8. Aux USA
- Alfie le dragueur de
Lewis Gilbert (1966) : musique avec Sonny Rollins.
- Les amants
de la nuit de Nicholas Ray (1948) : musique avec les
Boswell Sisters.
- Artists and model de Raoul Walsh (1937) : avec Louis Armstrong.
- Artistry in rhythm (**) de Lewis D. Collins (1944) : court-métrage
avec l'orchestre de Stan Kenton et la chanteuse Anita
O'Day.
- Autopsie
d'un meurtre d'Otto Preminger (1959) : musique de Duke
Ellington avec Clark Terry, Harry Carnet, Scott Hamilton,
Johnny Hodges, etc. Avec le très beau Sunswept Sunday, à écouter avec un
mouchoir à proximité !
- Tex Avery :
il a souvent utilisé le jazz, notamment dans un de
ses chefs-d'œuvre : Dixieland Droopy, où Droopy héberge
dans sa fourrure un orchestre de jazz improvisé par
des puces savantes (dirigé par un clarinettiste qui
était une caricature sympathique de Pee-Wee Hunt et
qui portait d'ailleurs le même nom dans ce dessin
animé). Il y a aussi Le petit oiseau matinal
réussi où l'on entend Roy
Eldridge.
- Le Bal des
sirènes de George Sidney (1947) : film bien
décevant du point de vue du jazz. Harry James est
loin d'y être au meilleur de sa forme !
- La ballade
des sans espoirs / Too Late Blues de John Cassavetes (1961)
: donne une peinture du jazz californien. La bande son a
été enregistrée avec Benny Carter, Pete
Rugolo, Jimmy Rowles, Red Mitchell et Shelly Manne.
- The Benny
Goodman story (*) de Valentine Davis (1955) : avec Harry James,
Gene Krupa, Teddy Wilson et Lionel Hampton. Dont un document
assez étonnant où l'on assiste à une
jam session avec le tromboniste Kid Ory et avec Benny
Goodman, alors âgé de 14 ans !
- Big Ben (**) de
Johan Van der Keuken (1966) : un superbe court
métrage sur Ben Webster
- The big broadcast de Frank Tuttle (1932) : musique avec les Boswell
Sisters.
- Bird (*) de
Clint Eastwood (1987) : une évocation de Charlie
Parker par un metteur en scène passionné de
jazz (Clint Eastwood).
- Le cabaret
des étoiles de Frank Borzage (1943) : avec
l'orchestre de Benny Goodman et la chanteuse Peggy
Lee.
- Cabin' in
the Sky / Un petit coin au cieux de Vincente Minnelli
(1942). Malgré la signature d'un grand metteur en
scène, ce film est bien décevant : un mauvais
scénario et des apparitions très brèves
de ceux que l'on attendait : Louis Armstrong, Duke
Ellington, Ethel Waters, Lena Horne et le danseur
Rochester.
- Caprice en
couleur / Begone dull care de Norman McLaren (1949) :
Norman McLaren s'était fait une
spécialité de dessiner sur la pellicule de
façon à créer des rythmes
colorés. Ici, ce Caprice est accompagné de
façon très intéressante par Oscar
Peterson, Ray Brown et Buddy Rich.
- Carmen Jones d'Otto Preminger (1954) : avec la voix de Pearl
Bailey.
- Case of the
blues (1941) : court-métrage avec la chanteuse Maxine
Sullivan.
- Le cavalier
errant / Goin' places (*) de Ray Enright (1939) : ce film, dont
la principale vedette était le chanteur Dick Powell,
a été repris après la
Libération, mais dans une version où l'on
avait tout simplement enlevé l'un des meilleurs
passages, consacré au jazz ! Il est
considéré comme un des meilleurs films de jazz
de l'avant-guerre.
Ce film est intéressant à plus d'un titre.
D'abord le sujet : Louis Armstrong est un garçon
d'écurie qui doit s'occuper d'un cheval de course
jazzomane ! Point de jazz, point de course !
Heureusement qu'il y a la trompette de Louis Armstrong. On
est même obligé d'embarquer l'orchestre sur un
camion et de le faire tourner autour du champ de course afin
de stimuler l'ardeur hippique de ce cheval fort sympathique.
A un autre moment, Louis Armstrong est obligé, pour
ce faire, de chevaucher un vélo à moteur et de
poursuivre la bête aux sons de sa trompette. Donc, un
sujet bien choisi par rapport à Louis Armstrong.
Quasiment surréaliste et très proche de sujets
abordés par les Marx Brothers.
Un point intéressant aussi : le cheval s'appelait
Jeepers
Creepers, un
thème célèbre du jazz ! D'ailleurs,
c'est un peu grâce à l'interprétation de
Louis Armstrong de ce thème dans ce film que ce
thème devint
un standard.
Et puis, l'orchestre est bon et on a le plaisir d'entendre
la chanteuse Maxine Sullivan.
- Le chanteur
de jazz / The Jazz Singer (*) de Alan Crosland (1927) : n'a
d'intérêt que pour deux raisons et demi : c'est
le premier film parlant ; la musique n'a rien à voir
avec du jazz ; ce qui s'explique peut-être car le
chanteur est un... Blanc dont on a barbouillé le
visage de cirage !
- Citizen Kane
d'Orson Welles (1941) : Orson Welles a été le
premier, dans Citizen Kane, a utiliser le jazz dans un film
non musical : cela se passe dans la scène du
pique-nique où un Noir chante It Can't Be Love.
- The
Connection (*) de Shirley Clarke (1960) : musique de Freddie
Redd et Jackie McLean. Où il est question de Charlie
Parker. Sur l'univers de la drogue d'après une
pièce de Jack Gelber, créée par le
Living Theater.
- Cool Blood /
De sang-froid de Richard Brook (1967) : musique de Quincy
Jones.
- The Cool
World / Harlem Story (*) de Shirley Clarke (1963) : la musique
est composée par Mal Waldron et elle est
interprétée, notamment, par Dizzy Gillespie,
James Moody, Kenny Barron, et certains musiciens
apparaissent à l'écran (Dizzy Gillespie,
Yussef Lateef, Art Taylor). Un film sur l'adolescence
à Harlem où la musique colle parfaitement aux
images.
- Cotton Club
(*) de Francis Ford Coppola (1984) : évocation d'un
lieu mythique avec Richard Gere en saxophoniste. C'est en
fait un film de gangsters avec, comme toile de fond (bien
ténue), la musique de Duke Ellington ; le metteur en
scène n'ayant pu obtenir des producteurs de
réaliser son projet initial : un film sur le
jazz...
- Le coup de
l'escalier / Odds Against Tomorrow de Robert Wise (1959) :
musique de John Lewis, avec Milt Jackson, Jim Hall, Percy
Heath, Connie Kay, Bill Evans, etc. (en tout 22 musiciens),
orchestration par Gunther Schuller. Deux versions de cette
musique existent : l'original, et le disque de chez Blue
Note (attention, ce dernier n'est qu'une reprise des
thèmes par le MJQ/Modern Jazz Quartet).
- Dans la
chaleur de la nuit / In the heat of the night de Norman
Jewison : musique de Quincy Jones avec Roland Kirk.
-
Détective privé / Harper de Jack Smight
(1966) : musique de Johnny Mandel.
- Devil in a
Blue Dress de Carl Franklin (1995) : du jazz pour illustrer
Los Angeles au début des années 1950.
- Dingo de
Rolf De Heer (1991) : avec Miles Davis.
- Walt Disney
: You Rascal You
de Louis Armstrong
a été utilisé dans un Mickey Mouse ;
dans Make Mine
Music, on entend
le quartet de Benny Goodman dans After You've Gone. Paul Whiteman a composé la
musique de Music Land (1935).
- DOA de
Richard Mate (1949) : un film policier plutôt moyen
(pourtant avec une bonne idée de départ), mais
avec une bonne musique de jazz.
- Drum crazy /
The gene Krupa story (**) de Don Weiss (1959) : avec Anita
O'Day.
- En
quatrième vitesse de Robert Aldrich (1955) : un chef d'œuvre
du cinéma, qui débute par un
générique qui défile sur le tableau de
bord d'une voiture, alors que la radio nous fait entendre
I'd Rather Have the
Blues
chanté par Nat King Cole. On entend à nouveau
ce thème quand le personnage principal du film va se
remettre après l'assassinat de son meilleur ami. Le
jazz y est bien utilisé.
-
Épreuve de force de Clint Eastwood (1970) : musique
avec Art Pepper, Jon Faddis.
-
L'Équipée sauvage / The wild one de Laszlo
Benedek (1954) : le jazz y est très présent
avec le groupe de Shorty Rogers, et elle colle parfaitement
au scénario. Avec un superbe solo de Bill Perkins
(Blues for
Brando). Il
convient de signaler que c'est avec ce film que le jazz
moderne est entré dans les studios
d'Hollywood.
- Faces de
John Cassavetes (1968).
- The Fat Man de William
(1951) : Julie London aux côtés de Rock Hudson
(la chanteuse Julie London a fait d'ailleurs carrière
aussi comme actrice de cinéma ; malgré son
physique de "bombe", elle n'a cependant pas bien
brillé dans ce domaine).
- La femme aux
chimères / The Young man with a horn de Michael
Curtiz* (1950) : la première évocation du
cornettiste Bix Beiderbecke avec Kirk Douglas doublé par Harry James. C'est une
œuvre assez exceptionnelle, malgré un style très
hollywoodien. D'une part en raison de son scénario :
la rencontre d'un musicien Blanc avec des Noirs
auprès desquels il va apprendre les ficelles de cet
art, et l'amitié qui va naître avec l'un
d'entre eux. Le discours de ce film est de plus assez
novateur, soulignant l'importance de l'apport des Noirs et
dégageant une morale antiraciste. Et puis, il y a la
musique, avec de bonnes prestations d'Harry James.
- Le Festin nu / Naked Lunch de David Cronenberg (1992) : musique de Ornette
Coleman.
- Fifi peau de pêche
(1936 ou 1937) : quelques allusions au jazz dans ce film
avec Mae West et Louis Armstrong. Louis débutait
ainsi dans cette carrière où on l'utilisa plus
comme une attraction ...
- La folle parade /
Alexander's Ragtime Band (*) de Henry King (1938) : un musicien
aux portes d'une carrière prometteuse dans la musique
classique décide de diriger une formation de jazz
!
- French Connection de
William Friedkin (1971) : musique de Don Ellis.
- Un frisson dans la nuit
de Clint Eastwood (1971) : Erroll Garner et des
séquences du Festival de Monterey.
- The Gene Krupa Story (**)
de Don Weis (1959).
- Get yourself a college girl de Sidney Miller (1964) : avec Stan Getz et la
chanteuse Astrud Gilberto.
- Gloria de John
Cassavetes (1980) : musique avec Tony Ortega.
- Le Grand Chantage
d'Alexander Mackendrick (1957) : ce film nous donne
l'occasion d'entendre le groupe de Chico Hamilton ; l'un des
personnages étant guitariste dans ce groupe. Le film,
lui, n'est pas très bon.
- Le Grand Couteau de
Robert Aldrich (1955) : dans une scène
mémorable avec Jack Palance, la radio nous fait
parvenir la musique d'un saxo alto qui va accompagner
à merveille une sorte de joute érotique ; un
homme est pris au piège du désir à un
point tel qu'il ne peut plus s'en détourner. Le jazz
devient un commentateur et même le troisième
acteur.
- Le Grand Sommeil / The
Big Sleep de Howard Hawks (1946) : où Lauren Bacall
chante And Her
Tears Flowed Like Wine, accompagnée par Stan Kenton.
- Hallelujah de King
Vidor (1929) : pour cet ancêtre (un des premiers films
où apparaissaient des Noirs et sans l'ombre d'un
Blanc pour une fois !), peu de jazz en fait ! Quelques Spirituals, un
Saint-Louis Blues chanté gentiment par une
vamp ; le film a, certes, un intérêt
cinématographique.
- Haute
société / High Society de Charles Walters
(1956) : avec Louis Armstrong, Bing Crosby, Frank Sinatra ;
sans oublier Grace Kelly.
- Hellzapoppins de Henry
C. Potter (1941) : il y a une scène
intéressante avec Rex Stewart et Slim Gaillard, et
quelques autres musiciens, qui sont rejoints par des
danseurs Noirs.
- Hollywood Hotel (*) de
Busby Berkeley (1938) : ce film a été
considéré comme le premier film
consacré au jazz. Avec Benny Goodman, Teddy Wilson,
Lionel Hampton et Gene Krupa. Le sujet est certes d'un
intérêt limité, mais le metteur en
scène a su capter les attitudes des musiciens et
produire des jeux de lumières intéressants sur
leur visage et leurs mains. Et la musique est de
qualité, aussi bien en quartet qu'en orchestre
!
- L'homme au bras d'or /
The Man with the Golden Arm (*) d'Otto Preminger (1955) : c'est
l'histoire d'un homme (Frank Sinatra) qui va essayer
d'arrêter de se droguer, notamment en devenant batteur
de jazz. Les arrangements sont de Shorty Rogers. Shelly
Manne était le conseiller technique/artistique de
Frank Sinatra à la batterie. Avec Pete Candoli
à la trompette. La musique de Shorty Rogers est
très bien utilisée, notamment dans les
scènes où le personnage retombe dans sa
toxicomanie. Le jeu de batterie de Shelly Manne y est
remarquable, s'identifiant étroitement avec le
comportement de ce personnage en état de
manque.
- Hotel de Richard Quine
(1967) : avec la voix de Carmen McRae.
- L'inspecteur ne renonce jamais de Clint Eastwood : musique avec Art Pepper, Jon
Faddis.
- It's All True (*) d'Orson
Welles (1941-1942) : un film mythique qui n'est
resté... qu'à l'état de projet. C'est
le deuxième film que Orson Welles entreprenait pour
la RKO, après Citizen Kane.
Orson Welles souhaitait tout simplement réaliser une
histoire du jazz avec, notamment, Louis Armstrong, Duke
Ellington et Billie Holiday. Trois autres histoires
s'ajouteraient à celle-ci pour constituer le film
(dont deux d'après Robert Flaherty). Le
scénario, réalisé par Orson Welles,
Paul Elliot et David Stuart, avait été
déposé à la RKO le 29 juillet 1941. Il
était donc question de faire une histoire du jazz
à partir de la vie d'Armstrong. Duke Ellington aurait
participé au scénario et aurait fourni la
musique. Louis Armstrong aurait joué son propre
rôle ; Hazel Scott aurait interprété
celui de Lil Hardin, la première épouse de
Louis Armstrong. Le projet était si avancé que
Duke Ellington avait déjà composé un
morceau du film (et touché 12 500 dollars !). Il
semblerait que des séquences-tests en couleur aient
pu être effectuées.
Pour les passionnés de jazz, qui sont aussi des
inconditionnels d'Orson Welles, cela aurait
été d'emblée un film prestigieux ! Auquel ils auraient été d'autant plus
sensibles, car il est fort probable qu'il s'agissait aussi,
pour Orson Welles, d'un présent qu'il offrait
à Billy Holiday, avec laquelle il a eu des liens
affectifs plus que prononcés.
Note : En 1982, on a retrouvé
à la Paramount 240 (!) boîtes archivées O.W. Bonino
ou It's all
true. Chacune de
ces boites contient trois cents mètres (!) de
pellicule. Ces boîtes ont été remises
à l'American Film Institute et se trouveraient
actuellement aux archives de l'U.C.L.A. A priori, on ne sait
toujours pas ce que contiennent ces boîtes car on
n'aurait pas encore réussi à trouver l'argent
nécessaire pour réaliser la description de
tous ces négatifs ! Il est peu probable qu'il y ait
des séquences en rapport avec le projet sur
l'histoire du jazz. Mais, sait-on jamais...
Pour plus de précisions sur ce "film-fantôme" :
Bill Krohn, Cahier de Cinéma, n°375, septembre
1985.
- Isn't it Romantic de
Norman Z. McLeod (1948) avec la voix de Pearl Bailey.
- I want to live de Robert
Wise (1958) : musique de Johnny Mandel avec Art Farmer, Bud Shank, Gerry Mulligan, Shelly Manne.
- Jammin' the Blues (**) de
Gjon Mili (1944) ; notamment pour le SPLENDIDE Lester Young
!
Ce film dure à peine 10 minutes mais c'est un chef-d'œuvre ! Il a été réalisé
en quatre jours. Y participèrent aussi Harry Sweet
Edison et Illinois Jacquet.
On assiste à une superbe jam-session - à
laquelle on regrette de n'avoir pas assisté - ; et
l'on va écouter pendant dix minutes un blues choisi
par Lester Young.
En fait, la qualité du film s'explique aussi
peut-être parce que c'est un film qui a
été fait par un photographe. Il joue avec les
lumières, s'attachant aux contours des silhouettes
des musiciens, fixant les reflets sur les instruments,
poursuivant les doigts des musiciens et essayant de
décrypter les visages entourées par les
volutes des fumées. Le rythmes des images est
dicté par le tempo des musiciens.
- Jazz à Newport
/ Jazz on a Summer's Day (**) de Bert Stern (1958) : une
très belle évocation, haute en couleur (on est
stupéfait d'ailleurs par la qualité des
couleurs de la pellicule), d'un festival mythique. Avec un
cocktail détonnant : Jimmy Giuffre, Bob Brookmeyer,
Jimmy Hall (Train
and the River),
Thelonious Monk (Blue Monk), Sonny Stitt (Blues), Anita
O'Day dans une magnifique
tenue extravagante (Sweet Georgia Brown & Tea For Two), George Shearing (Rondo), Dinah Washington avec Urbie
Green, Terry Gibbs et Max Roach (All of Me), Gerry Mulligan, Art
Farmer, Bill
Crow, Dave Bailey (Catch As Catch Can), Big Maybelle et Buck Clayton
(I Ain't Mad At
You), Chuck Berry
(Sweet Little
Sixteen), Chico
Hamilton avec Eric Dolphy (Blue Sands), Mahalia Jackson
(Shout All
Over, Didn't It
Rain & Lord's
Prayer), Louis
Armstrong avec Trummy Young et Jack Teagarden
(Lazy
River, Tiger
Rag, When The Saints Go
Marching In & Rockin'
Chair). Et la
caméra ne nous épargne pas des travellings et
gros plans sur le public. Heureusement, car c'est
très bien fait, traduisant bien l'engouement des
spectateurs (dont certains sont aussi des musiciens
célèbres). Et puis, la caméra
n'hésite pas à se faufiler dans les coulisses
pour se poser sur leurs gestes et écouter des brides
de conversation. On a l'impression d'y être !
A noter que c'est encore un photographe (assisté de
Courtney Hafela et Ray Phelan) qui réalisa ce
film.
- Johnny Staccato
(1959-1960) : il s'agit d'une célèbre
série où John Cassavetes joue le rôle
d'un détective passionné de jazz et qui joue
du piano (doublé par John Williams).
Chaque épisode, d'une vingtaine de minutes, commence
(et finit) en général dans un club de jazz, le Waldo's, et souvent en compagnie de
musiciens de la West-coast. Ce qui permet de les entendre et
de les voir régulièrement dans des prestations
variées : Pete Candoli, Milt Bernhart, Barney Kessel,
Red Mitchell, Shelly Manne.
- June Christy with the
Ernie Felice Quartet (**) (1950) : court-métrage.
- Just Friends (*) de
Marc-Henri Wajnberg (1993) : musique avec Archie Sheep.
- Kansas City (*) de Robert
Altman (1996) : avec James Carter, Joshua Redman, Cyrus Chestnut, Ron Carter, etc. Une musique superbe, mais
à des lieux de celle de Kansas City des années
trente. Ne pas louper le générique de la fin
avec la très belle version de In My Solitude. Certains ont d'ailleurs dit que,
sans la musique, ce film ne valait pas le
déplacement.
- Lady Sings the Blues (*) de
Sidney J. Furie (1972) : avec Diana Ross.
Même si on considère que Diana Ross chante
bien, ce n'est pas Billie Holiday ! On comprend
déjà pourquoi ce film fut très
controversé.
- The last date / Eric Dolphy (**) de Hans Hylkema (1991).
- The Last of the Blue Devils (**) de Bruce Ricker (1979) : documentaire (produit par
Clint Eastwood) sur Count Basie, avec Jay McShann, Jo Jones
et d'autres.
- Let me off uptown (**)
(1942) : court-métrage avec l'orchestre de Gene Krupa
et la chanteuse Anita O'Day.
- Let's Get Lost (**) de
Bruce Weber (1989) : un documentaire sur Chet Baker qui a
reçu un prix au Festival de Cannes. Cependant,
certains (notamment Carol Baker, une des personnes qui l'a
le mieux connu !) ont reproché à ce film de
s'appesantir sur certains côtés négatifs
de Chet Baker au détriment d'autres aspects de sa
vie.
- Let's make rhythm (**) de
Wallace Grissell (1947) : court-métrage avec June Christy.
- Les mains qui tuent /
Phantom Lady de Robert Siodmak (1944) : une courte
scène dans ce film recréé avec bonheur
l'ambiance d'une jam-session : rien que des musiciens jouant
pour leur plaisir !
- The Man I Love (*) de Raoul
Walsh (1946) : un film noir totalement méconnu, que
ce soit de la part des spécialistes de Raoul Walsh ou
d'Ida Lupino (l'actrice principale), ou des amateurs de
jazz. Et pourtant, c'est un chef-d'œuvre, tant du point de
vue cinématographique que du jazz ! Il faut dire que
ce film n'a été diffusé en France que
plusieurs années après son tournage (1966). Et
il paraîtrait que Raoul Walsh ne le tenait pas en
haute estime (il n'y consacre d'ailleurs pas une seule ligne
dans son autobiographie). Si cela est vrai, peut-être
que cela s'expliquerait parce que Raoul Walsh n'était
pas très sensible au jazz ?
Tout commence "after hours" par une jam-session au Club 39,
dont on perçoit la musique, alors que le
générique se termine et que la caméra
erre dans une rue, avant de nous faire
pénétrer dans ce club de jazz, laissant dehors
deux fêtards, ivres qui n'ont pu y entrer car le club
n'était plus ouvert au public (l'un deux en
s'éloignant lance, en maugréant, un
désagréable Soirée privée pour
gens cinglés !).
Ida Lupino donne, au cours de ce film noir, plusieurs
interprétations de grands standards qui appartiennent
au répertoire de Billie Holiday (The Man I Love, Body and Soul) et je peux vous garantir qu'elle
ne démérite pas de Billie ! C'est bouleversant
!
Il est vrai qu'Ida Lupino avait de nombreuses cordes
à son arc (on peut même se demander si elle
n'avait pas plusieurs arcs !). C'était une
très grande actrice mais aussi une très grande metteuse en scène (ce qui
n'était pas évident à l'époque
glorieuse d'Hollywood ; ce fût d'ailleurs une des
rares femme avec Dorothy Arzner à pouvoir
persévérer, contre vents et marées,
dans la réalisation de films ; d'ailleurs, cela n'a
pas tellement changé de nos jour où, par
exemple Patricia Mazuy n'arrive pas facilement a exercer son
art en France).
Et, quelle actrice. Notamment dans ce film.
La jam session du
début du film est très réussie. C'est The Man I
Love qui est
joué (ce thème sera repris plusieurs fois au
cours du film, notamment en solo de piano, ou dans des
versions orchestrales). Cela commence par les solos d'un
saxophone et d'un trompettiste (Buck Clayton en personne !).
Avec de magnifiques jeux d'ombres sur le visage de Buck Clayton. Puis, Ida Lupino commence à chanter à
proximité du piano, et tout en fumant, elle se
déplace derrière le piano. Elle fait face
maintenant au pianiste et elle tend alors sa cigarette pour
allumer celle du pianiste qui pend à ses
lèvres depuis le début de la chanson. On
perçoit un instant cette connivence magique qui
survient entre deux musiciens. C'est stupéfiant et
très émouvant. Puis, elle s'éloigne du
piano (et tout ceci en continuant de chanter !) pour
terminer la chanson par les quatre mots du titre qu'elle va
chanter, en introduisant une imperceptible césure
surprenante entre les deux premiers mots (The Man) et les deux derniers
(I
Love), juste le
temps de porter un verre à sa bouche... avant de
terminer son texte... C'est étonnant !
Une petite
précision : Martin Scorcese, 1977, s'inspirera de ce
film quand il fera New York New York .
- Mash de Robert Altman
(1969) : musique de Johnny Mandel.
- Mickey One de Arthur
Penn (1965) : musique de Eddie Sauter avec Stan Getz.
- Mo' Better Blues (*) de
Spike Lee (1990) : histoire d'un trompettiste de jazz, avec
évocation de John coltrane, et hommages à
Miles Davis, Charles Mingus, Sonny Rollins ; avec le
concours de Brandford Marsalis à la trompette. Pour
aller à l'encontre de l'idée reçue du
musicien de jazz drogué, alcoolique et maudit (c'est
vrai que ce ne fut pas le cas de tous, mais de... nombre d'entre eux
!).
- Nancy Wilson (**) de Steve
Binder (1962).
- New Orleans / Nouvelle
Orléans (*) de Arthur Lubin (1947) : très
décevant pour l'amateur de jazz.
Pourtant un titre évocateur, et du jazz, avec Louis
Armstrong, au générique. Et avec Barney Bigard, kid Ory, Red
Callender, Meade Lux Lewis, etc. Et,
Billie Holiday ! Ainsi que Woody Herman. Un scénario
nul et assez équivoque...
- New York Eye and Ear Control (**) de Michael Snow (1964) : Albert Ayler, Don Cherry,
John Tchicai, Roswell Rudd, Gary Peacock, Sunny Murray ;
film expérimental : rencontre de l'improvisation
musicale façon free jazz et des images de New
York.
- New York New York (*) de
Martin Scorcese (1977) : Robert de Niro en saxophoniste avec
le son de Georgie Auld et Liza Minnelli en chanteuse de club
de jazz.
- Ornette : Made in
America de Shirley (**) Clarke (1982) : musique de Ornette
Coleman.
-
Paris Blues (*) de Martin Ritt (1961) : Louis Armstrong
à la trompette et Paul Newman... au trombone ! Et la
musique a été écrite par Duke
Ellington. Parmi les autres acteurs : Sydney Poitier, Joanne
Woodward, Serge Reggiani, Moustache. Avec Guy Lafitte qui
joue la musique du générique.
Ce film est une adaptation d'un roman de Harold Flenders
portant le même titre dont la traduction
française (par J.-J. Villard) est paru en France aux
éditions Seghers (1961) avec une superbe jaquette. Il
s'agit des amours de deux musiciens de jazz
américains à Paris.
(Armstrong/Paris
Blues/L)*
* Quel face
à face : Armstrong et Reggiani !
- Pete Kelly's blues / La
peau d'un autre (*) de Jack Webb (1955) : c'est l'histoire d'un
trompettiste Blanc qui est aux prises avec des truands qui
veulent le racketter, ainsi que les autres membres de
l'orchestre. Parmi les musiciens, il y a le clarinettiste
Matty Mattlock et le saxo Eddie Miller. Il y a aussi
l'excellent trompettiste Teddy Buckner qui fait une
très bonne prestation dans la séquence de
l'enterrement au début. On y entend aussi la
chanteuse Peggy Lee ainsi que Ella Fitzgerald (elle tient le
rôle d'une tenancière de maison close et de
confidente du trompettiste). Ella nous murmure un blues et
une très belle version de Hard Hearted Hannah.
- Porgy and Bess d'Otto
Preminger (1959) avec Pearl Bailey.
- Presenting Lily Mars de
Norman Taurog (1943) : avec Judy Garland et la chanteuse
Annie Ross.
- Quand la ville dort /
Asphalt Jungle de John Huston (1950) : John Huston a
utilisé le jazz dans une scène
étonnante de son film. Ou comment un
quinquagénaire-truand très classe se fait cueillir par la police
à cause d'une bouffée de plaisir qui l'a
assailli en regardant une jeune fille danser au son du jazz
sortant d'un Juke-box (le jazz participant aussi au charme reptilien, dans les deux sens du terme,
appropriés pour décrire cette situation !) et
qui le conduit donc à alimenter compulsivement le
Juke-box en pièces de monnaie afin de prolonger son
plaisir visuel ; ce qui le perdra ! Et le pauvre spectateur
ne peut rien faire. Pourtant, on souhaiterait lui crier que
cela va le perdre !
- Les quatre cavaliers de
l'Apocalypse / The Four Horsemen of the Apocalypse de
Vincente Minnelli (1962) : musique de André Previn.
- Les rats de cave / The Subterraneans de Ronald McDougall (1960) : musique
d'André Previn pour cette adaptation d'une œuvre de
Jack Kerouac.
- Romance inachevée
/ The Glenn Miller Story (*) de Anthony Mann (1953) : avec
James Stewart comme interprète. Même si l'on
n'est pas un passionné de Glenn Miller, le film se
laisse voir (mais Anthony Mann a fait mieux !). Et puis, il
y a une séquence intéressante où Louis
Armstrong interprète Basin Street Blues.
- Saint-Louis Blues (**) :
c'est un court-métrage, réalisé assez
sommairement dans les années 1930 (une projection fut
effectuée à Paris en 1933 pour quelques
personnes privilégiées) ; mais c'est un petit
chef-d'oeuvre notamment en raison de la présence de
Bessie Smith, la très grande chanteuse de Blues (et
ce malgré un enregistrement qui laisse à
désirer). Sa
voix fait de ce chant d'amour déçu une plainte
déchirante qui demeure inoubliable (Henri Gautier, in Jazz au
cinéma, / Hommes - Oeuvres - Problèmes du
Cinéma, N°11).
- St Louis Blues (*) (1958) :
c'est un film qui retrace la vie et l'oeuvre de W. C. Handy
avec Nat King Cole dans le rôle titre avec aussi :
Pearl Bailey, Cab Calloway, Ella Fitzgerald, Mahalia
Jackson. La musique est interprétée, entre
autres, par Barney Bigard, Red Callender, Lee Young, George
Washington.
- Save the children de
Stan Lathan (1973) avec la chanteuse Roberta Flack.
- Shadows de John
Cassavetes (1959) : musique de Charles Mingus avec Shafi
Hadi qui a un véritable rôle d'acteur dans ce
film culte.
- Sharkey's Machine de
Burt Reynolds (1981) : musique avec Chet Baker.
- Si bémol et fa
dièse / A Song Is Born (*) de Howard Hawks (1949) :
Quelle misère des versions françaises ! Quelle
inculture ! Un si beau titre, en réalisant, de plus,
un clin d'œil sympathique aux Étoiles (i.e. Stars
qui ne tombent pas qu'en Alabama !).
Pour un bon film avec la participation d'un nombre
conséquent de musiciens : Louis Armstrong, Charles
Barnett, Tommy Dorsey, Benny Goodman, Mel Powell et le
Golden Gate Quartet.
Et un scénario intéressant : un musicographe
(interprété par Danny Kaye) décide
d'aller faire un tour en ville pour faire le point sur la
situation du jazz en vue d'écrire une histoire de la musique. Un excellent prétexte !
- La soif du mal / Touch
of Evil d'Orson Welles (1958) : musique de Henri Mancini.
Une rencontre mémorable de cet arrangeur avec le
très grand Orson Welles.
- Some Call it Loving/Sleeping Beauty de James B. Harris (1973) : c'est
Ronnie Lang qui double l'acteur principal qui joue le
rôle d'un saxophoniste baryton. On entend aussi sur la
bande sonore : Conte Candoli, Bud Shank, Bob Brookmeyer, Ray
Brown, Stan Levey.
Mise à part la musique, ce film est un petit chef-d'œuvre qui est totalement passé
inaperçu. Il s'agit d'une adaptation de la Belle au bois
dormant à
partir d'une nouvelle de John Collier Sleeping Beauty. Je l'ai vu à sa sortie il
y a un peu plus d'un quart de siècle (Eh oui, le
temps passe !) et depuis, je n'ai jamais pu trouver
l'occasion de le revoir* pour vérifier si mon
impression d'adolescent avait tenu le coup avec le
temps.
Ceci pour vous dire : foncez voir ce film si vous
l'apercevez dans vos programmes !
* En fouillant un peu
dans ma documentation, j'ai retrouvé un petit article
sur ce film étrange dans Les Cahiers de la
Cinémathèque qui réalisèrent un
double numéro (n°30-31,
Été-Automne 1980) sur le thème Le
cinéma des
surréalistes. Il n'y est pas question de jazz, mais une référence qu'il conviendrait de
consulter (en tout cas, cela serait mon souhait) est
mentionnée (J.-B. Harris, in Positif, avril 1974,
n°158, p. 23).
- Some of these days (**)
(1942) : court-métrage avec la chanteuse Maxine
Sullivan.
- Sorm Signal de R. Drew
(1966) : musique avec Chet Baker.
- Soul to soul de Denis
Sander (1971) : avec la chanteuse Roberta Flack.
- The Sound of Jazz (**) de
Jack Smight (1957) : ATTENTION : chef-d'œuvre ABSOLU !
Notamment pour l'inoubliable interprétation de Fine And
Mellow de Billy
Holiday, avec notamment Lester Young, Ben Webster, Coleman
Hawkins, Gerry Mulligan, Rex Stewart, Roy Eldridge, Mal Waldron, Joe Jones, etc.
Le regard de
Billie Holiday,
les mouvements de son visage,
le pincement de ses lèvres en regardant l'être humain,
qu'elle a probablement le
plus apprécié par delà la musique,
l'amitié et l'amour,
traduisent quelque chose d'intraduisible par des mots
et peut-être même par des sentiments !
L'Image s'imposait pour ce faire !
C'est totalement craquant !
C'est en tout cas une des plus belles expressions des liens
pouvant exister entre deux Etres Humains
et qui permet
d'espérer encore dans le genre humain !
Cela se passait en un mois de décembre de
l'année 1957.
Ceci dit, n'oublions pas
le reste : The
Count's Blues avec
notamment Coleman Hawkins et Gerry Mulligan, Wild Man Blues avec notamment Rex Stewart,
Coleman Hawkins et Nat Pierce, Blue Monk avec les célèbres
mouvements de pieds de Thelonious Monk, I Left My Baby avec Jimmy
Rushing, Ben Webster et
Roy Eldridge, Dickie's Dream avec Ben Webster, Gerry Mulligan,
Roy Eldridge, Coleman Hawkins, Joe Newman, Count Basie et
pour terminer, juste après Fine and Mellow, The Train &
The River avec notamment Jimmy Giuffre et
Jim Hall.
Côté regards intéressants : celui de
Gerry Mulligan quand il regarde les autres musiciens en
train de jouer, est fort sympathique.
- Stan Kenton and his
orchestra-artistry in rhythm (**) de Jack Scholl (1945) avec la
chanteuse June Christy.
- Straight no Chaser (**) de
Charlotte Zwerin et Michael & Christian Blackwood (1989)
: très beau film sur Monk, bouleversant,
réalisé notamment à partir des 14
heures d'enregistrements des frères Blackwood
(tournée européenne de 1967-1968). Avec
l'omniprésence de celle qui fut son plus tendre ange-gardien, Nellie
Avec l'aide financière d'un inconditionnel (et donc
de surcroît, mécène, à ses heures
pas perdues !) du jazz : Clint Eastwood. Merci Monsieur
Clint Eastwood !
- Sun Valley Serenade : ce
film fut un triomphe bien que son intérêt soit
extrêmement limité. En fait, la foule
réclamait du Glenn Miller ! Et peu de jazz. A noter
quand même une perle qui vaut le détour :
l'interprétation du saxo ténor Tex Benecke de Chatanooga
Choo-Choo ;
thème qui eut par la suite un important
succès.
- Sweet smell of success
d'Alexander Mackendrick (1957) : avec le quintette de Chico
Hamilton.
- La Symphonie magique /
Stormy Weather (*) de Andrew Stone (1943) : avec Cab Calloway,
Fats Waller et Lena Horn.
Ce film a été considéré pendant
longtemps comme un des meilleurs films sur le jazz,
malgré une certaine insuffisance de la part du
metteur en scène qui aurait pu se fouler un peu plus,
vu la qualité de ses acteurs. Du swing sensuel
à 100% avec un Cab Calloway dansant
déchaîné.
Avec bien sûr aussi l'admirable Fats Waller, les
chanteuses Ada Brown et Lena Horn, ainsi que des danseurs
(Bill Robinson et les Nicholas brothers) et les... ballets
de Catherine... Dunham sur laquelle nous reviendrons dans
l'Annexe de ce serveur (rubrique 25) !
- Talk about a Lady de
George Sherman (1946) : avec l'orchestre de Stan Kenton et
la chanteuse June Christy.
- Texas tenor : The
Illinois Jacquet story (**) de Arthur Elgort (1991).
- Two girls and a Sailor
de Richard Thorpe (1944) avec Ella Fitzgerald.
- Les verts
pâturages / Green Pastures de Marc Connelly et
William Keighley (1936) : pour cet autre ancêtre (un
des premiers films où apparaissaient des Noirs), un
intérêt cinématographique quasi nul,
mais de bons Spirituals interprétés par les Al Hall
Choirs.
- Wild Man Blues (**) de
Woody Allen (1997) : Documentaire sur la tournée
européenne du cinéaste jazzophile Woody Allen
avec... son New
Orleans Jazz Band
!
- The wild party de Harry
Horner (1956) : avec Buddy DeFranco.
- Woody Herman and his orchestra (**) de Roy Mack (1938) : court-métrage avec
la chanteuse Lee Wiley.
- A world of beauty (**) de
Will Cowan (1955) : court-métrage avec l'orchestre de
Pete Rugolo et la chanteuse June Christy.
- A SUIVRE
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