POSITIFS INTERNET

FAQ


Accueil Positifs => en résumé => index général => Index des FAQ => Buis / SPV30.

Plan du site


Buis / SPV30


Q-R 1

Q Merci de me faire savoir ce que vous pensez du SPV30.

R Les premières études réalisées avant 1995 avec l'extrait de buis SPV 30 chez des patients asymptomatiques (i.e. qui n'ont pas fait d'infections opportunistes depuis leur premier test) ayant entre 200 et 500 lymphocytes T4 par mm3, avaient montré sur six mois une remontée significative d'environ 100 T4.

Les dernières études publiées en 1996, toujours réalisées chez des patients asymptomatiques, ont montré au bout de six mois une bonne tolérance, mais une augmentation de la charge virale chez les patients recevant 1 980 mg par jour de SPV 30 ; ce qui signifie que, paradoxalement, la dose de 990 mg par jour est plus efficace (diminution de la charge virale, alors en 6 mois, de plus de 50% chez 60% des personnes, et augmentation des T4 dans 41% des cas).

Donc, le SPV 30 semble une voie intéressante, mais peut être moins que d'autres traitements dits complémentaires (à ce sujet, vous pouvez vous reporter au numéro spécial sur le Sida réalisé par la revue Vous et Votre Santé qui sera en kiosque la semaine prochaine) et dans lequel nous publions un article sur plusieurs voies de recherche qui concernent des thérapeutiques complémentaires). Il serait utile que des études soient réalisées avec le SPV 30 en association avec d'autres traitements officiels ou non, et pas uniquement chez des patients à un stade asymptomatique. Pour plus de précisions sur le SPV 30, vous pouvez vous reporter sur notre serveur Internet <http://www.positifs.org/> (0897)


Q-R 2

Q Comment se procurer de l'extrait de feuille d'olivier et du buis ? Avez-vous de nouvelles précisions sur ces traitements ? Quelles vitamines et oligo-éléments vous semblent utiles comme traitements complémentaire du HIV ?

R Concernant l'extrait de feuille d'olivier, nous ne connaissons pas d'autres adresses pour se le procurer que celles mentionnées dans notre article.

Depuis la publication de notre article sur cet extrait et son action inhibitrice sur les protéases (et peut-être aussi sur le CMV), nous n'avons pas eu d'autres publications que celle de Positive Health News. Quelques personnes nous ont fait part de leurs expériences : les résultats semblent aller dans le sens d'une certaine action. D'autres personnes, ayant constater que, parmi les cas rapportés dans notre article, certains prenaient du naltrexone, ont essayé de prendre ce produit sans l'extrait d'olivier (à la dose de 3 mg en prise unique le soir, ce qui nécessite de trouver un pharmacien qui accepte de fractionner au 1/30 les comprimés de Nalorex® qui sont dosés à 50 mg) et il apparaît que cela serait intéressant, notamment sur la charge virale.

Nous envisageons d'ailleurs de faire un article sur le naltrexone. En bref, il favorise l'action des cellules Natural Killers des lymphocytes CD8 cytotoxiques. Il semblerait avoir une action intéressante sur des lymphomes, des cancers du pancréas et le HIV. Un des principaux expérimentateurs du naltrexone (Dr Bihari, New York, Tel. : +1 212-929-4196, Fax : +1 212-229-9371) l'utiliserait en association avec des inhibiteurs de protéase et des analogues des nucléosides type D4T et 3TC. Pour les contre-indications : association avec de la morphine et ses dérivés, avec de la codéine et en cas d'altération des fonctions hépatiques ou rénales.

Concernant l'extrait de buis (SPV30), certaines personnes ont pu l'obtenir en s'adressant au chef de produit (Laboratoire Arkopharma) du SPV30 avec une prescription de leur médecin.

Concernant, ce produit, je vous rappelle ce que nous avons déjà mentionné (et encore récemment dans l'article "L'état de la recherche" paru dans le numéro spécial sur le Sida de Vous et Votre Santé, N°50, août 1997, page 14-20) que seules les posologies de 990 mg/jour sont à utiliser (paradoxalement, des augmentations de charge virale sont plus fréquemment observées, et de façon significative, à la dose de 1 980 mg/jour). Par ailleurs, nous avons fait en juin une recherche bibliographique et nous n'avons pas trouvé d'autres publications depuis le congrès de Vancouver en 1986. Et donc, nous nous interrogeons sur l'efficacité du SPV30 à long terme.

Concernant les vitamines et oligo-éléments, nous recommandons la vitamine C (de l'ordre de 750 mg/jour, le kiwi en contient de grandes quantités), la vitamine E (3 cp/jour de Toco 500®) et le sélénium (2 ampoules le matin de sélénium granions®) ont été officiellement recommandés à l'issue de la Seconde Conférence Internationale sur la Nutrition et l'Infection à HIV (23-25/04/97, Cannes) et que cette information a été relayée notamment dans le journal Remaides de l'association Aides.

Pour notre part, nous considérons aussi que l'utilisation de glucuronamide est utile (Guronsan®, 1 cp le matin) en raison des résultats préliminaires publiés sur son action sur l'immunité, mais aussi en raison de son action hépatoprotectrice démontrée (particulièrement intéressante pour des personnes absorbant tous les jours des comprimés en nombre et notamment des trithérapies antirétrovirales) et de son action physiologique sur le cycle entéro-hépatique qui permettrait de contrebalancer les troubles de l'absorption intestinale, troubles existant très précocement de façon asymptomatique et qui concernent notamment les vitamines, oligo-éléments de l'alimentation et peut-être aussi les autres médicaments absorbés.

Il y a certes d'autres voies qui nous semblent intéressantes (cf. les articles de notre journal Sida Tout Va Bien, ceux de notre serveur Internet <http://www.positifs.org/> et le numéro de Vous et Votre Santé), mais il serait important pour certaines de ces voies que d'autres études soient réalisées sur une plus grandes échelle. Or, cela coûterait cher et il n'y a pas actuellement cette volonté de la part de l'industrie pharmaceutique et de la plupart des ministères de la Santé, et ce d'autant plus, en raison des résultats intéressants obtenus avec certaines trithérapies (comme D4T/Zerit® + 3TC/Epivir® + indinavir/Crixivan® ou celles avec nelfinavir/Viracept®). Certains, dont nous sommes, pensent cependant qu'il est nécessaire d'envisager, sans plus tarder, des multithérapies comportant plus de trois médicaments et en associant aussi certains traitements complémentaires. (1097)



Haut de page
 

1ère version : mars 1998.

© Copyright association POSITIFS, France, 1998.
Page maintained by Sylvain & Christian.