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programme du mois d'octobre 2006.
Mardi 3
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 18 €
John Lee HOOKER Jr
John
Lee Hooker Jr
(voc, guit)
Le fils d'une légende - un show à l'américaine impressionnant ... le meilleur du Blues !
“John Lee Hooker Jr. est un entertainer unique, pas juste une pâle imitation de son illustre père”
(Nicky Baxter - Metro Active)
(index)
Mercredi 4
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Yann COLE
Yann COLE
(voc, guit), Kim YARBROUGH (b), Laurian DAIRE (p),
Stephane MINANA (dms), Olivier LAUDRAIN (sax),
Jean-Luc PAGNI (tb), Vincent PAYEN (tp)
Une famille expatriée aux USA, une jeunesse marquée par l'exploration des États du sud, berceaux de la musique noire américaine. Quelques années plus tard, c'est une véritable révélation lorsque Yann s'installe dans le Mississippi et commence à se produire sur scène avec les musiciens locaux qui lui témoignent leur soutien.
Aujourd'hui, la voix et la guitare du jeune parisien transpirent le blues, le funk et la soul. Il interprète principalement ses propres compositions et rend également hommage aux illustres : BB.King, Ray Charles, Prince ou Stevie Wonder qu'il compte parmi ses principales influences.
PARCOURS ÉCLECTIQUE que celui de Yann Cole qui le mène, ces dernières années avec les musiciens qui l'entourent habituellement, en solo ou avec diverses formations, sur des scènes telles que le festival de Jazz de St Louis (Sénégal) en 2005, le festival "L'Esprit Jazz" de Paris, le festival "Blues sur Seine" de Mantes la Jolie, La Scène Bastille en 2004, le festival de Jazz de Salon de Provence en 2003 etc... Il collabore sur scène avec Kim Yarbrough, Chris Henry, Big Dez, Larry Crocket, Little Big Band, Tom Mac Kenzie, Chris Anderson, François Faure, Benjamin Hénoq, Philippe Lejeune, Alex Soubry, Johan Dalgaard.
Bassiste expérimenté, compositeur et arrangeur,
Kim vient de New York. À son actif, festivals, performances télévisées, enregistrements live et studio ainsi qu'un album de compositions originales.
Sa grande maîtrise de divers styles le conduit sur tous les continents aux
côtés de nombreux artistes dont Screamin' Jay Hawkins, Bernard Allison, Lucky Peterson, Miriam Makeba, The Last Poets, Eric Bibb, Jocelin Brown, Salif Keita, Ohio Players, Bobby Rush, Liz Mc Comb, Melvin Taylor.
Laurian Daire :
Pianiste, arrangeur, ses influences vont du jazz au funk en passant par la pop, le rock et bien entendu le blues & le gospel. Il s'inspire des grands pianistes des années 60 et 70 que sont Herbie Hancock, Stevie Wonder, Billy Preston, John Lord, Jimmy Smith, Steve Winwood...
Aujourd'hui musicien de studio mais surtout sideman, Laurian parcours la France et l'Europe aux
côtés de nombreux artistes. Il enseigne la musique, compose pour le cinéma et collabore à divers spectacles musicaux et comédies musicales.
Stéphane Minana :
Musicien aux multiples facettes, c'est en découvrant les États Unis, l'Europe et l'Afrique, continent du rythme par excellence, qu'il prend goût aux musiques du monde.
Sa polyvalence et son sens du groove font de lui l'un des "sidemen" les plus demandés de la scène parisienne. Sur scène comme en studio, il accompagne les spécialistes de la soul, du funk, du blues, du jazz, du gospel que sont Boney Fields, Big Dez, ou Nat Jones.
(index)
Jeudi 5
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Time Report Quintet
Armen HYUSNOUNTS (sax),
Khatchik SAHAKIAN
(comp, arr), Arman JALALIAN
(dms, perc),
Eduard
HAROUTYOUNIAN (dms, perc), Vardan ARAKELIAN
(eb), Vardan GRIGORIAN (doudouk, zouma)
Le duo Armen Hyousnunts et Khatchatour Sahakian a été fondé en 1980.
À partir de 1981 jusqu'en 1985, ils jouent en même temps dans l'Orchestre de jazz d'Erévan d'Eduard Bakhchinian. Souren Gasparian (contrebasse) et Rouben Tonikian (batterie) rejoignent le duo en 1984. Le quartette ne changera pas jusqu'en 1992. Il faut noter qu'Aramo, le célèbre chanteur Arménien, a donné son premier concert avec ce quartette. En 1992 Achot Haroutiounian et Vardan Arakelian remplacent Souren Gasparian et Rouben Tonikian et restent dans l'ensemble jusqu'en 1997. Actuellement le Time Report est peut-être le seul orchestre de jazz en Arménie qui fasse du jazz
ethnique.
Khatchatour Sahakyan (piano) et Armen Hyusnounts (saxophone) peuvent être considérés comme les fondateurs du groupe. En 1997 ces deux musiciens ont l'idée de former un groupe qui jouerait les compositions originales
de ses membres. Le percussionniste Alexandre “Sash” Grigoryan et le bassiste Vardan Arakelyan entrent dans le groupe. Au début, le groupe donnait des concerts sous le nom de Quartette Khachatour
Sahakian, ensuite, un an plus tard, ce dernier est transformé en Time Report. Les compositions originales créées par les membres du groupe, harmonieusement colorées et avec un fond folklorique évident et la brillante technique personnelle ont mis Time Report en première place sur la scène contemporaine de jazz d'Arménie.
Tout en étant relativement jeunes, les musiciens ont une bonne expérience dans la musique et une riche biographie créative.
Séparément, ils ont eu des tournées dans plusieurs pays du monde et ont participé aux différents festivals de jazz. Mais en tant que Time Report ils ont fait leur début en octobre 1998. Avec New York
Voices, Night Ark, Géorgi Garanyan, Datévik
Havhannessyan, Mark Johnson et plusieurs autres, ils ont participé au premier festival international de jazz “Yerevan - 98” où ils ont confirmé leur haut niveau, et ont obtenu la haute appréciation des professionnels et l'amour des auditeurs.
En automne 1998 Time Report a enregistré aux
États-Unis son premier album “Songs without words - __”, chez Barseghian Records. Selon Khatcatour
Sahakian, le chef du groupe, ils ont assez de matériel pour signer leur troisième album, qui, cette fois-ci, ne contiendra que les compositions originales des membres du groupe.
Concert tours:
1998-2000 Festival International de Jazz à Erevan, Arménie
2000 Expo à Hannover, Allemande
2001 Festival International de Jazz à Tiflis, Géorgie
2002 Concert à Yerevan
2003, février “Armenner” show programme en France: Paris, Lion, Marseille (toutes les compositions arrangées & réalisées par Khatchatour
Sahakian)
2005, mars Concerts en Suisse: Genève, Lausanne, Fribourg
2005, avril Concert à Erevan, Arménie
2005, juin Expo à Japon: Nagoya, Aichi, Tsukude.
(index)
Samedi 7
octobre 2006 à 19h
Entrée
: 17 €
Les DESIN'VOLT
invitent Anaïs KAEL, EMKLEM et Ruby
BRUNE ; en tête d'affiche : TETARD
LES DESIN'VOLT, célébration des musiques autoproduites et indépendantes, et découverte de la scène émergente du 75, invitent les dénicheurs de nouveaux talents et les supporters de la scène indépendante à
2 rendez- vous :
o le 7 octobre 2006, 19H
en découvertes du 75 : Anaïs KAEL, EMKLEM et Ruby BRUNE
en tête d'affiche : TETARD
o le 8 octobre 2006, 19H
en découvertes du 75 : BUZINPARIS, MORIARTY et DJAMIDJAN KOLY
en tête d'affiche : SPLEEN
Depuis le rock alternatif des années 80, rien ne laissait supposer que la musique s'opposerait à nouveau aux choix imposés par l'industrie musicale de laquelle beaucoup de groupes se sont vus rejetés. Face à une réelle recrudescence d'artistes porteurs de véritables valeurs, telles que l'authenticité, le message, l'imperfection créatrice, Ils ont créé leurs propres codes.
C'est à cette musique (car nous la considérons unique malgré la diversité de ses styles) que les STUDIOS SMOM souhaitent rendre hommage, à tous ceux dont le but n'est pas uniquement de se placer sur un marché, mais plutôt de faire partager ce qu'ils aiment, et, par ce biais, transmettre sur scène « le feu sacré » qui les maintient en vie, ou plutôt en VOLT.
Les DESIN'VOLT c'est aussi un moyen de mettre un coup de projecteur sur les artistes, en voie de professionnalisation et en autoproduction, de la scène émergente du 75.
Ainsi, via les DESIN'VOLT, un dispositif de repérage a été mis en place pour les artistes parisiens en voie de professionnalisation et en
autoproduction.
Parmi les 126 candidatures reçues, vous découvrirez sur scène les 6 nouveaux talents sélectionnés pour leur maturité et leur qualité artistique, qui passeront sur scène en conditions professionnelles et rémunérées
; ainsi, ce sera à vous de les soutenir et, pourquoi pas, de les suivre dans leur parcours prometteur…
Un accompagnement sera proposé à 2 d'entre eux, (retenus à l'issu des lives organisés au New
Morning) leur permettant d'approfondir leur projet artistique et professionnel, accompagnement encadré par liFe
liVe, le Coach, l'Ecole Atla et Musiques Tangentes.
Pour plus de renseignement, rendez-vous sur le : www.studios-smom.fr
(index)
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Dimanche 8
octobre 2006 à 19h
Entrée
: 17 €
Les DESIN'VOLT
invitent BUZINPARIS, MORIARTY et DJAMIDJAN KOLY
; en tête d'affiche :
SPLEEN
LES DESIN'VOLT, célébration des musiques autoproduites et indépendantes, et découverte de la scène émergente du 75, invitent les dénicheurs de nouveaux talents et les supporters de la scène indépendante à
2 rendez- vous :
o le 7 octobre 2006, 19H
en découvertes du 75 : Anaïs KAEL, EMKLEM et Ruby BRUNE
en tête d'affiche : TETARD
o le 8 octobre 2006, 19H
en découvertes du 75 : BUZINPARIS, MORIARTY et DJAMIDJAN KOLY
en tête d'affiche : SPLEEN
Depuis le rock alternatif des années 80, rien ne laissait supposer que la musique s'opposerait à nouveau aux choix imposés par l'industrie musicale de laquelle beaucoup de groupes se sont vus rejetés. Face à une réelle recrudescence d'artistes porteurs de véritables valeurs, telles que l'authenticité, le message, l'imperfection créatrice, Ils ont créé leurs propres codes.
C'est à cette musique (car nous la considérons unique malgré la diversité de ses styles) que les STUDIOS SMOM souhaitent rendre hommage, à tous ceux dont le but n'est pas uniquement de se placer sur un marché, mais plutôt de faire partager ce qu'ils aiment, et, par ce biais, transmettre sur scène « le feu sacré » qui les maintient en vie, ou plutôt en VOLT.
Les DESIN'VOLT c'est aussi un moyen de mettre un coup de projecteur sur les artistes, en voie de professionnalisation et en autoproduction, de la scène émergente du 75.
Ainsi, via les DESIN'VOLT, un dispositif de repérage a été mis en place pour les artistes parisiens en voie de professionnalisation et en
autoproduction.
Parmi les 126 candidatures reçues, vous découvrirez sur scène les 6 nouveaux talents sélectionnés pour leur maturité et leur qualité artistique, qui passeront sur scène en conditions professionnelles et rémunérées
; ainsi, ce sera à vous de les soutenir et, pourquoi pas, de les suivre dans leur parcours prometteur…
Un accompagnement sera proposé à 2 d'entre eux, (retenus à l'issu des lives organisés au New
Morning) leur permettant d'approfondir leur projet artistique et professionnel, accompagnement encadré par liFe
liVe, le Coach, l'Ecole Atla et Musiques Tangentes.
Pour plus de renseignement, rendez-vous sur le : www.studios-smom.fr
(index)
Lundi
9 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 20 €
Duke
ROBILLARD BAND
Duke
Robillard (g,
voc)
DERNIER ALBUM : GUITAR GROOVE-A-RAMA
Un nouvel album dans lequel Duke rend hommage à ceux qui l'ont influencé
Duke Robillard a été élu quatre fois « Blues guitarist of the year » aux W.C. Handy Awards. Il est le père fondateur de Roomful of blues et il a remplacé Jimmy Vaughan chez Les Fabulous Thunderbirds. Dans ce GUITAR GROOVE-A-RAMA, il a tenu à rendre hommage aux guitaristes qui l'ont précédé et influencé et à utiliser une palette de tous les styles qu'il aime et qu'il pratique.
L'album commence avec « Do The Memphis Grind », un coup de chapeau en direction de James Burton et Steve Cropper. Puis le voyage continue et Duke explore le Delta Blues (« Gambler's Blues »), le Jazz et le Gospel (« Sunday morning »), le Chicago Blues (avec le « One Way Out » de Sonny Boy Williamson), la Soul de Ray Charles (« I'll Do Anything But Work »), le Country/Blues de Bob Dylan (« Down Along the Cove ») et même le Folk irlandais (« Danny Boy »). Mais le top de l'album c'est ce « Blues-A-Rama », dans lequel Duke rend hommage successivement à dix maîtres de la guitare bluesy dans un enregistrement chaleureux et capturé live en studio.
Ce nouvel album est enregistré principalement en trio, formule qui met en valeur le travail instrumental de Duke et qui permet également à ce dernier d'utiliser une bonne partie de son impressionnante collection de guitares. Le groupe comprend également Marc Texiera (drums et percussions) ainsi que Jesse Williams et Marty Ballou à la basse. Les invités sont Doug James au sax baryton, Bruce Bears à l'orgue Hammond et Al Basile au cornet. L'album a été enregistré dans le studio de Duke (Duke's Mood Room) à Pawtucket, Rhode Island
Dixiefrog - DFGCD8589
(index)
Mardi
10
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Nicolas FOLMER
Quartet
Nicolas
Folmer (tp), Pierre-Alain Goualch (p), Jérôme
Regard
(cb), Thomas Grimomprez (dms)
Victoire de la Musique 2005 pour la co-direction du Paris Jazz Big Band - 2 Django d'Or 2005 catégorie “Nouveau Talent” & “Artiste Confirmé”
DERNIER ALBUM : “I comme Icare” - Cristal Records/Abeille sorti le 29 octobre 2004
Considéré depuis quelques années comme un des plus grands espoirs du jazz en Europe, Nicolas Folmer propose à travers ce premier disque un répertoire autour de compositions originales qu'il a écrites dans
leur intégralité.
Une musique très personnelle, magnifiquement arrangée et servie par des musiciens exceptionnels. On retrouve en effet dans ce disque des complices de longues dates, avec lesquels Nicolas a eu l'occasion de jouer dans de nombreuses formations : Alfio Origlio (piano), Ira Coleman (contrebasse), André Ceccarelli (batterie) et Stéphane Guillaume (saxophone-invité). Que ce soit avec ces musiciens ou avec les artistes qui se produisent à ces côtés sur scène, il ne cesse de développer une musique inventive et créative, où des arrangements judicieux mettent parfaitement en évidence les talents d'écriture de Nicolas
Folmer.
À travers un discours très libre, les différents solistes qui constituent cette formation s'expriment magnifiquement et peuvent laisser libre cours à leur imagination et à leur qualité d'improvisateur. Un premier opus qui révèle Nicolas Folmer comme étant un soliste incontournable, à découvrir sur scène lors de ces prochains concerts.
Musiciens concert : Nicolas Folmer (tp) Pierre-Alain Goualch (p) Jérôme Regard (ctb) Thomas Grimmonprez (bt)
Il propose aujourd'hui un recueil de ses compositions, synthèse entre un travail d'orfèvre sur des mélodies originales et un développement personnel de la liberté dans l'improvisation.
(index)
Mercredi
11
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Boney FIELDS
& THE BONE'S PROJECT
Boney FIELDS (tp, voc),
Mike ARMOOGUM (b), Nadège DUMAS (sax, voc),
Pierre CHABRELE (tb, voc), Hervé SAMB (g, voc),
Kiko MATTIOLLI (dms), Jerry LEONIDE (kb,
voc)
Voir le Bone's Project sur scène, c'est faire l'expérience d'un spectacle musical total : cohésion du groupe, puissance des arrangements, virtuosité des solistes, le tout lié par un sens de l'entertainment magnifié par le véritable talent de showman de Boney. Voilà quelques adjectifs pour tenter de décrire un tel événement. Ce band est une telle machine à groove que l'on est pris par la fête.
Bone's Project c'est un funk survolté, un blues rempli de tabasco et de vitamine C. Ca ouï bon la Motown de James Brown, quelques accords reggae viennent discrètement s'installer pour repartir en notes festives. Le trompettiste de Luther ALLISON et d'Alpha
BLONDY, Boney FIELDS, explose littéralement sur scène, une tonus incroyable qui le conduit à parcourir chaque petit millimètre de la scène. C'est la fête et le public ne s'y trompe pas. Les solo de guitare sont magiques, ceux de la saxophoniste sont jouissifs comme sur ce « Mojo Working » pêchu et funkysant ! Des slow blues à des morceaux plus
boogie, tous les musiciens prennent une réelle part dans chaque morceau. Les duels musicaux fusent et font le plaisir de l'auditoire. Boney s'amuse et s'éclate avec le public. (…). Vous l'aurez compris, Boney FIELDS est un vrai showman ! ! !
[Source : Dossier presse]
(index)
Jeudi
12
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
David WALTERS
David
Walters (g, voc)
DERNIER ALBUM : AWA
Installé à Marseille depuis cinq ans, David Walters a baptisé son
dernier opus Awa. Aux Antilles, chapelet d'îles dont est originaire sa famille, Awa veut dire «non». Plus qu'un refus, ce non est pour David, une ouverture : «
Quand tu dis non à des comportements ou des opportunités qui ne te conviennent pas, tu te donnes les moyens de laisser respirer la relation, la rencontre, pour que puisse émerger ce qui est bon
» explique-t-il simplement. « C'est un non positif en quelque sorte, un chemin de vie
» ajoute David qui chemine au quotidien avec le sourire, devinant d'instinct que l'énergie qui en découle est sa force.
Sa vie, David l'a commencée à Paris. « Pendant les grandes vacances, je découvrais les Antilles
» se souvient-il. « J'en garde un souvenir mitigé. Au pays, des jeunes de mon âge m'ont bien fait comprendre que je n'étais qu'un métropolitain
». Cette discrimination qui le choque, le peine, renforce à contrario son désir d'affirmation de son identité noire incarnée jusque là par sa fascination pour des athlètes tel Jesse Owens ou pour les chantres de Blaxplotation que lui a fait découvrir sa mère sur vinyle.
Conçu non loin de la Canebière dans un appartement bercé par la rumeur de la Cité de Phocée, les bleus du ciel, de la
mer, Awa est un voyage. « Je suis un négropolitain qui a grandi là, un p'tit gars de métropole qui aurait pu passer à côté de son histoire. Ce n'est que tard, en
fait peu de temps avant de m'installer à Marseille, que j'ai eu envie de retrouver cette partie de moi. Je suis retourné à la source, en
Afrique puis aux Caraïbes. Ça m'a décomplexé sur le plan humain et artistique. Là-bas, tu chantes, danses, joues des percus toute la journée. C'est une approche de la musique plus spontanée.»
Sa Signature sur Ya Basta, le label de Gotan Project, donne un nouvel élan à l'artiste. «
Au départ, Awa n'avait pas cette allure. Je ne chantais pas forcément. Il y avait plein de
featurings. J'étais plus dans la posture d'un DJ qui construit son album titre par titre, plutôt que dans celle d'un chanteur qui cherche à raconter son histoire au fil de l'album. Cette évolution vers un traitement plus acoustique, plus joué a pris trois ans. Plutôt que de rager contre une date de sortie qui tardait à venir, je me suis adapté, cherchant à le faire évoluer sans cesse. J'ai trouvé un nouveau rythme, un rythme que je n'avais ni en tant que sportif, ni en tant que
DJ. Dans un cas comme dans l'autre, tu es plus dans la performance que dans l'émotion.» Dévoreur de premières parties, David a séduit les publics de Lenny
Kravitz, Morcheeba, Jamiroquai et d'autres encore dans des salles dont le nom fait rêver (Grand
Rex, Olympia, Arènes de Nîmes…). «
La scène est un redoutable effet miroir ! Tu as beau avoir répété 200 fois, quand tu es face au public, mieux vaut donner l'essentiel. Quand j'ai réalisé ça sur scène, seul avec mes instruments (guitare, percussions, cristal
Baschet), mes pédales d'effets et mes samplers, ça a rénové ma façon de concevoir mes titres. La scène te renvoie bien autre chose qu'un code barre sur une pochette. Ce n'est pas un plat surgelé au goût standard. La scène, c'est de la grande cuisine. Il faut avoir les yeux et les oreilles en alerte. C'est fragile, précis. C'est une tambouille qui procure beaucoup d'excitation, de bonheur.»
(index)
Vendredi
13
octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Lloyd COLE
+ GUEST
Le mythique Llyod Cole revient enfin avec un album à paraitre chez Sanctuary /Pias fin septembre pour une date unique en France !!! En duo sur scène.
(index)
Samedi
14 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Will CALHOU
NATIVE LANDS - JVC Jazz Festival
Will CALHOUN
(dms), Greg OSBY (asax), Mark KELLEY (cb),
Corey WILKES (tp, cor), Orrin EVANS (p,
kb)
Will Calhoun, mythique batteur new-yorkais du groupe rock Living Colour présente “AZA” sa fantastique formation qui nous sert un mélange original de jazz, world et électro aux pulsions aussi improvisées qu'époustouflantes. Le virtuose des baguettes s'est donc entouré de la fine fleur du jazz. Ainsi retrouve-t-on au sein
d'AZA, l'émérite trompettiste de jazz Corey Wilkes, le jeune loup en matière de basse, Mark Kelley et le virtuose du piano et du jazz tous styles confondus, Orrin Evans. Will Calhoun et AZA nous promettent donc un feu d'artifice unique pour le plus grand plaisir des yeux comme des oreilles.
Greg Osby promène sa silhouette un peu rondouillarde depuis pas mal de temps sur la route sinueuse et passablement escarpée qu'empruntent les musiciens de jazz qui, souhaitant se défaire des habits trop serrés que leurs illustres collègues leur ont légués
– cadeau empoisonné – et sans doute aussi dotés d'une sensibilité musicale un peu plus développée que les autres, ont choisi de diriger leurs pas vers les broussailles qui ne repoussent plus sur la terre stérile des sentiers battus. Si son parcours peut-être considéré, somme toute, comme tout à fait classique
– des débuts à la clarinette, puis la flûte avant d'adopter définitivement le saxophone alto qu'il fait vibrer, dans son adolescence, au sein d'orchestres de funk ; un passage dans le fameux Berklee College of Music de Boston, ensuite, qu'il quitte un mois avant la fin des enseignements pour rejoindre New-York en compagnie d'amis musiciens
– il n'en va pas de même de la musique qu'en brillant modeleur d'harmonies, il nous donne à écouter depuis quelques disques. Il excelle par les compositions puissamment inventives, on discerne l'expression d'une voix authentique, celle d'un artiste de jazz qui fait parti du cercle très fermé de ceux qui s'attachent à faire avancer cette musique.
(index)
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Dimanche
15 octobre 2006
Entrée
: 17 €
21h
: Lionel LOUEKE -
Jean TOUSSAINT Duo - JVC Jazz Festival
Jean TOUSSAINT (ssax, tsax),
Lionel LOUEKE (g)
Le premier et un guitariste rare auquel quelques majors font les yeux doux depuis qu’il a été repéré (et embauché) par Herbie Hancock, Wayne
Shorter, Terence Blanchard ou Sting. Le second possède un son d’une ampleur impressionnante et un jeu d'une rare élégance. Le Béninois propose une musique personnelle sensible, spirituelle. Jean Toussaint illustre le propos en transportant cette musique dans son propre univers proche de Wayne
Shorter. Une heureuse rencontre.
22h
: Donald BROWN
Trio Featuring Jérôme BARDE -
Stéphane BELMONDO - JVC Jazz Festival
Donald BROWN (p),
Billy KILSON (dms), Essiet ESSIET (cb)
Les compositions de Donald Brown sont renommées et pourvues d'une écriture inventive et lyrique. Si bien que Ron Carter a récemment déclaré : « Pour ceux qui écoutent du jazz comme ceux qui en jouent, et demandent :
" où et quand apparaîtra le prochain compositeur significatif pour le répertoire du
jazz ", inutile d'attendre Donald Brown est là ! » Remarqué
dans les années 80, aux cotés d'Art Blakey et les Jazz Messengers, mais aussi aux côtés de Donald Byrd, Art Farmer, Freddie Hubbard, Joe Henderson etc. Compositeur réputé, Donald Brown est aussi un des pianistes les plus accomplis de sa génération. Ben Ratlif du New York Times a pu dire : « au-delà de sa faconde sudiste, un jeu d'une fraîcheur rare ». Il est ici à la tête de son trio régulier avec Essiet Okon Essiet et Billy Kilson et invite la crème du jazz Parisien : Stéphane Belmondo et Jérôme Barde.
(index)
Lundi
16 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Elisabeth KONTOMANOU - JVC Jazz Festival
Elisabeth KONTOMANOU (voc),
Eric LOHRER (g), Mathias ALLEMANE (cb),
Donald KONTOMANOU (dms)
Elisabeth Kontomanou renoue avec la tradition des grandes divas américaines du genre, Carmen Mc Rae, Ella Fitzgerald ou Billie Holliday, et s'impose comme la nouvelle révélation du jazz vocal. Née en France d'un père guinéen et d'une mère grecque, la chanteuse a longtemps été nomade avant de s'installer, pour un temps, sur la terre promise des
États-Unis. Ses blues déploient une grande liberté vocale et aiment s'évader des contraintes harmoniques, avec générosité et vitalité. Elisabeth Kontomanou a chanté avec des jazzmen tels Michel Legrand, Leon Parker, Mike Stern ou Alain Jean-Marie. Elle a remportée une Victoire de la Musique Jazz en 2006.
(index)
Mardi
17 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Rebekka BAKKEN
- JVC Jazz Festival
Rebekka BAKKEN (voc),
Per LINDVALL (dms), Lars DANIELLSON (b),
Staffan ASTNER (g), Jesper NORDENSTRÖM (p, kb)
Il y a des chanteuses que l'on croit connaître dès la première
note : le côté intime de la voix, ou les nuances subtiles du discours, font qu'une personnalité entière prend forme dans notre imagination. Rebekka Bakken est une telle chanteuse. Avec ses précédents albums, elle avait su créer son propre espace dans une scène musicale déjà occupée avec des disques dont les accents vibraient de sens et dont les mélodies faisaient disparaître les frontières musicales. Pour son nouvel album « I keep my Cool », elle creuse les climats et les grooves qui avaient déjà tant ému la critique. Aujourd'hui, en révélant sa maturité croissante de chanteuse et ses talents d'arrangeur-compositeur avec de nouvelles chansons originales, elle affirme : «
La musique est toujours sortie d'un endroit en moi qui est plein de joie. La musique n'a jamais été un travail pour moi, mais toujours une pure
joie ; elle s'est installée pendant mon adolescence et elle ne m'a jamais quitté.»
Cette nouvelle production toute en retenue saisit la voix de Rebekka dans sa forme la plus sensuelle. Riche de sens, elle exige notre attention, et ses chansons, tantôt investigation de soi, tantôt quête spirituelle, s'attardent dans notre esprit longtemps après la dernière note.
(index)
Mercredi
18 octobre 2006
Entrée
: 17 €
21h
: Robert GLASPER
Trio - JVC Jazz Festival
Robert GLASPER (p),
Vicente ARCHER (cb), Damon REID (dms)
À 28 ans, Robert Glasper est probablement le meilleur pianiste de sa génération. Il a véritablement absorbé l'histoire moderne du piano jazz, Herbie Hancock et Keith Jarrett n'ont pas de secret pour lui, et il semble posséder des moyens illimités avec une fraîcheur et une inventivité de tous les instants. En 2003, Jazzman titrait déjà : « Robert Glasper ou le piano en apesanteur » et lors de son dernier passage au festival Blue Note, Le Monde disait : « Robert Glasper a de bonnes idées dans les doigts ». Originaire de Houston, tout d'abord remarqué par Bob Hurst, il s'est rapidement imposé à New York. Il a tourné et enregistré avec Bob Hurst donc, mais aussi Terence Blanchard, Carmen Lundy, Marcus Strickland et Bilal. Après « Mood » sorti sur « Fresh Sound » en 2003, un premier album très remarqué, il a récemment intégré le label Blue Note, et sortit le brillant « Canvas ».
22h
: Kurt
ELLING - JVC Jazz Festival
Kurt ELLING
(voc), Laurence HOBGOOD (p), Rob AMSTER (b),
Frank PARKER Jr (dms)
DERNIER ALBUM - MAN IN THE AIR - BLUE NOTE / CAPITOL RECORDS
Kurt Elling le sait bien, être chanteur de jazz au vrai sens du terme exige la maîtrise de plusieurs rôles complémentaires. Il faut non seulement avoir la maîtrise vocale du swing, mais encore le chanteur doit-il savoir diriger un groupe, composer, faire des arrangements et écrire des poèmes.
À cette liste, Elling a également ajouté le rôle de catalyseur musical. Pour Man in the Air, sixième album de Elling à paraître chez Blue Note Records, l’artiste de 35 ans venu de Chicago a imaginé des textes originaux pour certaines compositions de ces monstres sacrés que sont le saxophoniste John Coltrane, le pianiste Herbie Hancock, le guitariste Pat Metheny et quelques autres chers à son cœur. En chantant lors de ses concerts ces textes qu’il a couchés sur le papier avant de les enregistrer en studio, Ellis espère que le public tombera sous le charme de cette musique qu’il adore, ou qu’il aura plaisir à redécouvrir certaines compositions jadis aimées mais peut-être un peu oubliées.
L’album permet de découvrir l’écriture lyrique de Elling sur dix des douze titres qu’il comporte. Nommé six fois aux Grammy
Awards, Elling s’impose d’ores et déjà comme le maître contemporain de la vocalise, cet art qui consiste à chanter des mots sur les solos instrumentaux. Dès son premier album intitulé Close Your Eyes (1995), ces textes ont eu une place considérable. Et c’était inévitable puisque, non sans ambition, Elling a mis ses talents littéraires au service de grands maîtres de l’improvisation tels que les saxophonistes Wayne
Shorter, Dexter Gordon et Freddie Hubbard.
En comparaison, les défis qu’offre le répertoire de Man in the Air apparaissent encore plus subtils. Cette fois, les morceaux tendent moins aux effets pyrotechniques qu’à la maîtrise de la voix, à la qualité de l’ambiance sonore et à l’utilisation de l’espace. Les paroles sont à la hauteur de cette ambition. Elling s’attaque aux grands thèmes que sont l’amour, la vie, la douleur de la perte et les ressources de l’âme dans toute leur complexité sans se laisser aller aux clichés ou aux platitudes.
“ C’est vrai, le texte a une dimension glamour, mais il y a plus que
cela ”, affirme Elling à propos de “Minuano”, thème de Metheny qui est aussi le premier titre de l’album.
“ Ce que dit le texte, c’est que l’on peut se retourner et rencontrer l’amour au prochain carrefour. Mais cela va au delà du simple
‘Ouah ! Quelle belle fille !’ Il s’agit d’une expérience beaucoup plus transcendante, du style ‘Maintenant, je comprends que l’amour c’est vraiment partager quelque chose de divin’
– et que deux personnes se rencontrent parce qu’elles reconnaissent Dieu ou quelque chose d’elles-mêmes, appelez cela comme vous voudrez. Elles peuvent ainsi partager une essence divine en étant ensemble. Et aussi d’anticiper ce moment avec davantage de joie, au lieu de se demander avec inquiétude quand il va arriver”.
Toute réflexion, même celle sur une expérience laborieuse et à l’arrière-goût amer, débouche sur de l’espoir, bénéficiant de ce que Courtney Pine appelle une vibration supérieure ou “Higher Vibe” selon le thème qui porte ce titre. “Time to Say
Goodbye”, qui n’est autre que le “A Remark You Made” de Zawinul que l’on retrouve sur le célèbre album de Weather Report intitulé Heavy Weather et “A Secret
I”, variation sur le titre original du thème de Hancock “Alone and
I”, évoquent la douleur de la perte d’une manière qui émeut au delà du pathos. Laissons les gens partir, affirme
Elling, et l’amour ne sera pas perdu. Il reste à tout jamais en vous, se régénère et revit, comme neuf.
On a déjà beaucoup parlé de la transformation d’Elling, de cet étudiant qui passa sa licence à la Divinity School de l’Université de Chicago avant de devenir chanteur de jazz. Bien que ses textes reflètent souvent le long parcours philosophique qui est le sien, ils constituent un ensemble bien vivant.
“ Je ne me dis pas : tiens, cette musique me fait penser à telle ou telle expérience
” explique-t-il. “ C’est plutôt l’inverse qui se produit. J’entends quelque chose musicalement. Et si je me dis. ‘Tiens, mais qu’est-ce que cela m’évoque?’ alors il y a exploration. Alors, les petits micro-chromosomes d’un texte peuvent commencer à s’assembler au bout de plusieurs écoutes d’un thème. Souvent, il faut que j’attende d’avoir la moitié des paroles pour savoir de quoi il s’agit vraiment. C’est une expérience extatique, qui vous donne envie de dire
eureka.”
Tel a été le cas avec le titre phare de l’album, écrit en collaboration avec le compagnon musical de toujours d’Elling, le pianiste Laurence
Hobgood. Après avoir pensé que le texte parlait peut-être du scientifique Stephen Hawking ou d’un maître de méditation, Elling a finalement compris que “Man in the Air” parlait d’un autre personnage hors du monde : Wayne
Shorter. Sa présence est évoquée tout au long de l’album par le choix des thèmes et aussi parce qu’il se passe beaucoup plus de choses dans la musique qu’il n’y paraît à la première écoute.
L’histoire de “Resolution”, thème de Coltrane extrait de A Love Supreme
; est elle aussi celle d’une révélation progressive qui aura été nécessaire pour mettre en paroles l’un des thèmes les plus vénérés du jazz. Sur un texte scandé sur un tempo rapide, ce titre débute par une invocation aux
dieux, avant de narrer la rencontre entre un témoin et un prêtre qui regarde s’écouler le fleuve du temps, tel un kaléïdoscope au bord de l’univers, là où toute chose prend fin. Ce titre est un manifeste de virtuosité à tous les niveaux.
Parmi les autres titres, un blues aux paroles très sobres, inspiré du thème “The More I See You” de Hancock, “All Is Quiet” de Bob Mintzer (que Elling avait déjà enregistré pour l’album Club Nocturne de
Yellowjackets)
; “Hidden Jewel”, mélodie complexe de Bobby
Watson ; “Winelight” le célèbre titre de Grover Washington, et “Never My
Love”, titre enregistré pour la première fois par “the Association”. N’hésitant pas à se tourner en dérision, ainsi que ses ambitions littéraires, Elling nous insuffle, en milieu d’album, un vent de légèreté avec le titre “The Uncertainty of the Poet”. Il s’agit d’un thème que Elling avait entendu sur un enregistrement du groupe vocal
Chanticleer. Lui qui débuta dans le
chœur d’église de son père alors qu’il était encore en CE2 conjugue son amour pour le chant choral et sa fascination pour le
multi-pistes. Il plaisante :
“ J’ai toujours grand plaisir à écouter le travail d’une chorale a capella.” Il rit.
“ Et puis, c’est aussi ce que j’aime chanter.”
Comme Elling le sait pertinemment, chanter une musique si difficile n’est possible qu’avec des musiciens exceptionnels. En l’occurrence, les membres de son trio régulier :
Hobgood, le bassiste Rob Amster, et le batteur Frank Parker,
Jr.
“ Je m’appuie complètement sur ma section
rythmique ” déclare-t-il, soucieux de rendre à chacun son dû.
“ Ils me sont extrêmement précieux. Je suis l’un des rares à avoir la chance d’avoir un groupe où chacun connaît parfaitement la direction musicale des autres.” Cet album est le sixième coproduit par Elling et
Hobgood. Parmi les musiciens invités sur cet album, Jim
Gailloreto, originaire lui aussi de Chicago, Paul Wertico et Brad Wheeler déjà présents sur d’autres albums de
Elling, et Stefon Harris, signé lui aussi chez Blue Note.
Elling et son trio continuent à jouer tous les mercredis soirs au Green Mill de Chicago. En juillet 2002, Elling a lancé une rencontre vocale intitulée “Four Brothers” au Park West Theater de Chicago où il était entouré de Jon
Hendricks, Mark Murphy, et Kevin Mahogany. Une tournée du groupe est en préparation. En plus de ses autres projets, Elling écrit actuellement une pièce, il travaille sur un scénario et est administrateur de la Recording
Academy, une fonction qui, espère-t-il, contribuera à faire mieux entendre le jazz dans les hautes sphères de l’industrie du disque.
À l’instar des précédents enregistrements de
Elling, Man in the Air devrait poser les jalons d’une nouvelle direction du jazz vocal. En mettant en avant ses talents d’écriture, Elling prouve encore une fois qu’il est bien un acteur de la diversification des modes d’expression artistique.
“ Ce disque a été vraiment difficile à réaliser
” dit-il, “ parce qu’il était difficile de trouver des paroles qui collent aux thèmes — pas seulement du point de vue de l’écriture, mais aussi du point de vue de l’exécution. Et aussi parce que l’album ne devait pas donner le sentiment d’avoir été trop laborieux, pour que les gens ne se rendent pas compte de tout le travail qu’il m’a demandé. Et ça, c’est vraiment difficile.”
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Jeudi
19 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Leee JOHN
- JVC Jazz Festival
Leee JOHN (voc),
John WATSON (p, kb), David MANSELL (sax, fl),
Neville George MALCOLM (cb), Paul JONES (dms)
Reconversion réussie et inspirée de ce chanteur anglais hors norme dont les tubes planétaires (« It's just an illusion ») nous sont restés collés à l'oreille une bonne quinzaine d'années. Voilà que pendant qu'il affolait les foules, Leee rêvait en fait secrètement de Nat King Cole, Frank Sinatra, Cab Calloway ! Le voici donc qui nous fait redécouvrir les standards de jazz à la lumière de sa «soul touch» si brillante et personnelle, ainsi que ses dernières compositions jamais très éloignées du single qui fait mouche. Ce garçon a décidément le sens de la formule. Par ailleurs, ses milliers de concerts de par le monde en ont fait un «performer» exceptionnel capable de mettre debout les publics les plus rétifs, de 7 à 77 ans ! On vous le dit, que du
bonheur ! Pour un concert « Évènement »...
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Vendredi
20 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Ron CARTER
GOLDEN STRIKER Trio - JVC Jazz Festival
Ron CARTER (cb),
Stephen SCOTT (p), Russel MALONE (g)
Depuis 1959, Ron Carter s'est tracé une biographie à faire pâlir d'envie tous les jeunes jazzmen. De sa participation au célèbre quintet de Miles Davis avec Herbie Hancock, Wayne Shorter et Tony Williams, jusqu'aux multiples récompenses
– dont deux Grammy Awards – en passant par l'écriture d'une série de livres sur le jazz et à l'animation de
master-classes, Ron Carter impressionne. Il a participé à plus de 2000 albums, et ce nouvel album, avec Mulgrew Miller et Russell
Malone, est à la hauteur de sa réputation : de puissantes pattes de velours, un sens du rythme unique, incontournable.
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Samedi
21 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 22 €
Mike STERN
Band - JVC Jazz Festival
Mike
Stern (g),
Lionel CORDEW (dms), Bob FRANCESCHINI (sax),
Anthony JACKSON (b)
Un des meilleurs guitaristes de sa génération, 3 fois nominé au Grammy. Voilà comment définir en quelques mots Mike Stern. Il démarre sa carrière professionnelle en 1975 au sein de Blood, Sweat & Tears. Entre 1979 et 1980, on le retrouve au sein du projet de fusion de Billy Cobham. L'année suivante, il est recruté par Miles Davis avec lequel il restera trois ans. Il participe ainsi au come-back de Miles sur la scène en 1981 (avec Marcus Miller, Al Foster, Mino Cinelu et Bill Evans -sax), et apparaît également sur trois enregistrements, The Man With The Horn, Star People et We Want Miles. En 1983 et 1984, il part en tournée avec Word
of Mouth, la formation de Jaco Pastorius. Puis en 1985, il tourne à nouveau avec Miles Davis pendant presque un an. C'est également cette année-là que sort son premier album Neesh. S'en suit une série d'albums chez Atlantic Records. En 2001, avec Voices, il amorce un virage en intégrant de la voix à son travail avec la participation de la chanteuse Elisabeth Kontomanou. En 2004, il a continué a explorer cette voie sur l'album These Times sortit chez ESC Records.
DERNIER ALBUM “THESE TIMES”
Après un dernier album chez Warner passé littéralement inaperçu, Mike Stern a décidé de rejoindre l'équipe de Cream Records, et de s'entourer d'une sérieuse équipe pour collaborer
à "these times" son dernier album produit par Jim
Beard. On retrouve donc sans trop de surprises, Victor
Wooten, Dennis Chambers, Richard Bona, Kenny Garrett...
Après quelques années passées dans l'ombre, Mike marque ici un retour en force et rappelle qu'il reste un des plus fabuleux guitaristes de sa génération.
À PROPOS DE « VOICES » ATLANTIC – WARNER JAZZ
Le guitariste Mike Stern est un des plus fidèles artistes du label
Atlantic. Il signe d'ailleurs avec Voices sa 8ème collaboration.
Son nouveau projet est comme son nom l'indique placé sous le signe de la voix avec les interventions vocales de Richard Bona (également à la basse sur 4 titres) et de Elizabeth
Kontomanou. De ce fait, le répertoire sonne davantage world-music que
jazz-fusion ; genre auquel Mike Stern nous avait habitué avec ses précédents albums. Les 9 titres qu'il nous présente sont essentiellement de sa plume (à l'exception des paroles de The river qui ont été écrites par Richard
Bona). Une fois n'est pas coutume, de remarquables musiciens l'entourent tout au long de la séance. Il s'agit entre autres de Jim Beard (claviers), Dennis Chambers et Vinnie Calaiuta (batterie), Chris Minh Doky (contrebasse), Michael Brecker (Saxophone)… Une très belle équipe !
Cette heure passée en si bonne compagnie est somme toute agréable de part la richesse et la fraîcheur qu'apportent les dialogues guitare-voix. ZICLINE
À PROPOS DE « THESE TIMES » Cream Records / 2003
Depuis sa collaboration restée fameuse avec Miles Davis au début des années 80, Mike Stern a souvent pâti d’une réputation de ferrailleur doué mais cependant un peu en mal de renouvellement de la fusion.
Ça n’est pourtant pas faute d’avoir, depuis ses débuts, éprouvé son talent dans des contextes aussi divers et exigeants que Step
Ahead, ou encore les groupes de David Sanborn et Joe Henderson. Le blues, donc, mais aussi un
goût avéré pour les fulgurances distordues du rock fondent chez Mike Stern un jeu à la fluidité immédiatement reconnaissable qui n’ignore cependant rien des possibles aériens du doigté bop, avec à l’arrivée un univers qui trouve paradoxalement ses limites dans une virtuosité peut-être un peu trop paramétrée. De ce point de vue précisément, « These times » marque peut-être bien un tournant dans l’œuvre du guitariste, avec notamment l’irruption sans complexe aux côtés de notre homme du météore camerounais de la basse, Richard
Bona, présent sur quatre morceaux. Est-ce un hasard si ceux-ci sont à la fois les plus mélodieux et les plus oniriques de l’album ? Fidèle à ce qui tend à devenir un peu sa marque de fabrique, Bona vocalise autant qu’il fait chanter sa basse, avec toujours cette légèreté qui confère aux compositions du leader une
fraîcheur aussi enchanteresse qu’inhabituelle. Les vocaux d’Elisabeth Kontomanou renforcent sur les autres morceaux une forme d’enracinement ethnique de ce disque qui fait apparaître par ailleurs une attention toute particulière portée à la mise en place des sections rythmiques : Will Lee et Victor Wooten alternent à la basse, tandis que Dennis Chambers et Vinnie Colaiuta rivalisent d’invention à la batterie pour ce qui est sans doute, à ce jour, le disque le plus abouti de Mike
Stern. Edmond M. KOULA – AFRIKARA
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Lundi
23 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
André CECCARELLI
Trio
André CECCARELLI (dms),
Birelli LAGRENE (g), Joey DE FRANCESCO (org)
ALBUM : « Avenue des Diables Blues » avec Biréli Lagrène (guitare) et Joey DeFrancesco (orgue) - sortie le 10 octobre 2005 (Dreyfus Jazz)
« Le tempo, fiston, garde le tempo ! ». Ce conseil que lui donnait son père, batteur lui-même, André Ceccarelli l'a toujours en mémoire. Mieux, il le connaît sur le bout des doigts. Aux abords de la soixantaine, « Dédé » dégage toujours la joie de jouer qui habitait le teenager montant à Paris pour faire ses premières armes dans un groupe de rock (les Chats Sauvages). Ajoutez à cela une expérience tout terrain
– de l'accompagnement des chanteuses aux grandes formations
– et vous comprendrez pourquoi dès 1998, la Sacem décernait à « Mr.Ceccarelli » son Grand Prix du Jazz pour l'ensemble de sa carrière.
Ne vous y trompez pas ! Le maître-batteur niçois n'est pas musicien à se reposer sur ses lauriers. Il conduit, tambour battant, son tout nouveau trio avec la fraîcheur d'un junior. Ses deux comparses se montrent à la hauteur: Biréli Lagrène, virtuose de la guitare, un complice qu'il avait déjà invité sur son dernier album (Carte Blanche Dreyfus Jazz 2004) et Joey DeFrancesco, organiste américain de la lignée de Jimmy Smith. Ces trois-là n'engendrent pas la mélancolie et mettent allègrement le feu avec une musique à déguster comme elle vient.
André, Biréli et Joey n'ont pas besoin de « round d'observation » pour entrer dans le vif du
sujet –le fameux tempo cher à Papa Ceccarelli– avec un classique de Miles Davis,
Nardis, qui ouvre un album enregistré dans les conditions d'un concert live. Générosité, ampleur, rythme, le cocktail est servi. Changement de registre dans un grand standard de Duke Ellington, Sophisticated
Lady : « Dédé » sait se faire oublier pour mettre en valeur ses solistes dans une atmosphère romantique. Avec l'inoxydable
Summertime, le trio affiche sa cohésion dans un hommage à Jimmy Smith, un des maîtres du trio
orgue-guitare-batterie. Après un intermède (Prélude) constitué par un solo de batterie du « patron » (deux petites minutes de bonheur), « Dédé » relance la machine dans April in Paris où Biréli fait admirer sa vélocité tandis que Joey « tricote » avec légèreté.
Dans 3 Views Of A Secret, titre du mythique bassiste Jaco
Pastorius, les trois compères démontrent qu'ils partagent bien le même point de vue sur l'art de la ballade. Comme ils témoignent de la même ardeur dans la composition Avenue des Diables Blues, d'André
Ceccarelli, qui donne son nom à
l'album : Dédé, Biréli et Joey se donnent à fond,
cœur et tripes, sur un tempo d'enfer. Le temps est venu de la rêverie avec les deux titres suivants : La Vie en Rose d'Edith Piaf
(Biréli tout en finesse, Dédé souple, élastique), et Sunrise de la jeune prodige vocale Norah Jones (bel exercice de Dédé aux balais). Une respiration avant un tonique The Song Is
You, grand standard de
Jérôme Kern et Oscar Hammerstein II, qui vient boucler l'album. Chacun de nos trois compères lâche ses dernières forces dans la bataille (toute amicale). Le bouquet final d'un feu d'artifice dédié au rythme et à la musicalité.
Avec Avenue des Diables Blues, André Ceccarelli manifeste non seulement ses qualités de musicien (« un félin du
jazz qui fait sonner son instrument comme il parle, avec son charmant accent du midi », apprécie Didier Lockwood), mais il inscrit aussi l'une des plus belles pages d'un des formats les plus forts en swing du jazz, le trioorgue-guitare-batterie. Et quel tempo !
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Jeudi
26 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
SOLSIDE
Nelson PALACIOS (vl, voc),
Arthur LAVILLA (g), Edwin SANZ (congas, congas, rap),
SONAO (dms, dms), Yatte RAMOS (fl, voc),
Ricardo IZQUIERO (tsax), Pablo O. CEPEDES (asax),
Raul HERNANDEZ (timbals, dms, voc)
Autant le dire tout de suite, les amoureux de musique latine (et pas seulement!!!) risquent d'être surpris par cette association récente entre Nelson Palacios et Arthur
Lavilla. Depuis 2004, ils sont à l'unisson sous le nom de Solside. Ensemble, ils écrivent, composent et interprètent une musique afro-latine pleine de créativité et d'audace qui démontre une fois encore qu'il existe en la matière des chemins de traverse qui valent le détour.
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Vendredi
27 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
WISE
Julien BIROT (g, prog),
Robin NOTTE (p, kb), Julien CHARLET (dms),
Alex TASSEL (tp), Nicolas LEROUX (voc),
Jean-Claude KEBAILLI (b)
Wise (désormais Julien Birot et Robin
Notte) propose une musique cinématique, BO d'un voyage intérieur, où l'esprit s'évade vers des contrées étranges et
inconnues. Wise s'éloigne de l'influence Funk 70's pour fusionner toujours plus le jazz et la musique électronique actuelle. Sur scène, le quintette invite la voix de Nicolas
Leroux (chanteur d'Overhead), voyage garanti...
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Samedi
28 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Boubacar TRAORÉ
Boubacar TRAORE (g, voc)
Boubacar
Traoré, dit Kar Kar, est une contradiction harmonieuse, un musicien dont l’art et la biographie surprennent moins par l’équilibre que par les extrêmes. Dans les années soixante, une idole pour toute la côte ouest-africaine, oublié dans les années soixante-dix, redécouvert dans les années quatre-vingt et dans les années quatre-vingt-dix accomplissant de longues tournées à travers l’Europe et les
États-Unis.
Voilà les données en gros de sa carrière. Il a été comparé avec de nombreuses stars de la musique pop. La comparaison avec Elvis Presley a été également mise à contribution ainsi qu’avec Robert Johnson, Johnny Hallyday ou Chuck Berry. On qualifie sa musique de blues ? Toutes ces comparaisons montrent bien qu’il est impossible de définir les chansons de Kar
Kar. Nous les Européens ou les Américains, nous avons besoin de telles comparaisons pour comprendre un artiste qui est, au fond lui-même, un monde musical en soi.
Lorsque dans les états industriels occidentaux, nous entendons le terme de « blues », un pêle-mêle de centaines de sons nous rappelant tant de choses revient en notre mémoire
; mais la musique de Kar Kar n’est pas de cet ordre. Il n’est pas non plus funky comme le Godfather of Soul James Brown avec lequel on le compare aussi à l’occasion. En tout et pour tout, ceci n’est qu’une expression du statut dont il jouit chez lui au Mali auprès de ses collègues musiciens et de ses compatriotes. Si l’on considère le « blues » non comme forme musicale mais comme expression de sentiments, on réussit à se rapprocher quelque peu de sa musique.
Kar Kar fait ce qu’il a toujours voulu faire : de la musique. Pour lui, cette musique
ce sont des mélodies, des chansons que son instrument accompagne en chantant la seconde voix. « La guitare m’a attiré comme par magie », c’est ainsi qu’il essaie d’expliquer ses rapports avec son instrument. Il n’entend pas sa guitare interpréter les accords de blues des chanteurs aux mêmes affinités musicales que lui dans les
États du Sud ; non, sa guitare pétille comme une kora. Par
ailleurs, le blues du Mali n’a pas ces structures que nous connaissons de la version américaine. Le blues nous sert de terme général, tel un essai d’explication parce que le
Kassonké, il a grandi dans cette tradition musicale, ne pourrait être une description compréhensible pour nous.
On entend ses origines dans sa musique, lui qui est issu de l’ouest du Mali : Kayes, sa patrie et sa nostalgie en parts égales. Son amour pour cette patrie et ses habitants est grand, même s’il critique de temps en temps avec dureté les administrateurs de ce pays et ses compatriotes. Quarante années dures et remplies de tribulations sont tissées dans les histoires calmes de ses chansons, et pourtant ce sont la chaleur et l’amour qui dominent.
Kar Kar est un conteur d’histoires et puisqu’il refuse à donner des explications, à interpréter ces histoires, il ne nous rend pas la tâche facile, nous qui voulons comprendre le sens et le fond de ces histoires, nous qui sommes si assoiffés d’images. Il parle des traditions africaines dont le symbolisme et l’exotisme ne livrent souvent pas leurs secrets aux blancs. Il chante l’amour avec toutes ses nuances humaines et tragiques, l’amour pour sa première femme décédée, pour ses enfants sans que la douleur qui pèse sur le destin tragique de cet amour, n’alourdisse ou ne fasse souffrir ses chansons sous le poids de l’affliction.
Boubacar Traoré n’est pas un musicien dont les chansons peuvent être expliquées, dont on doit analyser les images et les états d’âme. On doit se livrer corps et âme à elles. Et alors on fera peut-être l’expérience d’une Afrique au-delà des clichés et des préjugés.
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Lundi
30 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Susanne ABBUEHL
Susanne
Abbuehl (voc),
Wolfert BREDERODE (p), Christof MAY (cl, bcl),
Lucas NIGGLI (perc)
DERNIER ALBUM : “Compass” - ECM - CD 987 193-4
Enfin, le second album très attendu de la chanteuse Susanne Abbuehl chez
ECM. Une chanteuse déjà culte qui s'impose par son originalité auprès du public et des médias. Un programme fascinant, mêlant arrangements de textes poétiques et de compositions originales, jazz et folk. Des atmosphères intimes proches de la Musique de chambre. Participation du célèbre clarinettiste français Michel Portal sur deux thèmes de l'album.
L'album « Compass » est un voyage au travers d'un vaste univers musical avec : Un magnifique thème « Where Flamingos Fly ». Des musiques de Chick Corea et Sun Ra, sur des paroles de Susanne
Abbuehl. Des arrangements sur des écrits de James Joyce, William Carlos Willams et de l'écrivain Feng
Meng-Lung, contemporain de la dynastie Ming. Des chansons traditionnelles sur des arrangements inspirés par Berio. Et « Bathyal », une composition originale. Un album où l'ambiance ballades intimistes prédomine sur un tempo lent et sensuel.
Le groupe d'Abbuehl a gagné en maturité et en assurance depuis ses débuts avec l'album « April », sorti en octobre 2001. Susanne est toujours magnifiquement accompagnée par le clarinettiste Christof May et le pianiste Wolfert
Brederode, mais avec un nouveau batteur Lucas Niggli qui apporte une subtile couleur à l'ensemble. Sur deux thèmes dérivés de Berio, Michel Portal s'est joint à l'ensemble.
Avec ce second album, Susanne Abbuehl se montre plus qu'à la hauteur des promesses esquissées. Abbuehl sans aucun doute a trouvé une voie, et elle se démarque singulièrement de la foule anonyme des chanteuses de jazz. Suivant son instinct et ses intuitions, elle a su trouver un public qui sait apprécier le jazz, la poésie et l'ambiance feutrée de ses thèmes.
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Mardi
31 octobre 2006 à 21h
Entrée
: 17 €
Jimmy SCOTT
and
THE JAZZ EXPRESSIONS
Jimmy Scott (voc),
Hilliard GREENE (b), TK BLUE (asax), Aaron GRAVES (p),
Dwayne COOK BROADNAX (dms)
Inclassable, indéfinissable... Lou Reed dit de lui
" Il a la voix d'un ange et peut briser votre cœur
".
DERNIER ALBUM : THE ESSENTIAL JIMMY SCOTT - sorti en août 2006 - Metro Double (Union Square Music)
Avec sa silhouette de grand-mère chétive et son visage d'éternel bambin, Jimmy Scott aurait pu prendre place aux côtés de Ed "Cercueil" Johnson et de Ted "Fossoyeur" Jones, les deux flics blacks des romans policiers de Chester Himes. Mais l'écrivain n'aurait probablement jamais pu inventer un tel personnage, à côté de la vie duquel le destin tragique d'une Billie Holliday ressemble à une existence aisée et dorée. Après soixante-neuf ans de galères diverses, producteurs véreux, déboires sentimentaux, flirt avec les paradis artificiels, ce phénomène vocal, révélé par Lionel Hampton en 1950, se retrouve dans la peau d'un débutant à la voix androgyne, pour nous enchanter avec des ballades tristes à nous coller le cafard. Ray Charles, qui le considère comme son Maître,
a dit de lui : " Il était Soul bien avant que les gens ne commencent à utiliser ce mot. Jimmy Scott n'a rien perdu de son pouvoir émotionnel, et son chant crépusculaire vient illuminer la fin de notre siècle
".
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