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Concernant votre
demande de conseil de CHU dans la région de Toulouse
qui serait plus conforme à vos perspectives, nous
n'avons pas de contact. Vous pourriez vous adresser à
l'association Diagonale (18, rue des 7 Troubadours, 31000
Toulouse) qui pourra peut-être vous renseigner.
Concernant
l'évaluation biologique de l'effet d'un traitement
anti-HIV, il n'existe aucun marqueur fiable à 100%.
Initialement, on avait recours surtout à la mesure
des lymphocytes T4 : l'estimation la plus fiable est
donnée par la valeur absolue par mm3 et surtout par la valeur en
pourcentage. Toute modification importante des T4 doit
être confirmée par un nouveau dosage. Certains
recommandent d'associer la mesure des lymphocytes totaux en
valeur absolue et celle des triglycérides. Des
études ont montré que la fiabilité de
la mesure des T4 serait d'autant plus élevée
qu'il existe une concordance avec ces deux autres marqueurs
: ainsi, quand les T4 sont au dessus de
200/mm3, les lymphocytes totaux sont au
dessus de 1 000/mm3 et les triglycérides en
dessous de 2,5g/l et inversement ; concernant la charge
virale : cet examen est complémentaire de la mesure
des T4, mais malheureusement, c'est un examen encore
insuffisamment utilisé que ce soit en ville aussi
bien qu'à l'hôpital. Son coût encore trop
élevé fait que même dans certains
hôpitaux de pointe, sa prescription en est
limitée et, en ville, de nombreux laboratoires, qui
le réalisent, ne donnent pas la possibilité au
patient de se faire rembourser. Actuellement, en ville, cet
examen peut être pris en charge par la
sécurité sociale à condition d'utiliser
le libellé suivant : culture du virus HIV dans le
suivi thérapeutique et charge virale (pour plus de
précision et notamment pour la réalisation de
cet examen pour une personne en province, contacter de notre
part le Docteur LY à l'Institut Fournier, 25, bd
saint Jacques, 75680 Paris cedex 14, Tel. : +33 (0)1 40 78
26 00). Les médecins prescrivant ainsi en ville la
charge virale n'ont, a priori, pas eu de problème
avec les RMO (effectivement cela risque de ne pas être
le cas pour les profils et typages du laboratoire
Burkel).
Concernant le CMV :
effectivement la sérologie est souvent positive :
cette sérologie témoigne de la présence
d'anticorps dés qu'une personne a été
en contact avec le CMV, qu'elle ait fait
antérieurement une affection à CMV apparente
ou, le plus souvent, inapparente ; ce qui est le cas dans 50
à 60% de la population et chez 90 à 95% des
homosexuels. Cette sérologie n'a pas
d'intérêt chez la personne séropositive
pour apprécier le risque de faire une infection
clinique à CMV et notamment une rétinite
à CMV. Ce risque est très rare au dessus de
100 T4/mm3 et devient fréquent en
dessous de 50/mm3. L'examen au Fond d'œil doit
être réalisé régulièrement
en dessous de 100 T4mm3 (d'après certains auteurs
tous les trois mois et tous les mois en dessous de 50
T4/mm3). La mesure de la virémie
à CMV est l'autre examen important. Elle consiste
à mettre en évidence le CMV dans le sang en
utilisant une culture cellulaire. Quand elle est positive,
il y a une probabilité de 50% que la personne fasse,
dans les six mois, une infection clinique à CMV
(rétinite ou, plus rarement, digestive, pulmonaire ou
neurologique) ; deux virémies positives signent
à 50% (et pour d'autres auteurs à 100%) la
survenue d'une infection clinique à CMV dans les
trois mois ; mais dans ce cas, les traitements
préventifs seront inefficaces. Enfin, il convient,
notamment en dessous de 50 T4/mm3, de consulter en urgence si un
problème de vue, même léger,
apparaît. La mesure dans les urines de la virurie est
parfois utilisée, mais elle est plus difficile
à interpréter.
Si vous souhaitez avoir
plus de précisions sur le CMV, nous vous conseillons
de contacter de notre part Serge LECOZ, coordinateur
scientifique de la revue Info traitements (dans cette revue,
plusieurs articles ont été consacrés au
CMV et notamment aux traitements préventifs et
curatifs) de l'association Actions Traitements (190, Bd de
Charonne, 75020 Paris, Tel. : +33 (0)1 43 67 66 00).
Concernant les examens
pour mettre en évidence un risque d'activité
de la toxoplasmose, les moyens sont limités à
la détection du moindre signe clinique, neurologique
ou psychiatrique (il peut s'agir d'un symptôme banal
comme des céphalées, ou d'une atteinte motrice
ou sensitive, de convulsions, d'une cécité, de
troubles de la personnalité, d'une confusion, d'une
désorientation, voire d'un coma) qui doit conduire
à la pratique d'un scanner au plus tard dans les 48
heures ou d'une IRM. Classiquement, ce risque est plus
fréquent chez les personnes ne suivant pas une
prophylaxie primaire et qui ont moins de 200
T4/mm3 ou moins de 15%. Si les T4 sont
inférieurs à ces valeurs sur deux examens,
cette prophylaxie est conseillée. Pour ce faire,
l'utilisation du Bactrim (1 cp/j) est en
général bien supportée (en cas
d'allergie, une désensibilisation est possible) et
permet aussi de procurer une prévention primaire ou
secondaire de la pneumocystose.
Concernant l'utilisation
de la radiesthésie pour tester les remèdes qui
seraient les plus adaptés pour une personne
donnée, nous n'avons pas d'élément pour
vous répondre.
Pour information, nous
devons éditer sur notre serveur Internet un texte en
C.30. dans lequel nous avons
évoqué le système Mora qui permettrait
de suspecter la toxicité des molécules selon
les personnes. (0997)