Depuis 1995, je vis seul avec mon fils
âgé de 12 ans. Mon état de santé
s'est dégradé et j'ai dû être
hospitalisé pendant quatre mois à la fin de
l'année 1996. Depuis, je me sens très
fatigué.
J'ai contacté, en 1996, plusieurs associations de
lutte contre le Sida, afin de trouver un soutien moral,
d'obtenir des conseils sur mes droits sociaux et
d'espérer bénéficier d'un soutien
financier, notamment afin de pouvoir m'occuper mieux de mon
fils.
Jusqu'à présent, seule l'association POSITIFS
a répondu à mes courriers. J'en profite pour
les remercier de tout cœur. lls me donnent aujourd'hui la
possibilité de témoigner sur leur serveur
INTERNET, et j'espère que vous serez
sensibilisés par ma situation et que vous pourrez
m'aider un peu.
Depuis, l'association Sol-En-Si nous a fourni une aide
financière, ce qui nous a permis de passer un
cap.
Je vis en province, ce qui ne facilite pas les choses.
Ce n'est pas de ma séropositivité, dont je
vais vous parler, mais de mon fils.
Un enfant, pour un père, est une richesse
inestimable. Je souhaiterais lui apporter tout le bonheur
possible.
Un enfant, pour un père séropositif, est une
richesse fragile car la maladie vous dévore
régulièrement le Temps qu'on pourrait lui
consacrer (périodes de fatigue, hospitalisations,
tracas administratifs et financiers, etc.).
Ma situation financière fait que je n'ai pu, pour les
fêtes de Noël, lui offrir les cadeaux que je lui
destinais. Ses amis ont des vêtements neufs, ou
à la mode, possèdent un vélo, partent
en voyage.
Je souhaiterais, comme les autres parents, pouvoir lui
offrir ces cadeaux. Mais actuellement, cela m'est financièrement impossible : juste pour lui
acheter des Baskets neuves, il faut que je sacrifie notre
quotidien.
J'enrage de ne pouvoir combler mon fils.
J'ai besoin de votre compréhension et de votre
aide
Je remercie par avance ceux qui pourront nous aider, mon
fils et moi.
J'espère que ces aides nous parviendront avant que
mon état de santé ne recommence à se
dégrader, comme en 1996.
Je remercie le Docteur Gilbert Maurisson qui m'a aidé
à rédiger ce texte.
CB Février 1997