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Co-facteurs


Q-R 1

Q Je suis séropositif depuis plus de 12 ans. Je n'ai jamais accepté de prendre de traitement officiel. Depuis mon adolescence, j'ai recours à l'homéopathie et à la phytothérapie pour me soigner et j'ai toujours essayé d'avoir une alimentation équilibrée. Cela peut-il expliquer que mon organisme ait pu réagir au mieux aux agressions du virus HIV ? J'aimerai pouvoir en parler avec des médecins et avec d'autres personnes séropositives afin d'échanger nos points de vue et nos expériences.

Tous mes amis infectés par le HIV ont reçu des traitements à base d'AZT, de ddC et de ddI. Ils sont tous morts. Qu'en pensez-vous ?

R Il faut savoir que l'évolution de l'infection à HIV (et notamment la survenue ou non d'infections opportunistes) est très variable selon les personnes. Tout d'abord, on sait que parmi les quelques 200 souches de HIV répertoriées, certaines sont plus virulentes que d'autres. Mais cela n'est pas suffisant pour expliquer cette hétérogénéité au niveau de l'évolution des personnes infectées par ce virus, car les souches très virulentes de HIV sont relativement peu répandues. C'est la raison pour laquelle il apparaît de plus en plus probable que des co-facteurs du HIV agissent chez certaines personnes en synergie avec le HIV.

L'étude de ces co-facteurs par la médecine officielle est malheureusement encore limitée. Ces co-facteurs seraient nombreux (ne se limitant pas qu'aux mycoplasmes sur lesquels travaille le Pr Montagnier). Mais de nombreux co-facteurs sont encore hypothétiques.
Les carences en certaines vitamines et oligo-éléments interviennent très probablement, notamment en vitamine C et sélénium, mais aussi peut-être en vitamine PP, vitamine E, bêta-carotène, zinc, etc. Des co-infections notamment par d'autres virus et certains parasites sont fort probables.
Des facteurs écologiques pourraient aussi intervenir : cela pourrait être le cas de la dioxine (multiplication nette de la croissance du HIV in vitro) et du distilbène (utilisé massivement de 1953 à 1977 au cours de grossesses, il a été responsable plus de vingt ans après de cancers chez les enfants de ces femmes ; il pourrait être un cofacteur du sarcome de Kaposi et peut-être du HIV ; ce qui est particulièrement troublant, c'est que sa formule chimique est très proche de celle de l'AZT).
De nombreux autres co-facteurs potentiels pourraient être évoqués : par exemple les facteurs génétiques (système HLA), le stress (certaines manifestations du stress pouvant avoir un effet bénéfique ou négatif sur les défenses immunitaires suivant que sont mises en jeu certaines hormones (mélanotonine pour l'effet bénéfique ou au contraire le cortisol et l'adrénaline).

Pour revenir à votre cas : le fait de n'avoir pas été exposé à certains co-facteurs potentiels du HIV pourrait expliquer peut-être votre évolution favorable. De même, l'alimentation, le mode de vie, l'utilisation de certains traitements alternatifs / complémentaires a pu s'opposer à l'action de certains co-facteurs.
Des études sont en cours par la médecine officielle pour essayer de comprendre pourquoi certaines personnes infectées par le virus HIV évoluent peu ou pas dans la maladie ("Long Term Survivors" ou "Long Term non-Progressors"). Mais ces études ne se limitent qu'à certains paramètres.
Dans l'idéal, il faudrait pour chaque personne répertorier de nombreux paramètres biologiques et non biologiques. Il faudrait en fait répertorier un maximum d'informations sur chaque personnes en intégrant une histoire exhaustive de la personne, une étude familiale et les données concernant le mode de vie et l'environnement. Ensuite, il faudrait faire une étude statistique portant sur toutes ces personnes. Cela est malheureusement encore du domaine de l'utopie.

Nous pourrions envisager de créer sur notre serveur Internet une telle rubrique ... (0197)


Q-R 2

Q Je suis séronégatif.

Ma compagne est séropositive depuis 1990, son état actuel est le suivant : asymptomatique, charge virale actuelle 8 000 copies/ml (5 000 copies/ml en 04.97) et CD4 actuels 1 150 (800 CD4 en 04.97).

Désirant faire un enfant, nous souhaitons connaître l'état des connaissance sur une trithérapie pendant la grossesse ; quelle est à votre avis la thérapie la plus adaptée (type, démarrage du traitement, effets secondaires sur l'enfant à venir...) ?

Enfin une dernière question : que penser d'une augmentation simultanée de la charge virale et des CD4 : n'est ce pas contradictoire ?

Pour finir, nous tenons à remercier de tout cœur votre équipe pour le temps et l'énergie consacrés à une précédente demande de renseignements de notre part, et vous féliciter pour votre disponibilité.

R Concernant votre question sur la signification d'une augmentation simultanée de la charge virale et des lymphocytes T4 : il faut s'assurer avant tout si cette augmentation est certaine (pour cela, il faudrait éventuellement refaire un mois après ces examens) et surtout si l'augmentation de la charge virale est significative. Ce n'est pas le nombre de copies/ml qui permet de le dire mais le log : seule une augmentation (ou une diminution) de 0,5 est considérée comme significative (dans le cas d'un passage de 5 000 à 8 000 copies/ml, il est fort probable que l'augmentation du log soit inférieure à 0,5 ; ce qui signifie que cette augmentation en copies/ml ne correspond pas à une réelle augmentation).

Ceci dit, dans la mesure où une augmentation significative de la charge virale et une diminution de la valeur des lymphocytes des T4 sont des témoins d'un risque d'évolution, l'on n'observe en général pas de discordance. Cependant, il existe des cas où il y a une discordance.
Cela peut s'expliquer par le fait que ces témoins ne sont pas des marqueurs systématiquement fiables et surtout en raison de la signification des mécanismes qu'ils permettent d'explorer.

La charge virale correspond à la quantité de virus dans le sang circulant ; certains pensent que ce n'est pas un reflet total de la quantité de virus dans l'organisme (le virus est présent aussi au niveau de certaines cellules de tissus comme les poumons, le cerveau et les intestins). À ceci, il faut ajouter que la charge virale n'explore pas les autres facteurs qui interviendraient en synergie avec le HIV (en effet, il semblerait que le HIV ne puisse pas expliquer à lui-seul l'apparition de l'épidémie de Sida en 1981, ni l'hétérogénéité des manifestations du Sida en général et suivant les personnes ; des co-facteurs, qui pourraient intervenir chez certaines personnes, expliqueraient partiellement, par exemple, pourquoi certaines personnes font certaines affections opportunistes et pourquoi certaines évoluent plus rapidement que d'autres. De nombreux co-facteurs ont été avancés, la plupart sont encore hypothétiques ; d'autres sont plus probables comme l'herpès virus de type 6 qui expliquerait pourquoi certaines personnes feraient un sarcome de Kaposi. Et donc, ce virus herpès, qui est différent des virus herpès communs, fait l'objet de travaux de recherche afin d'essayer de trouver un traitement spécifique complémentaire).

En ce qui concerne les lymphocytes T4, il faut savoir qu'il ne s'agit pas d'un marqueur spécifique au HIV ; et donc, des variations secondaires à d'autres causes peuvent survenir. De plus, il existe des variations physiologiques (chronobiologiques) chez les personnes séropositives asymptomatiques (et chez les personnes non-infectées par le HIV) en fonction par exemple des mois et des saisons (et même au cours de la journée où elles peuvent atteindre des variations de 100% ; ce qui ne pose pas de problème en pratique puisque les analyses de sang sont réalisées toujours aux mêmes heures dans la matinée).

Concernant votre question sur l'état des connaissances sur les trithérapies durant la grossesse et notre avis sur la thérapie la plus adaptée (type, démarrage du traitement, effets secondaires sur l'enfant à venir...), nous n'avons malheureusement pas beaucoup plus d'informations à vous communiquer depuis notre précédente réponse.

Vous trouverez quelques informations complémentaires dans le courrier que nous avons adressé le 9 septembre au Pr Dormont de l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida (ANRS) auquel nous avions justement écrit :

" Actuellement, l'AZT est donc le seul traitement recommandé officiellement en France (pour la femme enceinte). Des essais sont en cours avec AZT + 3TC, et d'autres ont été évoqués avec AZT + névirapine.

Les inhibiteurs de protéase, en raison de leurs effets hépatiques sur le fœtus, ne font, a priori, pas l'objet de protocole chez la femme enceinte. Nous avons lu que le D4T aurait une bonne diffusion placentaire, mais actuellement, il n'y a aucun protocole en France utilisant cette molécule dans le cadre de cette prévention (information communiquée par téléphone par le laboratoire Bristol-Myers Squibb).

Nous souhaiterions savoir si vous avez d'autres informations concernant les protocoles autres que celui de l'AZT en monothérapie, concernant la prévention de la transmission du HIV de la mère au fœtus, ainsi que les résultats préliminaires de ces protocoles. Nous souhaiterions aussi savoir si, à la suite de la publication de Greenberg B-L- et coll. (Abstract Tu-C. 2592, Congrès de Vancouver, 1996), des protocoles ont été envisagés avec un apport anténatal en certaines vitamines A.

Nous avons, à ce sujet, une autre série de questions à vous poser.

Le NIH aux États Unis, vient de faire onze recommandations concernant le traitement du HIV. La huitième mentionne que "les femmes doivent recevoir une thérapie anti-HIV optimale qu'elles soient enceintes ou non".

Actuellement, la thérapie anti-HIV optimale en matière de traitements officiels est représentée par les trithérapies utilisant un inhibiteur de protéase. Donc, soit la recommandation du NIH considère que les inhibiteurs de protéase ont une toxicité hépatique "tolérable" pour le fœtus en regard du risque possible de transmission du HIV au cours du 1er trimestre de la grossesse (dans 35% des cas de transmission), soit, ce qui est peu probable (en raison du risque d'accroissement de la multiplication virale chez la mère et d'induction de résistances), que, dans ce cas, l'inhibiteur de protéase soit arrêté temporairement pendant quelques mois. Avez-vous des précisions à ce sujet et qu'en pensez-vous ?

Un autre problème, sur lequel nous souhaiterions aussi avoir votre avis, est soulevé par cette recommandation du NIH. L'utilisation d'analogues nucléosidiques inhibiteurs de la reverse transcriptase tout au long de la grossesse pose le problème du risque mutagène de ces molécules qui pourrait survenir, a priori, surtout en début de grossesse.

Comme vous le savez, le test d'Ames utilisé pour la réalisation des dossiers d'AMM, peut être négatif alors que sur d'autres tests, notamment le SOS-Chromotest (qui est plus sensible que le test d'Ames), il peut être positif pour certaines molécules (c'est le cas notamment de l'AZT).

Le SOS Chromotest a été expérimenté depuis 1988 (Hoffnung et Quillardet, Institut Pasteur). Une publication avait montré que, avec ce test, l'AZT est fortement positif (même avec de faibles doses inférieures à 100 nanogrammes par ml) suivi de près par le ddI ; le D4T et surtout le ddc étant les moins positifs ; le 3TC n'avait pas été testé (Mamber S.W. et coll., Antimicrob. Agents and Chemotherapy, 34, 1237-1243, 1990).

Une interrogation des banques de données sur la période 1990-1997 sur les molécules anti-HIV testées par le SOS-Chromotest n'a permis de localiser qu'une seule publication (sur hydroxyurée) ! Cela est d'autant plus surprenant que ce test est peu onéreux (moins de 3 000FF) et de réalisation simple et rapide.

Certains seront tentés de dire qu'il est difficile d'extrapoler les résultats de ces tests de l'in vitro à l'in vivo. Mais en l'absence de possibilité de réaliser un test de mutagénicité chez l'être humain pour des raisons d'éthique, ces tests (et pas seulement celui d'Ames) conservent leur utilité.

Dans le cas où toutes les molécules anti-HIV seraient positives sur le SOS-Chromotest, cela permettrait de retenir éventuellement, chez la femme enceinte, les molécules les moins positives parmi les plus efficaces.

L'accroissement du nombre de courriers électroniques que l'on nous a adressés sur le traitement préventif de la transmission du HIV de la mère à l'enfant correspond probablement à un accroissement du nombre de personnes séropositives souhaitant avoir un enfant ; ce qui s'expliquerait par les résultats actuellement très encourageant obtenus avec certaines trithérapies.

C'est la raison pour laquelle nous souhaiterions avoir une réponse détaillée à nos deux séries de questions.

Concernant la question de la mutagénicité des analogues des nucléosides, il s'agit d'un sujet qui nous avait déjà préoccupé. Elle avait déjà été évoquée à la suite de la publication des résultats du protocole ACTG 076 dans l'article "AZT et procréation". Il semblerait que, l'AZT étant prescrit à la femme en fin de grossesse, ce risque soit en fait limité.

À l'époque, le Conseil National du Sida a cependant recommandé qu'un suivi des enfants nés de mère séropositive ayant reçu de l'AZT pendant leur grossesse soit assuré, si possible au delà de l'adolescence.

Si des recommandations de traitements par trithérapie étaient conseillées pendant toute la durée de la grossesse, et en tenant compte du fait que le nombre de femmes séropositives souhaitant avoir un enfant continue de s'accroître, il serait impératif de s'assurer que les molécules utilisées ont un risque mutagène nul ou le plus limité."

Le Pr DORMONT ne nous ayant pas répondu, nous avons transmis le 5 octobre copie de ce courrier à Monsieur Serge LECOZ de l'association ACTIONS TRAITEMENTS (190, Bd de Charonne, 75020 Paris, Tel. : +33 (0)1 43 67 66 00) en lui demandant d'essayer d'avoir des réponses et des précisions sur ces questions. Vous pourriez donc peut-être essayer de contacter Monsieur Serge Lecoz. (1097)


Q-R 2

Q Ayant consulté les FAQ (très bien gérées, bravo), je souhaiterais avoir plus de renseignements concernant les papillomavirus, les molluscum, et surtout (aucune données trouvées à ce jour) sur les verrues. Je porte l'arsenal complet (séro depuis 10 ans). Pour les papillomavirus et les molluscums, le traitement existe et est assez efficace ; en revanche, j'ai des verrues sur les mains (importantes et nombreuses) et je n'ai rien trouvé concernant ce sujet. J'ai essayé l'azote, l'acide salycilique jusqu'à 30%, le laser (les dermatos ne sont pas vraiment encore au point devant ce type de verrues). Il est possible que le foyer infectieux réside dans les intestins (j'ai essayé quelques traitements, sans résultats). Auriez vous des infos concernant des traitements locaux, et quel types de vitamines et/ou oligo-éléments vous semblent utiles comme traitements liés à cette infection.

R Merci, tout d'abord, pour votre appréciation sur nos FAQs.
Vos compliments sont très stimulants pour les bénévoles que nous sommes depuis près de dix ans. Nous avons eu la chance de saisir très vite que le SIDA était une urgence planétaire et que son étude permettait d'agir dans bien d'autres domaines médicaux, et non-médicaux, communs au SIDA. Et nous avons la certitude que ce n'est qu'à travers ce type de bénévolat, et grâce à la technologie d'Internet (à condition qu'elle soit bien maîtrisée) que nous pourrons soulever des montagnes avec des milliards d'internautes.

Concernant les verrues, il s'agit de papillomavirus n'ayant aucun caractère de malignité, mais qui ont la caractéristique d'être hautement récidivants. Il y a plus d'une trentaine de papillomavirus différents. Certains sont responsables de maladies malignes ; c'est le cas de ceux qui sont responsables, chez la femme, du cancer du col de l'utérus, dont le diagnostic est réalisé facilement à partir du frottis, et dont le traitement par laser est très efficace. Chez l'homme, ces virus sont responsables de pathologies bénignes ; mais à la différence de la femme, ils se traduisent par des lésions qui ont des manifestations plus extériorisées et extensives, et qui ont tendance à récidiver très souvent. Précisons que, de toutes les Maladies Sexuellement Transmissibles (c'est le cas de certaines affections occasionnées par certains papillomavirus), ce sont les plus contagieuses, et les seules que l'on pourrait contracter par des contacts limités (siège de WC, cabines d'essayage de maillots de bain). Les caractères récidivants et facilement transmissibles sont aussi des apanages bien connus des verrues.

Chez les personnes infectées par le virus VIH, les affections dues à des papillomavirus sont plus fréquentes que dans la population générale.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la plupart des virus qui peuvent co-infecter les personnes infectées par le VIH ont des propriétés oncogènes. C'est le cas de certains papillomavirus qui peuvent occasionner, outre le cancer du col de l'utérus, des cancers ano-rectaux et épidermiques.

Nous terminons actuellement la rédaction d'un vaste article qui aborde divers sujets à partir, notamment, de la procréation, de l'AZT, du distilbène, du VIH et des autres rétrovirus (publication sur notre serveur Internet http://www.positifs.org/ courant mai 1999).
Nous vous transmettons un court extrait de cet article, où nous évoquons une voie de traitement complémentaire des papillomavirus ayant une action maligne. Mais nous pensons que cette voie de traitement serait à tenter pour des pathologies bénignes récidivantes induites par des papillomavirus, notamment les verrues.

Une étude a été réalisée chez 155 personnes infectées par le VIH, dont 14,2% présentaient des lésions cervicales squameuses épithéliales et 19,4% un déficit en vitamine A (<1,05 micromol/l). L'analyse univariable montre une association de ces lésions avec un déficit en vitamine A (p<0,029), des lymphocytes T4 <200/mm3 (p<0,001), avec une charge virale détectable (p<0,028) et avec la présence de papillomavirus dans les sécrétions cervico-vaginales (p<0,001).
Après inclusion de ces facteurs dans un modèle de régression statistique, une association significative avec ces lésions persiste avec la présence de papillomavirus (p<0,003) et un déficit en vitamine A (p<0,017). L'association avec un niveau bas de CD4, trouvée par d'autres équipes, n'atteint pas ici la significativité, probablement en raison d'un effectif de patients insuffisant (French A. et al., XIIth International Conference on AIDS, abstract n° 22301, Geneva, 1998).
La question est de savoir quelle vitamine A utiliser. En effet, il existe de nombreux types différents de vitamine A. Il semblerait que la plus intéressante soit le bêta-carotène (celui des carottes râpées ; les carottes cuites perdant leur efficacité). Certaines vitamines A, comme certains rétinol, pouvant majorer la prolifération du VIH dans certaines cellules (démontré in vitro dans les monocytes), sont à éviter jusqu'à preuve du contraire.
Un autre traitement pourrait être intéressant pour les affections à papillomavirus. Il s'agit de la
podophylline. Nous l'avons évoqué sur notre serveur Internet à la rubrique "F. Aspects médicaux du Sida".
Ce traitement a été proposé aussi pour traiter des pathologies en rapport avec deux autres virus qui peuvent aussi co-infecter les personnes infectées par le VIH.
Ainsi, dans le sarcome de Kaposi (cause la plus probable : virus herpès HHV8) : la podophylline (Condyline® : 2 applications par jour pendant 3 jours/7, durant cinq semaines, chaque cure pouvant être espacée au début de 7 jours) ; rappelons que l'étoposide, proposée dans le traitement du sarcome de Kaposi, est un dérivé de la podophylline. Et, dans la leucoplasie chevelue (due au virus d'Epstein Barr et par un papillomavirus), on a aussi proposé la podophylline. Par ailleurs, pour cette affection, on a aussi proposé un traitement local qui recoupe celui évoqué précédemment pour les verrues : application locale de vitamine A acide à 0,1% ; Locacid solution®, 1 application tous les 2 ou 3 jours, ou tous les jours durant 6 semaines ; puis, 1 application tous les 3 jours. Parfois, une application matin et soir durant 4 jours est suffisante ; à renouveler ultérieurement.

Concernant le molluscum, nous n'avons pas plus d'informations à vous communiquer que celles se trouvant dans "Aspects médicaux du Sida" de notre serveur Internet (<http://www.positifs.org/>). (0799)



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1ère version : mars 1998

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mise à jour en juillet 1999.