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D'après la
description que vous nous faites, il semblerait que vous
ayiez une maladie de La Peyronie (maladie qui est plus une
affection certes gênante, mais qui est bénigne,
dénommée ainsi car on a utilisé le nom
du médecin qui l'a décrite au milieu du
18ème siècle), dans une forme peu
évoluée.
Cette affection,
relativement rare et dont on ne connaît pas la cause,
touche en général des hommes entre 40 et 60 ans ; mais elle a été décrite à
tout âge, à partir de 18 ans.
Elle se traduit par une
infiltration de certains tissus (tissus conjonctif) du
pénis qui se traduit parfois sous la forme d'une
plaque visible sur la verge, localisée à
l'extrémité du pénis au niveau du petit
rayon (celui-là près du bas) de la courbure
anormale du pénis ; cette plaque pouvant se calcifier
avec le temps et donc fixer d'autant plus fermement la verge
dans une position non anatomique. Il en résulte une
perte d'élasticité de ce segment du
pénis pouvant gêner à des degrés
divers les rapports sexuels, avec parfois des
érections douloureuses et donc la possibilité
de la survenue d'une impuissance.
Dans certains cas, cette
modification du tissu conjonctif touche aussi d'autres
parties du corps ; ce qui expliquerait pourquoi la maladie
de Dupuytren, qui se traduit par une altération de la
contractions des muscles des mains par un processus fibreux
de rétraction des tendons (tendant à fixer la
main dans une position de "main-creuse), survient parfois
aussi chez des personnes ayant une maladie de La
Peyronie.
L'évolution de
cette maladie est variable : les signes peuvent
disparaître spontanément sur une période
pouvant durer cinq années.
Du point de vue des
traitements : à un stade de début, on a
proposé plusieurs traitements : soit de type
ultrasoniques, soit thermiques soit avec des
anti-inflammatoires. Le para-aminobenzoate de potassium
pourrait aussi être efficace.
Des résultats intéressants ont
été obtenus avec une association d'inhibiteur
calcique (vérapamil) et d'anti-inflammatoire
stéroïdien (dexaméthazone).
Dans certains cas évolués, une intervention
chirurgicale est à envisager.
Il convient de rechercher
certains facteurs qui pourraient favoriser la survenue de
cette affection (voire qui pourraient en être la cause
hypothétique) : le diabète et l'utilisation de
certains médicaments utilisés surtout pour
traiter l'hypertension artérielle (médicaments
de la famille des bêta-bloquants dont le risque de la
survenue d'une impuissance est un des effets secondaires de
ces médicaments connus depuis très longtemps
!). À signaler qu'il pourrait exister une origine
génétique, d'après certains chercheurs.
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