1/ La maladie de Castelman est
décrite comme une hyperplasie angio-folliculaire, qui
est une hyperplasie bénigne lymphovasculaire,
située le plus souvent au niveau du médiastin.
Une forme multifocale a été
individualisée par Leibetseder et Turner, il y a dix
ans. Il s'agit d'un syndrome rare dont les
caractéristiques cliniques et biologiques sont
similaires aux lympho-adénopathies
angio-immunoblastiques ; la seule différence
étant d'ordre histologique. Deux cas de formes
multifocales sont rapportés : le premier avec
localisation splénique d'évolution
subaiguë, le deuxième ayant
évolué, sur les différentes biopsies
successives, d'une hyperplasie angio-folliculaire vers une
forme mutifocale. Généralement
considérée comme une hyperplasie lymphatique
bénigne évoluant lentement, l'apparition
à long terme de lymphomes pose le problème de
son potentiel évolutif qui serait similaire à
celui des lymphadénopathies angio-immunoblastiques
où la transformation lymphomateuse est aussi
décrite.
Horschowski N;
Harle JR; Durand JM; Sainty D; Fossat C; David M; Sauch F;
Weiller PJ; Mongin M
Ann Med Interne (Paris) 1986;137(7):568-72
2/ Deux nouveaux cas d'hyperplasie
angio-folliculaire du médiastin (maladie de
Castelman) sont décrits. La seule
particularité étant leur croissance rapide en
volume. Les auteurs recensent dans cet article 200 cas
déjà publiés. Il existe trois formes
(cellules plasmatiques, hyaline vasculaire, une forme
intermédiaire) associées parfois à des
altérations hématologiques (anémie,
hypergammaglobulinémie). La signification de ces
lésions fait l'objet d'une discussion dans cet
article et une théorie inflammatoire avec
réaction hyperplasique des lymphocytes B est
proposée. Une étude en immunofluorescence
directe des deux cas décrits montrant une hyperplasie
plasmatique polyclonale prédominant sur les IgG
illustre cette théorie.
Bientz M; Daussy
M; Dessirier JL; Tricot G; Reynes M; Rochemaure J; Diebold
J
Sem Hop 1977 Mar 16-23;53(11-12):667-71
3/ Une localisation
intraparenchymateuse de la maladie de Castelman a
été diagnostiquée, chez une femme de 51
ans, après l'ablation d'une masse pulmonaire. Cette
masse avait été découverte fortuitement
sur une radiographie pulmonaire. Aucune rechute n'est
survenue trois ans après l'intervention.
Spedini C;
Lombardi C; Lanzani G; Di Fabio D; Chiodera PL
Sant'Orsola Hospital, Dept of Medicine, Brescia, Italy.
Monaldi Arch Chest Dis 1995 Oct;50(5):363-5
4/ Aucune précision n'est
donnée sur cet article paru en hongrois (concerne a
priori un cas de maladie de Castelman avec localisation
médiatinale).
Besznyak B;
Szepeshazi K; Nemes A; Lapis K
Orv Hetil 1975 Sep 7;116(36):2130-2
5/ Présentation de deux cas de
maladie de Castelman localisée au niveau des poumons
(article rédigé en polonais).
Dybicki J; Boj E;
Bartoszewicz T; Bochinski K; Naruszewicz W; Nowakowski J
Gruzlica 1966 Jun;34(6):571-5
6/ La maladie de Castelman (C) est
une lympho-adénopathie rare qui se présente,
en général, comme une masse isolée
ayant une croissance lente, d'étiologie inconnue. Les
auteurs rapportent un cas de maladie de Castelman
localisée au niveau de l'espace
rétropancréatique chez une femme de 35 ans,
diagnostiqué sur une échographie abdominale
prescrite dans le cadre d'un bilan de douleurs abdominales.
Après l'excision chirurgicale, l'étude
histologique montra une forme dite "hyaline" de maladie de
Castelman et il n'y a pas eu de récidive un an
après l'intervention.
Dans 70% des cas, la maladie de Castelman est
localisée au niveau du médiatin et dans 13%
des cas dans la région
rétropéritonéale. La forme dite
"hyaline" est la plus fréquente (90% des cas
observés chez les adultes jeunes). L'excision
chirurgicale étant de très bon pronostic
à la différence des formes dites "à
cellules plasmatiques".
Guglielmi A; Boni
M; Pelosi G; De Manzoni G; Frameglia M; Girlanda R
I Divisione Clinicizzata di Chirurgia Generale, Universita
degli studi di Verona
Ann Ital Chir 1996 Jul-Aug;67(4):565-8; discussion
568-9
7/ Un nouveau cas de localisation
rétro-péritonéale de maladie de
Castelman est présenté ; il est
caractérisé par une hyperplasie
angio-lymphoïde.
Il s'agit d'une maladie rare (à ce jour, 58 cas avec
une localisation abdominale ont été
décrits).
Il n'y a pas de spécificité des formes
cliniques. Les formes localisées survenant chez les
personnes jeunes concernent des ganglions lymphatiques
profonds et elles ont un bon pronostic après excision
chirurgicale. À l'opposé, les formes
présentant de multiples localisations concernent
plutôt des ganglions superficiels qui sont le
siège d'une prolifération plasmocytaire, et
ils sont de mauvais pronostic.
On ne sait pas s'il s'agit de deux formes d'une même
maladie ou de deux maladies différentes.
Gheysens B; Baste
JC; Midy D; Pheline P; Alessandrin JF; Parrens M; De
Mascarel A
Service de Chirurgie Generale et Vasculaire, Hôpital
St Andre, Bordeaux.
J Chir (Paris) 1994 Nov;131(11):492-5
8/ D'après son titre, cet
article concerne les localisations
mésentériques de la maladie de
Castelman (article
rédigé en italien).
Mirescu D; Ody B; Greco A;
Hauser H; Wettstein P
Radiol Med (Torino) 1985 Mar;71(3):164-6
9/ Un cas de maladie de Castelman
localisée au niveau
rétropéritonéal, associé
à une thrombopénie, est décrit (article
rédigé en polonais).
Siekierska M;
Jankowski Z; Szalach E
Pol Tyg Lek 1980 Feb 18;35(7):245-6
10/ Description d'un cas de
localisation sus-claviculaire de maladie de Castelman.
Blandino A;
Versace P; Fabiano V; Pandolfo I
Istituto di Scienze Radiologiche, Universita di
Messina.
Radiol Med (Torino), 1998 Apr, 95:4, 388-90
11/ Deux cas de localisation de
maladie de Castelman au niveau cervical dont le diagnostic a
été porté sur l'histologie ; la
personne s'étant présentée avec une
masse cervicale et un syndrome inflammatoire
isolés.
el Messaoudi A; el
Edghiri H; Lazrak A; Jazouli N; Kzadri M
Clinique d'O.R.L. et Chirurgie Maxillo-Faciale, Hopital des Spécialités, Rabat, Maroc.
Rev Laryngol Otol Rhinol (Bord)
1993;114(3):189-91
12/ Un cas de maladie de Castelman
localisée au niveau du larynx est décrit chez
une femme de 74 ans (article rédigé en
allemand).
Szmeja Z;
Obrebowski A; Burian P
HNO 1984 Jun;32(6):252-4
13/ Cet article porte, d'après
son titre, sur la maladie de Castelman et l'amyloïdose
(article rédigé en espagnol).
Pasquau Liano F;
Rodriguez-Lafora M; Carbonell Biot MC; Vilar Zanon A
Med Clin (Barc) 1990 Jan 20;94(2):78-9
14/ Un nouveau cas de pemphigus
vulgaire associé à un pseudo-lymphome de
Castelman est décrit. Ce cas, avec atteinte
cutanéo-muqueuse, a été
amélioré après l'ablation chirurgicale.
Une revue de la littérature est
présentée.
Monpoint S;
Frappier JM; Petibon E; Feneyrou B; Guillot B; Baldet P;
Barneon G; Thorel M; Zabarino
Service de Dermatologie et Phlebologie, Hôpital Saint-Charles, Montpellier, France.
Dermatologica 1989;178(1):54-7
15/ Les rôles de l'interleukine
6 (IL-6) et de l'IL-2 ont été
étudiés respectivement dans la
physiopathologie de la maladie de Castelman et de celle du
lymphome malin à CD25, par l'étude de
l'expression des gènes des cytokines (par
immunohistochimie et par hybridation in situ).
Peuchmaur M
Service d'Anatomie et de Cytologie pathologiques, Hopital
Necker-Enfants malades, Paris.
C R Seances Soc Biol Fil 1991;185(5):257-61
16/ La maladie de Castelman est
parfois décrite aussi dans le cadre d'un syndrome,
défini par Bardwick, et dénommé POEMS
(Polyneuropathy, Organomegaly, Endocrinopathy, Monoclonal
component and Skin changes). Ce syndrome pouvant donner
d'autres signes (œdèmes, cachexie,
glomérulopathie microangiopathique, plus rarement
hypertension pulmonaire, nécrose cutanée). La
thrombocytose ou la polycythémie peuvent en
être le principal symptôme. POEMS est parfois
associé à des désordres
lymphoprolifératifs. La maladie de Castelman est
souvent retrouvée lors de l'analyse histologique des
ganglions. La physiopathologie de POEMS est inconnue, mais
la surproduction de cytokines inflammatoires a
été rapportée, notamment pour le
TNF-alpha, l'IL-6 et l'IL-1 bêta. Certaines des
manifestations cliniques pourraient s'expliquer par
l'augmentation de ces cytokines. La polyneuropathie et la
cachexie sont les principales causes de décès.
Hormis les corticostéroïdes et le traitement des
lésions osseuses, le traitement est décevant
et le taux de survie est de 60% à cinq ans.
Rose C; Mahieu M;
Hachulla E; Facon T; Hatron PY; Bauters F; Devulder B
Service de médecine interne, unité de médecine interne-hématologie clinique,
hôpital Saint Vincent, Lille,
France.
Rev Med Interne 1997 Jul;18(7):553-62
17/ Chez des porteurs sains de
rétrovirus HTLV-1, on a décrit parfois la
présence d'adénopathies suggérant la
présence d'une infection rétrovirale ou d'une
maladie de Castelman.
Ces éléments sont issus de l'étude
d'une série française de 15 patients adultes
atteints de leucémie à cellule T causée
par l'HTLV-1. Parmi ces patients, 9 étaient
originaires d'une zone endémique (Antilles et
extrémité des îles des Caraïbes) et
6 d'Afrique (où la prévalence de l'HTLV-1 est
élevée mais où très peu de cas
de leucémie à cellules T ont été
décrits chez l'adulte). Cette infection
rétrovirale est caractérisée par une
immunodéficience (strongyloïdose
réfractaire, pneumonie à pneumocystose,
syndrome lymphoprolifératif polyclonal B) et d'autres
pathologies associées aux rétrovirus
(polyarthrite, pneumonie lymphocytaire interstitielle). Ces
présentations cliniques sont similaires à
celles décrites au cours du syndrome de
lympho-adénopathie du VIH. Des chimiothérapies
sont utilisées pour les lymphomes agressifs, mais
tôt ou tard des résistances apparaissent et le
pronostic est mauvais. L'indication d'une greffe de moelle
osseuse allogénique est encore à
l'étude.
Rio B; Louvet C;
Gessain A; Dormont D; Gisselbrecht C; Martoia R; Auzanneau
G; Miclea JM; Baumelou E; Dombret H; et al
Service d'hematologie, Hôtel Dieu, Paris.
Presse Med 1990 Apr 21;19(16):746-51
18/ Une rémission
complète a été obtenue par traitement
par interféron-alpha d'un cas de maladie de Castelman
multicentrique.
Tamayo M; Gonzalez
C; Majado MJ; Candel R; Ramos J
Am J Hematol 1995 Aug;49(4):359-60