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17. Jazz versus littérature et BD.

 

B. Littérature.


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1. Littérature générale. Mis à jour en 07/04

 

2. Œuvres littéraires dont le jazz est le principal sujet.

 

3. Romans policiers. Mis à jour en 05/05.


 

Cette rubrique sera complétée au fil du temps et de notre disponibilité.

Si vous désirez y participer,
vous pouvez nous adresser des informations sur ces sujets,
voire un petit texte s'y rattachant.


 

1. Littérature générale.

- Jazz et littérature* : sous la direction de Philippe Méziat, Atlantique, Les Cahiers du Centre régional des lettres d'Aquitaine, tome III, Bordeaux, 1997.

* Ainsi que la BD.


- Michel Butor et le jazz (Jacques Réda : Les mots et les musiques de Michel Butor, Jazz Magazine, n°269, 10/1978).


- Julio Cortazar : l'homme à l'affût*, Gallimard, 1963.

* Il s'agit d'une nouvelle de près de 100 pages extraite du recueil Les armes secrètes (Folio n°448), publiée en 1958, qui a fait l'objet d'une réédition (avril 2002) dans la collection Folio 2 Euros.
Un texte bouleversant en hommage à Charlie Parker : un écrivain accompagne "la lente déchéance d'un saxophoniste de génie" des studios d'enregistrements aux USA au clubs de jazz à Saint-Germains-des-Prés.


- Julio Cortazar : Le tour du jour en quatre-vingts mondes*, Gallimard, coll. Du monde entier, Paris, 1966.

* Avec notamment, "Clifford", "Le tour du piano par Thelonious Monk".


- William Faulkner : Poésies*, Gallimard 1996.

* Avec de très belles illustrations de Faulkner sur le thème du jazz.


- Christian Gailly : Be-Bop*, Les Éditions de Minuit, Paris, 1995/2001.

* Un roman centré sur la rencontre de deux hommes (un jeune et un vieux), mais où il est souvent question de Charlie Parker, de John Coltrane et de Gerry Mulligan
Gailly sait faire swinguer la langue. C'est devenu si rare. (Gilles Anquetil, Le Nouvel Observateur).


- Allen Ginsberg et le jazz, in Jazz Magazine n°290, 10/1980.


- André Hodeir : Où va la musique de jazz*, in Soirée de Paris, 1945.

* Texte de Jeanson, de Louis Jouvet, Le Corbusier, illustrations de Jean Cocteau, Picasso, etc.


- Kafka et le jazz... selon Gérard Bertrand.


- Jack Kerouac :
Steve Turner : l'Ange déchu / Une vie de jack Kerouac*, Trad Peggy Frankston et Jean Guiloineau(1996), Éditions Mille et une nuits, 1998.

* Pour établir cette présente note, je ne vais pas me fouler et recopier, en cachette3, la dédicace que j'avais faite le 17/11/1998 quand j'offris ce livre, avec tendresse, à ma grande fille qui me remplit de fierté :
De superbes photos dans un écrin façonné sous un ruban encreur (hors des sentiers rabattus et rabâchés... des ordinateurs !).
Une époque ; celle de la Beat Génération.
Un livre mythique :
Sur la route.
Et un personnage fascinant qui prônait la création artistique à partir du quotidien (la Vraie vie !) et " la prose spontanée1 " avec des phrases qu'il comparait aux interminables improvisations de Charlie Parker. Encore le jazz !2
Au départ, il y a eu la Révolte comme chez Rimbaud et d'autres. Une révolte contre la société figée des années 1950 aux États-Unis. Certains débordements, comme ceux de la drogue, ont certes noirci ce parcours ; ils étaient peut-être inévitables à l'époque d'autant qu'il n'y avait pas eu de précédent de cette ampleur.
Son influence dans différents domaines s'avère importante à distance, et sa vie est pleine d'enseignements.
Et bien qu'il ait vécu à la même époque que Marilyn ; une autre histoire de la fin des années 1950 !

1 Toute ressemblance avec un mouvement "littéraire" antérieur n'est probablement pas fortuite.
2 Et, il y avait d'autres musiciens qu'appréciait Jack Kerouac ; comme, bien sûr, Lester Young et Brew Moore (Jack Kerouac s'est même inspiré de ce dernier dans son célèbre livre Sur la route !).
3 Je vous assure que Charlotte, dans un premier temps, va être furieuse de cette indélicatesse de ma part. Mais j'ose espérer qu'ensuite, elle me pardonnera.
..


- Michel Leiris (Michael Haggerty : L'Autre qui apparaît chez Vous, in Jazz Magazine, n°325, 01/1984).


- Stéphane Manier : Sous le signe du jazz*, Eds de l'Epi, 1926.

* Roman de mœurs où il est peu question de jazz. Avec trois beaux dessins de Pol Rabs ?


- (Pierre Mac Orlan) : Robert Goffin : Aux Frontières du Jazz*, Eds. du Sagittaire, 1932.

* Préface de Pierre Mac Orlan ; ce livre, dédié à Louis Armstrong, comporte 60 photos.
C'est le premier livre conséquent consacré au jazz.


- Georges Perec : "Je me souviens du jazz", in Jazz Magazine, n°272, 02/1979.


- Maurice Perisset* : Bal nègre.

* Roman de mœurs sur fond de musique (jazz, rumba et salsa).


- Françoise Sagan : Avec mon meilleur souvenir*, Gallimard, 1984.

* Ce livre (disponible en Collection Folio) est fort sympathique : un joli titre, une dédicace émouvante (À ma mère), une citation plaisante et tout à fait adaptée, extraite du Bateau ivre d'Arthur Rimbaud (J'aurai voulu montrer aux enfants ces dorades / du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants) et un contenu, très proustien, qui débute par Billie Holiday et qui se poursuit notamment avec Tennessee Williams, Orson Welles (un passionné de jazz !), Rudolf Noureev et Jean-Paul Sartre.
Concernant Billie Holiday, elle nous en parle avec tendresse et passion sur neuf pages condensées. Elle a eu la chance de la rencontrer et surtout de l'écouter, en compagnie du compositeur de musique de film Michel Magne, ... quinze jours de suite dans un club du Connecticut (elle était interdite de représentation à New York à cette époque car elle avait pris quelques stupéfiants sur scène), ... de 4 heures du matin jusqu'à 11 heures ou midi ! De quoi s'en abreuver suffisamment pour éclairer sa plume de lettres et d'images d'or. Billie Holiday était accompagnée par Gerry Mulligan, et parfois même par Michel Magne. C'était en 1956.

Elle relate aussi le passage de Billie Holiday à Paris au Mars' Club, un ou deux ans plus tard. Son récit se termine par cette terrible phrase de Billie Holiday : "Darling, you know, I am going to die very soon in New York, between two cops". Françoise Sagan conclue son récit en indiquant que quelques mois plus tard , Billie Holiday était morte la nuit, seule, dans un hôpital, entre deux flics.


- Jean-Paul Sartre et le jazz, in Jazz Magazine, n°287, 06/1980.


- Boris Vian : se reporter aux FAQ.


- Marguerite Yourcenar : Blue & Gospels*, Gallimard, 1984.

* Ce n'est pas vraiment de jazz dont il est question ; mais les domaines abordés sont limitrophes.


- Collectif :

. Gaston Criel, Swing*, Euf, 1948.

* Préface de Jean Cocteau et Charles Delaunay ; commentaires de André Gide, Le Corbusier, Fernand Léger, Pierre Mac Orlan, Picabia, Jean-Paul Sartre.

. Robert Goffin : Le Pont de l'Epée 49*, 1973.

* Textes de Bosquet, Cocteau, Crevel, Duchamp, Mac Orlan, etc.

. Essai de discothèque Hot, revue Orbe n°2*, Corti, 1933.

* Textes de J. H. Lèvêque (sur Blaise Cendrars), de Marcel Duchamp, etc.

. Revue Formes & Couleurs : Spécial USA*, n°6, 1947.

* Couverture de Jean Lurçat, textes de Albert Camus, Woody Guthrie, Dari Milhaud, avec de superbes photos de Henri Cartier-Bresson, etc.


- A SUIVRE

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2. Œuvres littéraires dont le jazz est le principal sujet.

- John Clellon Holmes : Le Sax*, trad. Françoise Brodsky, Nouvelles Angleterres, Galland, Paris, 1998.

* Avec pour dédicace : "Pour Shirley/qui écoutait/et pour/Jack Kerouac, qui parlait".
Il convient de rappeler que John Clellon Holmes fût celui qui inventa le terme de
Beat Generation et qu'il fût un des compagnons de route de Jack Kerouac.
Ceci dit, ce livre est préfacé par Archie Shepp et le "Chicago Tribune" a publié un compte-rendu en indiquant "Le meilleur roman jazz jamais publié" !
Le Sax est un musicien de légende inventé par John Clellon Holmes qui va être défié un soir, lors d'une jam-session, par un musicien plus jeune et fasciné par le Sax et qui va mieux jouer que lui. A partir de ce moment, sa vie va basculer...
On a beau être dans un roman, cette situation est arrivée à de nombreux musiciens.
D'ailleurs, pour tailler son roman, l'auteur utilise des éléments de la vie de Charlie Parker, Lester Young et Billie Holiday.


- John Clellon Holmes : The Horn, 1953, 1958, Thunder's Mouth Press, New York, 1988.


- Yves De Junco : Sam le trompette Noir*, Subervie, 1959.

* Préface de Sidney Bechet ; Illustrations de Péraldi.


- Harold Flenders : Paris-Blues*, Trad. J.-J. Villard, Eds. Seghers (Paris), 1961.

* C'est l'histoire de musiciens de jazz américains qui sont venus à Paris hanter les caves de Saint-Germain-des-Prés. Les premières lignes du livre sont éloquentes : "Body and Soul. Tous se taisent, attentifs et charmés. Il ne sait pas exactement pourquoi, car, enfin beaucoup ont déjà dû en entendre d'autres versions, meilleures, par Coleman Hawkins, Ben Webster ou Don Byas". Ce livre a été adapté au cinéma par Martin Ritt.


- Milton Mezz Mezzrow : La rage de vivre*, Corréa, 1951.

* Préface de Henri Miller.


- (Poésie) : Hart Leroy Bibbs : Le Bean et le Newk*, Bentuc, I.A.C.P. Eds., 1983.

* Texte en prose Nameloc Snikwah (!) et Ynnos Snillor (!) accompagné de photos en couleur non figuratives, réalisées par Hart Leroy Bibbs.


- (Poésie) : René Bizet : Saxophones, Gallimard, 1925.


- (Poésie) Robert Goffin : Jazzband (1922).


- (Poésie) : Hughes Langston : Poèmes, P. Seghers, 1955.


- (Poésie) : Hughes Langston : Weary Blues*, 1926.

* C'est le premier recueil de poésie publié par ce poète.
Weary Blues a d'ailleurs donné un disque du même nom en 1958 (Verve, réédité en CD ; 841660.2) dans lequel Hughes Langston nous donne lecture de quelques uns de ses poèmes. Dans la 1ère partie, il est accompagné par Henri Red Allen, Victor Dickenson, Sam Taylor, Al Williams, Milt Hinton et Osie Johnson. Dans la 2ème partie, il est accompagné par Charles Mingus, Jimmy Knepper, Shafi Hadi, Horace Parlan et Kenny Dennis. Les arrangements sont de Charles Mingus et Leonard Feather.
L'encart publicitaire de Verve, paru en 4ème de couverture du n° 394 (juin 1990) de Jazz Magazine, est assez savoureux. Il porte comme titre en majuscule : ÇA N'INTÉRESSERA PERSONNE. Puis, l'article commence :
Cette réédition en compact d'un enregistrement de 1958 n'intéressera certainement personne. Pour se terminer par : Le fait que le résultat soit un des plus beaux et des plus méconnus des enregistrements de l'histoire du jazz en troublera plus d'un, mais qui cela intéressera-t-il ?
Dont acte pris !

Rappelons au passage que ce poète a collaboré antérieurement avec Randy Weston (African Lady, interprété par Abbey Lincoln).

Et, pour se familiariser un peu plus avec Langston Hugues, voici une référence intéressante mais difficile à trouver : Raymond Quinot : Langston Hugues ou l'Étoile noire*, Eds. du C.E.L.F., Bruxelles 1964.

* Raymond Quinot est un poète belge qui a publié plusieurs recueils où le jazz est très présent.
Les poèmes de Langston Hugues, teintés de jazz et de blues, reproduits ici ont été traduits par Georges Peleman et par Raymond Quinot.
Ce livre a obtenu le
Prix InterFrance de l'essai.


- (Poésie) : G. Varin & R. Vivenoy : Cyrano.


- A SUIVRE

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3. Romans policiers.

La plupart de ces livres n'ont pas été (encore...) réédités.

- Robert Bloch : Le temps mort (par l'auteur de "Psychose")* Éditions Gérard & Co Collection Marabout.

* " Un gosse révolté qui échoue comme pianiste de jazz dans une boîte de nuit, une chanteuse sophistiquée chargée d'un lourd passé, un vieux couple heureux, un chantage, un enlèvement, un meurtre commis par erreur, ce sont là quelques-unes des mailles qui forment la trame serrée de ce livre ". Les personnages de ce livre " se démènent, intriguent et se laissent peu à peu engluer par la vie, la fumée, la musique ...". Tout un programme !


- Carter Brown : Homicide Blues / The ever-loving blues*, Trad. J. Hérisson, Série Noire n° 1031, Gallimard, 1966.

* Où il est question d'un privé et de-ci, de-là d'un trompettiste de génie et de jazz.


- Jazz et Chester Himes* (Michel Fabre, in Jazz Magazine, n° 271, 01/1979).

* Cet auteur célèbre de roman policier était un fanatique de Lester Young qui disait : " J'aurai donné tout Bach pour huit accords de Lester " !
Concernant Bud Powell, il disait " Ah ! The
Amazing Bud Powell, ça c'est chouette ! ".


- M. Constantin-Weyer : Sous le signe du vampire, L'élan, 1947.


- Dominique Dorn : Solo*, Édition Ditis / La Chouette, sous la direction de Frédéric Ditis, 1961.

* Une très belle couverture (un trompettiste dans un club de jazz).

Cliquez ici.

(Dorn_Solo-Litter.jpg)


- Raymond Drennen : Sur un air de trompette, Fayard, 1958.


- Eva Hunter : Trop tard pour mourir*, France Empire, 1960.

* En fait, ce roman sur la drogue et le jazz, est de Ed Mac Bain.


- Andy King* : Alerte au jazz, Promofida/Sexpense**, 1975.

* D'après Victor Sevilla, quelqu'un se cacherait derrière le pseudonyme de Andy King...
** Donc, un policier érotico-jazz.


- Pierre Nemours : Un blues & du sang, Fleuve Noir, 1975.


- Paul Pines : L'ange du Jazz, Eds. du Rocher, 1985.


- Jacques Sadoul : Doctor Jazz*, Reprint (Presses de la Renaissance, 1988), J'ai lu, 1991.

* Roman noir dans lequel le blues fait plus ou moins partie du décor : la dénommée Carol Evans, agent de la C.I.A., est à la Nouvelle Orléans pour percer à jour un trafic de drogues. Une série de crimes liés au marché des "snuff movies" vient pimenter son enquête (dixit parisjazzcorner.com).


- Terry Stewart* : Rhapsodie pour les anges noirs, Morgan / Série verte, 1952.

* L'auteur est en fait Serge Lafforest.
" Une œuvre dure, âpre et cruelle, parfois sensuelle, d'où s'évadent en bouffées pures l'étonnant génie musical des Noirs, la puissance évocatrice de la jungle ancestrale, au milieu de cette autre jungle : New York, 'la ville farouche'."
Un très bon livre qui décrit bien certains milieux du jazz.


- Collectif : Blue Polar*, Coll. Série Noire, Gallimard, Paris, 1999.

* Il s'agit d'un recueil de neuf nouvelles, réunies à l'occasion du soixantième anniversaire du label Blue Note. Ce livre était offert pour tout achat de deux CD de ce label.
Outre une présentation avec un historique de
Blue Note, nous avons remarqué qu'il est question d'Albert Ayler dès la première ligne de la troisième nouvelle (Jean-Bernard Pouy) et que la quatrième nouvelle, qui est de Michel Le Bris (rédacteur en chef de Jazz Hot de 1967 à 1968), porte comme titre La treizième mort d'Albert Ayler (pour tout vous dire, nous n'avons pas encore lu ce recueil de nouvelles).


- Tanguy Viel : le Black Note (Roman signalé par un internaute : " L'écriture est magnifique, l'hommage est tendre. Bonne lecture." ).


- etc.



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mise à jour en mai 2005.