COLLECTIF CANCER SIDA


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Collectif Cancer - SIDA. (1997)

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Un malade gardé à vue pendant dix heures et perquisitionné trois fois à son domicile, puis mis en examen pour complicité d'exercice illégal de la médecine et de la pharmacie.

Les représentants des grands organismes de santé (Ministère, Agence du Médicament, ANRS, Pharmacie centrale...) ont largement donné la preuve de leur irresponsabilité et de leur non-respect des malades. Ils sont, pour la plupart, juges et parties dans la main des industries pharmaceutiques et bloquent toutes initiatives n'émanant pas de ces lobbies.

Ainsi, malgré de nombreux rapports montrant l'efficacité sans effets secondaires des produits proposés par le Pr BELJANSKI, les pouvoirs publics en France ne considèrent comme valable que le seul rapport défavorable émanant de l'Agence Nationale de Recherche du Sida (ANRS), bien qu'il ait été largement montré que ce rapport a été réalisé dans des conditions absolument inacceptables pour un rapport officiel émanant d'une Agence d'État. Aucune des pratiques déontologiques imposées pour ce type d'expérience n'a été respectée, contrairement à ce qui a été fait pour les autres rapports favorables dont on ne tient absolument aucun compte. Pas plus qu'on ne tient compte de l'état de milliers de malades, tous démontrant l'efficacité indiscutable de ces produits. Bien qu'en matière d'évaluation, le mot de la fin doive appartenir aux résultats in vivo, ni l'essai de faisabilité réalisé à l'hôpital de Montpellier, ni les dossiers médicaux et les témoignages des médecins et des malades ne sont pris en considération. Le recul d'utilisation de ces produits (15 ans) prouve sans discussion possible l'efficacité et la non toxicité des produits proposés par le Pr BELJANSKI, aussi bien dans le traitement du Sida que de certains cancers.

Faute d'arguments scientifiques (jamais aucune publication scientifique n'est venue démontrer que ceux du Pr BELJANSKI étaient erronés), faute de plaintes des malades, que fait le pouvoir médical : il envoie la police saisir les traitements des malades, il ferme le centre CIRIS qui soutenait les recherches sur ce traitement, bloque les crédits, prive le Pr BELJANSKI du droit de s'exprimer (presse, TV, conférences...), lui confisque son passeport, le traite comme un malfrat -au point de lui faire développer un cancer de la moelle osseuse. Le stress très intense est en effet bien connu pour être responsable de ce genre d'événement. Et, pour faire bonne mesure, il est condamné, avant tout jugement, à verser une caution de 500 000 FF. Monsieur B. est collaborateur du chercheur ; son épouse, séropositive, membre du conseil d'administration du CCS, a été contaminée par l'État lors d'une transfusion sanguine. Monsieur B. est condamné, lui aussi avant tout jugement, à verser une caution de 200 000 FF ; etc., etc., etc. C'est cela la mafia et la dictature scientifico-médicale dont la justice s'est faite le COMPLICE.

Qui est derrière Madame le Juge d'Instruction Anne TARELLI de Créteil ? Dans son livre "La justice ou le chaos" (Éditions Stock), Denis ROBERT, après une enquête minutieuse auprès de nombreux juges d'instruction qualifiés d'intègres et d'incorruptibles, écrit : " Pourquoi continue-t-on, en France, à croire au mensonge d'État qui consiste à répéter, jusqu'à l'abrutissement, que la justice est indépendante, sereine, impartiale ? Alors que c'est tout le contraire." Monsieur BELJANSKI a un tort immense : ne pas être à la solde d'un parti politique, ni être inféodé à un lobby pharmaceutique. On ne lui a donc pas trouvé d'hélicoptère pour aller lui chercher un procureur serviable qui aurait calmé la petite juge zélée. " Il est sain que la justice soit mise en examen, regardée, critiquée dans son fonctionnement, même si cela fait mal...", la phrase est du procureur Laurent DAVENAS, celui que l'on va chercher en hélicoptère pour sauver Madame TIBÉRI. C'est le service rendu pour le prêt d'une voiture de fonction par le Conseil Général de l'Essonne dont le Président, Xavier DUGOIN, avait commandité un rapport de vingt pages, qui ne sert à rien, grassement payé -10 000 FF la page- à la citoyenne TIBÉRI. Il est juste que le commerce ait son tribunal, puisque la Justice en fait aussi.

Quelles connaissances, quelle compétence en biologie moléculaire, en cancérologie, dans le domaine du Sida a Madame le Juge Anne TARELLI de Créteil ? Pourtant, elle envoie ses aides laborantins -plus de 400 gendarmes armés jusqu'aux dents- perquisitionner partout en France le 9 octobre 1996 ; ce jour-là était le visage de la France ! Dans les domiciles privés des malades, les gendarmes saisiront -moi j'appelle cela voler- les gélules, propriété de ces malades pour leurs soins, des dossiers originaux prouvant la non-toxicité du PB 100 (Pao pereira), tous les dossiers relatifs à la demande d'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) de cette substance, le gramme de PB 100 synthétisé, destiné à la seule recherche. Et puis, il y a des centaines d'écoutes téléphoniques et de télécopieurs. Tout ce que je dis au téléphone, relatif à la vie du CCS, est écouté, dactylographié et déposé sur le bureau de la gentillette Juge de Créteil. Et puis, etc., etc., etc.


Qui est derrière tout cela ? Début de réponses :

1/ " L'industrie du médicament est, partout dans le monde mais surtout en France, un carrefour de trafics d'influence..." Magazine Capital, Mai 1995, page 76.


2/ " Un visiteur médical n'est employé par un laboratoire que pour vendre. Les compétences scientifiques qu'il a accumulées pendant sa carrière lui ont été essentiellement dispensées par son employeur, et sont donc forcément orientées (la direction des visiteurs médicaux ne s'appelle pas direction des ventes inutilement). Pour cela, tous les moyens sont bons. Un médicament se vend comme de la lessive, les méthodes sont les mêmes..." G. SAINT-DIZIER, Visiteur Médical, Besançon, L'Express, 9/1/97.


3/ " Quand on met les pieds dans l'industrie pharmaceutique ou l'Agence du Médicament, c'est au péril de sa vie. Alors que je travaillais avec eux dans l'Agence, on a voulu me tuer, on a voulu m'assassiner..." Bernard KOUCHNER, France Soir, 13/01/97. Cet ancien ministre de la Santé, sachant très bien de quoi il parle, évoque aussi le pouvoir médical, le mandarinat qui a " souvent les mains un peu trop libres ".

Libres de tuer, d'envoyer la gendarmerie chez des malades, d'enrayer une recherche prometteuse qui gêne, d'interdire qu'un chercheur puisse parler de ses concepts... J'arrête là mon texte, je m'en vais vomir...

Marc CROUZIER, séropositif HIV1, en phase de mort sociale, traité en monothérapie PB 400 (Pao pereira) depuis juillet 1992, Président du Collectif Cancer Sida * (Février 1997)


* CCS, 18 rue de l'Île de France, 91860 Épinay sous Sénart ; tél. : 01 60 46 98 57 ; Fax 01 60 47 00 09


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