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C.44. Progestérone et immunité vis-à-vis du VIH PDF print email
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Monday, 01 February 2010 19:56
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Progestérone et immunité vis-à-vis du VIH, de la tolérance immunitaire (fertilité, grossesse, avortement), des maladies auto-immunes et de l'allergie.


PLAN
  1. Progestérone et infections à VIH et à SIV
  2. Immunité et grossesse (et avortement spontané).
    1. Progestérone.
    2. Cytokines.
    3. HLA.
    4. Maladies auto-immunes.
    5. Allergie.
  3. Conclusion provisoire.
  4. Annexe.

La progestérone joue un rôle particulièrement important dans l'immunité. Ses effets sont complexes et nécessitent que des études complémentaires soient réalisées pour préciser ces effets du point de vue de diverses affections et surtout de l'infection à VIH.
De nombreuses études sur la progestérone ont été développées ces dernières années afin de comprendre pourquoi, au cours de la grossesse (période caractérisée par des valeurs élevées en progestérone), il existe une tolérance immunitaire qui fait que la mère tolère d'une part le matériel génétique transmis par le spermatozoïde et d'autre part, ensuite, le fœtus lui-même, et qu'elle ne développe pas de rejet immunologique de ces éléments étrangers.
Donc, ces études dans ce domaine constituent un modèle pour mieux comprendre les phénomènes de tolérance immunitaire et ceux qui correspondent aux situations d'immunodépression, ainsi que d'auto-immunité (puisque certaines affections auto-immunes peuvent être soit exacerbées, soit améliorées au cours de la grossesse ; cf. infra : II.D.).
À ceci, il faut ajouter que de nombreuses études ont été réalisées ces dernières années pour étudier certains mécanismes d'infertilité. La principale conclusion de ces études (non résumées dans la suite de notre article) est que les modifications induites au niveau de l'acrosome du spermatozoïde, nécessaires à son introduction au niveau de l'ovocyte, sont induites par la progestérone. Cet effet est médié par une interaction au niveau des récepteurs à la progestérone qui sont présents au niveau des spermatozoïdes. La conséquence en est un afflux de calcium qui induit la réaction acrosomale. Cet afflux de calcium s'explique en partie par la mise en jeu des canaux calciques.
De ce fait, il conviendrait d'envisager d'autres études afin d'étudier si le fait que ces récepteurs à la progestérone soient présents au niveau des spermatozoïdes chez l'homme pourrait avoir d'autres incidences dans d'autres domaines, comme les différentes affections immunologiques.
Il convient de rappeler à ce propos que certains chercheurs ont avancé que l'infection des cellules par le VIH pourrait se faire par l'intermédiaire d'autres récepteurs que le CD4 (communément présent au niveau des lymphocytes T4), et notamment par des récepteurs appelés canaux ioniques (récepteurs sodiques, calciques ou potassiques qui interviennent dans de multiples fonctions physiologiques). Le canal calcique serait un récepteur important, notamment pour expliquer l'infection des cellules au niveau du cerveau (à ce niveau, le récepteur des CD4 n'existe pas).
Cependant, il convient de souligner la complexité de ces phénomènes : la mise en jeu des canaux calciques au cours de la réaction acrosomale ne doit pas faire perdre de vue que la progestérone participerait à l'immunodépression de la grossesse en inhibant le canal potassique au niveau des cellules T (cf. infra II.A.8.), et sans agir (ou en agissant peu) sur les autres canaux ioniques (calciques, ainsi que sodiques).

Last Updated on Friday, 19 March 2010 18:07
 
C.42. Intérêts de l'EPO (érythropoïétine) au cours de l'infection à VIH et d'autres maladies! PDF print email
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Monday, 01 February 2010 19:37
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Chronique du cyclisme en marge du Tour de France.

Dopage à l'EPO ou les mésaventures d'un analogue de... l'oxygène!

EPO et Mélanotonine : même combat, même destinée?

Notre propos n'est pas de prôner certaines formes de dopage, mais de nous interroger sur la pertinence de certains arguments avancés et sur certains non-dits utilisés par ceux qui ont ouvert la chasse aux sportifs qui ont recours à des substances dopantes ; ce qui a eu pour conséquence de porter le discrédit sur une substance naturelle et physiologique ayant des effets thérapeutiques bénéfiques par ailleurs.
Nous essayerons de comprendre pourquoi la lutte contre le dopage s'est transformée depuis 1998 en une véritable traque humaine, particulièrement systématique vis-à-vis de certains sportifs du monde cycliste.
Enfin, nous rappèlerons que l'EPO peut avoir des effets thérapeutiques intéressants -voire essentiels- au cours de l'infection à VIH, ainsi qu'au cours de certaines autres maladies, en particuliers pour les personnes atteintes d'insuffisance rénale nécessitant des hémodialyses (rein artificiel).

Nous serions tentés de dire que s'en est assez de tirer ainsi sur des pianistes !

La principale question que nous nous sommes posée, et qui nous a conduit à envisager la rédaction de cet article, est la suivante : pourquoi avoir occulté la nature de l'EPO ?
En effet, l'EPO est un facteur physiologique de croissance (une cytokine) intervenant dans le contrôle, la différenciation et la survie des cellules précurseurs des globules rouges (Lacombe C. et al., Haematologica, 1998, 83:8, 724-32). Il s'agit donc d'un régulateur hormonal naturel fondamental (les conditions d'anémie ou d'hypoxie tissulaire étant des stimuli de sa production ; ce qui se traduit par une augmentation de l'hémoglobine, des réticulocytes et de l'hématocrite) permettant d'assurer une érythropoïèse correcte chez les êtres vivants ; ce qui est indispensable pour assurer l'oxygénation correcte des tissus.
D'autres propriétés de l'EPO sont encore à l'étude. Ainsi, on vient de mettre en évidence que l'EPO aurait un effet trophique sur les neurones cholinergiques du système nerveux central, s'opposant à la mort de certaines cellules nerveuses. Et l'activité de l'extrémité des neurones moteurs innervant les muscles est accrue chez l'animal lors d'un apport localisé d'EPO (Campana VM. et al., Int J Mol Med, 1998, 1:1, 235-41). Citons aussi son action possible dans les défenses immunitaires contre les infections : l'EPO accroît certaines fonctions des macrophages, notamment contre le Candida albicans (Lefkowitz DL. et al., Inflammation, 1997, 21:2, 159-72).

Last Updated on Friday, 19 March 2010 18:13
 
C.41. Ostéoporose et VIH PDF print email
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Monday, 01 February 2010 18:40
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Rôle des trithérapies, de l'apoptose, de la lipodystrophie, des cytokines, du métabolisme oxydatif et d'autres co-facteurs?
Étude d'un cas dans le contexte de publications internationales.

Il existe peu d'études (7 références sur la période 1990-1999) sur l'ostéoporose chez les sujets infectés par le virus de d'Immuno Déficience Humaine (VIH).

Une seule étude a été publiée avant l'introduction massive des trithérapies (Paton NIJ. et al., Calcif Tissue Int, 1997, 61(1):30-32). Sur 45 patients VIH+ étudiés, aucun cas d'ostéoporose n'est signalé. On observe cependant une légère baisse de la densité osseuse au niveau vertébral en comparaison avec les sujets contrôlés (p=0,04), mais il n'y a aucune différence significative au niveau du squelette entier et du col du fémur. Et, dans le cadre d'une étude longitudinale (15 mois après, chez 21 patients), on note une petite diminution de la masse osseuse au niveau du squelette entier (-1,6 %, p=0,02), mais pas de modification significative au niveau vertébral et du col du fémur. Donc, pour ces sujets, la masse osseuse est peu diminuée, malgré l'existence de plusieurs facteurs liés au VIH pouvant réduire cette masse osseuse, comme l'activation de certaines cytokines, la diminution de l'activité physique, des infections intestinales (même asymptomatiques, mais pouvant conduire à des troubles de l'absorption intestinale), l'hypogonadisme, une action directe du VIH sur les ostéoblastes.

De même, seulement deux études ont été présentées depuis l'ère des trithérapies.

Celle de Luna N et al. (Congrès de Chicago sur les rétrovirus, 1999, Abstract 679) a trouvé sur l'ensemble des 17 patients étudiés (âge moyen 37,5 ans, sexe : hommes, moyenne des CD4 : 450/mm3, moyenne des charges virales : 53 400 copies/ml, recevant tous une trithérapie) une nette diminution de la masse osseuse au niveau du squelette entier (et chez 13 patients, cette diminution est supérieure à 2,5 déviations standards en dessous de la moyenne), avec une diminution moindre au niveau des vertèbres lombaires et du col du fémur. Il n'y a cependant pas d'altération du métabolisme phosphocalcique et des concentrations hormonales.
Les causes de cette déminéralisation pourraient être en rapport avec l'utilisation des trithérapies comportant une antiprotéase, mais le D4T (Zérit®) pourrait aussi être en cause.

Une autre étude (Romeyn M. et al., 3e Conférence Internationale sur la nutrition et l'infection à VIH, Cannes, 1999, abstract 47) a été réalisée dans deux groupes (pas d'antécédent d'immobilisation prolongée, ni d'utilisation de glucocorticoïdes) chez lesquels la masse osseuse a été mesurée au niveau du col du fémur, du radius et des vertèbres lombaires.
Dans le groupe A (n=20, âge moyen : 42 ans, moyenne des CD4 < 100/mm3, 85% ayant une perte de poids supérieure à 10% dans le cadre d'un wasting-syndrome, 30% ayant une testostérone totale <450 mg/dl, 60% ayant utilisé des anabolisants pendant plus de 6 mois, 95% recevant une trithérapie et 85% un inhibiteur de protéase), 40% présentent une ostéoporose (plus de 2,5 déviations standards en dessous de la moyenne) et 45% une ostéopénie (plus d'une déviation standard en dessous de la moyenne).
Dans le groupe B (n=8, âge moyen : 37 ans, moyenne des CD4 >100/mm3, 75% ayant une perte de poids supérieure à 10% dans le cadre d'un wasting-syndrome, 75% ayant une testostérone totale <450 mg/dl, 87% ayant utilisé des anabolisants pendant plus de 6 mois, 100% recevant une trithérapie avec un inhibiteur de protéase), 13% présentent une ostéoporose et 87% une ostéopénie.
La perte osseuse survient relativement précocement par rapport au début de l'infection à VIH (après 6,8 années pour A et après 8 années pour le groupe B).

Last Updated on Friday, 19 March 2010 18:15
 
C.40. XIIème Conférence Internationale sur le Sida (Genève, 28 juin - 3 juillet 1998) PDF print email
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Tuesday, 05 January 2010 17:11
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Résumés et Classification de communications concernant certains aspects de l'infection à VIH, des co-facteurs, des traitements antirétroviraux et des traitements complémentaires.

  1. MODES D'ACTION
  2. UN CO-FACTEUR HYPOTHÉTHIQUE
  3. FACTEURS FAVORISANT LA TRANSMISSION DU VIH
  4. FACTEURS FAVORISANT L'ACTIVITÉ DU VIH OU L'ACCROISSEMENT DE LA CHARGE VIRALE
  5. FACTEURS GÉNÉTIQUES ET PRONOSTIQUES
  6. AUTRES FACTEURS PRONOSTIQUES
  7. APOPTOSE
  8. TRAITEMENTS PAR LES ANTIRÉTROVIRAUX
  9. VOIES DE TRAITEMENT DE LA TRANSMISSION MÈRE-ENFANT
  10. VOIES DE TRAITEMENTS PAR DES SUBSTANCES HUMAINES
  11. TRAITEMENTS À BASE D'OLIGO-ÉLÉMENTS OU D'ACIDES AMINÉS
  12. VOIES DE TRAITEMENTS À BASE DE PLANTES
  13. IMMUNOMODULATION
  14. TRAITEMENTS À VISÉE NEUROLOGIQUE
  15. TRAITEMENTS PAR DES LYMPHOKINES OU DES CYTOKINES
  16. DIVERS TRAITEMENTS

INTRODUCTION

À l'occasion de la 12ème Conférence Internationale sur le SIDA (Genève, juillet 1998), des séances de travail en réseau ont permis d'établir 44 résolutions communautaires (publiées notamment en octobre 1998 dans Le Pont, la publication officielle de ce congrès). Pour obtenir plus d'informations, vous pouvez consulter .
Deux de ces résolutions communautaires (n°37 et 38) concernent les traitements alternatifs/complémentaires :

N°37 : " Nous exhortons tous les co-organisateurs du Congrès (GNP+, IAS, ICASO, ICW, ONUSIDA) à reconnaître le rôle des médecines naturelles et des pratiques médicales traditionnelles, ainsi que celui des médecines alternatives et complémentaires, dans la prévention et le traitement du sida. Nous les invitons, en outre, à plaider pour que ce domaine de la médecine reçoive une part équitable des ressources consacrées à la recherche, aux traitements et à la prévention du sida."

N°38 : " Nous exhortons les organisateurs des prochaines conférences régionales et internationales sur le sida à réserver des occasions et des lieux pour échanger des idées et des expériences autour des thérapies traditionnelles et alternatives. Nous les pressons, en outre, d'accorder leur soutien aux réseaux mondiaux et régionaux œuvrant dans le domaine des thérapies traditionnelles et alternatives. Le groupe de Médecines naturelles, alternatives, traditionnelles et complémentaires (NATC) de l'IAS sera responsable du suivi des résolutions 37 et 38, ainsi que de leur implantation là où elle s'impose."

À l'heure où l'on continue de constater un effet bénéfique de certaines trithérapies pour une majorité de personnes, il était important que de telles résolutions soient promulguées.
En effet, il ne faut pas oublier que la plupart des personnes infectées par le VIH (celles habitant notamment en Afrique, en Amérique Latine et en Asie) n'ont toujours pas accès aux trithérapies, et souvent même pas aux prophylaxies élémentaires (celles de la pneumocystose et de la toxoplasmose) !
Et puis, concernant ces traitements, il ne faut pas perdre de vue que l'échec existe dans au moins 30% des cas ; que, pour d'autres, des résistances apparaissent, conduisant parfois à une impasse thérapeutique, et enfin que nous ne savons pas combien de temps durera cette efficacité.
À ceci, il faut ajouter que ces traitements sont parfois mal supportés (dans 50% des cas existent des effets secondaires) ou que certaines personnes, parmi celles ayant des bons résultats, souhaiteraient pouvoir alléger leur traitement.

Espérons que ces résolutions permettront de modifier les mentalités de certains.
Nous pensons notamment à tous ceux qui croient encore que les trithérapies ont réglé le problème du Sida (le désengagement des organismes de subvention, tant privés que publiques, en est un témoin flagrant ; ce qui est dramatique pour de nombreuses associations et pour les chercheurs).
Nous pensons aussi au ministère de la Santé en France.

Depuis plusieurs années, nous avons défendu l'idée de la nécessité d'analyser toutes voies de traitement.
On nous a reproché de nous intéresser de près aux thérapeutiques dites complémentaires ou à certains traitements non-officiels. Cela nous a valu d'ailleurs la suspension de nos subventions pour notre journal Sida Tout Va Bien (au détriment personnel de plusieurs membres de l'association POSITIFS), ainsi que l'impossibilité de pouvoir obtenir des subventions auprès de certains organismes privés (par exemple Ensemble Contre le Sida, la Fondation de France) pour le fonds d'aide que nous avons créé (FAR).
Il est bien dommage, pour nous, que ces résolutions n'aient pas été prises plus tôt.
Mais ne faut-il pas voir, dans ces résolutions, que de belles paroles ?

Toujours est-il qu'il nous semble important de pister toutes les voies de traitements, et en particulier en ce qui concerne des co-facteurs démontrés ou potentiels du VIH, sur lesquels n'agiraient pas les traitements antirétroviraux classiques.
Pour notre part, nous considérons que toutes les voies de traitement doivent être étudiées et faire l'objet d'une analyse critique.

Ainsi que nous l'avions fait à l'issue de la XIème Conférence Internationale sur le Sida (Vancouver, 1996), nous nous sommes attachés à étudier les 5 000 communications présentées au cours de cette XIIème Conférence Internationale sur le Sida (en provenance de plus de 136 pays) et d'en résumer certaines.
Notre choix s'est porté avant tout sur les communications concernant les mécanismes physio-pathologiques (en particulier les co-facteurs) et diverses approches thérapeutiques (notamment les thérapeutiques complémentaires). Nous avons aussi sélectionné des communications concernant d'autres aspects du Sida qui nous paraissent importants.
Nous avons écarté certaines communications dont le contenu était très succinct et qui annonçaient des résultats qui seraient transmis lors du congrès. Ce genre de communication est de plus en plus fréquent ; ce qui s'explique notamment parce que les communications adressées aux congrès sont réalisées plus de six mois avant la date des congrès. Il est bien dommage que leurs auteurs ne puissent pas les actualiser un mois avant les congrès.
Chaque résumé se termine par le numéro de l'abstract, le nom et l'adresse du premier auteur*.

La prochaine conférence internationale sur le SIDA se tiendra en Afrique du Sud (Durban, 9-14 juillet 2000).


Docteur Gilbert MAURISSON
Secrétaire général de POSITIFS
Mars 1999


* Si le contenu d'une communication vous intéresse particulièrement, n'hésitez-pas à contacter leur auteur !
Indiquez-lui que sa communication, présentée à la conférence de Genève, a été résumée sur notre serveur Internet et que vous souhaiteriez qu'il nous adresse la suite des résultats de ses travaux afin que nous en diffusions un résumé sur Internet.

Last Updated on Friday, 19 March 2010 18:16
 
C.39. Intérêt de l'utilisation d'antimutagènes PDF print email
Written by Administrator   
Tuesday, 05 January 2010 17:00
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INTÉRÊTS DE L'UTILISATION D'ANTI-MUTAGÈNES CHEZ LES PERSONNES INFECTÉES PAR LE VIH

Il est généralement admis que le maintien de l'efficacité d'un traitement antiviral dépend de la non-mutation des différentes souches virales présentes chez un même individu à un instant donné, ou de la non sélection par la pression du médicament de souches résistantes déjà pré-existantes. De plus, différentes pathologies tumorales (sarcome de Kaposi, lymphomes...) sont beaucoup plus fréquentes chez les personnes séropositives. On incrimine souvent dans ces pathologies tumorales l'immunodépression, même si le sarcome de Kaposi peut être observé chez les séropositifs ayant une immunité encore bien conservée ; mais on oublie souvent que les traitements antirétroviraux utilisés sont, pour beaucoup (AZT, ddI, D4T, ddC), mutagènes [1] - voire cancérigènes - sur des modèles expérimentaux et animaux. Ainsi, dans l'article paru dans STVB N° 30, nous avions cité la référence Cancer Research (1996) 56, 20, 4666-72, où il était rapporté que le ddC augmente la fréquence des lymphomes chez la souris. Concernant l'AZT, des cancers génitaux ont été décrits chez la souris et la rate (lettre d'information du laboratoire Wellcome envoyée à 700 médecins le 04.12.89). Cet effet n'a pas été à ce jour décrit chez l'être humain. Les mutations induites par les antirétroviraux vont se produire, à la fois, au niveau du virus et provoquer des résistances, mais également au niveau du patrimoine génétique cellulaire qui peut conduire à générer des cellules tumorales.
Il apparaît donc logique d'utiliser des substances anti-mutagènes capables de s'opposer tant aux mutations du virus pouvant générer des résistances, que des mutations du patrimoine cellulaire pouvant générer des cancers. Même au stade asymptomatique, chez un patient séropositif en abstention thérapeutique, avec un bilan biologique stable (charge virale et T4 stables), témoin de souches peu pathogènes, l'utilisation d'anti-mutagènes peut permettre, en maintenant stables les souches virales du patient, de maintenir très longtemps le stade asymptomatique. L'action des anti-mutagènes utilisés en complément thérapeutique s'ajoute aux mécanismes anti-mutagènes cellulaires.[2] Compte tenu de la diversité des mécanismes d'action spécifiques à chaque mutagène et antimutagène, il paraît raisonnable d'utiliser, au niveau de l'alimentation et des suppléments alimentaires, une très grande diversité d'antimutagènes. On doit cependant signaler qu'au niveau de l'incidence de la consommation, par l'alimentation, d'antimutagènes sur les risques de cancers, les rares études qui existent n'apportent pas encore de preuve convaincante sur leur utilité,[3] à l'exception du sélénium.[4]

Last Updated on Friday, 19 March 2010 18:20
 


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