POSITIFS INTERNET

FAQ


Accueil Positifs => en résumé => index général => Index des FAQ => Dermatologie.

Plan du site


Dermatologie


Q-R 1

Q Démangeaisons liées au développement du sida : que puis-je faire ?

Entre chimiothérapies et pharmacologies, des toubibs ont-ils d'autres voies à proposer (Pas le mien, en tout cas...) ?

Merci pour votre site, il m'est précieux.

R En matière de prurit, on ne trouve souvent aucune cause ; il importe cependant de vérifier s'il n'est pas provoqué tout d'abord par un médicament, mais aussi par une réaction au soleil, une piqûre d'insecte, une dermite séborrhéique, une folliculite, un psoriasis ou une gale. Parfois, mais rarement, il peut s'agir d'un symptôme d'une maladie générale : hépatites virales, tuberculose, syphilis, lymphome, neuropathie périphérique, diabète, déficit en vitamine B12. De même, il importe de rechercher des facteurs favorisants le prurit ; c'est le cas de causes favorisant la sécheresse de la peau : l'eau chaude, certains savons, les déodorants, les bains moussants, l'eau de la piscine.

La conduite à tenir du point de vue du traitement du prurit peut être la suivante. Comme le prurit peut favoriser l'apparition de lésions de grattage au niveau de la peau et que certaines peuvent auto-entretenir le prurit, il est conseillé de se couper et de se limer les ongles régulièrement. L'apport en vitamine E (un traitement anti-oxydant qui, par ailleurs, est intéressant comme traitement complémentaire du HIV), en quantité suffisante (Toco 500® : 1 comprimé trois fois par jour) et pendant plusieurs mois, a donné parfois de bons résultats (il importe, pour les traitements prolongés par de la vitamine E, de vérifier que le Taux de Prothrombine, ou TP, soit supérieur à 75%). De même, le sélénium, un autre auto-oxydant, (et dont l'action sur le HIV nous semble très importante) est conseillé à raison de 2 granions de sélénium chaque matin. Certains conseillent même des applications directement sur la peau avec un coton. À propos d'autres traitements locaux : l'amidon et l'huile de Cade, extrait de l'écorce de genévrier (Caditar soluté, mais pas sous la forme shampooing) ; ce mélange peut être utilisé dans le bain ou en application locale après la douche, dans le cas où un prurit est déclenché par la prise d'un bain ou d'une douche (ou s'il survient indépendamment d'un contact avec de l'eau). Parfois, un traitement local pris régulièrement est conseillé : il s'agit d'un mélange très efficace, à réaliser dans une bouteille d'un litre ; mettre l'équivalent d'une hauteur d'1 cm d'amidon de blé (vente en pharmacie), un flacon d'ATS en soluté (il s'agit d'un antiseptique), un flacon de Diprosone lotion 0,05%, un bouchon de Caditar soluté, et terminer en remplissant la bouteille d'eau. Il faut ensuite bien agiter jusqu'à ce que le mélange devienne vert, et s'en badigeonner régulièrement le corps.

Parfois, il faut avoir recours aux antihistaminiques (comme Zyrtec®, Clarityne®, etc.) qui, parfois, doivent être pris en continu (attention : certains antihistaminiques sont contre-indiqués en association avec certaines anti-protéases utilisées dans le cadre des trithérapies). Un autre antihistaminique peut être utile : l'Atarax, à prendre le soir car il peut induire une somnolence (il est conseillé de débuter par les plus petites doses). L'utilisation d'un traitement par Ultra-Violet (UV) est parfois conseillé. Concernant, enfin, la sécheresse de la peau, on peut opérer des applications de laits hydratants ou d'huiles pour le corps qui sont un peu plus grasses (le soir ou après le bain ou la piscine). On peut conseiller l'utilisation de savons surgras ou de savons sans savon. On peut utiliser aussi de l'huile d'amande douce dans l'eau du bain. Pour essayer d'être le plus complet possible, nous terminerons en indiquent que la sécheresse cutanée chronique favorise l'apparition d'eczémas qui sont souvent prurigineux et qui nécessitent parfois l'utilisation de corticoïdes en crème (l'utilisation prolongée est à éviter car elle entraîne une dépendance et parce que son effet sur les défenses immunitaires est controversé).

Vous nous suggérez d'inscrire ce sujet dans le Forum de notre serveur. Effectivement, cela serait utile car il s'agit d'un sujet pratique et que cela nous permettrait de faire la synthèse des expériences des personnes concernées par ce problème. Actuellement, nous n'avons pas encore véritablement développé la rubrique Forum de notre serveur, mais cela devrait pouvoir se faire au cours du premier semestre 97. Nous avons pu développer notre serveur en quelques mois avec très peu de moyens financiers, mais la gestion d'un Forum efficace nécessite qu'au moins une personne s'y implique en permanence et qu'elle soit en contact avec des conseillers médicaux régulièrement. Cela n'est pas réalisable avec le seul bénévolat que nous avons développé ces dernières années. Nous attendons donc des réponses favorables à nos demandes de subvention faites auprès d'organismes publics ou privés. (1296)


Q-R 2

Q Comment le Sida peut-il se manifester au niveau de la peau ?

R Votre question sur les signes cutanés du Sida est un vaste sujet.

Nous allons essayé de vous présenter une synthèse. Pour plus de précisions, nous vous conseillons de consulter F. ASPECTS MÉDICAUX DU SIDA sur notre serveur Internet (<http://www.positifs.org/>).

1/ Concernant les signes cutanés pouvant apparaître au décours de la contamination par le virus VIH (primo-infection par le VIH), ils peuvent se déclarer cliniquement 15 jours à 3 mois après la contamination, chez 20 à 50% des patients infectés. L'aspect clinique est, dans ce cas, un syndrome mononucléosique analogue au syndrome viral de la grippe ou de la rubéole. Les signes sont, par ordre décroissant de fréquence : adénopathies (= ganglions) cervicales et axillaires (parfois splénomégalie), fièvre pouvant persister un mois, sueurs, asthénie intense -voire des malaises-, une anorexie, des courbatures, des myalgies, un rash cutané -voire urticairien-, une dysphagie douloureuse, des céphalées, des arthralgies, parfois une candidose avec ulcérations buccales. Ces symptômes disparaissent au bout de quelques semaines à un mois. Ces signes, totalement non spécifiques, doivent faire évoquer le VIH chez un sujet jeune, ayant des conduites à risque.


2/ Concernant les signes cutanés pouvant survenir au cours de l'infection à VIH

A. Les manifestations cutanées mineures sont fréquentes.

A.1. La dermite séborrhéique serait un signe précoce de l'infection à VIH. Elle se traduit par une desquamation sur fond erythrosique (= rouge) parfois limitée au nez, front, cuir chevelu ; parfois, localisation thoracique et aux zones riches en glandes sébacées. Les récidives sont fréquentes. Il semblerait qu'un champignon (Mallassezia furfur) favorise cette dermite. Sa fréquence est la suivante : 10% chez les asymptomatiques, 40% chez les ARC, 45 à 80% chez les SIDA.

A.2. Impétigo, folliculite, polydermite (staphylocoques, streptocoques). Les lésions eczématiformes avec tendance à l'impétiginisation sont fréquentes.

A.3. Candidoses buccales, génitales, péri-anales, onyxis (fréquent). Rappelons que chez certains patients (qu'ils soient d'ailleurs infectés ou non par le VIH), les mycoses sont favorisées par certains facteurs, médicamenteux en particulier. C'est le cas des antibiotiques et des antiseptiques du carrefour aérodigestif (nez, gorge, etc.) ; ce qui nécessite d'éviter les prescriptions injustifiées de ces traitements (notamment par automédication). C'est le cas aussi de l'hyperglycémie : diabète, intolérance simple aux hydrates de carbone -voire même l'absorption exagérée, transitoire, de certains sucres, des anémies ferriprives, de l'insuffisance thyroïdienne. Rappelons que la sécheresse buccale occasionnée par la prise de somnifères, tranquillisants, neuroleptiques et atrophiniques peut favoriser chez certains patients les mycoses buccales et, secondairement, les localisations intestinales et rectales.

A.4. Herpès buccal, génital ou péri-anal : il ne prend de signification que lorsque les rechutes deviennent plus fréquentes et la durée de la poussée plus longue. Il serait plus fréquent quand les lymphocytes T4 <50/mm3 ou <5%.

A.5. Le Molluscum contagiosum se traduit par une papule de 5 mm de diamètre ombiliquée, couleur peau saine, donnant l'impression d'une lentille posée sur la peau, localisée au visage. Son évolution se fait par poussées.

A.6. Les aphtes peuvent occasionner des ulcérations localisées au niveau de la cavité buccale, de l'œsophage, mais aussi au niveau génital.

A.7. Le prurit et le prurigo. Le prurigo se traduit par l'apparition répétée de lésions rouges, surmontées d'une vésicule, souvent localisées au niveau des jambes. Il est souvent très prurigineux. Parfois, il est secondaire à une folliculite dont le traitement peut améliorer le prurigo. Parfois, il est secondaire à une parasitose intestinale (helminthiase) dont le diagnostic repose sur l'examen parasitologique des selles. Plus rarement, il peut survenir en cas de lymphome.

A.8. Ichtyose, hyperkératose.

A.9. Les dermatophytoses (surtout aux stades ARC et SIDA) sont souvent associées aux mycoses. 

A.10. Le terrain allergique est plus fréquent chez le sujet infecté par le VIH que chez le sujet sain. Il est favorisé par la carence en vitamine E.

A.11. Les infections à papillomavirus. Elles peuvent être localisées au niveau du col de l'utérus, du vagin, de la vulve, du périnée, du canal anal, du pénis et de l'urètre. Les cancers ano-génitaux (notamment les lésions cancéreuses intra-épithéliales du col de l'utérus) associés à des papillomavirus étant plus fréquents chez les personnes infectées par le virus VIH, le diagnostic de ces infections est très important. Son diagnostic est confirmé par les frottis, la colposcopie ou l'anuscopie avec biopsies. Préventivement, il importe que les femmes séropositives fassent régulièrement des frottis cervico-vaginaux de dépistage ; au même titre que cela est conseillé pour toutes les femmes, mais avec une plus grande fréquence (tous les six mois).


B. Les manifestations cutanées majeures sont fréquentes.

B.1. La candidose œsophagienne, de par son retentissement, est une forme majeure.

B.2. La leucoplasie chevelue serait spécifique du VIH : il s'agit d'excroissances blanches striées, sur le bord latéral de la langue. La cause en serait l'EBV (Epstein-Barr virus) ou l'HPV (papillomavirus).

B.3. Sarcome de Kaposi : il s'agit d'une tumeur vasculaire qui a été découverte avant l'apparition de l'épidémie du SIDA. Chez les sujets non séropositifs, elle est rare, touchant souvent des patients de plus de 60 ans, donnant des localisations distales (membres inférieurs) avec une certaine fréquence en Europe de l'Est, Centrale, et le pourtour méditerranéen (populations d'origine juive), engageant rarement le pronostic vital. En Afrique, il existe à l'état endémique, surtout en Afrique équatoriale (Zaïre, Ouganda, Kenya), et se manifeste de façon plus agressive, touchant une population plus jeune et avec des localisations viscérales et ganglionnaires. Des sarcomes de Kaposi ont été décrits chez des patients transplantés recevant des traitements immunosuppresseurs. Ces formes sont à rapprocher de celles observées fréquemment en association avec des lymphomes. La forme la plus fréquente, actuellement, est celle observée au cours du SIDA. Il est particulièrement fréquent chez les homosexuels (21%), et plus rare chez les personnes des autres groupes "à risque" (moins de 3%). 80 à 90% des patients atteints sont homosexuels (quelques cas ont aussi été décrits chez des homosexuels non infectés par le VIH). Chez les femmes, il est rare (3,5%) ; cette fréquence est plus élevée en cas de partenaire bisexuel. Ce fut, au début de l'épidémie, la première manifestation du SIDA chez près de 40% des homosexuels ; depuis 1989, sa prévalence comme signe inaugural du Sida a diminué. Maintenant, il survient surtout à des stades plus avancés de la maladie, souvent chez des personnes ayant des CD4 inférieurs à 200/mm3, avec une plus grande fréquence des formes pulmonaires graves et des atteintes cutanées étendues avec oedèmes importants.

Plusieurs facteurs joueraient un rôle dans l'apparition du sarcome de Kaposi : l'herpès virus HHV8 (qui a été aussi retrouvé dans deux autres pathologies touchant les personnes séropositives : le lymphome BCBL et la maladie de Castelman), la protéine tat du VIH (qui agirait en synergie avec le bêta-FGF), des cytokines ou facteurs de croissance participant à la prolifération et à la différenciation cellulaire (dont l'activité serait stimulée par tat et qui sont synthétisées par les cellules du sarcome de Kaposi) comme le TNF alpha, l'interleukine 1, l'interleukine 6, le PDGF (Platelet Derived Growth Factor), le TGF bêta (Transforming Growth Factor), le bêta-FGF (Fibroblast Growth Factor Basic), l'oncostatin M.

Les symptômes du sarcome de Kaposi dans le cadre du SIDA :

Souvent, il s'agit d'une forme localisée, peu extensive à son début, dans 30% des cas : papule ou nodule infiltré rouge, violacé ou marron, évoluant vers des lésions en plaque parfois douloureuses ; souvent localisé aux extrémités, notamment plante des pieds, au début, puis sur toutes les parties du corps. Les atteintes muqueuses, notamment du palais dans plus de 50% des cas, peuvent être inaugurales. Souvent le diagnostic est évident : la biopsie cutanée permet d'apporter le diagnostic histologique de certitude. Il existe des formes avec localisations viscérales multiples dans plus de 50% des cas, souvent associées à d'autres affections opportunistes : notamment pulmonaires ou digestives ; dans les formes très évoluées on peut noter un lympho-œdème de la face ou des membres inférieurs. Seules les formes pulmonaires, ou les exceptionnelles formes digestives hémorragiques, peuvent mettre en jeu le pronostic vital. Des complications dues à certains traitements peuvent mettre aussi en jeu le pronostic vital. Le pronostic est aussi parfois modifié en raison des troubles de l'alimentation, secondaires à des atteintes buccales parfois importantes.

L'aspect histologique est très spécifique : la biopsie montre une prolifération angiomateuse et fibroblastique (cellules fusiformes "spindle cells") entrecoupée de fentes vasculaires et de dépôts d'hémosidérine.

Rappelons enfin qu'à l'occasion d'études rétrospectives pour analyser l'effet sur le Kaposi des trois antiviraux utilisés pour traiter l'herpès, certaines études ont trouvé que le risque de faire un Kaposi était paradoxalement plus élevé chez les personnes ayant reçu pendant plusieurs mois de l'acyclovir (Zovirax®). Il parait donc prudent de n'utiliser l'acyclovir qu'en cas de nécessité et de limiter l'automédication dont il fait l'objet depuis plusieurs années.

B.4. Le zona survient chez 20 à 30% des patients séropositifs ; souvent, picotements ou douleurs suivis d'une éruption de vésicules au niveau du torse, parfois très prurigineuses ou douloureuses. En cas de localisation au niveau des yeux, une consultation en ophtalmologie devra être prise en urgence. Parfois, les douleurs peuvent persister au delà de la cicatrisation des vésicules. Les vésicules du zona peuvent être contaminantes pour les personnes, séropositives ou non, qui n'auraient jamais fait antérieurement de varicelle (5% de la population) : ces deux infections sont déclenchées par le même virus.

B.5. La gingivite récidivante, avec ulcérations buccales et aphtoïdes d'origine virale ou bactérienne, serait de mauvais pronostic. (0898)


Q-R 3

Q Une amie nous dit que les séances d'UV sont déconseillées pour un séropositif (sain). Est ce fondé ?

R Il est difficile de répondre avec certitude sur la question de l'innocuité de l'utilisation des ultraviolets (UV) chez les séropositifs asymptomatiques.
En effet, in vitro (en laboratoire), les UV augmentent la prolifération du VIH ; alors qu'in vivo (lors de l'utilisation par des personnes séropositives), il ne semble pas y avoir de modifications nettes (et significatives au plan statistique) sur les lymphocytes T4 et sur la charge virale.
*

Il est vrai que, parfois, des résultats obtenus in vitro ne se confirment pas in vivo.
Mais nous pensons qu'il faut cependant être prudent. Rien ne prouve que les UV n'aient pas un effet négatif à un autre niveau que les T4 et la charge virale. Ainsi, on sait que le sarcome de Kaposi, chez les personnes séropositives, est favorisé par l'exposition au soleil.

Donc, si le recours aux UV n'est pas une nécessité absolue pour une personne séropositive, il convient de s'en passer.
Il faut savoir que les personnes séropositives développent souvent des maladies de peau dont certaines sont améliorées par les UV. Les personnes séropositives recevant ce type de traitement (étude réalisée par 40 centres médicaux, chez 311 personnes séropositives) sont souvent à un stade avancé de la maladie. Parfois, c'est pour traiter un psoriasis, et, le plus souvent, un prurit devenu très gênant. Les UV utilisés sont le plus souvent de type B, sans pour autant qu'il soit prouvé qu'ils soient plus optimaux que les PUV-A/UVA + psoralène
(STERN RS. Et al., J. Am. Acad. Dermatol., 1998, 39(1):48-55).


* Ainsi, chez 12 personnes séropositives recevant un traitement antirétroviral et n'ayant pas présenté d'infections opportunistes majeures, la charge virale et les lymphocytes T4, mesurés toutes les semaines durant les 8 semaines d'une photothérapie par UV-B, n'ont pas montré de variations significatives (GELFRAND JM. Et al., 1998, Arch. Dermatol., 134(8):940-5), et chez 18 patients ayant un psoriasis et des lymphocytes T4 inférieurs à 20/mm3, la charge virale, mesurée 1 heure après traitement par UV-A + 8 méthoxy-psoralène (PUVA), puis toutes les semaines jusqu'à la fin du traitement (12 à 31 séances pendant 6 à 15 semaines correspondant à une dose totale de 15,5 à 196 J/cm2) n'a pas non plus varié de manière significative. Elle a diminué chez 2 patients : - 0,01 et - 0,07 log, et elle a augmenté chez 2 autres : + 0,36 et + 0,39 log. Chez un patient ne recevant pas de traitement antirétroviral, la diminution de la charge virale a même persisté et ses T4 ont augmenté transitoirement. Par ailleurs, la PUVA a été bien tolérée et a donné des résultats chez 3 patients (Pechère M. et al., Dermathology, 1997, 195(1), 84-85). (07/99)


Haut de page
 

1ère version : mars 1998.

© Copyright association POSITIFS, France, 1998-99.
Page maintained by Sylvain & Christian.
mise à jour en juillet 1999.