R.
Concernant le test
du Sida, sa sensibilité n'est pas de 100 %. Les
techniques utilisées ont cependant une bonne
sensibilité, mais des risques de "faux
négatifs" sont possibles en raison de la technique.
Au-delà d'un seuil de 10 puissance 5 : sur 100 000
tests ayant donné une réponse négative,
un test peut être "faussement négatif" ; ce qui
représente, pour une personne donnée faisant
un test, une probabilité extrêmement faible,
mais qui n'est pas nulle. Il s'agit d'un seuil
incompressible (même si on améliorait encore la
technique de ces tests).
À ceci, il faut ajouter
que dans certains cas, fort rares, l'apparition des
anticorps peut survenir au delà de trois mois
après une contamination par le HIV. L'utilisation de
techniques ultra sophistiquées, reposant sur
l'amplification du génome du virus, utilisées
dans des laboratoires de recherche, a montré que ce
délai peut dépasser un an -voire plus de
trois ans.
En résumé,
un test HIV négatif signifie qu'il est très
probable que la personne ne soit pas infectée par le
HIV et donc, qu'elle doit faire tout son possible pour le
rester ; ce qui signifie qu'elle doit appliquer les mesures
de prévention pour ne pas se contaminer (notamment
port du préservatif en cas de nouveau partenaire
sexuel et pas d'échange de seringue).
Dans le cas où une
personne a été dans une situation l'exposant
à un risque de contamination, il est conseillé
d'effectuer un premier test (recherche des anticorps)
associé à un dosage de l'antigène P24
(cet antigène du HIV est parfois
détecté avant l'apparition des anticorps ; il
disparaît ensuite quand les anticorps apparaissent).
Le test sera réalisé trois mois (voire deux
mois) après cet événement ; le dosage
de l'antigène P24 pouvant être
réalisé en même temps ou, mieux, dans
les premières semaines après cet
événement. En l'absence d'anticorps (test HIV
négatif) et d'antigène P24, le test sera
refait à distance (six à douze mois
après l'événement ; plutôt,
semble-t-il, vers le douzième mois).
Si vous souhaitez avoir
plus de précisions sur ce sujet, nous vous
recommandons de consulter notre serveur Internet
(<http://www.positifs.org/>), notamment aux rubriques
suivantes : en C.3. (Informations
sur le Sida et Préventions) et en F. (Aspects
médicaux du Sida).
Concernant votre question
sur les capacités du virus à traverser
certaines muqueuses et pas la peau : ce qui est sûr,
c'est qu'en l'absence de lésion saignant, le virus
HIV ne peut se transmettre par la peau. La peau n'est certes
pas une surface imperméable (la surfaces des pores
étant bien plus élevée que le reste de
la peau, c'est pire que les gruyères !), mais les
petits vaisseaux sanguins ne sont pas situés à
proximité de l'extérieur et il existe au
niveau de la peau un système de défense
anti-infectieux relativement efficace. Pour les muqueuses,
certaines sont plus réceptives que d'autres,
notamment car des micro-saignements y sont plus
fréquents et à cause d'une moindre
défense vis-à-vis des agents infectieux ;
c'est le cas des muqueuses génitales et
rectales.
Concernant votre question
sur les précautions à prendre pour enlever le
préservatif : il n'y a aucun risque puisque le virus
ne peut pas se transmettre par contact avec la peau. Il
pourrait y avoir un risque s'il y a, au niveau de la main,
une blessure qui saignerait à ce moment là et
qui serait mise en contact avec des sécrétions
vaginales infectées se trouvant sur le
préservatif. Autre point à ne pas oublier :
s'il y a un deuxième rapport sexuel : après
avoir ôté le préservatif utilisé
au cours du premier rapport sexuel, il faut faire une
toilette du sexe avant de remettre un autre
préservatif.
Concernant l'idée
de fabriquer des préservatifs ayant à leur
base un anneau un peu plus resserré afin de diminuer
les risques de glissement. Je ne pense pas que cela soit une
bonne solution. Si nécessaire, il vaut mieux trouver
un préservatif adapté à sa morphologie.
En général, il n'y a pas de risque de
glissement. Mais il ne faut pas oublier "de se retirer"
avant la chute complète de l'érection. Et
puis, l'adjonction d'un tel anneau pourrait peut-être
déclencher une blessure à ce niveau !
Concernant le
rapprochement que vous faite, je serais tenté de vous
dire que toute personne qui monte sur un véhicule,
même équipée d'un casque
intégral, s'expose potentiellement à un
accident et je pense que ce risque est plus
élevé que de contracter une MST (y compris le
Sida).
Le remède est simple : ne plus monter dans une
voiture !
Si deux personnes ont un rapport sexuel et qu'elles
appliquent les mesures de prévention adaptées
(notamment utilisation du préservatif en cas de
nouveau partenaire et en cas de partenaires multiples), le
risque de transmission du Sida ou de toutes autres MST (sauf
peut-être de certaines comme les papillomavirus) est
extrêmement faible. Donc, il ne semble pas
nécessaire de définir un seuil
d'acceptabilité du risque. Par contre, il est
nécessaire d'adapter cette mesure de
prévention à l'équilibre du plaisir des
deux partenaires (pour plus de précisions sur ce
sujet, nous vous recommandons de consulter notre serveur
Internet <http://www.positifs.org/>) à la rubrique
C.
3. Informations
sur le Sida et Préventions au paragraphe 7.C.3.).
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