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C.76. Point de vue sur le 17° ISHEID Marseille (23-25 Mai 2012)

Ce congrès international s’est tenu à Marseille pour la  deuxième fois depuis sa création. Il a rassemblé plus d’un millier de participants cliniciens pour beaucoup mais aussi de nombreux chercheurs faisant de la recherche fondamentale. Une soixantaine de communications orales et 150 communications Poster ont été présentées. Malheureusement de nombreux Posters  n’étaient  pas affichés et quelques conférenciers programmés tel le Professeur Gallo étaient absents. Des symposiums ont également été organisés par la plupart des firmes pharmaceutiques qui sponsorisaient la conférence. De très nombreux résultats originaux,  certains porteurs d’espérance ont été présentés. Aucune recherche non orthodoxe n’a été retenue dans cette conférence, qui comme toutes les autres conférences sont de plus en plus verrouillées par les lobbys pharmaceutiques.  Notre association est néanmoins parvenue à faire accepter deux communications, sous forme Poster, sur six abstracts soumis, travaux qui vont à l’encontre des intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique. La  présentation de nos Posters a cependant été perturbée avec la disparition, à deux reprises des copies des Posters laissés au pied des panneaux. Il s’agit de comportements inadmissibles et indignes dans une réunion scientifique !

L’ensemble des abstracts étant publiés dans la revue  Retrovirology et en ligne sur http://www.retrovirology.com/supplements/full/1742-4690-9-S1.pdf, nous nous focaliserons  dans ce point de vue que sur quelques résultats qui  ont attirés notre attention.

La prophylaxie pré-exposition(PreP),  imaginée et défendue par les lobbys pharmaceutiques, par quelques associations et même par l’ANRS ! qui avec l’argent public organise un essai,  a fait l’objet de quelques présentations orales et Poster, qui n’ont pas eu de contradicteurs ! Pourtant, cette prophylaxie  coûteuse, toxique(TRUVADA), et non éthique car faite au détriment des séropositifs privés de traitement antiviral (c’est le cas  des trois quart des séropositifs dans le monde) risque fort d’être inefficace. Il est en effet peu probable  que des personnes refusant le préservatif, soient disposées à prendre un antiviral toxique deux heures avant l’acte sexuel, qui est rarement programmé à l’avance, notamment pour les toxicomanes. La seule PreP efficace serait un traitement en continu  avec les risques à moyen terme de toxicité et de résistance, avec un coût financier démesuré par rapport au préservatif et injustifiable pour  une demande de prise en charge par notre système de protection sociale.

Parmi les approches antivirales non classiques mentionnons les nanoparticules d’argent (Dinesh K. Singh O1) et la cortistatine A, alcaloïde stéroïdien extrait d’une éponge marine (Guillaume Mousseau O11). Les nanoparticules d’argent in vitro, à des concentrations non toxiques, inhibent  le HIV-1 en ciblant comme les anticorps neutralisants,  les glycoprotéines gp110 et gp40. Mais contrairement aux anticorps neutralisants  qui ne font qu’inhiber l’entrée du virus dans des cellules saines, les nanoparticules d’argent inhibent aussi le virus présent dans  les cellules infectées, ce qui constitue une avancée importante.  La cortistatine A à des concentrations de 0,7pM à 2,5nM inhibe  in vitro la trans- activation médiée par TaT du provirus intégré.

Beaucoup de travaux visant à l’éradication ou la guérison ont été présentés, indiquant   une volonté forte d’avancer dans cette voie, qui apparait pouvoir être atteinte  bien avant  la fabrication d’un vaccin efficace, où de nombreux obstacles sont encore présents. La preuve de la faisabilité de guérison  a été apportée avec l’exhibition à la tribune du patient berlinois où le virus a été éradiqué grâce au génie génétique [(irradiation suivi d’une greffe de moelle allopathique d’un donneur résistant au HIV-1(absence du corécepteur CCR5)].La stratégie majeure envisagée aujourd’hui en vue de l’éradication, est la réactivation des cellules  infectées  quiescentes présentes dans les réservoirs par différents agents tels que des cytokines, des inhibiteurs des histone déacetylases, ou des mitogènes en présence d’un traitement HAART efficace. Cette voie est encore au stade d’études in vitro et à la recherche des agents les plus performants et les moins toxiques.

Le  débat  sur le moment optimal pour démarrer le traitement  reste ouvert. Néanmoins il est montré ( Jean-Pierre Roudy, I 15) que traiter très tôt pourrait sur une petite minorité  permettre d’arrêter (définitivement ?) le traitement tôt. Il s’agit d’un choix et d’un pari pour le patient, qui s’il n’est pas dans la petite minorité s’engage  à prendre  sans bénéfice clair un traitement toxique  à vie, qui aurait pu être différé de plusieurs années.

Une forte minorité des présentations à cette conférence a été consacrée à l’hépatite C et à la coïnfection HIV-HCV  avec quelques avancées concernant de nouveaux antiviraux et nouveaux essais. Il s’agit de traitements lourds, coûteux et pas toujours efficaces, nécessitant en cas d’échec une greffe hépatique, sans garantie de succès. Il est stupéfiant que cette approche n’ait pas été présentée en parallèle avec une autre approche efficace, peu coûteuse et sans effets indésirables de l’hépatite C ou de la coïnfection HIV-HVC, révélant la puissance corruptrice des lobbys pharmaceutiques. Il s’agit de la silymarine, extraite du chardon marie ( Jessica Wagoneret al, Hepatology, Volume 51, Issue 6, pages 1912–1921, June 2010), dont des essais récents  ont montré  qu’elle était efficace par voie IV (P. Ferenci et al. Antivir. Ther 2011,16,1327-33) chez des patients résistants aux traitements standard ( M. Biermer et al. Gastroenterology 1137,2009,390-391), mais aussi par voie orale sous forme d’un mélange de phosphatidylcholine et de silymarine(Milk Thistle), ce qui multiplie par 10 la biodisponibilité (Reddy K.R.et al. Clin. Trials, 2011,XX,1-11). Enfin il a été observé qu’en monothérapie la silibinine par voie I.V permettait  sur un patient coinfecté d’éradiquer le HCV et de contrôler le HIV (Ferenci P.et al, J Clin Virol. 2010 Oct.;49(2):131-3). De plus, en cas de transplantation hépatique après échec du traitement standard, la silibinine empêche la réinfection (P. Neuhaus et al. Exp Clin Transplant. 2011 Feb;9(1):1-6,  Ferenci P. et al. J Hepatol. 2011 Mar;54(3):591-2; author reply 592-3, Neumann UPet al.J Hepatol. 2010 Jun;52(6):951-2).Notre association est intervenue à plusieurs reprises pour rappeler ces travaux, mais s’est fait couper le micro par les Présidents de session !

Le texte intégral de nos  2 Posters  dont les titres suivent se trouvent sur ce site dans la rubrique :nos publications  (C.75 et C.77) :

Use of new targets (D-Mannose receptor, sodium channel voltage dependent) in a new effective, low cost  HAART. Validation with the presentation of a clinical case. (C.75 sur ce site)

CD4/CD8 ratio decrease in AIDS, explained by a molecular mimicry between African HIV-1 Nef and Notch-1: Nef as a target for vaccine and NF-kB inhibitors (salicylate, resveratrol, curcumin, epigallocatechine-3-gallate). (C.77 sur ce site)

L’un montre, sur un cas clinique que l’on peut dans une trithérapie remplacer deux antiviraux classiques et toxiques par  des compléments alimentaires  non toxiques. L’autre  fournit une clé de la diminution  systématique du rapport CD4/CD8  observée au cours de l’infection par le VIH et propose des solutions pour la contrecarrer en utilisant   des inhibiteurs  de NF-kB, denués de  toute toxicité (salicylate, resveratrol,curcumin,…).

La présentation de ces travaux a été permise par l’aide accordée par le Laboratoire GILEAD pour le déplacement à cette conférence de 3 membres actifs de notre Association, que nous remercions.

 
C.75 bis. Nouveau traitement efficace, de faible toxicité et de faible coût, utilisant de nouvelle
C.75bis.Nouveau traitement efficace, de faible toxicité et de faible coût, utilisant de nouvelles cibles (D-Mannose récepteur,  canal sodique  voltage dépendant), et resvératrol. Validation avec la présentation d'un cas clinique.

A. Caprani1, G.M.K. Tran1, 2, L. Roudière3
1Association'POSITIFS 'ParisCedex, France ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ),2Clermont-Ferrand Université Hôpital Hôtel-Dieu, de la santé publique,Clermont-Ferrand, France ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ), 3HôpitalPitié-Salpêtrière, Paris, France

Poster présenté en anglais(C.75.), au symposium international ISHEID 2012 à Marseille
                                                                                                                         Bases de l’étude
Des données négligées plus ou moins récentes, ont montré que le canal sodique voltage-dépendant (Tran MKG13th ISHEID2002, IXe Int.Conf.AIDS, Berlin, 1993) et le récepteur du mannose [14 ° Bandivdekar AH ISHEID Toulon 2006 (PP 2.14); J. Acquir. Immune.Defic.Syndr.2008, Virology.2008, J.Virol2012 (86-4) 2153; J Reprod Immunol. 2011 (92 (1-2) 1; Science2011 (25 334 (6059) 1097; NeurobehavHIV Med 2011 (1, 3) 41; PlosOne 2011.6 (11) 28 014 e] sont impliqués dans la transmission du VIH. En particulier, le récepteur du mannose semble essentiel dans la contamination puisque dans un couple discordant, le partenaire non infecté mâle ne possède pas ce récepteur (14 ° ISHEID, Bandivdekar AH et al.). Le resvératrol est un produit naturel qui présente une activité antivirale in vitro contre le VIH -1. Son activité antivirale Implique une activité anti Tat (HS Zhang, 2009) et  une synergie avec les analogues nucléosidiques ((HerediaA, 2008.). De  ces faits, nous avons décidé de changer le traitement d'un patients de 67 ans, VIH + depuis 28 ans , sous  trithérapie antirétrovirale active depuis 14 ans, et sous la thérapie sui vante (Reyataz 200mg deux fois par jour, Kivexa (abacavir 600 mg + 300mg Epivir) une foispar jour) depuis 3 ans. Le patient présentant de nombreux des effets secondaires (maladie coronarienne,ostéoporose, lipodystrophie, troubles de la libido, ...), nous avons, afin de réduire la toxicité à long terme des thérapies classiques,  décidé de remplacer successivement sa thérapie par les suivantes:
1) Epivir (150 mg deux fois par jour) + Reyataz (200 mg deux fois par jour) + TR resvératrol (500mg deux fois par jour), pendant 6 mois, 2) Epivir (150 mg deux fois par jour) + TR resvératrol (500mg deux fois par jour), le D-Mannose 1g trois fois par jour, Omacor (esters éthyliques d'acides gras en oméga  3) 1g deux fois par jour, pendant 10 mois. Nous devons rappeler que les acides gras en  oméga-3 se  lient  au canal sodique (Isbilan Banu 2006), 3) Resvératrol TR (500mg deux fois par jour), D-Mannose 1g trois fois par jour, Omacor (esters éthyliques d'acides gras oméga 3) 1g deux fois par jour, pendant un mois.
 
                                                                                                                                  Méthodes
Les mesures de charge virale, des CD4 et CD8  et d’autres paramètres sanguins ont été suivis pendant 18 mois chaque mois ou 6 semaines.

                                                                                                                                      Résultats
Nos résultats montrent que sur une période de 16 mois , le patient reste indétectable (charge virale <20 copies) et  son nombre de CD4 ne change pas significativement par rapport à celui de la thérapie initiale (492+/-15 vs 504 + / -30). Par ailleurs, il semble que le rapport (CD4/CD8) tend à augmenter (0,61 vs 0,50). En outre l'activation du système immunitaire se normalise (CD3 + / HLA DR + 7% vs 15%) et les NK augmente fortement (24% vs 8%).

CD4(mega/L )     :                                            492+/-15                                                  478+/-35                                                 504+/-30

CD4/CD8(%)        :                                               0,50                                                              0,56                                                       0,61

VL(copies/ml)     :                                                 <20                                                              <20                                                        <20

CD3 HLADR(%)   :                                                 15                                                                                                                                               7    

         

     NK(%)                :                                                   8                                                                                                                                              24
                                                                                                                                                                                                              

Temps(mois)       :                    -24                                                          0                                                             6                                                                   16

Therapie :                                                           Kivexa+ Reyataz              Epivir+ Reyataz+ Resveratrol                    Epivir+ Resveratrol +

                                                                                                                                                                                                      D-Mannose+Omacor
                                                                                 Variation des paramètres immunitaires avec le traitement

En revanche, la suppression de l’Epivir dans la thérapie  conduit  après un mois seulement à une augmentation de la charge virale à 8250 copies, sans changement significatif du nombre de CD4. Mentionnons de plus que nous avons vérifié sur ce patient qu‘en l'absence de toute thérapie, la charge virale s’élève sur  une durée identique à 1000.000 de copies. Il apparaît donc qu'il est possible de contrôler partiellement la réplication virale par des thérapies alternatives denuées de toute toxicité.
                                                                                                                                          Conclusions

Nos résultats montrent la faisabilité d'une multithérapie,constituée par Epivir,  resvératrol, D-mannose et acides gras  en oméga-3. En outre, le contrôle de la dyslipidémie induite par les  antirétroviraux  classiques devient inutile. Ces résultats ouvrent la voie à des essais cliniques avec  des agents efficaces, de faible toxicité et faible coût. Par ailleurs  le fait que les mutations sur le récepteur du mannose et sur le canal sodique(structures cellulaires) sont rares, rend ll'apparition de la résistance à ces traitements peu probable. La  détermination de la posologie des différents composés de cette thérapie pour une efficacité optimale reste à faire et pourrait peut-être conduire à la suppression du dernièr antiviral commercial conventionnel (Epivir).
En outre, la prophylaxie pré-exposition, où un véritable débat est en cours avec le Truvada, et pour lequel "POSITIFS" est réticent, pourrait parvenir à un consensus, si une prophylaxie de pré- exposition avec des agents non toxiques et peu coûteux ( resvératrol, D-mannose, les acides  gras enomega3, ....), était proposée, excluant les antiviraux conventionnels toxiques.


 
C.75.New effective therapy, with low toxicity and low costs, implying new targets
C.75.New  effective therapy, with low toxicity and low costs, implying new targets (D-Mannose receptor, sodium channel voltage dependant), and Resveratrol. Validation with the presentation of a  clinical case.
A. Caprani1, G.M.K. Tran1,2, L. Roudière3
Association'POSITIFS', ParisCedex, France( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ), Clermont-Ferrand University, Hospital Hotel-Dieu, Public Health, Clermont-Ferrand, France( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ), 3HôpitalPitié-Salpétriere, Paris, France
Poster présenté au symposium international ISHEID 2012 Marseille- Abstract publié dans Retrovirology2012 Vol 9 Suppl1:P13

                                                                                                                    Background

Neglected data more or less recent, showed that the voltage-dependent sodium channel (Tran MKG,13th ISHEID2002,IXth Int.Conf.AIDS, Berlin 1993) and the Mannose receptor [Bandivdekar AH 14°ISHEID Toulon 2006 (PP 2.14); J Acquir.Immune.Defic.Syndr.2008,Virology.2008,J.Virol2012(86-4) 2153;J Reprod Immunol. 2011(92(1-2)1;Science2011(25 334(6059)1097;NeurobehavHIV Med 2011(1;3)41;PLoSOne 2011,6(11) e 28014 ] are involved in the transmission of HIV. In particular, the mannose Receptor seem essential for contamination since in  a discordant couple, the uninfected male partner does not own this receptor(14° ISHEID, Bandivdekar A.H et al.). Resveratrol is a natural product which exhibits, in vitro, an antiviral activity against HIV-1. Its antiviral activity involves an anti TaT activity (Zhang HS,2009) and a synergy with nucleoside analogues((HerediaA,2008.).From these facts, we decided to change the therapy of a 67 years old patient, HIV+ since 28 years, under active antiretroviral therapy  for 14 years, and under the following therapy( Reyataz 200mg twice daily, Kivexa(Abacavir 600mg + Epivir 300mg) once daily) since 3 years. The patient presenting many side effects(coronary heart disease, osteoporosis, lipodistrophy, libido disorders,…), we have, in order to reduce the long term toxicity of orthodoxic therapies, decided to replace successively his therapy by the following ones:

1)Epivir(150mg twice daily)+Reyataz(200mg twice daily)+Resveratrol TR (500mg twice daily), during 6 months;2) Epivir(150mg twice daily) + Resveratrol TR (500mg twice daily), D-Mannose 1g thrice daily, Omacor( ethyl esters of omega3 fatty acids) 1g twice daily,during 10 months. We have to recall that omega-3 fatty acids bind the Na+ channel( Isbilan Banu 2006);3) Resveratrol TR (500mg twice daily), D-Mannose 1g thrice daily, Omacor( ethyl esters of omega3 fatty acids) 1g twice daily, during one month.

                                                                            Methods

Measurements of viral load, CD4 and CD8 and other blood parameters were followed during 18 months every month or 6 weeks.

                                                                                                                                 Results

Our results show that over a period of 16 months, the patient remains undetectable(viral load<20 copies) and CD4 count does not change significantly from the one of the initial therapy(492+/-15 vs 504+/-30).Besides ,it seems that the CD4/CD8 ratio tended to increase(0,61 vs 0,50). Moreover activation of the immune system normalize(CD3+/HLA DR+ 7% vs 15%) and the NK strongly increases(24% vs 8%).

CD4(mega/L )       :                                   492+/-15                                               478+/-35                                                 504+/-30

CD4/CD8(%)          :                                     0,50                                                      0,56                                                          0,61

VL(copies/ml)      :                                       <20                                                       <20                                                           <20

CD3 HLADR(%)    :                                         15                                                                                                                                                     7

NK(%)                    :                                           8                                                                                                                                                       24

Time(months)     :            - 24                                                        0                                                          6                                                                  16                      

Therapy :                                                   Kivexa+ Reyataz             Epivir+ Reyataz+ Resveratrol        Epivir+ Resveratrol +D-Mannose

                                                                                                                                                                                +omega3 fatty acids   

                                                                                        Variation of the immune parameters with the therapy

In contrast, deletion of Epivir in the therapy leads after one month only to an increase of the viral load to 8250 copies, with no significant change in CD4 count. Note however , we checked on this patient that in the absence of any therapy, the viral load goes up on the same period to 1000.000 copies. It thus appears that it is possible to partially control the viral replication by alternative therapies with  no toxicity.

                                                                                                                                     Conclusions

Our results show the feasibility of HAART including Epivir, Resveratrol, D-mannose and omega3 fatty acids. In addition, control of dyslipidemia induced by orthodoxic anti retrovirals should be unnecessary. These results paves the way for clinical trials with efficient, low toxicity and low cost agents; Moreover the fact that mutations on the Mannose Receptor and sodium channel( cell structures) are uncommon, make the appearance of resistance to such therapies unlikely. Determination of the dosage of the various compounds of this therapy for optimal efficiency remains to be done and could perhaps lead to the suppression of the last trading antiviral (Epivir).

Moreover, the PrEP, where a true debate is under way with Truvada, and for which”POSITIFS” is reluctant, could reach a consensus, if a pre exposure prophylaxy with non toxic and inexpensive compounds(resveratrol, D-mannose, omega3-fatty acids,…), excluding toxic orthodoxic antivirals, is proposed.

 
C.74. Benefit of the association of two traditional African plants: Hymenocardia Acida and Costus.

C.74. Benefit of the association of two traditional African plants: Hymenocardia Acida  and Costus Afer in HIV+ patients. A significant Clinical Case.

Abstract submitted at  the 5th IAS( International AIDS Society) Capetown, South Africa, 22-24 July 2009, but rejected

Adrien Caprani*, Laurent Roudière**, MKG. Tran*

*Association POSITIFS, Paris, ** Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris

Objective: To evaluate a traditional herbal African medicine claiming to cure AIDS.

Methods: An African Ivory Coast protocole was adapted to prevent from disease progression. A mixture of pure juice of Hymenocardia bark (Euphorbiacea family containing saponoides and tannins and employed for a large spectra of diseases) and of Costus Afer (or spiral ginger used for leprosy, containing dioscine, parphylline C, kaempferol 3-O-αL-rhamnopyranoside) was administered orally for 3 months 3 times a day at increasing concentration of Hymenocardia Acida (ratio 1/8;1/4;1/2;1/1 each month). The patient 65 years-old was HIV+ since 25 years with HAART since10 years, with a viral load less than 40 copies and CD4 count of about 500. HAART was resumed when CD4 decreased below 350 and interrupted above 500. The following parameters were measured: CD4, CD8, NK (CD3-/CD56+), CD3+/HLADR+).

Results: Herbal therapy alone does not maintain the stability of biological parameters. After the first month CD4 decrease below 300 and the viral charge increased at 1 million. In addition, we have previously noted that without herbal therapy, the increase of the viral load is more than 1 million in 10 days. At the third month of herbal therapy alone, the viral load plateaus at 200,000-300,000 copies only. Interestingly, CD3+/HLADR+ decreased markedly (from 15% to 4%) and natural killers increased markedly (from 8% to 18%). Another interesting effect is the control of Human Herpes Simplex Virus-1 (HHVS-1) by this medicine. Indeed, the patient need daily valaciclovir to be HHSV-1 free, in the absence of this medicine. Some minor side effects appeared: Moderated elevation of blood pressure, some extra-systoles.

Discussion and conclusions: Activation of the immune system is generally found in HIV+ patients and more particularly in ARC and AIDS patients. Other drugs such as glycyrrhizin and chloroquine, used  in clinical trials have a similar effect and contributes to a decrease of the viral replication.  The increase in NK number is also an important parameter for the slow down of the disease. In conclusion, this herbal therapy needs to be developed with controlled clinical trials and could be applied in countries where HAART is not available.

 
C.73Bases moléculaires de la prise en charge alimentaire du cancer de la prostate par les..........
 

C.73Bases moléculaires de la prise en charge alimentaire du cancer de la prostate par les « alicaments » : Blocage de NF-kB et stimulation de p53.

-20°Journées scientifiques de l’Association pour la Recherche sur les Tumeurs de la Prostate, Paris 2/12/2011- 

 Guy Mong Ky TRAN1,2, GERBAUD Laurent1, CAPRANI Adrien2

 1 Université d’Auvergne, Département de Santé Publique (Pr Gerbaud L), Hôtel-Dieu, 63 000 Clermont-Ferrand

2 Association Positifs, Paris

Objectif de l’étude : Nous cherchons à traiter les malades par une alimentation anti-cancer de la prostate qui puisse renforcer l’action du traitement classique, en se basant sur les mécanismes d’action moléculaires des différents « alicaments ».

 

Matériel et méthodes : Une analyse des 3 ouvrages sur le traitement anti-cancer de David Servan-Schreiber (2010), David Khayat (2010) et Denis Gingras/Richard Beliveau (2005) est effectuée en se focalisant spécifiquement sur le cancer de la prostate.

 

Résultats : Le régime alimentaire préconisé en cas de cancer de la prostate comprend : Thé vert, resvératrol (vin rouge), curcuma, jus de grenade, graines de lin, soja, sélénium, tomates cuites, algue brune, choux, alliacés (ail), vitamine D3, café décaféiné à fortes doses, baies de Goji.

Le thé vert (épigallo catéchine 3-gallate ou EGCG) inhibe NF-Kb et stimule p53, ralentit la croissance des lignées cellulaires (Demeule M, 2005) ; est actif associé au soja chez la souris (Zhou JR, 2003) et la souris transgénique (Crespy V, 2004 ; Beliveau R, 2004).

Le vin rouge (resvératrol) à la dose de 1 verre/j entraine une baisse de 40% du cancer, alors que la bière n’a aucun effet voire est nocif. Le resvératrol inhibe NF-kB (Manna SK, 2000) et agit sur le promoteur de p53 (stimulation), induit une apoptose mitochondriale et améliore la réparation des gènes ; il est actif sur l’adénocarcinome du rat transgénique (Seeni  A, 2008). Il est possible de ne pas prendre de vin, mais seulement le resvératrol lui-même.

Le curcuma (toujours associé au poivre pour être absorbé, + huile): L’incidence du cancer de la prostate n’est que de 5/100 000 en Inde, où on consomme quotidiennement du curcuma, contre 104/100 000 aux USA où on n’en consomme jamais ; la curcumine inhibe NF-kB et stimule p53.

Le jus de grenade, connu de la médecine Perse depuis des millénaires, divise par 3 la vitesse de propagation du cancer opéré en rechute (Pantuck AJ, 2006).

Les graines de lin moulues (consommation de 30 g/j) ralentissent la croissance des tumeurs de 30 à 40% (Université de Duke, 2007).

La génistéine du soja et des graines de soja retarde la progression dans une étude de phase II après traitement local (Pendleton JM, 2008) ; la génistéine bloque la division cellulaire et stimule l’apoptose (Hussain M, 2006).

Le sélénium diminue de moitié le nombre de cancers (17 versus 35 chez les non supplémentés) sur 974 personnes (Duffield-Lillico AJ, 2003 ; Clark LC, 1996).

La tomate cuite (lycopène) diminue le risque de 30% et augmente la survie (Chan JM, 2006).

La fucoxanthine (algue marine brune) est un caroténoïde encore plus efficace que le lycopène sur l’inhibition de la croissance des cellules cancéreuses (Marruyama H, 2003 ; Shimizu J, 2005). Toutefois, après la catastrophe nucléaire de Fukushima, il ne faut plus se ravitailler au Japon pour les algues marines.

Les crucifères [choux (sulforaphane)], 3 portions ou plus par semaine, sont plus efficaces que la tomate, l’aliment de référence, pour la prévention (Verhoeven DTH, 1996 ; Talalay P, 2001).

Les alliacés [ail (allicine, diallyl sulfide)] à la dose > 10g/j entrainent 50% moins de cancer qu’à la dose < 2g/j (Hsing AW, 2002).

La vitamine D3 ou cholécalciférol (2 000 UI/j) ralentit la hausse du PSA dans 14/15 cas et le fait régresser dans 9/15 cas (Woo TCS, 2005).

Le café (normal ou décaféiné, indifféremment) à fortes doses (6 tasses/j ou plus) diminue de 60% le risque de cancer de la prostate mortel (la forme la plus critique) selon une étude de Harvard (Wilson KM, 2011 May 11). La substance protectrice n’est pas la caféine, et elle protège aussi contre le cancer du sein.

Les baies de Goji (polysaccharides de Lycium Barbarum) de la médecine Tibétaine induisent l’apoptose et inhibent la croissance dans un modèle de xénogreffe chez la souris (Luo Q, 2009).

 Conclusions et perspectives : Les « alicaments » sont des aliments banaux du quotidien, non toxiques, mais qui ont montré une réelle efficacité dans des études cliniques, pour certains (vin rouge, jus de grenade, graines de lin, ail, soja, sélénium, tomate, café à fortes doses même décaféiné). Il est donc recommandé de les prendre au cours des repas pour encadrer un traitement classique et renforcer l’action de celui-ci ; les bénéfices d’une association de plusieurs aliments synergiques peuvent se révéler supérieurs à celui d’un aliment pris isolément. Le mécanisme en cause pour 3 d’entre eux (le thé vert, le curcuma et le vin rouge) est le blocage de NF-kB, c’est-à-dire qu’il passe par la stimulation de p53 le gardien du génome. Selon toutes vraisemblances, la substance anti-oxydante et anti-inflammatoire contenue dans le café décaféiné pourrait aussi appartenir à cette famille.

 

 

 


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