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FLAMBÉE de l'épidémie de SIDA en France
en parallèle avec celle de la SYPHILIS :


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Flambée de l'épidémie du Sida en France... (2002)

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coïncidence fortuite ?

RÉSUMÉ :

Ce texte aborde deux sujets qui sont probablement liés :

- Tout d'abord, la recrudescence de la syphilis ces derniers mois en France, et plus particulièrement sur Paris.
Cette épidémie est maintenant confirmée depuis la publication récente d'une étude épidémiologique dans le BEH (Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire du 28/08/2001).
Or, la plupart des médecins ne sont pas au courant de cette épidémie. Et elle expose peut-être aussi certains membres des personnels médicaux.
En effet, dans la description classique de la syphilis, il est admis que la contamination peut se faire, dans moins de 10% des cas, par la salive et par le sang, et donc concerner directement : personnels infirmiers (notamment sage-femmes), dentistes, personnels de laboratoire d'analyse, médecins et chirurgiens (la contamination est en général directe car le tréponème est rapidement tué par la chaleur, la dessiccation, le savon).

- L'autre sujet abordé, encore plus préoccupant en terme de Santé publique, serait une possible flambée des cas de Sida, principalement sur Paris, que je viens d'avancer sur la base suivante : j'ai dépistés très récemment, sur une période de 10 jours, dans le cadre de ma pratique de médecin généraliste, 6 nouveaux cas d'infection à VIH.
Ce qui est très inhabituel puisque je n'en ai jamais dépisté antérieurement plus d'un cas par semaine et, ce, bien que je sois spécialisé dans cette infection à VIH.


PRÉSENTATION :

Médecin généraliste m'occupant aussi régulièrement, depuis une dizaine d'années, de l'infection à VIH (en tant que médecin et conseiller médical de l'association POSITIFS), je viens d'être confronté à une situation inquiétante.

En l'espace d'une semaine, j'ai reçu quatre résultats d'examens biologiques comportant un résultat positif au test du Sida (sérologie au VIH selon la technique elisa).
La semaine suivante, j'en ai reçu à nouveau un autre.
Et l'un de mes patients, âgé d'une cinquantaine d'années, s'est présenté en catastrophe à ma consultation car il venait d'apprendre que la personne avec qui il avait eu un rapport sexuel non-protégé dix jours
* auparavant, était infectée par le VIH.
Ces événements venant de se produire, je n'ai pas encore revu toutes ces personnes en consultation (2 sur 6).

5 tests positifs et 1 probablement positif en moins de 10 jours, cela me semble excessif.

Dans ma pratique de médecin, bien que spécialisé dans le VIH, il ne m'est jamais arrivé de recevoir plus d'un examen par semaine comportant un résultat positif au test du Sida !

De plus, il convient de souligner que j'exerce la médecine dans un centre médical polyvalent comprenant aussi un service dentaire où plus de 2 000 consultations sont enregistrées chaque jour.
Ce qui augmente la probabilité que les événements mentionnés ne soient pas dus au hasard.
Le nombre de tests positifs observés, en rapport avec une éventuelle situation émergeante, peuvent s'expliquer en raison de la forte fréquentation de ce centre médical.
Centre médical qui, de plus, est localisé à Paris, donc dans une région où les phénomènes épidémiologiques émergeants peuvent se traduire plus intensément en nombre de cas. De même, cela vient d'être observé pour la syphilis dont la recrudescence a pu ainsi être repérée rapidement (cf. infra).

D'où mon inquiétude.


DESCRIPTION :

Pour l'heure, voici quelques précisions (deux des six personnes étaient des patients réguliers de ma consultation) :

- Deux de ces personnes venaient de subir une intervention chirurgicale (sans transfusion sanguine a priori) et m'étaient adressées par leur chirurgien, consultant dans le centre où je travaille.
La première a subi récemment une intervention sur la paroi abdominale ; c'est à cette occasion que la sérologie VIH positive a été mise en évidence (en septembre 2001, elle avait subi aussi une extraction de dents de sagesse et la sérologie VIH, faite à cette occasion, était négative). La positivité a été confirmée par Western Blot le 02/03/2002.
L'autre personne avait subi une intervention urologique le 5/10/2001 (néphrectomie gauche élargie par cœlioscopie avec curage ganglionnaire suite à la découverte, à l'occasion du bilan d'une HTA, d'une masse tumorale du rein, totalement asymptomatique [il s'agissait d'un carcinome rénal à cellules claires]). Une laparotomie a dû être effectuée en urgence le jour même pour une hémorragie. Un drain a été mis en place par voie percutanée le 15/02/2002 dans la loge de néphrectomie gauche.
La sérologie VIH (en elisa), réalisée à l'occasion de cette intervention, s'est révélée positive.
Depuis, ce patient a présenté une dissociation de ses résultats (avec un test Western-Blot négatif le 24/01/2002 qui sera contrôlé dans 3 à 6 semaines).

- Trois autres de ces personnes avaient demandé de faire la sérologie VIH à l'occasion des examens biologiques réalisés pour établir un certificat prénuptial (tests de la syphilis, et, pour les femmes, sérologies de la toxoplasmose et de la rubéole) ; deux de ces personnes me consultaient pour la première fois (fin février-début mars 2002).

À noter que l'une de ces trois personnes présente, de plus, une forte positivité de la sérologie de la toxoplasmose ; ce qui pourrait être en rapport avec une infection neurologique en cours.
Rappelons que la toxoplasmose, en cas d'infection à VIH, correspond à un événement pathologique traduisant une évolution péjorative de l'infection à VIH ; mais, en général, elle survient plusieurs mois après la découverte d'une séropositivité au VIH. Donc, si cette personne est en train de développer effectivement une toxoplasmose cérébrale, il s'agirait peut-être d'une souche de VIH particulièrement virulente (l'autre hypothèse serait que cette personne est, en fait, infectée par le VIH depuis plusieurs années, sans le savoir).

Une autre de ces trois personnes est un ancien toxicomane dont la sérologie de l'hépatite C s'est révélée négative ; ce qui permet d'avancer qu'il aurait plutôt contracté l'infection à VIH lors de rapports sexuels que lors d'injections réalisées dans le cadre de son ancienne toxicomanie. À noter que sa future épouse, rencontrée récemment, est une personne d'origine africaine et qui ne vit en France que depuis quelques mois (son statut vis-à-vis de la sérologie est inconnu à ce jour, comme c'est d'ailleurs aussi le cas pour les conjoint(e)s des deux autres personnes).


COMMENTAIRES :

Pendant plusieurs années, le Sida a fait la une des médias (peut-être parfois de façon excessive).
Et maintenant, on n'en parle presque plus ! Et nos ministres n'ont pas daigné aller à l'encontre du goût du jour...
De nombreux observateurs, et notamment l'association POSITIFS, ont remarqué que l'on avait magnifié de façon dangereuse les résultats des trithérapies antirétrovirales.
À tel point que cela s'est déjà traduit par un relâchement des mesures individuelles de prévention, de nombreuses personnes pensant, avec un peu trop d'optimisme, que les trithérapies avaient réglé le problème du Sida. Une bien mauvaise façon de se rassurer et de se donner bonne conscience ...

Ce qui est faux.

Et même pour les patients infectés par le VIH recevant ce traitement (moins de 10% en bénéficie sur la planète, ne l'oublions pas !) puisqu'il y a des échecs dans 30% des cas et des effets secondaires dans 50% des cas : parfois graves, obligeant l'arrêt d'une trithérapie, souvent contraignante, pouvant transformer le quotidien en un calvaire.

Ce qui est totalement sûr, c'est que les trithérapies qui ont été proposées dans le cadre des accidents d'exposition au VIH, n'ont jamais autorisé à remettre en cause les mesures de prévention (notamment port du préservatif quand cela est nécessaire) !


D'autres faits récents semblent indiquer une mise en péril de la prévention des MST en général ; ce qui confirmerait que ces 6 cas s'inscrivent bien dans une accélération de l'épidémie due au VIH.

Il s'agit d'une augmentation importante et récente des cas de syphilis observés en France, ainsi que dans d'autres pays européens. Il est d'ailleurs surprenant que la plupart des médecins n'en soient pas au courant (la majorité d'entre eux ne reçoivent notamment pas le BEH de l'institut de Veille Sanitaire, cf. infra) !

De 1985 à 1987, les cas de syphilis ont chuté, puis sont devenus stables jusqu'en 1990. La syphilis était devenue une maladie rare.
Fin novembre 2000, plusieurs cas de syphilis précoce, diagnostiqués sur
Paris (hôpital Tarnier) en l'espace de six semaines, ont conduit à réaliser une enquête épidémiologique.

Les résultats de cette enquête, publiés dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH N°35-36/2001, 168-169) du 28 août 2001, ont confirmé la résurgence de la syphilis en France.

Sur Paris, le nombre des cas de syphilis précoce diagnostiqués dans les 5 centres de l'étude ont été : de 4 en 1998, de 9 en 1999, de 28 en 2000 et de 33 pour les cinq premiers mois de 2001.

En comptabilisant les autres participants à cette étude (notamment sur Lille-Tourcoing et Nice), 78 cas de syphilis précoce ont été déclarés entre le 1er janvier 2000 et le 31 mai 2001 (68 sur Paris, 9 sur Lille et 1 sur Nice) : soit 32 en 2000 et 33 pour les cinq premiers mois de 2001.
21 n'avaient aucun antécédent de MST et 41 étaient infectés par le VIH (dont 7 ne connaissaient pas auparavant leur statut vis-à-vis de l'infection à VIH).

Les auteurs (E. Couturier et coll.) indiquaient déjà que cette recrudescence de la syphilis était inquiétante car elle s'inscrit dans un contexte de recrudescence d'une autre MST, la gonococcie, depuis 1998, surtout chez des hommes et en Île-de-France (Meyer L. et coll., BEH, 2001 ; 14 : 61-63).

Une étude (Stolte IG. et coll., Sex Transm Inf 2001 ; 77 : 184-186), réalisée à Amsterdam chez des homosexuels, suggère une augmentation des gonococcies rectales et des syphilis récentes depuis la date de l'introduction des trithérapies (1996).

Les résultats de l'Enquête Presse Gay réalisée par l'Institut de Veille Sanitaire de 2000 (éditée depuis le 15 mars 2001 sur <http://www.invs.sante.fr>), en comparaison avec ceux de 1997, ont montré aussi une recrudescence des MST et un relâchement de la prévention chez les homosexuels.

De même, dès 1999, des épidémies de syphilis ont été décrites en Irlande (Doherty L. et coll., Eurosurveillance Weekly 2000 ; 50, 14, December 2000) et en Belgique (De Scrijver K. et coll., Eurosurveillance Weekly 2001, 19, 10 May 2001) aussi bien chez des homosexuels que chez des hétérosexuels.

L'optimisme excessif devant l'annonce des effets des trithérapies pourrait expliquer un relâchement des mesures de prévention ainsi que le suggère l'enquête Presse Gay.


À propos de la syphilis, il convient de souligner deux points évoqué par JC Desenclos de l'institut de Veille Sanitaire dans ce même numéro du BEH (en première page).

D'une part, qu'il persiste des incertitudes sur les voies de transmission de la syphilis.
Des données sembleraient indiquer que les rapports bucco-génitaux favoriseraient la survenue de la syphilis (le risque de transmission pour la syphilis lors d'un acte sexuel, quel que soit son type, serait en moyenne de 30%).

D'autre part, un autre point concernant les relations entre syphilis et infection à VIH.
On savait que les MST favorisaient le risque de transmission du VIH, mais il vient d'être démontré qu'elles étaient souvent associées à une augmentation de la charge virale en VIH-1, VIH-2, des cytokines de type 2 et à une diminution des lymphocytes CD4 (Anzala AO. et coll., J Inf Dis 2000 ; 182 : 459-466 et Nkengasong JN et coll., J Inf Dis 2001 ; 15 : 1287-1294).
L'augmentation de la charge virale majore le risque de transmission du VIH ; ce qui contrebalance l'effet attendu des antirétroviraux à ce niveau (et aggrave le pronostic de la personne infectée par le VIH ; la diminution des CD4 et l'augmentation des marqueurs de l'activation immunitaire conduisant aussi à cette aggravation).

Concernant cette résurgence de la syphilis, elle a été confirmée sur la couverture de La Lettre mensuelle d'Act Up-Paris (n°76) d'octobre 2001, dans un bref article indiquant dans ses premières lignes : 700 cas ont été enregistrés cette année en France (soit sur 9 mois !).

Même si nous n'avons pas la possibilité de comparer ce chiffre avec celui du BEH (l'étude du BEH n'avait pas été réalisée sur toute la France), il semble exister, si ce chiffre de 700 est confirmé, une progression supplémentaire du nombre de cas mensuels, du 6ème au 9ème mois de 2001, qui témoignerait d'une importante épidémie.


PROPOSITIONS :

1/ Il conviendrait que les autorités sanitaires conduisent rapidement une enquête épidémiologique pour déterminer s'il existe une flambée de l'épidémie du Sida en France.

2/ On pourrait recommander, sur une période de temps à déterminer (au moins six mois) que la sérologie VIH soit réalisée systématiquement pour toute intervention chirurgicale et pour tout bilan prénuptial**.

3/ Pour notre part, nous lançons un appel sur le web qui s'adresse aux médecins, aux biologistes des Laboratoires d'Analyses Médicales (LAM) ainsi qu'aux patients concernés :

En raison de l'importante fréquentation du serveur Internet de l'association POSITIFS (<http://www.positifs.org>)***, nous souhaiterions que nous soient notifiés anonymement (date du test suivi des deux premières initiales du nom puis du prénom de la personne concernée) les résultats des nouveaux tests VIH positifs et/ou des examens biologiques faisant état d'une syphilis récente.

Merci de nous préciser le motif qui a conduit à la prescription de ces examens.
Nous envisagerons d'adresser ultérieurement un questionnaire plus détaillé aux personnes qui nous auront répondu et d'en faire une synthèse en respectant l'anonymat.

Dr Gilbert Maurisson
Médecin généraliste au Centre Médical Europe
et Secrétaire général de l'association POSITIFS


Texte revu et augmenté par Le Dr J. Avicenne, Conseiller médical de POSITIFS

Mars 2002

Précisions en date du 21 mars : la Direction Générale de la Santé vient de diffuser le n°1 d'une lettre sous la forme d'un bulletin de quatre pages "État de Santé", daté de Février 2002, diffusé, a priori, depuis le 14 mars (reçu, en tout cas, à la boîte postale de l'association POSITIFS, au début de la semaine du 18 mars).
Ce document confirme l'épidémie de syphilis (le nombre de cas notifiés pour l'année 2001 serait de 140 cas, chiffre inférieur à celui de 700 cité plus haut, dans notre texte, d'après les sources d'Act Up-Paris).
Il est à noter que, dans la description clinique de la syphilis faite en pages 2 et 3 par le Pr J.P. Coulaud, il n'est pas fait mention du
personnel médical parmi les personnes à risque (cf. détail dans le Résumé au début de notre texte). Il conviendrait de corriger cet oubli !
Il confirme aussi la progression inquiétante de l'épidémie du Sida sur Paris : " Par ailleurs, une augmentation des tests positifs au VIH a été observée dans les Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) de Paris.".
Aucune précision n'est donnée par le Professeur Lucien Abenhaim, Directeur Général de la Santé, quant à la date de la recrudescence de l'épidémie du Sida.
Pour notre part, nous pensons que cette recrudescence est survenue vers le 15 févier 2002 (d'après les observations recueillies par le Dr. G. Maurisson).

Nous sommes très étonnés car cette lettre de quatre pages est présentée, dans son éditorial par Monsieur Bernard Kouchner (Ministre délégué à la santé), comme étant destinée aux médecins pour mieux les informer. Or, les médecins ne l'ont toujours pas reçu à ce jour (enquête faite auprès de près de 200 médecins) !

Nous sommes aussi surpris que la mention confirmant la recrudescence inquiétante du Sida sur Paris ait été faite sur un paragraphe de six lignes qui, de plus, est noyé dans un article au titre bien anodin (La syphilis en France / Ce qu'il faut savoir, ce qu'il faut faire, Professeur Lucien Abenhaim).

Il aurait été judicieux, au minimum, de faire ressortir ces quelques lignes, en utilisant des caractères gras pour attirer l'attention des lecteurs (combien de médecins n'ont pas le temps de lire les documents qu'on leur adresse et parcourent quelques uns de ces documents plus qu'ils ne les lisent, pour la plupart !).


Voir aussi nos FAQ à la rubrique Test VIH.


*
A ce propos, j'ai pu constater à nouveau combien l'intervalle de temps pendant lequel on conseillait d'instaurer une trithérapie dans le cadre d'un accident d'exposition au VIH. était trop réduit pour pouvoir prendre aisément cette lourde décision.
En effet, en cas de risque important de contamination par le VIH, on recommande une trithérapie antirétrovirale à condition que celle-ci soit instaurée dans les 72 heures qui ont suivi l'événement à risque ; l'idéal étant de la débuter dans les 48 heures (en se basant sur le fait que l'infection n'a pas encore atteint les ganglions lymphatiques).

S'il s'agit d'un accident survenant dans un hôpital (notamment chez un membre du personnel présentant une blessure qui a été au contact avec du sang infecté par le VIH), cette stratégie est en général facilement mise en œuvre.
S'il s'agit d'un accident survenant en dehors d'un hôpital, et encore plus en province (notamment dans le cadre d'un rapport sexuel ou d'un contact avec du sang infecté), ce délai est vraiment très court (de plus, la personne ne consulte pas forcément tout de suite). Et, donc, cette stratégie risque, dans bien des cas, de ne pas pouvoir être mise en oeuvre (et ce d'autant plus quand l'accident survient en fin de semaine, quand le personnel est plus réduit dans les hôpitaux).

Ne conviendrait-il pas d'allonger ce délai à 15, voire 21 jours en se basant sur le fait que la charge virale se positive vers le 12ème jour et que l'antigène P24 se positive transitoirement vers le 15ème jour (d'ailleurs, ne peut-on pas se demander, en raison de l'extrême hétérogénéité des phénomènes survenant au cours de l'infection à VIH selon les personnes, si l'envahissement des relais ganglionnaires ne pourrait pas survenir, chez certaines personnes, dans des délais supérieurs aux 48 heures généralement admis ?).
Au minimum, cela permettrait de réduire fortement la charge virale. Or, il est démontré que l'évolution de l'infection à VIH est de meilleur pronostic si la charge virale est peu élevée au début de l'infection.

** Rappelons qu'on n'a jamais prouvé l'intérêt de la pratique systématique de la sérologie VIH dans le cadre du bilan prénuptial (cf. pour plus de précisions, notamment dans "C.3. Informations et prévention du Sida", publiées sur notre serveur internet (<http://www.positifs.org>.
Donc, la pratique du test du Sida à l'occasion de l'examen prénuptial ne serait, a priori, qu'une mesure transitoire et exceptionnelle qui permettrait d'ajouter, ou non, des arguments sur un risque d'accroissement de l'épidémie du Sida en France.

*** Le serveur Internet de l'association POSITIFS (<http://www.positifs.org>), qui comporte plus de 1 500 pages d'informations sur le Sida et d'autres sujets médicaux et non médicaux, est probablement un des serveurs sur le Sida le plus consulté en Europe et sur d'autres continents (tel l'Afrique) ; plus de 2 millions de connexions ont été enregistrées sur ce serveur, et près de 100 000 chaque mois.



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mise à jour le 21 mars 2002.