R Effectivement, le DNCB
(dinitrochlorobenzène) n'est pas vendu dans les
pharmacies car il s'agit d'un produit de chimie organique
(utilisé notamment en photographie).
Aux États Unis, il est
diffusé notamment par le DNCB Treatment Group : 2261
Market ST #639, San Francisco, CA 94114, USA, E-mail : dncbgroup@aol.com : 25 dollars pour un kit pour
débuter le traitement (il comprend quatre
concentrations), 10 dollars pour chaque concentration (10%,
2%, 0,2%, 0,02%).
En France, nous avions une
adresse dans nos archives d'un fabriquant, où des
personnes s'étaient procurées du DNCB ; mais
nous n'avons pas réussi à la retrouver. Nous
avons trouvé depuis l'adresse suivante : Prolabo, 1,
rue Le Goff, 75005 Paris (Tel. : +33 (0)1 44 32 03 21, FAX :
+33 (0)1 44 32 03 27). Mais nous ne savons pas si ce
laboratoire vend ses produits directement à des
particuliers. Ce laboratoire ne doit pas être au
courant de l'utilisation du DNCB dans l'infection à
HIV (il s'agit d'un laboratoire fabriquant des produits
chimiques et non pas des médicaments). Il fabrique
donc du DNCB qui n'est pas dilué (dans l'infection
à HIV, le DNCB est utilisé uniquement en
application sous forme diluée avec de
l'acétone ou de l'alcool).
Donc, il apparaît
que les personnes à contacter avant tout soient
celles du DNCB Treatment Group.
Concernant son
utilisation, voici les précisions données par
le Dr Traub (STD Outpatient Unity, Irmandade da Santa Casa
de Misericordia de Porto Alegre, Rua Santa Terezinha 609,
201 Porto Alegre, RS, Brazil CHP 90040-180. Tel. : +55 051
223.0047, Fax : +55 051 331.6558) : le DNCB est d'abord
utilisé au préalable sous la forme d'une
solution d'acétone à 2% ; en l'absence de
réaction, le DNCB est ensuite utilisé à
raison d'une fois par semaine à la concentration de
10% jusqu'à obtention d'une réponse positive
(témoignant d'une sensibilisation), puis à
raison d'une fois par semaine à la concentration de 2
ou 1% (application sur une surface de 3 cm2 au niveau de
l'avant-bras). Il s'agit des informations transmises par le
Dr Traub dans une communication scientifique faite au
congrès de Vancouver (Th.B.4174) que nous avions
résumée et traduite dans le paragraphe IX, 2
du document de synthèse "XIème
Conférence Internationale sur le Sida : Traitements
alternatifs/complémentaires" que nous avons
publié en C.22 sur notre serveur Internet
(<http://www.positifs.org/>).
Dans cet article, vous
trouverez aussi des précisions sur ses effets ; de
même dans l'article du Dr Striker (450 Sutter Street,
Suite 1500, San Francisco, CA 94108, USA. Tel. : +1 415
399-1035, Fax : +1 415 399-1057) qui travaille depuis
longtemps sur les effets du DNCB sur l'immunité
à médiation cellulaire (augmentation des
lymphocytes CD8 et en particulier les CD8 cytotoxiques et de
l'activité Natural Killer) : J Am Dermatol : 1995; 33 :
608-611 ainsi que
dans celui publié et traduit en IX, 3 (Th.B.4182) sur
notre serveur Internet (C.22).
Ce qu'il faut savoir,
c'est que le but recherché en appliquant du DNCB sur
la peau est de déclencher une réaction
d'hypersensibilité. Cette réaction traduit la
réaction de certaines cellules de la peau qui entrent
ensuite en contact avec des lymphocytes T4
(présentation de l'antigène que constitue le
DNCB au niveau des ganglions lymphatiques). Alors, il se
produit une prolifération des T4, ainsi que de ceux
ayant une fonction de mémoire (ces cellules
mémoires étant activées à chaque
application ultérieure de DNCB) et une activation des
macrophages ; ce qui permet d'accroître les
défenses immunitaires vis à vis des agents
pathogènes.
Concernant l'utilisation
du DNCB, Billi Golberg (DNCB Treatment Group, BiGoldberg@aol.com), qui travaille avec le Dr
Stricker, a donné des précisions dans d'autres
documents. Le DNCB ne doit pas être utilisé
chez les personnes ayant subi une transplantation d'organe,
ayant une hépatite active, une pancréatite,
une sclérose multiple ou une maladie de Parkinson.
L'obtention d'une sensibilisation peut se faire dans des
délais plus ou moins longs. Certains ont
recommandé de faire le 1er essai avec deux
applications (à quelques minutes d'intervalle) de
DNCB à la concentration de 10% sur une surface de
peau de 3 cm sur 3 cm. Cependant, à cette
concentration, quand la réponse est positive (dans
les 10 à 15 jours : rougeur + intense
démangeaison + surélévation de la peau
au niveau de l'application ; il peut y avoir en plus un
gonflement de la peau autour de la zone d'application et une
sensation de chaleur), la sensibilisation est parfois mal
tolérée et la réaction de
sensibilisation peut durer quatre mois et plus (c'est
probablement la raison pour laquelle le Dr Traub utilise au
préalable la concentration de 2%). La réaction
obtenue à l'occasion de la 1ère
sensibilisation est la plus longue à
disparaître et, parfois, elle est importante ; ce qui
fait que certaines personnes n'osent pas
réitérer cette expérience.
Au 15ème jour, s'il
n'y a pas eu d'intolérance et si il n'y a pas eu de
sensibilisation, une seule application à 10% est
ensuite effectuée, chaque semaine, jusqu'à ce
qu'une sensibilisation apparaisse à cette nouvelle
dose (à chaque fois, l'application est
réalisée sur une zone différente du
corps : bras, jambes, cuisse, poitrine). Une fois que la
sensibilisation a été obtenue, le DNCB est
ensuite utilisé une fois par semaine à la plus
faible concentration possible permettant de
déclencher encore la réaction (un premier
essai est réalisé à la concentration de
0,02% ; puis à 0,2 ou à 2% les semaines
suivantes si la sensibilisation ne se remanifeste pas). Au
15ème jour, on peut aussi utiliser deux applications
à 2% à quelques minutes d'intervalles chaque
semaine (en cas d'échec, on réutilise la
concentration à 10%, une fois par semaine).
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