Charlie
Parker
Q Quels sont, dans l'ordre
décroissant*, les compositeurs de musique classique
que Charlie Parker appréciait particulièrement
?
* Celui qu'il
appréciait le plus avait la même cote
auprès de sa petite fille ; la
Petite
Musique de Chambre, qui était son morceau
préféré, fut d'ailleurs jouée
lors de l'enterrement de sa petite fille, Pree, qui est
décédée d'une pneumonie.
R Htimednih, Levar &
Yssubed.
Q Quel est le seul musicien à
avoir botté les fesses de Charlie Parker ; ce dernier
lui avait demandé de le faire car il
considérait que c'était à cause de lui
que ce musicien était tombé dans la drogue et
il en était très affecté. ?
R Eikcaj EaelcM.
Q En 1941, lors d'une tournée
de la formation de Jay McShann, Charlie Parker fut
emprisonné plusieurs jours à Jackson
(Mississippi) pour avoir discuté avec Walter Brown
sous le porche d'une véranda en laissant la
lumière allumée (ce qui constituait une
infraction car le couvre-feu, dans cette ville, était
fixé à 23 heures pour les Noirs !). Il fut
sévèrement tabassé par des policiers, au
cours de cette incarcération raciste. Dans les jours
suivants, il composa What Price Love. Connaissez-vous le
titre que Charlie Parker donna ultérieurement
à cette composition ?
R Bribdray Etius.
Q Sur quel disque Charlie Parker
joue du saxo ténor, le 30 janvier 1953 ?
R Rotcelloc' Smeti de Selim Sivad
avec Ynnos Snillor.
Q Connaissez-vous un titre...
inédit (!!!), composé par Charlie Parker,
édité dans le cadre des sessions Dial ?
R SCHNOURPHOLOGY (pour une fois la
réponse est en clair, vue la complexité du
sujet !)*.
* Ce titre,
effectivement, n'est pas répertorié dans la
réédition en CD de l'intégrale des
sessions Dial en quatre CD (Spotlite ; ID 01-19, 21, 24
& 25).
Nous l'avons trouvé sur un 78 tours de la marque
Swing (Productions JAZZ DISQUES)
présentant le Charlie Parker Sextet (avec How Deep Is The
Ocean,
sur l'autre face) avec le numéro SW 382 (D IIII
C).
Il s'agit en fait de Bird
Feathers
(de Charlie Parker ; durée : 2:50) enregistré
le 04/11/1947 (WOR Studios, Broadway, NYC)**.
À noter cependant que J. J. Johnson n'est pas
mentionné dans la réédition en CD et
que ces deux faces y sont présentées dans le
cadre du Charlie Parker Quintet (avec Miles Davis, Duke Jordan,
Tommy Potter et Max Roach). Dans la réédition
en CD, le Charlie Parker Sextet n'apparaissait que le 17
décembre de la même année et l'on
remarque aussi que c'est à cette date que
How Deep
Is The Ocean a été
enregistré.
À
l'écoute, on constate que J. J. Johnson ne joue
effectivement pas dans SCHNOURPHOLOGY, ni dans
Bird
Feathers
et que l'ordre des solos est strictement identique.
Qu'en conclure ?
Soit, il y aurait eu effectivement un enregistrement en
Sextet, mais qui n'a pas été retenu, soit, au
dernier moment, J. J. Johnson n'aurait pas pu être
présent à l'enregistrement, soit, tout
simplement que la mention "Sextet" était une erreur
et que le titre de Bird
Feathers
était initialement SCHNOURPHOLOGY (quel rapport ou
non rapport ?).
En tout cas, SCHNOURPHOLOGY existe bel et (très) bien
puisque je l'ai rencontré sur un 78 tour !
Et, donc, il s'ajoute aux autres
TitrOLOGIE/TitlOLOGY...
** Nous avons
trouvé, depuis, une discographie qui avait
déjà mentionné antérieurement
ces deux titres comme un seul et même titre (Brian
Priestley : Charlie Parker, Trad. Paul Couturiau, Collection
"Jazz", Eds Garancière, 1986) mais en indiquant
uniquement que "BIRD FEATHERS (Schnourphology)" figure aussi
sur Swing 500 753.
Il a remarqué aussi comme nous que d'autres
singularités sont attachées à ces
sessions. Notamment, quelques jours auparavant en Quintet :
le 28 octobre 1947, la première des trois version de
Dewey
Square
s'est aussi appelée PREZOLOGY (elle débute sans l'intro
au piano ; pourtant, c'est la plus longue) ; la
deuxième version de The Hymn s'est aussi appelée
SUPERMAN. Et cela continue le 4 novembre
1947 avec la deuxième version de
Scrapple
from the Apple qui s'est aussi appelée
LITTLE
BE-BOP.
Comme si, un vent de folie créatrice et jubilatoire
s'était abattu sur ces mardiS 28 octobre*** et 4
novembre.
Charlie Parker aurait-il pris un malin plaisir à
traiter ses propres compositions ainsi qu'il l'avait fait,
lui et les autres Boppers, avec les standards dont il avait changé les
titres (et en les réinterprétant à leur
manière) ?
*** Pour cette
session, Brian Priestley donne le 28 septembre comme date
!
Mais je pense qu'en établissant sa discographie, il a
dû disjonctER un peu ! Ainsi, dans la session du 17
décembre 1947 (avec J. J. Johnson), il indique pour
la deuxième version de Bongo Beep (c'est bien le
titre du morceau enregistré !) : "BIRD FEATHERS
(Bongo Beep)" !!! Et en indiquant encore "figure
également sur Swing 500 753".
Sur ce, je vais me
mettre à l'ombre du plumage de Bird (i.e.
Bird
Feathers), pour ne pas, moi aussi,
chanceler !
Q Connaissez-vous un
contrôleur en chef du trafic aérien qui a
reconstitué la chronologie de tous les
déplacements de Charlie Parker et de tous ses
passages dans des orchestres, et qui échange ses
diverses informations avec d'autres admirateurs dans un pub
londonien (Rising Sun) ?
R Nodrog Seivad.
Q Quel rédacteur en chef a
publié des enregistrements d'amateurs de Charlie
Parker (à tirage limité) sur une marque de
disques qu'il a créée (Klacto) et qui vit dans une demeure du
XVIème siècle, à Faversham, qu'il a
appelé Klactoveesedstene ! ?
R Kram Rendrag.
Q Quel était le saxophoniste
qui, d'après Charlie Parker, était le seul
à apporter
du nouveau*
?
* In
Lennie
Tristano
de François Billard (Eds du Limon, 1988).
R Enraw Hsram**.
** Ce jugement me
satisfait tout à fait, mais il ne manquera pas d'en
surprendre plus d'un. À commencer par ceux qui n'ont
pas encore rencontré ce saxophoniste. Et pour
terminer (pas en beauté...), par ceux qui ne
souhaitent pas faire un peu de place en haut du
podium...
Q Quel bassiste
célèbre a raconté cette petite anecdote
: Pour ma part, je
dois dire qu'à cette époque, je n'aimais pas
beaucoup le Bird. Je lui préférais de beaucoup
un musicien comme Buddy Collette. C'est ma femme Celia,
elle, adorait Parker, qui m'a peu à peu converti.
Elle était prête à me larguer si je ne
me mettais pas à apprécier Parker et Monk.*
?
* In Jazz Magazine,
n°107, juin 1964
R Eilrahc Sugnim.
Q Qui a écrit " Charlie
Parker nous aide à vivre comme nous aident à
vivre William Faulkner, Paul Klee, Igor Stavinski, ou Kenji
Mizoguchi " ?
R Leinad Ihccapilif-Knarf
Tonét-Naej Rengaw, in " Mais oui, vous comprenez le
jazz " (Eds du Jour/Paul Legrain, 1964) .