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C.3. Informations sur le SIDA et Préventions - Page 2 PDF print email
Written by Administrator   
Wednesday, 18 November 2009 03:58

1. Présentation

Faire le test du Sida nécessite de recevoir une information appropriée et claire sur certains points, afin d'éviter les incertitudes inutiles et de propager de fausses vérités. À l'occasion de cet examen, le médecin doit transmettre impérativement certains messages et être capable de répondre à toute une série de questions de toute sorte, en évitant des simplifications qui seraient réductrices. En abordant le thème du test du Sida, nous serons amenés à évoquer ou à développer la plupart des domaines médicaux concernant le Sida, mais aussi l'hépatite C, dont les modes de transmission sont similaires, et dont l'allure épidémique est confirmée. Parler du test du Sida nous conduira aussi à envisager d'autres domaines du quotidien, comme la sexualité, l'exclusion, l'angoisse existentielle et la mort. La première version de ce texte a été établie à l'occasion de conférences destinées à la formation de médecins qui sont amenés à proposer ce test à des personnes et à leur remettre ensuite le résultat. Leurs auteurs considèrent que la lecture de ce texte ne pourra qu'être bénéfique à toute personne.


2. Description du test du Sida

Le test* du Sida, ou sérologie du VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine), disponible depuis 1985, fait appel à deux techniques de dosage.
Le dépistage est assuré, dans un premier temps, par une technique elisa.
Les laboratoires doivent effectuer deux tests elisa sur chaque prélèvement (cette obligation légale n'est pourtant pas encore réalisée dans les centres de transfusion sanguine, pour des motifs économiques inconcevables !).
Dans le cas où ce premier test se révèle positif, on refait un dosage par une technique de Western blot. Il en est de même si deux tests elisa donnent des résultats douteux.
Ce deuxième test permet, soit de confirmer une positivité, soit d'éliminer un faux positif obtenu avec le test elisa.
Le Western blot permet de caractériser les réactivités obtenues vis-à-vis des différentes protéines du VIH ; il est considéré comme positif s'il y a présence d'anticorps de la personne dirigés contre les protéines d'enveloppe (gp41, 120, 160), associée à au moins un anticorps dirigé contre une protéine interne du virus (P18, 24, 34, 40, 51, 55, 68).

* Ce test permet de détecter simultanément le VIH1, ainsi que le VIH2 qui est beaucoup moins répandu (Sénégal, Guinée-Bissau, etc.).
Le VIH possède 3 gènes codant pour différentes protéines = gag (pour "groupe antigène" codant pour des protéines internes ou de "core" = p50 et 40 qui se cliveront en p13, 18 et 24), pol (pour "polymérase" codant pour des enzymes nécessaires à sa réplication comme p68 pour la reverse-transcriptase et p34 pour l'intégrase) et env (pour "enveloppe" codant pour des glycoprotéines gp110 et 41 issues de gp160 ; la gp110 est une partie de l'enveloppe permettant la pénétration du virus dans la cellule-cible, le lymphocyte T4 ou le macrophage, en interagissant au niveau du récepteur de sa membrane cellulaire ; la gp41 induit en plus la fusion cellulaire ou syncytium qui est un des éléments cytopathogènes du VIH).
Précisons que le VIH, contrairement aux autres rétrovirus, possède d'autres gènes intervenant dans sa réplication et expliquant son pouvoir hautement pathogène.


3. Signification du test du Sida

Un test positif confirmé par Western blot signifie que le sujet a été contaminé par le virus VIH, ou, plus exactement, qu'à la suite d'un contact avec ce virus, son système immunitaire a fabriqué des anticorps. En effet, ce test n'explore que la présence d'anticorps et non pas directement celle du virus. Seules des techniques utilisées dans certains laboratoires de recherche (amplification du génome par PCR) peuvent mettre en évidence directement la présence d'une partie du virus. Ce test ne permet pas de préciser la date de la contamination.
Cependant, le Western blot donne, pour chaque réponse en anticorps, un dosage semi-quantitatif (positif, faiblement positif, négatif). Une réponse en anticorps positive sur tous les anticorps est plutôt en rapport avec une réaction adéquate du système immunitaire du sujet ; ce qui est souvent le cas au cours des premières années de l'infection, et inversement. En effet, la cinétique antigène-anticorps débute juste après la contamination par une apparition transitoire de l'antigène p24 du virus, suivie, après une période de quelques mois (parfois cependant plus longue), de l'ascension de l'anticorps p24 au moment de la séroconversion. Après plusieurs années d'évolution, l'antigène réapparaît, précédé d'une chute des anticorps.



Last Updated on Friday, 19 March 2010 22:01