Q-R 1
Q A-t-on aujourd'hui
une preuve RÉELLE qu'une fellation (sans éjaculation
dans la bouche) peut être vecteur du HIV ?
De même pour un
simple cunnilingus ?
Ou essaie-t-on de
"nous" faire peur (prévention) au cas où, un jour,
cette possibilité d'infection serait confirmée
?
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R
La fellation peut
être un mode de transmission du HIV en cas de
lésion buccale pouvant saigner (cela peut être
le cas avec des ulcération, des aphtes, ou chez des
personnes ayant les gencives fragiles, notamment lors d'un
brossage des dents trop énergique. En l'absence de
lésions de la bouche pouvant saigner, la fellation
n'est pas un mode de transmission du HIV. Lors de pratiques
sexuelles qui mettent la bouche en contact avec les parties
génitales de la femme (cunnilinctus), il y a un
risque de transmission au cas où des lésions
saigneraient au niveau de la langue (ce qui,
spontanément, est peu fréquent), ou si, au
cours de cette pratique sexuelle, apparaît un
saignement au niveau de la langue : ce peut être le
cas au niveau du frein de la langue, lors d'un effort
inhabituel de celle-ci. (0897)
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Q-R 2
Q J'aimerais savoir si
le risque de transmission augmente lors d'un cunnilingus,
juste après un brossage de dents ? Si oui,
après combien de temps (après le brossage), ce
risque diminue-t-il ?
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R
Si des
secrétions vaginales infectées par le VIH sont
mises en contact avec un saignement des gencives secondaire
à un brossage des temps (brossage trop intensif ou
non car certaines personnes saignent plus facilement que
d'autres des gencives), il y a un risque de transmission du
VIH.
En théorie, la cicatrisation se fait en moins de 3
minutes. Mais, cela correspond à une cicatrisation
d'une plaie minime se faisant en état "de repos" (stationnaire)
. ce qui n'est pas le cas lors d'un cunnilingus où il existe une mobilisation de plusieurs muscles de
la région buccale pouvant retarder cette cicatrisation
d'une durée qu'il est donc difficile d'établir précisément et qui est sans doute variable d'un sujet à un autre.
Le seul conseil que nous pouvons vous donner, c'est
d'éviter de vous laver les dents avant les rapports
sexuels. (1199)
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Q-R 3
Q Pourriez-vous
m'indiquer quel est le risque (pourcentage) de contamination
lors d'un cunnilingus, sachant que l'on a une gencive qui
saigne et des petites blessures sur la langue ?
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R
Lors d'un
cunnilingus effectué par une personne dont les
gencives saignent et qui présente des petites
blessures sur la langue, il existe un risque de transmission
du virus VIH si la partenaire est infectée par le
VIH.
Ce risque est moins élevé que lors d'un
rapport sexuel avec intromission pénienne dans le
vagin. Mais il n'existe aucune étude permettant de
dire qu'elle est le pourcentage chiffré de risque.
(0200)
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Q-R 4
Q Lors d'une relation
avec une femme peu fréquentable rencontrée
dans un bar, je l'ai légèrement
masturbée et je lui ai embrassé le sexe et l'entrejambe.
Je ne parle pas de
cunnilingus, juste de baisers, sans qu'il y ait de
secrétions vaginales en contact avec ma bouche, ni
introduction de la langue de ma part. Est-ce que je cours le
risque d'être séropositif ?
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R
S'il n'y a pas eu
de contact entre votre bouche et des secrétions
vaginales (ni introduction de votre langue), il n'y a aucun
risque, a priori, d'avoir été contaminé
par le VIH à l'occasion de baisers effectués
sur le sexe et l'entrejambe d'une femme.
En fait, cela revient à dire que votre bouche a
été uniquement en contact avec de la peau qui
est un tissu par lequel le virus ne peut se transmettre
(s'il n'y a pas de plaie ou de lésion pouvant
saigner).
Cependant, si vous l'avez masturbée, il n'est pas
exclu que cela ait conduit à l'accroissement de la
production locale de sécrétions vaginales avec
possibilité d'extériorisation de ces
secrétions à l'entrée du sexe.
Cependant, d'après votre question, cela ne se serait,
a priori, pas produit.
Si cela s'était produit à votre insu (en
quantité minime), il y aurait un risque si cette
femme est séropositive et que vous présentiez,
à ce moment-là, une lésion pouvant
saigner au niveau de votre bouche (lésion pouvant ne
pas être visible à l'œil nu). (0200)
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Q-R 5
Q Est-il vrai que des
substances, contenues dans la salive, détruisent le
virus VIH ?
Et, si c'est le cas,
est-ce que cela a un effet sur le niveau du risque de
transmission de l'infection à VIH lors de la
fellation ou du cunnilingus en comparaison avec les autres
voies de transmission sexuelles du VIH ?
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R
Il existe
effectivement des substances dans la salive qui ont une
action anti-VIH. Nous l'avons antérieurement
évoqué sur notre serveur Internet
(<http://www.positifs.org/>).
Mais cette action anti-VIH s'est
révélée d'emblée insuffisante
pour être mise à profit dans le traitement de
l'infection à VIH (même en tant que traitement
complémentaire).
Et, aucune étude n'a démontré que la
présence de ces substances avait un quelconque effet
sur le niveau de probabilité de transmission du VIH
à l'occasion de pratiques sexuelles faisant
intervenir la bouche et la langue. (0701)
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