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Kinase (FAK)


Q-R 1

Q Étudiant en Licence de biochimie, j'aimerais avoir des informations sur le rôle des protéines F.A.K. dans la mort cellulaire liée à l'infection par le HIV-1 afin de mieux comprendre la publication suivante : HIV-1 envelope induces activation of caspase-3 and clivage of focal adhesion kinases in primary human CD4+ T cells. Claudia CICALA, James ARTHOS, et al (01/02/2000) PNAS, vol. 97, n°3, pp. 1178-1183.

R Nous avons donc fait une recherche bibliographique portant sur les deux dernières années en croisant les deux termes FAK (Focal Adhesion Kinase) et HIV. Nous avons pu récupérer 88 résumés d'articles. Mais, la plupart n'ont pas trait directement au VIH.
Nous avons d'ailleurs pu constater qu'il s'agit d'un sujet fort ardu (probablement l'un des plus pointus que l'on nous ait demandé d'aborder).

Nous avons résumé certains de ces articles (n=16) : tout d'abord les articles ayant trait au VIH (plus précisément à la protéine tat du VIH, au sarcome de Kaposi et à l'HHV-8), puis aux cellules T, enfin à l'apoptose et à divers autres articles qui nous semblent intéressants.
Nous avons ajouté quelques abstracts ayant trait à des phénomènes de phosphorylation concernant la gp-41 et Nef du VIH (nous en avons résumé trois sur les quatre trouvés).

La croissance et l'extension des cellules en fuseau du sarcome de Kaposi sont modulées par différentes cytokines ainsi que par tat du VIH qui agit comme une cytokine et s'attache au récepteur Flk-1/KDR pour le facteur A de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF-A) qui est exprimé par les cellules du Kaposi. La stimulation des cellules 38 en fuseau du sarcome de Kaposi se traduit par la phosphorylation et l'activation du récepteur Flk-1/KDR, et il y a une augmentation de la phosphorylation et l'association des protéines de l'adhésion focale comme celles en rapport avec la tyrosine kinase d'adhésion focale, RAFTK, paxilline et p130(cas). Par ailleurs, on note une activation de la protéine kinase activée par des mitogènes, de la kinase c-Jun amino-terminal et de la kinase Src. Tat présente un domaine qui peut interagir avec les récepteurs tyrosine kinase du facteur de croissance et une séquence classique RGD qui peut s'attacher et activer les récepteurs de surface de l'intégrine pour la fibronectine et la vitronectine. La stimulation des cellules de Kaposi avec un peptide tat contenant la séquence de base ou la séquence RGD se traduit par l'augmentation de la phosphorylation de RAFTK et l'activation des kinases MAP. Donc, ces études montrent que la stimulation de tat active plusieurs signaux de transduction qui sont associés à la croissance et à la migration.
Ganju RK; Munshi N; Nair BC; Liu ZY; Gill P; Groopman JE
Divisions of Experimental Medicine and Hematology/Oncology, Beth Israel Deaconess Medical Center, Harvard Institutes of Medicine, Boston, Massachusetts 02115, USA.
J Virol, 1998 Jul, 72:7, 6131-7


L'herpès virus 8 (HHV-8), qui serait impliqué dans la pathogénèse du sarcome de Kaposi et des lymphomes B, code pour le récepteur GPCR couplé à la protéine G qui se comporte comme un oncogène et active deux protéines kinases, la kinase c-Jun amino terminale (JNK) et la protéine kinase activée par le stress (SAPK). Il induit aussi la production du facteur de croissance endothélial vasculaire. Ces processus interviendraient dans l'oncogénèse en rapport avec le GPCR de l'HHV-8.
La tyrosine kinase d'adhésion focale RAFTK joue un rôle important dans l'effet du facteur de croissance au niveau de l'endothélium vasculaire et au niveau de l'effet du récepteur à l'antigène des cellules B au niveau des lymphocytes B.
Le GPCR de l'HHV-8 induit la tyrosine phosphorylation de la protéine RAFTK en rapport avec les FAK .
L'expression du type sauvage de RAFTK augmente l'activation de JNK/SAPK médiée par le GPCR alors que le mutant négatif dominant de RAFTK, comme K457A (qui n'a pas d'activité kinase) et Y402F (un mutant attaché à Src) inhibe cette activation de JNK/SAPK médiée par GPCR.
RAFTK médie aussi l'activation de l'activation de Lyn (une kinase de la famille Src) induite par le GPCR. Par contre, RAFTK ne médie pas l'activation de la protéine kinase activée par le mitogène p38 induite par le GPCR.
Enfin, la protéine 10 induite par l'interféron gamma, qui est un inhibiteur de l'activité du GPCR, réduit la phosphorylation de RAFTK et l'activation de JNK/SAPK.
Ces résultats suggèrent qu'au niveau des cellules exprimant RAFTK/tyrosine kinase riche en proline, comme c'est le cas des cellules endothéliales et de ses cellules B, RAFTK peut augmenter le signal du GPCR à des régulateurs de transcription comme JNK/SAPK.
Munshi N; Ganju RK; Avraham S; Mesri EA; Groopman JE
Division of Experimental Medicine, Robert Mapplethorpe Laboratory, Beth Israel Deaconess Medical Center, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts 02115, USA.
J Biol Chem, 1999 Nov, 274:45, 31863-7


Les protéines thyrosines kinases sont importantes pour le fonctionnement du CD28 des cellules T. Dans des cellules T de Jurkat, le CD28 augmente rapidement la phosphorylation tyrosine de Pyk2 mais pas de FAK (deux membres de la famille des FAK). La paxilline, un substrat de Pyk2 et de FAK, n'est pas tyrosine phosphorylé. La phosphorylation de Pyk2, induite par CD28, est réduite en l'absence d'apport de calcium.
Des études ont déjà montré que le récepteur des cellules T (TCR) induit la phosphorylation tyrosine de Pyk2. L'action de CD28 et du TCR augmente la phosphorylation de Pyk2 à un niveau correspondant à la somme des niveaux des effets obtenus par chacun des récepteurs. Le piceatannol, un inhibiteur de Syk/Zap, bloque la phosphorylation de Pyk2 induite par CD28 et le TCR ; ce qui suggère que Syk/Zap intervient dans la phosphorylation de Pyk2. À l'opposé, le wortmannin, un inhibiteur de la kinase 3 phosphatidylinositol, bloque la phosphorylation de Pyk2 induite par le TCR mais pas celle induite par le CD28 ; ce qui suggère que le CD28 et le TCR activent des voies distinctes pour induire la phosphorylation de Pyk2. Notamment, la déplétion en protéine kinase C sensible au phorbol 12-myristate 13-acétate ne bloque pas la tyrosine phosphorylation induite par CD28 et CD3.
Ces résultats indiquent donc que Pyk2 intervient dans le fonctionnement du CD28, et que FAK et la paxilline n'interviennent pas.
Tsuchida M; Knechtle SJ; Hamawy MM
Department of Surgery, University of Wisconsin, Madison, Wisconsin 53792, USA.
J Biol Chem, 1999 Mar, 274:10, 6735-40


Le complexe TCR-CD3 et la molécule co-stimulante CD28 sont importantes pour le fonctionnement des cellules T. Les deux récepteurs utilisent les protéines tyrosine kinases pour la phosphorylation de plusieurs messagers, ce qui est important pour le fonctionnement de ces récepteurs.
Les protéines tyrosine kinases de la famille des FAK, Pyk2 et FAK, interviennent dans le fonctionnement du TCR et du CD28. La protéine kinase C (PKC) régule la tyrosine phosphorylation des FAK induite par ces récepteurs : le traitement de cellules T de Jurkat par un activateur de la PKC (PMA/phorbol 12-myristate 13-acetate) renverse rapidement la phosphorylation des protéines tyrosine kinases induite par les récepteurs. Par contre, le PMA n'affecte pas la phosphorylation tyrosine de CD3zeta ou de PTKs Fyn et de Zap-70 induit par le TCR. Le PMA induit une rapide déphosphorylation des molécules liées pour l'activation des cellules T. Le PMA ne peut induire la déphosphorylation des protéines en l'absence de PKC au niveau des cellules ou en présence d'un inhibiteur de PKC (Ro-31-8220) ; ce qui confirme le rôle de PKC dans la médiation de l'effet du PMA sur la tyrosine, phosphorylation des protéines induite par le récepteur. L'intervention de protéines tyrosine phosphatases dans la déphosphorylation des FAK est confirmée par l'impossibilité pour le PMA de déphosphoryler le Pyk2 dans des cellules prétraitées par l'orthovanadate, un inhibiteur des protéines tyrosine phosphatases. Donc, la PKC est impliquée dans la régulation de la tyrosine phosphorylation des FAK induite par le récepteur dans les cellules T, et les protéines tyrosine phosphatases semblent intervenir dans l'action des PKC.
Tsuchida M; Manthei ER; Alam T; Knechtle SJ; Hamawy MM.
Department of Surgery, University of Wisconsin, Madison, Wisconsin 53792, USA. J Biol Chem, 2000 Jan, 275:2, 1344-50


Cet article étudie les interactions entre deux types de tyrosine kinases : la tyrosine kinase calcium dépendant (dénommée aussi Pyk2/RAFTK/CAKbeta/FAK2) et la FAK. Pour ce faire, des mutations de différents acides aminés de ces protéines sont réalisées. Parmi les résultats obtenus, citons la capacité de Pyk2 de tyrosine phosphoryler FAK (en utilisant des résidus tyrosine inhabituels) alors que la réciproque n'est pas observée, et la suppression de l'autophosphorylation de Pyk2, mais pas de FAK, quand l'extrémité carboxy terminal (CRNK) de Pyk2 est exprimée, alors que la surexpression de l'extrémité carboxy-terminal de FAK inhibe l'autophosphorylation de Pyk2 et de FAK.
Li X; Dy RC; Cance WG; Graves LM; Earp HS
Lineberger Comprehensive Cancer Center, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, North Carolina 27599-7295, USA.
J Biol Chem, 1999 Mar, 274:13, 8917-24


La protéine kinase activée par le mitogène p38 et par le stress (p38MAPK) est un membre d'un sous-groupe de kinases chez les mammifères qui semble jouer un rôle important dans les réponses inflammatoires, ainsi que dans la sécrétion des cytokines et au cours de l'apoptose. Pyk2 (dénommée aussi RAFTK) est une tyrosine kinase apparentée à la FAK. pp125 est activée spécifiquement par le méthylméthane sulfonate et par l'hyperosmolarité, mais pas par les ultraviolets, les rayonnements ionisants ou le cis-platinium. La surexpression de Pyk2 conduit à l'activation de p38MAPK. Pyk2 constitue un messager de p38MAPK en réponse à certains agents cytotoxiques.
Pandey P; Avraham S; Kumar S; Nakazawa A; Place A; Ghanem L; Rana A; Kumar V; Majumder PK; Avraham H; Davis RJ; Kharbanda S
Department of Adult Oncology, Dana-Farber Cancer Institute, Harvard Medical School, Boston, Massachusetts 02115, USA.
J Biol Chem, 1999 Apr, 274:15, 10140-4


Les caspases sont activées au cours de l'apoptose et clivent des protéines spécifiques aboutissant à la mort cellulaire de façon irréversible. Des protéines intervenant dans le signal de transduction (MEKK1, la kinase 2 activée par le p21 et les FAK) sont des substrats de la caspase ; ce qui contribue à la mort cellulaire quand elles sont clivées. Sur 30 autres protéines étudiées, 22 ne sont pas clivées au cours de l'apoptose de cellules Jurkat stimulées pour engendrer l'apoptose (via Fas), exposées aux ultra-violet C ou incubées avec de l'étoposide. Par contre, la protéine activant la GTPase RAS est clivée, et à la même vitesse que pour MEKK1 et FAK. 4 autres protéines (Cb1, Cb1-b, Raf-1 et Akt-1) sont clivées, mais plus tardivement. Ces résultats ont été reproduits aussi dans les cellules U937 en apoptose. Le clivage des protéines est bloqué par les inhibiteurs de la caspase dans des cellules de Jurkat ou dans des cellules U937 exprimant Bc1xL ; ce qui démontre que le clivage est dépendant de l'activation des caspases. Le clivage de Raf-1 et de Akt est corrélé avec la perte de l'activité kinase régulée par les signaux extra-cellulaires et de l'activité de Akt dans les cellules en apoptose. Ni les kinases c-Jun N-terminal, ni les protéines kinases activées par le mitogène p38 ne sont clivées dans les cellules soumises à l'apoptose, et l'activation de ces kinases n'est pas compromise dans les cellules en apoptose. Donc, le clivage de protéines spécifiques par la caspase interfère avec le phénomène de l'apoptose, comme le font d'une autre manière les voies des kinases régulées par signal extracellulaire, ainsi que celles des phosphatidylinositol-3 kinase/Akt.
Widmann C; Gibson S; Johnson GL
Program in Molecular Signal Transduction, National Jewish Medical and Research Center, Denver, Colorado 80206, USA.
J Biol Chem, 1998 Mar, 273:12, 7141-7


Le supresseur tumoral PTEN est une phosphatase présentant une séquence homologue à la tensine. PTEN déphosphorylise le phosphatidylinositol 3,4,5-triphosphate et la FAK, et il peut inhiber la croissance cellulaire, l'invasion, la migration et l'adhésion focale. Cet article étudie les interactions entre PTEN et FAK au niveau de cellules de glioblastomes et de cancer du sein dénuées de PTEN. Le résidu tyrosine 397 de FAK est important dans l'interaction entre PTEN et FAK. PTEN régule la phosphorylation de FAK. PTEN régule négativement la voie de survie cellulaire du phosphatidylinositol-3 kinase/Akt dans un processus qui inclut FAK.
Tamura M; Gu J; Danen EH; Takino T; Miyamoto S; Yamada KM
Craniofacial Developmental Biology and Regeneration Branch, NIDCR, National Institutes of Health, Bethesda, Maryland 20892-4370, USA.
J Biol Chem, 1999 Jul, 274:29, 20693-703


FAK régule la tyrosine phosphorylation de plusieurs protéines dont la paxilline, la tensine et la p130(cas). Les protéines tyrosine phosphatases, qui agissent inversement, semblent aussi réguler la phosphorylation de ces protéines. La partie C terminal du domaine non catalytique de la protéine tyrosine phosphatase se lie directement à la paxilline in vitro. Donc, l'interaction de la phosphatase avec FAK se fait de manière indirecte, par l'intermédiaire de la paxilline qui jouerait donc un rôle important dans la régulation des protéines contenant une phosphotyrosine.
Shen Y; Schneider G; Cloutier JF; Veillette A; Schaller MD
Department of Cell Biology and Anatomy, School of Medicine, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, North Carolina 27599, USA.
J Biol Chem, 1998 Mar, 273:11, 6474-81


L'ATP et l'UDP extracellulaire augmentent la tyrosine phosphorylation de nombreuses protéines comme la protéine kinase p42 activée par les mitogènes (ERK2), les tyrosine kinases en rapport avec l'adhésion focale (RAFTK) (Pyr2, CAKbeta), la FAK, Shc et la protéines kinases Cdelta. L'activité de la kinase ERK2 est augmentée par l'UTP, l'ATP, le phorbol 12-myristate 13-acétate, la iomycine et les facteurs de croissance. Il apparaît que si l'activation de la kinase ERK2 est dépendante de l'augmentation du calcium intra-cellulaire, elle fait intervenir le recrutement de Shc et de Grb2, et elle est médiée par RAFTK et la protéine kinase
Soltoff SP; Avraham H; Avraham S; Cantley LC
Division of Signal Transduction,Beth Israel Deaconess Medical Center, Boston, Massachusetts 02215, USA. ssoltoff@bidmc.harvard.edu
J Biol Chem, 1998 Jan, 273:5, 2653-60


L'hormone de croissance active la FAK ; ce qui se traduit par une phosphorylation tyrosine de deux substrats de FAK (paxilline et tensine). Elle induit aussi la formation de complexes multiprotéiques centrés sur la protéine p130(cas), une autre protéine associée à la FAK, et elle stimule la tyrosine phosphorylation de p130(cas). Cette action s'étend à de nombreuses autres protéines comme les tyrosine kinases c-Src et c-Fyn ainsi que JNK/SAPK, etc. La formation de ces multiprotéines pourrait avoir une importance pour expliquer les effets de l'hormone de croissance.
Zhu T; Goh EL; LeRoith D; Lobie PE
Institute of Molecular and Cell Biology and Defence Medical Research Institute, National University of Singapore, 30 Medical Drive, Singapore 117609, Republic of Singapore.
J Biol Chem, 1998 Dec, 273:50, 33864-75


La kinase d'adhésion focale (FAK) p125 est une tyrosine kinase largement exprimée au niveau du cytoplasme des cellules. Elle est impliquée dans le signal de l'intégrine et dans la transduction du signal de nombreux facteurs de croissance. À la différence des récepteurs des tyrosine kinases, comme le récepteur du facteur de croissance dérivé des plaquettes et celui du facteur de croissance des hépatocytes, qui induisent la phosphorylation de la p125, l'insuline favorise sa déphosphorylation. Une étude réalisée sur des cellules en suspension ou en état d'adhésion montre que, dans le cas de cellules non attachées, l'insuline favorise la phosphorylation de la FAK p125 alors que sur des cellules attachées, on observe une déphosphorylation. Cela a été aussi bien observé sur des cellules exprimant le récepteur à l'insuline de façon excessive (fibroblaste 1 de rat) qu'au niveau de cellules l'exprimant à un niveau normal (hépatocytes Hep G2 et adipocytes 3T3-L1). La phosphorylation de FAK p125 induite par l'insuline est corrélée avec une augmentation de la phosphorylation de la paxilline ; ce qui indique que l'activité kinase de la FAK p125 peut être stimulée par l'insuline. L'utilisation d'un mélange purifié de récepteur d'insuline et de récepteur du facteur I de croissance insuline-like se traduit par une augmentation de la phosphorylation de la FAK p125. En utilisant un mutant de p125 déficient en activité kinase, on montre que cette protéine est un substrat direct de l'insuline et du récepteur du facteur I de croissance insuline-like. Deux éléments s'ajoutent à cette démonstration : un peptide correspondant à la séquence de p125 comprise entre les acides aminés 568 et 582 (qui contiennent les tyrosines 576 et 577 du domaine de régulation de la kinase) est phosphorylé par le récepteur de l'insuline, et la phosphorylation de la p125 par le récepteur de l'insuline est empêchée par l'addition de ce peptide. Et l'on observe que la phosphorylation de la p125 par les récepteurs conduit à leur activation.
Baron V; Calléja V; Ferrari P; Alengrin F; Van Obberghen E
INSERM, U145, FacultÆe de MÆedecine, Avenue de Valombrose, 06107 Nice CÆedex 2, France. baron@unice.fr
J Biol Chem, 1998 Mar, 273:12, 7162-8


L'activateur du plasminogène de type urokinase se fixe aux cellules par un récepteur spécifique accroché au glycosylphosphatidylinositol. La fixation sur son récepteur de l'activateur du plasminogène de type urokinase entraîne la tyrosine phosphorylation de FAK, des protéines paxilline et p130(cas) associées aux FAK, ainsi que des protéines kinases activées par des mitogènes (MAPK).
Le traitement par une phospholipase C spécifique du phosphatidylinositol, qui sépare des cellules les protéines attachées au glycosylphosphatidylinositol, bloque cette phosphorylation ; ce qui indique que l'activateur du plasminogène de type urokinase doit être correctement amarré sur la surface de la cellule pour avoir son effet. L'activation de MAPK est inhibée par la génistéine mais pas par un inhibiteur spécifique des kinases de la famille Src.
Donc, l'activateur du plasminogène de type urokinase présente un nouveau rôle au niveau des cellules endothéliales qui fait intervenir l'activation de la FAK et de la MAPK et qui est médiée par le récepteur de cet activateur. Cela pourrait expliquer les mécanismes d'action de cet activateur sur la différenciation et la migration des cellules.
Tang H; Kerins DM; Hao Q; Inagami T; Vaughan DE
Department of Pharmacology, Vanderbilt University School of Medicine and Nashville Veterans Affairs Medical Center, Nashville, Tennessee 37232, USA.
J Biol Chem, 1998 Jul, 273:29, 18268-72


Les protéines Galpha 12 et Galpha 13, exprimées transitoirement au niveau des cellules 293 de rein humain embryonnaire, peuvent médier la phosphorylation Rho-dépendant des tyrosines de la protéine FAK p125, de la paxilline et du substrat en rapport avec p130 Crk. Cet effet est bloqué par le cytochalasin D, qui est connu pour rompre spécifiquement l'architecture de l'actine, et par l'exoenzyme C3 de Clostridium botulinum qui sont des ribosylates d'ADP et des inactivateurs de Rho. Donc, il semble que Galpha 12 et Galpha 13 activent Rho, et que ces protéines médient la tyrosine phosphorylation de la p125, de la paxilline et des substrats associés à p130 Crk.
Needham LK; Rozengurt E
Imperial Cancer Research Fund, London WC2A 3PX, United Kingdom.
J Biol Chem, 1998 Jun, 273:23, 14626-32


La stimulation de plusieurs récepteurs de la surface des cellules, notamment ceux couplés aux protéines G et ceux de l'intégrine, se traduit par une activation des tyrosine kinases comme la FAK. La FAK jouerait un rôle critique dans les réactions en cascade des kinases intracellulaires qui contrôlent l'expression de gènes comme les kinases régulées par un signal extracellulaire (ERK), et ce par un mécanisme encore mal élucidé. De plus, on ne sait si cette tyrosine kinase médie aussi l'activation d'autres membres de la famille des tyrosine kinases activées par des mitogènes, comme les kinases c-jun NH(2)-terminal (JNK).
En s'attachant à la membrane cellulaire, la FAK activée peut stimuler elle-même suffisamment ERK et JNK de façon indépendante de la kinase 3 phosphatidylinositol (FAK stimule Akt et le wortmannin supprime l'activation de Akt mais pas de ERK ou de JNK).
L'activation de ERK est corrélée avec la capacité de la FAK d'induire la phosphorylation tyrosine de Shc.
De façon inattendue, la stimulation de JNC n'est pas dépendante de l'activité kinase de la FAK ou de sa capacité à induire la phosphorylation tyrosine des substrats de la FAK. Par contre, la FAK peut stimuler JNC par une nouvelle voie faisant intervenir le recrutement de la paxilline au niveau de la membrane plasmatique, et l'activation qui s'en suit d'une voie biochimique dépendant de petites quantités de protéines liant la GTP, et issues de la famille Rho.
Igishi T; Fukuhara S; Patel V; Katz BZ; Yamada KM; Gutkind JS
Oral and Pharyngeal Cancer Branch, NIDCR, National Institutes of Health, Bethesda, Maryland 20892-4330, USA.
J Biol Chem, 1999 Oct, 274:43, 30738-46


Nous avons aussi trouvé quatre abstracts extraits de la 6ème Conférence sur les Rétrovirus et les Infections Opportunistes (Chicago 31 janvier - 4 février 1999) faisant état de l'importance des phénomènes de phosphorylation au niveau de la gp-41 et de Nef du VIH. Nous vous en présentons trois qui nous semblent intéressants.

La partie cytoplasmique de la glycoprotéine d'enveloppe gp41 peut servir de substrat aux tyrosine kinases. Le site de phosphorylation serait important pour la réplication du VIH et sa pathogénie. En effet, la mutation du résidu tyrosine (Y90) de la gp41 en phénylalanine se traduit par une diminution de son pouvoir pathogène.
Absract n° 88, S. KAO, K. DUUS, L. WANG, and L. SU. Univ. of North Carolina at Chapel Hill.


La protéine Nef s'attache à la surface des cellules T et est incorporée dans les cellules T. Il semblerait aussi que la partie extra-cellulaire de Nef pourrait être associée aux protéines de la surface des cellules.
Nef aurait un rapport avec l'activité d'une protéine kinase serine/thréonine de 62/72 kDa, la phosphoprotéine 62/72 kDa (NAK) étant indispensable à l'activité biologique de Nef. La phosphorylation de Nef pourrait, in vivo, être médiée par une protéine kinase distincte. En effet, une phospho-protéine de 35 kDa est co-précipitable avec Nef dans l'étude des kinases. Cette protéine de 35 kDa serait associée à Nef, mais sa nature reste incertaine.
Dans cet abstract, Nef est phosphorylée par une néoprotéine (Nap32) en présence de calcium au cours d'une étude in vitro des kinases ; ce qui suggère que cette protéine pourrait être responsable de l'attache de Nef aux cellules T et d'une activité protéine kinase inconnue associée à Nef.
Abstract n° 577, KAORI OTAKE and YOICHI FUJII, Nagoya University School of Medicine, Nagoya, Japan


In vitro, Nef interagit avec PAK1 (p62) au niveau de macrophages infectés par la souche SF162. Cette interaction conduit à la phosphorylation de kinase et à l'hyperphosphorylation d'un substrat de 72 kDa dont le principal acide phospho-aminé serait la sérine. La comparaison du p72 des cellules T et des macrophages indique une parenté. Bien que les mêmes protéines phosphorylées soient observées dans les deux types de cellules, le p72 du macrophage est activé d'une plus grande façon. Des études ont montré qu'il existait une interaction nette avec la Src kinase Hck mais l'expression du site naturel de la tyrosine kinase Hck n'a pu être mis en évidence.
L'interaction Nef/PAK existant au niveau des deux cellules cibles du VIH jouerait un rôle dans la fonction de Nef et, donc, il importerait d'identifier le p72 et de définir les mécanismes par lesquels l'activation de cette voie favorise la réplication virale.
Abstract n° 509, A. BROWN (1), E. SAWAI (2), and C. CHENG-MAYER (1). (1)Aaron Diamond AIDS Res. Ctr., New York, NY and (2)Univ. of California Davis.


J'espère que ces informations vous permettront de mieux vous faire comprendre ce sujet fort ardu mais qui est important. (0400)


Voir aussi :

Herpès virus 8,

Kaposi (sarcome).



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1ère version : avril 2000.

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