J a z z - P a s s i o n

 

16. Jazz versus cinéma, radio, et télévision.

 

B. De quelques films.


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INDEX

1. En Angleterre

2. Au Canada

3. En France

4. En Italie

5. Au Japon

6. Aux Pays-Bas

7. Pays nordiques :
En Suède

8. Aux USA


 

Présentation

Nous avons commencé à répertorier les films où le jazz est visuellement ou auditivement à l'affiche : documentaires sur le jazz (longs et courts métrages, films dont le sujet principal est le jazz, et films dont le jazz est uniquement présent de façon anecdotique ou uniquement au niveau de la bande son*.
Nous avons signalé les films dont le jazz est le sujet principal avec une astérisque (*), et avec deux astérisques (**) pour les documentaires sur le jazz.

* Certaines musiques de ces bandes son, qui ont été écrites spécialement pour des films, sont parfois devenues plus célèbres que le film lui-même. C'est le cas par exemple d'Ascenseur pour l'échaffaud (Miles Davis) et des Liaisons dangereuses (Art Blakey, Thelonious Monk).


 

1. En Angleterre

- Eva de Joseph Losey (1962) : où l'on entend Billie Holiday dans Willow Weep For Me et dans Loveless Love.


- Stolen Hours de Daniel Petri (1963) : musique avec Chet Baker ; dans ce film, parmi les acteurs, il y a Suzan Hayward et Chet Baker y joue aussi le rôle d'un trompettiste.


- Straight on till morning de Peter Collinson (1972) : avec la chanteuse Annie Ross.


- Tout au long de la nuit (*) de Basil Dearden (1961) : une belle évocation du jazz des années 1960. En fait, un film avec du jazz en permanence, tant dans la bande son qu'à l'image. On y voit (et entend), entre autres, Charles Mingus, Dave Brubeck et Tubby Hayes. Un vrai régal. A consommer d'autant plus délicatement que, je crois, aucune discographie n'a fait état de sessions où ces trois musiciens jouaient ensemble. Une perle donc !

* Le titre original est bien All Night Long comme le laissait prévoir le titre en français. Mais il existe pour ce film un autre titre en français qui n'est pas la traduction littérale du titre en anglais, et qui me semble plus adapté : La nuit du jazz.


- A SUIVRE

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2. Au Canada

- Caprice en couleur de Norman McLaren (1955) : musique d'Oscar Peterson.


- A SUIVRE

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3. En France

- A bout de souffle de Jean-Luc Godard (1959) : musique de Martial Solal.


- Archie Shepp : Je suis jazz ... c'est ma vie** de Frank Cassenti (1984).


- Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle (1957) : Miles Davis, bien sûr et Barney Wilen, René Urtreger, Pierre Michelot et Kenny Clarke !
Avec la surprenante plage "Dîner au motel" si bien décrite par Boris Vian (1957) :
On remarquera la sonorité étrange de la trompette de Miles. Un fragment de peau se détacha à un moment de sa lèvre pour se coincer dans l'embouchure. Pareil à ces peintres qui doivent au hasard la qualité plastique de leur pâte, Miles accueillit volontiers ce nouvel élément d'un jeu "inouï" au sens littéral du mot, jamais entendu (NDRL : Très proche du hasard objectif et des rencontres fortuites des surréalistes !).

La musique a été composée par Miles Davis. L'enregistrement s'est effectué de nuit. Tandis que les principales scènes du film défilaient sur un écran, les musiciens, ainsi mis dans l'ambiance, improvisaient simultanément.
L'histoire raconte que Jeanne Moreau, la principale interprète du film, était présente et qu'elle s'était chargée d'accueillir très chaleureusement les musiciens et les techniciens et de leur servir des boissons.
C'est Marcel Romano qui prépara les séances d'enregistrement avec Miles Davis ; Louis Malle supervisa lui-même les séances d'enregistrement qui ne durèrent que quatre heures.
Pour mémoire, c'est Jean-Claude Rappeneau, passionné de jazz, qui suggéra de confier la musique à Miles Davis.
Ce disque reçu le Grand Prix du Disque 1958 de l'Académie Charles Cros.

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(Davis/Ascenseur/CD)

Miles Davis : Ascenseur pour l'échafaud /Life to the scaffold (Barney Wilen, René Urtreger, Pierre Michelot, Kenny Clarke), 04-05/12/1957, 836 305-2/LC0211/PG900, Fontana ; Liner notes : Boris Vian, Marcel Romano, Pierre Michelot/CD.


- Les assassins d'eau douce de Jean Painlevé (1947) : qu'on ne s'y méprenne pas ; Jean Painlevé était un scientifique qui a réalisé des documentaires où il a utilisé le jazz (ici White Heat et Stompy Jones de Duke Ellington ainsi que des musiques de Louis Armstrong et Jimmy Lunceford) comme musique d'ambiance pour souligner le caractère insolite des sujets abordés.


- Autour de minuit (*) de Bertrand Tavernier, 1986 : avec comme acteur principal Dexter Gordon dans son rôle. En fait, c'est une transposition de la vie de Bud Powell à Paris d'après le livre de Francis Paudras (La danse des Infidèles). Ont participé à ce film, notamment, Wayne Shorter, Freddy Hubbard, Cedar Walton, Pierre Michelot (un français, quand même !), Ron Carter, Billy Higgins, Tony William.


- Autour d'un récif de Jacques-Yves Cousteau (1949) : c'est André Hodeir qui composa la musique de ce documentaire en s'attachant à accompagner au mieux les sujets (évolutions de bancs de poisson, démarches typiques de crustacés). Parmi les interprètes de la musique, il y avait : Michel de Villers, Bernard Peiffer, Pierre Michelot, Kenny Clarke.


- Bird now (**) de Marc Huraux (1988).


- La bride sur le cou de Roger Vadim (1961) : sur une musique de James Campbell, avec François Jeanneau, Georges Arvanitas, Louis Trussardi, Michel Babault (19/04/1961).


- Bud Powell (**) de Robert Mugnerot (1999) : un documentaire très émouvant.


- Chet Baker / Evening in Paris (**) de Léon Terdjanian (1980) : documentaire réalisé au Dréher avec une interview de Chet Baker (Lili Rovère).


- Chet's Romance (**) de Bertrand Fèvre (1986) : un documentaire sur Chet Baker qu'il avait pu visionner et qu'il appréciait (propos de Micheline Pelzer).


- Le choix des armes d'Alain Corneau (1981) : avec la participation de Ron Carter et Buster Williams. Deux contrebasses, cela pourrait surprendre ! Mais, il faut savoir que Alain Corneau est un fin spécialiste du jazz (c'est aussi un collaborateur de la revue Les Cahiers du jazz).


- Le cœur fantôme de Philippe Garrel (1996) : musique de Barney Wilen.


- Détective de Jean-Luc Godard (1984) : on y entend Ornette Coleman.


- Django Reinhardt (**) de Paul Paviot (1958).


- Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville (1958) : orchestre de Christian Chevalier et Martial Solal.


- L'eau à la bouche de Jacques Doniol-Valcroze (1959) : un solo de trompette intéressant accompagne une scène où une petite fille monte les marches d'un interminable escalier pour atteindre le toit d'un château. La musique est signée par Serge Gainsbourg et Alain Goraguer.


- Des femmes disparaissent (1958) d'Edouard Molinaro : avec Art Blakey et les Jazz Messengers (Lee Morgan, Benny Golson, Bobby Timmons, Jimmy Merritt).
C'est Marcel Romano qui supervisa et organisa les séances d'enregistrement (décembre 1958).

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(Blakey/Des femmes/1/CD)
(Blakey/Des femmes/2/CD)

Art Blakey : Des femmes disparaissent [/Les tricheurs] (Benny Golson, Lee Morgan, Bobby Timmons, Jimmy Merritt), 12/1958, 834 752 2, Fontana/Polygram ; Liner notes : Marcel Romano


- Flic ou voyou de Georges Lautner (1978) : musique avec Chet Baker.


- L'inspecteur aime la musique de Jean Josipovici (1955) : avec Sidney Bechet et Claude Luter ; sans oublier Viviane Romance.


- JazzJamboree n°1 & 2 (**) de Edgar et Georges Roulleau : avec Sidney Bechet et Claude Luter.


- Je vous salue Marie de Jean-Luc Godard (1983) : on y entend John Coltrane dans la bande-son.


- J'irai cracher sur vos tombes de Michel Kast (1959) : sur une musique d'Alain Goraguer, avec comme interprètes de la musique : Roger Guérin, Raymond Guiet, Michel Hauser, Alain Goraguer, Claude Garden, Pierre Michelot, Christian Garros (1959). A noter un emploi intéressant de l'harmonica.


- Le Jumeau, d'Yves Robert (1984) : musique avec Chet Baker.


- Lettre à Michel Petrucciani (**) de Frank Cassenti (1983).


- Les liaisons dangereuses de Roger Vadim (1960) : avec d'une part Art Blakey et les Jazz Messengers (Lee Morgan, Barney Wilen, Bobby Timmons/Duke Jordan, Jimmy Merritt) et d'autre part Thelonious Monk (avec Charlie Rouse et Barney Wilen, Sam Jones, Art Taylor).
L'enregistrement de la partie avec Art Blakey a eu lieu les 28 et 29 juillet 1959 à New York et a été éditée en disque.
Initialement, la musique devait être faite uniquement avec Thelonious Monk, qui aurait été enregistré lors d'un concert à Paris, qui a dû être annulé ; donc, Monk n'a pu venir en France. Une partie de la musique fut cependant enregistrée à New York le 27 ou le 28 juillet 1959* ; elle sera utilisée "en commentaire" de certaines scènes du film, mais elle ne fut jamais éditée en disque !
Encore plus surprenant : lors d'une scène se déroulant dans une surprise partie, la musique que l'on entend n'est pas celle de la formation que l'on voit à l'écran (formation composée de Kenny Dorham, Barney Wilen, Duke Jordan, Paul Rovère et Kenny Clarke) ; c'est celle d'Art Blakey que l'on entend !
C'est d'ailleurs cette formation de Kenny Dorham qui avait enregistré, quelques mois plus tôt, la musique de "Un Témoin dans la ville" d'Edouard Molinaro (cf. infra).
C'est Marcel Romano qui supervisa et organisa les séances d'enregistrement.

* Les pérégrinations pour arriver à un accord avec Monk sont relatées avec précision dans Jazz Magazine n°52 (octobre 1959).

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(Blakey/Liaisons/LP)
(Blakey/Liaisons/CD)

Art Blakey : Art Blakey's Jazz Messengers featuring Barney Wilen (Lee Morgan, Bobby Timmons/Duke Jordan, Jimmy Merritt, John Rodriguez, Tommy Lopez, William Rodriguez), 812017-2, Fontana/Polygram ; Liner notes : Marcel Romano/CD


- La menace d'Alain Corneau (1977) : musique de Gerry Mulligan.


- La métamorphose des cloportes de Pierre Granier-Defferre (1965) : musique de Jimmy Smith.


- Orphée de Jean Cocteau (1949) : on y entend un solo de batterie* de Gene Krupa sur le thème How High The Moon.

* A ce sujet, Boris Vian a dit que la batterie dionysiaque de Kenny Clarke aurait été d'un choix plus judicieux.


- Rendez-vous de juillet (*) de Jacques Becker (1949) : avec des prestations de Claude Luter et Rex Stewart. Ce film nous montre la jeunesse de l'après guerre et nous décrit ses angoisses. Le jazz y est très présent et ce film montre comment le jazz se développait, notamment dans les célèbres caves de Saint-Germain-des-Prés : on y écoutait du jazz, on dansait, on découvrait le flirt et l'alcool.


- Les romantiques (*) de Christian Zarifian (1993).


- Sait-on jamais de Roger Vadim (1957) ; avec le Modern Jazz Quartet (enregistrement en 1957 à New York) avec John Lewis, Milt Jackson, Percy Heath et Connie Kay. Une musique très raffinée et très bien employée, comme celle illustrant la scène des funérailles en gondole. Il y a aussi la très belle scène où Robert Hossein et Françoise Arnoul déambulent dans les rues de Venise et où Françoise Arnoul va céder enfin à la séduction de Robert Hossein quand il lui tend une rose ; on entend alors le thème The Rose Truc de John Lewis qui s'attache aux pas des personnages, à leurs hésitations et au triomphe de la séduction qui va aboutir à une cassure du rythme avec le sautillement de Françoise Arnoul, puis à une fuite passionnée des deux personnages, que l'on voit disparaître au coin de la rue.


- Série noire de Pierre Foucaud (1955) : avec Sidney Bechet.


- Série noire d'Alain Corneau (1979) : Moonlight Fiesta de Duke Ellington y est utilisé plusieurs.


- Sous-sol (*) de Jean-Claude Roy & S. Malaussena (1953) : court-métrage avec Lil Armstrong.


- Taches, touche et teinte d'Albert Pierru : comme Norman McLaren, Albert Pierru s'était fait une spécialité de dessiner directement sur la pellicule de façon à créer des rythmes colorés. Ici, ces Taches sont accompagné par 12th Street Rag, par l'orchestre de Kid Ory.


- Un Témoin dans la ville d'Edouard Molinaro (1958) : musique avec Kenny Dorham, Barney Wilen, Duke Jordan, Paul Rovère et Kenny Clarke.
C'est Marcel Romano qui supervisa et organisa les séances d'enregistrement.

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(Wilen/Ventura/CD)

Barney Wilen : Un témoin dans la ville (Kenny Dorham, Duke Jordan, Paul Rovère, Kenny Clarke, 832 658-2/660 226, Fontana/Polygram ; Liner notes : Marcel Romano/CD.


- Les Tricheurs de Marcel Carné (1958) : une session du JATP a été utilisée pour la bande son avec Dizzy Gillespie, Coleman Hawkins, Stan Getz, Roy Eldridge, Oscar Peterson, Herb Ellis, Ray Brown, Gus Johnson (01/05/1958) et Lionel Hampton, Milton "Mezz" Mezzrow, André Persiany, Buddy Banks (30/10/1958). Avec la fameuse rencontre de Jacques Charrier avec Laurent Terzieff, chez un disquaire, où ce dernier est en train de piquer un disque 45 tours (c'est un tricheur !). Le jazz est aussi présent dans la scène où Bob rend visite à Mic qui est en train d'écouter un disque de Gerry Mulligan. Il y a aussi une scène au Caveau de la Huchette avec l'orchestre de Maxime Saury et une poursuite de voiture rythmée par un solo de batterie.

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(Getz/Les tricheurs)

Stan Getz, Roy Eldridge, Coleman Hawkins, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Gus Johnson, Herb Ellis, Ray Brown : musique du film les tricheurs, Barclay/45T*.

* 01/05/1958.


- Les tripes au soleil de Claude Bernard-Aubert : musique d'André Hodeir.


- Les valseuses de Bertrand Blier (1974) : musique de Stéphane Grappelli.


- Le vampire de Jean Painlevé (1945) : qu'on ne s'y méprenne pas. Jean Painlevé était un scientifique qui a réalisé des documentaires où il a utilisé le jazz (ici Black and tan Fantasy de Duke Ellington) comme musique d'ambiance pour souligner le caractère insolite des sujets abordés. Avec ce film, Jean Painlevé fut le premier à utiliser le jazz comme musique d'accompagnement.


- A SUIVRE

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4. En Italie

- Amanti de Vittorio de Sicca : avec Ella Fitzgerald dans cette coproduction avec la France.


- Appunti per un film sul jazz (**) de Gianni Amico (1965) : avec la chanteuse Annie Ross.


- Bix, une interprétation de la légende (*) de Pupi Avati (1991) : la deuxième évocation cinématographique du cornettiste Bix Beiderbecke.


- Blow Up de Michelangelo Antonioni (1966) : musique avec Herbie Hancock, Freddie Hubbard, Joe Henderson, Ron Carter, Jack Dejohnette.


- Il Bandito d'Alberto Lattuada (1946) : un prisonnier rentre chez lui à la fin de la guerre. Il est complètement désespéré. On entend alors A Tisket - A Tasket, un thème plutôt joyeux chanté par Ella Fitzgerald qui provient du poste de radio d'un voisin. Le contraste est certes un peu primaire, mais il traduit aussi le climat de l'Italie de l'après guerre avec la présence des troupes américaines et l'américanisation qui s'en suivit.


- Smog de Francisco Rossi (1962) : musique avec Chet Baker.


- A SUIVRE

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5. Au Japon

- Tokyo Blues / Left Alone de Haruki Kadokawa (1986) : Chaque soir, un saxophoniste interprète Left Alone dans un club et ce thème obsède un yakusa qui va se trouver mêlé à un règlement de compte.


- A SUIVRE

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6. Aux Pays-Bas

- The Last Days (**) de Willem Ouwerkerk (1991) : documentaire sur Chet Baker composé d'extraits de concerts enregistrés par la Radio Netherlands Television.


- Mr Klomp de O. Jongerius (1978) : musique de Chet Baker.


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7. Pays nordiques : En Suède

- Après le crépuscule vient la nuit de Rune Hagberg (1946) : Ce film expérimental a été réalisé par un jeune metteur en scène amateur qui le débuta en 1943. Il était aussi l'interprète de son film. Ce film fut acclamé par certains et critiqué violemment par d'autres, un peu (ou beaucoup) irrités par un surréalisme "attardé" (mieux vaut tard que jamais !...).
Il a choisi B
ack Door Stuff, un thème de Jimmy Lunceford qu'il s'est plu à répéter comme un leitmotiv pour créer un suspense et accompagner l'évolution du personnage vers la folie ; la musique émanant d'un poste de radio que balayait l'œil de la caméra.


- Le Quintette de Sven Klang (*) de Stellan Olsson (1976) : à la fin des années 1950, un quintette de jazz amateur engage un saxophoniste.


- A SUIVRE

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8. Aux USA

- Alfie le dragueur de Lewis Gilbert (1966) : musique avec Sonny Rollins.


- Les amants de la nuit de Nicholas Ray (1948) : musique avec les Boswell Sisters.


- Artists and model de Raoul Walsh (1937) : avec Louis Armstrong.


- Artistry in rhythm (**) de Lewis D. Collins (1944) : court-métrage avec l'orchestre de Stan Kenton et la chanteuse Anita O'Day.


- Autopsie d'un meurtre d'Otto Preminger (1959) : musique de Duke Ellington avec Clark Terry, Harry Carnet, Scott Hamilton, Johnny Hodges, etc. Avec le très beau Sunswept Sunday, à écouter avec un mouchoir à proximité !


- Tex Avery : il a souvent utilisé le jazz, notamment dans un de ses chefs-d'œuvre : Dixieland Droopy, où Droopy héberge dans sa fourrure un orchestre de jazz improvisé par des puces savantes (dirigé par un clarinettiste qui était une caricature sympathique de Pee-Wee Hunt et qui portait d'ailleurs le même nom dans ce dessin animé). Il y a aussi Le petit oiseau matinal réussi où l'on entend Roy Eldridge.


- Le Bal des sirènes de George Sidney (1947) : film bien décevant du point de vue du jazz. Harry James est loin d'y être au meilleur de sa forme !


- La ballade des sans espoirs / Too Late Blues de John Cassavetes (1961) : donne une peinture du jazz californien. La bande son a été enregistrée avec Benny Carter, Pete Rugolo, Jimmy Rowles, Red Mitchell et Shelly Manne.


- The Benny Goodman story (*) de Valentine Davis (1955) : avec Harry James, Gene Krupa, Teddy Wilson et Lionel Hampton. Dont un document assez étonnant où l'on assiste à une jam session avec le tromboniste Kid Ory et avec Benny Goodman, alors âgé de 14 ans !


- Big Ben (**) de Johan Van der Keuken (1966) : un superbe court métrage sur Ben Webster


- The big broadcast de Frank Tuttle (1932) : musique avec les Boswell Sisters.


- Bird (*) de Clint Eastwood (1987) : une évocation de Charlie Parker par un metteur en scène passionné de jazz (Clint Eastwood).


- Le cabaret des étoiles de Frank Borzage (1943) : avec l'orchestre de Benny Goodman et la chanteuse Peggy Lee.


- Cabin' in the Sky / Un petit coin au cieux de Vincente Minnelli (1942). Malgré la signature d'un grand metteur en scène, ce film est bien décevant : un mauvais scénario et des apparitions très brèves de ceux que l'on attendait : Louis Armstrong, Duke Ellington, Ethel Waters, Lena Horne et le danseur Rochester.


- Caprice en couleur / Begone dull care de Norman McLaren (1949) : Norman McLaren s'était fait une spécialité de dessiner sur la pellicule de façon à créer des rythmes colorés. Ici, ce Caprice est accompagné de façon très intéressante par Oscar Peterson, Ray Brown et Buddy Rich.


- Carmen Jones d'Otto Preminger (1954) : avec la voix de Pearl Bailey.


- Case of the blues (1941) : court-métrage avec la chanteuse Maxine Sullivan.


- Le cavalier errant / Goin' places (*) de Ray Enright (1939) : ce film, dont la principale vedette était le chanteur Dick Powell, a été repris après la Libération, mais dans une version où l'on avait tout simplement enlevé l'un des meilleurs passages, consacré au jazz ! Il est considéré comme un des meilleurs films de jazz de l'avant-guerre.
Ce film est intéressant à plus d'un titre. D'abord le sujet : Louis Armstrong est un garçon d'écurie qui doit s'occuper d'un cheval de course
jazzomane ! Point de jazz, point de course ! Heureusement qu'il y a la trompette de Louis Armstrong. On est même obligé d'embarquer l'orchestre sur un camion et de le faire tourner autour du champ de course afin de stimuler l'ardeur hippique de ce cheval fort sympathique. A un autre moment, Louis Armstrong est obligé, pour ce faire, de chevaucher un vélo à moteur et de poursuivre la bête aux sons de sa trompette. Donc, un sujet bien choisi par rapport à Louis Armstrong. Quasiment surréaliste et très proche de sujets abordés par les Marx Brothers.
Un point intéressant aussi : le cheval s'appelait
Jeepers Creepers, un thème célèbre du jazz ! D'ailleurs, c'est un peu grâce à l'interprétation de Louis Armstrong de ce thème dans ce film que ce thème devint un standard.
Et puis, l'orchestre est bon et on a le plaisir d'entendre la chanteuse Maxine Sullivan.


- Le chanteur de jazz / The Jazz Singer (*) de Alan Crosland (1927) : n'a d'intérêt que pour deux raisons et demi : c'est le premier film parlant ; la musique n'a rien à voir avec du jazz ; ce qui s'explique peut-être car le chanteur est un... Blanc dont on a barbouillé le visage de cirage !


- Citizen Kane d'Orson Welles (1941) : Orson Welles a été le premier, dans Citizen Kane, a utiliser le jazz dans un film non musical : cela se passe dans la scène du pique-nique où un Noir chante It Can't Be Love.


- The Connection (*) de Shirley Clarke (1960) : musique de Freddie Redd et Jackie McLean. Où il est question de Charlie Parker. Sur l'univers de la drogue d'après une pièce de Jack Gelber, créée par le Living Theater.


- Cool Blood / De sang-froid de Richard Brook (1967) : musique de Quincy Jones.


- The Cool World / Harlem Story (*) de Shirley Clarke (1963) : la musique est composée par Mal Waldron et elle est interprétée, notamment, par Dizzy Gillespie, James Moody, Kenny Barron, et certains musiciens apparaissent à l'écran (Dizzy Gillespie, Yussef Lateef, Art Taylor). Un film sur l'adolescence à Harlem où la musique colle parfaitement aux images.


- Cotton Club (*) de Francis Ford Coppola (1984) : évocation d'un lieu mythique avec Richard Gere en saxophoniste. C'est en fait un film de gangsters avec, comme toile de fond (bien ténue), la musique de Duke Ellington ; le metteur en scène n'ayant pu obtenir des producteurs de réaliser son projet initial : un film sur le jazz...


- Le coup de l'escalier / Odds Against Tomorrow de Robert Wise (1959) : musique de John Lewis, avec Milt Jackson, Jim Hall, Percy Heath, Connie Kay, Bill Evans, etc. (en tout 22 musiciens), orchestration par Gunther Schuller. Deux versions de cette musique existent : l'original, et le disque de chez Blue Note (attention, ce dernier n'est qu'une reprise des thèmes par le MJQ/Modern Jazz Quartet).


- Dans la chaleur de la nuit / In the heat of the night de Norman Jewison : musique de Quincy Jones avec Roland Kirk.


- Détective privé / Harper de Jack Smight (1966) : musique de Johnny Mandel.


- Devil in a Blue Dress de Carl Franklin (1995) : du jazz pour illustrer Los Angeles au début des années 1950.


- Dingo de Rolf De Heer (1991) : avec Miles Davis.


- Walt Disney : You Rascal You de Louis Armstrong a été utilisé dans un Mickey Mouse ; dans Make Mine Music, on entend le quartet de Benny Goodman dans After You've Gone. Paul Whiteman a composé la musique de Music Land (1935).


- DOA de Richard Mate (1949) : un film policier plutôt moyen (pourtant avec une bonne idée de départ), mais avec une bonne musique de jazz.


- Drum crazy / The gene Krupa story (**) de Don Weiss (1959) : avec Anita O'Day.


- En quatrième vitesse de Robert Aldrich (1955) : un chef d'œuvre du cinéma, qui débute par un générique qui défile sur le tableau de bord d'une voiture, alors que la radio nous fait entendre I'd Rather Have the Blues chanté par Nat King Cole. On entend à nouveau ce thème quand le personnage principal du film va se remettre après l'assassinat de son meilleur ami. Le jazz y est bien utilisé.


- Épreuve de force de Clint Eastwood (1970) : musique avec Art Pepper, Jon Faddis.


- L'Équipée sauvage / The wild one de Laszlo Benedek (1954) : le jazz y est très présent avec le groupe de Shorty Rogers, et elle colle parfaitement au scénario. Avec un superbe solo de Bill Perkins (Blues for Brando). Il convient de signaler que c'est avec ce film que le jazz moderne est entré dans les studios d'Hollywood.


- Faces de John Cassavetes (1968).


- The Fat Man de William (1951) : Julie London aux côtés de Rock Hudson (la chanteuse Julie London a fait d'ailleurs carrière aussi comme actrice de cinéma ; malgré son physique de "bombe", elle n'a cependant pas bien brillé dans ce domaine).


- La femme aux chimères / The Young man with a horn de Michael Curtiz* (1950) : la première évocation du cornettiste Bix Beiderbecke avec Kirk Douglas doublé par Harry James. C'est une œuvre assez exceptionnelle, malgré un style très hollywoodien. D'une part en raison de son scénario : la rencontre d'un musicien Blanc avec des Noirs auprès desquels il va apprendre les ficelles de cet art, et l'amitié qui va naître avec l'un d'entre eux. Le discours de ce film est de plus assez novateur, soulignant l'importance de l'apport des Noirs et dégageant une morale antiraciste. Et puis, il y a la musique, avec de bonnes prestations d'Harry James.


- Le Festin nu / Naked Lunch de David Cronenberg (1992) : musique de Ornette Coleman.


- Fifi peau de pêche (1936 ou 1937) : quelques allusions au jazz dans ce film avec Mae West et Louis Armstrong. Louis débutait ainsi dans cette carrière où on l'utilisa plus comme une attraction ...


- La folle parade / Alexander's Ragtime Band (*) de Henry King (1938) : un musicien aux portes d'une carrière prometteuse dans la musique classique décide de diriger une formation de jazz !


- French Connection de William Friedkin (1971) : musique de Don Ellis.


- Un frisson dans la nuit de Clint Eastwood (1971) : Erroll Garner et des séquences du Festival de Monterey.


- The Gene Krupa Story (**) de Don Weis (1959).


- Get yourself a college girl de Sidney Miller (1964) : avec Stan Getz et la chanteuse Astrud Gilberto.


- Gloria de John Cassavetes (1980) : musique avec Tony Ortega.


- Le Grand Chantage d'Alexander Mackendrick (1957) : ce film nous donne l'occasion d'entendre le groupe de Chico Hamilton ; l'un des personnages étant guitariste dans ce groupe. Le film, lui, n'est pas très bon.


- Le Grand Couteau de Robert Aldrich (1955) : dans une scène mémorable avec Jack Palance, la radio nous fait parvenir la musique d'un saxo alto qui va accompagner à merveille une sorte de joute érotique ; un homme est pris au piège du désir à un point tel qu'il ne peut plus s'en détourner. Le jazz devient un commentateur et même le troisième acteur.


- Le Grand Sommeil / The Big Sleep de Howard Hawks (1946) : où Lauren Bacall chante And Her Tears Flowed Like Wine, accompagnée par Stan Kenton.


- Hallelujah de King Vidor (1929) : pour cet ancêtre (un des premiers films où apparaissaient des Noirs et sans l'ombre d'un Blanc pour une fois !), peu de jazz en fait ! Quelques Spirituals, un Saint-Louis Blues chanté gentiment par une vamp ; le film a, certes, un intérêt cinématographique.


- Haute société / High Society de Charles Walters (1956) : avec Louis Armstrong, Bing Crosby, Frank Sinatra ; sans oublier Grace Kelly.


- Hellzapoppins de Henry C. Potter (1941) : il y a une scène intéressante avec Rex Stewart et Slim Gaillard, et quelques autres musiciens, qui sont rejoints par des danseurs Noirs.


- Hollywood Hotel (*) de Busby Berkeley (1938) : ce film a été considéré comme le premier film consacré au jazz. Avec Benny Goodman, Teddy Wilson, Lionel Hampton et Gene Krupa. Le sujet est certes d'un intérêt limité, mais le metteur en scène a su capter les attitudes des musiciens et produire des jeux de lumières intéressants sur leur visage et leurs mains. Et la musique est de qualité, aussi bien en quartet qu'en orchestre !


- L'homme au bras d'or / The Man with the Golden Arm (*) d'Otto Preminger (1955) : c'est l'histoire d'un homme (Frank Sinatra) qui va essayer d'arrêter de se droguer, notamment en devenant batteur de jazz. Les arrangements sont de Shorty Rogers. Shelly Manne était le conseiller technique/artistique de Frank Sinatra à la batterie. Avec Pete Candoli à la trompette. La musique de Shorty Rogers est très bien utilisée, notamment dans les scènes où le personnage retombe dans sa toxicomanie. Le jeu de batterie de Shelly Manne y est remarquable, s'identifiant étroitement avec le comportement de ce personnage en état de manque.


- Hotel de Richard Quine (1967) : avec la voix de Carmen McRae.


- L'inspecteur ne renonce jamais de Clint Eastwood : musique avec Art Pepper, Jon Faddis.


- It's All True (*) d'Orson Welles (1941-1942) : un film mythique qui n'est resté... qu'à l'état de projet. C'est le deuxième film que Orson Welles entreprenait pour la RKO, après Citizen Kane.
Orson Welles souhaitait tout simplement réaliser une histoire du jazz avec, notamment, Louis Armstrong, Duke Ellington et Billie Holiday. Trois autres histoires s'ajouteraient à celle-ci pour constituer le film (dont deux d'après Robert Flaherty). Le scénario, réalisé par Orson Welles, Paul Elliot et David Stuart, avait été déposé à la RKO le 29 juillet 1941. Il était donc question de faire une histoire du jazz à partir de la vie d'Armstrong. Duke Ellington aurait participé au scénario et aurait fourni la musique. Louis Armstrong aurait joué son propre rôle ; Hazel Scott aurait interprété celui de Lil Hardin, la première épouse de Louis Armstrong. Le projet était si avancé que Duke Ellington avait déjà composé un morceau du film (et touché 12 500 dollars !). Il semblerait que des séquences-tests en couleur aient pu être effectuées.
Pour les passionnés de jazz, qui sont aussi des inconditionnels d'Orson Welles, cela aurait été d'emblée un film prestigieux ! Auquel ils auraient été d'autant plus sensibles, car il est fort probable qu'il s'agissait aussi, pour Orson Welles, d'un présent qu'il offrait à Billy Holiday, avec laquelle il a eu des liens affectifs plus que prononcés.


Note : En 1982, on a retrouvé à la Paramount 240 (!) boîtes archivées O.W. Bonino ou It's all true. Chacune de ces boites contient trois cents mètres (!) de pellicule. Ces boîtes ont été remises à l'American Film Institute et se trouveraient actuellement aux archives de l'U.C.L.A. A priori, on ne sait toujours pas ce que contiennent ces boîtes car on n'aurait pas encore réussi à trouver l'argent nécessaire pour réaliser la description de tous ces négatifs ! Il est peu probable qu'il y ait des séquences en rapport avec le projet sur l'histoire du jazz. Mais, sait-on jamais...
Pour plus de précisions sur ce "film-fantôme" : Bill Krohn, Cahier de Cinéma, n°375, septembre 1985.

- Isn't it Romantic de Norman Z. McLeod (1948) avec la voix de Pearl Bailey.


- I want to live de Robert Wise (1958) : musique de Johnny Mandel avec Art Farmer, Bud Shank, Gerry Mulligan, Shelly Manne.


- Jammin' the Blues (**) de Gjon Mili (1944) ; notamment pour le SPLENDIDE Lester Young !
Ce film dure à peine 10 minutes mais c'est un chef-d'œuvre ! Il a été réalisé en quatre jours. Y participèrent aussi Harry Sweet Edison et Illinois Jacquet.
On assiste à une superbe jam-session - à laquelle on regrette de n'avoir pas assisté - ; et l'on va écouter pendant dix minutes un blues choisi par Lester Young.
En fait, la qualité du film s'explique aussi peut-être parce que c'est un film qui a été fait par un photographe. Il joue avec les lumières, s'attachant aux contours des silhouettes des musiciens, fixant les reflets sur les instruments, poursuivant les doigts des musiciens et essayant de décrypter les visages entourées par les volutes des fumées. Le rythmes des images est dicté par le tempo des musiciens.


- Jazz à Newport / Jazz on a Summer's Day (**) de Bert Stern (1958) : une très belle évocation, haute en couleur (on est stupéfait d'ailleurs par la qualité des couleurs de la pellicule), d'un festival mythique. Avec un cocktail détonnant : Jimmy Giuffre, Bob Brookmeyer, Jimmy Hall (Train and the River), Thelonious Monk (Blue Monk), Sonny Stitt (Blues), Anita O'Day dans une magnifique tenue extravagante (Sweet Georgia Brown & Tea For Two), George Shearing (Rondo), Dinah Washington avec Urbie Green, Terry Gibbs et Max Roach (All of Me), Gerry Mulligan, Art Farmer, Bill Crow, Dave Bailey (Catch As Catch Can), Big Maybelle et Buck Clayton (I Ain't Mad At You), Chuck Berry (Sweet Little Sixteen), Chico Hamilton avec Eric Dolphy (Blue Sands), Mahalia Jackson (Shout All Over, Didn't It Rain & Lord's Prayer), Louis Armstrong avec Trummy Young et Jack Teagarden (Lazy River, Tiger Rag, When The Saints Go Marching In & Rockin' Chair). Et la caméra ne nous épargne pas des travellings et gros plans sur le public. Heureusement, car c'est très bien fait, traduisant bien l'engouement des spectateurs (dont certains sont aussi des musiciens célèbres). Et puis, la caméra n'hésite pas à se faufiler dans les coulisses pour se poser sur leurs gestes et écouter des brides de conversation. On a l'impression d'y être !
A noter que c'est encore un photographe (assisté de Courtney Hafela et Ray Phelan) qui réalisa ce film.


- Johnny Staccato (1959-1960) : il s'agit d'une célèbre série où John Cassavetes joue le rôle d'un détective passionné de jazz et qui joue du piano (doublé par John Williams).
Chaque épisode, d'une vingtaine de minutes, commence (et finit) en général dans un club de jazz, le Waldo's, et souvent en compagnie de musiciens de la West-coast. Ce qui permet de les entendre et de les voir régulièrement dans des prestations variées : Pete Candoli, Milt Bernhart, Barney Kessel, Red Mitchell, Shelly Manne.


- June Christy with the Ernie Felice Quartet (**) (1950) : court-métrage.


- Just Friends (*) de Marc-Henri Wajnberg (1993) : musique avec Archie Sheep.


- Kansas City (*) de Robert Altman (1996) : avec James Carter, Joshua Redman, Cyrus Chestnut, Ron Carter, etc. Une musique superbe, mais à des lieux de celle de Kansas City des années trente. Ne pas louper le générique de la fin avec la très belle version de In My Solitude. Certains ont d'ailleurs dit que, sans la musique, ce film ne valait pas le déplacement.


- Lady Sings the Blues (*) de Sidney J. Furie (1972) : avec Diana Ross.
Même si on considère que Diana Ross chante bien, ce n'est pas Billie Holiday ! On comprend déjà pourquoi ce film fut très controversé.


- The last date / Eric Dolphy (**) de Hans Hylkema (1991).


- The Last of the Blue Devils (**) de Bruce Ricker (1979) : documentaire (produit par Clint Eastwood) sur Count Basie, avec Jay McShann, Jo Jones et d'autres.


- Let me off uptown (**) (1942) : court-métrage avec l'orchestre de Gene Krupa et la chanteuse Anita O'Day.


- Let's Get Lost (**) de Bruce Weber (1989) : un documentaire sur Chet Baker qui a reçu un prix au Festival de Cannes. Cependant, certains (notamment Carol Baker, une des personnes qui l'a le mieux connu !) ont reproché à ce film de s'appesantir sur certains côtés négatifs de Chet Baker au détriment d'autres aspects de sa vie.


- Let's make rhythm (**) de Wallace Grissell (1947) : court-métrage avec June Christy.


- Les mains qui tuent / Phantom Lady de Robert Siodmak (1944) : une courte scène dans ce film recréé avec bonheur l'ambiance d'une jam-session : rien que des musiciens jouant pour leur plaisir !


- The Man I Love (*) de Raoul Walsh (1946) : un film noir totalement méconnu, que ce soit de la part des spécialistes de Raoul Walsh ou d'Ida Lupino (l'actrice principale), ou des amateurs de jazz. Et pourtant, c'est un chef-d'œuvre, tant du point de vue cinématographique que du jazz ! Il faut dire que ce film n'a été diffusé en France que plusieurs années après son tournage (1966). Et il paraîtrait que Raoul Walsh ne le tenait pas en haute estime (il n'y consacre d'ailleurs pas une seule ligne dans son autobiographie). Si cela est vrai, peut-être que cela s'expliquerait parce que Raoul Walsh n'était pas très sensible au jazz ?
Tout commence "after hours" par une jam-session au Club 39, dont on perçoit la musique, alors que le générique se termine et que la caméra erre dans une rue, avant de nous faire pénétrer dans ce club de jazz, laissant dehors deux fêtards, ivres qui n'ont pu y entrer car le club n'était plus ouvert au public (l'un deux en s'éloignant lance, en maugréant, un désagréable Soirée privée pour gens cinglés !).
Ida Lupino donne, au cours de ce film noir, plusieurs interprétations de grands standards qui appartiennent au répertoire de Billie Holiday (The Man I Love, Body and Soul) et je peux vous garantir qu'elle ne démérite pas de Billie ! C'est bouleversant !
Il est vrai qu'Ida Lupino avait de nombreuses cordes à son arc (on peut même se demander si elle n'avait pas plusieurs arcs !). C'était une très grande actrice mais aussi une très grande metteuse en scène (ce qui n'était pas évident à l'époque glorieuse d'Hollywood ; ce fût d'ailleurs une des rares femme avec Dorothy Arzner à pouvoir persévérer, contre vents et marées, dans la réalisation de films ; d'ailleurs, cela n'a pas tellement changé de nos jour où, par exemple Patricia Mazuy n'arrive pas facilement a exercer son art en France).
Et, quelle actrice. Notamment dans ce film.

La jam session du début du film est très réussie. C'est The Man I Love qui est joué (ce thème sera repris plusieurs fois au cours du film, notamment en solo de piano, ou dans des versions orchestrales). Cela commence par les solos d'un saxophone et d'un trompettiste (Buck Clayton en personne !). Avec de magnifiques jeux d'ombres sur le visage de Buck Clayton. Puis, Ida Lupino commence à chanter à proximité du piano, et tout en fumant, elle se déplace derrière le piano. Elle fait face maintenant au pianiste et elle tend alors sa cigarette pour allumer celle du pianiste qui pend à ses lèvres depuis le début de la chanson. On perçoit un instant cette connivence magique qui survient entre deux musiciens. C'est stupéfiant et très émouvant. Puis, elle s'éloigne du piano (et tout ceci en continuant de chanter !) pour terminer la chanson par les quatre mots du titre qu'elle va chanter, en introduisant une imperceptible césure surprenante entre les deux premiers mots (The Man) et les deux derniers (I Love), juste le temps de porter un verre à sa bouche... avant de terminer son texte... C'est étonnant !

Une petite précision : Martin Scorcese, 1977, s'inspirera de ce film quand il fera New York New York .


- Mash de Robert Altman (1969) : musique de Johnny Mandel.


- Mickey One de Arthur Penn (1965) : musique de Eddie Sauter avec Stan Getz.


- Mo' Better Blues (*) de Spike Lee (1990) : histoire d'un trompettiste de jazz, avec évocation de John coltrane, et hommages à Miles Davis, Charles Mingus, Sonny Rollins ; avec le concours de Brandford Marsalis à la trompette. Pour aller à l'encontre de l'idée reçue du musicien de jazz drogué, alcoolique et maudit (c'est vrai que ce ne fut pas le cas de tous, mais de... nombre d'entre eux !).


- Nancy Wilson (**) de Steve Binder (1962).


- New Orleans / Nouvelle Orléans (*) de Arthur Lubin (1947) : très décevant pour l'amateur de jazz.
Pourtant un titre évocateur, et du jazz, avec Louis Armstrong, au générique. Et avec Barney Bigard, kid Ory, Red Callender, Meade Lux Lewis, etc. Et, Billie Holiday ! Ainsi que Woody Herman. Un scénario nul et assez équivoque...


- New York Eye and Ear Control (**) de Michael Snow (1964) : Albert Ayler, Don Cherry, John Tchicai, Roswell Rudd, Gary Peacock, Sunny Murray ; film expérimental : rencontre de l'improvisation musicale façon free jazz et des images de New York.


- New York New York (*) de Martin Scorcese (1977) : Robert de Niro en saxophoniste avec le son de Georgie Auld et Liza Minnelli en chanteuse de club de jazz.


- Ornette : Made in America de Shirley (**) Clarke (1982) : musique de Ornette Coleman.


- Paris Blues (*) de Martin Ritt (1961) : Louis Armstrong à la trompette et Paul Newman... au trombone ! Et la musique a été écrite par Duke Ellington. Parmi les autres acteurs : Sydney Poitier, Joanne Woodward, Serge Reggiani, Moustache. Avec Guy Lafitte qui joue la musique du générique.
Ce film est une adaptation d'un roman de Harold Flenders portant le même titre dont la traduction française (par J.-J. Villard) est paru en France aux éditions Seghers (1961) avec une superbe jaquette. Il s'agit des amours de deux musiciens de jazz américains à Paris.

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(Armstrong/Paris Blues/L)*

* Quel face à face : Armstrong et Reggiani !


- Pete Kelly's blues / La peau d'un autre (*) de Jack Webb (1955) : c'est l'histoire d'un trompettiste Blanc qui est aux prises avec des truands qui veulent le racketter, ainsi que les autres membres de l'orchestre. Parmi les musiciens, il y a le clarinettiste Matty Mattlock et le saxo Eddie Miller. Il y a aussi l'excellent trompettiste Teddy Buckner qui fait une très bonne prestation dans la séquence de l'enterrement au début. On y entend aussi la chanteuse Peggy Lee ainsi que Ella Fitzgerald (elle tient le rôle d'une tenancière de maison close et de confidente du trompettiste). Ella nous murmure un blues et une très belle version de Hard Hearted Hannah.


- Porgy and Bess d'Otto Preminger (1959) avec Pearl Bailey.


- Presenting Lily Mars de Norman Taurog (1943) : avec Judy Garland et la chanteuse Annie Ross.


- Quand la ville dort / Asphalt Jungle de John Huston (1950) : John Huston a utilisé le jazz dans une scène étonnante de son film. Ou comment un quinquagénaire-truand très classe se fait cueillir par la police à cause d'une bouffée de plaisir qui l'a assailli en regardant une jeune fille danser au son du jazz sortant d'un Juke-box (le jazz participant aussi au charme reptilien, dans les deux sens du terme, appropriés pour décrire cette situation !) et qui le conduit donc à alimenter compulsivement le Juke-box en pièces de monnaie afin de prolonger son plaisir visuel ; ce qui le perdra ! Et le pauvre spectateur ne peut rien faire. Pourtant, on souhaiterait lui crier que cela va le perdre !


- Les quatre cavaliers de l'Apocalypse / The Four Horsemen of the Apocalypse de Vincente Minnelli (1962) : musique de André Previn.


- Les rats de cave / The Subterraneans de Ronald McDougall (1960) : musique d'André Previn pour cette adaptation d'une œuvre de Jack Kerouac.


- Romance inachevée / The Glenn Miller Story (*) de Anthony Mann (1953) : avec James Stewart comme interprète. Même si l'on n'est pas un passionné de Glenn Miller, le film se laisse voir (mais Anthony Mann a fait mieux !). Et puis, il y a une séquence intéressante où Louis Armstrong interprète Basin Street Blues.


- Saint-Louis Blues (**) : c'est un court-métrage, réalisé assez sommairement dans les années 1930 (une projection fut effectuée à Paris en 1933 pour quelques personnes privilégiées) ; mais c'est un petit chef-d'oeuvre notamment en raison de la présence de Bessie Smith, la très grande chanteuse de Blues (et ce malgré un enregistrement qui laisse à désirer). Sa voix fait de ce chant d'amour déçu une plainte déchirante qui demeure inoubliable (Henri Gautier, in Jazz au cinéma, / Hommes - Oeuvres - Problèmes du Cinéma, N°11).


- St Louis Blues (*) (1958) : c'est un film qui retrace la vie et l'oeuvre de W. C. Handy avec Nat King Cole dans le rôle titre avec aussi : Pearl Bailey, Cab Calloway, Ella Fitzgerald, Mahalia Jackson. La musique est interprétée, entre autres, par Barney Bigard, Red Callender, Lee Young, George Washington.


- Save the children de Stan Lathan (1973) avec la chanteuse Roberta Flack.


- Shadows de John Cassavetes (1959) : musique de Charles Mingus avec Shafi Hadi qui a un véritable rôle d'acteur dans ce film culte.


- Sharkey's Machine de Burt Reynolds (1981) : musique avec Chet Baker.


- Si bémol et fa dièse / A Song Is Born (*) de Howard Hawks (1949) : Quelle misère des versions françaises ! Quelle inculture ! Un si beau titre, en réalisant, de plus, un clin d'œil sympathique aux Étoiles (i.e. Stars qui ne tombent pas qu'en Alabama !).
Pour un bon film avec la participation d'un nombre conséquent de musiciens : Louis Armstrong, Charles Barnett, Tommy Dorsey, Benny Goodman, Mel Powell et le Golden Gate Quartet.
Et un scénario intéressant : un musicographe (interprété par Danny Kaye) décide d'aller faire un tour en ville pour faire le point sur la situation du jazz en vue d'écrire une histoire de la musique. Un excellent prétexte !


- La soif du mal / Touch of Evil d'Orson Welles (1958) : musique de Henri Mancini. Une rencontre mémorable de cet arrangeur avec le très grand Orson Welles.


- Some Call it Loving/Sleeping Beauty de James B. Harris (1973) : c'est Ronnie Lang qui double l'acteur principal qui joue le rôle d'un saxophoniste baryton. On entend aussi sur la bande sonore : Conte Candoli, Bud Shank, Bob Brookmeyer, Ray Brown, Stan Levey.
Mise à part la musique, ce film est un petit chef-d'œuvre qui est totalement passé inaperçu. Il s'agit d'une adaptation de la Belle au bois dormant à partir d'une nouvelle de John Collier Sleeping Beauty. Je l'ai vu à sa sortie il y a un peu plus d'un quart de siècle (Eh oui, le temps passe !) et depuis, je n'ai jamais pu trouver l'occasion de le revoir* pour vérifier si mon impression d'adolescent avait tenu le coup avec le temps.
Ceci pour vous dire : foncez voir ce film si vous l'apercevez dans vos programmes !

* En fouillant un peu dans ma documentation, j'ai retrouvé un petit article sur ce film étrange dans Les Cahiers de la Cinémathèque qui réalisèrent un double numéro (n°30-31, Été-Automne 1980) sur le thème Le cinéma des surréalistes. Il n'y est pas question de jazz, mais une référence qu'il conviendrait de consulter (en tout cas, cela serait mon souhait) est mentionnée (J.-B. Harris, in Positif, avril 1974, n°158, p. 23).


- Some of these days (**) (1942) : court-métrage avec la chanteuse Maxine Sullivan.


- Sorm Signal de R. Drew (1966) : musique avec Chet Baker.


- Soul to soul de Denis Sander (1971) : avec la chanteuse Roberta Flack.


- The Sound of Jazz (**) de Jack Smight (1957) : ATTENTION : chef-d'œuvre ABSOLU !
Notamment pour l'inoubliable interprétation de Fine And Mellow de Billy Holiday, avec notamment Lester Young, Ben Webster, Coleman Hawkins, Gerry Mulligan, Rex Stewart, Roy Eldridge, Mal Waldron, Joe Jones, etc.

Le regard de Billie Holiday,
les mouvements de son visage,
le pincement de ses lèvres en regardant l'être humain,
qu'elle a probablement le plus apprécié par delà la musique, l'amitié et l'amour,
traduisent quelque chose d'intraduisible par des mots
et peut-être même par des sentiments !
L'Image s'imposait pour ce faire !
C'est totalement craquant !
C'est en tout cas une des plus belles expressions des liens pouvant exister entre deux Etres Humains
et qui permet d'espérer encore dans le genre humain !
Cela se passait en un mois de décembre de l'année 1957.

Ceci dit, n'oublions pas le reste : The Count's Blues avec notamment Coleman Hawkins et Gerry Mulligan, Wild Man Blues avec notamment Rex Stewart, Coleman Hawkins et Nat Pierce, Blue Monk avec les célèbres mouvements de pieds de Thelonious Monk, I Left My Baby avec Jimmy Rushing, Ben Webster et Roy Eldridge, Dickie's Dream avec Ben Webster, Gerry Mulligan, Roy Eldridge, Coleman Hawkins, Joe Newman, Count Basie et pour terminer, juste après Fine and Mellow, The Train & The River avec notamment Jimmy Giuffre et Jim Hall.
Côté regards intéressants : celui de Gerry Mulligan quand il regarde les autres musiciens en train de jouer, est fort sympathique.


- Stan Kenton and his orchestra-artistry in rhythm (**) de Jack Scholl (1945) avec la chanteuse June Christy.


- Straight no Chaser (**) de Charlotte Zwerin et Michael & Christian Blackwood (1989) : très beau film sur Monk, bouleversant, réalisé notamment à partir des 14 heures d'enregistrements des frères Blackwood (tournée européenne de 1967-1968). Avec l'omniprésence de celle qui fut son plus tendre ange-gardien, Nellie
Avec l'aide financière d'un inconditionnel (et donc de surcroît, mécène, à ses heures pas perdues !) du jazz : Clint Eastwood. Merci Monsieur Clint Eastwood !


- Sun Valley Serenade : ce film fut un triomphe bien que son intérêt soit extrêmement limité. En fait, la foule réclamait du Glenn Miller ! Et peu de jazz. A noter quand même une perle qui vaut le détour : l'interprétation du saxo ténor Tex Benecke de Chatanooga Choo-Choo ; thème qui eut par la suite un important succès.


- Sweet smell of success d'Alexander Mackendrick (1957) : avec le quintette de Chico Hamilton.


- La Symphonie magique / Stormy Weather (*) de Andrew Stone (1943) : avec Cab Calloway, Fats Waller et Lena Horn.
Ce film a été considéré pendant longtemps comme un des meilleurs films sur le jazz, malgré une certaine insuffisance de la part du metteur en scène qui aurait pu se fouler un peu plus, vu la qualité de ses acteurs. Du swing sensuel à 100% avec un Cab Calloway dansant déchaîné.
Avec bien sûr aussi l'admirable Fats Waller, les chanteuses Ada Brown et Lena Horn, ainsi que des danseurs (Bill Robinson et les Nicholas brothers) et les... ballets de Catherine... Dunham sur laquelle nous reviendrons dans l'Annexe de ce serveur (rubrique 25) !


- Talk about a Lady de George Sherman (1946) : avec l'orchestre de Stan Kenton et la chanteuse June Christy.


- Texas tenor : The Illinois Jacquet story (**) de Arthur Elgort (1991).


- Two girls and a Sailor de Richard Thorpe (1944) avec Ella Fitzgerald.


- Les verts pâturages / Green Pastures de Marc Connelly et William Keighley (1936) : pour cet autre ancêtre (un des premiers films où apparaissaient des Noirs), un intérêt cinématographique quasi nul, mais de bons Spirituals interprétés par les Al Hall Choirs.


- Wild Man Blues (**) de Woody Allen (1997) : Documentaire sur la tournée européenne du cinéaste jazzophile Woody Allen avec... son New Orleans Jazz Band !


- The wild party de Harry Horner (1956) : avec Buddy DeFranco.


- Woody Herman and his orchestra (**) de Roy Mack (1938) : court-métrage avec la chanteuse Lee Wiley.


- A world of beauty (**) de Will Cowan (1955) : court-métrage avec l'orchestre de Pete Rugolo et la chanteuse June Christy.


- A SUIVRE



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