R Nous avons donc fait une recherche
bibliographique portant sur les deux dernières
années en croisant les deux termes FAK (Focal
Adhesion Kinase) et HIV. Nous avons pu
récupérer 88 résumés d'articles.
Mais, la plupart n'ont pas trait directement au VIH.
Nous avons d'ailleurs pu constater qu'il s'agit d'un sujet
fort ardu (probablement l'un des plus pointus que l'on nous
ait demandé d'aborder).
Nous avons
résumé certains de ces articles (n=16) : tout
d'abord les articles ayant trait au VIH (plus
précisément à la protéine tat du
VIH, au sarcome de Kaposi et à l'HHV-8), puis aux
cellules T, enfin à l'apoptose et à divers
autres articles qui nous semblent intéressants.
Nous avons ajouté quelques abstracts ayant trait
à des phénomènes de phosphorylation
concernant la gp-41 et Nef du VIH (nous en avons
résumé trois sur les quatre
trouvés).
La croissance
et l'extension des cellules en fuseau du sarcome de Kaposi
sont modulées par différentes cytokines ainsi
que par tat du VIH qui agit comme une cytokine et s'attache
au récepteur Flk-1/KDR pour le facteur A de
croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF-A) qui
est exprimé par les cellules du Kaposi. La
stimulation des cellules 38 en fuseau du sarcome de Kaposi
se traduit par la phosphorylation et l'activation du
récepteur Flk-1/KDR, et il y a une augmentation de la
phosphorylation et l'association des protéines de
l'adhésion focale comme celles en rapport avec la
tyrosine kinase d'adhésion focale, RAFTK, paxilline
et p130(cas). Par ailleurs, on note une activation de la
protéine kinase activée par des
mitogènes, de la kinase c-Jun amino-terminal et de la
kinase Src. Tat présente un domaine qui peut
interagir avec les récepteurs tyrosine kinase du
facteur de croissance et une séquence classique RGD
qui peut s'attacher et activer les récepteurs de
surface de l'intégrine pour la fibronectine et la
vitronectine. La stimulation des cellules de Kaposi avec un
peptide tat contenant la séquence de base ou la
séquence RGD se traduit par l'augmentation de la
phosphorylation de RAFTK et l'activation des kinases MAP.
Donc, ces études montrent que la stimulation de tat
active plusieurs signaux de transduction qui sont
associés à la croissance et à la
migration.
Ganju RK; Munshi
N; Nair BC; Liu ZY; Gill P; Groopman JE
Divisions of Experimental Medicine and Hematology/Oncology,
Beth Israel Deaconess Medical Center, Harvard Institutes of
Medicine, Boston, Massachusetts 02115, USA.
J Virol, 1998 Jul, 72:7, 6131-7
L'herpès virus 8 (HHV-8),
qui serait impliqué dans la pathogénèse
du sarcome de Kaposi et des lymphomes B, code pour le
récepteur GPCR couplé à la
protéine G qui se comporte comme un oncogène
et active deux protéines kinases, la kinase c-Jun
amino terminale (JNK) et la protéine kinase
activée par le stress (SAPK). Il induit aussi la
production du facteur de croissance endothélial
vasculaire. Ces processus interviendraient dans l'oncogénèse en rapport avec le GPCR de l'HHV-8.
La tyrosine kinase d'adhésion focale RAFTK joue un
rôle important dans l'effet du facteur de croissance
au niveau de l'endothélium vasculaire et au niveau de
l'effet du récepteur à l'antigène des
cellules B au niveau des lymphocytes B.
Le GPCR de l'HHV-8 induit la tyrosine phosphorylation de la
protéine RAFTK en rapport avec les FAK .
L'expression du type sauvage de RAFTK augmente l'activation
de JNK/SAPK médiée par le GPCR alors que le
mutant négatif dominant de RAFTK, comme K457A (qui
n'a pas d'activité kinase) et Y402F (un mutant
attaché à Src) inhibe cette activation de
JNK/SAPK médiée par GPCR.
RAFTK médie aussi l'activation de l'activation de Lyn
(une kinase de la famille Src) induite par le GPCR. Par
contre, RAFTK ne médie pas l'activation de la
protéine kinase activée par le mitogène
p38 induite par le GPCR.
Enfin, la protéine 10 induite par l'interféron
gamma, qui est un inhibiteur de l'activité du GPCR,
réduit la phosphorylation de RAFTK et l'activation de
JNK/SAPK.
Ces résultats suggèrent qu'au niveau des
cellules exprimant RAFTK/tyrosine kinase riche en proline,
comme c'est le cas des cellules endothéliales et de
ses cellules B, RAFTK peut augmenter le signal du
GPCR à des
régulateurs de transcription comme JNK/SAPK.
Munshi N; Ganju RK; Avraham S; Mesri EA; Groopman JE
Division of Experimental Medicine, Robert Mapplethorpe
Laboratory, Beth Israel Deaconess Medical Center, Harvard
Medical School, Boston, Massachusetts 02115, USA.
J Biol Chem, 1999 Nov, 274:45, 31863-7
Les protéines thyrosines kinases sont importantes pour le fonctionnement du CD28 des
cellules T. Dans des cellules T de Jurkat, le CD28 augmente
rapidement la phosphorylation tyrosine de Pyk2 mais pas de
FAK (deux membres de la famille des FAK). La paxilline, un
substrat de Pyk2 et de FAK, n'est pas tyrosine
phosphorylé. La phosphorylation de Pyk2, induite par
CD28, est réduite en l'absence d'apport de
calcium.
Des études ont déjà montré que
le récepteur des cellules T (TCR) induit la
phosphorylation tyrosine de Pyk2. L'action de CD28 et du TCR
augmente la phosphorylation de Pyk2 à un niveau
correspondant à la somme des niveaux des effets
obtenus par chacun des récepteurs. Le piceatannol, un
inhibiteur de Syk/Zap, bloque la phosphorylation de Pyk2
induite par CD28 et le TCR ; ce qui suggère que
Syk/Zap intervient dans la phosphorylation de Pyk2. À l'opposé, le wortmannin, un inhibiteur de la kinase 3
phosphatidylinositol, bloque la phosphorylation de Pyk2
induite par le TCR mais pas celle induite par le CD28 ; ce
qui suggère que le CD28 et le TCR activent des voies
distinctes pour induire la phosphorylation de Pyk2.
Notamment, la déplétion en protéine
kinase C sensible au phorbol 12-myristate 13-acétate
ne bloque pas la tyrosine phosphorylation induite par CD28
et CD3.
Ces résultats indiquent donc que Pyk2 intervient dans
le fonctionnement du CD28, et que FAK et la paxilline
n'interviennent pas.
Tsuchida M;
Knechtle SJ; Hamawy MM
Department of Surgery, University of Wisconsin, Madison,
Wisconsin 53792, USA.
J Biol Chem, 1999 Mar, 274:10, 6735-40
Le
complexe TCR-CD3 et la molécule co-stimulante CD28
sont importantes pour le fonctionnement des cellules T. Les
deux récepteurs utilisent les protéines
tyrosine kinases pour la phosphorylation de plusieurs
messagers, ce qui est important pour le fonctionnement de
ces récepteurs.
Les protéines tyrosine kinases de la famille des FAK,
Pyk2 et FAK, interviennent dans le fonctionnement du TCR et
du CD28. La protéine kinase C (PKC) régule la
tyrosine phosphorylation des FAK induite par ces
récepteurs : le traitement de cellules T de Jurkat
par un activateur de la PKC (PMA/phorbol 12-myristate
13-acetate) renverse rapidement la phosphorylation des
protéines tyrosine kinases induite par les
récepteurs. Par contre, le PMA n'affecte pas la
phosphorylation tyrosine de CD3zeta ou de PTKs Fyn et de
Zap-70 induit par le TCR. Le PMA induit une rapide
déphosphorylation des molécules liées
pour l'activation des cellules T. Le PMA ne peut induire la
déphosphorylation des protéines en l'absence
de PKC au niveau des cellules ou en présence d'un
inhibiteur de PKC (Ro-31-8220) ; ce qui confirme le
rôle de PKC dans la médiation de l'effet du PMA
sur la tyrosine, phosphorylation des protéines
induite par le récepteur. L'intervention de
protéines tyrosine phosphatases dans la
déphosphorylation des FAK est confirmée par
l'impossibilité pour le PMA de déphosphoryler
le Pyk2 dans des cellules prétraitées par
l'orthovanadate, un inhibiteur des protéines tyrosine
phosphatases. Donc, la PKC est impliquée dans la
régulation de la tyrosine phosphorylation des FAK
induite par le récepteur dans les cellules T, et les
protéines tyrosine phosphatases semblent intervenir
dans l'action des PKC.
Tsuchida M;
Manthei ER; Alam T; Knechtle SJ; Hamawy MM.
Department of Surgery, University of Wisconsin, Madison,
Wisconsin 53792, USA. J Biol Chem, 2000 Jan, 275:2, 1344-50
Cet article étudie
les interactions entre deux types de tyrosine kinases : la
tyrosine kinase calcium dépendant
(dénommée aussi Pyk2/RAFTK/CAKbeta/FAK2) et la
FAK. Pour ce faire, des mutations de différents
acides aminés de ces protéines sont
réalisées. Parmi les résultats obtenus,
citons la capacité de Pyk2 de tyrosine phosphoryler
FAK (en utilisant des résidus tyrosine inhabituels)
alors que la réciproque n'est pas observée, et
la suppression de l'autophosphorylation de Pyk2, mais pas de
FAK, quand l'extrémité carboxy terminal (CRNK)
de Pyk2 est exprimée, alors que la surexpression de
l'extrémité carboxy-terminal de FAK inhibe
l'autophosphorylation de Pyk2 et de FAK.
Li X; Dy RC; Cance
WG; Graves LM; Earp HS
Lineberger Comprehensive Cancer Center, University of North
Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, North Carolina
27599-7295, USA.
J Biol Chem, 1999 Mar, 274:13, 8917-24
La
protéine kinase activée par le mitogène
p38 et par le stress (p38MAPK) est un membre d'un
sous-groupe de kinases chez les mammifères qui semble
jouer un rôle important dans les réponses
inflammatoires, ainsi que dans la sécrétion
des cytokines et au cours de l'apoptose. Pyk2
(dénommée aussi RAFTK) est une tyrosine kinase
apparentée à la FAK. pp125 est activée
spécifiquement par le méthylméthane
sulfonate et par l'hyperosmolarité, mais pas par les
ultraviolets, les rayonnements ionisants ou le
cis-platinium. La surexpression de Pyk2 conduit à
l'activation de p38MAPK. Pyk2 constitue un messager de
p38MAPK en réponse à certains agents
cytotoxiques.
Pandey P; Avraham
S; Kumar S; Nakazawa A; Place A; Ghanem L; Rana A; Kumar V;
Majumder PK; Avraham H; Davis RJ; Kharbanda S
Department of Adult Oncology, Dana-Farber Cancer Institute,
Harvard Medical School, Boston, Massachusetts 02115,
USA.
J Biol Chem, 1999 Apr, 274:15, 10140-4
Les caspases sont activées
au cours de l'apoptose et clivent des protéines
spécifiques aboutissant à la mort cellulaire
de façon irréversible. Des protéines
intervenant dans le signal de transduction (MEKK1, la kinase
2 activée par le p21 et les FAK) sont des substrats
de la caspase ; ce qui contribue à la mort cellulaire
quand elles sont clivées. Sur 30 autres
protéines étudiées, 22 ne sont pas
clivées au cours de l'apoptose de cellules Jurkat
stimulées pour engendrer l'apoptose (via Fas),
exposées aux ultra-violet C ou incubées avec
de l'étoposide. Par contre, la protéine
activant la GTPase RAS est clivée, et à la
même vitesse que pour MEKK1 et FAK. 4 autres
protéines (Cb1, Cb1-b, Raf-1 et Akt-1) sont
clivées, mais plus tardivement. Ces résultats
ont été reproduits aussi dans les cellules
U937 en apoptose. Le clivage des protéines est
bloqué par les inhibiteurs de la caspase dans des
cellules de Jurkat ou dans des cellules U937 exprimant Bc1xL
; ce qui démontre que le clivage est dépendant
de l'activation des caspases. Le clivage de Raf-1 et de Akt
est corrélé avec la perte de l'activité
kinase régulée par les signaux
extra-cellulaires et de l'activité de Akt dans les
cellules en apoptose. Ni les kinases c-Jun N-terminal, ni
les protéines kinases activées par le
mitogène p38 ne sont clivées dans les cellules
soumises à l'apoptose, et l'activation de ces kinases
n'est pas compromise dans les cellules en apoptose. Donc, le
clivage de protéines spécifiques par la
caspase interfère avec le phénomène de
l'apoptose, comme le font d'une autre manière les
voies des kinases régulées par signal
extracellulaire, ainsi que celles des phosphatidylinositol-3
kinase/Akt.
Widmann C; Gibson
S; Johnson GL
Program in Molecular Signal Transduction, National Jewish
Medical and Research Center, Denver, Colorado 80206,
USA.
J Biol Chem, 1998 Mar, 273:12, 7141-7
Le supresseur
tumoral PTEN est une phosphatase
présentant une séquence homologue à la
tensine. PTEN déphosphorylise le phosphatidylinositol
3,4,5-triphosphate et la FAK, et il peut inhiber la
croissance cellulaire, l'invasion, la migration et
l'adhésion focale. Cet article étudie les
interactions entre PTEN et FAK au niveau de cellules de
glioblastomes et de cancer du sein dénuées de
PTEN. Le résidu tyrosine 397 de FAK est important
dans l'interaction entre PTEN et FAK. PTEN régule la
phosphorylation de FAK. PTEN régule
négativement la voie de survie cellulaire du
phosphatidylinositol-3 kinase/Akt dans un processus qui
inclut FAK.
Tamura M; Gu J;
Danen EH; Takino T; Miyamoto S; Yamada KM
Craniofacial Developmental Biology and Regeneration Branch,
NIDCR, National Institutes of Health, Bethesda, Maryland
20892-4370, USA.
J Biol Chem, 1999 Jul, 274:29, 20693-703
FAK régule la tyrosine
phosphorylation de plusieurs protéines dont la
paxilline, la tensine et la p130(cas). Les protéines
tyrosine phosphatases, qui agissent inversement, semblent
aussi réguler la phosphorylation de ces
protéines. La partie C terminal du domaine non
catalytique de la protéine tyrosine phosphatase se
lie directement à la paxilline in vitro. Donc,
l'interaction de la phosphatase avec FAK se fait de
manière indirecte, par l'intermédiaire de la
paxilline qui jouerait donc un rôle important dans la
régulation des protéines contenant une
phosphotyrosine.
Shen Y; Schneider
G; Cloutier JF; Veillette A; Schaller MD
Department of Cell Biology and Anatomy, School of Medicine,
University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill,
North Carolina 27599, USA.
J Biol Chem, 1998 Mar, 273:11, 6474-81
L'ATP et l'UDP extracellulaire
augmentent la tyrosine phosphorylation de nombreuses
protéines comme la protéine kinase p42
activée par les mitogènes (ERK2), les tyrosine
kinases en rapport avec l'adhésion focale (RAFTK)
(Pyr2, CAKbeta), la FAK, Shc et la protéines kinases
Cdelta. L'activité de la kinase ERK2 est
augmentée par l'UTP, l'ATP, le phorbol 12-myristate
13-acétate, la iomycine et les facteurs de
croissance. Il apparaît que si l'activation de la
kinase ERK2 est dépendante de l'augmentation du
calcium intra-cellulaire, elle fait intervenir le
recrutement de Shc et de Grb2, et elle est
médiée par RAFTK et la protéine kinase
Soltoff SP; Avraham H; Avraham S; Cantley LC
Division of Signal Transduction,Beth Israel Deaconess
Medical Center, Boston, Massachusetts 02215, USA.
ssoltoff@bidmc.harvard.edu
J Biol Chem, 1998 Jan, 273:5, 2653-60
L'hormone de croissance active la
FAK ; ce qui se traduit par une phosphorylation tyrosine de
deux substrats de FAK (paxilline et tensine). Elle induit
aussi la formation de complexes multiprotéiques
centrés sur la protéine p130(cas), une autre
protéine associée à la FAK, et elle
stimule la tyrosine phosphorylation de p130(cas). Cette
action s'étend à de nombreuses autres
protéines comme les tyrosine kinases c-Src et c-Fyn
ainsi que JNK/SAPK, etc. La formation de ces
multiprotéines pourrait avoir une importance pour
expliquer les effets de l'hormone de croissance.
Zhu T; Goh EL;
LeRoith D; Lobie PE
Institute of Molecular and Cell Biology and Defence Medical
Research Institute, National University of Singapore, 30
Medical Drive, Singapore 117609, Republic of Singapore.
J Biol Chem, 1998 Dec, 273:50, 33864-75
La
kinase d'adhésion focale (FAK) p125 est une tyrosine
kinase largement exprimée au niveau du cytoplasme des
cellules. Elle est impliquée dans le signal de
l'intégrine et dans la transduction du signal de
nombreux facteurs de croissance. À la différence des
récepteurs des tyrosine kinases, comme le
récepteur du facteur de croissance
dérivé des plaquettes et celui du facteur de
croissance des hépatocytes, qui induisent la
phosphorylation de la p125, l'insuline favorise sa
déphosphorylation. Une étude
réalisée sur des cellules en suspension ou en
état d'adhésion montre que, dans le cas de
cellules non attachées, l'insuline favorise la
phosphorylation de la FAK p125 alors que sur des cellules
attachées, on observe une déphosphorylation.
Cela a été aussi bien observé sur des
cellules exprimant le récepteur à l'insuline
de façon excessive (fibroblaste 1 de rat) qu'au
niveau de cellules l'exprimant à un niveau normal
(hépatocytes Hep G2 et adipocytes 3T3-L1). La
phosphorylation de FAK p125 induite par l'insuline est
corrélée avec une augmentation de la
phosphorylation de la paxilline ; ce qui indique que
l'activité kinase de la FAK p125 peut être
stimulée par l'insuline. L'utilisation d'un
mélange purifié de récepteur d'insuline
et de récepteur du facteur I de croissance
insuline-like se traduit par une augmentation de la
phosphorylation de la FAK p125. En utilisant un mutant de
p125 déficient en activité kinase, on montre
que cette protéine est un substrat direct de
l'insuline et du récepteur du facteur I de croissance
insuline-like. Deux éléments s'ajoutent
à cette démonstration : un peptide
correspondant à la séquence de p125 comprise
entre les acides aminés 568 et 582 (qui contiennent
les tyrosines 576 et 577 du domaine de régulation de
la kinase) est phosphorylé par le récepteur de
l'insuline, et la phosphorylation de la p125 par le
récepteur de l'insuline est empêchée par
l'addition de ce peptide. Et l'on observe que la
phosphorylation de la p125 par les récepteurs conduit
à leur activation.
Baron V;
Calléja V; Ferrari P; Alengrin F; Van Obberghen E
INSERM, U145, FacultÆe de MÆedecine, Avenue de
Valombrose, 06107 Nice CÆedex 2, France. baron@unice.fr
J Biol Chem, 1998 Mar, 273:12, 7162-8
L'activateur du plasminogène
de type urokinase se fixe aux cellules par un
récepteur spécifique accroché au
glycosylphosphatidylinositol. La fixation sur son
récepteur de l'activateur du plasminogène de
type urokinase entraîne la tyrosine phosphorylation de
FAK, des protéines paxilline et p130(cas)
associées aux FAK, ainsi que des protéines
kinases activées par des mitogènes (MAPK).
Le traitement par une phospholipase C spécifique du
phosphatidylinositol, qui sépare des cellules les
protéines attachées au
glycosylphosphatidylinositol, bloque cette phosphorylation ;
ce qui indique que l'activateur du plasminogène de
type urokinase doit être correctement amarré
sur la surface de la cellule pour avoir son effet.
L'activation de MAPK est inhibée par la
génistéine mais pas par un inhibiteur
spécifique des kinases de la famille Src.
Donc, l'activateur du plasminogène de type urokinase
présente un nouveau rôle au niveau des cellules
endothéliales qui fait intervenir l'activation de la
FAK et de la MAPK et qui est médiée par le
récepteur de cet activateur. Cela pourrait expliquer
les mécanismes d'action de cet activateur sur la
différenciation et la migration des cellules.
Tang H; Kerins DM;
Hao Q; Inagami T; Vaughan DE
Department of Pharmacology, Vanderbilt University School of
Medicine and Nashville Veterans Affairs Medical Center,
Nashville, Tennessee 37232, USA.
J Biol Chem, 1998 Jul, 273:29, 18268-72
Les protéines Galpha 12 et
Galpha 13, exprimées transitoirement au niveau des
cellules 293 de rein humain embryonnaire, peuvent
médier la phosphorylation Rho-dépendant des
tyrosines de la protéine FAK p125, de la paxilline et
du substrat en rapport avec p130 Crk. Cet effet est
bloqué par le cytochalasin D, qui est connu pour
rompre spécifiquement l'architecture de l'actine, et
par l'exoenzyme C3 de Clostridium botulinum qui sont des
ribosylates d'ADP et des inactivateurs de Rho. Donc, il
semble que Galpha 12 et Galpha 13 activent Rho, et que ces
protéines médient la tyrosine phosphorylation
de la p125, de la paxilline et des substrats associés
à p130 Crk.
Needham LK;
Rozengurt E
Imperial Cancer Research Fund, London WC2A 3PX, United
Kingdom.
J Biol Chem, 1998 Jun, 273:23, 14626-32
La
stimulation de plusieurs récepteurs de la surface des
cellules, notamment ceux couplés aux protéines
G et ceux de l'intégrine, se traduit par une
activation des tyrosine kinases comme la FAK. La FAK
jouerait un rôle critique dans les réactions en
cascade des kinases intracellulaires qui contrôlent
l'expression de gènes comme les kinases
régulées par un signal extracellulaire (ERK),
et ce par un mécanisme encore mal
élucidé. De plus, on ne sait si cette tyrosine
kinase médie aussi l'activation d'autres membres de
la famille des tyrosine kinases activées par des
mitogènes, comme les kinases c-jun NH(2)-terminal
(JNK).
En s'attachant à la membrane cellulaire, la FAK
activée peut stimuler elle-même suffisamment
ERK et JNK de façon indépendante de la kinase
3 phosphatidylinositol (FAK stimule Akt et le wortmannin
supprime l'activation de Akt mais pas de ERK ou de JNK).
L'activation de ERK est corrélée avec la
capacité de la FAK d'induire la phosphorylation
tyrosine de Shc.
De façon inattendue, la stimulation de JNC n'est pas
dépendante de l'activité kinase de la FAK ou
de sa capacité à induire la phosphorylation
tyrosine des substrats de la FAK. Par contre, la FAK peut
stimuler JNC par une nouvelle voie faisant intervenir le
recrutement de la paxilline au niveau de la membrane
plasmatique, et l'activation qui s'en suit d'une voie
biochimique dépendant de petites quantités de
protéines liant la GTP, et issues de la famille
Rho.
Igishi T; Fukuhara
S; Patel V; Katz BZ; Yamada KM; Gutkind JS
Oral and Pharyngeal Cancer Branch, NIDCR, National
Institutes of Health, Bethesda, Maryland 20892-4330,
USA.
J Biol Chem, 1999 Oct, 274:43, 30738-46
Nous avons
aussi trouvé quatre abstracts extraits de la
6ème Conférence sur les Rétrovirus et
les Infections Opportunistes (Chicago 31 janvier - 4
février 1999) faisant état de l'importance des
phénomènes de phosphorylation au niveau de la
gp-41 et de Nef du VIH. Nous vous en présentons trois
qui nous semblent intéressants.
La partie
cytoplasmique de la glycoprotéine d'enveloppe gp41
peut servir de substrat aux tyrosine kinases. Le site de
phosphorylation serait important pour la réplication
du VIH et sa pathogénie. En effet, la mutation du
résidu tyrosine (Y90) de la gp41 en
phénylalanine se traduit par une diminution de son
pouvoir pathogène.
Absract n° 88, S. KAO, K. DUUS, L. WANG, and L. SU.
Univ. of North Carolina at Chapel Hill.
La
protéine Nef s'attache à la surface des
cellules T et est incorporée dans les cellules T. Il
semblerait aussi que la partie extra-cellulaire de Nef
pourrait être associée aux protéines de
la surface des cellules.
Nef aurait un rapport avec l'activité d'une
protéine kinase serine/thréonine de 62/72 kDa,
la phosphoprotéine 62/72 kDa (NAK) étant
indispensable à l'activité biologique de Nef.
La phosphorylation de Nef pourrait, in vivo, être
médiée par une protéine kinase
distincte. En effet, une phospho-protéine de 35 kDa
est co-précipitable avec Nef dans l'étude des
kinases. Cette protéine de 35 kDa serait
associée à Nef, mais sa nature reste
incertaine.
Dans cet abstract, Nef est phosphorylée par une
néoprotéine (Nap32) en présence de
calcium au cours d'une étude in vitro des kinases ;
ce qui suggère que cette protéine pourrait
être responsable de l'attache de Nef aux cellules T et
d'une activité protéine kinase inconnue
associée à Nef.
Abstract n°
577, KAORI OTAKE and YOICHI FUJII, Nagoya University School
of Medicine, Nagoya, Japan
In
vitro, Nef interagit avec PAK1 (p62) au niveau de
macrophages infectés par la souche SF162. Cette
interaction conduit à la phosphorylation de kinase et
à l'hyperphosphorylation d'un substrat de 72 kDa dont
le principal acide phospho-aminé serait la
sérine. La comparaison du p72 des cellules T et des
macrophages indique une parenté. Bien que les
mêmes protéines phosphorylées soient
observées dans les deux types de cellules, le p72 du
macrophage est activé d'une plus grande façon.
Des études ont montré qu'il existait une
interaction nette avec la Src kinase Hck mais l'expression
du site naturel de la tyrosine kinase Hck n'a pu être
mis en évidence.
L'interaction Nef/PAK existant au niveau des deux cellules
cibles du VIH jouerait un rôle dans la fonction de Nef
et, donc, il importerait d'identifier le p72 et de
définir les mécanismes par lesquels
l'activation de cette voie favorise la réplication
virale.
Abstract n°
509, A. BROWN (1), E. SAWAI (2), and C. CHENG-MAYER (1).
(1)Aaron Diamond AIDS Res. Ctr., New York, NY and (2)Univ.
of California Davis.
J'espère que ces
informations vous permettront de mieux vous faire comprendre
ce sujet fort ardu mais qui est important. (0400)
|