Q-R 1
Q. Le fait d'être
circoncis ou pas a-t-il de l'importance dans la transmission
du virus HIV lors de rapports sexuels ?
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R
La circoncision
chez le mâle n'augmente pas le risque de transmission
du VIH (au cours des rapports sexuels) sauf au moment de
l'intervention (si celle-ci est réalisée dans
des conditions d'hygiène précaires ; ce qui
est beaucoup moins fréquent que chez les femmes, cf.
infra).
Certains pensent que la circoncision chez le mâle
pourrait réduire le risque d'infection à VIH
ou par d'autres MST (étude réalisée en
Ouganda et publiée la 12ème Conférence
Internationale sur le Sida / Genève, 1998, abstract
n° 23355)
Par contre, chez les
femmes, cette pratique (qui est condamnable car mutilante ;
les principales motivations en sont une source de revenu
pour les parents, l'amélioration du statut social, la
diminution du désir vis-à-vis de l'homme ou
d'autres femmes, l'obligation traditionnelle ou rituelle,
des raisons de propreté ! Et qui concerne, de par le
monde, plus de 145 millions de femmes !), les
prédispose, entre autres, à l'infection
à VIH et au décès notamment, car cette
pratique est souvent réalisée dans des
conditions d'hygiène précaires (parfois, on
utilise une pierre tranchante ou un morceau de verre ou, au
mieux, un instrument qui sera utilisé pour plusieurs
femmes, sans stérilisation). Deux publications faites
au cours de la 12ème Conférence Internationale
sur le Sida (Genève, 1998) confirment ces faits
(abstract n° 23473 concernant la Tanzanie et n°
60057 concernant le Kenya). (0400)
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Q-R 2
Q. La circoncision : c'est quoi
?
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R
La circoncision
consiste à sectionner chirurgicalement par une
incision le prépuce (le repli de la peau qui recouvre
le gland de la verge).
C'est le traitement du phimosis (le frein du prépuce
étant trop serré, cela gêne le
décalottage du gland ; ce qui peut provoquer des
problèmes d'hygiène et être une
gêne douloureuse au cours des rapports sexuels.
C'est aussi un rite dans certaines religions (juive,
islamique) qui s'appuie sur le fait que la circoncision
améliore l'hygiène locale. (11/02).
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Q-R 3
Q. Qu'en est-il en 2004 de l'impact de
la circoncision sur la transmission du VIH ?
A-t-on confirmé
son rôle protecteur ? Si oui, le simple
caractère hygiénique de la circoncision
expliquerait-il ce rôle ?
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R
Une étude
récente indique que la circoncision chez l'homme
diminue ce risque d'un facteur 7.
Ce qui n'est pas négligeable !
Cette étude* a
été réalisée en Inde dans le
cadre d'une étude prospective chez 2 298 personnes
séronégatives vis-à-vis du VIH-1.
Si cette étude a bien montré un effet
fortement protecteur de la circoncision vis-à-vis
l'infection à VIH (Relative Risk 0.15; 95% CI
0.04-0.62; p=0.0089), elle n'a trouvé aucun effet
protecteur vis-à-vis d'autres Maladies sexuellement
Transmissibles, comme l'herpès virus 2, la syphilis
et la gonococcie.
Donc, la
spécificité de cet effet vis-à-vis de
l'infection à VIH suggérerait que cette
relation existant s'expliquerait plus par un facteur
biologique que par le type de comportement sexuel des
participants à cette étude (il conviendrait
cependant, mais ce n'est pas simple à
réaliser, de pouvoir étudier cette relation en
fonction du type de pratique sexuelle).
En effet, il semblerait que le prépuce comporte une
quantité particulièrement élevée
de cellules qui sont des cibles du VIH.
Et donc, cet effet
protecteur ne s'expliquerait pas par un accroissement de
l'hygiène en rapport avec la circoncision.
* Reynolds SJ., Shepherd
ME., Risbud AR., Gangakhedkar RR., Brookmeyer RS., Divekar
AD., Mehendale SM., Bollinger RC. : Male circumcision and
risk of HIV-1 and other sexually transmitted infections in
India. Lancet, 2004 Mar, 363, 9414, 1039-40.
(0504)
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