1.
Littérature générale.
- Jazz et
littérature* : sous la direction de Philippe
Méziat, Atlantique, Les Cahiers du Centre
régional des lettres d'Aquitaine, tome III, Bordeaux,
1997.
* Ainsi que la
BD.
-
Michel Butor et le
jazz (Jacques
Réda : Les mots et les musiques de Michel Butor, Jazz
Magazine, n°269, 10/1978).
-
Julio
Cortazar : l'homme
à l'affût*, Gallimard, 1963.
* Il s'agit d'une
nouvelle de près de 100 pages extraite du recueil
Les armes
secrètes (Folio n°448), publiée
en 1958, qui a fait l'objet d'une réédition
(avril 2002) dans la collection Folio 2
Euros.
Un texte bouleversant en hommage à Charlie Parker :
un écrivain accompagne "la lente
déchéance d'un saxophoniste de génie"
des studios d'enregistrements aux USA au clubs de jazz
à Saint-Germains-des-Prés.
-
Julio
Cortazar : Le tour
du jour en quatre-vingts mondes*, Gallimard, coll. Du monde
entier, Paris, 1966.
* Avec notamment,
"Clifford", "Le tour du piano par Thelonious
Monk".
-
William
Faulkner :
Poésies*, Gallimard 1996.
* Avec de
très belles illustrations de Faulkner sur le
thème du jazz.
-
Christian
Gailly : Be-Bop*,
Les Éditions de Minuit, Paris, 1995/2001.
* Un roman
centré sur la rencontre de deux hommes (un jeune et
un vieux), mais où il est souvent question de Charlie
Parker, de John Coltrane et de Gerry Mulligan
Gailly
sait faire swinguer la langue. C'est devenu si
rare.
(Gilles Anquetil, Le Nouvel Observateur).
-
Allen Ginsberg et
le jazz, in Jazz
Magazine n°290, 10/1980.
-
André
Hodeir : Où
va la musique de jazz*, in Soirée de Paris, 1945.
* Texte de
Jeanson, de Louis Jouvet, Le Corbusier, illustrations de
Jean Cocteau, Picasso, etc.
- Kafka et
le jazz... selon
Gérard Bertrand.
-
Jack
Kerouac :
Steve Turner : l'Ange déchu / Une vie de jack
Kerouac*, Trad Peggy Frankston et Jean Guiloineau(1996),
Éditions Mille et une nuits, 1998.
* Pour
établir cette présente note, je ne vais pas me
fouler et recopier, en cachette3, la dédicace que j'avais
faite le 17/11/1998 quand j'offris ce livre, avec tendresse,
à
ma grande fille qui me remplit de
fierté :
De superbes photos dans un écrin
façonné sous un ruban encreur (hors des
sentiers rabattus et rabâchés... des
ordinateurs !).
Une époque ; celle de la Beat
Génération.
Un livre mythique : Sur la route.
Et un
personnage fascinant qui prônait la création
artistique à partir du quotidien
(la Vraie
vie !) et
" la prose
spontanée1 " avec des phrases qu'il comparait
aux interminables improvisations de Charlie Parker. Encore
le jazz !2
Au départ, il y a eu la Révolte comme chez
Rimbaud et d'autres. Une révolte contre la
société figée des années 1950
aux États-Unis. Certains débordements, comme
ceux de la drogue, ont certes noirci ce parcours ; ils
étaient peut-être inévitables à
l'époque d'autant qu'il n'y avait pas eu de
précédent de cette ampleur.
Son influence dans différents domaines s'avère
importante à distance, et sa vie est pleine
d'enseignements.
Et bien qu'il ait vécu à la même
époque que Marilyn ; une autre histoire de la fin des
années 1950 !
1 Toute
ressemblance avec un mouvement "littéraire"
antérieur n'est probablement pas fortuite.
2 Et, il y avait d'autres musiciens qu'appréciait
Jack Kerouac ; comme, bien sûr, Lester Young et Brew
Moore (Jack Kerouac s'est même inspiré de ce
dernier dans son célèbre livre Sur la
route !).
3 Je vous assure que Charlotte, dans un premier temps, va
être furieuse de cette indélicatesse de ma
part. Mais j'ose espérer qu'ensuite, elle me
pardonnera...
-
Michel
Leiris (Michael
Haggerty : L'Autre qui apparaît chez Vous, in Jazz
Magazine, n°325, 01/1984).
-
Stéphane
Manier : Sous le
signe du jazz*, Eds de l'Epi, 1926.
* Roman de mœurs où il est peu question de jazz. Avec trois beaux
dessins de Pol Rabs ?
-
(Pierre Mac
Orlan) : Robert
Goffin : Aux Frontières du Jazz*, Eds. du Sagittaire,
1932.
* Préface
de Pierre Mac Orlan ; ce livre, dédié à
Louis Armstrong, comporte 60 photos.
C'est le premier livre conséquent consacré au
jazz.
-
Georges
Perec : "Je me
souviens du jazz", in Jazz Magazine, n°272,
02/1979.
-
Maurice
Perisset* : Bal
nègre.
* Roman de mœurs sur fond de musique (jazz, rumba et salsa).
-
Françoise
Sagan : Avec mon
meilleur souvenir*, Gallimard, 1984.
* Ce livre
(disponible en Collection Folio) est fort sympathique : un
joli titre, une dédicace émouvante
(À ma
mère), une citation plaisante et tout
à fait adaptée, extraite du
Bateau
ivre
d'Arthur Rimbaud (J'aurai voulu montrer aux enfants
ces dorades / du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons
chantants) et un contenu, très
proustien, qui débute par Billie Holiday et qui se
poursuit notamment avec Tennessee Williams, Orson Welles (un
passionné de jazz !), Rudolf Noureev et Jean-Paul
Sartre.
Concernant Billie Holiday, elle nous en parle avec tendresse
et passion sur neuf pages condensées. Elle a eu la
chance de la rencontrer et surtout de l'écouter, en
compagnie du compositeur de musique de film Michel Magne,
... quinze jours de suite dans un club du Connecticut (elle
était interdite de représentation à New
York à cette époque car elle avait pris
quelques stupéfiants sur scène), ... de 4
heures du matin jusqu'à 11 heures ou midi ! De quoi
s'en abreuver suffisamment pour éclairer sa plume de
lettres et d'images d'or. Billie Holiday était
accompagnée par Gerry Mulligan, et parfois même
par Michel Magne. C'était en 1956.
Elle relate aussi le
passage de Billie Holiday à Paris au Mars' Club, un
ou deux ans plus tard. Son récit se termine par cette
terrible phrase de Billie Holiday : "Darling, you know, I am going to
die very soon in New York, between two
cops".
Françoise Sagan conclue son récit en indiquant
que quelques mois plus tard , Billie
Holiday était morte la nuit, seule, dans un
hôpital, entre deux flics.
-
Jean-Paul Sartre et
le jazz, in Jazz
Magazine, n°287, 06/1980.
-
Boris
Vian : se reporter
aux FAQ.
-
Marguerite
Yourcenar : Blue
& Gospels*, Gallimard, 1984.
* Ce n'est pas
vraiment de jazz dont il est question ; mais les domaines
abordés sont limitrophes.
-
Collectif :
. Gaston
Criel, Swing*, Euf, 1948.
* Préface
de Jean Cocteau et Charles Delaunay ; commentaires de
André Gide, Le Corbusier, Fernand Léger,
Pierre Mac Orlan, Picabia, Jean-Paul Sartre.
. Robert Goffin : Le Pont
de l'Epée 49*, 1973.
* Textes de
Bosquet, Cocteau, Crevel, Duchamp, Mac Orlan,
etc.
. Essai de
discothèque Hot, revue Orbe n°2*, Corti,
1933.
* Textes de J. H.
Lèvêque (sur Blaise Cendrars), de Marcel
Duchamp, etc.
. Revue Formes &
Couleurs : Spécial USA*, n°6, 1947.
* Couverture de
Jean Lurçat, textes de Albert Camus, Woody Guthrie,
Dari Milhaud, avec de superbes photos de Henri
Cartier-Bresson, etc.
- A SUIVRE
index
|
2. Œuvres littéraires dont le jazz est le principal
sujet.
- John Clellon Holmes
: Le Sax*, trad.
Françoise Brodsky, Nouvelles Angleterres, Galland,
Paris, 1998.
* Avec pour
dédicace : "Pour Shirley/qui écoutait/et
pour/Jack Kerouac, qui parlait".
Il convient de rappeler que John Clellon Holmes fût
celui qui inventa le terme de Beat
Generation et qu'il fût un des
compagnons de route de Jack Kerouac.
Ceci dit, ce livre est préfacé par Archie
Shepp et le "Chicago Tribune" a publié un
compte-rendu en indiquant "Le meilleur roman jazz jamais
publié" !
Le Sax est un musicien de légende inventé par
John Clellon Holmes qui va être défié un
soir, lors d'une jam-session, par un musicien plus jeune et
fasciné par le Sax et qui va mieux jouer que lui. A
partir de ce moment, sa vie va basculer...
On a beau être dans un roman, cette situation est
arrivée à de nombreux musiciens.
D'ailleurs, pour tailler son roman, l'auteur utilise des
éléments de la vie de Charlie Parker, Lester
Young et Billie Holiday.
-
John Clellon
Holmes : The Horn,
1953, 1958, Thunder's Mouth Press, New York, 1988.
-
Yves De
Junco : Sam le
trompette Noir*, Subervie, 1959.
* Préface
de Sidney Bechet ; Illustrations de
Péraldi.
-
Harold
Flenders :
Paris-Blues*, Trad. J.-J. Villard, Eds. Seghers (Paris),
1961.
* C'est l'histoire
de musiciens de jazz américains qui sont venus
à Paris hanter les caves de
Saint-Germain-des-Prés. Les premières lignes
du livre sont éloquentes : "Body and
Soul.
Tous se taisent, attentifs et charmés. Il ne sait pas
exactement pourquoi, car, enfin beaucoup ont
déjà dû en entendre d'autres versions,
meilleures, par Coleman Hawkins, Ben Webster ou Don Byas".
Ce livre a été adapté au cinéma
par Martin Ritt.
-
Milton Mezz
Mezzrow : La rage
de vivre*, Corréa, 1951.
* Préface
de Henri Miller.
-
(Poésie) : Hart Leroy Bibbs : Le Bean et
le Newk*, Bentuc, I.A.C.P. Eds., 1983.
* Texte en prose
Nameloc Snikwah (!) et Ynnos Snillor (!) accompagné
de photos en couleur non figuratives,
réalisées par Hart Leroy Bibbs.
-
(Poésie) : René Bizet : Saxophones,
Gallimard, 1925.
-
(Poésie) Robert Goffin : Jazzband
(1922).
-
(Poésie) : Hughes Langston :
Poèmes, P. Seghers, 1955.
-
(Poésie) : Hughes Langston : Weary Blues*,
1926.
* C'est le premier
recueil de poésie publié par ce
poète.
Weary Blues a d'ailleurs donné un disque du
même nom en 1958 (Verve, réédité
en CD ; 841660.2) dans lequel Hughes Langston nous donne
lecture de quelques uns de ses poèmes. Dans la
1ère partie, il est accompagné par Henri Red
Allen, Victor Dickenson, Sam Taylor, Al Williams, Milt
Hinton et Osie Johnson. Dans la 2ème partie, il est
accompagné par Charles Mingus, Jimmy Knepper, Shafi
Hadi, Horace Parlan et Kenny Dennis. Les arrangements sont
de Charles Mingus et Leonard Feather.
L'encart publicitaire de Verve, paru en 4ème de
couverture du n° 394 (juin 1990) de Jazz Magazine, est
assez savoureux. Il porte comme titre en majuscule :
ÇA N'INTÉRESSERA PERSONNE. Puis, l'article
commence : Cette réédition en
compact d'un enregistrement de 1958 n'intéressera
certainement personne. Pour se terminer par :
Le fait
que le résultat soit un des plus beaux et des plus
méconnus des enregistrements de l'histoire du jazz en
troublera plus d'un, mais qui cela intéressera-t-il
?
Dont acte
pris !
Rappelons au passage que
ce poète a collaboré antérieurement
avec Randy Weston (African Lady, interprété par
Abbey Lincoln).
Et, pour se familiariser
un peu plus avec Langston Hugues, voici une
référence intéressante mais difficile
à trouver : Raymond Quinot : Langston Hugues ou
l'Étoile noire*, Eds. du C.E.L.F., Bruxelles
1964.
* Raymond Quinot
est un poète belge qui a publié plusieurs
recueils où le jazz est très
présent.
Les poèmes de Langston Hugues, teintés de jazz
et de blues, reproduits ici ont été traduits
par Georges Peleman et par Raymond Quinot.
Ce livre a obtenu le Prix
InterFrance de l'essai.
-
(Poésie) : G. Varin & R. Vivenoy :
Cyrano.
- A SUIVRE
index
|
3.
Romans policiers.
La plupart de ces livres
n'ont pas été (encore...)
réédités.
- Robert Bloch : Le temps mort (par l'auteur de
"Psychose")* Éditions Gérard & Co
Collection Marabout.
* " Un gosse
révolté qui échoue comme pianiste de
jazz dans une boîte de nuit, une chanteuse
sophistiquée chargée d'un lourd passé,
un vieux couple heureux, un chantage, un enlèvement,
un meurtre commis par erreur, ce sont là
quelques-unes des mailles qui forment la trame serrée
de ce livre ". Les personnages de ce livre " se
démènent, intriguent et se laissent peu
à peu engluer par la vie, la fumée, la musique
...". Tout un programme !
-
Carter
Brown : Homicide
Blues / The ever-loving blues*, Trad. J. Hérisson,
Série Noire n° 1031, Gallimard, 1966.
* Où il est
question d'un privé et de-ci, de-là d'un
trompettiste de génie et de jazz.
-
Jazz et Chester
Himes* (Michel
Fabre, in Jazz Magazine, n° 271, 01/1979).
* Cet auteur
célèbre de roman policier était un
fanatique de Lester Young qui disait : " J'aurai
donné tout Bach pour huit accords de Lester " !
Concernant Bud Powell, il disait " Ah ! The
Amazing Bud Powell, ça c'est
chouette ! ".
-
M.
Constantin-Weyer :
Sous le signe du vampire, L'élan, 1947.
-
Dominique
Dorn : Solo*,
Édition Ditis / La Chouette, sous la direction de
Frédéric Ditis, 1961.
* Une très
belle couverture (un trompettiste dans un club de
jazz).
(Dorn_Solo-Litter.jpg)
-
Raymond
Drennen : Sur un
air de trompette, Fayard, 1958.
-
Eva
Hunter : Trop tard
pour mourir*, France Empire, 1960.
* En fait, ce
roman sur la drogue et le jazz, est de Ed Mac
Bain.
-
Andy
King* : Alerte au
jazz, Promofida/Sexpense**, 1975.
* D'après
Victor Sevilla, quelqu'un se cacherait derrière le
pseudonyme de Andy King...
** Donc, un policier érotico-jazz.
-
Pierre
Nemours : Un blues
& du sang, Fleuve Noir, 1975.
-
Paul
Pines : L'ange du
Jazz, Eds. du Rocher, 1985.
-
Jacques
Sadoul :
Doctor
Jazz*, Reprint
(Presses de la Renaissance, 1988), J'ai lu, 1991.
* Roman noir dans
lequel le blues fait plus ou moins partie du décor :
la dénommée Carol Evans, agent de la C.I.A.,
est à la Nouvelle Orléans pour percer à
jour un trafic de drogues. Une série de crimes
liés au marché des "snuff movies" vient
pimenter son enquête (dixit
parisjazzcorner.com).
-
Terry
Stewart* :
Rhapsodie pour les anges noirs, Morgan / Série verte,
1952.
* L'auteur est en
fait Serge Lafforest.
" Une œuvre dure, âpre et cruelle, parfois sensuelle,
d'où s'évadent en bouffées pures
l'étonnant génie musical des Noirs, la
puissance évocatrice de la jungle ancestrale, au
milieu de cette autre jungle : New York, 'la ville farouche'."
Un très bon livre qui décrit bien certains
milieux du jazz.
-
Collectif : Blue Polar*, Coll. Série
Noire, Gallimard, Paris, 1999.
* Il s'agit d'un
recueil de neuf nouvelles, réunies à
l'occasion du soixantième anniversaire du label
Blue
Note. Ce
livre était offert pour tout achat de deux CD de ce
label.
Outre une présentation avec un historique de
Blue
Note,
nous avons remarqué qu'il est question d'Albert Ayler
dès la première ligne de la troisième
nouvelle (Jean-Bernard Pouy) et que la quatrième
nouvelle, qui est de Michel Le Bris (rédacteur en
chef de Jazz Hot de 1967 à 1968), porte comme titre
La
treizième mort d'Albert Ayler
(pour
tout vous dire, nous n'avons pas encore lu ce recueil de
nouvelles).
-
Tanguy
Viel : le Black
Note (Roman signalé par un internaute : "
L'écriture est magnifique, l'hommage est tendre.
Bonne lecture." ).
-
etc.
|