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C.95- PROSTATIC CANCER OF VIRAL ORIGIN: HOMOLOGY OF HUMAN ONCOGENIC PAPILLOMAVIRUS (HPV) L1 WITH NU PDF print email
Written by TRAN Guy Mong Ky   
Saturday, 13 June 2015 11:07
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PROSTATIC CANCER OF VIRAL ORIGIN: HOMOLOGY OF HUMAN ONCOGENIC PAPILLOMAVIRUS (HPV) L1 WITH NUCLEOPHOSMIN (NPM1), A CONTROLLER OF ANDROGEN RECEPTOR TRANSCRIPTION

Association de la Recherche contre les Tumeurs de la Prostate ARTP 2014, 19 November, Paris

 

 

Background: We showed previously that HPV contained Prostatic Cancer (PC) related oncogenic proteins:

1°) HPV E2 (51-112) is homologous to an Epidermal Growth Factor (Tran MKG, 1997).

2°) E1 to PTEN, E6  and L1 to the c-Myc inhibitor Bin-1 (Bridging integrator 1 or amphiphysin II), a tumor suppressor deleted in 42% of PC (Tran GMK, 2008).

3°) HPV-18 E2 mimics Osteoprotegerin and ParaTHormone related Protein (PTHrP) active site (explaining bone metastasis). Anwar K (1992) found 80% HPV-18 in metastatic PC in Japan. Our meta-analysis concluded to a frequency of about 30%-40% (21-80%) oncogenic HPV (-16, -18, -33) in PC (EuroConf Cancer Pasteur Inst, 2004). The most important point is the PCR (E6 primer and fresh tissue); L1 primer and formalin-fixed, paraffin-embedded yielded negative results. For example, Terris MK (1997) obtained 21% positivity with E6 and 0% with L1 primer, in the same patients. Recent results confirm that use of paraffin-embedded tissues (Groom HCT, 2012; Ghasemian E, 2013) or L1 primer (Sylvestre RV, 2009) or both (13/104 versus 8/104 Aghakhani A, 2011) were unsuccessful.  Positive results were reported (in 10.5% Jalilvand S, 2014; worse overal survival, Pascale M, 2013).

Noda S (1975) described papillomavirus-like particles in electron microscopy of prostate cancer tissue. Whitaker NJ (2013) found koilocytes in HPV-18 infected prostate cancer.

Our aim is to link HPV to Androgen Receptor (AR). Another hormonal cancer linked to virus is breast cancer, as the virus integration site is Aromatase, the estrogen synthetizing enzyme (Tekmal RR, 1995).

Methods: Amino Acid (AA) sequence comparison between HPV (Lowe J, 2008) and  NPM1 (nucleophosmin), which controls AR transcriptional activity by promoting S-phase entry and hyperproliferation (cyclin switch D1 to E1 and p27kip1 loss) (Boudra R, ARTP 2013). Clinically, high p27kip1 is a correlate of better survival after prostatectomy at 5 years.

 

Results: HPV L1 chimera (types 16, 18, 31, 33, 44, 56, 66, 115) [type-16, AA 167-219] is homologous to NPM1 chimera (human, duck, alligator, sheep, rhinoceros, turtle,…)[AA 1-48]

NPM1 MEDSMDMDSMQPLRPQMFLFGC- - - SGAHWARISPCSLLGGFFAGCELKSD

HPV L1 VEDSMDV – SMDPKQIQMFLI GCKPPTGEHWAR-SPCSPVG- --AGDCELKSD

 Conclusion: Anti-androgen escape may be explained by AR mutations, but also in a PC subset (about perhaps 30%-40%, depending on the number of HPV serotypes screened) by a viral infection (oncogenic HPV), as HPV L1 is a viral NPM1 mimetic, enhancing AR transcriptional activity and inducing lethal p27kip1 loss. Japanese mushroom Shiitake is a non toxic and highly efficient anti-HPV (Smith JA, 2014). Indole 3 carbinol from cruciferous vegetables (Brussels sprouts, broccoli) are efficient against HPV-16 by viral transcription inhibition (Bradlow HL, 1999; Rieck GC, 2006). Anti-cancer drugs discovered by HPV-18 infected KB cells screening (Perdue RE Jr, 1982) may act, by serenpidity, as anti-HPV: Taxol (Paclitaxel, Docetaxel, Cabazitaxel), topotecan, Vinca Alkaloids (Vinorelbine, Vinflunine) . HPV vaccination of young men could protect against PC.

Bibliography Aghakhani A. Scand J Infect Dis 2011, 43: 64-9.Anwar K et al. Presence of ras oncogene mutations and human papillomavirus DNA in human prostate carcinomas. Cancer Res 1992, 52: 5991-6.          Boudra R et al. Nucleophosmin overexpression down-regulates p27Kip1 and induces hyperproliferation in the prostate gland of transgenic mice. ARTP 2013.  Bradlow HL. Multifunctional aspects of the action of indole-3-carbinol as an antitumor agent. Ann N Y Acad Sci 1999, 889: 204-13. Review. De Villiers EM. Breast Cancer Res 2005, 7: R1-R11  Ghasemian E. Asian Pacific J Cancer Prev 14: 3305-8 Groom HCT. PLoS ONE 2012, 7(3): e34221.  Jalilvand S. Asian Pac J Cancer Prev 15 (17), 7029-35   Lowe J et al. Evolutionary and structural analyses of alpha-papillomavirus capsid proteins yields novel insights into L2 structure and interaction with L1. Virol J 2008, 5: 150.  Noda S. The Kurume Med J 1975, 22: 261-8 Pascale M Disease Markers 2013, 35: 607–13  Perdue RE Jr. KB cell culture I. Role in discovery of antitumor agents from higher plants. J Nat Prod 1982, 45: 418-26.  Rieck GC. Mol Nutr Food Res 2006, 52: 105-13. Smith JA et al. Evaluation of active hexose correlated compound (AHCC) for the eradication of HPV infections in women with HPV positive Pap smears. Int Conf  Soc Integrative Oncology, Houston, Oct 28, 2014.    Tekmal RR, Durgam VR. The overexpression of int-5/Aromatase, a novel MMTV integration locus gene, is responsible for D2 mammary tumor cell proliferation. Cancer Lett 1995, 88: 147-55.  Terris MK Urology 1997, 50: 150-6.  Tran GMK et al. Role of human papillomavirus type 18 in a subgroup of prostatic cancer with bone metastases: Its protein E2 contains the osteoprotegerin active site. EuroConf. Cancer, Pasteur Institute, Jan 15-16 2004, Paris. (Free on: Positifs.org C.53) Tran MKG et al. Human papillomavirus (HPV) E2 protein contains a chimera of epidermal growth factor (EGF) and EGF family mitogens: Heregulin and tumor growth factor. 6th Europ Conf Clin Aspects Treatment HIV infection, Hamburg, Germany, Oct 11-15,1997: P474.   Tran GMK et al. Cancer de la prostate métastatique: Le suppresseur de tumeur Bin1, inhibiteur de c-Myc, est homologue aux protéines E6 et L1 des papillomavirus humains oncogènes et PTEN à la protéine E1. Bull Cancer 2008, 95: 592. P33.  Whitaker NJ. Prostate 2013, 73: 236-41

 

 


Last Updated on Saturday, 13 June 2015 11:08
 
La mafia du médicament PDF print email
Written by Jean-Marc Dupuis   
Monday, 08 June 2015 20:24
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La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis
est un service d'information gratuit sur la santé, la nutrition et le bien-être.

Chère lectrice, cher lecteur,

Le pharmacien lanceur d'alerte Serge Rader diffuse actuellement un important message qui concerne votre porte-monnaie autant que votre santé.

Je le relaye car il est largement occulté par les médias, à un point qui ne peut que faire peser sur eux les plus graves soupçons.

Soupçon de collusion avec l'industrie pharmaceutique. Mais aussi soupçon de plus en plus pénible qu'existe à la tête de nos institutions un système politico-mafieux qui exploite notre santé.

Les génériques sont 30 % plus chers en France

Serge Rader affirme avoir réalisé une enquête comparative sur le prix des médicaments en France et en Italie qui lui a permis d'établir que les génériques sont en moyenne 30 % plus chers en France, avec des pics à 100 % pour des antihypertenseurs, pour des antibiotiques et autres produits pour la prostate [1].

Sachant que le marché français des génériques représente 5,3 milliards d'euros par an [2], un surcoût de 30 % représente 1,3 milliard d'euros de trop-payé.

Ce trop-payé, financé par les cotisations-maladie des travailleurs français, finirait dans la poche d'individus qui ne peuvent être innocents.

Et pourtant, ce n'est pas là le plus grave.

Ce qui est encore plus affligeant, c'est la protection dont bénéficieraient ces individus grâce aux autres branches du pouvoir. C'est ce qui permet d'ailleurs de parler d'une authentique mafia.

Mis au pied du mur, le gouvernement a répondu par une note du 5 mars 2014 du Commissariat général à la stratégie et à la prospective qu'il était impossible de comparer le prix des médicaments d’un pays à l’autre [3]. C'est aussi absurde qu'évidemment faux, et témoigne d'une coupable volonté d'enterrer un nouveau scandale.

Par ailleurs, la Commission économique des produits de santé (CEPS) [4] affirme que les prix qu’elle fixe « font référence » à ceux pratiqués en Europe. Là encore il s'agit d'un mensonge par omission, 30 % étant ajoutés à la « référence » pour déterminer le prix payé par les Français !

Plus de 90 % des médicaments sont inutiles

 

Serge Rader explique que seuls 3,5 % des nouveaux médicaments sont utiles, efficaces, et apportent une réelle plus-value thérapeutique par rapport à l’offre existante.

Cela signifierait que plus de 90 % des nouveautés depuis 25 ans sont des copies de produits existants qui ont pour seul objectif de faire grimper le chiffre d'affaire des laboratoires. Dans leur jargon, ces copies ont un nom : les « me too » (moi aussi).

Il cite le cas des prétendus « nouveaux » antidiabétiques oraux :

« Alors que la boîte de Metformine (soit le Glucophage de 1958), chef de file du traitement du diabète, coûte 4 euros en France – contre 2 euros en Italie –, les médecins prescrivent un groupe d’une dizaine de médicaments beaucoup plus chers, les gliptines, comme Januvia, Janumet, Xelevia, Velmetia, Onglyza…, tous à près de 43 euros la boîte ! [5] »

Or, ces médicaments sont classés comme n'apportant « aucune plus-value thérapeutique », ce qui n'empêche pas l'assurance-maladie de les rembourser pour plus de 500 millions d'euros.

Et on ose encore nous faire pleurer avec le « trou de la sécu »…

24 euros le médicament, contre 12,50 euros en Italie

Serge Rader cite aussi l'exemple du Plavix Sanofi, un antiagrégant plaquettaire, à 37,11 euros la boîte alors que celle-ci est vendue 18,23 euros en Italie.

Mis en cause dans une émission de télévision en 2013 (Pièces à convictions, sur France 3), les autorités ont fini par abaisser le prix français à 25,32 euros.

Le prix reste toujours plus élevé qu'ailleurs, mais ce n'est pas tout. Pour compenser, les autorités ont discrètement autorisé entre temps un médicament s’appelant Efient, sosie du Plavix mais beaucoup plus cher : la boîte vaut 52,86 euros !

Je peux aussi citer le cas du laboratoire américain Gilead qui vend le Sovaldi (son médicament contre l’hépatite C) 256 fois son prix de revient : la cure de l’antiviral coûtant 56 000 euros par patient alors que la fabrication des 84 comprimés coûte 200 euros environ.

Même en incluant tous les coûts de recherche possible, il est impossible d'arriver à un prix de vente pareil. Ce système n'est rendu possible que parce que le consommateur n'est pas le payeur, et que celui qui paye (l'assurance-maladie) paye avec l'argent des autres (les personnes soumises aux cotisations sociales obligatoires, à savoir nous tous) !

Le système de santé est corrompu à tous les niveaux

 

Ces marges colossales, réalisées sur le cadavre moribond de notre système de santé au bord de la faillite, permet malheureusement à l'industrie pharmaceutique de distribuer à pleines mains des subsides aux chercheurs en médecine, aux relais d'opinion et à la presse médicale, dont les prétentions à l'indépendance ne sont plus qu'une sinistre farce.

Pas un colloque, pas une manifestation médicale, peu de sociétés savantes qui ne soit sponsorisée par les laboratoires. Très peu de revues paraîtraient encore sans publicité ou parrainage de l'industrie pharmaceutique.

Tout cela est financé, bien malgré eux mais souvent sans qu'ils s'en doutent, par les assurés sociaux qui imaginent naïvement que les sommes de plus en plus faramineuses prélevées sur leurs revenus au nom de la « santé publique » financent effectivement la solidarité avec les plus démunis.

Il faut nettoyer le système de santé français

 

Serge Rader, la députée européenne EELV Michèle Rivasi, et le professeur Philippe Even, souhaitent lancer en France un opération « Mains propres sur la santé », sur le modèle d'une réforme menée en Italie.

Leur but est de fixer administrativement la rémunération des pharmaciens, lutter contre les conflits d'intérêt entre hauts-fonctionnaires, chercheurs et industrie pharmaceutique, imposer des baisses de prix sur les médicaments.

Personnellement, j'attends de voir ce que cela va donner.

Peut-on vraiment espérer un renouveau de notre système de santé de cette façon ? Ou va-t-on en réalité encourager des stratégies de contournement encore plus complexes, rendre les pratiques plus opaques et plus incontrôlables ?

Pour moi, la solution à tous ces problèmes est surtout entre nos mains.

Nous avons décidé de déléguer notre santé et le financement de notre santé, et nous en payons le prix.

Nous avons supposé que l'on pouvait confier à des « hauts responsables » les décisions qui touchent à notre corps, notre intimité, et les moyens financiers colossaux que nous consacrons à la santé.

Mais ceux qui se sont vu confier ce pouvoir extraordinaire n'ont pas résisté longtemps à en profiter un peu.

Puis un peu beaucoup. Puis énormément. Jusqu'à ce jour où c'est la foire d'empoigne généralisée. Les derniers incorruptibles, s'il en reste, sont en train d'être éliminés du ring.

Voilà pourquoi la solution est d'abord en nous. Elle est dans la connaissance de notre nature, du fonctionnement de notre corps, des remèdes éprouvés (qui sont souvent les moins chers et ne passent pas par le circuit des ordonnances/pharmacies), de nos besoins physiologiques, affectifs, et, oserais-je dire, spirituels.

Plutôt que d'attendre le grand soir où les méchants seront punis et où les gentils triompheront, je préfère continuer, tranquillement, à mettre toutes les chances de mon côté pour éviter d'avoir besoin des coûteux médicaments de ces messieurs.

Si ce chemin vous tente, cher lecteur, n'hésitez pas. Prenons-nous par le bras. Continuons à avancer ensemble. Et grâce à ce moyen merveilleux et gratuit qu'est le courrier électronique, continuons cette conversation constructive. Je vous écrirai très bientôt une nouvelle lettre avec de nouvelles solutions de santé naturelles, efficaces. Mais attention, je dois vous prévenir : ces solutions sont rarement aussi simples et faciles que d'avaler tout rond des pilules... Il faut accepter de lire, de réfléchir, et souvent de changer des habitudes ancrées depuis longtemps.

C'est sans doute la raison pour laquelle la santé naturelle ne sera jamais aussi populaire que l'autre. Malgré tout, nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience des enjeux, et cela fait drôlement plaisir.

À votre santé !


Last Updated on Tuesday, 09 June 2015 18:13
 
Ebola : enfin la vérité PDF print email
Written by Jean-Marc Dupuis   
Saturday, 21 March 2015 16:30
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La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis

Chère lectrice, cher lecteur,

Qui s’intéresse encore à Ebola ?

Plus grand monde apparemment. L’armée américaine est repartie le 26 février 2015 [1], et il n’y a plus aucun cas au Libéria depuis une semaine [2]. Ebola avait fait 4057 victimes au Libéria, pays le plus touché par l’épidémie [3].

Mais maintenant que la psychose médiatique est passée, la vérité commence à sortir.

Une vérité dérangeante.

Je vous avais promis de continuer à suivre l’affaire.

Vous n’allez pas être déçus. Ce que je vous raconte aujourd’hui, vous ne risquez pas de le lire dans Le Monde, le Figaro ou de l’entendre sur France-Info

Un cas d’école de psychose médiatique

Tous les jours, de septembre à novembre 2014, les journaux, radios, télés et sites Internet d’information nous ont expliqué à l’unisson que l’Afrique de l’Ouest était « ravagée », que les gens « tombaient comme des mouches », que les « cadavres jonchaient les rues », que « rien ne serait plus comme avant », que les « cultures locales étaient détruites », qu’il fallait plus de crédits, plus d’aide, plus d’argent, l’armée, les hélicoptères pour lutter contre la plus grave pandémie qui ait jamais menacé l’humanité.

Et puis… plus rien.

En quelques semaines, Ebola a presque disparu du paysage médiatique, sauf pour les passionnés comme moi qui continuaient à chercher activement des informations où ils pouvaient.

Des chiffres qui ne collent pas

Ebola m’a passionné dès le départ car, en faisant un rapide calcul, j’avais flairé quelque chose de bizarre.

On nous parlait de milliers de morts. D’une maladie qui tue 9 fois sur 10. Du pire virus qui ait jamais existé.

Mais les chiffres ne collaient pas.

8,7 millions d’Africains meurent chaque année de maladies [4].

La seule diarrhée tue, tous les jours, 2195 enfants [5].

Le paludisme tue chaque année de 1 à 3 millions de personnes [6].

Mais concernant Ebola, l’échelle n’était tout simplement pas la même.

On ne parlait pas de plusieurs milliers de morts par jour, comme pour les autres maladies, mais de plusieurs milliers de morts en tout, sur six mois d’épidémie (3338 morts du début de l’épidémie en avril 2014 jusqu’au 28 septembre 2014).

Aussi tragiques et consternants que soient ces décès, ils ne représentaient que 0,035 % du total. Soit à peine deux fois le nombre de tués sur les routes de France durant la même période.

Pourquoi une telle psychose ?

La fièvre hémorragique Ebola était paraît-il exceptionnellement dangereuse, car très contagieuse, nous assurait-on.

C’était faux.

Ebola n’est pas une maladie très contagieuse. Les spécialistes le savaient tous dès le départ. Elle ne se transmet que par contact direct avec les fluides corporels (vomis, sang, excréments) sur une plaie ou une muqueuse (œil, bouche, nez).

Vous ne pouvez pas l’attraper par simple contact comme une poignée de main d’un malade, et encore moins par l’air, comme la grippe.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’expliquait d’ailleurs elle-même sur son site :

« La transmission nécessite un contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques de la personne ou de l’animal infecté, vivant ou mort, autant d’expositions peu probables pour le voyageur lambda. [7] »

De plus, un virus change très difficilement de mode de transmission, même en cas de mutation. Il était donc hautement improbable que l’épidémie d’Ebola mute et se mette à se propager massivement.

Sylvain Baize, directeur du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales de l'Institut Pasteur à Lyon, l’expliquait dans la presse :

« Le virus Ebola ne pourra très probablement pas changer du tout au tout pour acquérir, de façon efficace et dans un court laps de temps, la capacité de se transmettre par voie aérienne. (…) On peut quasiment dire que ceux qui prédisent ou évoquent cette possibilité sont dans le domaine du fantasme. [8] »

Pourtant, à l’issue d’une remarquable campagne de relations publiques, l’OMS et les gouvernements occidentaux ont décidé d’engager des dépenses folles pour lutter contre Ebola, se chiffrant en centaines de millions de dollars [9].

Aujourd’hui, entre les dépenses des Etats-Unis, de l’OMS, de tous les pays européens, des gouvernements locaux et de toutes les organisations humanitaires, la dépense totale a été de 2,4 milliards de dollars [10].

On peut se réjouir d’un tel effort de solidarité, au niveau mondial.

Mais d’un autre côté, il faut se mettre à la place des populations locales.

Victimes de guerres atroces et de gouvernement corrompus qui les laissent se faire massacrer sans les défendre, elles voient leurs enfants mourir parce qu’il leur manque le minimum, de l’eau potable par exemple, un peu de vitamines, bref, quelques euros.

Ce qui a été dépensé pour Ebola représente, par contraste, plus de 230 000 dollars par personne décédée, l’épidémie ayant fait 9700 morts [11].

230 000 dollars représentent de quoi sauver 230 000 enfants de la diarrhée. Des associations humanitaires affirment en effet pouvoir sauver un enfant de ce fléau pour un seul dollar [12].

Cette somme permettrait aussi de soigner 4000 à 6000 personnes malades du paludisme.

Le médicament anti-palud bien connu (atovaquone et chlorhydrate de proguanil) permet de traiter la plupart des cas. Il coûte 11 à 17 euros pour un enfant, 45 euros pour un adulte [13].

Mais pour cela, il n’y a pas de budget.

Une pandémie mondiale évitée ?

Au moins tout cet argent dépensé pour Ebola aura-t-il permis d’éviter une pandémie mondiale, penseront certains.

Il est vrai que les chiffres annoncés par les autorités étaient angoissants.

Au mois de septembre 2014, les experts du Centre pour le contrôle des maladies des Etats-Unis avaient prévu que, au 20 janvier 2015, l’épidémie aurait touché 1,4 million de personnes au Libéria et au Sierra Leone [14].

En réalité, le nombre total de cas d’Ebola, sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, n’a été jusqu’à présent que de 22 894 cas. Il ne s’agit pas du nombre de décès, mais du nombre de personnes touchées.

Depuis quasiment un an que sévit la « pandémie » dans une zone qui compte 21 millions de personnes, cela représente 1 personne sur 10 000. Un nombre à comparer avec celui des malades du choléra en Haïti en 2010, qui a touché 700 000 personnes [15], sur une population deux fois moindre, soit 1 personne sur 15 [16].

Pour Ebola, les « experts » se sont donc trompés de 70 000 % dans leurs prévisions à 4 mois.

Oui, j’ai bien écrit 70 000 %, avec cinq chiffres.

Si bien que, selon un article paru le 1er février 2015 dans le New York Times :

« Les experts essayent de comprendre comment la maladie, qui a défié les prédictions inquiétantes des meilleurs chercheurs du monde sur les maladies infectieuses, semble être en train de disparaître d’elle-même à une vitesse surprenante.[17] »

Mais la conclusion qui s’impose aujourd’hui, le New York Times nous la donne en détails dans un article qui vient de sortir [18].

Au Libéria, ce ne sont absolument pas les organisations internationales qui ont causé le reflux de l’épidémie :

« Le plus grand changement est venu des précautions prises par les locaux eux-mêmes. »

« Sans aucune aide extérieure, ou le minimum, ils ont installé des lieux pour se laver les mains aux endroits stratégiques » (en fait, des seaux avec de l’eau javellisée, NDLR).

« Ils ont repéré les malades et les morts. Beaucoup ont aussi placé sous quarantaine les familles malades et restreint les visites de personnes extérieures. »

Et qu’en est-il des hôpitaux construits en urgence pour accueillir les malades ? On apprend dans le New York Times que :

« Quelques rares cliniques gérées par des Libériens ou des associations caritatives ont ouvert, mais la forte baisse du nombre de malades s’est produite un bon mois avant que les centres construits par l’armée américaine n’aient accueilli leur premier patient ».

Comment la population locale a-t-elle réussi à gérer, sans hôpitaux ?

C’est bien simple :

« Les gens chez eux ont commencé à mieux se protéger, se couvrant les bras avec des sacs en plastique pour soigner les membres malades de leur famille. Cet équipement (les sacs plastique) a reçu le sobriquet de PPE Libérien. »

PPE est le nom des tenues imperméables complètes (personal protective equipment) et moult fois montrées à la télévision car très spectaculaires pour les caméras.

Mais ces images n’étaient pas du tout représentatives de la réalité : tandis que les journalistes de CNN et de LCI filmaient les humanitaires équipés à l’occidentale, l’immense majorité des Africains se débrouillait courageusement avec les moyens du bord, comme d’habitude.

Ils utilisaient des sacs plastique, qui ont suffi à les protéger dans bien des cas. On peut supposer bien sûr qu’il y aurait eu encore moins de contamination avec des PPE, mais heureusement qu’ils n’ont pas attendu pour se défendre comme ils le pouvaient !

Mais comme les Africains ne veulent pas faire de peine aux Occidentaux qui ont voulu tout organiser chez eux pour les sauver d’Ebola, ils ont trouvé les mots qui font chaud au cœur :

« La réaction internationale a aussi été vitale, ont déclaré les officiels Libériens. (…) Même si la plupart des lits sont arrivés trop tard et sont restés vides, le fait de voir le monde accourir à nos côtés a apporté un fort soutien psychologique à une population en détresse. » (c’est moi qui souligne)

Autrement dit, « vous n’avez servi à rien sur le plan pratique mais enfin, ça nous a fait sacrément plaisir que vous soyez venus ! »

« C’était la première fois dans l’histoire de notre nation que nous avons vu de vrais soldats américains débarquer sur notre sol, a déclaré le président du Libéria, Ellen Johnon Sirlezaf. Vous ne pouvez pas imaginer la différence que cela a fait dans les espoirs des gens. Cela les a inspirés à faire plus. »

À 2,4 milliard de dollars, ça fait cher l’inspiration mais, quand on aime, on ne compte pas !

Le son de cloche est toutefois moins joyeux dans le pays d’à côté, la Sierra Leone. Selon un autre article du New York Times [19] :

« En Sierra Leone, les habitants ont aussi pris les choses en main eux-mêmes, critiquant leur gouvernement et la Grande-Bretagne, leur ancienne puissance colonisatrice, pour une réaction lente et désorganisée. »

Des centres pharaoniques sont construits en pure perte :

« Sur une colline en dehors de la capitale, les arbres ont été abattus et remplacés par des hectares de gravier lisse : le nouveau centre de traitement Ebola semble tout avoir. Il y a des sols en caoutchouc rose, des bottes en latex blanc, des salles de bain qui sentent l’Ajax, des panneaux solaires, une pharmacie, et même une hutte au toit de chaume pour se détendre.

Une seule chose manque : le personnel. L’établissement a récemment ouvert mais il n’y a pratiquement personne pour y travailler. Dans une zone particulièrement durement touchée par Ebola, où les gens meurent chaque jour parce qu’il n’y a pas de clinique, 60 des 80 lits à la clinique Kerry ne sont pas utilisés. »

Cette absurdité digne de l’Union Soviétique n’est malheureusement pas une exception :

« La moitié des patients de certaines cliniques créées d’urgence pour Ebola ne sont même pas malades d’Ebola, mais il est si long d’obtenir des résultats d’analyse sanguine qu’il restent là des jours et des jours, occupant les lits de personnes dont la vie est en danger, et augmentant fortement leur propre risque d’attraper le virus en restant là.

Même une fois que les patients sont guéris, beaucoup de centres de traitement retardent leur départ de la clinique de plus d’une semaine jusqu’à ce qu’il y ait assez de gens guéris, parfois des dizaines, pour pouvoir faire une grande cérémonie d’adieu pour tout le monde – ce qui, encore une fois, prive de lit des personnes qui en auraient désespérément besoin. »

Et malgré cette confusion lamentable, les habitants, sur le terrain, font contre mauvaise fortune bon cœur. Ils ont pris, eux, les mesures nécessaires, et simples, avec les moyens du bord, qui ont réellement permis d’enrayer l’épidémie.

« Les écoles ayant fermé, ce sont les enseignants licenciés qui sont allés suivre la diffusion de la maladie, certains villages ont créé des centres d’isolation informels (comprenez, un enclos où ils mettaient les malades pour les empêcher de sortir), et les habitants de certains quartiers ont installé des barricades, prenant la température des personnes qui y entraient.

La cavalerie n’arrivait pas », dit David Mandu Farley Keili-Coomber, le chef de la tribu Mandu du Sierra Leone est. “C’était nous la cavalerie.” »

Et voilà.

Les Land Rovers équipés de téléphones satellite des humanitaires occidentaux repartent, les avions redécollent vers l’Europe et les Etats-Unis. Ils n’auront pratiquement servi à rien, mais cette affaire aura permis de vendre un sacré paquet de journaux, de faire monter l’audimat pendant des mois sur les télévisions et radios, et à un certain nombre de dirigeants politiques et hauts fonctionnaires internationaux de se présenter une nouvelle fois comme les « sauveurs du monde ».

Elle aura donné à des centaines de millions d’Occidentaux blasés un vrai frisson, l’impression délicieusement inquiétante qu’enfin, quelque chose de terrifiant va peut-être arriver.

Il y a bien sûr un gagnant

Enfin, et surtout, on a assez entendu parler d’Ebola pour que personne ne se choque que l’industrie pharmaceutique engage maintenant des campagnes massives de vaccination en Afrique, et la diffusion de nouveaux médicaments prétendument miracles.

Le fait que l’épidémie ne touche plus que quelques centaines de personnes n’empêche pas certains de miser sur la vente de millions de médicaments, financés par la généreuse « communauté internationale » (vos impôts), dont les fonds atterriront directement sur les comptes des compagnies pharmaceutiques.

L’efficacité reste purement hypothétique :

« Les premiers essais se sont révélés encourageants et offrent l'espoir d'être mieux armé contre la fièvre hémorragique », explique le journal Sciences & Avenir le 6 février 2015, dans un article intitulé « Ebola : enfin un médicament efficace contre la maladie ? [20] »

Notez bien le prudent point d’interrogation à la fin du titre.

Car dans l’article il n’y a aucun chiffre, ce qui est très curieux puisque des études scientifiques ont été réalisées sur des malades. On parle de résultats « plutôt positifs », de « guérison accélérée » mais on prend soin de rester complètement flou, pour éviter les remises en cause et les critiques.

Je parle bien de ces mêmes journalistes qui, concernant la vitamine D ou les oméga-3, sont toujours prompts à contester la validité des études et à exiger, avant d’en dire du bien, de nouveaux résultats venant confirmer la confirmation de la confirmation…

Par contre, ce qui n’est pas flou, c’est que le médicament anti-Ebola, lui, est « déjà commercialisé au Japon », et que « le producteur japonais assurait ainsi fin 2014 disposer de "réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes" » [21].

Gageons que, d’ici peu, ce sont des millions de doses, achetées au prix fort, qui arriveront en Afrique. Et si ce n’est pas cette firme, c’en sera une autre.

Heureusement, pendant ce temps, la vie en Afrique, elle, continue.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : Voilà plusieurs mois que je vous parle d'Ebola. Pour lire ou relire mes lettres précédentes, je vous invite à vous rendre sur les liens ci dessous :

Last Updated on Tuesday, 09 June 2015 18:14
 
C.94- Analyse de la conférence CROI 2015- Seattle (23/02-4/03/2015) PDF print email
Written by Dr Adrien Caprani   
Thursday, 12 March 2015 16:55
There are no translations available.

 POSITIFS, n'ayant pu se rendre à la conférence pour des raisons financières, cette analyse est faite à partir des informations fournies par l'association NAM que nous remercions.

Cette conférence internationale a visé plutôt qu’à apporter des avancées thérapeutiques notables, à promouvoir et étendre la prescription des antiviraux existants, avec cependant quelques molécules nouvelles, des résultats incontestables sur le traitement de l’Hépatite C, sur la PrEP, mais malheureusement aucune piste nouvelle d’éradication du HIV pour sortir des échecs systématiques des voies explorées, et peu d’avancées pour pallier les toxicités des antiviraux.

Les résultats des  2 études sur la PrEP(prophylaxie préexposition) ont été présentés comme une avancée majeure, pouvant à terme conduire à la disparition du Sida.  Les deux études, l’une avec une prise en continu de Truvada, l’autre avec une prise avant et après le rapport sexuel  conduit à une efficacité de 86%. Un autre antiviral, le Maraviroc (inhibiteur d’entrée) est en cours d’expérimentation dans la PrEP. Il est bon de rappeler que l’utilisation systématique du préservatif, d’un coût dérisoire et sans toxicité ni même risque de résistance  conduit à une efficacité de 100%. Il serait normal, dans un système de santé public qui ne serait pas aux ordres des lobbys pharmaceutiques, que la prévention soit faite avec des campagnes massives  de promotion du préservatif et ne serve pas accroitre le chiffre d’affaire des laboratoires, mais  utiliser notre système de santé exsangue à des actions plus prioritaires.

Autre étude surprenante, l’utilisation de la PrEP chez les couples sérodiscordants.  En effet, on sait que dans un couple sérodiscordant  si la personne séropositive est traitée efficacement avec une charge virale indétectable, le risque de contamination de son partenaire séronégatif est quasiment nul ! Cette PrEP ne peut que s’adresser qu’aux séropositifs ayant une charge virale détectable.

Toujours sur la prévention, une étude comparative de la transmission mère –enfant  montre une meilleure protection avec l’utilisation (Ténofovir+emtricitabine) que (AZT+3TC) à partir de la 14° semaine de grossesse, avec un taux de transmission de 06% et 1,8% respectivement. On reste stupéfait  du maintien de l’AZT dans les traitements, molécule la plus toxique et la plus mutagène de l’arsenal  thérapeutique, que son bas coût de fabrication ne saurait justifier, même dans les pays en voie de développement.

Une information qui enfonce une porte déjà ouverte par le Prof Jacques Leibowitch il y a cinq ans, qui n’est pas cité ! (qui a également la paternité des trithérapies !) montre qu’un traitement discontinu  5 jours de traitement et 2 jours sans traitement est aussi efficace qu’un traitement continu. Cette étude est conduite sur un groupe de jeunes  et utilise l’efavirenz dans la trithérapie en raison de sa plus longue durée de vie (Abstract 382B). Il est regrettable que les résultats du Prof Leibowitch  qui dans son protocole  peut réduire encore plus le nombre de jours de traitement (jusqu’à 2 par semaine seulement) ne soit pas écouté par nos instances scientifiques (ANRS) et ministérielles, qui semblent totalement indifférentes au coût pour la collectivité et paraissent ainsi signer leur corruption.

Une autre étude surprenante propose un traitement très précoce de la séropositivité avec le seuil de 500 CD4 ! Cette étude portant sur des  populations africaines a pour but de réduire l’incidence des tuberculoses disséminées et autres infections bactériennes. Sur un groupe de 2000 personnes, les résultats  sont significatifs, en montrant une incidence de 2,8/100 personnes-année dans le groupe  initiant le traitement  au-dessus de 500 CD4 et de 4/100 personnes-an chez le groupe  traité à 200 CD4. Les résultats de cet  essai qui n’ont rien de spectaculaire, ont également pour objectif d’obtenir des informations sur les risques et bénéfices d’un traitement très précoce dans les pays développés. Ceci nous apparait particulièrement choquant et guidé uniquement pour des raisons commerciales. En effet, dans les pays en voie de développement seule une minorité a accès aux traitements, et en général les plus anciens et toxiques et les pays développés n’ont que faire d’être intoxiqués des années supplémentaires au seul bénéfice des lobbys pharmaceutiques et de leurs relais politiques.

Des données intéressantes ont été apportées sur l’incidence des cancers chez les séropositifs. Ainsi le risque de Kaposi est multiplié par 79,2, le cancer anal par 32,4, le lymphome non hodgkinien par 3 et le cancer du poumon par 1,5. Malheureusement aucun conseil de prévention de ces cancers n’est proposé. Rappelons que l’utilisation régulière de Thé vert (anti-NF-kB), de Shitaké ou de crucifères (anti HPV) et de curcuma devrait réduire considérablement ces risques. De plus, il ne peut être écarté une influence significative de certains antiviraux sur l’apparition de ces cancers et il serait urgent de les sélectionner en fonction de leur pouvoir mutagène. Rappelons pour mémoire que l’AZT est très fortement mutagène.

Concernant les toxicités des antiviraux, une étude sur la toxicité rénale montre que le tenofovir est moins toxique (incidence de2, 2%à 6 ans de traitement  avec une augmentation avec le temps de 12% par an) que le lopinavir boosté (incidence de4%à 6 ans de traitement  avec une augmentation avec le temps de 16% par an) qui est lui-même moins toxique que l’atanazavir boosté (incidence de4%à 6 ans de traitement  avec une augmentation avec le temps de27% par an). Il est donc recommandé aux praticiens d’éviter de prescrire l’atanazavir. Mentionnons de plus la sortie d’une nouvelle formulation du tenofovir(TAF), moins toxique pour les reins et les os.

Comme nouveaux antiviraux, BMS propose le BMS-663068 qui appartient à une nouvelle classe : inhibiteur d’attachement (se fixe sur la gp120) et le BMS-955176 qui est un inhibiteur de maturation.

Le premier en phase 2b présente sur 48 semaines une efficacité comparable aux autres antiviraux et une bonne tolérance. Le deuxième  en phase 2a  présente une bonne efficacité pour une résistance extensive.

Pour l’hépatite C un essai sur 12 semaines a comparé les molécules de Gilead(Ledipasvir) et de BMS (sofosbuvir+daclatasvir).Toutes deux donnent un taux de guérison de 95%. On peut espérer que la concurrence des deux laboratoires permette de réduire de manière drastique le coût extravagant du traitement  et évite que la Direction du médicament au Ministère soit rackettée.

Pour clore cette analyse, on ne peut que regretter l’absence à cette conférence de travaux sur les voies d’éradication du virus et la mise à l’index depuis 2 ans de la thérapie d’éradication du Dr Prakash(C.92 sur notre site)et stigmatiser le comportement criminel de ceux qui la bloquent !!!!

Last Updated on Thursday, 04 June 2015 17:03
 
C.93- Points forts de la conférence :HIV DRUG THERAPY- Glasgow 2014(2-6 Novembre) PDF print email
Written by Adrien Caprani   
Friday, 12 December 2014 18:43
There are no translations available.

Positifs n’ayant pu participer à cette conférence, les informations données ici sont fournies par l’association  britannique NAM, et  extraites   de www.aidsmap.com, et ne comportent donc pas les informations off.

Dans l’ensemble des travaux qui ont été  présentés à cette conférence,  nous attirons l’attention sur les points suivants :

-La monothérapie avec un inhibiteur de protéase, le darunavir/ritonavir

La monothérapie avec un inhibiteur de protéase potentialisé a été proposée comme traitement de maintien chez les personnes qui ont atteint une charge virale indétectable, pour réduire la toxicité et le coût tout en préservant les futurs choix de traitement en cas de rebond virologique.

La conférence a écouté les résultats de l’étude PROTEA, qui a randomisé 273 personnes sous traitement antirétroviral stable et avec une charge virale indétectable, pour prendre soit une monothérapie de darunavir/ritonavir ou du darunavir/ritonavir avec deux INTI. Les participants prenaient un traitement antirétroviral depuis environ 5 ans et avaient un taux de cellules CD4 aux alentours de 600 cellules/mm3

A la 48ème semaine, 86% des personnes du groupe de monothérapie au darunavir et 95% des personnes dans le groupe de trithérapie avaient une charge virale inférieure à 50 copies/ml. Le taux de suppression virale chez les personnes sous monothérapie était plus marqué chez les participants dont le taux de cellules CD4 le plus bas avait été inférieur à 200 cellules/ mm3, 66% chez les personnes sous monothérapie par rapport à 97% chez les personnes sous trithérapie. Parmi les participants dont la charge virale n’était jamais descendue en dessous de 200 cellules/mm3, la monothérapie était tout aussi efficace.

La conférence a également appris qu’une méta-analyse et l’analyse de dix études sur la monothérapie avec un inhibiteur de protéase, avaient observé un taux de suppression virale plus bas (76% vs 82%) chez les personnes prenant une monothérapie mais aucune augmentation des risques de résistance au médicament.

-Augmentation des prescriptions de PrEP chez les hommes aux Etats-Unis

Une analyse des prescriptions de Truvada pour une utilisation en prophylaxie pré-exposition montre que le nombre d’utilisateurs de la PrEP augmente aux Etats-Unis, quoique à partir d’un niveau initial peu élevé. Rappelons que  Positifs reste réticent sur cette prophylaxie, très marginale  d’efficacité douteuse en cas d’observance non rigoureuse, avec une molecule toxique, au seul bénéfice du laboratoire, alors que le préservatif reste la prophylaxie de référence.

-La doravirine, un nouvel INNTI, marche aussi bien que l’efavirenz mais avec moins d’effets secondaires, au niveau du système nerveux central(rêves anormaux,  insomnies,  vertiges).

Merck, le fabriquant de la Doravirine, a annoncé un essai de phase 3 qui comparera la doravirine au darunavir potentialisé au ritonavir (Prezista) chez les personnes non traitées auparavant

-Données supplémentaires sur le dolutégravir

Le traitement de première ligne avec une association antirétrovirale contenant du dolutégravir (Tivicay), un inhibiteur de l’intégrase, est supérieur au darunavir, un inhibiteur de protéase potentialisé au ritonavir, sur 96 semaines de suivi, a appris le congrès. Ces résultats confirment les données de 48 semaines qui ont déjà été publiées.

A la 96ème semaine, la proportion des patients restants dont la charge virale était inférieure à 50copies/ml étaient de 80% dans le groupe dolutégravir et de 68% dans le groupe darunavir potentialisé. La différence était encore plus marquée chez les individus qui avaient eu une charge virale élevée (au dessus de 100 000 copies/ml) et chez ceux qui prenaient du ténofovir/emtricitabine plutôt que de l’abacavir/lamivudine.

-L’efavirenz compromet les implants contraceptifs hormonaux

L’efavirenz, un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) largement prescrit, réduit considérablement le taux du contraceptif hormonal levonorgestrel, un élément d’un implant contraceptif de progestérone très utilisé dans les pays en voie de développement, d’après une étude ougandaise.

 

Last Updated on Friday, 12 December 2014 18:44
 


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