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Hépatite B


Q-R 1

Q Je suis père d'un enfant de 2 ans que l'on nous (ma femme et moi...) a conseillé de vacciner contre l'hépatite B.

Il semble que les avis soient très divergents quant à l'efficacité (et d'éventuels effets secondaires) de ce vaccin (HB-VAX DNA5 de Mérieux MSD).

Certains médecins sont pour et le conseillent fortement, alors que d'autres sont totalement réfractaires à ce vaccin !

Pouvez vous SVP me donner un avis d'expert ?

Un grand merci de parents dans le doute.

R Nous avons développé ce sujet sur notre serveur INTERNET (<http://www.positifs.org/>) : "Vaccins contre l'hépatite B ..." et "Vaccins : Hépatite B ...". Vous pourriez en informer les correspondants de votre liste, car je pense que ces textes pourraient les intéresser. Il en est de même d'une réponse que nous venons de faire sur la question de la vaccination contre l'hépatite B des enfants en France. Nous avons essayé à cette occasion de faire une réponse synthétique afin de démontrer son inutilité.

 

Pourquoi vacciner ?

Afin d'envisager l'éradication des hépatites chroniques survenant chez certaines personnes ayant fait une hépatite B aiguë et dont 20 à 30% d'entre elles risquent après plusieurs années (voire des dizaines d'années -20 à 30 ans) de développer une cirrhose ou un cancer du foie (hépatite chronique agressive).

 

Qui vacciner ?

En priorité les populations d'Afrique et surtout d'Asie (parmi les 300 millions de personnes ayant contracté une hépatite B sur la planète, 225 millions, infectées chroniquement, vivent en Asie ; et la proportion des personnes atteintes dépasse 10% en Asie et en Afrique, contre 1% en Amérique du nord et en Europe).

Mais pour que cette vaccination soit efficace au niveau planétaire, il faudrait, compte tenu notamment de la libre circulation à travers les frontières des pays, que plus de 80% de la population mondiale soit vaccinée. Ce qui est irréalisable notamment pour les pays d'Afrique.

Pour ce qui concerne la France, 15 000 hépatites sont recensées chaque année ; en fait il y en aurait réellement 40 000/an (certains spécialistes ont avancé des chiffres de 100 à 200 000 qui sont controversés). 10% deviendront chroniques ; ce qui fait que quelques centaines de personnes seront exposées au risque de cirrhose ou de cancer du foie (certains spécialistes ont indiqué qu'il y aurait actuellement en France 500 000 porteurs d'hépatite chronique B et que 1/3 développeront un cancer du foie ; ces chiffres, là aussi, sont controversée).

 

Modes de transmission du virus de l'hépatite B :

La transmission de ce virus par la salive a été prouvée chez certains singes, mais n'a jamais été prouvée chez l'être humain. Ce virus se transmet par l'intermédiaire du sang ou à l'occasion des rapports sexuels. De ce fait, la prévention de la transmission de ce virus repose sur une prévention similaire à celle développée vis-à-vis du virus du SIDA et la protection individuelle par la vaccination est superflue.

 

Le coût économique de la vaccination contre l'hépatite B :

En France, cette vaccination représenterait 1,1 à 1,2% du budget de la Sécurité Sociale ! Il s'agit donc d'un gouffre financier ; ce qui pourrait expliquer que le ministère de la Santé ait maintenant quelques difficultés à faire marche arrière en ce qui concerne la promotion de cette vaccination.

 

La vaccination contre l'hépatite B favorise la sclérose en plaque :

À la fin de l'année 1995, le Pr. Alexandre (Agence du Médicament) a indiqué que cette vaccination favorise l'apparition des poussées de la sclérose en plaque. Il aurait envoyé à tous les médecins cette information (02/11/95). De nombreux médecins n'ont jamais reçu cette information de la part du ministère de la Santé.

Actuellement, il apparaît que cette vaccination peut même déclencher cette maladie (Dr Gout, Service de neurologie du Pr Olivier Lyon-Caen, Pitié-Salpêtrière).

La sclérose en plaque est une maladie neurologique dégénérative auto-immune qui survient d'habitude chez des femmes après l'âge de 50 ans. On sait aussi que cette maladie survient chez des personnes prédisposées génétiquement (système HLA). Donc, on aurait dû proposer depuis longtemps de rechercher systématiquement une prédisposition génétique (dosage sanguin de l'HLA B7 et du DR2) chez toute personne souhaitant se faire vacciner.

 

La vaccination contre l'hépatite B favoriserait aussi d'autres pathologies :

Depuis 1994, des études ont montré que la charge virale en virus du SIDA augmente transitoirement 2 à 4 semaines après la vaccination contre l'hépatite B de personnes séropositives (d'autres études n'ont pas retrouvé ce phénomène ; ce qui ne prouve rien de définitif, mais devrait pousser les autorités sanitaires à poursuivre d'autres études sur ce sujet).

 

Hypothèse sur la cause de la toxicité du vaccin contre l'hépatite B :

L'intervention d'une enzyme, la Tdt, a été avancée sur la base de plusieurs éléments (présence controversée au sein du vaccin contre l'hépatite B, son intervention sur les gènes responsables de l'acquisition de la diversité des réponses du système immunitaire, la similitude de son mode d'action avec celui de la reverse transcriptase du virus du SIDA et d'autres rétrovirus, sa présence au sein de certains rétrovirus). Cette hypothèse, complexe et controversée, permettrait d'expliquer l'apparition de scléroses en plaque après vaccination contre l'hépatite B (n'oublions pas qu'actuellement ces cas constituent les pathologies, induites par cette vaccination, les mieux documentées).

L'intervention de la Tdt, si elle était confirmée pour expliquer l'apparition des scléroses en plaque, conduirait à se demander si cette vaccination ne pourrait pas déclencher l'apparition (à distance ?) d'autres pathologies.

 

Conclusion :

Tout ceci pour vous dire que nous ne recommandons pas la vaccination contre l'hépatite B en France, et en particulier chez les petits enfants. (0297)


Q-R 2

Q Une question : J´ai été infectée il y a quelques années par le virus de l'hépatite B ; les médecins m'ont confirmé que le virus n'était plus détectable dans le sang. J'envisage un voyage au Mexique : ayant eu cette hépatite, est il possible maintenant de me faire vacciner contre celle-ci, ou du moins contre l'hépatite A.

R Si vous avez été infectée par le virus de l'hépatite B (VHB) il y a quelques années, ainsi que vous nous l'indiquez, quatre cas de figures sont à envisager :

  • soit, à la suite de cette infection, vous avez acquis une immunité vis à vis du VHB avec présence d'anticorps anti-HBc et surtout d'anticorps anti-HBs (donc, la vaccination est inutile) ;
  • soit vous n'avez pas acquis d'immunité (la vaccination est à discuter) ;
  • soit, ce qui est rare, vous êtes devenue "porteur chronique" avec présence de l'antigène HBs (la vaccination n'est alors pas recommandée) ;
  • la vaccination n'est pas non plus recommandée lorsque persiste soit l'antigène e ou l'anticorps anti-e ; ce qui peut être le cas quelques mois après une hépatite B aiguë.

Pour ce qui concerne la recommandation de la vaccination contre le VHB dans le cadre des voyages à l'étranger, elle est surtout officiellement recommandée dans le cas de voyage dans des pays où le risque de contracter une hépatite B est élevé ; ce qui est le cas pour l'Afrique ou l'Asie, mais pas pour le Mexique.

Pour ce qui concerne la vaccination contre le VHB en général, certains, dont nous sommes, considèrent que sa promotion a été faite de manière excessive dans certains pays, comme la France. De plus, il semblerait que cette vaccination ne soit pas dénuée d'innocuité chez certaines personnes. Pour plus de précisions sur ces sujets, vous pouvez vous reporter aux articles que nous avons édités dans la rubrique C de notre serveur Internet (<http://www.positifs.org/>).

Pour ce qui concerne l'hépatite A : des personnes ont pu contracter cette infection de façon inapparente ou sans que le diagnostic ait été porté (l'infection ayant pu ne se traduire que par une grande fatigue). La présence d'anticorps anti-immunoglobuline G (sans Ig M) traduit une infection ancienne qui a laissé une immunité vis-à-vis du virus de l'hépatite A. Il est possible d'éviter le risque de contracter cette hépatite dans certains pays en s'abstenant de boire l'eau du robinet -voire même l'eau de source- de ces pays. (0697)


Q-R 3

Q Je cherche le nom de la personne qui a mis au point le test de l'hépatite B.

R Les premiers tests utilisés pour le diagnostic de l'hépatite B ont été disponibles en 1968.
Un premier travail a été réalisé par Blumberg et coll. qui ont décrit l'antigène Australien (JAMA, 1965; 191 : 541).
Puis Prince et coll. (PNAS, 1968; 60 : 872) ont établi que cet antigène était en rapport avec l'hépatite B ; correspondant à l'antigène de surface (enveloppe) que l'on a dénommé ensuite antigène HBS. L'agHBS a été le premier marqueur sensible et spécifique de l'hépatite B.
Ensuite, des tests ont été mis au point pour le diagnostic de l'anticorps anti-HBC
(Hoofnagle et coll., Lancet, 1973; 2 : 869), qui est un autre marqueur utilisé dans le diagnostic de l'hépatite B. (0498)


Q-R 4

Q Je me demande si une personne qui est infectée par le virus VIH ou par celui de l'hépatite B, et qui continue d'avoir des relations sexuelles avec sa (ou son) conjoint (e) contaminé(e), a des risques d'être malade plus vite et si les symptômes dureront plus longtemps ?

Et puis, je me demande quels sont les symptômes de l'hépatite B. Développe-t-on des infections autres que des infections du foie, et combien de temps durent en moyenne les symptômes ?

R Si deux personnes, dont l'une est infectée par le virus du Sida, continuent d'avoir des relations sexuelles non-protégées (pas de recours au préservatif et au safer-sex), il y a évidemment un risque que la personne non infectée soit contaminée.
Si les deux personnes sont infectées par le virus VIH et que l'une des deux ne connaisse pas sa séropositivité (si elle n'a pas fait de test ou que les tests n'aient pu encore détecter sa séropositivité, ce qui est rare mais possible, ou qu'elle n'ait pas osé annoncer à son partenaire qu'elle était séropositive), il y a la possibilité d'une surcontamination des deux partenaires par la souche de virus de l'autre partenaire ; et comme les souches de virus peuvent être différentes et que certaines sont plus virulentes que d'autres, il y a donc des risques possibles d'évolution plus rapide de l'infection. Des cas ont aussi été décrits où la résistance à un traitement (AZT) pouvait être transmise par voie sexuelle à une personne n'ayant pourtant jamais pris ce traitement au préalable.

Concernant l'hépatite B, la question ne se pose pas pour une hépatite B aiguë ayant une expression clinique (notamment fatigue +++) ; mais il est des cas où l'hépatite aiguë peut être asymptomatique. Dans ce cas, comme dans le cas de l'infection chronique par HBV, une personne infectée peut contaminer sa ou son partenaire par relation sexuelle. Dans le cas de deux personnes infectées, il est possible que la charge en virus de chacun des partenaire soit majorée ; ce qui pourrait accélérer la destruction des cellules du foie. Par contre, le problème des virulences variables ne se pose pas.

Symptômes de l'hépatite B (résumé) :

1/ Période d'incubation : pas de symptômes; en moyenne 75 jours (de 40 à 140 jours).
2/ Phase pré-ictérique (3 à 7 jours) : les symptômes ne sont pas spécifiques : malaises, anorexie, nausées, douleurs de l'hypochondre droit. Un syndrome est plus fréquent au cours des hépatites virales ; il associe : fièvre (peu élevée, souvent intermittente), arthralgies, éruptions cutanées (typiquement urticaire ou rash maculopapulaire érythémateux). Ces symptômes disparaissent rapidement avec l'apparition de l'ictère ou des urines foncées.
3/ Phase ictérique : La fatigue et l'anorexie sont accentuées. La perte de poids peut être de 2 à 10 kg. L'ictère (jaunisse) peut durer de quelques jours à plusieurs mois (en moyenne : 2 à 3 semaines). Souvent sont associés un prurit et une décoloration des selles. Il existe une discrète hépatomégalie sensible ; la splénomégalie (augmentation du volume de la rate) et la survenues d'adénopathies sont plus rares.
En cas d'une altération marquée de l'état général ou d'ascite ou d'œdèmes ou d'érythèmes palmaires ou d'angiomes stellaires : il convient de rechercher une hépatopathie chronique.
4/ Phase de convalescence : elle se traduit par une reprise de l'appétit, une régression de l'ictère ; la fatigue peut persister plusieurs mois.

Biologiquement, il existe, comme dans les autres hépatites aiguës, une élévation importante des enzymes hépatiques ; l'élévation de la bilirubine, conjuguées et liées, sont variables. Ce sont les résultats des tests sérologiques qui permettent de faire le diagnostic d'hépatite B.

Complications de l'hépatite B : notamment hépatite fulminante B -des facteurs immunitaires et viraux interviendraient dans moins de 1% des cas- se traduit par une insuffisance hépato-cellulaire avec encéphalopathie, coma et décès dans 70% des cas ; et hépatite chronique : diagnostic à envisager quand existe une fatigue prolongée inexpliquée ou que persiste, après une hépatite aiguë B, une augmentation des enzymes hépatiques au delà du 6ème mois ; la recherche d'une positivité de l'antigène HBs est importante ; la ponction biopsie hépatique (PBH) permet de dire s'il existe, oui ou non, des risques évolutifs (cirrhose hépatique ou carcinome hépato-cellulaire dans 15 à 20% des cas, survenant, le plus souvent, plusieurs dizaines d'années après).

Complications extra hépatiques : certaines complications peuvent parfois survenir, comme par exemple des complications neuromusculaires (céphalées, photophobie, rigidité de la nuque, neuropathies périphériques, etc.), hématologiques (thrombocytopénie, agranulocytose, anémie réfractaire, aplasie médullaire), cardiaques (hypertension artérielle, troubles divers à l'ECG, très rares myocardites et péricardites), respiratoires (infections, épanchements pleuraux), pancréatique (pancréatite aiguë au cours de l'hépatite fulminans), rénales (insuffisance rénale au cours de l'hépatite fulminans), etc. (0598)


Q-R 5

Q J'ai entendu dire qu'une étude aurait démontré que la vitamine E pourrait avoir une action intéressante dans le traitement de l'hépatite B chronique. Avez-vous des précisions sur cette étude ?

Autre question sur ce sujet : un des médicaments utilisé dans le traitement de l'hépatite B chronique, le 3TC, est aussi utilisé dans le traitement de l'infection à VIH. Or, la vitamine E est aussi conseillée par certains dans l'infection à VIH. Est-ce un hasard ?

R En effet, le 3TC est utilisé depuis quelques années dans le traitement de l'hépatite B chronique (où l'on utilise aussi l'interféron-alpha) ainsi que dans le traitement de l'infection à VIH.
Dans l'infection à VIH, il s'agit d'inhiber l'action de l'enzyme reverse transcriptase (cette enzyme est caractéristique des rétrovirus, leur permettant, à partir de leur ARN et en utilisant l'ADN du lymphocyte T4 infecté, de se reproduire).
Or, le virus de l'hépatite B fait partie d'une classe de virus qui sont peu nombreux et qui ont la particularité d'être des virus à ADN, mais aussi à ARN. Ils possèdent dans leur code génétique un segment codant, comme chez les rétrovirus, pour la reverse transcriptase (pour plus de précisions, vous pouvez vous reporter notamment sous la rubrique C sur notre serveur Internet <http://www.positifs.org> à l'article que nous avions écrit sur la
vaccination contre l'hépatite B).
Donc, ce n'est pas un hasard mais, comme nous l'avons déjà antérieurement indiqué, il serait utile de s'interroger sur la signification de la présence d'une reverse transcriptase au sein du virus de l'hépatite B et sur ses implications potentielles.
En ce qui concerne la vitamine E, son action thérapeutique observée, aussi bien dans le cadre de l'infection à VIH que dans le cadre de l'hépatite chronique B (cf. infra) s'expliquerait par un mode d'action similaire (action anti-oxydante et/ou immunomodulatrice).

Effectivement, des chercheurs (P. Andreone et coll., Bologne) ont fait une étude chez 32 personnes atteintes d'hépatite B chronique (dont le risque, dans les formes agressives, est d'évoluer, comme l'hépatite C, vers la cirrhose ou le cancer du foie) ; 23 d'entre elles avaient reçu antérieurement et sans succès un traitement classique par interféron-alpha. 15 de ces personnes ont reçu 600 mg/jour de vitamine E pendant 3 mois.
15 mois après le début de l'essai, 47% des personnes ayant reçu de la vitamine E étaient considérées comme guéries alors que ce ne fut le cas d'aucune des personnes qui n'en avaient pas reçue. Ce résultat est très intéressant, mais des études complémentaires sur un plus grand nombre de personnes devront être effectuées pour confirmer et expliquer ce résultat.
À noter que 4 des personnes ont dû arrêter la prise de vitamine E au 2ème mois car les enzymes hépatiques avaient augmenté à plus de 10 fois la valeur normale.
Il nous semble qu'il aurait été intéressant de mesurer le TP avant de débuter cette étude afin de ne pas y inclure les personnes ayant un TP inférieur à 70% (peut-être que c'était le cas des personnes dont les enzymes hépatiques ont augmenté). En effet, nous avons déjà signalé sur notre serveur Internet que la vitamine E pouvait avoir une toxicité sur le foie chez des personnes ayant un Taux de Prothrombine inférieur à 70% (le TP étant un marqueur pour explorer les fonctions hépatiques dont la valeur normale est de 100%).
Un fait important est à souligner : la charge virale en virus de l'hépatite B a continué de diminuer au-delà des 3 mois de traitement.
Donc, on pourrait se demander si la prescription de la vitamine dans le cadre de l'infection à VIH (en général à plus de 1 000 mg/jour), tout comme dans l'hépatite B chronique, ne pourrait pas être faite de façon intermittente. À ceci près que dans le cadre de l'infection à VIH, on n'a jamais mis en évidence d'action directe de la vitamine E sur la charge virale en VIH (à la différence de la vitamine C où cela a été démontré quand on l'associait à des trithérapies).
On pourrait se demander aussi si la vitamine E pourrait avoir un intérêt dans le traitement de l'hépatite C chronique qui présente des risques évolutifs similaires à ceux de l'hépatite B chronique. (0202)



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1ère version : mars 1998.

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mise à jour en février 2002.