R La DHEA dérive du
prégnenolone qui est le précurseur de
plusieurs hormones.
La DHEA est à un taux maximum vers 24 ans, puis il
diminue de 20% tous les 10 ans.
Au cours de stress et de certaines maladies, sa production
est réduite au profit de celle des
glucocorticoïdes.
Dans plusieurs maladies chroniques, comme le Sida, le lupus,
le niveau de DHEA est diminué.
Des études ont
montré que la DHEA améliorait les
défenses immunitaires vis-à-vis de certaines
infections virales et bactériennes. Elle agirait en
s'opposant à l'effet immunosuppresseur des glucocorticoïdes. La DHEA stimule la
prolifération des cellules T et la production d'IL-2.
Donc, le principal effet de la DHEA serait d'agir sur les
CD4 de classe Th1 (immunité à médiation
cellulaire) ; ce qui conduirait à une augmentation de
la production d'IL-2, à une augmentation de la
cytotoxicité et une diminution du niveau d'IL-4
(immunité à médiation humorale de
Th-2). Le maintien de la production
d'interféron-gamma sous DHEA pourrait expliquer aussi
certains de ses effets anti-viraux (Regelson W et coll., Annals New
York Academy of Sciences, 1994, 719).
Chez la souris (Inserra P et coll., Proc Coc Exp
Biol Med, 1998, 218, 1 : 76-82), la DHEA augmente les cytokines de
type Th1 (IL-2 et interféron-gamma) et diminue celle
de type Th-2 (IL-6 et IL-10).
Pour que la DHEA ait un
effet immunostimulateur, il serait nécessaire qu'il y
ait une infection ou un stress.
Des doses de 25 à 50 mg/jour (et chez la femme de 5
à 10 mg/jour) ont été proposées
par certains.
Il importe d'éviter d'utiliser des doses trop
élevées.
L'utilisation de DHEA
n'est pas recommandé si les taux sanguins sont
normaux ou augmentés chez des personnes ayant un
sarcome de Kaposi, un cancer, un lymphome ou recevant un
inhibiteur de protéase.
Les taux sanguins de DHEA
sont souvent élevés en cas de sarcome de
Kaposi, ainsi que ceux de la testostérone et des
androgènes. Et des rémissions de sarcome de
Kaposi pourraient être corrélées
à une diminution des niveaux
d'androgènes.
Les inhibiteurs de
protéases pouvant interférer avec le
cytochrome P450, ils peuvent accroître le niveau des
stéroïdes comme la testostérone et la
DHEA. (0300)