J.2.d.
Premières archives de l'espace mis à la disposition de l'association


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Archives 1 de l'Espace Agir pour sa Santé.

Plan du site


Agir pour sa Santé

association à but non lucratif et à vocation humanitaire

Siège social : 92, rue de Belleville, 75020 Paris ;

Activités : 8, rue Mont-Louis, 75011 Paris. M° Philippe Auguste --> M2.

Tel : +33


INDEX

1 - Présentation de l'association.

2 - Les techniques.

3 - Les apports de la recherche scientifique.

4 - Ces émotions positives qui guérissent.

5 - Le Programme des Conférences.

6- Historique de l'association

7- La Maison du Possible - " Paris Imagine " site fermé


1 - AGIR POUR SA SANTÉ : Présentation de l'association

Association à but non lucratif.

Siège social :
92, rue de Belleville
75020 Paris, France

Tel. et Fax : +33


Vocation : Offrir à chacun le moyen de développer ses ressources personnelles et d'agir pour sa santé.

Bases scientifiques : De nombreuses recherches scientifiques ont montré que la pratique de certaines approches de la santé (attitude psychologique combative, gestion du stress, groupe d'entraide, relaxation visualisation...) améliorent significativement la qualité de vie, renforcent certaines défenses immunitaires et augmentent l'espérance de vie, particulièrement dans le cas de maladies chroniques.

Résultats : Après plus de sept ans de travail avec des personnes atteintes de cancers ou de sida, nous avons pu constater à quel point ces techniques participent à l'amélioration du bien-être physique et psychique. Elles diminuent les douleurs, les insomnies, l'anxiété et la dépression, augmentent la vigueur, la combativité et le plaisir de vivre.

Ce qui est valable pour des maladies graves l'est, a fortiori, pour des symptômes plus bénins.

Invitation : Pour renforcer votre santé, participez aux activités de l'association (Relaxation, Yoga, Sophrologie, Nutrition, P.N.L., Rencontre, Expression, Massage, Haptonomie, Vidéo, Création, etc.). Venez découvrir un ensemble d'autres structures où sont enseignées des techniques favorisant une meilleure santé. L'association encourage chacun à mettre toutes les chances de son côté et ne se substitue en aucun cas à une prise en charge médicale.

Objectifs

Vous permettre de réaliser un bilan personnel.

Découvrir les nombreuses recherches effectuées sur la santé.

Rencontrer et partager avec d'autres personnes ce que vous vivez.

Faire l'apprentissage de ces pratiques au sein de l'Association.

Apporter votre témoignage sur ce que votre pratique vous aura apporté.

À votre tour, si vous le souhaitez, participer activement à aider ceux qui en ont besoin.

Participation aux frais : Elle est modulable en fonction des revenus. Pour pouvoir bénéficier de tous les services de l'association, ou simplement soutenir notre action, la cotisation annuelle est de 50 à 200 francs. Selon les ateliers que vous choisirez une participation aux frais, pourra vous être demandée (de 20 à 50 francs environ pour un atelier d'une heure trente).

Pour plus de renseignements, contactez-nous...

Tel. et Fax : +33


L'association vous propose :

 

© Copyright Association Agir pour sa Santé, France, 1997-98-99.


2 - AGIR POUR SA SANTÉ : Les techniques.

Retrouver une confiance en soi

pour trouver un emploi.


1. Tenir un journal de bord.

  • D'un côté de votre journal, exprimez toutes vos peines, vos chagrins, vos difficultés, vos souffrances. Évitez de vous lancer dans un exercice de style. Écrivez de façon pulsionnelle, quitte à y répéter 25 fois le même mot, la même phrase. Expulsez hors de vous toutes les émotions négatives. En fonction de ce qui vous parait préférable, gardez ou détruisez ce que vous avez écrit.
  • De l'autre, racontez vos espoirs, vos progrès, si minimes soient-ils. Développez quels sont vos besoins, vos envies et vos désirs. Déterminez un objectif qui vous tient à cœur et que vous pensez réalisable. Créez des stratégies efficaces pour parvenir à le réaliser. Choisissez celle qui vous convient le mieux. Corrélez par la suite les succès obtenus avec les exercices réalisés. Notez tout cela.

2. Envisager chaque situation problématique comme un défi.

Maintenez le cap sur l'espoir. Vous pouvez modifier votre façon de voir les choses et agir sur les difficultés auxquelles vous êtes confronté. Développez une attitude et des croyances qui vous font du bien et renforcent votre énergie vitale.

3. Écouter ses besoins, ses envies et ses désirs.

Dans la mesure du possible, donnez vous les moyens de les satisfaire et faites-vous plaisir. Trouvez chaque jour quelque chose de satisfaisant à réaliser. Faites-vous des cadeaux et profitez de la vie au maximum de la façon la plus agréable pour vous. Soyez à l'écoute de vous-même et en accord avec vos convictions dans vos actes. Prenez votre vie en main.

4. Profiter de son temps.

Consacrez vous le plus de temps possible. Investissez-vous dans ce qui vous apporte énergie et plaisir. Faites vous du bien. Lisez quelques ouvrages de la bibliographie et mettez en pratique les conseils et les techniques qui y sont recommandés. Intéressez vous à votre santé.

5. Créer.

Réalisez-vous à travers des activités de création, quelles qu'elles soient ; dès lors qu'elles vous apportent une satisfaction. Découvrez de nouveaux canaux d'expression et de communication : Dessin, aquarelle, peinture, modelage, sculpture, couture, cuisine, informatique, poésie, écriture, musique, théâtre, photo, vidéo, etc... Laissez vous surprendre par votre créativité.

6. Se réaliser.

Définissez des objectifs que vous souhaitez réaliser, par rapport à vos difficultés, votre travail, vos loisirs, vos relations. Faites des choix utiles pour vous. Consacrez du temps à l'essentiel.

7. Développer des activités de groupe.

Créez un réseau de support social grâce à votre famille, vos amis, vos relations. Participez aux activités de groupe qui vous sont accessibles. Valorisez vos compétences à travers la vie associative et ce que vous pouvez réaliser autour de vous. En aidant les autres, vous pourrez redonnez un sens nouveau à votre vie. Affirmez votre envie de vivre et de profiter de la vie.

8. Faire de l'exercice.

Investissez-vous avec régularité selon vos goûts et vos possibilités dans les activités physiques qui vous procurent des satisfactions. Un exercice physique régulier augmente les défenses de l'immunité. Tout comme le fait de rire. Exercez aussi votre capacité à rire et à faire rire.

9. Profiter d'une alimentation saine et équilibrée.

En fonction de ce dont vous avez envie, déterminez ce qui vous ferait du bien. Évitez l'alcool, les excitants et autres drogues. Privilégiez les produits frais et les fibres. Découvrez les vertus des aliments et des plantes. Puisez dans les ressources de la nutrition.

10. S'accorder un temps de récupération suffisant.

Lorsque vous ressentez une baisse d'énergie, profitez en pour vous reposer quelques minutes et régénérer votre énergie en vous relaxant. Chaque jour, dormez un nombre d'heures suffisant. Avant de rêver pensez que vous réalisez vos désirs les plus chers.

11. S'investir dans les techniques de respiration, relaxation et visualisation.

En fonction de ce qui vous correspond, explorez et développez des techniques psycho-corporelles et spirituelles de votre choix : Prière, Méditation, Yoga, Taï-Chi, Chi-Cong, Sophrologie, Gestion du stress, Relaxation, etc.

Pratiquez régulièrement les techniques choisies. Intégrez les à votre vie et profitez en.


Retrouver une confiance en soi
pour trouver un emploi

Une recherche anglaise a été réalisée sur 244 personnes au chômage depuis deux ans en moyenne. Ces personnes ont été réparties en deux groupes.
Celles qui ont suivi un programme de thérapie de groupe (7 séances) trouvent deux fois plus de travail que les personnes ayant participé à un programme d'accompagnement social (apprendre à se présenter, à nouer des contacts...). 41 % contre 24,5 %.

Dans la même optique, les quarante ateliers que propose l'association ont pour objectif de permettre à chacun d'acquérir une nouvelle confiance en soi ; une capacité à faire face à ses difficultés.

L'association offre un lieu privilégié d'échange, de partage, de libération des tensions, des non dits... Dans ce contexte nous favorisons les échanges constructifs, authentiques, humains, la parole (ou le silence) et l'attitude positive de chacun.

Une attention particulière est portée à l'attitude de chacun, aux interactions et à la notion de responsabilité (travailler à se comprendre, à se connaître, à s'accepter et à utiliser ses potentialités).

La responsabilité de chaque participant, c'est avant tout sa capacité à se prendre en charge, à s'assumer et à mettre en pratique les techniques acquises afin de réaliser ses projets personnels et professionnels.

Grâce à la mobilisation de ses propres ressources, chacun parvient à relativiser et à gérer ses difficultés, ce qui augmente l'estime de soi et facilite la reprise d'activité professionnelle.


BIBLIOGRAPHIE

Les références précédées d'un T incluent des techniques qui peuvent vous être utiles.

Psycho-neuro-immunologie : l'action de l'esprit sur le corps.

* L'homme Médicament. Marie Borrel et Ronald Mary. L'âge du Verseau. 1989. 235 p. La découverte des pouvoirs de l'esprit sur le corps racontée par deux talentueux journalistes français.

* Penser le corps, panser l'esprit. Joan Borysenko. Inter éditions. 1988. 260 p. L'hôpital de demain. Remarquable enseignement d'un art de vivre qui réconcilie corps et esprit.

* Le corps Quantique. Deepak Choppra. Inter éditions. 1990. 302 p. Très intéressant bien qu'assez technique. Lien entre la physique quantique et la psycho-neuro-immunologie.

* La biologie de l'espoir. Norman Cousins. Seuil.1991. 438 p. Le rôle déterminant du moral dans la guérison des maladies. Très intéressant, accessible et remarquablement bien documenté.

* La guérison est en soi. Dennis Jaffe. R. Laffont. 1981. 312 p. L'enseignement de techniques de prise de conscience et de gestion du stress et de santé. Une synthèse accessible et utile.

* Psychobiologie de la guérison. Ernest Rossi. Seuil. 1994. 447 p. Ouvrage de référence qui s'adresse surtout aux psychothérapeutes. Passionnant, très technique et hyper documenté.


Lutter contre la maladie.

T* Vous pouvez lutter pour votre vie. Lawrence Leshan. R. Laffont. 1982. 187 p. Remarquable travail de pionnier sur les facteurs psychiques du cancer. Assez technique.

T* Le cancer apprivoisé. Léon Renard. Vivez soleil. 1990. 218 p. Une intéressante synthèse des théories et des techniques portant sur l'utilisation de ses propres ressources.

T* Vouloir guérir. Anne Ancelin Schützenberger. Erès. 1985. 130 p. Comment lutter contre la maladie. Un livre simple et synthétique destiné à notre thérapeute interne.

T* L'amour, la médecine et les miracles. Bernie Siegel. 1989. 245 p. Une approche emplie de respect, d'amour et d'humanité qui montre comment relancer notre processus de guérison interne.

T* Messages de vie. Bernie Siegel. Laffont. 1991. 306 p. Mémorable enseignement d'un art de vivre en meilleure santé physique et psychique : "Le seul échec, c'est de ne pas vivre tant qu'on est vivant."

T* Guérir envers et contre tout. Carl, Stephanie Simonton et James Creighton. EPI. 1990. 335 p. Le guide quotidien pour surmonter le cancer. Passionnant ouvrage de pionnier.

T* L'aventure d'une guérison. Carl Simonton et Reid Henson. Belfond. 1993. 281 p. L'évolution de la méthode et l'édifiant témoignage d'un malade en rémission.


Témoignages

* La volonté de guérir. Norman Cousins. Points Actuels. 1981. 155 p. L'inespérée rémission d'une spondylarthrite ankylosante grâce à une thérapie par le rire et la vitamine C. Une expérience étonnante.

T* J'ai choisi de vivre. Jean-Jacques Berreby. Retz. 1988. 187 p. Après s'être guéri d'une occlusion intestinale, l'auteur publie sa découverte de techniques favorisant une meilleure santé.


Exercices Pratiques

T* Visualisation. François J. Paul-Cavallier. Inter éditions. 1991. 235 p. L'utilisation des images mentales et leur influence sur les processus de guérison. Plein de bon sens, accessible et utile.

T* La méthode Coué. Émile Coué. Renaudot. 1989. 177 p. Le pionnier de l'autosuggestion nous livre sa technique et ses résultats. Surprenant de simplicité et d'efficacité. A tester...

T* L'auto-hypnose. Michèle Curcio. Marabout. 1990. 210 p. Bien que très vulgarisé, cet ouvrage ouvre la voie à une technique très efficace, sous réserve de la pratiquer assidûment.


© Copyright Association Agir pour sa Santé, France, 1997.


3 - AGIR POUR SA SANTÉ : Les apports de la recherche scientifique.

Vivre mieux et plus longtemps : Relaxez-vous.

- Recherche portant sur 66 personnes atteintes de cancers.

6 séances d'apprentissage de la relaxation et de techniques de gestion du stress ont été réalisées. Au bout de 6 mois, on observe l'augmentation de la vigueur alors que diminue l'anxiété, la dépression, la confusion et la fatigue. Comme de juste, ces personnes utilisent des stratégies de coping actives. Ces résultats sont liés à l'augmentation du nombre et de l'activité des cellules NK. Les derniers résultats de l'étude indiquent que le groupe ayant participé à l'apprentissage de ces techniques connaît deux fois moins de rechute et trois fois moins de mortalité que le groupe témoin.


Augmenter votre immunité : Agissez activement pour votre santé.

- État des recherches sur la capacité à faire face - le coping -. 567 personnes séropositives ou atteintes de sida y ont participé.

Plus l'individu aborde sa maladie de façon passive, moins il a de cellules lymphocytaires et notamment de T4 ; plus il a de symptômes et de risque de passer au stade symptomatique du sida. Un « coping » actif est lié à l'augmentation de l'activité des cellules Natural Killer - NK -. (La déficience en nombre et en activité de ces cellules est liée à la progression tumorale du cancer du sein ainsi qu'à la mortalité précoce.) Plus l'individu fait face à sa maladie de façon active et combative, moins il a de symptômes.

Les NK seraient-elles les cellules de la combativité ?


Accroître votre espérance de vie : Devenez combatif.

- Recherche sur l'attitude psychologique et le cancer portant sur 62 personnes.

Dix ans après l'étude, les statistiques indiquent une survie de 20% de personnes impuissantes ou désespérées et de 25% de personnes qui acceptent "stoïquement" leur sort. Par contre 50% de ceux qui dénient leur maladie et 70% des personnes combatives sont toujours en vie 10 ans après.


Utiliser vos ressources : Apprenez à vous adapter aux situations extrêmes.

- État des recherches : Les effets de l'aide psychologique sur l'intervention chirurgicale (308 personnes).

Une préparation psychologique à l'intervention chirurgicale permet, selon les études, d'augmenter la qualité de vie tout en diminuant de façon significative la durée d'hospitalisation (2 jours en moyenne), la prescription post-opératoire d'antalgiques, la période d'incapacité professionnelle et les dépenses de santé !


Retrouver le goût de vivre : Découvrez un espace d'entraide et d'amitié.

- État des recherches sur le support social réalisées sur plus de 2 000 personnes.

Un réseau social solide (possibilité de trouver de l'aide et du soutien auprès des autres) équivaut selon les études à une espérance de vie 2 à 3 fois supérieure à celle de personnes ayant un réseau social plus fragile.

Beaucoup d'autres recherches permettent d'observer qu'en modifiant l'attitude psychologique, la pratique de techniques de santé améliore la qualité de vie, renforce les défenses immunitaires et augmente ainsi l'espérance de vie.


© Copyright Association Agir pour sa Santé, France, 1997


4 - AGIR POUR SA SANTÉ : Ces émotions positives qui guérissent.

Introduction :

A travers le monde, depuis plus d'un demi-siècle, des centaines de chercheurs s'intéressent aux effets que l'esprit peut exercer sur le corps et notamment sur la biologie de l'individu.
Leurs observations montrent clairement que les émotions jouent un rôle déterminant dans le processus de maladie et de santé : trente années de recherches ont permis d'explorer les effets de la pratique de techniques de gestion du stress et de relaxation sur la maladie.
Des études rigoureuses mettent en évidence une amélioration significative de la qualité de vie de personnes gravement malades (diminution de la douleur, des nausées et vomissements, troubles digestifs, insomnie, anxiété et dépression).

C'est à partir de ces constats qu'apparut une nouvelle discipline scientifique : la psycho-neuro-immunologie.
L'objet de cette science est de montrer les liens qui unissent des disciplines aussi différentes que la psychologie, la neurologie, l'immunologie et l'endocrinologie ; en d'autres termes les liens unissant l'esprit et le corps.
Les recherches les plus récentes permettent d'observer que ces techniques stimulent les défenses naturelles de l'organisme, notamment les cellules NK (Natural Killer) et augmentent ainsi l'espérance de vie.

Dans ce document sera présentée une modeste contribution scientifique, suivie d'une réflexion sur les relations existant entre la gestion du stress et les cellules NK.
Nous passerons en revue les attitudes et les pratiques qui aident à combattre la maladie et favorisent une meilleure santé.


Le stress chronique altère la santé.

De nombreuses recherches ont mis en évidence la présence d'un lien existant entre le stress et l'immunité. Dans le cadre de la revue de ces travaux, nous nous intéresserons particulièrement aux corrélations établies entre stress et cellules NK.
Ces cellules font partie des lymphocytes, sous groupe des leucocytes (globules blancs), qui participent à la défense naturelle de notre organisme contre les attaques externes (microbes, virus, bactéries, etc.) et internes (cellules dysfonctionnelles, cancéreuses, etc.).

Dans le cas du cancer du sein, par exemple, les attitudes dépressives comme l'apathie, l'indolence et la fatigue tendent à diminuer l'activité des cellules NK. Cela a pour effet d'augmenter la prolifération tumorale.1
Par ailleurs, l'activité de ces cellules est corrélée avec l'indice de Karnofsky, témoignant de l'état de santé général de l'individu et de sa survie.
De même, la qualité du soutien émotionnel apparaît l'élément le plus prédictif de l'activité de ces cellules.
2

Le rôle de l'entourage familial, social, médical, etc., semble se répercuter assez directement sur les fonctions du système immunitaire.
En 1987, l'équipe de Kiecolt-Glaser a comparé 38 femmes mariées à 38 autres séparées ou divorcées. Les résultats de cette recherche indiquent que ces dernières souffrent plus de dépression que la population de femmes mariées. Par ailleurs, leurs capacités immunitaires ainsi que leur pourcentage de cellules NK s'avèrent également inférieurs à celui des femmes vivant en couple. Les femmes séparées depuis moins d'un an montrent également un pourcentage plus faible de cellules T4, les cellules hôtes du V.I.H.
3
Des résultats comparables ont été observés dans le cadre d'une étude que cette équipe a réalisé sur une population masculine. 4
De la même manière, d'autres chercheurs observent chez des personnes déprimées la diminution de certaines défenses immunitaires, l'augmentation de la fréquence des cancers et de la mortalité précoce. 5
Des éléments d'explication sont fournis par cette équipe.6 Ils constatent chez des personnes très fortement déprimées une plus faible réparation de l'ADN (Acide Désoxyribonucléique) irradié, par référence à un groupe de personnes moins déprimées.
Des conclusions identiques apparaissent lorsque les résultats de ce dernier groupe sont comparés à ceux de personnes non déprimées.

Cette étude suggère que le stress émotionnel peut contribuer à un développement cellulaire anormal ou à une réduction de certaines défenses immunitaires.

Un stress plus anodin comme celui suscité par un examen altère certains facteurs de l'immunité chez des étudiants en bonne santé. Une nette diminution du pourcentage des lymphocytes T est observée.7 Ce stress appelé "académique", diminue par ailleurs le pourcentage des cellules NK et semble augmenter le risque de la mononucléose infectieuse.8
Ces résultats sont en partie corroborés par une autre étude : Dorian (1986) observe chez les sujets très stressés le faible taux de cellules NK et d'interleukine 2. Cette molécule est définie comme un "médiateur soluble jouant un rôle central dans les phénomènes de coopération cellulaire entre les différentes cellules du système immunitaire."9

Six semaines après l'examen, ces étudiants ont développé plus d'infections respiratoires que ceux du groupe témoin.

Les phénomènes de stress chroniques conditionnent, dans la majeure partie des cas, une diminution de certaines défenses. L'une des causes principales réside dans une difficulté d'adaptation aux stress.


Ne pas s'adapter aux stress diminue significativement les cellules NK.10

De plus, l'anxiété et la dépression qui résultent fréquemment de l'impossibilité à faire face aux situations de stress, majorent, comme nous l'avons vu, certaines déficiences de l'immunité.

A l'inverse, apprendre à devenir combatif, à gérer son stress et s'investir dans des techniques de relaxation visualisation stimulent les défenses de l'immunité et augmentent l'espérance de vie.11


La gestion du stress renforce la santé.

L'équipe de Glaser a réalisé à ce sujet une étude randomisée12 tout-à-fait intéressante. Elle porte sur des personnes soignant l'un de leurs parents atteint de la maladie d'Alzheimer. Par référence à un groupe témoin, ces personnes montrent un pourcentage inférieur de cellules T et notamment de T4.
Glaser observe que plus ces personnes sont proches du malade et plus le pourcentage des cellules NK s'avère bas.
Dans le cadre de cette étude, des groupes de soutien sont proposés à une partie de ces soignants.

Dans ces groupes chacun est invité à exprimer ses émotions et faire l'apprentissage de techniques de relaxation.
Les personnes qui y participent révèlent une nette augmentation de ces cellules NK par rapport aux autres.
13

Dans une autre étude, les Glaser ont également mesuré les effets de la pratique de la relaxation associée à des émotions positives sur un groupe de personnes assez âgées. Ils observent qu'une pratique de trois séances par semaine diminue l'intensité des symptômes liés au stress. Par voie de conséquence, ils constatent une augmentation significative de l'activité des cellules T et NK. Ces résultats s'accompagnent par ailleurs d'une diminution du taux des anticorps contre l'herpès simplex virus (HSV).14


La gestion du stress augmente donc certains facteurs de l'immunité.

Ces résultats se confirment dans le domaine de la cancérologie.

En 1988, l'équipe du docteur Gruber réalise une étude édifiante. Ces chercheurs proposent à des personnes atteintes de cancer de visualiser le combat qui oppose les forces du système immunitaire à leur maladie. Grâce à cette pratique, les personnes ayant participé à cette étude montrent une augmentation de leur résolution à vaincre la maladie. Ces exercices augmentent par ailleurs la formation des lymphocytes, la production d'anticorps et de cellules d'interleukine-2 dont le rôle est de stimuler l'activité des cellules NK et T.15

Norman Cousins, un journaliste américain s'est passionné pour la psycho-neuro-immunologie. Il a réussi à guérir d'une terrible maladie chronique et dégénérative : la spondylarthrite ankylosante. C'est grâce à sa volonté de guérir qu'il affirme être sorti victorieux de son combat contre la maladie. Il avait en effet entrepris d'utiliser tous les moyens efficaces pour s'en sortir.
Il reconnut par la suite que les fortes doses de vitamines C qu'il avait absorbées n'avaient eu qu'un effet placebo. Norman Cousins estime que le fait de rire à gorge déployée lui a permis de supporter les fortes douleurs qui nécessitaient jusqu'alors un traitement morphinique. Cette thérapie par le rire consistait à regarder des films comiques, lire et raconter des histoires drôles et s'amuser par tous les moyens possibles.

Bien après sa rémission, il a relaté dans son ouvrage : "La biologie de l'espoir" une étude réalisée sur lui-même :

"Je me demandai tout naturellement si le contraire de la dépression - l'anticipation d'un événement joyeux par exemple - pouvait accroître effectivement le nombre de cellules immunitaires.

On me fit deux prises de sang. Le premier prélèvement servit de référence.

Le deuxième fut effectué cinq minutes plus tard. Pendant l'intervalle, j'essayai de me mettre dans une humeur joyeuse, et de ressentir un bien-être émotionnel. (...)

L'avantage de cet intervalle de cinq minutes était que, si des modifications survenaient effectivement, le rapport de cause à effet serait établi. (...)

En cinq minutes seulement, l'augmentation moyenne des différents constituants de mon système immunitaire avait été de 53% en moyenne - depuis 30%, chiffre le plus bas dans la proportion du précurseur des cellules NK, jusqu'à une augmentation de 200% des cellules T imprégnées d'anticorps."16

Norman Cousins a par la suite participé à une étude randomisée avec un remarquable psychiatre, le docteur Fawzy (1990). Cette étude porte sur les effets de la thérapie de groupe sur la biologie : 68 personnes atteintes de cancers sont réparties en deux groupes, témoin et expérimental. Les personnes du groupe expérimental bénéficient de 6 séances d'apprentissage de la relaxation et de techniques de gestion du stress, parallèlement à leur traitement médical.

Au bout de 6 mois, par référence au groupe témoin, suivi uniquement par les médecins, s'observe, chez les personnes qui pratiquent ces techniques, l'augmentation de la vigueur et la diminution de l'anxiété, la dépression, la confusion et la fatigue.

Ces résultats sont corrélés positivement avec l'augmentation des cellules NK et des macrophages ( les « grosses mangeuses » du système immunitaire).

En 1993, six ans après le début de cette étude, l'auteur publie les résultats qu'il observe sur le taux de rechute et de mortalité.

Rechute et survie de personnes atteintes de cancers

Témoin

Gestion du stress

Rechute

Oui

13

7

Non

21

27

Survie

Décédé

10

3

Vivant

24

31

Comme il est possible de le constater, six ans après, le groupe pratiquant des techniques de gestion du stress connaît presque deux fois moins de rechute et trois fois moins de mortalité.

Déjà en 1989, l'équipe de David Spiegel publie dans le Lancet les résultats de sa recherche sur les effets d'un traitement psychosocial sur la durée de la survie.
86 patientes souffrant de cancer métastasé du sein sont randomisées dans deux groupes, témoin et expérimental.
Pendant 1 an, 50 femmes sont invitées à participer à une thérapie de groupe hebdomadaire, où elles ont la possibilité d'exprimer leurs émotions et de partager avec d'autres leur expérience de la pathologie. Elles bénéficient par ailleurs de l'apprentissage de l'auto-hypnose destiné à contrôler la douleur.

Dans le groupe ayant suivi ces séances, les femmes ont moitié moins de douleurs, moins de troubles de l'humeur, de réactions de peur et de comportements inadaptés.
Mais surtout, la survie du groupe contrôle est de 18,9 mois alors que celle du groupe expérimental a pratiquement doublée : 36,8 mois.

David Spiegel émet l'hypothèse que l'expression des émotions associée à l'auto-hypnose a pu modifier les systèmes neuro-immuno-endocrinologiques, et augmenter ainsi la durée de la survie. Il estime en outre que le groupe d'auto-support a sans doute favorisé ces résultats.

Beaucoup d'autres chercheurs et psychothérapeutes ont corrélé la pratique de ces techniques avec une augmentation de la qualité de vie et de la durée de survie de personnes atteintes de cancers, voire avec des rémissions spontanées.17

Tous reconnaissent l'importance de la pratique de techniques de modification de l'état de conscience éventuellement associée à l'expression des émotions négatives et à l'intériorisation d'émotions positives.

Dans quelle mesure les émotions positives ou négatives, suggérées dans un état de conscience modifié, peuvent-elles moduler le nombre de cellules NK ? Quelle est la rapidité de ces modifications ?
C'est à ces questions que j'ai tenté de répondre en réalisant en 1995 une étude sur mon immunité. Celle-ci, pour des raisons éthiques et déontologiques ne peut être entreprise sur d'autres personnes dans le cadre d'une recherche randomisée.
En effet, la suggestion, qu'elle soit positive ou négative, peut entraîner, en fonction des capacités et de l'adhésion de la personne, la création d'une prophétie auto-réalisante.
18 En fonction de l'histoire de l'individu, elle peut donner naissance à des scénarios diamétralement opposés : "Je suis fichu." "Je vais m'en tirer." Cette prophétie sera bien sûr modulée par la relation nouée avec le système de croyance alimenté par les autosuggestions.
Or, l'autosuggestion de souvenirs douloureux, associés à des émotions négatives, peut entraîner un état dépressif important dont les répercussions peuvent exercer un effet significatif sur les cellules NK, comme nous allons le voir.

Présentation de l'étude :

Protocole à cas unique (single case design) réalisé sur l'expérimentateur.
Des autosuggestions positives ou négatives furent enregistrées par l'expérimentateur dans le cadre de la création d'un état de conscience modifié de type relaxation approfondie.
Deux enregistrements spécifiques de trente minutes ont été écoutés :

- Premier jour (J1) = autosuggestions négatives, écouté à 8h00, 12h00 et 23h00.
- Second jour (J2) = autosuggestions positives, écouté à 8h00, 12h00 et 23h00.

Les autosuggestions négatives reposaient sur les souffrances endurées et sur l'absence totale d'espoir de réussir quoique ce soit d'intéressant dans l'existence.
Les autosuggestions positives consistaient à retrouver de très bons souvenirs, des moments privilégiés de joie, de bonheur et d'espoir et à en projeter l'émotion dans un avenir proche.
La constance des facteurs : Sommeil, alimentation et exercices physiques a été surveillée pendant toute la durée de ce protocole.
Je tiens à remercier André Burckel dont le laboratoire a réalisé les analyses biologiques approfondies dans le cadre de cette étude.

Chronologie du protocole :

J1 T1 : (8h00) Prélèvement sanguin témoin.
Début des autosuggestions négatives.
J1 T2 : (13h00) Prélèvement sanguin.
5h00 de suggestions négatives.

 

J2 T1 : (8h00) Prélèvement sanguin.
24h00 de suggestions négatives.
Début des autosuggestions positives.
J2 T2 : (13h00) Prélèvement sanguin.
5h00 de suggestions positives.

 

J3 T3 : (8h00) Prélèvement sanguin.
24h00 de suggestions positives.

Résultats :

Les effets d'autosuggestions négatives et positives sur les cellules NK.

Témoin

Suggestions Négatives

Suggestions positives

J1 T1

J1 T2

J2 T1

J2 T2

J3 T1

NK

141

182

69

101

123

Ces résultats sont exprimés en pourcentage de NK par référence à la population normale pour laquelle la moyenne est de 100.


Les auto suggestions positives augmentent le nombre des cellules N. K.

Comme l'indiquent les résultats de l'étude, après cinq heures de suggestions négatives (J1 T2), les cellules NK atteignent un pic important (NK = 182).
C'est le produit d'un stress aigu lié à un épisode dépressif d'environ 5 heures. De fait, en cas de stress aigu ces cellules tendent à augmenter.

Après vingt-quatre heures d'autosuggestions négatives, lorsque le stress de la dépression programmée commence à devenir chronique (J2 T1), le pourcentage de ces cellules immunitaires diminue d'environ un tiers (NK = 69).
Il équivaut alors à presque la moitié du pourcentage de référence :

(J1T1 : NK = 141).

A l'inverse, les autosuggestions positives doublent presque en 24 heures le nombre de ces cellules (J3T1 : NK = 123).

Elles permettent à l'organisme de recouvrer un taux de NK sensiblement identique à celui du prélèvement contrôle.

Ces résultats ne constituent qu'un fait et ne sauraient en aucun cas tenir lieu de preuve scientifique, l'étude n'ayant été conduite que sur un seul sujet. Cependant, comme l'a écrit Claude Bernard, "les faits sont les matériaux inébranlables de la science" et cette expérimentation corrobore les résultats des recherches que nous avons passées en revue.


La concentration sur des pensées positives augmente l'espérance de vie.

A ce niveau de notre discussion une réflexion s'impose. Comme nous l'avons vu à travers l'état des recherches, le stress, et particulièrement un stress chronique, peut entraîner une diminution significative des cellules NK.

A l'inverse, les techniques de gestion du stress semblent renforcer les processus de santé. C'est particulièrement la production d'un état de conscience modifié associé à des suggestions positives qui permettent d'observer une augmentation de l'immunité.

Or, dans le monde entier et depuis la nuit des temps s'observent ces pratiques.

Quels sont les points de convergences qui unissent des pratiques aussi différentes a priori que la prière, la méditation, le yoga, la relaxation, le Taï Chi, la gestion du stress, etc. ?
Chaque année en France, l'église catholique réunit un comité de spécialistes chargés de statuer sur le caractère miraculeux de rémissions observées entre autre à Lourdes.
Ces rémissions spontanées s'observant parfois lorsqu'une personne, de quelque confession qu'elle soit, s'investit et s'absorbe intensément dans la prière.
On le sait intuitivement, l'espoir fait vivre et la foi soulève des montagnes.

Spontanément, les rémissions ne sont pas le fruit du hasard.
Il est vrai qu'un simple placebo peut entraîner une rémission spontanée d'un lymphosarcome très avancé comme l'a montré la publication du Docteur Klopfer.
19

Il apparaît que la foi et la croyance jouent un rôle parfois déterminant dans les processus de maladie et de santé.

D'autres rémissions ont également été recensées chez des personnes ayant une pratique de différents types de yoga, de Taî-Chi, de Chi-Cong ou d'autres méditations tantriques, bouddhiques ou zen.
Elles se retrouvent aussi liées à l'hypnose et aux nombreuses méthodes qui s'en inspirent comme la relaxation, le training autogène, la sophrologie, le bio-feed-back, l'autosuggestion, la visualisation, l'expansion de conscience, etc...

En fait, à travers des philosophie variées, et par le biais de techniques diverses, se crée ce que les spécialistes appellent un "état de conscience modifié".

 


L'état de conscience influe sur les systèmes :

1°) Nerveux central (le cerveau) - 2°) Immunitaire - 3°) Endocrinien

La modification de l'état de conscience s'objective à la lumière des recherches effectuées sur les dernières techniques que nous avons citées.

Souvent grâce à des exercices de respiration, de relaxation ou de représentation mentale, l'individu se "débranche" des stimulations du monde extérieur et se centre sur lui-même.
Peu à peu, la concentration et le recueillement lui permettent de profiter d'une détente et d'un plus grand sentiment de paix et de sérénité.
Cette modification de l'état de conscience introduit un mode de fonctionnement cérébral différent.

Généralement, face à un stress, l'individu cherche à contrôler la situation. Il l'analyse "objectivement" de façon cartésienne et rationnelle afin d'élaborer un ensemble de solutions. Cette démarche est liée au mode de fonctionnement de l'hémisphère gauche qui est notamment spécialisé dans le traitement de la parole d'un point de vue verbal et linguistique.20

A l'inverse, l'hémisphère droit est impliqué dans les processus d'imagerie mentale.
L'émotion y est prédominante au même titre que la créativité.

Certains chercheurs estiment que l'état de conscience modifié met "en veilleuse" l'hémisphère rationnel au profit de l'hémisphère créatif.

Des solutions nouvelles et jusqu'alors non envisagées peuvent alors apparaître.
Le docteur Wickramasekera estime que : "Les patients réagissant bien aux placebos, tout comme les bons sujets hypnotiques, inhibent le mode critique, analytique de traitement de l'information caractéristique de l'hémisphère dominant et verbal (hémisphère gauche)."
21
Et cela au profit de l'utilisation de l'hémisphère droit.

Cette conception tend à expliquer que l'état de conscience modifié permette de bénéficier d'une meilleure adaptation au stress ; d'où une logique rétroaction au niveau du système immunitaire.

Un certain nombre de recherches expérimentales montrent que les techniques de gestion du stress mettent en action le système parasympathique.
Celui-ci correspond à un état de vagotonie dont l'action bénéfique se ressent sur les systèmes immunitaire, endocrinien, et, de façon générale physiologique.
22

A l'inverse, le stress active le fonctionnement du système sympathique, ce qui, dans le cas d'un stress chronique, peut avoir comme nous l'avons vu des conséquences dommageables sur la santé. 23

L'espoir permet de profiter d'une meilleure santé.

Un autre ingrédient de ce processus thérapeutique semble résider dans la dimension d'espoir d'améliorer sa condition de vie et de participer à sa santé.
Déjà en 1950, des psychologues ont mis en évidence le fait que 70 à 80% des personnes consultant en médecine générale connaissent une attitude psychologique spécifique avant de tomber malade. Cette attitude, baptisée "abandonnant-abandonnée" se caractérise par un sentiment d'impuissance et de désespoir, une image dépréciée d'eux-mêmes et l'envie de tout abandonner.
24

Sandra Lévy, psychiatre américain spécialiste du cancer qui a passé en revue des centaines de travaux de recherche, parvient à des conclusions similaires :
"Les pourcentages de survie les plus faibles correspondent à des états de dépression ou d'impuissance, tandis que les pourcentages les plus élevés correspondent à la volonté de réagir."
25

Une attitude de joie s'avère encore plus importante que la combativité. 26

Une autre étude montre que l'évitement produit une diminution des catécholamines, notamment l'adrénaline, ainsi qu'une diminution des cellules NK, alors qu'une attitude d'affrontement permet d'observer le résultat inverse. 27


Les techniques de gestion du stress modifient l'attitude psychologique.

Pour des femmes atteintes de cancer du sein, une attitude de déni ou de combativité correspond à un taux de survie significativement supérieur par rapport à une attitude d'impuissance ou de fatalité : 45% au lieu de 17% (p < 0.037).
En d'autres termes, ne survivent que 25% de personnes qui acceptent stoïquement leur sort et 20% de personnes impuissantes ou désespérées.
28

Par contre, après 10 ans d'études, vivent 50% de personnes qui dénient leur maladie et 70% de personnes combatives. 29

Cette recherche, tout comme les précédentes, confirme le fait que l'attitude psychologique joue un rôle déterminant dans le processus de santé. Elle peut augmenter le pourcentage des cellules NK, corrélées, je le rappelle, avec la survie de l'individu.
L'apprentissage de techniques de gestion du stress constitue un espoir pour de nombreuses personnes atteintes de maladies chroniques.

Des études randomisées françaises, respectant tous les critères de déontologie et de rigueur scientifique, paraissent indispensables.
Elles permettront d'établir dans quelle mesure, même en France, l'individu peut contribuer à sa santé en utilisant ses ressources personnelles.

Il serait grand temps que ces approches se développent dans les hôpitaux.
Particulièrement dans notre pays si gravement touché par le cancer et détenteur du record du monde de la consommation de tranquillisants et d'antidépresseurs.


Combattre la maladie en utilisant ses ressources intérieures :

Nous sommes soumis chaque jour à une collection de stress variés.
Notre façon de nous y adapter est déterminante. Se relaxer, rentrer à l'intérieur de soi, en prenant de la distance, du recul, par rapport à ses difficultés, permet de mieux percevoir le contexte de la situation et les alternatives qui y sont contenues.
Il est bon d'apprendre à installer en soi un état de relaxation. Il génère des émotions positives et une confiance nouvelle pour trouver une solution adaptée à chaque situation.
Comme l'indiquent les recherches passées en revue, apprendre à gérer ses stress améliore la qualité de vie et renforce certaines défenses de notre immunité.

A l'inverse les émotions négatives nous plongent dans un état de conscience douloureux. Un état dépressif s'installe insidieusement. L'organisme tente de se défendre, ce qui se traduit par une augmentation momentanée des cellules NK.
En restant en contact avec ces émotions négatives, Les cellules NK s'étiolent et tendent à disparaître.

Dans le cadre de notre recherche, la production d'un état de conscience modifié, associée à des autosuggestions positives, permet presque à ces cellules de doubler leur population et de retrouver leur niveau d'origine en 24 heures.

Cette étude exploratoire ne prétend pas expliquer scientifiquement le lien qui unit les autosuggestions de croyances, donc d'émotions, positives ou négatives, avec la biologie de l'individu. Son seul intérêt est de corroborer les études précédentes et de stimuler le développement de recherches futures.
Son espoir est de vous permettre de réaliser à quel point vos pensées et vos actes déterminent votre état de santé.

Combattre la maladie d'une façon active et positive augmente la qualité de vie, les défenses immunitaires et l'espérance de vie.
Je vous invite à apprendre et à pratiquer des techniques de santé ; vous investir dans une concentration sur vos ressources intérieures ; vous focaliser sur ce qui est source de joie, d'espoir et sur toutes ces émotions positives qui guérissent.

Paul ZVEGUINZOFF.
Président de l'association Agir pour sa Santé.


Références
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6 J.K. Kiecolt-Glaser & col. (1985A)
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8 R Glaser & col. (1988)
9 F. Villemain. p 14 (1989)
10 S. E. Loeke. (1982).
11 P. Zveguinzoff ( 1992).
12 Randomiser : Vient de l'anglais to random : tirer au sort. Il s'agit d'une procédure expérimentale affectant les personnes participant à une étude à plusieurs conditions (ex : groupe témoin suivi uniquement par les médecins ; groupe bénéficiant en plus d'une psychothérapie).
13 J. K. Kiecolt-Glaser & col. (1986)
14 J. K. Kiecolt-Glaser & col. (1985B)
15 B. L. Gruber(1988)
16 p. 295-296
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18 R. A. Rosenthal & L. Jacobson (1971)
19 B. Klopfer(l957) p. 337-339
20 E. L. Rossi (1994)
21 I. Wickramasekera (1985) cité par E. L. Rossi (1994).
22 B. Goldberg (1985), E. Hilgard, A Morgan (1975).
23 J. R. Calabrese, M. A. Kling & P. W. Gold (1987), M. Stein, S. E. Keller, S. J. Schleifer (1985).
24 G. L. Engel (1977).
25 S. Levy (1984) citée par B. Siegel (1991).
26 S. Levy (1988).
27 R. J. Contrada, H. Leventhal & A. O'Leary (1990).
28 Greer, T. Morris, K. W. Pettingale & J. L. Hatbittle. (1990)
29 S. M. Levy & col. (1985)


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© Copyright Association Agir pour sa Santé, France, 1997


Agir pour Sa Santé

Association loi de 1901, à vocation humanitaire

Historique de l'association.

L'association " Agir pour sa Santé " a été créée le 22 Janvier 1997 et enregistrée sous le numéro 8883 à la sous-préfecture de St Germain en Laye (78).

Les premiers ateliers réalisés dans le cadre de l'association " Agir pour sa Santé " s'inspirent d'un an de travail à l'association " Aides " (Arc en Ciel) où j'ai animé 5 groupes d'auto-support destinés aux personnes atteintes de sida. Chaque groupe a participé à 7 séances hebdomadaires de 3 heures.

Ce travail avait pour but de permettre aux participants d'exprimer leurs émotions, de créer un réseau de soutien (auto-support), de faire l'apprentissage de techniques de gestion du stress et de relaxation-visualisation.

Les résultats d'une enquête réalisée après les 7 ateliers concordent avec ceux des recherches expérimentales internationales. A l'item : " Je pense globalement que ce travail m'a été bénéfique et a renforcé mon énergie vitale ", les 25 personnes pratiquant ces techniques estiment être tout à fait d'accord à 75%.

De fait, après ces séances, leur qualité de vie s'est nettement améliorée : ces personnes sont moins anxieuses, moins déprimées et témoignent de capacités d'adaptation nouvelles.

Ces résultats nous ont motivé à créer cette association ouverte à tout public.

Grâce aux dix sept magazines qui nous ont soutenu dans notre action en nous consacrant une ou plusieurs publications (Soins, l'Infirmière Magazine, Le Cicos Infos et Minitel, Médecins du sport, Expression Santé, Le Médecin Généraliste, Paris le Journal, La Vie Naturelle, Belle santé, Vous et votre Santé, Médecine Douce ainsi que Psychologies), il nous a été possible de constituer une équipe de plus de 40 bénévoles et de diffuser l'information auprès d'un large public.

L'association subsiste grâce aux cotisations et à la participation des personnes aux frais des ateliers.
Elle a reçu une première subvention de 10 000 francs accordée par la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports en décembre 1998.


 

Résultats des séances réalisées à Aides.

 

Moyenne des résultats des 5 groupes de personnes atteintes de sida formés aux techniques de gestion du stress. 
Chaque groupe a participé à 7 séances hebdomadaires de 3 heures. 
25 personnes pratiquant ces techniques au moins quelques fois par semaine ont été sélectionnées pour établir ces moyennes.

 

L'apprentissage de ces techniques m'a été profitable.

Tout-à-fait

Pas du tout

________________I________________________________

68,73

 

La pratique de ces techniques m'aide à combattre mes difficultés.

Tout-à-fait

Pas du tout

_________________I______________________________

66, 60

 

Je suis heureu(x) (se) de réaliser mes séances.

Tout-à-fait

Pas du tout

__________I_____________________________________

80, 52

 

Je suis plus combati(f) (ve) qu'avant le début de ces séances.

Tout-à-fait

Pas du tout

_____________________I__________________________

59,34

 

Je me sens soutenu(e) par rapport à mes difficultés.

Tout-à-fait

Pas du tout

___________________I____________________________

64,95

 

Je pense globalement que ce travail m'a été bénéfique et a renforcé mon énergie vitale.

Tout-à-fait

Pas du tout

_________I______________________________________

75,26

 

Merci de préciser ce qui vous a été particulièrement utile dans ce travail :

Techniques de gestion du stress et de relaxation visualisation. Confiance. Apaisement. Bien-être. Gestion du V.I.H. 
Recentrage. Espoir. Courage. Pensée positive. Prendre du temps pour soi. Volonté de vaincre ses difficultés. 
Rencontre. Discussion. Échange. Partage. Amitié.


 

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