand-père professeur de chant attitré de la famille royale, et un père à la fois danseur, tabliste, sitariste mais surtout chanteur, les trois frères avaient leur carrière toute tracée.

D’une approche moins austère qu’un raga classique, certaines des chansons n’en procurent pas moins une grande paix intérieure. En effet, Amanat Ali a réarrangé toutes ces chansons, modifiant parfois la mélodie en en limant certains aspects rugueux que l’on peut rencontrer dans la tradition populaire.

Particulièrement touchantes par leur poésie, la beauté des histoires racontées ; elles enseignent des valeurs essentielles de la vie avec des contes populaires à tendance philosophique, témoignent de la rude vie des gens du désert, la joie de la pluie revenue (Badeli). Mais surtout, ces chansons chantent la beauté du Rajasthan, première destination touristique du sous-continent indien, tant pour les étrangers que pour les indiens eux-mêmes.

En concert, Amanat est accompagné de ses deux frères aînés. Ishak Ali Kawa a choisi le sitar pour instrument. Après avoir été brillamment remarqué et honoré lors de diverses prestations en Inde, il donne depuis dix ans des concerts un peu partout en Europe et au Moyen Orient. Il a aussi joué avec des groupes européens comme Lo’Jo (deux albums) et sorti un album en 2003 de sitar classique. Aux tablas, on retrouve l’aîné de la famille, Ashik Ali, maître des rythmes indiens, qui a accompagné de nombreux maîtres tant en Inde qu’en Europe.

Le parcours et l’expérience de chaque frère contribuent à faire de Badeli un groupe unique. Dans ses chansons, le groupe aborde des thèmes tels que la beauté du Rajasthan mais raconte également des histoires touchantes, qui enseignent des valeurs essentielles de la vie et témoignent de la rude vie des gens du désert.

SITE INTERNET

http://www.badeli.galeon.com

 

© Copyright Le Satellit Café, 2007.
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Jazz-Passion, septembre 2007


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Badila

Ava Farhang, Bastien Lagatta, Mame Khan Manghaniyar
Sardar Mohamadjani, Robin Vassy, Javid Yahyazadeh

Qu’ils viennent d’Orient ou d’Occident, les six membres de l’ensemble Badila tissent leurs différentes sensibilités en une complexe étoffe mélodique. Instruments et voix se mêlent dans une harmonie chaleureuse, en un périple festif et fraternel. Badila propose un dialogue ouvert où chacun se met à l’écoute des mondes secrets de l’autre. Badila, c’est avant tout un lieu de rencontre et de création effervescente, un hymne à la fête, à la joie, à l’amour. Réuni aux grés de ses voyages par le percussionniste français Bastien Lagatta, l’ensemble est composé du chanteur virtuose rajasthani Mame Khan Manghaniyar, tout droit venu de la cité médiévale de Jaisalmer (Inde), de deux artistes iraniens d’exception, les chanteurs et instrumentistes Javid Yahyazadeh et Sardar Mohamadjani, et du multi-instrumentiste Robin Vassy. Traduisant la saveur des harmonies musicales par la douceur ou l’énergie de ses gestes, la sensuelle danseuse soufie iranienne Ava Farhang incarne avec talent la grâce des héroïnes de jadis. Après une tournée triomphale au Yémen en 2004 (la première en son genre dans ce pays !), le groupe y retourne en 2005 pour enregistrer dans la ville de Sana’a leur 1e album, « Qalandar Express, Chants d’amour des cavaliers mystiques ». Les différences s’effacent dans cette cité millénaire tout droit sortie d’un conte des « Mille et une nuits ». Cette expérience extraordinaire leur permet de resserrer les liens qui les unissent, de mettre en commun leur richesse artistique pour atteindre une profonde harmonie. S’ensuivent plusieurs tournées au Pakistan, Afrique de l’est et Moyen-Orient : chacun de ces voyages est l’occasion de creuser un répertoire foisonnant, d’élaborer un univers commun aux riches senteurs épicées. Dans la musique de Badila, entièrement acoustique, tradition et création fusionnent pour former un creuset fertile, une merveilleuse alchimie permettant d’abolir les frontières physiques et d’atteindre les sphères célestes. Au sein de ces compositions inspirées de traditions ancestrales, les chants rendent hommage aux grands poètes de l’Orient mystique : le persan Mawlânâ Rûmî, la princesse hindoue Mira Bai, ou encore Lal Shahbâz Qalandar, « l’aigle rouge swinguant ». Ensemble, souffle, voix et instruments se mélangent pour former une architecture sonore éthérée, véritablement inouïe.

Discographie :
Qalandar Express, Love songs of the mystic riders/Chants d’amour des cavaliers mystiques 

Ils ont dit :
« Initié par le percussionniste français Bastien Lagatta et le musicien rajasthanais Mame Khan Manghaniyar, Badila est un projet de fusion délicate et raffinée entre passionnés européens de musiques orientales et artistes orientaux fous de Dieu. Il est davantage question ici de rencontre exceptionnelle que de superposition de traditions. La pochette est signée Marjane Satrapi, le titre fait référence au train qui emmène les pèlerins au sanctuaire du saint soufi Qalandar et la musique nous propulse effectivement vers la félicité. » Benjamin Minimum, Mondomix 

« Musique " trans-orientale ", le percussionniste et routard français Bastien Lagatta et le chanteur et joueur d’harmonium indien Mame Khan Manghaniyar ont créé l’ensemble Badila. Soit cinq musiciens (parfois plus) qui explorent un répertoire qui court du Proche-Orient aux profondeurs du sous-continent indien, entre maqâm arabe, mugam centro-asiatique, raga indien ou qawwali indo-paksitanais. Le groupe franco-indo-iranien a signé un remarquable album, Qalandar Express (Arion), en référence au train qui mène chaque année au mois d’octobre les pèlerins au village de Sehwân Sharif, dans la province pakistanaise du Sindh, sanctuaire de Qalandar, saint soufi du XIIIe siècle. » Par Bouziane Daoudi, Libération - 26 Avril 2006

Site internet :
http://badila.free.fr/

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Jazz-Passion, mars 2007


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Balval

Awena Burgess
Rosalie Hartog
Daniel Mizrahi
Benjamin Body
Bachar Khalife

Balval, c’est un groupe de cinq musiciens dont les chemins se sont croisés à Paris autour des musiques tsiganes d’Europe orientale. Formé en 2004 à l’initiative de la chanteuse Awena Burgess, le groupe est d’abord trio puis s’élargit progressivement pour devenir quintet en 2006.
Le répertoire se compose de chansons tsiganes d’Europe de l’Est et des Balkans (Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Albanie…) habillées d’arrangements originaux où se croisent jazz, musique latine, rock ou tango, ainsi que de compositions du groupe.
Les paroles des chansons nous racontent l’amour, le vin, le désir, des histoires de gendarmes et de voleurs, la nature et les songes, tissant ensemble aventures du quotidien et poésie.

“Balval” signifie le vent en romani, langue des roms, (tsiganes d’Europe de l’est et des Balkans), dans laquelle est chantée la plupart du répertoire de Balval. Quelques phrases de romani suffisent à balayer la frontière qui sépare l’orient de l’occident : les mots qui la composent sont hérités du sanskrit, du persan, du grec, du turc empruntés au russe, au roumain, au français, à l’anglais… 

Balval a joué...
en 2006 : Les Trois Arts (75), Olympic Café (75), Satellit Café (75), Guinguette Pirate (75), La Passerelle (75),
La Cagnotte (75), Le vieux Léon (75), Le Comptoir (Fontenay-sous-bois 94), Théâtre Alfred de Musset (Serris 77),
Festival Tracce (Brescia, Italie), travail avec l’association Tournesol (artistes à l’Hôpital)
en 2005 : au Zanzibar (75), Le Chat Noir (75), Abracadabar (75), Théâtre de la Commune (Aubervilliers 93)


Les musiciens:

Awena Burgess, voix
Se passionne pour les musiques d’Europe orientale, de la Méditerranée aux Balkans, qu’elle chante dans diverses formations, s’initie à l’arabe et à l’hébreu, puis apprend le romani. Elle crée Balval en 2004 tout en s’engageant dans des projets autour de la culture rom.

Rosalie Hartog, violon et voix
Débute sauvagement le violon à l’âge de trois ans, et poursuit ensuite un cursus classique au conservatoire de Toulouse. Elle arrive à Paris en 2001 où elle joue dans différents contextes : orchestres classiques, jazz, tango, variété, et crée le duo HK avec Guillaume Kervel au steel-drum.

Daniel Mizrahi, guitare
Commence la guitare par le rock, et écrit de la musique pour le théâtre et le cinéma ; puis s’initie au jazz et intègre en 2006 le département jazz du CNSMDP. Il joue dans différentes formations jazz et musique du monde.

Benjamin Body, contrebasse
Après une formation classique au conservatoire de Boulogne, il s’oriente vers d’autres musiques, en particulier le jazz et les musiques d’Europe de l’Est. Il joue actuellement avec La Caravane Passe et Marianne Farouch’ Orchestra.

Bachar Khalife, percussions
Poursuit des études de percussion classique au CNSMDP. En parallèle, il perfectionne son jeu sur des instruments traditionnels comme le req, le cajon, ou la derbouka. On a pu l’entendre aux côtés d’Abed Azrie, Theodossi Spassov, Dhafer Youssef, Julien Loureau...

Discographie du groupe :
«Blizzard Bohème», premier disque de Balval, est sorti en novembre 2006.

Site Internet
http://www.balval.com
http://www.myspace.com/balval 


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Banda auê

Lanna, Thomas Kempf "Tomazinho"
Philippe Leiba "Capitão",
Ney Veras, Eddy Tomassi

Lanna, chanteuse à la voix sensuelle et pétillante, grandit entre Paris et Rio (son père est professeur de français au Brésil) aux sons des cariocas, aux accents pimentés des ruelles de Lapa (quartier populaire de Rio de Janeiro). Lors de ses séjours au Brésil, elle fonde Tem Gringo no Samba qui, depuis 1998, défile encore chaque année lors du carnaval de Rio. Le succès de ce groupe fût immédiat (reportage sur TV Globo) et c'est la scène de la Rio Tur qui la révèle au public brésilien. À 20 ans, la vague des découvertes continue ; elle rencontre et joue avec des musiciens cariocas comme le pianiste Philippe Baden Powell (le fils de Baden Powell) ou Perinho Santana. De retour à Paris, elle s’associe avec Thomas Kempf et crée Banda auê, groupe pour lequel elle écrit les paroles des chansons.

Thomas Kempf "Tomazinho", jeune et brillant guitariste de la scène Jazz/Funk (à neuf ans il jouait déjà du Jazz) ; il se produit notamment avec Jean Baptiste Trotignon, Gibson Monk, Glenn Ferris... Passionné de musique électronique, compositeur et arrangeur, il fonde avec Lanna le groupe Banda auê. Avec son touché à la Wes Montgomery et son talent fou pour les bidouillages sonores, il apporte au groupe tout son concept et toute sa modernité.

Capitão, bassiste qui a longtemps travaillé sur la scène jazz française, on le retrouve notamment aux côtés de Jean Michel Pilc, Patrick Saussois, Louis Winsberg, Pierre Blanchard… Il s’est aussi rapidement rapproché des musiques Brésiliennes et Lusophones. C’est ainsi qu’on a pu l’écouter avec Nazaré Perreira, Carlos do Nascimiento, Elsa Soares…

Ney Veras, bahianais aux multiples talents : batteur et percussionniste, joueur de cavaquinho, guitariste mais aussi auteur/compositeur. Depuis qu’il a abandonné son Brésil natal pour venir vivre en France, on l’a retrouvé auprès d’artistes tel que Marcio Faraco, Marcia Maria, Marcello ainsi qu’auprès de musiciens de renom comme Sylvain Luc ou Jean Marc Jaffet…

Et enfin, Eddy Tomassi, argentin réfugié politique de la dictature militaire en Argentine, il arrive en Europe en 1977. Percussionniste de renom, il est incontournable dans toute la scène créative de Paris, il participe aussi bien à Gotan Project, qu’au groupe Aston Villa, et la liste est longue des artistes qui ont fait appel à lui : Raoul Paz, Tryo, Cacéres, Magik Malik, Julien Loureau, Dee Dee Bridgewater…

Discographie du groupe :
"Cartão Postal" - Sortie le 5 mars 2007 (Pygmalion Records) Éditions  : Zanzibar Express
Distribution : Rue Stendhal diffusion
« O Fogo da Bossa » (Pygmalion Records)
« Cara Coroa » (Jazz Do Hit)
« Vert Brésil » Compilation Vox Terrae

Site Internet
www.banda-aue.com

 

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Les Bandits Mancho

Troupe

Les adeptes du rock’n’roll des années 40-50 n’ont qu’à bien se tenir. Emmenée par leur charismatique leader, Tony Marlow, la troupe des Bandits Mancho file à toute allure sur la route du swing. Un chemin musical bigarré, entre rock et swing, avec des reprises de Nat King Cole, de Louis Prima, sans oublier leurs originales compos en français. Ces « punks zazous » vont vous faire swinguer !

Comme il le dit lui-même « Les Bandits Mancho reprennent un peu le flambeau du Tony Marlow des années 90 ».

À l’époque, Tony se met à la guitare et se lance dans le rockabilly au féminin aux côtés de Betty la chanteuse de Betty and the Bops. De cette union, reste l’envie jump et swing, l’énergie insatiable qu’on retrouve dans Les Bandits Mancho.

Le quartet se forme en 1998 et sort son premier opus en 2000. Après un passage par le rock pur et dur des fifties avec son premier groupe, les Rockin’Rebels, le rock « presleyien » (Betty and the bops), Tony et son groupe reviennent aux fondamentaux swing : Be-bop, boogie, du rock swingué qui rend hommage aux auteurs français comme Henry Salvador, Sacha Distel, mais aussi aux pionniers du rhythm and blues américain comme Roy Brown.

Après de nombreux concerts en France et à l’étranger (en 2005, le Rhythm Riot en Angleterre et en 2006, le Summer Jamboree en Italie, deux rendez-vous incontournables du swing européen), Les Bandits Mancho reviennent au festival « Les Couleurs du Jazz » de Corbeil-Essonnes pour un nouvel hold-up musical.

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Kafu Banton

Chant

Kafu Banton est né en 1979 dans la ville de Colon. Dès l'age de dix ans, il a montré ses talents pour le reggae au sein du groupe "Les mineurs du reggae".

De son vrai nom : Zico Alberto Garibaldi Roberts, son pseudonyme s’inspire de la star du football brésilien Cafu et du plus grand interprète de reggae Buju Banton.

Au cours de ses études, il fit la rencontre de l’un des meilleurs artistes du reggae national Ernesto Brown connu sous le nom de « Ness ». Il lui ouvrit les portes du milieu professionnel du reggae.

Puis, il se fit connaître grâce à des concours nationaux de reggae ; il en remporta notamment un qui lui permit d’enregistrer son premier single « Mad Man ».

En 1998, il créa le groupe « One Love » avec la participation d’artistes reconnus du reggae : Ness, Calito Soul, Papachon Original Dan et Biga Man.

En 2000, il créa son propre label et enregistra son premier album « the best of me ». Le succès de plusieurs morceaux lui permit de toucher un plus grand nombre de fans et même de lancer sa carrière à l’international (Amérique du Sud et États-Unis).

Kafu Banton sera-t-il la nouvelle révélation du reggae roots ? On peut le penser à l’écoute de ses compositions qui reflètent la réalité de sa province sur fond de sonorités jamaïcaines.

DISCOGRAPHIE

  • Vivo en el ghetto – 2004
  • The Best of me - 2000

SITE INTERNET
www.kafubanton.com

 

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Patricia Barber

Chant, Composition

Avec sa voix, ses mots et son piano, Patricia Barber a toujours fait preuve d'intelligence et d'insouciance. C'est une chanteuse/pianiste singulière ; mais, depuis quelques années, c'est en tant que compositrice qu'elle attire l'attention. En concert, elle est capable de passer d'une ballade intimiste à un titre rock survolté, comme si de presque rien n'était.
Cette fois, Patricia Barber a joué à l'étudiante et le résultat est certainement l'album le plus accessible de sa carrière. Ces deux dernières années, elle s'est consacrée à l'écriture et l'enregistrement d'un cycle de onze de chansons, intitulé “Mythologies” d'après “Les Métamorphoses” d'Ovide, le grand classique de la littérature antique.

“ Ovide était un poète romain qui proposait une vision différente de la mythologie grecque, dit Patricia Barber. J'ai été sidérée de voir quel écrivain merveilleux il était, et à quel point les personnages qu'il a créés sont drôles et intelligents. Il ne les détaillait pas trop et j'ai compris que c'était la raison pour laquelle les compositeurs d'opéra et les librettistes se sont tant inspirés de son œuvre.”

Mais comment élaborer un cycle de chansons jazz basé sur des personnages de la mythologie grecque ? “ Je cherchais une source d'inspiration, raconte Patricia Barber, et j'ai réalisé que je pouvais écrire à partir de ces personnages tout en sachant que cela me prendrait beaucoup de temps.”

Mais trouver du temps dans la carrière d'une artiste jazz comme Patricia Barber, qui a passé des années à développer un son unique et à se faire une renommée internationale, n'est pas une chose évidente. Depuis quinze ans, la chanteuse/pianiste basée à Chicago a dirigé sa propre formation, tourné inlassablement et est aujourd'hui très populaire. Elle a enregistré de nombreux disques encensés par le public et la critique, parmi lesquels “Cafe Blue”, “Modern Cool”, “Nightclub”, “Verse” et “Live : A Fortnight In France”.

“Mythologies” est donc le neuvième album de Patricia Barber et propose onze titres, de style variés, basés sur les personnages du chef-d'œuvre d'Ovide. Trouver le temps pour l'élaborer est le résultat d'une décision importante : “Je n'ai sérieusement songé à ce projet que lorsque j'ai sollicité la fondation Guggenheim, précise Patricia Barber. Cela me semblait un bon projet de par sa haute teneur intellectuelle même si ma vie, telle qu'elle était, ne me laissait pas assez de temps pour la somme de recherches qu'il implique.”

Patricia Barber a obtenu une bourse d'une année pour étudier, composer et écrire un livret de chansons : “Je me suis forcée à étudier autant qu'à composer. J'avais déjà fait des recherches sur les grands compositeurs que sont Cole Porter ou Roger And Hart. Grâce à la fondation, j'ai pu approfondir mes connaissances des grands poètes et compositeurs classiques, et spécialement Chopin, Verdi et Schubert, mon favori. Cela a fait de moi une meilleure musicienne, une meilleure compositrice de chansons. C'était excitant de disposer de nouveaux outils pour enrichir ce que je savais déjà sur le jazz et la chanson populaire.”

“ 'Mythologies' est un savant mélange de musique et de littérature que l'on peut appréhender de diverses manières. “En tant que compositrice, je m'efforce toujours de donner plusieurs sens à une chanson, explique Patricia Barber, mais elle doit également procurer un plaisir immédiat. C'est mauvais lorsqu'une chanson ne fonctionne pas dès la première écoute. 'Mythologies' est également le fruit de plusieurs méthodes d'écriture. Chaque chanson est différente. Parfois les textes sont venus en premier, parfois c'était une mélodie… 'Morpheus', par exemple, sonne simple mais est très complexe. Je voulais qu'elle s'articule autour de deux passages de seize mesures. Ayant étudié Schubert et l'harmonie, j'ai composé une structure à base d'accords plaqués. J'ai ensuite couché la mélodie dessus, puis ajouté un poème au rythme calqué sur une œuvre de Lord Alfred Tennyson. Par contre, certaines chansons, comme 'Whiteworld, ont été écrites de manière moins précise et plus instinctive.”

 

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Jazz-Passion, octobre 200


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Somabanti Basu

Sarod

Somamanti Basu est  née en 1975, à Calcutta, et a vécu dans une atmosphère musicale. Elle a commencé son apprentissage du sarod dès son plus jeune âge, avec Shri Ravi Laha avant de se plonger dans une étude intensive dans la tradition de Guru-shishya parampara sous la tutelle du renommé joueur de sarod Ustad Ashish Khan and Smt. Anima Perera.

Elle représente le célèbre style Maihar Gharana d'où sont issus de légendaires maîtres tels que Pandit Ravi Shankar et Ustad Ali Akhbar Khan. Somabanti a en outre participé à de prestigieux événements musicaux en Inde, où son talent a été unanimement reconnu. Elle se produit régulièrement dans les cercles musicaux de Calcutta et dans d'autres villes d'Inde, et est fortement appréciée par les maîtres et critiques de musique classique Hindustani.

 

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Jazz-Passion, octobre 2006.


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Les Bauls

Deb Das Baul, Nimai Chand,
Gautam Das Baul, Uttam Das Baul, Mimlu Sen

Chanteurs et po mystiques et iconoclastes, les bauls appartiennent à une tradition orale née de la rencontre entre les mystiques soufi, voyageant il y a plus de 1000 ans de la ceinture transcaucasienne aux fin fonds des plaines du Gange Indien, et les sages tantriques sahajiya.

Ils montrent leur esprit universel en passant d’une religion à l’autre.

Les chansons baul sont improvisées et transmises oralement par ces chanteurs et sages qui recherchent le féminin en leur intérieur. Le mot clé parmi les bauls est ultasadhana, littéralement, la discipline de marcher à l’envers, c’est à dire la discipline de la contemplation, l’exploration de soi et de son intérieur, l’écoute des horloges internes qui résonnent dans le corps, source d’énergie infinie. Cette discipline  aide à expliquer la frénésie de leur musique, la soudaineté de leurs silences et leur comportement excentrique ainsi que la synergie établie lors d’une rencontre baul.

 

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Jazz-Passion, mars 2007.


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Markus Baylor

Drums

Marcus Baylor, a native of St. Louis, began playing the drums at two years old. Watching his cousin play every Sunday morning fascinated him so much so that after each service, he'd jump on the set and mimmick what he heard first hand. At home, he played on everything from pots and pans, to his mother's living room furniture. It soon became evident that this was a gift from God and should be taken seriously. Not long after, Marcus became the official drummer at his father's church. From that point on, he played at tent revivals, concerts and all services affiliated with the church. "Playing at church was the greatest start I could ever have because I constantly played and it served as a platform to develop a sound."
Marcus' introduction to jazz came in junior high school. Ironically, a friend played him a Yellowjackets record. Although different, there were certain similarities in their music and gospel, the music Marcus was so familiar with. But, something sparked in him the first time he saw jazz played live.What attracted him to this music was that it was something he never heard and found it to be a challenge, a new sound to develop. After scratching the surface, Marcus was eager to learn about those that came before them. He discovered Art Blakey and The Jazz Messengers, Thelonious Monk, Miles Davis, and many other jazz greats. As Marcus became more exposed to this music, he excelled quickly in the language of jazz. He joined his school jazz band, won the Southern Illinois University high school big band competition and made All District Jazz Band.
At the close of high school, Marcus was offered a four year scholarship at Mannes School of Music in New York City. This was his first chance to study the music from a traditional perspective. He was fortunate to study with some of his musical heroes, Lewis Nash, Chico Hamilton, Michael Carvin and Buster Williams. Being in New York City afforded him all that was available in the jazz world from being able to hear great musicians as well as play with them. During his sophomore year, Marcus began playing local gigs, one of which was with the music director for Cassandra Wilson, who invited him for an audition with the band. This was a significant turning point in Baylor's career as he recorded for the first time with Wilson on "Travelin' Miles", featuring the music of Miles Davis. "Playing with Cassandra, I learned to hear and play different textures, or 'colors' as she called it, and explore different dynamics." While on tour, there were many memorable moments as renowned artists sat in with the band. Among them were George Benson, Dave Holland, Regina Carter and Olu Dara. Meanwhile, Baylor earned his Bachelor of Fine Arts degree.
Following Wilson, Marcus began working with Kenny Garrett. He explains this opportunity as "a dream come true". For Marcus, this was a chance to open up and explore another side of playing jazz music. More than just a musician, Kenny was also a teacher and mentor. Working with him, Marcus gained a tremendous understanding of the history of rhythm, phrasing and ultimately a sound within the music. It also granted him an enormous amount of exposure as others heard him play and consequently opened up many doors. He recorded a song with Kenny on the album, "Happy People". Also on the road with Garrett, Marcus was exposed to playing with other greats such as Chick Corea and Freddie Hubbard. Independently, Baylor has worked with John Scoffield, Joshua Redman (Elastic Band), Greg Osby, Cyrus Chestnut, Stephon Harris, Junior Mance, Nicholas Payton, Lamont Johnson and East St. Louis native, Russell Gunn.
As Marcus Baylor comes into his own, he has found himself in the chair of one of the longest running and most loved contemporary jazz groups. Marcus has been playing with the Yellowjackets since 2000. In that time, he recorded his first record with them, "Mint Jam", a live recording at The Mint in California, and "Time Squared". When asked what he likes most about being a part of the Yellowjackets, "The Yellowjackets allow me the creative space to lend my own personality to the music. It's been a blessing and a dream come true to play with a group that I've listened to for so many years." Concerning his future, Marcus adds, "Music is a special gift from God. As it has blessed me, I pray that it will be used as a light to reach, touch and inspire lives all over the world."

 

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Jazz-Passion, février 2008.


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Rosy Bazile

Chant, Composition

Née en Haïti, Rosy Bazile vous emmène sur sa terre natale le temps d'un concert. Comédienne pendant un dizaine d’années, elle s'est tournée définitivement vers la musique en 1986, suite à sa rencontre avec Frantz Courtois, jazzman et instrumentiste haïtien. Rosy Bazile s'est d'abord lancée dans le gospel et le negro-spiritual, puis s'est attaquée aux standards de jazz. Aujourd'hui auteur compositeur et interprète, sa musique est un concentré de ces diverses influences, sur fond de tradition haïtienne.

Ses chansons parlent de la vie de son pays ainsi que des problèmes politiques. Sur les traces de Sarah Vaughan, fascinée par le Be-bop de Monk et les accents cool de Chet Baker, Rosy Bazile c'est aussi toute la musique de son île.

Son courant musical, très blues, est le « swing and soft ». Elle s'est spécialisée dans une forme de jazz appelée le « Vodou-Adjae », selon Hegel Gouthier de Radio France International, du jazz enrichi de la vivacité du vodou, cette religion-culture, matrice de l'art haïtien. Porte-parole de sa culture créole, elle propose un son métissé. On y trouve un zest de jazz, de bossa, la dominante restant la personnalité caraïbéenne des mélodies. En concert, elle présente une grande palette de son talent, virant d'un blues moderne à des rythmes traditionnels, sachant marier avec bonheur la poésie haïtienne au jazz. À n 'en pas douter, la voix chaude et sensuelle de Rosy Bazile et le rythme chaloupé de ses chansons langoureuses sauront susciter des envies d'évasion.

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Jazz-Passion, septembre 2006


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Au sujet de Michal Beckham :

Chant

Byard Lancaster est de retour en France, accompagné par celle que l'on surnomme "La Diva de Philadelphie" !
Le talent de cette jeune chanteuse a été reconnu très tôt dans sa carrière.
Le célèbre trompettiste Clark Terry l'a d'ailleurs engagée dans son Big Band, ce qui constitue une référence de qualité.
Si son travail s'est particulièrement centré sur Carmen Mc Rae, ses récitals évoquent aussi d'autres célèbres chanteuses comme Ella Fitzgerald ou Betty Carter.
Et, déjà, certains considèrent qu'elle est prête à prendre le relais des Grandes Dames de l'art vocal africain/américain.
Elle débutera donc sa première tournée européenne à "Jazz en Live à La Comedia", puis elle se produira en mars dans le Sud de la France dans le cadre du "
Festival Jazz Itinérant" organisé par le pianiste Gilles-Marc Dardenne.


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Frédéric Belinsky

Swing Tzigane et Manouche

Descendant du grand critique littéraire Vissarion BELINSKY, petit-fils du fameux pianiste classique Valia BELINSKY et du violoniste tzigane Stéphane Brotescou, Frédéric BELINSKY est assurément un enfant de la balle.

Né le 25 août 1974, il commence à étudier la guitare à l'âge de 9 ans au Conservatoire Russe de Paris, puis de Boulogne, enfin au Conservatoire National de Paris donc il sort médaillé d'argent en 1997.
Durant ces quinze années de guitare classique, il ne se limite pourtant pas à ce style de musique et s'oriente vers le jazz à travers l'écoute des plus grands (Barney Kessel, Wes Montgomery, Tal Farlow...)

Fier de ses origines, il fait ses débuts à 16 ans dans les cabarets russes parisiens aux côtés de musiciens tziganes reconnus qui vont enrichir son expérience.

Jazz et musique tzigane ne lui font pas oublier le classique, et il donne en Europe une série de concerts consacrée à Jean Sébastien Bach.

Réputé être l'un des meilleurs guitaristes jazz de Paris, jeune prodige de musique, doté d'une technique exceptionnelle mai