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Préservatifs


Q-R 1

Q. Je fais une recherche sur les M.S.T et je voudrai savoir pourquoi les jeunes ne se protègent pas malgré toute la publicité qui est aux alentours.

R. Nous avons tenté d'expliquer pourquoi les jeunes ne se protègent pas, malgré les messages de prévention, dans l'article "Informations sur le Sida et Prévention" en C.3. sur le serveur Internet de POSITIFS (<http://www.positifs.org/>), et plus particulièrement au niveau des paragraphes 7.C.2. "Utilisation du préservatif : la réalité des statistiques", 7.C.3. "Utilisation du préservatif : les problèmes posés par la sexualité et par les perceptions du risque vital". (0597)


Q-R 2

Q. Après avoir enlevé un préservatif, il est probable qu'une certaine quantité de sécrétions vaginales reste sur celui-ci, donc sur la main qui a enlevé le préservatif.

Y-a-t-il un risque si, dans cette hypothèse, la main rentre en contact de manière rapide avec le pénis (remise du caleçon, par exemple) ?

R. Effectivement, après avoir enlevé le préservatif, des sécrétions vaginales restent sur celui-ci. Il est donc préférable d'aller jeter ce préservatif, et de se laver les mains avant de remettre son caleçon. Il pourrait y avoir un risque de transmission du HIV si des sécrétions vaginales infectées étaient mises en contact avec une lésion du pénis qui saignerait. (0897)


Q-R 3

Q. Je voudrais savoir s'il existe en France des préservatifs grande taille au niveau du diamètre. J'ai essaye plusieurs types de préservatifs dont les "king size" de Manix, et je ne suis pas parvenu à les dérouler normalement. La largeur de mon pénis en érection est d'un peu plus de 5 cm je pense.

Y a t-il des préservatifs XXL ou est ce que mon pénis est hors norme ? Faut-il que j'envisage une opération ou est-ce que je m'y prend mal ?

R. Pour ce qui concerne les lieux où l'on peut espérer trouver, en France des préservatifs de grandes tailles, il faut vous adresser à des spécialistes. Nous vous recommandons de contacter, avant tout : Le Kiosque (36, rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris, France ; Tel. : +33 (0)1 44 78 00 00, Fax : +33 (0)1 48 04 95 20).

Vous pouvez contacter aussi, dans un deuxième temps : Génération Condom (6, rue Thouin, 75005 Paris, France, Tel. : +33 (0)1 43 54 43 42 ; ou 35, rue Marbeuf, 75008 Paris, France ; Tel. : +33 (0)1 42 2.5 92 37, Fax : +33 (0)1 42 25 62 85).

Pour ce qui concerne l'utilisation pratique du préservatif, il ne faut pas hésiter à vous adresser aussi à des spécialistes pour qu'ils vous donnent des explications (vous pouvez déjà trouver quelques précisions sur ce sujet en C.3. <http://www.positifs.org/>) ou qu'ils vous fassent une démonstration. Notamment Mr Benoît FELIX au CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du SIDA : 192, rue Lecourbe, 75015 Paris, France ; Tel. : +33 (0)1 53 68 88 88, Fax : +33 (0)1 53 68 88 89, e-mail : info@lecrips.net). Vous pouvez aussi contacter Mr Aimé Bonelli au Kiosque.

Vous pourrez aussi probablement vous rendre dans des associations ou des centres d'information en Suisse afin que l'on vous fasse une démonstration (cf. la liste de ces associations et centres d'information à la rubrique Carnet d'adresses en G.1.b. de notre serveur Internet<http://www.positifs.org/>).

Et, surtout pas d'opération ! (1197)


Q-R 4

Q. Suite de Q-R 3.

R. Nous vous transmettons des précisions qui concernent notre précédente réponse à votre question sur les préservatifs grandes tailles.

Nous avons en effet retrouvé dans notre documentation les informations suivantes.
Marques de préservatifs grandes tailles (entre parenthèses, largeur diamétrale en mm/longueur en cm) : King size et Crystal de Manix (54/18,5), Easy de Hot rubber (53/19), Rose de Prophyltex (52/20), Magnum de Khondoms (54/18,5).

Ces préservatifs sont conformes aux normes françaises et vendus en pharmacie. (1197)


Q-R 5

Q. Je suis éleve-ingénieur à l'École des Mines d'Albi, et, dans le cadre de ma deuxième année, je dois effectuer une étude de marché. J'ai choisi le marché du préservatif en France, d'une part parce que je me sens très concerné par le Sida (en tant que jeune de 20 ans), d'autre part pour montrer que ce sujet ne doit plus être tabou, et ce n'importe où.

Pourriez vous me communiquer des adresses d'entreprises produisant des préservatifs ou me donner des contacts susceptibles de me fournir des données économiques sur le sujet.

Comptant sur votre compréhension et dans l'attente d'une réponse positive de votre part, veuillez agréer mes sincères salutations.

R. Concernant les adresses d'entreprises produisant des préservatifs, vous pourrez les obtenir en consultant les dernières pages du dictionnaire Vidal des médicaments (vous pouvez consulter ce dictionnaire dans certaines bibliothèques, notamment celles des facultés de médecine ; vous pouvez demander aussi à votre pharmacien de consulter son exemplaire).

Concernant des données économiques, nous vous conseillons de vous adresser soit à Monsieur Benoît FELIX au CRIPS (Centre Régional d'Information et de Prévention du SIDA, 192, rue Lecourbe, 75015 Paris, France, Tel. : +33 (0)1 53 68 88 88, Fax : +33 (0)1 53 68 88 89, e-mail : crips@hivnet.fr) soit au Kiosque (36 rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris, Tel. : +33 (0)1 44 78 00 00, Fax : +33 (0)1 48 04 95 20).

Concernant le niveau des ventes de préservatifs, il ne faut pas oublier que ce n'est pas un bon reflet de l'utilisation du préservatif (ce n'est pas parce que les gens achètent plus de préservatifs qu'ils en utilisent plus) et de son utilisation de façon adaptée.

Concernant les problèmes soulevés par le préservatif, nous vous conseillons de vous reporter sur notre serveur Internet (<http://www.positifs.org/>) en C. 3. (Informations sur le Sida et préventions) aux paragraphes 7.C.1, 7.C2. et 7.C.3. (1197)


Q-R 6

Q. Le 4/01, j'ai eu ma première expérience avec une prostituée. Pour moi, première expérience signifie : la première fois que je confiais ma vie à une membrane de caoutchouc. J'ai effectivement utilisé un préservatif, et les instructions données ont été suivies à la lettre (j'ai même refusé l'emploi d'un lubrifiant, car je ne savais pas s'il contenait ou non des corps gras), et je n'avais pas de blessures ouvertes. N'empêche que j'éprouve quand même une grande angoisse, même si tous les documents que je consulte (papier et en-ligne) me disent que j'ai pris peu de risques.

J'ai contacté un centre de planning familial, et le médecin que j'ai eu au téléphone m'a rassuré ; mais je ne me sens toujours pas en confiance.

Est-ce la honte, la culpabilité, qui amplifient mes angoisses ?

Est-il judicieux de passer un test dans trois mois, seul moyen de remplacer une probabilité par une certitude ?

De plus, d'autres interrogations me sont venues, et je voudrais vous les soumettre :

1 - Pourquoi le virus peut-il pénétrer dans l'organisme au contact de deux muqueuses, et pas à travers la peau ?

2 - La manière de mettre un préservatif est décrite avec précision, mais comment faire pour minimiser les risques lorsqu'on l'enlève ?

Serait-il recommandé de nettoyer le préservatif avec de l'alcool à 70°, ou d'utiliser des gants en latex, à usage unique, avant de poser les doigts dessus ?

3 - Les fabricants de préservatifs ne pourraient-ils pas placer un anneau élastique un peu plus resserré à la base, afin de diminuer les risques de glissement ?

4 - Concernant l'évaluation du risque : lorsqu'on roule en voiture, on porte une ceinture de sécurité, censée nous protéger, même imparfaitement. On n'utilise pas de combinaison particulière, avec casque intégral, ce qui pourtant diminuerait encore les risques en cas d'accident : il y a un seuil d'acceptabilité du risque. Est-il raisonnablement possible d'en définir un concernant le SIDA et les autres MST ? où pourrait-il se situer ? et comment modifier son comportement en conséquence ?

R. Concernant le test du Sida, sa sensibilité n'est pas de 100 %. Les techniques utilisées ont cependant une bonne sensibilité, mais des risques de "faux négatifs" sont possibles en raison de la technique. Au-delà d'un seuil de 10 puissance 5 : sur 100 000 tests ayant donné une réponse négative, un test peut être "faussement négatif" ; ce qui représente, pour une personne donnée faisant un test, une probabilité extrêmement faible, mais qui n'est pas nulle. Il s'agit d'un seuil incompressible (même si on améliorait encore la technique de ces tests).

À ceci, il faut ajouter que dans certains cas, fort rares, l'apparition des anticorps peut survenir au delà de trois mois après une contamination par le HIV. L'utilisation de techniques ultra sophistiquées, reposant sur l'amplification du génome du virus, utilisées dans des laboratoires de recherche, a montré que ce délai peut dépasser un an -voire plus de trois ans.

En résumé, un test HIV négatif signifie qu'il est très probable que la personne ne soit pas infectée par le HIV et donc, qu'elle doit faire tout son possible pour le rester ; ce qui signifie qu'elle doit appliquer les mesures de prévention pour ne pas se contaminer (notamment port du préservatif en cas de nouveau partenaire sexuel et pas d'échange de seringue).

Dans le cas où une personne a été dans une situation l'exposant à un risque de contamination, il est conseillé d'effectuer un premier test (recherche des anticorps) associé à un dosage de l'antigène P24 (cet antigène du HIV est parfois détecté avant l'apparition des anticorps ; il disparaît ensuite quand les anticorps apparaissent). Le test sera réalisé trois mois (voire deux mois) après cet événement ; le dosage de l'antigène P24 pouvant être réalisé en même temps ou, mieux, dans les premières semaines après cet événement. En l'absence d'anticorps (test HIV négatif) et d'antigène P24, le test sera refait à distance (six à douze mois après l'événement ; plutôt, semble-t-il, vers le douzième mois).

Si vous souhaitez avoir plus de précisions sur ce sujet, nous vous recommandons de consulter notre serveur Internet (<http://www.positifs.org/>), notamment aux rubriques suivantes : en C.3. (Informations sur le Sida et Préventions) et en F. (Aspects médicaux du Sida).

Concernant votre question sur les capacités du virus à traverser certaines muqueuses et pas la peau : ce qui est sûr, c'est qu'en l'absence de lésion saignant, le virus HIV ne peut se transmettre par la peau. La peau n'est certes pas une surface imperméable (la surfaces des pores étant bien plus élevée que le reste de la peau, c'est pire que les gruyères !), mais les petits vaisseaux sanguins ne sont pas situés à proximité de l'extérieur et il existe au niveau de la peau un système de défense anti-infectieux relativement efficace. Pour les muqueuses, certaines sont plus réceptives que d'autres, notamment car des micro-saignements y sont plus fréquents et à cause d'une moindre défense vis-à-vis des agents infectieux ; c'est le cas des muqueuses génitales et rectales.

Concernant votre question sur les précautions à prendre pour enlever le préservatif : il n'y a aucun risque puisque le virus ne peut pas se transmettre par contact avec la peau. Il pourrait y avoir un risque s'il y a, au niveau de la main, une blessure qui saignerait à ce moment là et qui serait mise en contact avec des sécrétions vaginales infectées se trouvant sur le préservatif. Autre point à ne pas oublier : s'il y a un deuxième rapport sexuel : après avoir ôté le préservatif utilisé au cours du premier rapport sexuel, il faut faire une toilette du sexe avant de remettre un autre préservatif.

Concernant l'idée de fabriquer des préservatifs ayant à leur base un anneau un peu plus resserré afin de diminuer les risques de glissement. Je ne pense pas que cela soit une bonne solution. Si nécessaire, il vaut mieux trouver un préservatif adapté à sa morphologie. En général, il n'y a pas de risque de glissement. Mais il ne faut pas oublier "de se retirer" avant la chute complète de l'érection. Et puis, l'adjonction d'un tel anneau pourrait peut-être déclencher une blessure à ce niveau !

Concernant le rapprochement que vous faite, je serais tenté de vous dire que toute personne qui monte sur un véhicule, même équipée d'un casque intégral, s'expose potentiellement à un accident et je pense que ce risque est plus élevé que de contracter une MST (y compris le Sida).
Le remède est simple : ne plus monter dans une voiture !
Si deux personnes ont un rapport sexuel et qu'elles appliquent les mesures de prévention adaptées (notamment utilisation du préservatif en cas de nouveau partenaire et en cas de partenaires multiples), le risque de transmission du Sida ou de toutes autres MST (sauf peut-être de certaines comme les papillomavirus) est extrêmement faible. Donc, il ne semble pas nécessaire de définir un seuil d'acceptabilité du risque. Par contre, il est nécessaire d'adapter cette mesure de prévention à l'équilibre du plaisir des deux partenaires (pour plus de précisions sur ce sujet, nous vous recommandons de consulter notre serveur Internet <
http://www.positifs.org/>) à la rubrique C. 3. Informations sur le Sida et Préventions au paragraphe 7.C.3.). (0198)


Q-R 7

Q. I recently visited Amsterdam and purchased some condoms manufacturered by Erco Ltd. License Hem:370/92. Do you know where they are manufactured. I would like to request their testing because I think that I might have been exposed to HIV. Thanks. Texas USA.

(J'ai récemment visité Amsterdam et acheté quelques préservatifs fabriqués par Erco Ltd. License Hem:370/92. Savez-vous où ils sont produits ? Je désirerais leur demander des tests (la traduction n'est pas sûre... désolé !), parce que je pense avoir été exposé au HIV).

R. Nous ne savons pas où sont fabriqués les préservatifs que vous mentionnez (Erco Ltd. License Hem 370/92).

Vous pourrez peut-être trouver ce renseignement en contactant : le CRIPS (Centre Régional d'information et de Prévention du SIDA : 192, rue Lecourbe, 75015 Paris, France ; Tel. : +33 (0)1 53 68 88 88, Fax : +33 (0)1 53 68 88 89, e-mail : info@lecrips.net ) et Le Kiosque (36 rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris, France ; Tel. : +33 (0)1 44 78 00 00, Fax : +33 (0)1 48 04 95 20). (0298)


Q-R 8

Q. Je cherche pour un exposé un site qui puisse me fournir des données sur l'historique du préservatif à travers les âges. Si un tel site n'existait pas, auriez-vous alors, vous, ces données ? Merci de votre aide.

R. Nous ne connaissons pas de site concernant l'historique du préservatif.

Nous vous conseillons de faire une recherche par mot-clé (préservatif, condom) sur Internet (par Alta Vista ou Yahoo, par exemple).

Vous pourrez trouver des informations diverses sur le préservatif sur notre site (<http://www.positifs.org/>) notamment sur des statistiques d'utilisation du préservatif suivant des classes d'âges au paragraphe 7.C.2 de l'article en C.3. (0298)


Q-R 9

Q. Juste une question : j'ai eu une relation homosexuelle avec un homme, et après coup j'ai quelques remords...

Nous avons utilisé des préservatifs pour la sodomie : est-ce vraiment fiable ? J'entends, à la base du pénis, le préservatif laisse une petite place ; n'y a-t-il pas un risque en cas de sodomie "profonde" de transmission juste au niveau de l'anus ?

Nous avons fait une rapide fellation (3mn) sans éjaculation, mais sans capotes... est-ce risqué ?

Nous nous sommes masturbés, et j'ai continué à le caresser, disons pendant 5mn après son éjaculation... J'avais de son sperme sur les mains ; y a-t-il un risque ? Je n'avais aucune lésion apparente sur les mains...

Enfin, le contact main-sexe est-il risqué ? Ai-je risqué quelque chose lorsqu'il m'a masturbé (j'ai éjaculé dans sa main) ?

J'ai déjà lu les réponses fréquentes, mais j'ai besoin d'une "confirmation" pour mon cas précis, car je me sens assez mal à l'aise...

R. S'il est utilisé convenablement, le préservatif permet d'assurer une bonne prévention de la transmission du HIV au cours de tout rapport sexuel. Si la taille de préservatif utilisée est convenable (adaptée à celle du pénis en érection), il n'y a pas de possibilité de reflux de sperme au niveau de l'extrémité supérieure du préservatif (au niveau de la base du pénis).

Concernant la fellation sans éjaculation, il y a toujours un risque s'il existe des microlésions au niveau des gencives (le saignement peut ne pas être visible à l'œil nu). D'autre part, même en l'absence d'éjaculation, du virus peut se trouver au niveau du méat, à l'extrémité du pénis.

Concernant le contact de la main avec du sperme ou avec le sexe, il n'y a pas de risque s'il n'y a pas de lésion cutanée. (0298)


Q-R 10

Q. Si la capote casse, mais qu'il n'y a pas de contact entre le liquide vaginal et mon pénis, et que je me retire tout de suite, y-a-t-il un risque important ?

R. Si le préservatif casse, alors que le pénis se trouve dans le vagin, il existe un risque possible de contamination par une maladie sexuellement transmissible, et notamment par le virus du Sida. Il y a, en effet, toujours des sécrétions vaginales pouvant contenir du virus. De même, en l'absence d'éjaculation, il existe toujours des sécrétions au niveau du méat du pénis pouvant contenir du virus. Ces sécrétions peuvent être en quantité minime ; ce qui ne doit pas faire penser que le risque de transmission du virus n'existe alors pas. (0898)


Q-R 11

Q. J'aimerai savoir, à propos des préservatifs, quelle est la taille des pores dans le latex, s'il y en a. On a de vives discussions sur le fr.bio.medecine et je ne trouve pas l'info sur internet.

Si vous ne connaissez pas la réponse, pourriez vous me communiquer les adresses e-mail d'un fabriquant de préservatif (francophone de préférence) ?

R. Concernant votre question sur les préservatifs, il faut déjà rappeler que l'on doit utiliser uniquement des préservatifs répondant à des normes. Ces normes ont été établies par des instituts spécialisés ; c'est notamment le cas de l'AFNOR (association française de normalisation) en France. Il existe encore de nombreux pays où n'existent pas encore de tels instituts (ce qui ne pose pas de problème si les préservatifs utilisés dans ces pays sont fabriqués dans des pays soumis à des normes de fabrication).

La norme concernant les "préservatifs masculins en caoutchouc" a été homologuée par l'AFNOR le 5 mai 1985 (circulaire NF S 90-032) *.
Parmi les spécifications requises pour obtenir la norme AFNOR, il est stipulé que "lorsqu'ils sont soumis à l'essai selon 6.5, les préservatifs masculins ne doivent présenter aucun trou ou zone poreuse".
La méthode développée dans cette rubrique 6.5 est basée tout d'abord sur une mesure de conductivité électrique (le préservatif est inséré dans un système électrique). Il doit se comporter comme un isolant, de façon à ce qu'aucun courant électrique ne puisse passer. On considère qu'il y a une fuite, si en présence d'une source de tension de 10 Volts, on mesure aux bornes de la résistance de 10 kilo-Ohms, une tension égale ou supérieure à 0,050 Volts).
Si une fuite a été détectée par cette méthode électrique, on réalise alors un essai selon une méthode à l'eau (recherche de la présence d'eau sur la surface externe du préservatif trois minutes après l'avoir rempli avec 300 ml d'eau et suspendu à un tube de verre de diamètre 40 à 45 mm).

Nous en profitons pour vous signaler que, parmi les autres spécifications requises pour obtenir la norme AFNOR, des études sont aussi réalisées pour évaluer le volume d'éclatement minimal et la pression d'éclatement minimale (ces études sont réalisées sur des échantillons d'âges différents (inférieurs ou supérieurs à 12 mois après leur fabrication).


* Nous venons d'apprendre que de nouvelles circulaires ont été établies par l'AFNOR, en 1993 (NF S 97 031, Mai 1993) et plus récemment en 1996 (NF S 97 035, Mai 1996). Nous ne possédons pas ces documents. On nous a dit que ces documents sont consultables dans les principales villes françaises. On peut les obtenir en les commandant par courrier ou par fax (AFNOR, Tour Europe, 92049 Paris La Défense Cedex, France ; tél. : +33 (0)1 42 91 55 55 ; Fax : + 33 (0)1 42 91 56 56) ... mais maintenant cela coûte 369 FF Hors Taxe (TVA : 5,5%) par circulaire pour la France comme pour l'étranger !!!

Pour notre part, nos moyens financiers (très limités) ne nous permettent pas de passer une telle commande ; et nous n'avons actuellement pas le temps de nous rendre dans un centre AFNOR. (1198)


Q-R 12

Q. Je viens de lire une information sur le SIDA qui m'a interloquée.
J'aimerais savoir si elle est fondée, ou si ce ne sont que des suppositions. Je cite :

"...Or, aucun gynécologue aujourd'hui n'oserait recommander d'utiliser le préservatif comme moyen absolument sûr de contraception. Chacun sait que, dans ce cas, le taux d'échec est de l'ordre de 10%. Comment, dans ces conditions, est-il honnête d'affirmer que le préservatif puisse se montrer efficace à 100% vis-à-vis d'un virus 500 fois plus petit que le spermatozoïde ? Certes, le préservatif réduit d'environ trois fois le risque de contamination, ce qui n'est pas négligeable sous l'angle statistique ; mais le risque de contamination reste néanmoins réel."

Ça me bouleverse ; c'est presque comme s'ils nous disaient que rien ne pourrait nous protéger, même si on prend les précautions qui s'imposent.
Et si c'était vraiment le cas, alors, pourquoi ne pas tout mettre en œuvre pour chercher d'autres moyens efficaces à 100% ?
Pourquoi faire croire que le préservatif est d'une fiabilité totale alors qu'il ne l'est pas ?

R. Dans le cadre de la prévention de la transmission du virus du SIDA, l'utilisation du préservatif est d'une grande fiabilité, à condition qu'il soit utilisé correctement.

Ce constat a pu être fait quelques années après l'apparition de cette épidémie.
Au début, les messages étaient centrés sur l'importance d'utiliser le préservatif. Puis, on s'est rendu compte que son efficacité préventive n'était atteinte qu'à condition de l'utiliser correctement. Parallèlement, on s'est rendu compte de la nécessité d'aborder le domaine de la sexualité et de la difficulté d'aborder ce sujet.

En fait, on a dû envisager le préservatif comme un moyen préventif vis-à-vis d'une maladie mortelle. Donc, en raison de la gravité de cette maladie, on en est venu à parler du préservatif d'une nouvelle manière.

À l'époque où le Sida n'existait pas, on parlait d'une autre manière du préservatif, comme moyen contraceptif ou préventif vis-à-vis d'autres maladies sexuellement transmissibles (mais n'ayant pas un pronostic aussi sombre que celui que peut avoir le Sida). Notamment, on n'abordait pas la question de savoir si son efficacité était influencé par son mode d'utilisation. En fait, les tabous sexuels n'étaient pas "confrontés" à une image de la mort. Donc, on ne faisait qu'évoquer le préservatif sans rentrer dans de plus amples considérations.
Dans ces conditions, cela peut expliquer qu'un certain pourcentage d'échec du préservatif existait dans le cadre de son utilisation dans le domaine de la contraception. Mais si on utilise le préservatif avec toutes les précautions requises (similaires à celles pour une prévention efficace de la transmission du VIH), ce pourcentage d'échec devrait être en fait moindre et très proche de celui de la contraception par pilule œstro-progestative (inférieur à 1%). (1198)


Q-R 13

Q. Sur un préservatif, il y a du lubrifiant. Mais de quel côté s'applique le lubrifiant (sous-entendu : sur la peau du pénis ou à l'extérieur) ?

R. Le lubrifiant s'applique sur la surface externe du préservatif. (1298)


Q-R 14

Q. Pourquoi les gens qui font des films érotiques n'attrapent pas le Sida ? 

R. Concernant les personnes qui tournent des films érotiques et/ou pornographiques, elles s'exposent aussi au risque de contracter le virus du SIDA si elles n'appliquent pas les mesures de prévention (notamment, port du préservatif) recommandées pour toutes les personnes ayant un rapport sexuel avec un ou une partenaire inhabituel(le).

Que penser des films pornographiques où le préservatif n'est pas visible à l'écran ?
Plusieurs explications peuvent être avancées.

Il pourrait tout d'abord s'agir d'un effet de montage cinématographique.
Il pourrait s'agir de deux personnes vivant en couple dans la vie de tous les jours et qui n'ont pas d'autres partenaires. Il paraît que certains couples arrondissent leurs fins de mois ainsi.
Il pourrait aussi s'agir de films tournés avant l'épidémie, donc à une époque où l'on n'insistait pas autant sur l'importance de la prévention en matière de transmission des MST (Maladies Sexuellement Transmissibles). Il est d'ailleurs fort probable que certaines des personnes qui ont tourné dans de tels films à la fin des années 1970 et au début des années 1980 aient été infectées par le virus du SIDA, et certainement dans des proportions plus importantes que dans la population en général.
Il pourrait enfin s'agir de films tournés après les années 1980 par des metteurs en scène peu scrupuleux, ou plus précisément criminels, qui utiliseraient comme acteurs des personnes souvent illettrées, recrutées notamment dans les pays du Tiers-Monde ou de l'Est. (0299)


Q-R 15

Q. Quelle est la durée raisonnable d'un rapport avec le même préservatif (peut-il tenir pendant plusieurs heures) ?

R. Concernant la durée d'un rapport sexuel avec un même préservatif, il dépend du temps pendant lequel le pénis reste en érection ; ce qui constitue la condition essentielle pour que le préservatif remplisse son rôle préventif. (0299)


Q-R 16

Q. Suite à un rapport protégé avec une prostituée (le préservatif - NF - ayant été bien positionné et ayant résisté), je ressens comme une légère sensation de brûlure au niveau du pénis. Est-ce le remord, est-ce une légère allergie au latex ou cela peut-il signifier que la protection n'a pas été suffisante ?

R. La sensation de brûlure ressentie au niveau du pénis après avoir utilisé convenablement un préservatif est probablement due à une irritation locale (ce qui peut se voir, par exemple, à l'occasion de rapports sexuels prolongés). Il est peu probable que cela soit la traduction d'une somatisation qui aurait été induite par un remord. Et en aucun cas cela traduirait un échec de la protection par le préservatif. (0899)


Q-R 17

Q Lors d'un rapport sexuel, y a t-il plus de risque de contamination si la femme "lubrifie" naturellement (concentration de sécrétions vaginales) que si elle utilise un gel lubrifiant (à l'instar de toutes les prostituées) ?

R. Que la lubrification soit réalisée avec un gel lubrifiant ou avec des sécrétions vaginales, il n'y a pas de risque de transmission si le préservatif est utilisé convenablement. (0899)


Q-R 18

Q. La salive peut-elle endommager le latex du préservatif (lors d'une fellation) et le rendre ainsi "inefficace" ? (et donc rendre cette fellation dangereuse ?).

R. La salive ne peut pas altérer le latex du préservatif. (0999)


Q-R 19

Q. J'ai eu une relation sexuelle protégée avec une femme.

1. Lorsque je me suis retiré, j'ai touché le condom qui était alors mouillé par le liquide vaginal avec mon pouce et mon index et je me suis tout de suite essuyé le doigt. Ces deux doigts n'étaient pas cicatrisés. Y'a-t-il quand même un risque ?

2. Si la sécrétion vaginale touche le pennis, y'a-t-il un risque même s'il n'y a pas de plaie et de cicatrices sur le pénis ?

3. Y-a t-il un risque si le condom n'est pas déroulé jusqu'à la limite de sa longueur ?

R. 1. Une lésion en cours de cicatrisation mise en contact avec des secrétions vaginales, qui seraient infectées par le virus du Sida, peut être une porte d'entrée du virus si cette lésion saigne encore.

2. Le contact du pénis avec des secrétions vaginales infectées par le virus du Sida est un des modes de transmission du virus ; et même en l'absence de plaie au niveau du pénis.
Contrairement à la transmission par le sang (par exemple à l'occasion d'une transfusion avec du sang contaminé), ce risque n'est pas de 100%.

3. Un préservatif qui n'est pas étiré complètement sur la longueur du pénis ne présente qu'un seul risque, à savoir de glisser à l'occasion du rapport sexuel et de se retirer complètement du pénis. Cela est rare mais cela peut arriver. Dans ce cas, il y a possibilité de contact du pénis avec les sécrétions vaginales et risque de contamination si la femme est séropositive. (0999)


Q-R 20

Q. J'ai eu une relation à risque (rupture de préservatif à trois reprises) avec une personne séropositive. En pourcentage, quelles sont les chances que j'ai été contaminé ?

R. En cas de survenue d'une rupture de préservatif, à trois reprises, avec une personne séropositive, on serait tenté de répondre que vous avez trois fois plus de risque d'avoir été contaminé en comparaison avec une rupture de préservatif qui ne serait survenue qu'une seule fois.
Comme le risque de transmission du VIH par voie sexuelle serait de l'ordre de 10 à 65% au cours d'un rapport sexuel, votre risque serait de 30 à 100%.
Il s'agit d'une fourchette peu précise, mais il est difficile d'en donner une autre. Et son mode de calcul est loin d'être rigoureux.

Toujours est-il qu'après une rupture de préservatif (même unique), il convient de faire des analyses (test VIH, et si possible mesure de la charge virale).
Il convient aussi de se rendre à l'hôpital, à une consultation spécialisée
, afin d'envisager un éventuel traitement (dans ce cas, ce traitement doit être instauré rapidement). (0200)


Q-R 21

Q. Le lubrifiant de la marque "hydragel" est-il un gel à base d'eau, comme vous les conseillez ?

R. Concernant votre question sur l'Hydragel : de par la racine grecque formant ce mot (hydra), on peut penser qu'il s'agit d'un gel dit à l'eau (ce qui sous-entend qu'il ne contient pas de vaseline).

Cependant, nous avons cru bon de faire une vérification en nous reportant à un dictionnaire des médicaments (Vidal, 1999) : effectivement, il ne contient pas de vaseline ; il est mentionné dans ses propriétés qu'il est non gras et qu'il est miscible à l'eau. (0200)


Q-R 22

Q. J'ai utilisé, par erreur, un préservatif périmé (depuis un an). Il était conservé dans de bonnes conditions (boîte + sachet ; de plus c'était un Ceilor). Le risque est-il important ?

R. Le risque d'utiliser un préservatif périmé depuis un an est probablement peu important, surtout si le préservatif était emballé et conservé dans sa boite.

Cela serait moins sûr si l'endroit où il était stocké était humide, ou soumis à des températures élevées. (0300)


Q-R 23

Q. Y a-t-il un risque de contamination lors d'une pénétration protégée ayant lieu dans l'eau (baignoire) ? Le préservatif ayant été, bien entendu, mis sur le pénis avant d'entrer dans l'eau.

R. A priori, en cas de rapport sexuel ayant lieu dans une baignoire remplie d'eau, il n'y a pas de risque de transmission du VIH à l'occasion d'un rapport sexuel protégé convenablement (préservatif adapté, mis correctement et avant l'immersion).
Le risque pourrait exister surtout si le préservatif utilisé était d'une taille trop grande par rapport à celle du pénis (dans ce cas, quand la personne retirerait le préservatif, elle constaterait la présence d'eau dans le préservatif qui se traduirait par une humidité au niveau de la partie la plus éloignée du réservoir, à proximité de la racine de la verge).
Il en est de même s'il y a eu un relâchement de l'érection au cours de ce rapport (permettant un passage des sécrétions infectées ou, surtout, du sperme infecté, puis sa mise au contact du sexe du partenaire non infecté) ; ce qui peut survenir à la fin du rapport sexuel. (0300)


Q-R 24

Q. Le directeur de l'école de mon fils m'a averti que mon fils avait trouvé un préservatif dans la cours de récréation ; préservatif qui aurait été lancé par dessus le grillage qui entoure l'école.
Il m'a précisé que mon fils, pensant se trouver devant un ballon, l'a porté à sa bouche pour le gonfler.
Il m'a indiqué que le préservatif était sec qu'il n'y avait pas, a priori, présence de secrétions quelconque dessus.
Mon fils encoure-t-il un risque vis-à-vis du virus du Sida ?

R. Le virus VIH étant très fragile, il est très probable, dans la situation que vous décrivez, que, si le préservatif avait été utilisé par une personne infectée par le VIH, le virus serait devenu inactif. En effet, les éventuelles secrétions ayant séchées, traduisent qu'il s'est déroulé un laps de temps de plusieurs heures depuis son hypothétique utilisation préalable.
De toute façon, pour qu'il y ait eu un risque de transmission du VIH, il aurait fallu que des sécrétions infectées (sperme ou pertes cervico-vaginales) se trouvant sur le préservatif soient misent en contact avec une lésion saignant au niveau de la bouche ou des lèvres de l'enfant ; ce qui est extrêmement improbable dans ce cadre.

Et ce préservatif a très bien pu être utilisé par une personne non infectée par le VIH (saine ou infectée par une autre MST).
Et, surtout, il a très bien pu ne pas être utilisé du tout au préalable et avoir été lancé dans la cour par un élève. (0302)


Q-R 25

Q. Il y a trois mois de cela, je me suis rendu à Singapour. On m'a fait un massage dans ma chambre d'hôtel. J'avais appelé un centre de massage, qui m'a adressé une fille.
La fille m'a fait ce massage et dès qu'elle a eu fini, elle est allée se laver les mains dans la salle de bain et pour se déshabiller. Puis, elle m'a fait une fellation avec préservatif (payant). J'ai éjaculé dans le préservatif.
Puis, elle a pris son linge, qui était dans la salle de bain, pour aller se changer dans la chambre. Et puis, j'ai été dans la salle de bain pour me rincer. J'ai vu alors une épingle à nourrice par terre.
J'angoisse car je me fais des mauvaises idées : j'ai peur que la personne ait pu me contaminer, par exemple, en se piquant le doigt avec cette épingle puis ait mis un peu de sang dans le préservatif.
Vous allez dire que je suis paranoïaque.
Mais, je n'arrive pas à me sortir cette histoire de ma tête.
Est-ce normal de s'angoisser pour cela, est-ce moi qui me fait des idées.
Mais, alors, pourquoi a-t-elle exigé une fellation avec préservatif ?
Et, en plus, je n'ai plus vu ensuite cette épingle quand je suis sorti de la douche
Y-a-il un risque si cela s'était bien passé comme cela.

Aidez-moi, s'il vous plait. Merci.

R. Effectivement, en lisant votre récit, nous trouvons que toute votre angoisse n'est pas fondée.
Mais, en cas de doute s'installant chez une personne ayant eu un rapport occasionnel, il est possible de se monter une telle histoire abracadabrante et d'arriver à une charge d'angoisse excessive par rapport à la réalité de la situation. Et l'angoisse, quand elle survient, se défie de toute rationalité !

Votre angoisse étant là, nous nous sommes donc attachés à trouver une réponse adaptée pour tenter de vous rassurer.

Un élément nous semble important à considérer en premier lieu.
Il s'agit tout simplement de l'épingle à nourrice. En effet, les femmes utilisent souvent ce type d'épingle pour attacher certains de leurs vêtements (foulards et surtout jupes quand leur taille est devenue soit trop serrée soit trop large ou quand elles ont perdu un bouton).
Donc, en se déshabillant, la femme en question a pu faire tomber cette épingle (sans s'en rendre compte) et elle l'a ramassée ensuite quand elle a remis ses vêtements !
D'où le pourquoi de la présence, puis la disparition de cette épingle à nourrice. CQFD.

Et, il est tout à fait compréhensible du point de vue de la prévention qu'une femme, qui fait une fellation à un partenaire inhabituel, demande qu'elle soit faite avec un préservatif.
En effet, si elle présente une lésion pouvant saigner dans sa bouche (ce qui est possible en cas de gengivite par exemple), elle risque d'être infectée par le VIH ou par d'autres MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) si elle a un tel rapport avec une personne infectée par le VIH ou par certaines autres MST.
Et ce, d'autant plus si elle fait souvent des fellations à des partenaires occasionnels ; le risque étant alors statistiquement plus élevé, en raison du nombre, qu'un jour elle se trouve dans ce cas de figure (survenue d'un saignement au niveau de sa bouche + partenaire infecté). D'où son recours systématique à l'utilisation du préservatif pour pratiquer des fellations.
À noter qu'une telle mesure prise par une femme ayant souvent des partenaires inhabituels est une mesure de prévention pour elle, même si elle n'est pas infectée par le VIH ; mais cela peut aussi en être une pour les partenaires occasionnels si elle était infectée par le VIH.

Puisque vous nous le demandez, nous envisagerons le cas où cette femme serait infectée par le VIH et qu'elle aurait intentionnellement voulu transmettre le VIH en se piquant avec cette épingle de façon à déposer de son sang contaminé dans le préservatif.
Cela nous semble déjà une situation totalement irréaliste car, si telle était son intention, il aurait suffi plus simplement qu'elle dépose ses sécrétions vaginales dans le préservatif.
De toute façon, dans ce cas de figure, le dépôt de sang (ou de sécrétions vaginales) infecté(es) dans le préservatif a peu de chance, statistiquement, de pouvoir entraîner une transmission du VIH. En effet, pour y aboutir, il aurait fallu que le sang soit au contact direct du méat urétral, à l'extrémité de votre pénis. Or, le sang n'aurait pu être déposé que sur les parois internes du préservatif (à proximité de son ouverture) qui ne sont ensuite en contact qu'avec le fourreau du pénis (et rarement avec le méat urétral).

En espérant vous avoir rassuré. (0402)



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1ère version : mars 1998.

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mise à jour en avril 2002 .