R Concernant l'extrait de feuille
d'olivier, nous ne connaissons pas d'autres adresses pour se
le procurer que celles mentionnées dans notre
article.
Depuis la publication de
notre article sur cet extrait et son action
inhibitrice sur les protéases (et peut-être
aussi sur le CMV), nous n'avons pas eu d'autres publications
que celle de Positive Health
News. Quelques
personnes nous ont fait part de leurs expériences :
les résultats semblent aller dans le sens d'une
certaine action. D'autres personnes, ayant constater que,
parmi les cas rapportés dans notre article, certains
prenaient du naltrexone, ont essayé de prendre ce
produit sans l'extrait d'olivier (à la dose de 3 mg en
prise unique le soir, ce qui nécessite de trouver un
pharmacien qui accepte de fractionner au 1/30 les
comprimés de Nalorex® qui sont dosés
à 50 mg) et il apparaît que cela serait
intéressant, notamment sur la charge virale.
Nous envisageons
d'ailleurs de faire un article sur le naltrexone. En bref, il favorise l'action des
cellules Natural Killers des lymphocytes CD8 cytotoxiques.
Il semblerait avoir une action intéressante sur des
lymphomes, des cancers du pancréas et le HIV. Un des
principaux expérimentateurs du naltrexone (Dr Bihari,
New York, Tel. : +1 212-929-4196, Fax : +1 212-229-9371)
l'utiliserait en association avec des inhibiteurs de
protéase et des analogues des nucléosides type
D4T et 3TC. Pour les contre-indications : association avec
de la morphine et ses dérivés, avec de la
codéine et en cas d'altération des fonctions
hépatiques ou rénales.
Concernant l'extrait de
buis (SPV30), certaines personnes ont pu l'obtenir en
s'adressant au chef de produit (Laboratoire Arkopharma) du
SPV30 avec une prescription de leur médecin.
Concernant, ce produit, je
vous rappelle ce que nous avons déjà
mentionné (et encore récemment dans l'article
"L'état de la recherche" paru dans le numéro
spécial sur le Sida de Vous et Votre
Santé,
N°50, août 1997, page 14-20) que seules les
posologies de 990 mg/jour sont à utiliser
(paradoxalement, des augmentations de charge virale sont
plus fréquemment observées, et de façon
significative, à la dose de 1 980 mg/jour). Par
ailleurs, nous avons fait en juin une recherche
bibliographique et nous n'avons pas trouvé d'autres
publications depuis le congrès de Vancouver en 1986.
Et donc, nous nous interrogeons sur l'efficacité du
SPV30 à long terme.
Concernant les vitamines
et oligo-éléments, nous recommandons la
vitamine C (de l'ordre de 750 mg/jour, le kiwi en contient de
grandes quantités), la vitamine E (3 cp/jour de Toco
500®) et le sélénium (2 ampoules le matin
de sélénium granions®) ont
été officiellement recommandés à
l'issue de la Seconde Conférence Internationale sur
la Nutrition et l'Infection à HIV (23-25/04/97,
Cannes) et que cette information a été
relayée notamment dans le journal Remaides de l'association Aides.
Pour notre part, nous
considérons aussi que l'utilisation de glucuronamide
est utile (Guronsan®, 1 cp le matin) en raison des
résultats préliminaires publiés sur son
action sur l'immunité, mais aussi en raison de son
action hépatoprotectrice démontrée
(particulièrement intéressante pour des
personnes absorbant tous les jours des comprimés en
nombre et notamment des trithérapies
antirétrovirales) et de son action physiologique sur
le cycle entéro-hépatique qui permettrait de
contrebalancer les troubles de l'absorption intestinale,
troubles existant très précocement de
façon asymptomatique et qui concernent notamment les
vitamines, oligo-éléments de l'alimentation et
peut-être aussi les autres médicaments
absorbés.
Il y a certes d'autres
voies qui nous semblent intéressantes (cf. les
articles de notre journal Sida Tout Va Bien, ceux de notre serveur
Internet <http://www.positifs.org/> et le numéro de
Vous et Votre
Santé),
mais il serait important pour certaines de ces voies que
d'autres études soient réalisées sur
une plus grandes échelle. Or, cela coûterait
cher et il n'y a pas actuellement cette volonté de la
part de l'industrie pharmaceutique et de la plupart des
ministères de la Santé, et ce d'autant plus,
en raison des résultats intéressants obtenus
avec certaines trithérapies (comme D4T/Zerit® +
3TC/Epivir® + indinavir/Crixivan® ou celles avec
nelfinavir/Viracept®). Certains, dont nous sommes,
pensent cependant qu'il est nécessaire d'envisager,
sans plus tarder, des multithérapies comportant plus
de trois médicaments et en associant aussi certains
traitements complémentaires. (1097)