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C.22. XIème Conférence Internationale sur le SIDA Vancouver (7-12 juillet 1996) - Stress oxydatif PDF print email
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Monday, 21 December 2009 12:28

Stress oxydatif


VI, 1 : Mo.B.1294

R Trotti et coll.* rappellent que de nombreux travaux indiquent que le stress oxydatif active la réplication du VIH in vitro et peut conduire à la péroxydation et à l'altération de l'ADN des cellules infectées. 22 patients (CDC C3 avec CD4<200mm3) ont été étudiés vs 20 contrôles séronégatifs. Ils ont montré qu'une augmentation chronique du stress oxydatif pouvait favoriser l'hypercoagubilité chez les personnes infectées par le VIH, et donc l'apparition de complications thrombotiques (augmentation de l'index de péroxydation, de l'activité anti-oxydante de la glutathione péroxydase érythrocytaire [GSH-Px], des fragments F1+2 de la prothrombine et du dimère D chez les personnes au stade SIDA, p<0,001 pour chaque paramètre ; de plus une bonne corrélation a été trouvée entre GSH-Px et le dimère D [r=0,52, p<0,05]).
* "IRCCS C ; Mondino" Via Palestro,3-27100 Pavie, Italie. Tel : 0039-382-380268, Fax : 0039-382-380286


VI, 2 : Tu.A.2002

SL Walmsley et coll.* ont montré que le glutathion (GSH) et la cystéine (CYS) sont diminués de 50% (p<001) comparativement au contrôle, avec une augmentation de 25% (p<0,3) des produits dissulfite oxydés (GSSG). Les dissulfites mixtes plasmatiques (CYS-SG) et les ponts dissulfiques protéiques (GS-SPr) sont 2 à 3 fois augmentés (p<0,5). Le GSH et la CYS des lymphocytes sont réduits de 30-35% (p<0,01) avec une augmentation non significative de leurs produits dissulfites oxydés. Le rapport entre thiol et dissulfite plasmatique et des lymphocytes est réduit de 30% (p<0,01). Les taux plasmatiques et lymphocytaires bas en GSH et CYS chez les personnes séropositives semblent être en rapport avec l'augmentation du stress oxydatif et de la consommation de ces substances. D'autres études devront déterminer le bénéfice de l'apport exogène de substance comme le N-acétylcystéine (NAC) pour combattre cette consommation.
* The Toronto Hospital, General Division, EN G-219, 200 Elisabeth Street, Toronto, Ontario, Canada, M5G2C4.


VI, 3 : Pub.B.1083

J Diego et coll.* ont étudié l'activité de la superoxyde dismutase dans les monocytes de sang humain rapportée aux protéines totales (SOD/TP) chez 27 patients séropositifs (9 stade I, 3 stade III, 11 stade IV) et chez 8 patients séronégatifs. Aucune corrélation n'a été trouvé entre le SOD/TP et les lymphocytes totaux (r=0,08), les lymphocytes CD4 (r=0,11) et les CD8 (r=0,01). Une différence statistiquement significative existe entre le SOD/TP des patients séropositifs et celui des patients séronégatifs (moyenne : 0,52 vs 0,21 U/gTP). D'autres études sont en cours pour confirmer que cette augmentation de la SOD expliquerait indirectement l'altération de la balance oxydant/anti-oxydant au cours de l'infection à VIH.
* C.T.S.P.-U.N.R.-Suipacha 531-Rosario-2000 Argentine. Tel/Fax : 5441-370765


VI, 4 : Mo.A.1024

M Edeas et coll.* ont montré in vitro que l'apport exogène de superoxyde dismutase Cuivre-Zinc dépendante (SOD) pénètre dans la cellule, augmente l'activité totale en SOD, inhibe la lipoperoxydation des cellules, limite la consommation cellulaire en GSH (glutathion-SH) et inhibe la réplication du VIH ; cette inhibition n'intervenant plus aux stades avancés de l'infection. Les auteurs suggèrent que l'association in vivo de la SOD et/ou d'autres piégeurs de radicaux libres à des antiviraux pourrait, si elle est débutée assez précocement, prolonger la période de latence et l'émergence des résistances aux antiviraux.
* Laboratoire de Biochimie, Hôpital Antoine Béclère, 157 rue de la Porte de Trivaux, 92141 Clamart cedex, France. Tel : (33) 01 45 37 43 10, Fax : (33) 01 45 37 47 45


VI, 5 : We.A.3081

D Kinchington et coll.* ont montré que des analogues de l'acide benzoïque, en présence d'anticorps activant les anti-CD3, co-stimulent les cellules monocytaires du sang périphérique (PBMC) de manière dose dépendante (p=0,001). Cet effet s'accompagne de l'induction de la phosphorylation tyrosyl d'un certain nombre de substrats protéiques cellulaires. Ces deux effets sont abolis en présence d'un anti-oxydant l'hydroxytoluène butylé. Les études avec des anticorps monoclonaux ciblés sur les cellules présentant l'antigène B7-1 ou B7-2 indiquent que les effets de ces dérivés de l'acide benzoïque nécessitent l'interaction du CD28 (un récepteur co-stimulant des cellules T) avec le ligand B7. Il est possible que ces composés agissent au niveau intracellulaire par l'intermédiaire de la formation de radicaux libres qui déclencheraient un signal. Les implications de ces résultats pour l'infection à VIH sont à envisager.
* Dept Virology, St Bartholomew's Hospital, 51-53 Bartholomew's Close, London ECIA 7BE


VI, 6 : We.A.3073

H Raoul et coll.* ont montré que l'infection des macrophages par le VIH peut altérer la production de radicaux libres (RL) et que les modifications de la production des RL peuvent influencer la réplication du VIH : dans l'heure qui suit l'infection in vitro, on observe une induction des gènes MnSOD et iNOS au niveau de la culture des macrophages. L'expression du gène MnSOD se traduit par des modifications non spécifiques, biophysiques de la membrane. L'induction de la transcription du gène iNOS est associée à l'expression du gène du TNFa, de l'IL-Ib et de l'IL-6. Au moment du maximum de la réplication virale, on observe une sur-expression des gènes MnSOD et iNOS dans les cultures de macrophages infectées par des souches de VIH ayant un tropisme macrophagique. Avec celles ayant un tropisme lymphocytaire, on observe une down-régulation du gène de MnSOD. Au moment de l'induction du MnSOD, une expression du gène du TNFalpha est aussi notée. L'utilisation d'un inhibiteur transcriptionnel du TNFa est capable d'abolir l'activation du gène de la MnSOD. Aucune modification n'est notée au niveau de la transcription du gène de la Cu/ZnSOD. Une surproduction de NO accroît la réplication du VIH au niveau des macrophages infectés.
* CEN-FAR, DSV/DRM/SNV, 60-68 av de la Division Leclerc, 92265 Fontenay aux Roses, France. Tel : (33) 01 46 54 78 05, Fax : (33) 01 46 54 77 26


VI, 7 : Tu.B.2275

JP Allard et coll.* ont montré, chez 39 patients vs 15 contrôles, que le stress oxydatif est plus élevé chez les personnes séropositives et que leur taux sanguin en vitamines anti-oxydantes est plus faible, et ce quel que soit le stade de l'infection : peroxydes lipidiques (31,3 +/- 9 vs 4,5 +/- 0,8 nmol/ml, p<0,05), vitamine C (35,6 +/- 2,5 vs 75,7 +/- 4,3 mmol/l, p<0,005), vitamine E / a-tocopherol (970 +/- 51 vs 1146 +/- 112 g/dl, p<0,005), b-carotène (12,23 +/- 2,27 vs 20,46 +/- 2,22 g/ml, p<0,05). Il reste à déterminer si la supplémentation en vitamines anti-oxydatives permettra de réduire ce stress oxydatif.
* The Toronto Hospital, General Division 200 Elisabeth Street-9EN 217A, Toronto, Ontario, Canada M5G2C4. Tel : (416) 340-5159, Fax : (416) 348-0065


VI, 8 : We.B.3257

RG Lalonde et coll.* ont montré chez 25 patients (CD4=233 +/- 49/mm3) que l'apport alimentaire d'anti-oxydant (vitamines C et E, b-carotène, sélénium et Zinc) ne réduisait pas le stress oxydatif mesuré par la concentration plasmatique de malondialdéhyde (MDA). Les valeurs de MDA sont plus élevées pour ceux ayant les valeurs les plus élevées de CD4 (r=0,39, p<0,10), chez ceux, paradoxalement, recevant de la vitamine E (p=0,03) et chez les fumeurs. Le niveau de glutathion leucocytaire n'est pas influencé par la diète ou l'apport en anti-oxydants ni par le niveau des CD4.
* Immunodeficiency Service, Montréal Chest Institute, 3650 St. Urbain, Suite 803, Montréal, Québec, H2X 2P4 Canada. Tel : 514-843-2090, Fax : 514-843-2092, E-mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it


VI, 9 : We.B.3258

JM McDermid et coll.* précisent l'abstract We.B.3257, en indiquant que, parmi les patients étudiés, 67% utilisaient des compléments alimentaires. Parmi ceux-ci l'apport alimentaire en vitamine C et en zinc était plus élevé (respectivement p=0,01 et (p<0,001) avec un apport protéique et énergétique identique (respectivement p=0,46 et p=0,48) ; leur supplémentation en vitamine C et E était de plus de 10 fois plus élevé que celles recommandées (Recommended Nutrient Intake for Canadians/RNI), respectivement pour 36 et 45 % de ces patients.
* 3815 rue Drolet, #4, Montréal, Québec, H2W 2L3 Canada. Tel : 514-845-0630, Fax : 514-398-7739, E-mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it



Last Updated on Friday, 19 March 2010 21:25