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Olivier (feuilles d')


Q-R 1

Q Suite à vos articles sur la feuille d'olivier, nous sommes deux personnes séropositives à avoir entamé un essai de ces substances avec la cure de jus de citron et huile d'olive, depuis fin avril. Nous n'avons jamais suivi de traitement allopathique, depuis 1987 que la séropositivité a été découverte.

Les premiers résultats sont encourageants et nous aimerions les partager avec des médecins de POSITIFS. Une deuxième série d'analyses aura lieu la semaine prochaine.

D'ores et déjà, nous avons noté une chute importante de l'antigène P24, devenu négatif pour l'un (positif depuis 1993, la dernière mesure étant à 850) et passé de 1 200 (il y a un an) à 125 pour l'autre. Les T4 ont curieusement baissé de 30% (200 pour l'un et 100 pour l'autre), mais on connaît la variation aisée de ce facteur. La charge virale étant non remboursé hors hôpital, ne sera mesurée qu'au mois d'août.

L'état général s'est amélioré pour les deux : l'un quasi asymptomatique a ressenti un regain d'énergie et une forte diminution d'herpès fessier -voire sa disparition. L'autre a vu sa faiblesse pulmonaire disparaître et a stoppé la prise de Bactrim, et une candidose buccale diminuer d'ampleur jusqu'à disparaître.

Nous aimerions avoir accès à d'autres témoignages.

Merci de nous contacter.

R Effectivement, il serait important que les personnes utilisant un traitement donné, comme celui-ci, puissent échanger leurs résultats (au minimum lymphocytes T4 en valeur absolue et relative, les lymphocytes totaux, l'antigène P24, l'anticorps P24, la charge virale, les triglycérides et en précisant les valeurs avant le début du traitement et les dates des examens), et leurs impressions (en précisant le type de produit utilisé et les posologies précises, et les autres traitements officiels ou complémentaires utilisés avant le début du traitement et en cours de traitement) ; et que ces informations soient regroupées anonymement, puis synthétisées par notre association de façon à pouvoir apprécier un peu mieux l'intérêt présumé de tel ou tel traitement dans le cadre du Sida, mais pourquoi pas aussi, dans le cadre d'autres maladies.

Nous allons donc déjà transmettre votre e-mail (anonymement sous le code 030797Oli) avec la présente réponse à quatre personnes (avec une traduction en anglais pour deux d'entre elles), et nous éditerons ces courriers sur le serveur Internet de POSITIFS (<http://www.positifs.org/>) afin que d'autres internautes participent à cet échange d'informations et à ce travail de synthèse pour ce traitement, mais aussi pour d'autres traitements (une information pourrait être aussi établie dans notre journal Sida Tout Va Bien, ainsi que dans d'autres journaux avec lesquels nous travaillons).

Pouvez-vous, donc, nous donner des précisions supplémentaires concernant les données évoquées dans le second paragraphe de votre e-mail, concernant notamment les résultats d'examens biologiques et la posologie et le type d'extrait de feuille d'olivier utilisé (à ce propos, nous avons ajouté, à la fin de notre article paru sur notre serveur Internet, une précision en date du 12 mai 1997, qui concerne une autre présentation de cet extrait).

Au sujet des autres points de votre courrier : pour ce qui concerne la mesure de la charge virale, il serait nécessaire de la faire. Cet examen est pris en charge, en France, par la Sécurité Sociale, à la condition que l'ordonnance du médecin soit libellée ainsi : Culture du virus HIV dans le suivi thérapeutique, et charge virale. En tout cas, la prise en charge est assurée à l'Institut Fournier, avec ce libellé. Pour plus de précisions ou pour obtenir d'autres adresses où sont effectués aussi cet examen selon ces mêmes conditions, vous pouvez contacter le Dr LY de l'Institut Fournier (25, bd St Jacques, 75680 Paris cedex 14, France ; Tel. : +33 (0)1 40 78 26 57 ; Fax : +33 (0)1 40 78 26 27 ou +33 (0)1 45 89 74 05). Si vous le souhaitez, nous pouvons demander à un médecin de vous adresser une ordonnance.

Il serait utile, aussi, d'avoir les valeurs des lymphocytes totaux, des T4 en valeur absolue, mais aussi en pourcentage ; des antigènes P24, mais aussi des anticorps P24 (en mentionnant les valeurs de référence car elles peuvent être différentes d'un laboratoire à un autre) et la valeur des triglycérides.

L'amélioration clinique sous ce traitement, ainsi que la diminution de l'antigène P24, constitue effectivement un argument en faveur de l'efficacité de ce traitement.

Pour ce qui concerne l'intérêt de l'inhibiteur de protéase contenu dans la feuille d'olivier : il faut être vigilant car certains pensent que, si l'intérêt de cet inhibiteur de protéase se confirmait, il reste possible que son action soit insuffisante si l'on ne l'associe pas à d'autres traitements (c'est le cas pour les inhibiteurs de protéase déjà utilisés dans les trithérapies officielles). D'ailleurs, sur les sept cas rapportés dans notre article sur notre serveur Internet, la plupart l'avaient associé à d'autres traitements, et notamment quatre à du Naltrexone.

Pour ce qui concerne ce Naltrexone, nous venons d'avoir des précisions qui vont faire l'objet d'un article que nous publierons courant juillet sur notre serveur Internet. De plus, un de nos correspondant aurait obtenu une nette amélioration de ses paramètres immunologiques, et l'on se demande si le Naltrexone n'aurait pas aussi une action sur le sarcome de Kaposi. Nous allons donc, à cette occasion, faire une recherche bibliographique informatisée sur ce produit.

Pour ce qui concerne la prévention de la pneumocystose et de la toxoplasmose par le Bactrim, nous pensons qu'il s'agit d'un traitement officiel important à envisager si, à deux reprises, les lymphocytes T4 sont inférieurs à 200/mm3 ou à 15% (le pourcentage étant à considérer comme plus fiable, d'après certains). Il s'agit d'un traitement très efficace et, avec le recul, on a pu constater sa bonne tolérance et l'absence d'effets néfastes (effets que certains redoutaient en raison d'une prise chronique d'antibiotiques). Certains considèrent qu'il vaut mieux éviter la prise de Bactrim Fort et utiliser le dosage faible appelé Bactrim Adulte (à raison d'un comprimé par jour, soit 400 mg de sulfaméthoxazole et 80 mg de Triméthoprime). En cas d'allergies, qui seraient plus fréquentes avec le Bactrim Fort, il existe des services hospitaliers qui effectuent avec succès des désensibilisations. (0797)


Q-R 2

Q Comment se procurer de l'extrait de feuille d'olivier et du buis ? Avez-vous de nouvelles précisions sur ces traitements ? Quelles vitamines et oligo-éléments vous semblent utiles comme traitements complémentaire du HIV ?

R Concernant l'extrait de feuille d'olivier, nous ne connaissons pas d'autres adresses pour se le procurer, autres que celles mentionnées dans notre article.

Depuis la publication de notre article sur cet extrait et son action inhibitrice sur les protéases (et peut-être aussi sur le CMV), nous n'avons pas eu d'autres publications que celle de Positive Health News. Quelques personnes nous ont fait part de leurs expériences : les résultats semblent aller dans le sens d'une certaine action. D'autres personnes, ayant constaté que, parmi les cas rapportés dans notre article, certains prenaient du naltrexone, ont essayé de prendre ce produit sans l'extrait d'olivier (à la dose de 3 mg en prise unique le soir, ce qui nécessite de trouver un pharmacien qui accepte de fractionner au 1/30 les comprimés de Nalorex® qui sont dosés à 50 mg), et il apparaît que cela serait intéressant notamment sur la charge virale.

Nous envisageons d'ailleurs de faire un article sur le naltrexone. En bref, il favorise l'action des cellules Natural Killers des lymphocytes CD8 cytotoxiques. Il semblerait avoir une action intéressante sur des lymphomes, des cancers du pancréas et le HIV. Un des principaux expérimentateurs du naltrexone (Dr Bihari, New York, Tel. : +1 212-929-4196, Fax : +1 212-229-9371) l'utiliserait en association avec des inhibiteurs de protéase et des analogues des nucléosides type D4T et 3TC. Pour les contre-indications : association avec de la morphine et ses dérivés, avec de la codéine et en cas d'altération des fonctions hépatiques ou rénales.

Concernant l'extrait de buis (SPV30), certaines personnes ont pu l'obtenir en s'adressant au chef de produit (Laboratoire Arkopharma) du SPV30 avec une prescription de leur médecin.

Concernant, ce produit, je vous rappelle ce que nous avons déjà mentionné (et encore récemment dans l'article "L'état de la recherche" paru dans le numéro spécial sur le Sida de Vous et Votre Santé, N°50, août 1997, page 14-20) que seules les posologies de 990 mg/jour sont à utiliser (paradoxalement, des augmentations de charge virale sont plus fréquemment observées, et de façon significative, à la dose de 1 980 mg/jour). Par ailleurs, nous avons fait en juin une recherche bibliographique et nous n'avons pas trouvé d'autres publications depuis le congrès de Vancouver en 1986. Et donc, nous nous interrogeons sur l'efficacité du SPV30 à long terme.

Concernant les vitamines et oligo-éléments, nous recommandons la vitamine C (de l'ordre de 750 mg/jour, le kiwi en contient de grandes quantités), la vitamine E (3 cp/jour de Toco 500®) et le sélénium (2 ampoules le matin de sélénium granions®) ont été officiellement recommandés à l'issue de la Seconde Conférence Internationale sur la Nutrition et l'Infection à HIV (23-25/04/97, Cannes) et que cette information a été relayée notamment dans le journal Remaides de l'association Aides.

Pour notre part, nous considérons aussi que l'utilisation de glucuronamide est utile (Guronsan®, 1 comprimé le matin) en raison des résultats préliminaires publiés sur son action sur l'immunité mais aussi en raison de son action hépatoprotectrice démontrée (particulièrement intéressante pour des personnes absorbant tous les jours des comprimés en nombre et notamment des trithérapies antirétrovirales), et de son action physiologique sur le cycle entéro-hépatique qui permettrait de contrebalancer les troubles de l'absorption intestinale, troubles existant très précocement de façon asymptomatique et qui concernent notamment les vitamines, oligo-éléments de l'alimentation, et peut-être aussi les autres médicaments absorbés.

Il y a certes d'autres voies qui nous semblent intéressantes (cf. les articles de notre journal Sida Tout Va Bien, ceux de notre serveur Internet [<http://www.positifs.org/>] et le numéro de Vous et Votre Santé), mais il serait important pour certaines de ces voies que d'autres études soient réalisées sur une plus grandes échelle. Or, cela coûterait cher et il n'y a pas actuellement cette volonté de la part de l'industrie pharmaceutique et de la plupart des ministères de la Santé ; et ce d'autant plus en raison des résultats intéressants obtenus avec certaines trithérapies (comme D4T/Zerit® + 3TC/Epivir® + indinavir/Crixivan® ou celles avec nelfinavir/Viracept®). Certains, dont nous sommes, pensent cependant qu'il est nécessaire d'envisager, sans tarder plus, des multithérapies comportant plus de trois médicaments et en associant aussi certains traitements complémentaires. (1097)


Q-R 3

Q À propos de "antiprotéase de la feuille d'olivier européen" : il existe une spécialité à base d'extrait de feuille d'olivier, un vieux remède nommé Oliviase qui sert notamment aux hypertendus. Ne pourrait-on l'utiliser et de quelle manière ?

 

R Concernant l'inhibiteur de protéase contenu dans la feuille d'olivier : effectivement l'Oliviase® (laboratoires UPSA) contient de l'extrait sec de feuille d'olivier (28 mg/cp) et de la poudre de feuilles d'olivier (28 mg/cp). Nous l'avions localisé il y a quelques semaines. De même, le Kana® (laboratoires Arkopharma), qui n'est plus dans l'édition 1997 du Vidal, et qui contient de la poudre de feuilles d'olivier (210 mg/gélule), titrant au minimum 6% d'oleutropéoside. On doit nous transmettre de la documentation sur celui vendu par Fenioux.

Si, comme nous l'avons indiqué dans notre article sur notre serveur (en C.19., version complétée le 12/05/97), l'acide (+)-2-épiélénolique (provenant de l'hydrolyse, in vivo, de l'oléuropein) serait bien le responsable de l'action inhibitrice présumée de la feuille d'olivier, il conviendrait déjà de vérifier que Oliviase® ou que le Kana® contiennent des quantités de produit actif similaires à celles utilisées dans les 8 observations médicales résumées dans notre article (nous avions indiqué, déjà, que certaines variétés de feuilles d'olivier, comme celles provenant de Russie, n'étaient pas -a priori- conseillées). Donc, il faudrait avoir plus de précisions sur la composition de ces deux présentations * et demander ensuite l'avis soit au Dr Fredrickson soit à Keep Hope Alive (Keep Hope Alive, PO Box 27041, West Allis, WI 53227, tel : 414-548-4344 ; Internet : http://www.execpc.com/~keephope/keephope.html).


* Nous avions prévu depuis un mois de contacter à ce sujet ces deux laboratoires ; mais nous n'avons pas eu encore le temps de le faire. De plus, parmi nos priorités actuelles, nous avons travaillé sur une voie thérapeutique qui nous semble très importante (un article de synthèse devrait être disponible sur le serveur dans une semaine). Il s'agit d'un immunomodulateur, le naltrexone qui était utilisé avec la feuille d'olivier dans trois des huit observations médicales citées ci-dessus, et sur lequel travaille le Dr Bihari aux États Unis, associé à des bithérapies ou à des trithérapies conventionnelles. (1197)


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1ère version : mars 1998.

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